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ecoville
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02.02.2007
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VOITURE

PEKIN RESPIRE MAL !!!

Posté le 26.06.2008 par ecoville
Photo : Mark Ralston/AFP

A six semaines des jeux Olympiques, Pékin respire mal, mais, pour les autorités, le prochain système de circulation alternée permettra d'avoir un air pur en août.

Depuis plusieurs jours, la ville est de nouveau sous un brouillard humide et pollué. Circuler à vélo, parmi les plus de 3 millions de véhicules, est un défi pour les bronches.

Cependant, malgré une visibilité réduite, la qualité de l'air reste globalement "bonne" pour le Bureau de protection de l'environnement de la ville.

"Entre samedi et mardi, nous étions dans les normes, mercredi nous les avons un peu dépassées", a indiqué Zhai Xiaohui du service communication du Bureau.

Ces discours rassurants ne suffisent pas à lever les doutes à l'étranger. Récemment, l'ancien marathonien australien Robert de Castella s'est inquiété.

"Les conditions seront très, très cruelles. Et pour une épreuve comme le marathon, ça rend les choses très difficiles", a-t-il estimé.

"Je crois que le taux d'abandon à Pékin sera très important", a-t-il ajouté, rappelant sa mauvaise expérience personnelle en 1984 lors des JO de Los Angeles, une ville également polluée.

Cependant, les autorités assurent qu'elles respecteront leur engagement de jeux "verts", tablant en particulier sur la mise en place du 20 juillet au 20 septembre d'un système de circulation alternée, testé l'année dernière.

A l'époque, 1,3 million de véhicules avaient été retirés de la circulation chaque jour.

"L'utilité de cette méthode pour améliorer la qualité de l'air a été évidente, cela a été une bonne expérience pour les mesures que nous allons prendre pour contrôler la pollution automobile durant les JO", a déclaré la semaine dernière Du Shaozhong, porte-parole du Bureau de protection de l'environnement.

Avec le système, les autorités espèrent réduire de 45% le nombre des véhicules en circulation quotidiennement, ce qui devrait diminuer, assurent-elles, les émissions de polluants de 63%.

Elles comptent aussi sur la mobilisation du public, appelé à utiliser les transports en commun au nom du slogan: "Circuler moins en voiture, c'est apporter sa contribution aux jeux Olympiques".

"C'est sûr que cela va être gênant pour les déplacements quotidiens d'une partie de la population", a reconnu Zhou Zhengyu, porte-parole du Bureau de la circulation de Pékin.

Les administrations municipales ont été appelées à montrer l'exemple en mettant au parking une grande partie de leur parc. Par ailleurs, les chantiers de construction seront arrêtés.

Mais, selon les spécialistes, si la capitale chinoise a réalisé de gros efforts, notamment en délocalisant des usines, elle est aussi tributaire des émissions polluantes des régions environnantes. Et elle devra espérer de la pluie et le vent pour vaincre les fines particules en suspension dans l'air.

"Les mesures à partir du 20 juillet sont d'une autre ampleur que celles de l'été dernier puisque le contrôle des industries va s'ajouter à celui du trafic. Il est donc impossible de présager scientifiquement du résultat sur la qualité de l'air", estime Benjamin Guinot, chercheur français spécialiste de la pollution atmosphérique qu'il a étudiée notamment à Pékin.

"Ce qui est sûr c'est que les émissions régionales, et donc la météo, resteront un facteur déterminant", ajoute-t-il.


© 2008 AFP



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VOITURE ELECTRIQUE !!!

Posté le 21.06.2008 par ecoville
Photo : DR

Leonardo DiCaprio a commandé sa voiture chez Tesla Motors.

Cela faisait 1 mois que l’on essayait d’avoir un rendez-vous. Impossible !
On débarque donc devant le siège de Tesla Motors comme 2 touristes. On verra bien !

Sur le parking de l’entreprise, on essaie de discuter avec quelques employés. Au final Chris, un des ingénieurs de la firme californienne, nous accorde 5 minutes et nous fixe un rendez vous pour la semaine suivante. C’est gagné !

Bienvenue donc chez Tesla Motors, la star de la voiture de sport 100% électrique.

