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ecoville
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VOITURE

HUMMER !!!

Posté le 04.06.2008 par ecoville
L'avenir du Hummer, gros consommateur de carburant, semble remis en question. DR
Le constructeur va fermer quatre usines fabriquant des 4×4 et produire plus de petits modèles. Il lancera une voiture 100% électrique en 2010.

Cette fois, GM semble être définitivement passé des discours aux actes. Il était temps. C'est même à un changement complet de stratégie qu'ont assisté hier les actionnaires du numéro un américain lors de son assemblée générale.

Le spécialiste des grosses cylindrées va désormais fabriquer plus de voitures de petite et de moyenne taille, au détriment des pick-up et des 4 × 4, qui assuraient l'essentiel de ses volumes par le passé. En conséquence, le groupe va fermer quatre usines produisant de très gros 4 × 4 en Amérique du Nord, d'ici 2009 à 2010. Il faut dire que GM, dont la valeur boursière a été divisée par quatre depuis 2000, était dos au mur. Du fait de la flambée des prix à la pompe aux États-Unis et du durcissement des conditions de crédit, ses ventes de 4 × 4 et de pick-up ont dégringolé de 17 % sur les quatre premiers mois de l'année. La situation s'est aggravée en mai, où les ventes ont reculé, au total, de 27,5 % aux États-Unis ! Chrysler, de son côté, a vu ses ventes chuter de 25 % le mois dernier.

Partant du constat que le pétrole cher était là pour durer, Rick Wagoner, le PDG de General Motors, a annoncé le lancement de plusieurs modèles « compacts » plus économes en carburant ainsi que l'extension de sa gamme de voitures hybrides. Rick Wagoner a par ailleurs confirmé que le groupe avait donné son feu vert à la production de la Chevrolet Volt, un modèle 100 % électrique qui sera commercialisé en 2010. Le groupe va également réfléchir à l'avenir de sa marque Hummer, un énorme 4 × 4 particulièrement vorace en carburant. « Toutes les options sont ouvertes. D'une refonte totale de la gamme jusqu'à une vente totale ou partielle de la marque », a précisé GM.

Ces mesures sont « significatives, mais c'est une réaction tardive à la dynamique du marché. Elles auraient vraiment dû être mises en place il y a plusieurs années », souligne Dennis Virag, président d'Automotive Consulting Group, cité par Bloomberg. Depuis quelques années, GM, comme ses concurrents américains, a laissé les constructeurs asiatiques profiter quasiment seuls de l'essor des ventes de petites voitures.

Les quatre fermetures d'usines (deux aux États-Unis, une au Canada, et une au Mexique) réduiront de 700 000 modèles la production annuelle de 4 × 4 et de pick-up de GM. Au total, les usines du groupe ne fabriqueront plus que 3,7 millions de véhicules par an contre 4,2 millions aujourd'hui du fait de la montée en cadence des modèles compacts.
Suppression de postes
Le constructeur calcule que ces fermetures, qui concernent environ 8 000 employés, devraient lui permettre d'économiser un milliard de dollars d'ici à 2010. Un montant qui s'ajouterait aux 5 milliards de réduction de coût d'ici à 2011 annoncés début 2008, en partie grâce à des suppressions d'emplois. GM a annoncé la semaine dernière que 19 000 de ses salariés avaient accepté de quitter le groupe, dans le cadre d'un plan de départ volontaire ouvert en février. Le groupe prévoit de les remplacer progressivement par des salariés payés deux fois moins cher. Rick Wagoner n'a pas souhaité communiquer une date de retour à l'équilibre financier. GM a annoncé une perte nette de 3,25 milliards de dollars au premier trimestre, après un déficit de près de 39 milliards de dollars en 2007.

Comme GM, Ford a aussi prévu de fortement réduire sa production de gros véhicules cette année. Le numéro deux américain a reconnu récemment qu'il ne renouerait pas avec les bénéfices en 2009, comme c'était son objectif.



--

TOTAL !!!

Posté le 03.06.2008 par ecoville
Des agriculteurs bloquent depuis lundi soir le port Edouard Heriot de Lyon. (AFP) Crédits photo : AFP
Un convoi d'une centaine de camion et de taxis convergent vers le siège du groupe Total à La Défense, provoquant d'importants ralentissements sur l'A86, l'A14 et le périphérique.

Les routiers restent mobilisés contre la hausse du prix du gazole et continuent comme lundi d'agir à coup d'opération escargot. Un convoi composé de 8 camions et d'une dizaine de taxis se dirige mardi vers la Défense, à l'appel de l'Organisation des transports routiers européens (OTRE). Partis à 7 heures du matin du port de Gennevilliers, dont ils n'ont pas cherché à bloquer les dépôts de carburants, les chauffeurs devaient finir devant la tour du groupe pétrolier Total, dans le quartier d'affaires.

«Nous avons investi l'A86», a déclaré le secrétaire général de l'OTRE, Gilles Mathelié-Guinlet. Des ralentissements conséquents sont signalés dans l'ouest de la région parisienne. Sur l'A86 intérieure, la bretelle de l'A14 à Nanterre était fermée en direction de Paris depuis Montesson dans les Yvelines. Après le passage du convoi, la bretelle de l'A86 extérieure sera également fermée, précise le Centre national d'information routière.

