VOITURE
Posté le 30.05.2008 par ecoville
Photo : DR
Les publicités représenant des véhicules à moteur hors des voies ouvertes à la circulation ont toutes été classées en manquement. En effet, le code de l'environnement interdit depuis 1999 ces représentations afin de préserver les espaces naturels.
La publicité serait-elle en train de devenir plus « vert »-ueuse ? C’est en tout cas la tendance que souligne le bilan 2007 « Publicité et environnement » de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et le BVP (Bureau de vérification de la pub). Sur 508 publicités analysées, bien 416 respectent les règles en vigueur (81,9% contre 64% en 2006). 62 d’entre elles font l’objet d’un classement en réserve parce que certaines règles n’étaient pas respectées. La pub pour la Saab 9.3 Biopower, par exemple, compare le geste de fermer un robinet qui goutte au fait de démarrer sa voiture « verte ». Or, ici l’on compare un vrai geste écologique avec un geste qui, bien que moins nocif que d’autres, a quand même un impact négatif sur l’environnement. Enfin, 30 publicités font l’objet d’un classement en manquement car, de manière « flagrante et sérieuse », elles ne respectent pas les règles en vigueur. Un exemple marrant : la pub pour la Fiat 500. Le slogan « Je roulerai des heures jusqu’à ce que le soleil soit brûlé par le rouge flamboyant de ma nouvelle 500 » est épinglé car « à l’heure des économies d’énergie, il est contre-productif de conduire, des heures durant son véhicule sans autre but que le plaisir de la conduite », lit le rapport.
Rester vigilants
« Le nombre de manquements (6,1 en 2006, 5,9 en 2007) reste presque stable, souligne Valérie Martin, chef de service communication à l’Ademe, malgré le fait qu’entre 2006 et 2007, il y a eu un triplement des publicités faisant référence à des allégations environnementales qui sont passées de 1,2% à 3%. » « Il faut toutefois rester vigilants », rappelle-t-elle, car l’étude prend en compte le nombre absolu d’annonces, mais pas le plan média de chaque annonce. En effet, l’impression d’être bombardé par des pubs vantant les vertus verts des produits ne s’expliquerait pas avec ce maigre 3% ! « Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public », remarque Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France. L’Ademe et le BVP travaillent sur des méthodes d’évaluation qui puissent prendre en compte l’impact réel des annonces… alors, rendez-vous pour le bilan 2008.
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
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Posté le 30.05.2008 par ecoville
David McNew AFP/Getty Images/Archives ¦ Un puits de pétrole en Californie, en janvier 2008
Il va falloir s’habituer au pétrole cher. 100, 110, 120, 130 et maintenant 135 dollars, le prix du baril ne cesse d’enfoncer de nouveaux plafonds. Décryptage de cette crise qui ne semble plus vouloir finir.
Gordon Brown, le premier ministre britannique, a-t-il raison quand il parle de «troisième choc pétrolier»?
Les deux premiers chocs pétroliers en 1973 et 1979 étaient des crises ponctuelles liées à une situation géopolitique délicate. L’envolée du prix du baril, qui dure depuis la fin 2003, est beaucoup plus graduelle mais l’effet sur le porte-monnaie est le même. «On peut parler de troisième choc pétrolier, mais un choc très différent des deux autres car l'impact économique est moindre», estime Jean-Marie Chevalier, directeur du Centre de Géopolitique de l’Energie et des Matières premières. En cinq ans, le prix du baril de pétrole est passé d’environ 30 à 130 dollars, soit une progression vertigineuse de près de 450%. Plus ramassées dans le temps, les crises de 1973 et 1979 avaient respectivement provoqué une hausse de 400% et 250%.
Comment expliquer cette hausse continue du prix du baril?
Le pétrole est un produit comme un autre: son prix est fonction du rapport entre l’offre et la demande. Depuis 2003, la demande mondiale s’est brusquement accélérée sans que l’offre soit en mesure de suivre. «Entre 1999 et 2003, les pays producteurs de pétrole réunis au sein de l’Opep étaient parvenus à maintenir un niveau de prix raisonnable. Mais à la fin 2003, quand la demande a commencé à devenir extravagante, tirée par la croissance mondiale, l’Opep a perdu sa capacité de réguler les prix en faisant jouer ses réserves. Il faut se souvenir qu’en 2003, alors que le marché était sous tension avec la guerre en Irak, les pays pétroliers avaient pu maintenir les prix en injectant sur le marché leurs excédents de production. Ce ne serait plus possible aujourd'hui», analyse Jean-Marie Chevalier.
La forte spéculation sur le pétrole est-elle responsable de la hausse?
La spéculation, souvent montrée du doigt, n’a en réalité qu’un effet marginal sur la hausse du pétrole. «Les investisseurs ne font qu’anticiper le manque de pétrole à l’avenir», estime François Lescaroux, économiste à l’Institut français du pétrole (IFP). L’afflux récent de spéculateurs sur le marché du pétrole rend néanmoins la courbe du baril de plus en plus incertaine: les hausses (ou les baisses) peuvent être très brutales.
