VOITURE
Posté le 15.10.2007 par ecoville
Mesure 8 : Réduire la pollution de l’air
Mesure 1 du groupe 3 "Instaurer un environnement respectueux de la santé"
On parle beaucoup de réduire les émissions de CO2, principal responsable du réchauffement climatique, mais il existe bien d’autres polluants dans l’air que nous respirons qui sont extrêmement dangereux pour la santé. Dans la ligne de mire du groupe 3, qui a travaillé sur les mesures visant à instaurer un environnement respectueux de la santé, on trouve alors l’ozone, responsable d’affections respiratoires ; le dioxyde d’azote, qui augmente la sensibilité aux allergies, et les microparticules des diesels, responsables de maladies cardio-vasculaires et qui favorisent les cancers du poumon. Ces particules fines, au diamètre de 2,5 micromètres au plus, pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire, d’où leur dangerosité.
De nouveaux objectifs
Le groupe 3 demande pour l’ozone et le dioxyde d’azote que les réglementations existantes soient respectées et souhaite imposer des objectifs nouveaux pour les particules fines. Il n’existe aujourd’hui de seuil réglementaire pour ces polluants, mais l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de ne pas dépasser les 10 microgrammes/m3 (dans ses préconisations 2006, l’OMS constate par ailleurs qu’il n’existe pas de valeur seuil bas sans effet nocif pour les particules fines). Or, le groupe 3 fixe un objectif à terme de 10 microgrammes/m3, mais avec une étape intermédiaire de 15 microgrammes/m3 (seuil appliqué aux Etats-Unis depuis 1997 !).
Comment faire
Les principaux responsables de ces émissions sont l'industrie et, surtout, le trafic automobile. Alors les mesures proposées pour y faire face rejoignent celles du groupe 1, notamment pour ce qui concerne la rationalisation de l’usage de la voiture et la réorientation du transport de marchandises vers le fret ferroviaire. Concernant les installations de chauffage industrielles, mais aussi des particuliers, le groupe s’accorde à dire que les performances environnementales requises pour bénéficier d’un crédit d’impôt devront être renforcées.
Mercredi dernier, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) appelait l'Europe à prendre des mesures énergiques contre la pollution. Selon son dernier rapport, « les niveaux actuels, surtout d'oxyde d'azote, de particules fines et d'ozone au sol, réduisent l'espérance de vie moyenne dans les pays d'Europe occidentale et centrale de près d'un an et compromettent la croissance des enfants ». Un constat alarmant qui appelle à prendre des décisions courageuses.
En chiffres
1 an : Selon un rapport publié la semaine dernière par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) « les niveaux actuels, surtout d'oxyde d'azote, de particules fines et d'ozone au sol, réduisent l'espérance de vie moyenne dans les pays d'Europe occidentale et centrale de près d'un an et compromettent la croissance des enfants ».
5 euros : L’OMS estime que pour chaque euro investi aujourd’hui dans le domaine de la santé environnementale, ce sont 5 euros qui seront économisés demain dans les soins de la population.
348 000 : C’est en Europe le nombre de décès prématurés attribués à la pollution aux particules fines et ultrafines chaque année.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
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Posté le 12.10.2007 par ecoville
Après Lyon, Paris ou Besançon, Marseille lance vendredi un système de location de vélos en libre-service
Un employé met en place un panneau d'informations sur les vélos en libre-service, le 4 octobre 2007 à Marseille
Un employé met en place un panneau d'informations sur les vélos en libre-service, le 4 octobre 2007 à Marseille Photo: Boris Horvat/AFP
Station de présentation de "Vélô Toulouse" le 12 octobre 2007, service qui sera lancé mi-novembre
Station de présentation de "Vélô Toulouse" le 12 octobre 2007, service qui sera lancé mi-novembre Photo: Pascal Pavani/AFP
Des vélos en libre-service sont désormais disponibles à Marseille en attendant Toulouse mi-novembre, mais la deuxième ville de France, connue pour sa circulation automobile dense, accuse toujours un important retard en matière d'aménagements cyclables.
Vendredi, 700 bicyclettes grises et bleues ornées du logo "le vélo" seront mises en service dans 80 stations réparties dans la ville, du Vieux-Port à la Corniche qui longe la Méditerranée.