Malgré la promesse du gouvernement de présenter «dès cette semaine» un amendement à la Loi sur la modernisation de l'Economie (LME), qui permettrait aux routiers de répercuter la hausse des prix du carburant sur leurs clients, l'OTRE réclame d'autres dispositions d'aide. « Nous demandons la sécurisation du prix du gazole au niveau où il a été négocié en janvier 2008 entre les transporteurs et leurs donneurs d'ordre, soit 98 centimes d'euro du litre», a expliqué Gilles Mathelié-Guinlet dont l'organisation représente 4.500 PME françaises du transport routier. Afin de trouver un peu de liquidités, l'OTRE réclame d'urgence un «remboursement immédiat de la ristourne TIPP» (taxe intérieure sur les produits pétroliers) sur le solde dû du second semestre de 2007 et par anticipation sur le premier semestre de 2008, ainsi qu'un étalement du restant des prélèvements obligatoires du 1er semestre 2008 et un «gel entier» des prélèvements obligatoires du 2nd semestre 2008.

Des mairies murées par les agriculteurs

Le mouvement des routiers pourraient se durcir encore davantage. La Fédération nationales des transporteurs routiers a prévu de se réunir jeudi. « Il est à prédire, si nous ne sommes pas entendus des mouvements d'une extrême dureté, a prévenu le président de la section Rhône-Alpes de la FNTR Pierre Sibut. Même les forains envisagent une action commune avec les routiers jeudi. Quant aux pêcheurs, initiateurs de cette protestation, ils préparent une manifestation européenne mercredi à Bruxelles.

Colère toujours aussi des agriculteurs, qui ont poursuivi sous l'égide du syndicat Jeunes Agriculteurs (JA), des actions coup de poing. 500 agriculteurs de la région Rhône-Alpes bloquent depuis lundi soir le port Edouard-Herriot de Lyon, qui alimente l'agglomération lyonnaise en hydrocarbures. Dans la Creuse, des agriculteurs ont muré dans la soirée de lundi, à l'aide de parpaings et de ciment, des portes de mairies et de trésoreries dans plusieurs communes.

Le secrétaire général de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) s'est voulu rassurant, affirmant sur RMC que les prix des carburants baisseront probablement d'ici une semaine en réponse au repli des cours du pétrole depuis quelques jours. « Je dis probablement parce qu'il faut que les prix du baril restent au niveau où ils sont aujourd'hui », autour de 125 $, a indiqué Jean-Louis Schilansky, secrétaire général de l'Ufip. La marge de manœuvre du gouvernement sur une diminution des prix des carburants est très réduite. Lundi, l'Eurogroupe, qui réunit les ministres de la zone euro, a rejeté la proposition de plafonner la TVA sur l'essence émise par Nicolas Sarkozy.

ROULER MOINS CHER !!!

Posté le 02.06.2008 par ecoville
DR
Applicables dès aujourd'hui ou dans un futur proche, voici 10 moyens de réduire sa consommation d'essence.

Conduire plus efficacement

Le style de conduite peut faire varier de 20 à 25 % la consommation d'une voiture sur un même trajet et pour une même vitesse moyenne. Tout est question de doigté : démarrage en douceur, vitesse constante sans à-coups et conduite au compte-tours. Il existe des stages de conduites écologique ou économique accessibles aux particuliers : Groupe 24 dans les Alpes-Maritimes, OK Drive dans l'Eure, Automobile Club Prévention-Sifa (www.acprevention.fr) qui dispose de 7 implantations régionales.

Trouver les pompes au meilleur prix

Internet et ses comparateurs de prix facilitent la recherche des stations-service bon marché. Le site public www.prix-carburants.gouv.fr est le plus exhaustif puisque les pompes ont l'obligation de lui fournir leurs prix. D'autres sites, privés, comme carbeo.com ou zagaz.com, plus riches en informations (services disponibles, accès à la station, etc.) sont partiels, puisqu'alimentés par des internautes. On peut aussi consulter les prix sur son GPS, avec le logiciel de Navx, moyennant un abonnement de 6 € par mois ou 30 € par an.

Se mettre au covoiturage

La formule existe depuis belle lurette mais elle n'a jamais vraiment décollé en France. Et pourtant les sites de mise en relation, quasiment tous gratuits, fleurissent sur Internet. Trajets quotidiens, longues distances et déplacements exceptionnels, sites régionaux, dédiés aux entreprises… il y en a pour tous les goûts. Mais la multiplicité de ces sites (123envoiture.com, easycovoiturage.com, covoiturage.fr, tribu-covoiturage.com...) dilue leur visibilité et le nombre d'offre. Cela reste malgré tout le moyen le plus radical de diviser sa facture de transport par 2, 3 ou 4.

Soigner ses pneus

Un seul pneu sous-gonflé de 10 % peut accroître la consommation de 2 %. Pour consommer moins, il est conseillé de rouler en permanence avec la pression préconisée pour les trajets autoroutiers ou à pleine charge (200 à 300 g de plus que la normale). Un léger surgonflage diminue la résistance au roulement du pneu. Il est aussi possible d'opter pour des pneus « verts », à faible résistance au roulement. Michelin vient de lancer l'Energy Saver qui permettrait d'économiser 0,2 l de carburant aux 100 km.

Mettre de l'huile dans son moteur

Sans aucune modification, les moteurs diesel tolèrent jusqu'à 30 % voire 50 % d'huile végétale. Pour passer à 100 %, il suffit d'effectuer quelques modifications mineures sur la voiture et d'accepter les odeurs de friture. La technique est fiable : un couple franco-mexicain effectue actuellement un tour d'Amérique latine en carburant à l'huile de friteuse. Mais, en France (contrairement à certains voisins européens) le Code des douanes assimile l'huile végétale pure à un carburant standard et la taxe. Seule exception : les machines agricoles. Des associations militent pour la modification de cette fiscalité (voir www.oliomobile.org).