Les pays de l’Opep sont-ils exempts de tout reproche?
Les Etats-Unis accusent les pays de l’Opep d’être responsables de la situation actuelle en maintenant un niveau de prix élevé. Le procès n’est que partiellement justifié. Si les pays pétroliers ne disposent plus de leurs «missing barrels» [excédents de production] qui leur faisait faire la pluie et le beau temps sur le marché, Jean-Marie Chevalier observe néanmoins «une tentation de la rareté» dans des pays comme l’Arabie Saoudite, la Russie ou le Venezuela. «Ces nations savent que la fin du pétrole est proche et veulent préserver la rente le plus longtemps possible pour les générations futures.» Par exemple, en différant leurs nécessaires investissements.
Les prix peuvent-ils baisser?
Dans un marché sous tension où la spéculation est forte, des baisses conjoncturelles sont possibles. Cette semaine, le prix du baril est redescendu à 126 dollars après avoir battu quelques jours auparavant son record absolu à 135 dollars. Mais tout indique que le pétrole devrait continuer à augmenter graduellement. Sur le marché à long terme, qui détermine le «prix d’équilibre» du baril, les nouvelles sont mauvaises: les investisseurs anticipent une hausse continue du pétrole.
Dans combien de temps les réserves de pétrole seront-elles épuisées?
Le pétrole est une énergie fossile, dont la ressource est par définition limitée. A chaque crise pétrolière ressurgit le spectre de la fin du pétrole. Les chercheurs se battent sur les chiffres et il est difficile de déterminer une date à laquelle le pétrole aura totalement disparu de nos sous-sols. Une certitude: l’avenir est assuré à moyen terme, on ne devrait pas manquer de pétrole dans les quarante prochaines années.
Jusqu’où le prix du pétrole peut-il monter?
Au début des années 2000, il paraissait inimaginable que le baril dépasse un jour les 100 dollars. Alors que le pétrole se négocie aujourd’hui aux alentours de 130 dollars, plus personne n’ose parler de «plafond». «On peut tout imaginer: le prix maximum est le prix du substitut au pétrole. Le pétrole ne peut pas être beaucoup plus cher que son futur remplaçant. Le problème, c’est qu’on ne sait toujours pas quel sera son remplaçant et quand il arrivera sur le marché.» Biocarburants, énergie solaire, combustible nucléaire ou découverte inespérée, les paris sont lancés.
David McNew AFP/Getty Images/Archives ¦ Un puits de pétrole en Californie, en janvier 2008
Vincent Glad
20Minutes.fr, éditions du 30/05/2008 - 09h29
dernière mise à jour : 30/05/2008 - 09h53
Posté le 29.05.2008 par ecoville
AP/DAVID VINCENT
L'estuaire de la Loire à Paimboeuf pollué par une centaine de tonnes de fioul d'une raffinerie Total, le 18 mars 2008.
Les sénateurs ont adopté, mercredi 28 mai, le projet de loi sur la responsabilité environnementale (LRE), présenté en urgence par le gouvernement. Ce texte – dont chaque Chambre ne fera par conséquent qu'une lecture – est une transposition d'une directive européenne de 2004. La France aurait dû se mettre en conformité avec celle-ci au plus tard le 30 avril 2007. Menacé d'une amende par la Commission européenne, Paris a voulu se mettre en règle avant de prendre la présidence de l'Union, le 1erjuillet. Au risque de se voir accuser d'avoir escamoté le débat, par des élus de la majorité comme de l'opposition.
SUR LE MÊME SUJET
Edition abonnés Archive : Un rapport évalue l'impact de la pollution sur les dépenses de santé en France
Chronologie
1993 : Livre vert de la Commission européenne sur la réparation des dommages causés à l'environnement.
2002 : projet de directive sur la responsabilité environnementale. Adoption par le Conseil et le Parlement en 2004
2005 : la France intègre la Charte de l'environnement dans sa constitution. L'obligation de réparer les dommages à l'environnement est posée.
Avril 2007 : dépôt du projet de loi sur la responsabilité environnementale, qui ne sera pas examiné immédiatement en raison de l'élection présidentielle.
Janvier 2008 : le jugement relatif à la marée noire causée par le naufrage de l'Erika consacre pour la première fois la notion de préjudice écologique.
La nouvelle loi donne corps au principe "pollueur-payeur", introduit dans la Charte de l'environnement en 2005. Elle prévoit qu'une entreprise reconnue responsable de graves dommages à l'environnement devra désormais financer les mesures de prévention ou de réparation des dégâts, lesquels étaient jusqu'alors, le plus souvent, à la charge de l'Etat.