Fin 2007, ce sont 1.000 bicyclettes qui pourront être empruntées dans 130 stations. La première demi-heure d'utilisation sera gratuite et les heures suivantes facturées de 50 centimes à un euro, selon les formules d'abonnement, celui d'un an coûtant 5 euros.
"Est-ce que mettre des vélos à disposition va faire pousser des pistes cyclables ?", s'interroge cependant Catherine Delcroix, professeur des écoles qui aimerait pouvoir utiliser davantage sa bicyclette mais y renonce souvent faute d'itinéraires protégés du flot des voitures.
"L'arrivée de 1.000 vélos c'est bien, cela va permettre à tous les Marseillais sceptiques d'essayer mais le point noir, ce sont les équipements cyclables: ils sont insuffisants et souvent mal faits. On a des bandes cyclables morcelées qui s'interrompent la plupart du temps dès que la zone devient dangereuse", souligne Thierry Grand-Dufay, président du Collectif vélos en ville, association engagée depuis plusieurs années dans la promotion de ce moyen de transport "écologique, pas cher et qui se gare facilement".
Marseille compte aujourd'hui 70 km "d'aménagements cyclables", selon le premier adjoint du maire de Marseille, Renaud Muselier, le "monsieur vélo" de la communauté urbaine. Ce réseau sera porté à 100 km fin 2007, un chiffre très inférieur aux 400 km de Strasbourg, aux 310 km de Lyon ou aux 240 km de Bordeaux et 210 km de Toulouse.
Sur ces 100 km fin 2007, impossible de savoir combien sont de vraies pistes et combien sont des voies de bus rendues accessibles aux cyclistes. Interrogée par l'AFP, la communauté urbaine n'a pas voulu donner ces chiffres pour l'instant.
Après deux ans de travaux pour l'arrivée du tramway, la Canebière, célèbre artère débouchant sur le Vieux-Port, qui vient d'être entièrement refaite, n'a ni piste ni bande cyclable, au grand dam des cyclistes qui sont contraints d'emprunter trottoirs ou voies de tram. Les deux voies pour les voitures sont "trop étroites et trop dangereuses" malgré les limitations de vitesse, se plaignent-ils.
"Il ne faut pas oublier que nous sommes quasiment partis de zéro et on sera à 100 km à la fin de l'année. Personne ne voulait du vélo dans notre ville, ni les fonctionnaires, ni les élus", se défend M. Muselier en soulignant que les aménagements cyclables ont coûté "plusieurs centaines de milliers d'euros".
La communauté urbaine dit projeter la réalisation de 100 km supplémentaires.
Le Collectif vélo milite pour que la qualité du réseau soit améliorée, avec davantage de pistes et bandes cyclables, le moins possible prises sur les trottoirs.
La ville de Marseille vise plus de 50.000 abonnés en 2008, à l'image du succès enregistré à Lyon avec Velo'v, et espère que "le vélo" permettra de réduire la circulation dans l'hypercentre. Malgré les difficultés, le Collectif vélo est convaincu que la bicyclette a un avenir à Marseille, une ville où le soleil brille près de 300 jours par an.
Par ailleurs, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a présenté vendredi à la presse Vélô Toulouse, le système de location de vélos en libre-service qui entrera en service le 16 novembre dans la ville.
A cette date, 600 vélos seront disponibles tous les 300 mètres dans 60 stations du centre-ville et ce chiffre passera progressivement à 235 stations et 2.400 vélos à l'été 2008, dans un périmètre élargi, a expliqué M. Moudenc.
Velô Toulouse, ouvert de 06H00 à 01H00, proposera une première demi-heure gratuite, et trois types d'abonnements allant d'une semaine (5 euros) à un an (25 euros), avec un coût horaire de location d'un euro le plus souvent. C'est JCDecaux, numéro un mondial du secteur, qui a emporté le marché face à trois autres concurrents
Par Isabelle WESSELINGH MARSEILLE (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 11.10.2007 par ecoville
À Laval, des échanges vifs ont opposé militants écolos et agriculteurs.
L'AMBIANCE était souvent survoltée, hier à Laval, où le débat public organisé dans le cadre du « Grenelle de l'environnement » faisait étape, chaque prise de parole étant ponctuée par des applaudissements ou des sifflements rageurs. La préfecture de la Mayenne figurait parmi les dix-sept étapes régionales de cette consultation, qui se déroule du 5 au 19 octobre.
