VOITURE
Posté le 06.02.2008 par ecoville
Patrick Kovarik AFP/Archives ¦ Manifestation des chauffeurs de taxis, le 30 janvier 2008 Place de la République à Paris
Mercredi, les taxis manifesteront à nouveau contre la déréglementation de la profession prônée dans le rapport Attali. A Paris, la préfecture de police s’attend à des difficultés de circulation «très importantes» à l'ouest de la capitale en particulier dans les 16e et 17e arrondissements, ainsi que dans les communes limitrophes.
La circulation sur le boulevard périphérique sera également très fortement perturbée.
Dès 10h00 en provenance des aéroports d’Orly et de Roissy Charles de Gaulle, les chauffeurs de taxis convergeront vers la place de la porte Maillot, via les autoroutes A6 et A1, puis les boulevards des Maréchaux.
La dispersion de la manifestation est envisagée sur place vers 18h00.
Dès 10h00, ou plus tôt si les circonstances l'exigent, toute circulation sera impossible à l'intérieur d'un large périmètre autour de la porte Maillot.
La préfecture de police conseille aux automobilistes de contourner très largement la zone concernée.
Patrick Kovarik AFP/Archives ¦ Manifestation des chauffeurs de taxis, le 30 janvier 2008 Place de la République à Paris
avec agence
20Minutes.fr, éditions du 05/02/2008 - 22h26
dernière mise à jour : 05/02/2008 - 22h26
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Posté le 03.02.2008 par ecoville
Circulation à Londres Photo: Nicolas Asfouri/AFP
Les poids-lourds les plus polluants devront payer à partir de lundi une taxe de 200 livres (266 euros) la journée s'ils veulent entrer dans Londres, dans le but affiché de faire de la capitale britannique "la plus vaste zone à faibles émissions polluantes au monde".
Les poids-lourds, camping-cars et camions de transport de chevaux de plus de 12 tonnes qui ne respectent les normes européennes en matière de rejets polluants devront avoir acquitté la taxe avant leur entrée dans le Grand Londres, une vaste zone de plus de 1.500 km2 et qui abrite sept millions et demi d'habitants.
En juillet, ce sera au tour des bus, cars et camions de moindre tonnage. Puis les vans et minibus suivront en octobre.
Un système de taxation similaire, mais destiné celui-là à réduire les embouteillages chroniques dont souffre la capitale, avait déjà été instauré il y a cinq ans. Il taxe huit livres (environ 11 euros) tout véhicule à quatre roues désireux de pénétrer dans Londres. La zone est cependant beaucoup plus petite, ne concernant que le centre de la capitale.
Selon ses partisans, la nouvelle taxe "verte" permettra une réduction de 16% des rejets les plus polluants d'ici à 2012, ce qui devrait se traduire par un allègement de 250 millions de livres (331 millions d'euros) de la facture de santé, en particulier pour des problèmes respiratoires.
"Dans une ville du monde moderne, la population devrait avoir la possibilité de vivre et de travailler sans la peur d'être empoisonné par l'air qu'elle respire", avait déclaré le maire de Londres, Ken Livingstone, lors de l'approbation du système, en mai dernier.
La taxe, et l'amende de 1.000 livres (1.326 euros) qui menace les resquilleurs, devraient pousser les transporteurs à mettre leurs véhicules aux normes, estiment les autorités municipales.
Selon "Transport for London" (TfL, responsable du réseau de transports londonien), les deux tiers des poids-lourds et la moitié des cars sont déjà aux normes européennes.
Les organisations de chauffeurs routiers estiment cependant que le nombre de véhicules qui vont devoir acquitter la taxe pourrait s'élever jusqu'à dix mille. Le gain pour l'environnement sera en revanche "très faible", assure la Freight Transport Association (FTA, association du transport de fret).