La loi place sous sa protection les espèces et les habitats protégés, les eaux de surface et les sols qui pourraient être pollués par toute activité industrielle, à l'exception du transport d'hydrocarbures et du nucléaire, couverts par des conventions internationales. "Le temps de l'impunité en matière d'atteintes à la nature est désormais révolu, la loi sur la responsabilité environnementale est un levier puissant pour améliorer les comportements", s'est félicitée la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
MANQUE DE MOYENS DE L'ETAT
Pour autant, certains regrettent que le gouvernement n'ait pas, dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, élevé le niveau d'ambition de la directive, en étendant, par exemple, la définition de l'exploitant à la société mère. "Le président de la République lui-même s'était engagé, dans son discours du 26 octobre 2007, à étendre la responsabilité des sociétés mères à leurs filiales, a déploré la sénatrice UMP Fabienne Keller. Rien ne s'opposait à ce que nous l'introduisions, nous aurions gagné en crédibilité pour porter cette question au niveau européen."
Le gouvernement a préféré renvoyer le sujet au niveau communautaire, assurant qu'il profiterait de la présidence française pour interpeller les autres membres de l'Union. Le souci "de ne pas introduire de distorsion de concurrence" pour les entreprises françaises, rappelé à plusieurs reprises par le rapporteur du projet, Jean Bizet (UMP), a largement guidé la rédaction du projet de loi, que les élus de l'opposition ont qualifié de "transposition a minima".
L'amendement visant à contraindre les entreprises à provisionner ou à assurer le risque d'accident environnemental, défendu par Odette Herviaux (PS) et Fabienne Keller, a été rejeté. "C'est regrettable, a déploré la sénatrice UMP. Fixer un prix aux risques environnementaux permet de progresser, car les entreprises sont incitées à modifier leur comportement." Une telle disposition aurait permis, en outre, la solvabilité des entreprises au moment de payer les réparations. En transposant la directive, en 2007, l'Espagne avait fait le choix d'introduire une garantie financière obligatoire.
Le préfet sera au cœur de la nouvelle police administrative puisqu'il sera chargé de s'assurer que les entreprises agissent en conformité avec la loi. La fédération écologiste France Nature Environnement (FNE) s'inquiète cependant du manque de moyens de l'Etat. "Il existe près de 500 000 installations dites à risque pour 1 146 inspecteurs, dont le rythme de passage sur les sites les plus dangereux est en moyenne d'une fois tous les dix ans", rappelle Arnaud Gossement, son porte-parole. Il est également à craindre, selon ce dernier, que, faute de moyens, "l'évaluation des dommages ne repose que sur la seule appréciation des entreprises".
Enfin, lors de la discussion, les sénateurs ont décidé d'accorder aux collectivités territoriales le droit de s'adresser aux tribunaux pour demander réparation des atteintes à leur environnement. Les députés devraient se pencher sur le projet de loi dans les prochains jours.
Laurence Caramel
Posté le 28.05.2008 par ecoville
Patrick Valasseris AFP ¦ La police évacue des pêcheurs qui bloquaient un dépôt de carburant, le 27 mai 2008 à Fos-sur-Mer
La mobilisation des pêcheurs contre les prix du carburant continue, même si ceux qui ont lancé le mouvement, ceux du Nord-Pas-de-Calais, reprennent le travail mercredi. Ceux qui continent sont rejoints par des agriculteurs et des ambulanciers.
Pour savoir ce qui s'est passé mardi, cliquez ici...
Poissons gratuits à Rennes, retirés de la vente dans le Calvados
Des marins-pêcheurs ont mené mercredi après-midi des actions contre les rayons poissonnerie des grandes surfaces, à Rennes et dans le Calvados. A Rennes ils ont vidé le rayon pour les distribuer aux clients. Dans le Calvados, ils ont négocié avec les directeurs de plusieurs supermarchés le retrait des poissons à la vente.
Blocage de dépots de carburant à Toulouse
Les jeunes agriculteurs envisagent de bloquer les dépôts de Fondeyre et de Lespinasse pendant deux jours.
Opération «péage gratuit» au Boulou
Après leur action dans une grande surface au Nord de Perpignan, des marins pêcheurs de de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault ont ont mis en place une opération «péage gratuit» près de la frontière espagnole, à l'échangeur du Boulou.
Deux blessés légers à Frontignan
Un agriculteur et un CRS ont été légèrement blessés mercredi à la mi-journée, lorsqu'une cinquantaine de CRS ont chargé les agriculteurs qui bloquaient le dépôt pétrolier de Frontignan.
Les routiers espagnols ne bloqueront pas les routes
Le président du syndicat de patrons routiers espagnols Fenadismer, qui a appelé à une grève illimité à partir du 8 juin, a déclaré ne pas prévoir de barrages routiers. Le syndicat demande que le gouvernement impose un tarif minimum pour le transport, qui couvre tous les coûts, y compris l'essence.