Intérêt local ou montée en puissance ? Jusqu'à 1 500 personnes - membres d'associations, militants écologistes, agriculteurs bio, représentants de syndicats agricoles... - se sont retrouvées dans la salle polyvalente de Laval, contre à peine 400 à Bourges, première étape de la tournée, et 700 au Havre lundi.
« Cette consultation est une première, je devais m'y rendre », explique Aude, animatrice de la collecte sélective de l'agglomération et habitant une maison fonctionnant à l'énergie renouvelable. Julien, représentant les producteurs biologiques des Pays de la Loire, croit lui aussi en cette « grand-messe régionale qui peut faire avancer la lutte contre les OGM et les pesticides ». Un optimisme que ne partage pas Pascal, salarié d'une coopérative agricole : « J'ai peur que cela aboutisse à des mesurettes. En plus, je vois ici beaucoup de lobbyistes de l'agriculture qui défendent l'élevage industriel. »
La réunion, ouverte au public en début d'après-midi, a été précédée des travaux des six ateliers qui ont planché sur les questions posées au niveau national.
Chaque groupe, dont la composition est calquée sur celle des groupes nationaux, présente d'abord une synthèse d'une dizaine de minutes de ses propositions. Elles sont destinées à « enrichir le débat national et pourront être reprises dans le plan d'action du gouvernement », explique le maire de Laval, François d'Aubert.
Les interventions de la salle qui viennent ensuite sont très personnelles. Comme celle d'un asthmatique ou les interjections militantes d'associatifs anti-EPR et anti-THT (ligne à très haute tension)...
La biodiversité soulève les passions
Un professeur farfelu demande si le phénomène d'obscurcissement de la planète va être pris en compte. Un excité s'insurge contre le « mythe de l'énergie renouvelable » et se fait huer... La problématique de la biodiversité soulève les passions. Le groupe de travail sur ce thème s'est mis d'accord sur la poursuite de la recherche publique en milieu confiné pour les OGM. Une conclusion qui met la majorité des participants aux anges. À l'exception de ce céréalier, membre du syndicat des jeunes agriculteurs, qui affirme que les « cultures traditionnelles et les OGM peuvent coexister » et se fait copieusement conspuer...
Des propositions concrètes sont également avancées, en particulier l'idée d'« une»autoroute de la mer* entre Nantes et Bilbao (qui) permettrait de retirer de la route 1 200 camions par jour sur 10 000 ».
Posté le 11.10.2007 par ecoville
Mesure 1 : rationaliser l’usage de l’automobile et réduire les émissions
Mesure 3 du groupe 1 (Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie).
Quelques chiffres
35 % : selon l’Ademe, les secteur des transports est le premier émetteur de CO2, avec 35% des émissions totales.
60% des déplacements en ville se font en voiture particulière.
3% : c’est la surconsommation de carburant entraînée par des pneus sous-gonflés, d’où l’importance d’informer les automobilistes sur comment conduire écolo.
Amener les émissions moyennes de C02 des véhicules automobiles en circulation de 176g/km à 130g/km en 2020. C’est l’objectif « ambitieux » du groupe de travail 1 comme en témoigne Olivier Louchard, coordinateur du Réseau Action Climat France, qui a participé à l’atelier transports de ce groupe. Pour y arriver, le groupe de travail souhaite combiner des mesures de réglementation et des mesures d’incitation.
Côté réglementation, il s’agit d’imposer aux constructeurs automobiles d’atteindre une moyenne de 120g de CO2/km sur les véhicules neufs en 2012. Les lobbies des constructeurs tablent plutôt sur une moyenne de 130 CO2/km, d’ici à 2012, voire 2015, le Medef a en effet opposé une réserve sur l’objectif proposé. Autre règlementation prévue, et qui fait cette fois l’unanimité, est la réduction immédiate de 10 km de la vitesse sur les routes et les autoroutes. Pour Olivier Louchard, c’est une mesure « gagnant gagnant » : « D’abord, elle permettrait une économie de 2 millions de tonnes de C02 par an, elle est simple à mettre en place et ne coûte pas cher ».