Visite de l’atelier, explications techniques et financières… On commence à se rendre compte que Tesla Motors a mis tout les moyens pour réussir dans le marché de la voiture de luxe.

Parmi les investisseurs, on compte Sergey Brin co-fondateur de Google, Elon Musk fondateur de Paypal, Jeff Skoll fondateur de Ebay et bien d’autres… pour un investissement total de 105 Millions de dollars.

250 employés venant de l’industrie automobile et du software donne à Tesla Motors, du nom de l’inventeur Serbe du courant alternatif Nikola Tesla, un savant mélange d’expérience et d’innovation.

La Tesla Roadster, tout en carbone, coûte la bagatelle de 109 000$ pour un poids 1300 kilos. Possédant la dernière technologie de batterie, dite Lithium-Ion (Celles qui sont utilisés dans les ordinateurs portables), son autonomie est proche des 350 kilomètres.

A ce jour 1020 unités du roadster, assemblé par Lotus en Angleterre, ont été commandées.

Clooney, DiCaprio, Schwarzenegger… Tous se l’arrachent !

Un modèle 5 places, la White Sar, est dans les tiroirs de la firme californienne et devrait être vendu aux alentours de 60 000$ pour être suivi en 2012 d’un modèle plus accessible, la Blue Star, autour de 30 000$.

La Saga Tesla ne fait que commencer…


Shake your planet

QUALITE DE L'AIR !!!

Posté le 17.06.2008 par ecoville
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
Airparif lance une nouvelle campagne de mesure pour mieux connaître la pollution respirée par les cyclistes et les automobilistes, notamment lors des trajets domicile-travail. L’étude est menée avec le soutien de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail).

Afin de compléter la connaissance de l'exposition de la population à la pollution, Airparif, l'organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, a équipé spécialement un tricycle et une voiture avec des appareils de mesure. Ceci permettra le suivi tout au long d’un trajet des polluants du trafic auxquels les Franciliens sont soumis à vélo ou en voiture. Airparif complète ainsi sa connaissance de l’exposition de la population à la pollution.
Trois objectifs pour la campagne
- Mesurer en continu la qualité de l’air pour les cyclistes, et étudier l’influence des pistes cyclables selon leur configuration,
- préciser les résultats pour les mesures à bord d’un véhicule, en distinguant les trajets effectués à Paris, en Petite couronne ou en Grande couronne,
- mesurer les particules PM10, grâce à un dispositif novateur mis au point par Airparif.
Les deux polluants choisis sont les oxydes d’azote (NOx), et les particules PM10 (particules inférieures à 10 microns, soit la taille d’une cellule ou d’une bactérie). Ils sont en effet représentatifs du trafic routier, leurs niveaux sont problématiques dans l’agglomération parisienne et surtout, ils sont réglementés pour leurs effets sur la santé.
Un tricycle équipé d’appareils de mesures automatiques
Pour la première fois, on va savoir ce que respire un cycliste dans Paris grâce à un tricycle équipé d’analyseurs automatiques.
Rue de Saint-Antoine , rue de Rivoli, avenue Daumesnil... Une trentaine de trajets types seront effectués afin d’étudier l’exposition des cyclistes à la pollution en fonction des aménagements de voirie utilisés : pistes cyclables plus ou moins éloignées des véhicules, couloirs de bus ouverts aux vélos, ou bord de route. Les résultats sont attendus pour la fin de l’année 2008.
Une étude de terrain* menée en 2000 par C.Magdelaine dans le bois de Vincennes avait déjà permis de mettre en évidence l'intérêt des haies végétalisées comme barrière à la pollution issue du trafic automobile.

Le cycliste, trop souvent au coeur de la circulation est doublement vulnérable :
- ses efforts physiques l'obligent à s'oxygéner davantage et donc à respirer plus profondément les polluants de proximité
- son faible gabarit et sa faible vitesse perturbe la circulation motorisée qui peut alors le mettre en danger.
Une voiture test d’Airparif sillonne la région
Contrairement aux idées reçues, c'est l'automobiliste qui est le plus exposé à la pollution de proximité, l'habitacle de la voiture n'étant pas étanche aux polluants rejetés par le trafic automobile.