Action coup de poing contre des grandes surfaces
Une cinquantaine de marins-pêcheurs de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault se sont emparés mercredi matin des produits de la mer vendus dans une grande surface Carrefour au nord de Perpignan et les ont distribués aux passants devant l'établissement. Ils ont ensuite participé à une «opération escargot» en se dirigeant vers d'autres grandes surfaces de Perpignan, où ils comptaient renouveler leur opération.
Près de Montpellier, des pêcheurs bloquent l'A9
Une opération escargot de pêcheurs du Grau-du-Roi (Gard) perturbait mercredi fortement la circulation sur l'autoroute A9 entre Gallargues et Montpellier, générant onze kilomètres d'embouteillages, a-t-on appris auprès des pêcheurs et des Autoroutes du sud de la France (ASF).
A Frontignan, blocage du dépôt de carburant par les agriculteurs
Les agriculteurs qui avaient bloqué une autoroute puis mis en place une opération péage gratuit sur la barrière de péage de Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier, bloquaient depuis 12H00 le dépôt pétrolier de Frontignan (Hérault). Ils ont dressé un barrage avec des palettes auxquelles ils ont mis feu, sous le regard des CRS.
Les routiers Bulgares manifestent
Des conducteurs routiers ont manifesté à Sofia, Varna et dans plusieurs autres villes, rejoint par des chauffeurs d'autobus. Ils réclament, comme leur gouvernement, une baisse des taxes européennes indirectes (comme la TVA) sur le carburant.
Libération des six marins-pêcheurs placés en garde à vue
Les six marins-pêcheurs interpellés mardi, alors qu'ils vidaient un camion transportant du poisson près de Caen, ont été libérés mercredi et pourraient être convoqués ultérieurement par la justice. Aucune charge n’a été retenue contre eux, mais «l'enquête suit son cours et le parquet pourrait engager des poursuites ultérieurement si cela s'avère justifié», a indiqué à l'AFP le procureur de Caen François Nicot.
En Espagne, les pêcheurs continuent leur «grève illimitée»
Les pêcheurs des ports espagnols de Barcelone, Vilanova et Port de la Selva sont en grève depuis lundi. Ils réclament des «mesures d'urgence» pour faire face à la flambée des prix des carburants, ainsi que des mesures à plus long terme pour assurer la survie du secteur.
Des pêcheurs reprennent le travail dans le Nord-Pas-de-Calais
Les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque ont décidé ce mercredi de reprendre le travail. Une trêve qui devrait durer jusqu'à la réunion des ministres européens de la Pêche les 23 et 24 juin. Cette reprise a été décidée dans un contexte de fortes divisions entre pêcheurs, qui a amené la démission du président du comité des pêches hier.
Les ambulanciers rejoignent le mouvement
Des ambulanciers ont mené une opération escargot dans la Manche sur la nationale N175 entre Avranches et le Mont Saint-Michel. Il y a plusieurs manifestations et opérations escargot ce matin dans le Grand ouest.
Re–Re Blocage à Fos sur mer.
L'accès au dépôt pétrolier de Fos avait été bloqué et débloqué par les CRS deux fois depuis lundi. «On joue au chat et à la souris. On n'a pas ce qu'on veut, c'est-à-dire 40 centimes le litre de gazole pour nos embarcations. Alors on continue», a déclaré le président du syndicat des chalutiers de Martigues, Frédéric Matéo.
Patrick Valasseris AFP ¦ La police évacue des pêcheurs qui bloquaient un dépôt de carburant, le 27 mai 2008 à Fos-sur-Mer
20Minutes.fr, éditions du 28/05/2008 - 13h11
dernière mise à jour : 28/05/2008 - 17h29
Posté le 28.05.2008 par ecoville
Shaun Curry AFP ¦ Gordon Brown le 15 mai 2008 à Downing Street à Londres
Cette fois-ci, c’est énoncé clairement. L'économie mondiale fait face au «troisième choc pétrolier de ces dernières décennies», a commenté mercredi le Premier ministre britannique Gordon Brown, au lendemain d'un mouvement de protestation des routiers pour une baisse des taxes sur le gazole.
Le premier choc pétrolier mondial date de 1973 lorsque, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes de l’OPEP décrètent un embargo sur les livraisons de pétrole aux pays qui soutiennent Israël. Le début de la révolution iranienne en septembre 1978 provoque le second choc pétrolier, accentué par les tensions liés à la guerre Iran-Irak.
«Il n'y a pas de réponse aisée au problème mondial du pétrole sans une stratégie mondiale complète», a encore déclaré Gordon Brown. C'est pourquoi la Grande-Bretagne fait pression pour qu'une stratégie mondiale pour répondre à l'impact des prix élevés du pétrole, soit au menu du prochain sommet du G8 au Japon, a t-il précisé.
«C’est très cher mais cela pourrait être pire»
Dans un contexte de «demande en hausse et d'offre insuffisante», qui devrait se poursuivre avec le développement économique de l'Asie, «chaque pays doit trouver les moyens d'être plus efficace et de diversifier sa fourniture» d'énergie, observe le Premier ministre. «Ainsi notre but de faire de la Grande-Bretagne une économie à faible émission de carbone devient une priorité économique en plus d'un impératif écologique», ajoute-t-il.