Limiter la clim

À elle seule, la climatisation peut représenter 3 à 5 % de la consommation d'un véhicule. S'en passer ? Oui, mais sans rouler vitres ouvertes à grande vitesse, la surconsommation serait quasiment la même. Solution moins radicale : la climatisation électrique.

Tenter le gpl

Un plein à 30 €, voilà l'atout du Gaz de pétrole liquéfié (GPL). Depuis le 1er janvier, les véhicules GPL neufs émettant moins de 140 g de CO2/km bénéficient d'une prime écologique de 2 000 €, étendue aux véhicules d'occasion qui s'équiperaient et émettent jusqu'à 160 g. Vous pouvez faire équiper votre voiture chez l'un des 213 installateurs agréés*. Il en coûte entre 2 500 et 3 500 €, rapidement amortis par la prime et les économies. La France compte 140 000 utilisateurs et dispose d'un réseau de 1 850 stations service. Seul hic : une difficulté à la revente en occasion. * www.cfpb.fr ou www.gpl.fr

Faire décoller le gnv

Citroën présente à partir de demain et jusqu'au 5 juin à l'occasion du Salon de la nouvelle ville, au Parc floral de Paris, deux modèles fonctionnant au gaz naturel véhicules (GNV) mais acceptant également le super. Ce GNV assure une réduction des émissions de CO2 de l'ordre de 20 % tout en étant proposé à 0,70 € l'équivalent litre en gazole. Le moteur ne consommant guère plus qu'avec un carburant traditionnel, on roule à moitié prix. À cela s'ajoute une prime de 2 000 € pour les véhicules au gaz naturel émettant moins de 140 g de CO2 par km. Hélas, la France ne compte qu'une trentaine de stations GNV (contre 800 en Allemagne). Constructeurs et Gaz de France doivent faire un effort pour lancer la filière.

Passer aux énergies alternatives

Si les biocarburants de première génération n'ont plus le vent en poupe, la recherche planche toujours sur des carburants synthétiques. Dans dix ans, les déchets agricoles ou les algues pourraient servir de matière première. À plus court terme, le marché de la voiture électrique pourrait aussi commencer à décoller dès 2009. La palme de l'originalité va déjà à l'Eclectic, fabriquée par Venturi. Ce véhicule urbain pourra transporter trois personnes à 50 km/h en jouant sur une large palette d'énergies propres (solaire, éolien et électricité).

Se garer plus rapidement

Chercher à se garer en ville est vite énergivore. Or, bon nombre de places de parking privées sont inoccupées. Partant de ce constat, des sociétés anglaise (peasy.com) et américaines (spotscout.com) proposent de mettre en relation par Internet ou téléphone des automobilistes en quête d'une place et des particuliers en ayant à proposer au mois, à la semaine ou à la journée. En France, monsieurparking.com s'est lancé sur ce créneau il y a quelques mois. Autre initiative, segarerfacile.com, met en relation par SMS des personnes recherchant et libérant des places de stationnement résidentiel.

PUB VERTE !!!

Posté le 30.05.2008 par ecoville
Photo : DR

Les publicités représenant des véhicules à moteur hors des voies ouvertes à la circulation ont toutes été classées en manquement. En effet, le code de l'environnement interdit depuis 1999 ces représentations afin de préserver les espaces naturels.

La publicité serait-elle en train de devenir plus « vert »-ueuse ? C’est en tout cas la tendance que souligne le bilan 2007 « Publicité et environnement » de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et le BVP (Bureau de vérification de la pub). Sur 508 publicités analysées, bien 416 respectent les règles en vigueur (81,9% contre 64% en 2006). 62 d’entre elles font l’objet d’un classement en réserve parce que certaines règles n’étaient pas respectées. La pub pour la Saab 9.3 Biopower, par exemple, compare le geste de fermer un robinet qui goutte au fait de démarrer sa voiture « verte ». Or, ici l’on compare un vrai geste écologique avec un geste qui, bien que moins nocif que d’autres, a quand même un impact négatif sur l’environnement. Enfin, 30 publicités font l’objet d’un classement en manquement car, de manière « flagrante et sérieuse », elles ne respectent pas les règles en vigueur. Un exemple marrant : la pub pour la Fiat 500. Le slogan « Je roulerai des heures jusqu’à ce que le soleil soit brûlé par le rouge flamboyant de ma nouvelle 500 » est épinglé car « à l’heure des économies d’énergie, il est contre-productif de conduire, des heures durant son véhicule sans autre but que le plaisir de la conduite », lit le rapport.

Rester vigilants
« Le nombre de manquements (6,1 en 2006, 5,9 en 2007) reste presque stable, souligne Valérie Martin, chef de service communication à l’Ademe, malgré le fait qu’entre 2006 et 2007, il y a eu un triplement des publicités faisant référence à des allégations environnementales qui sont passées de 1,2% à 3%. » « Il faut toutefois rester vigilants », rappelle-t-elle, car l’étude prend en compte le nombre absolu d’annonces, mais pas le plan média de chaque annonce. En effet, l’impression d’être bombardé par des pubs vantant les vertus verts des produits ne s’expliquerait pas avec ce maigre 3% ! « Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public », remarque Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France. L’Ademe et le BVP travaillent sur des méthodes d’évaluation qui puissent prendre en compte l’impact réel des annonces… alors, rendez-vous pour le bilan 2008.

Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

CHOC PETROLIER !!!

Posté le 30.05.2008 par ecoville
David McNew AFP/Getty Images/Archives ¦ Un puits de pétrole en Californie, en janvier 2008

Il va falloir s’habituer au pétrole cher. 100, 110, 120, 130 et maintenant 135 dollars, le prix du baril ne cesse d’enfoncer de nouveaux plafonds. Décryptage de cette crise qui ne semble plus vouloir finir.