Là où les automobilistes risquent en revanche de devoir mettre la main à la poche, c’est pour payer l’eco-pastille. Cette taxe incitative annuelle fonctionnerait avec un système bonus-malus et devrait s’appliquer aux nouvelles acquisitions de voitures. Comment ça marche : « celui qui achète une voiture rejetant moins de 120g/km de CO2 (catégories A et B) touchera un chèque ou un crédit d’impôt, celui qui achète une voiture moins performante, payera l’eco-pastille », explique Olivier Louchard. Pour le moment, le montant à payer n’a pas encore été fixé. Encore côté automobilistes, le groupe de travail souhaite mettre en place des conseils et des formations pour l’éco-conduite. Mieux conduire, moins vite et dans des voitures propres c’est ce qui nous propose le groupe de travail 1.
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 09.10.2007 par ecoville
De Rueil-Malmaison à l'échangeur de l'A13 en cinq minutes au printemps 2008 – au lieu d'une demi-heure aujourd'hui, au minimum. Rueil-Versailles en dix minutes, en 2010. C'est ce que promet Cofiroute, le gestionnaire de l'A86, après la mise en service des derniers kilomètres d'autoroute, à l'ouest de Paris, qui permettront enfin de boucler le "super-périphérique". Les automobilistes apprécieront le gain de temps. Même s'ils devront payer, pour utiliser ces 10 kilomètres – 4,5 km entre Rueil-Malmaison et l'A13 ; 5,5 km entre l'A13 et Versailles – et limiter leur vitesse à 70 km/h. Jusqu'à 4 euros le passage (maximum à l'heure de pointe) pour les premiers 4,5 kilomètres mis en service l'an prochain, avec des formules d'abonnement domicile-travail (jusqu'à 35 % de réduction).
25 000 voitures par jour
Les travaux du péage de Vaucresson sont presque terminés. Il verra passer 25 000 voitures par jour à moyen terme, mais est dimensionné pour en recevoir 45 à 50 000. Un trafic qui se déversera en partie sur l'A13, déjà à la limite de la saturation. Pour faire face à ce flux supplémentaire, l'autoroute de l'Ouest va prochainement passer à deux fois quatre voies, mais sur quelques kilomètres seulement, entre les deux sorties Versailles.
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Particularité de ce nouveau tronçon : il "sera réservé exclusivement aux voitures de moins de 2 mètres de hauteur". Car l'ouvrage se présente comme un tunnel à deux niveaux superposés : circulation en bas dans un sens, en haut dans l'autre. Un choix "de sécurité", dit-on chez Cofiroute. La Fédération des motards en colère (FFMC) dénonce "la faiblesse" des arguments mis en avant pour justifier l'interdiction des deux-roues motorisés : "Le motard serait un facteur de stress pour les autres usagers, et sa hauteur risque de dépasser les 2 mètres s'il conduit debout sur ses cale-pieds…" Les véhicules de moins de 2 mètres de haut représentent "la quasi-totalité du parc des voitures particulières et commerciales circulant en France, et le plus gros du trafic à l'ouest de l'Ile-de-France", justifie le concessionnaire. Les véhicules de secours devront être surbaissés pour accéder à ce tunnel "Est".
Les poids-lourds "ne dépassant pas 4,5 mètres de hauteur", précise Cofiroute, devront, eux, attendre la mise en service d'un tunnel "Ouest", partant de Rueil pour rejoindre l'A12 à Bailly (Yvelines). Un projet encore dans les cartons, pour lequel l'Etat a demandé que les études soient réactualisées.
Cette jonction clôt un dossier ouvert il y a près de trente ans. L'Etat, qui avait prévu de construire cette autoroute en surface, a dû faire face à l'opposition d'élus de l'Ouest parisien, et particulièrement de feu Jacques Baumel, maire RPR de Rueil-Malmaison, baron du gaullisme, qui ne voulait pas voir sa ville coupée en deux. L'Etat, qui n'avait pas les moyens de réaliser l'autoroute en souterrain, décide de passer le projet à un concessionnaire privé. La première autoroute à péage d'Ile-de-France était née, bien que l'A14 soit sortie de terre plus tôt.
Il faudra cependant attendre 2010 avant que le "bouclage" de l'A86 soit complet. La section reliant Vaucresson à Versailles-Pont Colbert, est encore en travaux. Le tunnelier n'a achevé le perçage des 5,5 kilomètres restants que le 23 août.