Une série de mesures sera également effectuée à bord d’un véhicule d’Airparif. Suite aux premières mesures réalisées l’été dernier, on sait déjà que la voiture n’est pas un bouclier anti-pollution. Situé au coeur de la circulation, l’automobiliste et ses passagers sont en effet les plus exposés à la pollution liée au trafic routier. Cette étude n’avait porté que sur le dioxyde d’azote.
Grâce à un dispositif de mesure encore inédit en France, les niveaux de particules PM10 vont être mesurés dans un véhicule. Cette mesure effectuée par micro balance est extrêmement délicate. Car les vibrations de la voiture perturbent la balance de l’appareil. Une solution technique a été apportée notamment en plaçant les quatre pieds de la balance sur des amortisseurs testés en Autriche. Le système a subi de nombreux essais avant le démarrage de l’étude.
Différents types de trajet sont effectués par les Franciliens pour se rendre à leur travail, de Paris jusqu’en Grande couronne, en passant par la Petite couronne. Tous ces trajets seront donc testés plusieurs fois et près de 300 parcours seront ainsi effectués pendant les heures de pointe du matin et du soir. Les résultats de cette étude seront communiqués mars 2009.

Cette étude sur les véhicules et les vélos confirme une nouvelle orientation de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France. Airparif poursuit bien sûr la mesure des polluants dans l’environnement, mais élargit aussi son travail à une meilleure connaissance de l’exposition des personnes selon les modes de transport utilisés.

CO2 !!!

Posté le 17.06.2008 par ecoville
L'ingénieur du NOAA Paul Fukumura-Sawada effectue un prélèvement d'air
près de l'observatoire du Mauna Loa à Hawaii, en utilisant une des
nombreuses méthodes de mesure des concentrations en CO2 et autres
gaz à effet de serre
crédit : NOAA

Pour la seule année 2007, le niveau mondial de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, le facteur numéro un du changement climatique, a augmenté de 0,6 %, soit 19 milliards de tonnes. En outre, le méthane a augmenté de 27 millions de tonnes après environ 10 ans avec peu ou pas d’augmentation. Les scientifiques du centre national océanique et atmosphérique des Etats-Unis (le NOAA) l’ont publié ainsi que d’autres conclusions préliminaires le 23 avril dernier en tant que mise à jour annuelle de l’indice des gaz à effet de serre (l’organisme extrait ses données à partir de 60 sites dans le monde).

La combustion de charbon, de pétrole et de gaz, connus sous le nom d’énergies fossiles, est la première source d’augmentation des émissions de dioxyde de carbone. Les océans, la végétation et les sols absorbent la moitié de ces émissions. L’autre moitié reste dans l’air pour des siècles ou plus. On s’attend à ce que 20 % des émissions de combustibles fossiles utilisés en 2007 restent dans l’atmosphère pour des milliers d’années, selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Vue d’une autre manière, l’augmentation du dioxyde de carbone émis l’an passé signifie que 2,4 molécules de gaz ont été ajoutées à chaque million de molécules d’air, ce qui a fortement dynamisé la concentration mondiale jusqu’à environ 385 parties par million (ppm). Les niveaux de dioxyde de carbone pré-industriel oscillaient aux alentours de 280 ppm depuis 1850. Les activités humaines ont gonflé ces niveaux jusqu’à 380 ppm dès le début de 2006.

Le taux d’augmentation des concentrations du dioxyde de carbone s’est accéléré au cours des dernières décennies en même temps que les émissions d’énergies fossiles. Depuis 2000, des augmentations de 2 ppm ou plus sont courantes, alors qu’elles n’étaient que de 1,5 ppm par an dans les années 80 et moins de 1 ppm par an dans les années 60.

Les niveaux de méthane ont augmenté l’année dernière pour la première fois depuis 1998. Le méthane est 25 fois plus puissant en tant que gaz à effet de serre que le CO2, mais il est beaucoup moins présent dans l’atmosphère – environ 1 800 parts par milliard. Quand on prend en compte les facteurs qui influent sur le changement climatique, l’impact total du méthane est presque deux fois moins important que celui du dioxyde de carbone.