Le baril de pétrole, qui coûtait 10 dollars il y a dix ans, atteint à présent 135 dollars. «C’est très cher mais cela pourrait être pire», explique à 20minutes.fr François Lescaroux, économiste à l’Institut français du pétrole, qui estime que le prix du pétrole peut monter jusqu’au «prix de son substitut» qui n’est pas encore connu.
Posté le 27.05.2008 par ecoville
Les 4x4 - les véhicules les plus polluants - regagnent du terrain
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
Selon un communiqué de l'ADEME, en 2007, le million de voitures vendues en France dont les émissions sont inférieures à 140 gCO2/km a été franchi. Ce résultat permet à la France de se maintenir à un niveau moyen d'émissions de 149 gCO2/km pour l'ensemble des voitures vendues (donc neuves) et de figurer au 3è rang des pays européens les plus exemplaires.
Alors que ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, a mis en place le 1er janvier 2008 le fameux système de bonus/malus, fondé sur les émissions de CO2 par km des véhicules neufs, l'ADEME rapporte que l'offre des constructeurs sur ce point s'est améliorée.
Ainsi, 207 modèles de voitures (homologuées en 2007) émettant moins de 120 gCO2/km sont proposées à la vente, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2007. 3 véhicules Diesel passent sous la barre des 100 gCO2/km, tous équipés de filtres à particules. Ce qui n'est pas forcément évident, puisque seulement 28% des véhicules diesel en vente sont équipés...
Aujourd'hui, selon l'ADEME, les émissions moyennes standard de l'ensemble parc (voitures neuves et d'occasion) sont de 160 gCO2/km. Si les émissions "standard" du parc étaient de 130 gCO2/km, le gain sur les émissions de gaz à effet de serre serait de l'ordre de 14 MtCO2 , soit une baisse de plus de 20%.
Les Français achètent de plus en plus de voitures performantes
1 million de voitures vendus en 2007 (près de 50 % des ventes 2007 contre 47 % en 2006) appartiennent aux classes "vertes" A, B, C de l'étiquette CO2/énergie. Cela représente une augmentation de 21 % en 6 ans.
Ainsi, la classe la plus représentée n’est plus la classe D mais la classe C avec plus de 30 % des ventes ; la classe jaune (D) a perdu 13 % de parts de marché en 6 ans tandis que les classes rouges (E, F, G) représentent moins du quart des ventes en 2007, elles ont diminué de 8 % en 6 ans.
La France dans le peloton de tête des pays européens
La moyenne des émissions de CO2 des véhicules vendus en France en 2007 est de
149 gCO2/km, soit le même niveau qu’en 2006. On constate que celles des voitures Diesel ont augmenté de 1 gCO2/km par rapport à 2006 alors que celles des voitures essence ont diminué de 2 gCO2/km.
Avec ces résultats, la France figure parmi les pays européens les plus exemplaires en termes d’émissions de CO2 des véhicules vendus après le Portugal (143 gCO2/km) et l'Italie (147 gCO2/km). Il convient de noter cependant que ces résultats en France et en Europe (environ 160 gCO2/km) sont encore éloignés des objectifs 2008 de 140 gCO2/km fixés dans l’engagement volontaire des constructeurs automobiles auprès de la Commission européenne.
Les constructeurs français, bons élèves
Les 2 constructeurs français PSA et Renault présentent une nouvelle fois les meilleurs résultats CO2 au niveau des ventes de véhicules en France. PSA est leader avec un taux stable depuis 2006 à 140 gCO2/km, suivi de Renault qui, lui, enregistre une baisse de 1 gramme par rapport à 2006 avec 143 gCO2/km suivi de Fiat (146 gCO2/km) et Toyota (148 gCO2/km).
72 % des véhicules vendus en classe B sont français. Les modèles les mieux vendus sont les Renault Clio Diesel (88 590 unités), Peugeot 207 Diesel (57 512 unités) et enfin les Citroën C3 Diesel (34 664 unités).
Enfin, la première voiture essence, la Peugeot 107 (109 gCO2/km) est au 7è rang et est vendue à 16 316 exemplaires.
Les évolutions du marché 2007
- En 10 ans, la part du Diesel a augmenté de 35 % ! En 2007, la “Diesélisation” du parc gagne de manière sensible les voitures de gamme supérieure. Ainsi, les trois quarts des véhicules vendus en France l'année dernière sont des voitures Diesel dont 28 % seulement sont équipés de filtres à particules (5 % de plus qu'en 2006). Cet engouement pour le Diesel, pourtant très polluant (particules fines) devrait se tasser avec le rapprochement des prix à la pompe avec le Super.