Patrick Wassef
Posté le 09.10.2007 par ecoville
A Saint-Dié, des universitaires veulent révolutionner l'usage de la voiture
PartS de marché des voitures selon leur nocivité pour le climat Photo: Anibal Maiz/AFP
Prendre moins souvent la voiture et la partager: des universitaires, spécialistes des transports ont appelé à une révolution de l'usage du véhicule personnel pour un impact écologique fort, au Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié.
"Nous sommes prisonniers de la voiture, car nous sommes prisonniers de la vitesse qu'elle permet. Notre mode de vie est complètement conditionné par la vitesse. Il va falloir apprendre à la partager", a lancé Yves Crozet, professeur à l'université Lyon 2, au cours de ce festival qui se clôt dimanche.
En France, où chaque personne passe en moyenne une heure par jour dans les transports, le taux moyen d'occupation d'une voiture est de 1,3 passager, rappelle l'universitaire. La mutualisation des véhicules est un phénomène marginal.
"L'automobile est incontestablement un objet phare de l'individualisation de la société", confirme Jean-Pierre Orfeuil, professeur à l'université Paris 12.
Plus d'un Français sur deux possède une voiture, avec 36 millions de véhicules recensés sur le territoire. Dans une famille type, chacun des adultes prend tous les jours son auto pour aller travailler.
Le nombre de déplacements s'en ressent. Quelque 16 millions de trajets en voiture sont recensés en Ile-de-France chaque jour, dont la moitié pour aller d'un endroit à un autre de la grande couronne, relève Yves Crozet. Les déplacements banlieue-Paris, eux, se font plutôt en RER.
Les transports en commun seraient donc la solution miracle aux problèmes de pollution ? Les spécialistes, dubitatifs, nient en bloc.
"Si d'un coup de baguette magique, on dotait toutes les villes de trams ou de réseaux de bus performants, cela ne diminuerait que de 1% les émissions de CO2 françaises", générées à 25% par les transports, analyse M. Crozet.
"Les bus ne peuvent résoudre les contraintes individuelles de déplacement. Et mieux vaut, en termes écologique et financier, le covoiturage que l'utilisation d'un bus départemental avec cinq personnes à son bord", poursuit-il.
Pour diminuer notablement la pollution, il faut donc avant tout s'en prendre aux automobilistes, au besoin en les contraignant à évoluer: interdiction des véhicules inadaptés dans les centres des villes, promotion des moyens de locomotion propres, péages et taxes tous azimuts, observe Jean-Pierre Orfeuil.
Des lieux communs sont également à abolir, comme l'interdiction des camions dans les centres, alors qu'un 10 tonnes pollue bien moins que 50 fourgonnettes, remarque Michel Savy, professeur à Paris XII. Il faut aussi permettre aux gros centres logistiques de se rapprocher des villes, pour limiter les trajets inutiles.
La 18e édition du FIG, consacrée à "la planète en mal d'énergies" qui a débuté jeudi se termine dimanche.
Par Joris FIORITI SAINT-DIÉ (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 29.09.2007 par ecoville
L'environnement fait son chemin au salon de la moto
Bicyclette électrique le 28 septembre 2007 à Paris au Mondial du deux-rouesl Photo: pierre verdy/AFP
Après l'automobile, les préoccupations croissantes en matière d'environnement pénètrent l'univers de la moto et font leur chemin au salon "Mondial du deux-roues", qui s'ouvre samedi à Paris et dure jusqu'au 7 octobre.
Scooter à propulsion électrique, moteurs moins gourmands en carburant donc moins polluants: la diminution de l'impact sur l'environnement des motos est à l'ordre du jour et de nombreux constructeurs se mettent au "vert".
De 2001 à 2006, les deux-roues sont passés progressivement jusqu'à la norme d'émission Euro 3, ce qui a permis de diviser par six le taux d'émission de monoxyde de carbone, de 13 g/km pour Euro 1 à 2 g/km aujourd'hui, selon les données de Yamaha, où l'on présente l'environnement comme "un cheval de bataille".
Honda présente son scooter SF 125, conforme depuis 2005 à la norme Euro 3, entrée en vigueur au 1er janvier 2007.
L'évolution va se poursuivre avec l'arrivée en 2010 de la norme Euro 4, mais le passage devrait se révéler "très compliqué pour les motos sportives", prévoit Pascal Delavenne, directeur après ventes moto de Honda.
Honda présente un système de gestion variable des cyclindres qui permet de couper un ou deux cylindres sur quatre en ville où moins de puissance est nécessaire, permettant une baisse de consommation de 30%.