La croissance industrielle rapide en Asie et l’augmentation des émissions des zones humides en Arctique et sous les tropiques sont les causes les plus probantes de l’augmentation récente du méthane, selon le scientifique Ed Dlugokencky du laboratoire de Recherche Earth System du NOAA.

« Nous sommes à l’affût du premier signe d’une libération de méthane à partir de la fonte du pergélisol de l’Artique », d’après Dlugokencky. « Il est trop tôt pour dire si la pointe d’émissions de l’an dernier marque le début d’une telle tendance. »

Le pergélisol, ou sol gelé en permanence, contient de vastes réserves de carbone. Les scientifiques sont inquiets car comme l’Artique continue à se réchauffer et le pergélisol à fondre, le carbone pourrait se répandre dans l’atmosphère sous la forme de méthane, engendrant peut être un cycle de libération de carbone et de hausse des températures.

MOUVEMENT !!!

Posté le 16.06.2008 par ecoville
Jean-Pierre Muller AFP ¦ Des routiers manifestent dans les rues d'Agen, le 30 mai 2008

Le mouvement des routiers se poursuit ce lundi matin pour protester contre la hausse du prix des carburants: des blocages ont été signalés en Alsace, à Lille, Bordeaux, Nice et Paris...

«Péage gratuit»

Au péage de Corzé, près d'Angers, sur l'A11, dans le sens province-Paris, une opération «péage gratuit» a été organisée par une cinquantaine de camionneurs: ils ont distribué des tracts.

A Laval, une opération-escargot avait lieu sur la RN157, selon le Cricr (Centre d'information routière) Ouest. Une autre a été organisée dans le Finistère, sur l'axe Brest-Quimper depuis le milieu de matinée avec à l'appui, deux convois d'une trentaine de camions (60 au total).

Même scénario dans les Côtes-d'Armor, 20 camions participaient à l'opération depuis Ploumagoar. Les routiers doivent rallier Lamballe, sur la RN12.
A Giberville (Calvados), sur l'A13, 50 camions ralentissaient également la circulation, ainsi que 50 autres à Moulineaux (Seine-Maritime) et 12 autres sur la RN12 dans l'Orne.

Dans le Morbihan, un barrage filtrant a été installé à Lanester sur la RN165 et un barrage fixe sur le même axe à la hauteur de Caudan.

Depuis le milieu de matinée, une centaine de camions sont partis du sud de Rennes à faible vitesse en direction du péage de La Gravelle (Mayenne) sur l'A81.

Dans les Bouches-du-Rhône, une centaine de camions ralentissaient la circulation sur l'autoroute A7 dans le cadre d'un «convoi mortuaire» de protestation.

Sur l'autoroute A1 près de l'agglomération de Lille, deux convois d'une centaine de poids lourds au total ont débuté une opération escargot à 9heures du matin, selon le Cricr.

A Paris, ce sont les ambulanciers privés qui ont affiché leur mécontentement. Ils étaient plusieurs centaines à manifester pour «des exonérations sociales et fiscales» lundi devant le ministère de la Santé avenue de Ségur (VIIe). Ils devaient y être reçus en début de matinée, selon des organisateurs du mouvement. «Entre 800 et 1.000 voitures encerclent le ministère», a déclaré Thierry Schifano, président de Fédération nationale des transporteurs sanitaires (FNTS), tandis que la police a fait état de 750 participants.

A Bordeaux, une soixantaine de poids lourds a débuté une opération escargot sur la rocade bordelaise.

En Alsace, les routiers ont bloqué une voie double près de l'autoroute A35 au sud de Sélestat (Bas-Rhin) avant le départ également d'une double opération escargot, vers le nord et le sud de la région.

Et à Nice, enfin, plusieurs dizaines de poids-lourds --une trentaine selon la police, 50 selon les organisateurs-- ont mis en place des barrages filtrants autour de l'aéroport de la ville.

Jean-Pierre Muller AFP ¦ Des routiers manifestent dans les rues d'Agen, le 30 mai 2008



Avec Agence


20Minutes.fr, éditions du 16/06/2008 - 09h42

dernière mise à jour : 16/06/2008 - 11h44

SOLUTION CONTRE L'ESSENCE CHERE !!!