"Cela signifie que les Londoniens et les chauffeurs routiers devront payer un prix énorme -- environ 250 millions de livres -- pour une amélioration dérisoire de la qualité de l'air", enrage Gordon Telling, de la FTA.
"La plus grande pollution provient des voitures et elles ne sont pas concernées", ajoute-t-il.
Pour Jenny Jones, élu Vert au conseil municipal londonien, l'argument ne tient pas. "Peu m'importe s'il ne s'agit que d'un montant dérisoire. Je suis un Londonien. Je dois respirer cet air. Je veux de l'air plus propre, peu importe de combien", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Jenny Bates, de l'association Les Amis de la Terre, salue une mesure "courageuse" mais estime qu'il faut aller plus loin en y incluant les voitures.
Les deux organisations soulignent l'urgence de la situation, pointant du doigt la hausse, observée ces dernières années, des particules fines, ces micro-poussières en suspension dans l'air et qui peuvent pénétrer profondément à l'intérieur des poumons.
Par Phil HAZLEWOOD LONDRES (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 01.02.2008 par ecoville
Le malus écologique a sanctionné de nombreuses marques en janvier
Photo: DR/Relaxnews
Après un bond remarquable enregistré en décembre dernier, le marché automobile français a de nouveau reculé. 162.153 voitures particulières neuves ont été immatriculées en janvier, mois traditionnellement faible. C'est, d'après le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles, une baisse de 5,5% par rapport à janvier 2007, à nombre identique de jours ouvrables.
Côté Français, si les marques de PSA poursuivent leur bonne reprise (+8,6% pour Citroën, +5,1% pour Peugeot), Renault a lourdement chuté en janvier. Le constructeur au losange a vu ses ventes reculer de 10,4% en un an.
Le malus écologique, qui sanctionne financièrement l'achat d'un véhicule trop polluant, semble avoir lourdement pesé sur les ventes des marques allemandes : -24,2% pour BMW, -36% pour Mercedes, -30 pour Audi. Volkswagen s'en sort relativement bien avec une baisse limitée à 7,4%.
Malgré quatre modèles hybrides dans leur gamme, Toyota et sa marque premium Lexus ont enregistré une baisse de 27,3% en janvier.
Outre Citroën et Peugeot, ce début d'année a souri à Ford (+11,1%), Nissan (+12,4%), mais surtout à Fiat. La marque italienne, dont plusieurs modèles sont éligibles au bonus écologique, dont la nouvelle Fiat 500, a enregistré un sursaut de 43,7%.
Les ventes de véhicules utilitaires neufs légers a également baissé. Avec 37.572 immatriculations, le secteur a connu un recul de 5% par rapport à janvier 2007.
(Relaxnews)
© 2008 Relaxnews
Posté le 01.02.2008 par ecoville
Pollution à domicile
Un rapport montre les dangers de l’air que l’on respire au quotidien
Et aussi
"Cette pollution représente une menace permanente"
L'interview d'une spécialiste sur la toxicité des cosmétiques
Les plantes dépolluantes
De la salle de bains à la cuisine, du métro au bureau, l’air que nous respirons est pollué. “Le cocktail détonant” de substances chimiques présent dans l’air intérieur est tel “qu’on se doit d’ouvrir les fenêtres pour faire entrer de l’air de l’extérieur, pourtant réputé pollué” pour le rendre plus respirable, explique la sénatrice (Verts) Marie-Christine Blandin. Celle-ci a présenté hier un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Fruit d'un travail de deux ans, il dresse un état des lieux des risques auxquels nous nous exposons au quotidien.
3% des substances testées
Seules 3 000 substances chimiques sur les 103 000 recensées dans l’Union européenne, c’est-à-dire 3%, ont été testées avant leur mise sur le marché. La directive européenne Reach prévoit que 30 000 substances soient évaluées dans les onze ans à venir. “C’est lent”, déplore Marie-Christine Blandin, et les critères de sélection des 30 000 substances ne sont pas fondés sur leur toxicité, mais sur la date (après 1981) et la quantité (supérieure à une tonne) mise sur le marché. Alors que le nombre de cancers en France a augmenté de 63% ces vingt dernières années et que la cause de 35% d’entre eux reste inconnue, le rapport propose de développer la recherche en santé environnementale.