Gordon Brown, le premier ministre britannique, a-t-il raison quand il parle de «troisième choc pétrolier»?
Les deux premiers chocs pétroliers en 1973 et 1979 étaient des crises ponctuelles liées à une situation géopolitique délicate. L’envolée du prix du baril, qui dure depuis la fin 2003, est beaucoup plus graduelle mais l’effet sur le porte-monnaie est le même. «On peut parler de troisième choc pétrolier, mais un choc très différent des deux autres car l'impact économique est moindre», estime Jean-Marie Chevalier, directeur du Centre de Géopolitique de l’Energie et des Matières premières. En cinq ans, le prix du baril de pétrole est passé d’environ 30 à 130 dollars, soit une progression vertigineuse de près de 450%. Plus ramassées dans le temps, les crises de 1973 et 1979 avaient respectivement provoqué une hausse de 400% et 250%.

Comment expliquer cette hausse continue du prix du baril?
Le pétrole est un produit comme un autre: son prix est fonction du rapport entre l’offre et la demande. Depuis 2003, la demande mondiale s’est brusquement accélérée sans que l’offre soit en mesure de suivre. «Entre 1999 et 2003, les pays producteurs de pétrole réunis au sein de l’Opep étaient parvenus à maintenir un niveau de prix raisonnable. Mais à la fin 2003, quand la demande a commencé à devenir extravagante, tirée par la croissance mondiale, l’Opep a perdu sa capacité de réguler les prix en faisant jouer ses réserves. Il faut se souvenir qu’en 2003, alors que le marché était sous tension avec la guerre en Irak, les pays pétroliers avaient pu maintenir les prix en injectant sur le marché leurs excédents de production. Ce ne serait plus possible aujourd'hui», analyse Jean-Marie Chevalier.

La forte spéculation sur le pétrole est-elle responsable de la hausse?
La spéculation, souvent montrée du doigt, n’a en réalité qu’un effet marginal sur la hausse du pétrole. «Les investisseurs ne font qu’anticiper le manque de pétrole à l’avenir», estime François Lescaroux, économiste à l’Institut français du pétrole (IFP). L’afflux récent de spéculateurs sur le marché du pétrole rend néanmoins la courbe du baril de plus en plus incertaine: les hausses (ou les baisses) peuvent être très brutales.

Les pays de l’Opep sont-ils exempts de tout reproche?
Les Etats-Unis accusent les pays de l’Opep d’être responsables de la situation actuelle en maintenant un niveau de prix élevé. Le procès n’est que partiellement justifié. Si les pays pétroliers ne disposent plus de leurs «missing barrels» [excédents de production] qui leur faisait faire la pluie et le beau temps sur le marché, Jean-Marie Chevalier observe néanmoins «une tentation de la rareté» dans des pays comme l’Arabie Saoudite, la Russie ou le Venezuela. «Ces nations savent que la fin du pétrole est proche et veulent préserver la rente le plus longtemps possible pour les générations futures.» Par exemple, en différant leurs nécessaires investissements.

Les prix peuvent-ils baisser?
Dans un marché sous tension où la spéculation est forte, des baisses conjoncturelles sont possibles. Cette semaine, le prix du baril est redescendu à 126 dollars après avoir battu quelques jours auparavant son record absolu à 135 dollars. Mais tout indique que le pétrole devrait continuer à augmenter graduellement. Sur le marché à long terme, qui détermine le «prix d’équilibre» du baril, les nouvelles sont mauvaises: les investisseurs anticipent une hausse continue du pétrole.

Dans combien de temps les réserves de pétrole seront-elles épuisées?
Le pétrole est une énergie fossile, dont la ressource est par définition limitée. A chaque crise pétrolière ressurgit le spectre de la fin du pétrole. Les chercheurs se battent sur les chiffres et il est difficile de déterminer une date à laquelle le pétrole aura totalement disparu de nos sous-sols. Une certitude: l’avenir est assuré à moyen terme, on ne devrait pas manquer de pétrole dans les quarante prochaines années.

Jusqu’où le prix du pétrole peut-il monter?
Au début des années 2000, il paraissait inimaginable que le baril dépasse un jour les 100 dollars. Alors que le pétrole se négocie aujourd’hui aux alentours de 130 dollars, plus personne n’ose parler de «plafond». «On peut tout imaginer: le prix maximum est le prix du substitut au pétrole. Le pétrole ne peut pas être beaucoup plus cher que son futur remplaçant. Le problème, c’est qu’on ne sait toujours pas quel sera son remplaçant et quand il arrivera sur le marché.» Biocarburants, énergie solaire, combustible nucléaire ou découverte inespérée, les paris sont lancés.

David McNew AFP/Getty Images/Archives ¦ Un puits de pétrole en Californie, en janvier 2008



Vincent Glad


20Minutes.fr, éditions du 30/05/2008 - 09h29

dernière mise à jour : 30/05/2008 - 09h53

POLLUEUR-PAYEUR !!!

Posté le 29.05.2008 par ecoville
AP/DAVID VINCENT
L'estuaire de la Loire à Paimboeuf pollué par une centaine de tonnes de fioul d'une raffinerie Total, le 18 mars 2008.