Par ailleurs, seuls 30 % des modèles Diesel disponibles sur le marché sont équipés de FAP (+4 % par rapport 2006). Cependant, à partir de 2009, la norme européenne EURO5 imposera un seuil d’émissions de particules de 5 mg/km (soit 5 fois mois qu’aujourd’hui) nécessitant l’installation d’un filtre sur tous les nouveaux modèles de véhicules Diesel vendus.
- Le marché des véhicules hybrides continue à se développer. Il enregistre une hausse de 12 % par rapport à 2006 pour un total de 7159 unités vendues (Toyota Prius, Honda Civic Hybrid, Lexus GS 450h, Lexus LS 600h, Lexus 4x4 RX400h) sur plus de 2 millions de voitures vendues, soit 0,3% du marché.
- Contrairement à 2006, le marché des 4x4 regagne du terrain (6,7 % du marché au lieu de 5,5 % en 2006 soit une hausse de 1,2 points). La moyenne des émissions des véhicules vendus dans cette gamme, reste la plus élevée du marché même si elle passe de 210 gCO2/km en 2007 contre 217 gCO2/km en 2006.
- Enfin, la course à la vitesse maximale continue : 88 % des véhicules vendus peuvent rouler à plus de 160 km/h (86 % en 2006) ce qui ne favorise pas la baisse des émissions de CO2. En effet, plus la vitesse maximale est élevée plus le moteur est puissant ; la consommation de carburant est alors plus élevée et le véhicule émet plus de CO2 : 10 km/h de plus en vitesse maximale c’est 0,3 à 0,5 l/100km.
L'offre des véhicules a basse emissions de co2 se developpe
D’après les homologations de l’année 2007, 207 modèles de véhicules dont les émissions sont inférieures à 120 gCO2/km sont commercialisés cette année, contre 139 l’année dernière soit une augmentation de 49 % de l’offre des constructeurs, tendance qui devrait s’accélérer avec le bonus-malus.
En savoir plus
Notes
Pour permettre à chacun de choisir son véhicule, l'ADEME édite gratuitement le guide 2008 des consommations conventionnelles et des émissions de gaz carbonique (CO2) des voitures particulières neuves mises en vente en France.
Posté le 25.05.2008 par ecoville
Project Better Place vise à faire de la voiture solaire une solution viable pour remplacer les véhicules à carburant fossile.
Comment peut-on aujourd'hui aller d'un point A à un point B en voiture sans emmetre de CO2 et sans contrainte de distance? La response est à Palo Alto (Californie) chez Project Better Place. Pas de renouveau technologique mais tout est dans le modèle, dans l'idée...
On en a entendu parler dans un petit encart de journaux il y a maintenant 4 ou 5 mois pendant la préparation du projet. Depuis ont été signé des contrats avec Renault, l’état Israélien et très récemment le Danemark... Project Better Place, c’est un concept, une idée géniale mise en place par
ce que l’on qualifie d’un génie, Shai Agassi.
Tout juste 40 ans, Shai était jusque là numéro 2 de SAP AG (numéro 1 du software en Europe, numéro 3 au monde) chez qui il occupait le poste de directeur stratégie technologique, en somme la tête pensante de l’innovation technologique du groupe. Il a quitté SAP pour monter Project Better Place en Avril 2007, après avoir monté une petite dizaine d’entreprises en Israël et aux US toutes revendues aujourd’hui à des grands groupes comme IBM ou Microsoft…
On est reçu par celui qui est la depuis le début avec Shai, Sydney Goodman, l’œil pétillant d’intelligence. Le discours est rodé, les réponses sont précises et le concept est évident, tout simplement génial. La réflexion de Shai qui est à l’origine de l’idée vient d’un constat simple : 700 millions de véhicules sur terre et bientôt plus de petrole.. Quelles sont les alternatives qui existent aujourd’hui? Pour lesquelles les ruptures technologiques sont déjà existantes ?
Il n’y en a aujourd’hui qu’une : la voiture électrique. Seulement, il reste des problèmes à régler...
• L’autonomie (sans aucun doute le frein numéro 1…);
• Le prix important étroitement lié à celui des batteries;
• Les performances.
Project Better Place va répondre à ces 3 problèmes en apportant un système, un package comme le ferait un opérateur de téléphonie mobile. Lorsque vous achetez un téléphone, ce que vous désirez c’est un réseau correct pour pouvoir téléphoner d’ou vous voulez et d’une batterie dans votre téléphone lui permettant de s’allumer.
Project Better Place gère donc :
• Un réseau permettant de recharger automatiquement votre voiture dans les parkings en ville, privés ou de supermarchés et bien entendu chez vous. Mais de plus, la possibilité de changer votre batterie déchargée tout comme on fait le plein d’essence ! Différents spots seront équipés (station essence, aire de repos…). Durée de l’opération : 5min. Et encore une fois tout est automatisé ! Vous ne sortez pas de votre voiture !
• La fabrication des voitures se fait en partenariat avec Renault, tout comme se fait celle d’un téléphone entre Orange et Nokia par exemple.