Posté le 12.06.2008 par ecoville
Crédits photo : Antonio PISACRETA/ROPI-REA
Avec la flambée des prix à la pompe, les Français s'organisent et ont de plus en plus recours à Internet.

À cette allure, le verbe «covoiturer» va rapidement faire son entrée dans le dictionnaire ! Depuis une petite dizaine d'années, l'idée que l'on peut partager un véhicule s'installe lentement dans les têtes. Les grèves des transports en commun et surtout la hausse des prix du pétrole ont joué ces derniers mois un rôle d'accélérateur. Avec une hausse quasi hebdomadaire du prix du baril de pétrole, les Français se demandent de plus en plus comment ils vont pouvoir continuer à faire le plein. Pour leurs loisirs mais aussi pour aller tout simplement au bureau.

Élodie Nardèse est une habituée du système D. Cela fait plusieurs années qu'elle partage une voiture pour se rendre à son travail. Résultat : «d'un plein de carburant toutes les semaines, je suis passée à un plein toutes les deux semaines, cela représente tout de même cent euros d'économie par mois», assure la jeune femme qui habite La Rochelle et s'est longtemps appuyée sur le très classique système du bouche-à-oreille pour trouver ses compagnons de voyage. Mais ce système de bon voisinage laisse désormais la place à un mécanisme organisé via des sites Internet. «On en a recensé 78 l'an dernier» explique Robert Clavel, chargé de projet au Certu (Centre d'étude sur les réseaux des transports et d'urbanisme), «Cela représente 500 000 annonces», ajoute-t-il. Des sites qui ne peuvent survivre que s'ils drainent suffisamment de personnes. Et, depuis quelques années, ces opérateurs de covoiturages se multiplient. Né en 2006, Ecolutis chapeaute environ 40 000 passagers potentiels. Non seulement ces structures créent des sites pour les particuliers, mais ils en conçoivent pour des entreprises, des conseils généraux, des collectivités territoriales…

Même Renault s'y met

En 2003, Arnaud Sarfati a créé Green Cove ingénierie. La jeune entreprise, qui compte désormais huit salariés, abrite le site 123envoiture.com et gère parallèlement une quarantaine de sites d'entreprises ou de collectivités qui sont mutualisées. Avec des demandes que l'on n'aurait pas imaginées il y a peu. Renault, vendeur de voitures a ainsi mis en place un site de covoiturage pour ses salariés ! «L'an dernier notre présentation auprès des salariés du constructeur avait suscité un intérêt poli, cette année le succès a été immédiat» explique le jeune patron. De la même manière, les autoroutes Paris-Normandie viennent de mettre en place un site pour les usagers alors même que l'un des principes du covoiturage est de partager le prix de l'essence mais également celui des péages.

Les collectivités territoriales quant à elles vont jusqu'à organiser des aires de rencontres où certains automobilistes peuvent laisser leur voiture pour la journée et se grouper ensuite à plusieurs dans une seule voiture. «Dans le Morbihan, ils ont été victimes de leur succès. Ils ont été obligés de multiplier ces parkings improvisés vite saturés», raconte encore Arnaud Sarfati. Si d'autres pays européens tels que l'Angleterre ou l'Allemagne suivent le même mouvement, le système est également très en pointe aux États-Unis.

Certains États pratiquent la gratuité de péages urbains ou réservent des voies d'autoroutes pour les citoyens qui partagent leurs voitures. Récemment, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a laissé entendre que la voie d'urgence de l'autoroute reliant Paris à Roissy pourrait justement être accessible aux taxis et aux voitures partagées.

PETROLE FRANCILIEN !!!