Les sénateurs ont adopté, mercredi 28 mai, le projet de loi sur la responsabilité environnementale (LRE), présenté en urgence par le gouvernement. Ce texte – dont chaque Chambre ne fera par conséquent qu'une lecture – est une transposition d'une directive européenne de 2004. La France aurait dû se mettre en conformité avec celle-ci au plus tard le 30 avril 2007. Menacé d'une amende par la Commission européenne, Paris a voulu se mettre en règle avant de prendre la présidence de l'Union, le 1erjuillet. Au risque de se voir accuser d'avoir escamoté le débat, par des élus de la majorité comme de l'opposition.
SUR LE MÊME SUJET
Edition abonnés Archive : Un rapport évalue l'impact de la pollution sur les dépenses de santé en France
Chronologie

1993 : Livre vert de la Commission européenne sur la réparation des dommages causés à l'environnement.

2002 : projet de directive sur la responsabilité environnementale. Adoption par le Conseil et le Parlement en 2004

2005 : la France intègre la Charte de l'environnement dans sa constitution. L'obligation de réparer les dommages à l'environnement est posée.

Avril 2007 : dépôt du projet de loi sur la responsabilité environnementale, qui ne sera pas examiné immédiatement en raison de l'élection présidentielle.

Janvier 2008 : le jugement relatif à la marée noire causée par le naufrage de l'Erika consacre pour la première fois la notion de préjudice écologique.

La nouvelle loi donne corps au principe "pollueur-payeur", introduit dans la Charte de l'environnement en 2005. Elle prévoit qu'une entreprise reconnue responsable de graves dommages à l'environnement devra désormais financer les mesures de prévention ou de réparation des dégâts, lesquels étaient jusqu'alors, le plus souvent, à la charge de l'Etat.

La loi place sous sa protection les espèces et les habitats protégés, les eaux de surface et les sols qui pourraient être pollués par toute activité industrielle, à l'exception du transport d'hydrocarbures et du nucléaire, couverts par des conventions internationales. "Le temps de l'impunité en matière d'atteintes à la nature est désormais révolu, la loi sur la responsabilité environnementale est un levier puissant pour améliorer les comportements", s'est félicitée la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

MANQUE DE MOYENS DE L'ETAT

Pour autant, certains regrettent que le gouvernement n'ait pas, dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, élevé le niveau d'ambition de la directive, en étendant, par exemple, la définition de l'exploitant à la société mère. "Le président de la République lui-même s'était engagé, dans son discours du 26 octobre 2007, à étendre la responsabilité des sociétés mères à leurs filiales, a déploré la sénatrice UMP Fabienne Keller. Rien ne s'opposait à ce que nous l'introduisions, nous aurions gagné en crédibilité pour porter cette question au niveau européen."

Le gouvernement a préféré renvoyer le sujet au niveau communautaire, assurant qu'il profiterait de la présidence française pour interpeller les autres membres de l'Union. Le souci "de ne pas introduire de distorsion de concurrence" pour les entreprises françaises, rappelé à plusieurs reprises par le rapporteur du projet, Jean Bizet (UMP), a largement guidé la rédaction du projet de loi, que les élus de l'opposition ont qualifié de "transposition a minima".

L'amendement visant à contraindre les entreprises à provisionner ou à assurer le risque d'accident environnemental, défendu par Odette Herviaux (PS) et Fabienne Keller, a été rejeté. "C'est regrettable, a déploré la sénatrice UMP. Fixer un prix aux risques environnementaux permet de progresser, car les entreprises sont incitées à modifier leur comportement." Une telle disposition aurait permis, en outre, la solvabilité des entreprises au moment de payer les réparations. En transposant la directive, en 2007, l'Espagne avait fait le choix d'introduire une garantie financière obligatoire.

Le préfet sera au cœur de la nouvelle police administrative puisqu'il sera chargé de s'assurer que les entreprises agissent en conformité avec la loi. La fédération écologiste France Nature Environnement (FNE) s'inquiète cependant du manque de moyens de l'Etat. "Il existe près de 500 000 installations dites à risque pour 1 146 inspecteurs, dont le rythme de passage sur les sites les plus dangereux est en moyenne d'une fois tous les dix ans", rappelle Arnaud Gossement, son porte-parole. Il est également à craindre, selon ce dernier, que, faute de moyens, "l'évaluation des dommages ne repose que sur la seule appréciation des entreprises".

Enfin, lors de la discussion, les sénateurs ont décidé d'accorder aux collectivités territoriales le droit de s'adresser aux tribunaux pour demander réparation des atteintes à leur environnement. Les députés devraient se pencher sur le projet de loi dans les prochains jours.
Laurence Caramel

NOUVELLES DU FRONT !!!

Posté le 28.05.2008 par ecoville
Patrick Valasseris AFP ¦ La police évacue des pêcheurs qui bloquaient un dépôt de carburant, le 27 mai 2008 à Fos-sur-Mer


La mobilisation des pêcheurs contre les prix du carburant continue, même si ceux qui ont lancé le mouvement, ceux du Nord-Pas-de-Calais, reprennent le travail mercredi. Ceux qui continent sont rejoints par des agriculteurs et des ambulanciers.

Pour savoir ce qui s'est passé mardi, cliquez ici...


Poissons gratuits à Rennes, retirés de la vente dans le Calvados

Des marins-pêcheurs ont mené mercredi après-midi des actions contre les rayons poissonnerie des grandes surfaces, à Rennes et dans le Calvados. A Rennes ils ont vidé le rayon pour les distribuer aux clients. Dans le Calvados, ils ont négocié avec les directeurs de plusieurs supermarchés le retrait des poissons à la vente.

Blocage de dépots de carburant à Toulouse

Les jeunes agriculteurs envisagent de bloquer les dépôts de Fondeyre et de Lespinasse pendant deux jours.