• L’achat des batteries est pris en charge par Project Better Place, tout comme pour un téléphone, il ne revient pas à vous l’achat de la batterie !
Ces batteries sont excessivement chères car elles doivent pouvoir être résistantes et recyclables. Leur durée de vie doit être aussi maximale. Ils ont déjà signé un partenariat avec Israël ou ils vont équiper 500.000 spots pour la recharge et 250 stations services pour le changement des batteries déchargées. Le partenariat avec Renault est aussi signé et ils développent en ce moment plusieurs voitures dérivées des Mégane, Clio…
Planning :
2008 à 2010 : mise en place de l’intégralité des spots de chargements et changement de batteries. 2011 : première voiture sur le marché. Le Danemark a signé un partenariat il y a 2 semaines…
On a croisé la secrétaire en sortant qui est Française : « Je suis là depuis 7 mois et je reçois des appels de gens incroyables ! De tout les pays… » Nous sortons du rendez vous convaincus, fascinés… La question qu’on se pose : La France signera t’elle avant ou après qu’on rentre du projet ?
Sans aucun doute, ça arrivera chez nous !
Posté le 25.05.2008 par ecoville
Raymond Roig AFP ¦ Protestations de pêcheurs à Port la nouvelle, le 22 mai 2008 en France
Le mécontentement croît dans le monde face à la hausse des prix de l'essence dans la foulée de celle des cours du pétrole qui ont dépassé 135 dollars le baril cette semaine, manifestations et grèves se multipliant.
Les marins-pêcheurs français, qui ont obtenu de leur gouvernement des aides pour faire face à la hausse du prix du gasoil, ont fait des émules en Espagne et au Portugal.
Les marins pêcheurs espagnols ont annoncé une manifestation à Madrid à la fin mai et menacent d'arrêter la pêche en juin s'ils n'obtiennent aucune aide. «Nous demandons des mesures similaires à celles prises en France, avec des réductions de charges sociales ou d'impôts», indique José Antonio Suarez, responsable d'une association d'armateurs.
Au Portugal, les marins-pêcheurs ont annoncé une grève pour le 30 mai. «Notre activité n'est plus rentable. En trois ans, nous avons supporté seuls les hausses des tarifs de carburant sans aucun soutien des pouvoirs publics», a affirmé le président des armateurs du port de Peniche (centre du littoral), Humberto Jorge.
Toujours en Europe, ce sont les chauffeurs d'autocars bulgares qui ont manifesté vendredi et menacent de faire grève. Le transport en autobus est très développé en Bulgarie (70% des passagers) en raison de ses prix compétitifs, alors que la population est la plus pauvre de l'UE. Le prix du diesel (1,30 euro), y est actuellement plus élevé que dans neuf autres pays de l'UE, selon un tableau comparatif publié dans la presse hongroise.
Les prix en Europe
Il reste toutefois inférieur à l'Italie (1,53 euro), les Pays-Bas (1,44), la Belgique (1,40), l'Allemagne (1,38), la Finlande (1,36) et la France (1,35), selon les chiffres pour la semaine du 18 au 24 mai rassemblés par l'Union internationale des transports routiers (IRU).
A Moscou, une centaine de manifestants se sont rassemblés samedi pour dénoncer la hausse des prix alors que la Russie se classe au deuxième rang mondial pour la production et l'exportation de pétrole. Des rassemblements similaires devaient avoir lieu dans au moins 47 villes du pays.
Un litre d'essence coûtait en moyenne 21,25 roubles (0,57 euro) en Russie au 12 mai et un litre de diesel 21,94 roubles (0,59 euro), selon des chiffres de l'office fédéral des statistiques Rosstat, soit une augmentation respectivement de 9% et 12,2% depuis janvier.
Aux Etats-Unis, pour la première fois depuis la crise du pétrole des années 70, les automobilistes ont roulé 4,3% de moins en miles (1 mile = 1,6 km) qu'il y a un an. Le prix moyen d'un gallon (3,8 litres) d'essence aux Etats-Unis atteignait 3,91 dollars cette semaine, en hausse de 21% sur un an, selon les chiffres de l'automobile club américain (AAA).
En Asie, de nombreux gouvernements réduisent les subventions qui leur permettaient de limiter la hausse des carburants.
Les autorités indonésiennes ont annoncé mercredi que leurs prix allaient très bientôt augmenter de 28,7%. «Il n'y a pas de garantie» que les prix ne seront pas encore augmentés, a déclaré le vice-président Jusuf Kalla. «Mais, une nouvelle fois, cela n'affectera pas les pauvres», a-t-il poursuivi.
L'Indonésie est le quatrième pays le plus peuplé de la planète et un producteur de pétrole. Pour compenser l'augmentation, le gouvernement envisage de distribuer 1,5 milliard de dollars d'allocations aux plus pauvres. Mais des milliers d'Indonésiens sont descendus cette semaine dans la rue pour exiger que le gouvernement renonce à la hausse annoncée.