Prendre ses responsabilités
Pour la sénatrice du Nord, il faudrait notamment créer un registre national des cancers et réformer la “nébuleuse institutionnelle” des organismes qui veillent sur notre santé. Selon l’OMS, 24% des maladies sont causées par des expositions qui peuvent être évitées. Suivant ce constat, elle invite tout le monde à assumer ses responsabilités : les agences de veille, les industriels, mais aussi le citoyen. “Le but n’est pas d’entraîner une psychose, mais de contrebalancer le message de la publicité : les produits que nous utilisons nous facilitent la vie, mais ils ne sont pas anodins, il ne faut pas l’oublier.”
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 01.02.2008 par ecoville
IDE ¦ Infographie: Le bilan environnement du mandat Delanoë
La politique de diminution de la place donnée à l'automobile a été menée pied au plancher par Bertrand Delanoë et son équipe depuis 2001. Quatre grands axes ont été réaménagés, 60 km de couloirs de bus créés, et 35 quartiers verts, avec élargissement des trottoirs, ont vu le jour. Grâce à ces aménagements, la Ville se targue d'avoir fait baisser de 20% la circulation automobile - mais celle des deux-roues motorisés et des camions de livraison a augmenté de 25%.
Quels résultats en matière de lutte contre la pollution? Le bilan est contrasté. Airparif indique que la pollution au dioxyde d'azote - celle qui a le plus d'effets sur la santé - a baissé de 32% entre 2001 et 2007. Mais seulement 6% serait dû aux aménagements urbains, le reste étant le résultat des améliorations technologiques sur les voitures. «Et s'il y a une baisse de la pollution de fond, la pollution à proximité des lieux de trafic est stable depuis dix ans, et reste deux fois supérieure aux normes», précise Airparif. Yves Contassot (Verts), adjoint en charge de l'Environnement, ne veut désormais plus retenir que cette pollution de proximité pour mesurer «ce que respirent vraiment les gens». «La pollution de fond sous-estime la réalité, et tronque le débat. Nous venons, par exemple, de changer nos méthodes de calcul pour mesurer la pollution aux particules. Du coup, les chiffres explosent sur l'année 2007 pour ce polluant.»
L'UMP est catégorique: «La politique d'aménagement urbain de Delanoë n'a eu aucun effet sur la pollution», tranche Pierre-Yves Bournazel, porte-parole de Françoise de Panafieu. «De toute façon, la circulation ne représente qu'un tiers de la pollution, le reste étant dû à l'habitat et à l'industrie. Sur l'habitat, rien n'a été fait. Il a fallu attendre la fin de la mandature pour avoir un plan climat.»
Il est vrai que le domaine de l'éco-construction était absent du programme de Delanoë en 2001. Mais la municipalité met en avant que tous ses chantiers «se font désormais sous la norme HQE » et qu'elle a déjà installé «3.300 m2 de panneaux photovoltaïques [qui, exposés à la lumière, génèrent de l'électricité] dans le 18e.» Son plan climat, adopté en octobre 2007, comporte aussi un grand volet bâtiments: la Ville promet de réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre de ses bâtiments, et de 25% sur tout Paris, d'ici à 2020. Le chantier est tout juste lancé.
IDE ¦ Infographie: Le bilan environnement du mandat Delanoë
M. Bosredon
20 Minutes, éditions du 01/02/2008 - 07h10
dernière mise à jour : 01/02/2008 - 13h05
Posté le 30.01.2008 par ecoville
Un piéton traverse une place de la République recouverte de taxis, à Paris. (Photos: AFP/Kovaric)
Les chauffeurs de taxis protestent contre la déréglementation de la profession préconisée par le rapport Attali. Conséquences : des bouchons monstres dans plusieurs villes de France.