Opération «péage gratuit» au Boulou

Après leur action dans une grande surface au Nord de Perpignan, des marins pêcheurs de de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault ont ont mis en place une opération «péage gratuit» près de la frontière espagnole, à l'échangeur du Boulou.

Deux blessés légers à Frontignan

Un agriculteur et un CRS ont été légèrement blessés mercredi à la mi-journée, lorsqu'une cinquantaine de CRS ont chargé les agriculteurs qui bloquaient le dépôt pétrolier de Frontignan.

Les routiers espagnols ne bloqueront pas les routes

Le président du syndicat de patrons routiers espagnols Fenadismer, qui a appelé à une grève illimité à partir du 8 juin, a déclaré ne pas prévoir de barrages routiers. Le syndicat demande que le gouvernement impose un tarif minimum pour le transport, qui couvre tous les coûts, y compris l'essence.

Action coup de poing contre des grandes surfaces

Une cinquantaine de marins-pêcheurs de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault se sont emparés mercredi matin des produits de la mer vendus dans une grande surface Carrefour au nord de Perpignan et les ont distribués aux passants devant l'établissement. Ils ont ensuite participé à une «opération escargot» en se dirigeant vers d'autres grandes surfaces de Perpignan, où ils comptaient renouveler leur opération.

Près de Montpellier, des pêcheurs bloquent l'A9

Une opération escargot de pêcheurs du Grau-du-Roi (Gard) perturbait mercredi fortement la circulation sur l'autoroute A9 entre Gallargues et Montpellier, générant onze kilomètres d'embouteillages, a-t-on appris auprès des pêcheurs et des Autoroutes du sud de la France (ASF).

A Frontignan, blocage du dépôt de carburant par les agriculteurs

Les agriculteurs qui avaient bloqué une autoroute puis mis en place une opération péage gratuit sur la barrière de péage de Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier, bloquaient depuis 12H00 le dépôt pétrolier de Frontignan (Hérault). Ils ont dressé un barrage avec des palettes auxquelles ils ont mis feu, sous le regard des CRS.

Les routiers Bulgares manifestent

Des conducteurs routiers ont manifesté à Sofia, Varna et dans plusieurs autres villes, rejoint par des chauffeurs d'autobus. Ils réclament, comme leur gouvernement, une baisse des taxes européennes indirectes (comme la TVA) sur le carburant.

Libération des six marins-pêcheurs placés en garde à vue

Les six marins-pêcheurs interpellés mardi, alors qu'ils vidaient un camion transportant du poisson près de Caen, ont été libérés mercredi et pourraient être convoqués ultérieurement par la justice. Aucune charge n’a été retenue contre eux, mais «l'enquête suit son cours et le parquet pourrait engager des poursuites ultérieurement si cela s'avère justifié», a indiqué à l'AFP le procureur de Caen François Nicot.

En Espagne, les pêcheurs continuent leur «grève illimitée»

Les pêcheurs des ports espagnols de Barcelone, Vilanova et Port de la Selva sont en grève depuis lundi. Ils réclament des «mesures d'urgence» pour faire face à la flambée des prix des carburants, ainsi que des mesures à plus long terme pour assurer la survie du secteur.

Des pêcheurs reprennent le travail dans le Nord-Pas-de-Calais

Les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque ont décidé ce mercredi de reprendre le travail. Une trêve qui devrait durer jusqu'à la réunion des ministres européens de la Pêche les 23 et 24 juin. Cette reprise a été décidée dans un contexte de fortes divisions entre pêcheurs, qui a amené la démission du président du comité des pêches hier.

Les ambulanciers rejoignent le mouvement

Des ambulanciers ont mené une opération escargot dans la Manche sur la nationale N175 entre Avranches et le Mont Saint-Michel. Il y a plusieurs manifestations et opérations escargot ce matin dans le Grand ouest.

Re–Re Blocage à Fos sur mer.

L'accès au dépôt pétrolier de Fos avait été bloqué et débloqué par les CRS deux fois depuis lundi. «On joue au chat et à la souris. On n'a pas ce qu'on veut, c'est-à-dire 40 centimes le litre de gazole pour nos embarcations. Alors on continue», a déclaré le président du syndicat des chalutiers de Martigues, Frédéric Matéo.

Patrick Valasseris AFP ¦ La police évacue des pêcheurs qui bloquaient un dépôt de carburant, le 27 mai 2008 à Fos-sur-Mer




20Minutes.fr, éditions du 28/05/2008 - 13h11

dernière mise à jour : 28/05/2008 - 17h29

3 EME CHOC PETROLIER !!!

Posté le 28.05.2008 par ecoville
Shaun Curry AFP ¦ Gordon Brown le 15 mai 2008 à Downing Street à Londres

Cette fois-ci, c’est énoncé clairement. L'économie mondiale fait face au «troisième choc pétrolier de ces dernières décennies», a commenté mercredi le Premier ministre britannique Gordon Brown, au lendemain d'un mouvement de protestation des routiers pour une baisse des taxes sur le gazole.

Le premier choc pétrolier mondial date de 1973 lorsque, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes de l’OPEP décrètent un embargo sur les livraisons de pétrole aux pays qui soutiennent Israël. Le début de la révolution iranienne en septembre 1978 provoque le second choc pétrolier, accentué par les tensions liés à la guerre Iran-Irak.

«Il n'y a pas de réponse aisée au problème mondial du pétrole sans une stratégie mondiale complète», a encore déclaré Gordon Brown. C'est pourquoi la Grande-Bretagne fait pression pour qu'une stratégie mondiale pour répondre à l'impact des prix élevés du pétrole, soit au menu du prochain sommet du G8 au Japon, a t-il précisé.