En Inde, une hausse des prix est «inévitable» pour aider les entreprises publiques qui vendent les carburants à des prix largement subventionnés, a souligné vendredi le ministre du Pétrole M.S. Srinivasan.
Raymond Roig AFP ¦ Protestations de pêcheurs à Port la nouvelle, le 22 mai 2008 en France
Avec agence
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 25/05/2008 - 13h02
dernière mise à jour : 25/05/2008 - 14h30
Posté le 24.05.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews
A partir de 2010, l'Europe disposera de sa capitale verte. La Commission européenne a décidé de nommer d'ici la fin de l'année deux villes européennes, pour 2010 et 2011, oeuvrant pour le respect de l'environnement. Toutes les villes de l'Union de plus de 200.000 habitants peuvent postuler à cette élection.
Les villes candidates seront évaluées sur des critères environnementaux stricts portant sur le changement climatique, les transports, l'air, les déchets ou encore l'eau.
"Chaque année à partir de 2010, une ville européenne sera désignée Capitale verte de l'Europe. Le prix sera décerné à une ville qui a régulièrement affiché des résultats probants en matière de respect de normes environnementales strictes, qui s'emploie en permanence à mener des actions ambitieuses, à poursuivre l'amélioration de l'environnement et à favoriser le développement durable, et qui peut servir de modèle aux autres villes et promouvoir les meilleures pratiques dans toutes les autres villes européennes", explique la Commission européenne.
Ce concours est ouvert à toutes les villes européennes de plus de 200.000 habitants mais aussi aux pays candidats (Turquie, ancienne République yougoslave de Macédoine et Croatie) et aux pays de l'Espace économique européen (Islande, Norvège et Liechtenstein).
Site : www.europeangreencapital.eu
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Posté le 23.05.2008 par ecoville
Mychele Daniau AFP/Archives ¦ Un gendarme
Sept personnes ont été tuées et sept autres grièvement blessées dans l'accident d'un autocar français transportant des ressortissants marocains sur l'autoroute A10, au niveau de Suèvres (Loir-et-Cher), près de Blois, dans la nuit de jeudi à vendredi, selon un bilan fourni vendredi matin par la préfecture. Le pronostic vital de quatre des blessés graves est engagé, selon des sources médicales. L'accident a également fait 18 blessés légers.
Chapelle ardente
L'autocar, qui transportait 32 personnes, dont les deux chauffeurs, roulait dans le sens province-Paris lorsqu'il est venu s'encastrer à vive allure, vers 02H50, dans une pile de pont sur le bord de l'autoroute, après s'être déporté sur la droite pour une raison inconnue, selon les gendarmes. Le plan rouge a été déclenché, mobilisant 140 pompiers et 25 gendarmes qui ont installé un poste médical avancé sur les lieux de l'accident.
Quatre hélicoptères ont été mobilisés pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de Blois, Tours et Orléans. Une chapelle ardente a été installée dans une salle de la mairie de Suèvres pour accueillir les corps des tués.
Extrême violence
«L'état invraisemblable du car montre que le choc a été d'une extrême violence», a souligné le ministre des Transports Dominique Bussereau qui s'est rendu sur les lieu de l'accident en début de matinée. Il a précisé qu'une double enquête, judiciaire sous le contrôle du procureur de la République de Blois et technique sous l'égide du Bureau enquête accidents du ministère des Transports, allait être être ouverte.
«Une des hypothèses possibles est celle de l'endormissement du chauffeur, qui est décédé dans l'accident», a indiqué à l'AFP le préfet du Loir-et-Cher, Pierre Pouessel, présent lui aussi sur les lieux.
Double enquête
Le préfet a toutefois souligné qu'aucune piste n'était écartée pour expliquer l'accident, qui s'est produit par temps sec et alors que la circulation était faible. Les enquêteurs vont notamment vérifier l'état mécanique du car, qui tractait une remorque. Affrété par la société de transport Aziz, basée aux Mureaux (Yvelines), le car était parti le 21 mai de Tiznit, dans le sud du Maroc, et se rendait aux Mureaux.
Le dernier relai entre ses deux chauffeurs a apparemment eu lieu à Ruffec, près d'Angoulême (Charente), à environ deux heures de route du lieu de l'accident, selon les premières constatations des gendarmes.
Ambassadeur
La société Aziz, spécialisée dans le transport de voyageurs et de petites marchandises entre la France et le Maroc exploite deux autocars, a indiqué son gérant, Abdelhouad Hais, joint au téléphone par l'AFP.
«Je suis actuellement au Maroc et n'ai pas encore d'éléments sur l'accident», a indiqué Abdelhouad Hais qui devait revenir en France dans la journée. L'ambassadeur du Maroc en France était attendu sur les lieux de l'accident en début de matinée.
Mychele Daniau AFP/Archives ¦ Un gendarme
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 23/05/2008 - 07h32
dernière mise à jour : 23/05/2008 - 09h14