Une autre tendance est l'arrivée pour les scooters de technologies avancées réservées auparavant aux plus grosses cylindrées. Plusieurs constructeurs présentent des scooters à moteur 50 cm3 quatre temps avec injection directe, réduisant la consommation et le bruit, comme MBK (Box booster) ou Honda (Zoomer). Mais leur prix, supérieur à 2.000 euros, en font des produits haut de gamme.
La propulsion électrique arrive aussi progressivement chez les scooters, et le salon leur a dédié une piste d'essai.
Yamaha expose deux prototypes de deux-roues électriques (le scooter FC-Agel et le petit véhicule urbain FC-me), tandis que le constructeur basé au Luxembourg Go Motors présente ses scooters électriques Gowatt e-Dolce et e-Mmax, qui aurait une autonomie de 80 km.
La version électrique du vélomoteur Solex (e-Solex) attend cette année des ventes de 3.000 exemplaires et annonce sa commercialisation à l'international en 2008, après déjà 172 points de vente en France.
Matra Sports, qui produit des vélos à assistance électrique, a dévoilé vendredi un prototype MS1 présenté comme "un hybride humain-électrique", sorte de croisement de VTT et de moto.
Doté d'un moteur de 1kW, le MS1 peut fonctionner en mode mixte vélo-électrique ou bien tout électrique, ce qui en fait légalement un vélomoteur (immatriculation et casque obligatoire).
"Tout le monde aspire à avoir des modes de déplacement plus softs, moins polluants, moins agressifs", souligne Bernard Labet, président de Matra Sports.
Le MS1 sera commercialisé au printemps 2008 à un prix situé entre 3.000 et 3.500 euros. Il devrait bénéficier de l'aide de 400 euros de l'Ademe (Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie) pour les véhicules électriques, a précisé M. Labet. Le dossier de presse est fourni sur un CD en bois recyclé, qui renvoie au site internet.
D'autres solutions techniques sont à l'étude: le groupe Sidam Europe, qui produit les motos françaises Voxan, présente le prototype X-Novo à trois roues (deux à l'arrière) doté d'un moteur classique, mais annonce travailler sur une motorisation électrique et sur un hybride. Chez Honda, on rappelle avoir déjà réalisé des prototypes de scooter hybride ainsi qu'à pile à combustible.
Par Simon BOEHM PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 29.07.2007 par ecoville
Jean-Pierre Clatot AFP ¦ Les ralentissements et bouchons cumulés sur les routes des vacances pour samedi, classé "noir" dans le sens des départs, avaient fondu à 19h00: 51 km, après un pic à 556 km à 12h30, a-t-on appris auprès du centre national d'information routière (Cnir).
Les ralentissements et bouchons cumulés sur les routes des vacances pour samedi, classé "noir" dans le sens des départs, avaient fondu à 19h00: 51 km, après un pic à 556 km à 12h30, a-t-on appris auprès du centre national d'information routière (Cnir).
En Ile-de-France, à 19h00 la circulation était normale "sauf sur l’A86 extérieure entre Fontenay et Rosny-sous-Bois puis sur l’A3 vers la province à hauteur de Blanc-Mesnil", selon la même source.
En province subsistaient des "ralentissements, notamment sur l’A61 entre Narbonne et Carcassonne (à Lezignan-Corbières), sur la N89 dans les deux sens, à Terrasson-la-Villedieu, puis sur l’A10 à Saint-Martin-de-Saint-Maixent", a indiqué le Cnir.
Classé noir dans le sens des départs et rouge dans celui des retours, ce samedi est le premier jour de l'indémodable "chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens".
Jean-Pierre Clatot AFP ¦ Les ralentissements et bouchons cumulés sur les routes des vacances pour samedi, classé "noir" dans le sens des départs, avaient fondu à 19h00: 51 km, après un pic à 556 km à 12h30, a-t-on appris auprès du centre national d'information routière (Cnir).
© 2007 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 28/07/2007 - 08h47
dernière mise à jour : 29/07/2007 - 15h18
Posté le 14.06.2007 par ecoville
La qualité de l’air dans le brouillard
Airparif et Ecologie sans frontière s’opposent sur les mesures de la pollution
Equipés d’un collier de mesure, 150 volontaires ont participé hier à la campagne de mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France.