«C’est très cher mais cela pourrait être pire»

Dans un contexte de «demande en hausse et d'offre insuffisante», qui devrait se poursuivre avec le développement économique de l'Asie, «chaque pays doit trouver les moyens d'être plus efficace et de diversifier sa fourniture» d'énergie, observe le Premier ministre. «Ainsi notre but de faire de la Grande-Bretagne une économie à faible émission de carbone devient une priorité économique en plus d'un impératif écologique», ajoute-t-il.

Le baril de pétrole, qui coûtait 10 dollars il y a dix ans, atteint à présent 135 dollars. «C’est très cher mais cela pourrait être pire», explique à 20minutes.fr François Lescaroux, économiste à l’Institut français du pétrole, qui estime que le prix du pétrole peut monter jusqu’au «prix de son substitut» qui n’est pas encore connu.

3 EME RANG !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
Les 4x4 - les véhicules les plus polluants - regagnent du terrain
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info

Selon un communiqué de l'ADEME, en 2007, le million de voitures vendues en France dont les émissions sont inférieures à 140 gCO2/km a été franchi. Ce résultat permet à la France de se maintenir à un niveau moyen d'émissions de 149 gCO2/km pour l'ensemble des voitures vendues (donc neuves) et de figurer au 3è rang des pays européens les plus exemplaires.

Alors que ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, a mis en place le 1er janvier 2008 le fameux système de bonus/malus, fondé sur les émissions de CO2 par km des véhicules neufs, l'ADEME rapporte que l'offre des constructeurs sur ce point s'est améliorée.
Ainsi, 207 modèles de voitures (homologuées en 2007) émettant moins de 120 gCO2/km sont proposées à la vente, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2007. 3 véhicules Diesel passent sous la barre des 100 gCO2/km, tous équipés de filtres à particules. Ce qui n'est pas forcément évident, puisque seulement 28% des véhicules diesel en vente sont équipés...

Aujourd'hui, selon l'ADEME, les émissions moyennes standard de l'ensemble parc (voitures neuves et d'occasion) sont de 160 gCO2/km. Si les émissions "standard" du parc étaient de 130 gCO2/km, le gain sur les émissions de gaz à effet de serre serait de l'ordre de 14 MtCO2 , soit une baisse de plus de 20%.
Les Français achètent de plus en plus de voitures performantes
1 million de voitures vendus en 2007 (près de 50 % des ventes 2007 contre 47 % en 2006) appartiennent aux classes "vertes" A, B, C de l'étiquette CO2/énergie. Cela représente une augmentation de 21 % en 6 ans.
Ainsi, la classe la plus représentée n’est plus la classe D mais la classe C avec plus de 30 % des ventes ; la classe jaune (D) a perdu 13 % de parts de marché en 6 ans tandis que les classes rouges (E, F, G) représentent moins du quart des ventes en 2007, elles ont diminué de 8 % en 6 ans.
La France dans le peloton de tête des pays européens
La moyenne des émissions de CO2 des véhicules vendus en France en 2007 est de
149 gCO2/km, soit le même niveau qu’en 2006. On constate que celles des voitures Diesel ont augmenté de 1 gCO2/km par rapport à 2006 alors que celles des voitures essence ont diminué de 2 gCO2/km.
Avec ces résultats, la France figure parmi les pays européens les plus exemplaires en termes d’émissions de CO2 des véhicules vendus après le Portugal (143 gCO2/km) et l'Italie (147 gCO2/km). Il convient de noter cependant que ces résultats en France et en Europe (environ 160 gCO2/km) sont encore éloignés des objectifs 2008 de 140 gCO2/km fixés dans l’engagement volontaire des constructeurs automobiles auprès de la Commission européenne.
Les constructeurs français, bons élèves
Les 2 constructeurs français PSA et Renault présentent une nouvelle fois les meilleurs résultats CO2 au niveau des ventes de véhicules en France. PSA est leader avec un taux stable depuis 2006 à 140 gCO2/km, suivi de Renault qui, lui, enregistre une baisse de 1 gramme par rapport à 2006 avec 143 gCO2/km suivi de Fiat (146 gCO2/km) et Toyota (148 gCO2/km).
72 % des véhicules vendus en classe B sont français. Les modèles les mieux vendus sont les Renault Clio Diesel (88 590 unités), Peugeot 207 Diesel (57 512 unités) et enfin les Citroën C3 Diesel (34 664 unités).
Enfin, la première voiture essence, la Peugeot 107 (109 gCO2/km) est au 7è rang et est vendue à 16 316 exemplaires.
Les évolutions du marché 2007
- En 10 ans, la part du Diesel a augmenté de 35 % ! En 2007, la “Diesélisation” du parc gagne de manière sensible les voitures de gamme supérieure. Ainsi, les trois quarts des véhicules vendus en France l'année dernière sont des voitures Diesel dont 28 % seulement sont équipés de filtres à particules (5 % de plus qu'en 2006). Cet engouement pour le Diesel, pourtant très polluant (particules fines) devrait se tasser avec le rapprochement des prix à la pompe avec le Super.
Par ailleurs, seuls 30 % des modèles Diesel disponibles sur le marché sont équipés de FAP (+4 % par rapport 2006). Cependant, à partir de 2009, la norme européenne EURO5 imposera un seuil d’émissions de particules de 5 mg/km (soit 5 fois mois qu’aujourd’hui) nécessitant l’installation d’un filtre sur tous les nouveaux modèles de véhicules Diesel vendus.
- Le marché des véhicules hybrides continue à se développer. Il enregistre une hausse de 12 % par rapport à 2006 pour un total de 7159 unités vendues (Toyota Prius, Honda Civic Hybrid, Lexus GS 450h, Lexus LS 600h, Lexus 4x4 RX400h) sur plus de 2 millions de voitures vendues, soit 0,3% du marché.
- Contrairement à 2006, le marché des 4x4 regagne du terrain (6,7 % du marché au lieu de 5,5 % en 2006 soit une hausse de 1,2 points). La moyenne des émissions des véhicules vendus dans cette gamme, reste la plus élevée du marché même si elle passe de 210 gCO2/km en 2007 contre 217 gCO2/km en 2006.
- Enfin, la course à la vitesse maximale continue : 88 % des véhicules vendus peuvent rouler à plus de 160 km/h (86 % en 2006) ce qui ne favorise pas la baisse des émissions de CO2. En effet, plus la vitesse maximale est élevée plus le moteur est puissant ; la consommation de carburant est alors plus élevée et le véhicule émet plus de CO2 : 10 km/h de plus en vitesse maximale c’est 0,3 à 0,5 l/100km.
L'offre des véhicules a basse emissions de co2 se developpe
D’après les homologations de l’année 2007, 207 modèles de véhicules dont les émissions sont inférieures à 120 gCO2/km sont commercialisés cette année, contre 139 l’année dernière soit une augmentation de 49 % de l’offre des constructeurs, tendance qui devrait s’accélérer avec le bonus-malus.
En savoir plus
Notes
Pour permettre à chacun de choisir son véhicule, l'ADEME édite gratuitement le guide 2008 des consommations conventionnelles et des émissions de gaz carbonique (CO2) des voitures particulières neuves mises en vente en France.