Posté le 12.06.2008 par ecoville
L'Ile-de-France a du pétrole et des idées pour l'exploiter. Avec l'explosion du cours du brut, l'intérêt des compagnies pétrolières pour « l'huile » francilienne - comme disent les pros - est relancé. La production régionale n'assure aujourd'hui que 0,5 % de la consommation nationale, en-deçà de son potentiel. « Il y a dix ans, quand le baril était à 8 dollars, plus personne ne prenait le risque de forer dans la région », rappelle Charles Lamiraux, responsable de l'exploration pétrolière au ministère de l'Energie. « Mais avec un baril à plus de 130 dollars, le jeu en vaut à nouveau la chandelle. »

Les industriels s'engouffrent dans la brèche. En 2007, pas moins de huit demandes de permis de recherche de pétrole ont été déposées, soit 50 % de plus que l'année précédente, et une dizaine devraient venir s'ajouter en 2008. Et ce malgré le coût exorbitant de l'exploration : vingt millions d'euros ont été dépensés l'année dernière pour rechercher de nouvelles nappes. Souvent en vain, puisque seul un forage sur sept en moyenne s'avère fructueux. « Pour la première fois, une compagnie souhaite même explorer dans les Yvelines », indique l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Qui nuance : « Nous n'assistons pas à un mouvement aussi intensif que dans les années 1980. » De nouvelles normes environnementales et le développement de l'urbanisme sont passés par là.

Neuf permis ont été accordés par les pouvoir publics dans la région en 2007, soit une hausse de 25 % par rapport à 2006. Mais la priorité pour les petits opérateurs reste « l'optimisation ». C'est-à-dire le maintien de puits dont les techniques d'extraction se sont améliorées, et qui auraient sans doute fermé si le cours du pétrole ne s'était pas envolé.



Alexandre Sulzer


20 Minutes, éditions du 12/06/2008 - 07h13

dernière mise à jour : 12/06/2008 - 07h15

A 65 OUI CONTOURNEMENT NON !!!

Posté le 07.06.2008 par ecoville
Le projet d'autoroute A65, reliant Pau à Langon (Aquitaine) a obtenu le feu vert du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo. Le mercredi 4 juin, celui-ci a annoncé que le projet était "confirmé". Les contournements autoroutiers de Toulouse et de Bordeaux sont eux abandonnés. Ils ne correspondent plus au développement durable, indique le texte, parce qu'ils "privilégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable, l'utilisation non raisonnée de l'espace, notamment par l'étalement urbain préjudiciable à la biodiversité".


Le texte ne dit pas pourquoi ces motifs ne s'appliquent pas à l'A65. Longue de 150 km, elle doit traverser des zones où vivent des espèces menacées. Le ministère explique que pour compenser ses "impacts résiduels", "des espaces naturels seront pris en gestion par le concessionnaire à une échelle sans précédent pour reconstituer des habitats propices" aux espèces protégées. Ces espaces pourraient atteindre 1 400 hectares. M. Borloo s'appuie sur le Conseil national de protection de la nature (CNPN), qui a donné un avis favorable le 20 mai, par 6 voix pour et 4 contre. Le 19 mars, lors d'un premier examen, ce conseil avait refusé son agrément.

"MONTAGE DOUTEUX"

Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine (PS), a exprimé son contentement, défendant, sur France 3 Aquitaine, jeudi, le caractère environnemental de l'A65 : "Sur une autoroute, le péage c'est une écotaxe", poursuivant : "On va gagner vingt kilomètres, donc quelque part on va moins polluer." De son côté, Alain Juppé, maire de Bordeaux, dans un communiqué, s'est "réjoui des décisions" du ministère.

En revanche, les opposants à l'A65 - associations environnementales et partis situés à gauche du PS - s'indignent. Selon Julien Milanesi, porte-parole de l'Alternative régionale Langon-Pau, "il est incroyable que ce projet ne soit pas réévalué au regard du prix du pétrole". Les prévisions de trafic justifiant l'A65 ont en effet été effectuées sur la base d'un baril de pétrole à 30 dollars, alors qu'il est aujourd'hui à 120. "Le montage financier du projet est douteux, estime Noël Mamère, député (Verts) de Bègles (Gironde). Il y a dans le dossier économique des choses plus qu'approximatives, qui méritent qu'on s'interroge."