Un collier de mesure de la qualité de l’air autour du cou, quelque cent cinquante Franciliens ont participé hier à la deuxième journée de l’étude d’Airparif, portant sur l’exposition à la pollution. La première, réalisée en février dernier, avait permis de souligner le fait que les résultats varient sensiblement d’un individu à un autre.
Sans surprise, les plus exposés aux polluants extérieurs sont les automobilistes. Plus surprenant, on remarque la présence significative de pollution dans les bureaux et les logements, liée notamment aux types de bâtiments, aux peintures ou encore à la fumée de cigarette. Un rapport final est prévu pour la fin de l’année.
Interprétations différentes
Ironie du calendrier, Ecologie sans frontière (ESF) a dénoncé la semaine dernière l’interprétation des mesures faites par Airparif. Selon l’ONG, la pollution serait largement sous-évaluée dans la capitale. “Les discours institutionnels se basent uniquement sur le dioxyde d’azote, un polluant qui ne cesse de baisser depuis dix ans, explique Franck Laval, président d’ESF. Mais personne ne prend en compte la présence de particules fines (induites par la circulation), qui concourent à l’augmentation de la pollution.”
Chez Airparif, on se dit “surpris” que, à partir des mêmes résultats, les interprétations soient si différentes. “On base nos mesures sur des règles européennes, et nos études sont complètement transparentes”, indique Karine Léger, ingénieur. De son côté, ESF se tient déjà prêt à saisir la justice.
Julie Duquenne Julie Duquenne
Metrofrance.com, à Paris
Posté le 14.06.2007 par ecoville
Vélib’ va changer la route
Nouveaux et futurs abonnés se préparent à l’arrivée de 10 600 vélos
Depuis hier, les Franciliens peuvent souscrire un abonnement Vélib’. Plus de 2,5 millions de formulaires d’abonnement un an (29 euros) sont désormais disponibles dans les mairies d’arrondissement, dans l’ensemble des bureaux de poste, dans 300 stations de métro, chez 400 buralistes, dans 400 boulangeries-pâtisseries, dans le magazine A Paris et sur le site velib.paris.fr.
Une carte leur sera ensuite adressée dans un délai de quinze jours. Un service mis en place prématurément pour éviter l’engorgement au moment où les Franciliens pourront réellement emprunter une bicyclette (le 15 juillet).
10 600 vélos débarquent
Auprès des vingt stations en test (une par arrondissement) et des deux agents d’information sur place depuis hier (de 13 heures à 20 heures, du lundi au samedi et le dimanche de 11 heures à 18 heures), le public pourra s’informer sur le mode d’abonnement et de fonctionnement des vélos.
“Le plus compliqué, c’est la tarification. La première demi-heure est gratuite, après, c’est un euro la première demi-heure, puis deux euros, 3 euros...soit pour 1 h 30, 3 euros, et 5 euros pour 2 heures, explique un agent.” Car le 15 juillet, 10 600 vélos supplémentaires circuleront sur la voirie, et un total de 21 600 à la fin de l’année. “J’insiste sur la sécurité, j’ai d’ailleurs fait imprimer un dépliant. Il est capital que les Parisiens respectent le code de la route et les règles de conduite”, a déclaré hier Bertrand Delanoë, qui s’est entretenu sur le sujet avec le préfet de police de Paris.
Pratique et occasionnelle
“La carte d’abonnement permettra d’utiliser le vélo dans la limite des trente premières minutes, sans limite de trajet. Compatible avec le pass Navigo, elle permet d’avoir une carte unique pour tous les modes de transport et donc de développer l’intermodalité.” “Je veux qu’il y en ait partout dans Paris. Le principe n’est pas de louer le vélo pour la journée mais pour se rendre d’un point à un autre et de le rendre quand on n’en a plus besoin. La quantité de vélos et de stations (tous les 300 mètres environ, ndlr), doivent donner un impact considérable et les usagers ont un mois pour comprendre comment ça marche”, a souligné le maire de Paris.
“Vous allez voir le succès que ça va avoir ! La bicyclette est un formidable moyen de rester en forme et de perdre du poids. Sans compter qu’entre le bus, le métro, la moto et la voiture, le plus rapide sur une demi-heure, c’est la bicyclette”, a rappelé Jean-Claude Decaux.
Aurélie Sarrot Aurélie Sarrot
Metrofrance.com, à Paris