ELECTRIQUE !!!

Posté le 25.05.2008 par ecoville

Project Better Place vise à faire de la voiture solaire une solution viable pour remplacer les véhicules à carburant fossile.


Comment peut-on aujourd'hui aller d'un point A à un point B en voiture sans emmetre de CO2 et sans contrainte de distance? La response est à Palo Alto (Californie) chez Project Better Place. Pas de renouveau technologique mais tout est dans le modèle, dans l'idée...

On en a entendu parler dans un petit encart de journaux il y a maintenant 4 ou 5 mois pendant la préparation du projet. Depuis ont été signé des contrats avec Renault, l’état Israélien et très récemment le Danemark... Project Better Place, c’est un concept, une idée géniale mise en place par
ce que l’on qualifie d’un génie, Shai Agassi.

Tout juste 40 ans, Shai était jusque là numéro 2 de SAP AG (numéro 1 du software en Europe, numéro 3 au monde) chez qui il occupait le poste de directeur stratégie technologique, en somme la tête pensante de l’innovation technologique du groupe. Il a quitté SAP pour monter Project Better Place en Avril 2007, après avoir monté une petite dizaine d’entreprises en Israël et aux US toutes revendues aujourd’hui à des grands groupes comme IBM ou Microsoft…

On est reçu par celui qui est la depuis le début avec Shai, Sydney Goodman, l’œil pétillant d’intelligence. Le discours est rodé, les réponses sont précises et le concept est évident, tout simplement génial. La réflexion de Shai qui est à l’origine de l’idée vient d’un constat simple : 700 millions de véhicules sur terre et bientôt plus de petrole.. Quelles sont les alternatives qui existent aujourd’hui? Pour lesquelles les ruptures technologiques sont déjà existantes ?

Il n’y en a aujourd’hui qu’une : la voiture électrique. Seulement, il reste des problèmes à régler...

• L’autonomie (sans aucun doute le frein numéro 1…);
• Le prix important étroitement lié à celui des batteries;
• Les performances.

Project Better Place va répondre à ces 3 problèmes en apportant un système, un package comme le ferait un opérateur de téléphonie mobile. Lorsque vous achetez un téléphone, ce que vous désirez c’est un réseau correct pour pouvoir téléphoner d’ou vous voulez et d’une batterie dans votre téléphone lui permettant de s’allumer.

Project Better Place gère donc :
• Un réseau permettant de recharger automatiquement votre voiture dans les parkings en ville, privés ou de supermarchés et bien entendu chez vous. Mais de plus, la possibilité de changer votre batterie déchargée tout comme on fait le plein d’essence ! Différents spots seront équipés (station essence, aire de repos…). Durée de l’opération : 5min. Et encore une fois tout est automatisé ! Vous ne sortez pas de votre voiture !
• La fabrication des voitures se fait en partenariat avec Renault, tout comme se fait celle d’un téléphone entre Orange et Nokia par exemple.
• L’achat des batteries est pris en charge par Project Better Place, tout comme pour un téléphone, il ne revient pas à vous l’achat de la batterie !

Ces batteries sont excessivement chères car elles doivent pouvoir être résistantes et recyclables. Leur durée de vie doit être aussi maximale. Ils ont déjà signé un partenariat avec Israël ou ils vont équiper 500.000 spots pour la recharge et 250 stations services pour le changement des batteries déchargées. Le partenariat avec Renault est aussi signé et ils développent en ce moment plusieurs voitures dérivées des Mégane, Clio…


Planning :

2008 à 2010 : mise en place de l’intégralité des spots de chargements et changement de batteries. 2011 : première voiture sur le marché. Le Danemark a signé un partenariat il y a 2 semaines…

On a croisé la secrétaire en sortant qui est Française : « Je suis là depuis 7 mois et je reçois des appels de gens incroyables ! De tout les pays… » Nous sortons du rendez vous convaincus, fascinés… La question qu’on se pose : La France signera t’elle avant ou après qu’on rentre du projet ?

Sans aucun doute, ça arrivera chez nous !
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