Il apparaît par ailleurs que le ministère a pesé sur le CNPN pour que celui-ci donne un avis favorable au projet amélioré par les mesures de compensation proposées. Plusieurs de ses membres ont été reçus individuellement par la directrice adjointe du cabinet de M. Borloo, Marie-Claire Daveu, avant la réunion du 20 mai du comité. "Ils ont été démarchés personnellement par Mme Daveu, qui voulait qu'on accepte l'autoroute, dit Gilles Benest, secrétaire général du CNPN et représentant de France Nature Environnement (FNE), qui l'avait lui-même rencontrée. Il s'agit incontestablement de pressions." Le cabinet explique : "Si chaque fois que quelqu'un vient au ministère, il se sent sous pression... On écoute tout le monde." En fait, tous les membres n'ont pas été convoqués, tels les représentants d'une grande association, la Sepanso (Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud-Ouest), notoirement opposée au projet.

Le ministre devait signer dans les jours prochains l'arrêté "de destruction d'espèces protégées", permettant de démarrer le chantier. Les opposants fondent encore quelque espoir dans un recours déposé auprès de la Commission européenne, et vont continuer les actions des "planteurs volontaires", consistant à planter des arbres sur les espaces défrichés. Un rassemblement de protestation aura lieu à Bostens (Landes) le 28 juin.
Hervé Kempf

139 DOLLARDS !!!

Posté le 07.06.2008 par ecoville
Le prix du pétrole brut a franchi le seuil de 138 dollars le baril pour la première fois vendredi à New York, réalisant un bond de plus de 10 dollars.

Les prix de l'or noir ont, en moins de deux jours, pulvérisé tous les records et mis un terme immédiat à la baisse sensible engagée en début de semaine. Face à l'affaiblissement marqué du dollar, le baril de «light sweet crude», côté à New York, a fini en hausse de 10,75 dollars à 138,54 dollars, après avoir dépassé pendant un bref moment la barre des 139 dollars (139,12 dollars.)

A Londres, le Brent de la Mer du Nord pour même échéance a amélioré son record, à 138,12 dollars le baril. Le précédent record du baril côté à New-York était à 135,09 dollars et pour le Brent du marché londonien il s'élevait à 135,14 dollars. Depuis jeudi, les cours sont en grande partie dopés par la retombée du dollar face à l'euro suite aux déclarations du président de la BCE, qui a ouvert la voie à un durcissement monétaire en Europe.

La chute du dollar, qui joue fortement sur les prix du pétrole, s'est encore accentuée vendredi après les mauvais chiffres de l'emploi américain de vendredi, qui font ressortir une nette hausse du taux de chômage en mai. En effet, celui-ci a bondi à son plus haut niveau en près de quatre ans en mai aux Etats-Unis, à 5,5% de la population active, contre 5,1% attendu par les analystes. Malgré tout, l'économie américaine n'a supprimé que 49.000 emplois, alors que les analystes tablaient sur 60.000 licenciements. C'est toutefois le sixième mois d'affilée que les Etats-Unis perdent des emplois.

Par ailleurs, selon l'agence nationale libyenne du pétrole, la remontée des cours ne devrait pas s'arrêter là. L'institution estime que le pétrole devrait augmenter prochainement jusqu'à un nouveau record à 140 dollars le baril. La banque d'affaires Morgan Stanley vise même plus haut. Elle estime que le baril de brut pourrait atteindre les 150 dollars d'ici le 4 juillet prochain.

LE DIESEL N'EST PLUS INTERESSANT !!!

Posté le 04.06.2008 par ecoville
AFP/FRANCK PERRY
Du côté des taxis, qui estiment que la hausse des carburants a alourdi leurs charges de 30 %, la grogne monte également, même si pour l'instant l'organisation au niveau local tarde à se mettre en place.

Il va falloir s'y habituer. 70 euros pour un plein de gazole sur une Renault Clio, 100 euros pour une Peugeot 607... Inimaginable il y a quelques mois, ce constat interpelle doublement les automobilistes qui ont choisi de rouler au diesel. Non seulement, le prix à la pompe de leur carburant habituel atteint des sommets mais, surtout, il talonne - voire, parfois dépasse - celui du super 95 alors qu'en avril 2007, le litre d'essence était encore 21,5 centimes plus cher.

Ce rééquilibrage bouscule les données qui, jusqu'alors, déterminaient le choix d'un modèle, et amène forcément à se demander dans quelles conditions il est encore rentable de rouler avec un moteur diesel.

Le boom du diesel. L'explosion du prix du litre de gazole - imputable à la flambée des cours du brut mais aussi aux capacités de raffinages insuffisantes qui amènent les pétroliers à importer des produits raffinés - intervient au moment où l'on n'a jamais vendu autant de voitures diesel en France. Leur proportion parmi les ventes de véhicules neufs, qui était de 50 % en 2000 et de 74 % en 2007, a bondi à 80 % depuis le début de l'année.

Cette croissance sans précédent est largement due au système de bonus malus mis en place par l'Etat afin d'encourager les achats de modèles les moins polluants. D'où l'impression tenace, chez les néo-convertis au diesel, de s'être fait piéger.

Le budget carburant. Proportionnelles à la consommation énergétique, les émissions de CO2 sont plus élevées pour un moteur essence que pour un diesel, sensiblement moins gourmand. Une Twingo en version essence, réclame 5,7 litres aux 100 km contre 4,3 litres pour le modèle diesel, certes un peu moins puissant, soit un différentiel de 1,4 litre. Pour une Golf, l'écart atteint 1,8 litre, et il est encore plus important pour une grosse familiale. Conclusion : à prestations comparables, le budget carburant demeure moins élevé pour un modèle diesel, même avec un prix au litre égal à celui du super. Les innovations (injection directe à très haute pression, réduction des effets de friction, pneus à faible résistance au roulement) ont porté leurs fruits. L'exemple le plus spectaculaire est à chercher chez BMW, marque très huppée mais dont une bonne partie de la gamme peut prétendre au "bonus écologique" (émissions inférieures à 130 grammes de CO2 au kilomètre). Ainsi, la BMW Série 118d (143 ch) se contente, en conduite normale, d'une consommation d'environ 5,5 litres aux 100 km et bénéficie d'une prime à l'achat de 700 euros. Une performance technique qu'il faut saluer, mais qui amène aussi à s'interroger sur un dispositif qui aboutit à subventionner l'achat de modèles dont le prix d'achat peut dépasser les 32 000 euros...

L'achat et l'entretien. Un modèle diesel coûte plus cher à l'achat (l'écart est au moins de 1 500 à 2 000 euros par rapport au modèle essence). En outre, son entretien, plus fréquent, est aussi nettement plus onéreux. Malgré l'effet des bonus (de 200 à 1 000 euros), ce différentiel demeure élevé.

Le kilométrage. Compte tenu de ces variables, seuls les "gros rouleurs" ont donc intérêt à rester des inconditionnels du diesel. Selon des évaluations réalisées parl' Argus de l'automobile, il faut rouler 150 000 kilomètres pour qu'une petite Citroën C1 diesel soit rentable par rapport au modèle essence. Pour une Twingo, il faudra parcourir plus de 33 000 kilomètres pour qu'un modèle diesel soit vraiment profitable, et le seuil atteint 60 000 km pour une Volkswagen Golf, 45 000 km pour une Peugeot 207 ou 90 000 km pour une Ford Focus.

Des chiffres à comparer avec le kilométrage moyen des Français - en recul régulier, du fait du prix de l'essence - qui se situe autour de 12 500 kilomètres par an. En clair, une proportion non négligeable de consommateurs se précipite sur le diesel sans y avoir manifestement intérêt.

Le retour des moteurs essence. Les constructeurs ont déjà anticipé un reflux des ventes de modèles diesel en améliorant la technologie des moteurs essence. Plus petits pour une performance inchangée, parfois dotés d'un turbocompresseur, ils sont moins polluants et plus économes. L'entrée en vigueur, en 2009, des normes Euro5, plus contraignantes dans le domaine des particules imbrûlées et des émissions d'oxydes d'azote (NOx), va imposer des investissements qui vont surtout renchérir le coût de fabrication des moteurs diesel.

L'essor des motorisations hybrides (essence/électricité) et, à plus long terme, des modèles urbains à traction électrique, pourrait contribuer à réduire la part du diesel qui, à l'heure actuelle, représente un peu plus de 50 % de la totalité du parc automobile français.
Jean-Michel Normand
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