»INFOGRAPHIE. Le top 50 des mesures Attali
»L'évolution en temps réel des bouchons en Île de France sur Sytadin
Marseille, Nantes, Lyon, Strasbourg, Paris, Toulouse... aucune grande ville de France n'est épargnée aujourd'hui par les bouchons engendrés par la grève des chauffeurs de taxis, appelés par la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat) à cesser le travail et à manifester dans chaque département contre le rapport Attali. Les opérations escargot se sont ainsi multipliées mercredi aux abords des grandes villes françaises. Point d'orgue de cette opération que la Fnat veut « visible et symbolique », Paris. 700 à 1.000 taxis y entourent la place de la République, qui s'est recouvert de panneaux clamant « Touche pas à mon taxi », «non à la déréglementation», «non à la paupérisation de notre métier». Les forces de l'ordre ont maintenu à distance d'autres véhicules qui souhaitaient partciper au mouvement et de nombreux conducteurs sont également venus à pied. La Fnat espère mobiliser 10.000 des 16.000 véhicules qui sillonnent la capitale et sa banlieue.
Au cœur de la colère des taxis ? Les mesures avancées par le rapport Attali pour augmenter le nombre de véhicules en circulation comme l'attribution gratuite étalée sur deux ans de licences aux demandeurs inscrits à la fin 2007, le partage entre chauffeurs de la même plaque ou la suppression des restrictions territoriales qui limitent le chargement des clients. Si ces recommandations étaient suivies, jusqu'à 60.000 taxis pourraient alors, par exemple, circuler en région parisienne. «C'est la mort de la profession si ces mesures sont appliquées», souligne Bertrand Casagrande, vice-président de la chambre syndicale des taxis parisiens. «La qualité de service n'est pas un problème de nombre de taxis mais de fluidité de la circulation», insiste-t-il.
Jean-Claude Gaudin, avocat des taxis
La Fnat qui fustige cette déréglementation de la profession, reproche également au gouvernement la non-compensation de la détaxe et de l'éco-pastille et la non-actualisation des tarifs 2008. Enfin, l'organisation revendique la reconnaissance du taxi comme véritable acteur du transport public et plaide pour la rénovation de la loi de 1995. Dans son combat, le syndicat peut d'ores et déjà compter sur un allié de poids. Le sénateur-maire de Marseille et vice-président de l'UMP, Jean-Claude Gaudin, s'est engagé à intervenir auprès de Nicolas Sarkozy pour que ce volet du projet Attali soit abandonné.
Posté le 25.01.2008 par ecoville
Francois Guillot AFP/Archives ¦ Le maire PS de paris Bertrand Delanoe à Paris le 17 septembre 2007
Bertrand Delanoë veut favoriser les transports électriques par tous les moyens. Dans une interview accordée à 20 Minutes et publiée vendredi le maire de Paris et candidat à sa propre succession développe son projet d’Autolib’, sur le modèle des Vélib’. Il souhaite «des véhicules électriques», dans des stations «en souterrain et en surface», à Paris mais aussi «dans l’agglomération parisienne». Il s’engage même à financer les frais d’installation de ces stations, à hauteur de «plusieurs millions d’euros».
Il souhaite encourager financièrement l’acquisition de deux-roues électriques à Paris, et annonce que cette subvention pourrait s’étendre «aux voitures électriques pour les particuliers» vers 2011 ou 2012.
Sur le dossier du logement, il estime que Michèle Blumenthal, maire PS du 12e arrondissement, occupe son appartement «tout à fait légalement» et pose la question : «les Parisiens occupant de façon régulière un logement du parc social seraient-ils interdits de candidature à une élection ?».
Enfin, sur le thème du Grand Paris, il estime qu’il faut «une institution à laquelle l’Etat participe et où la région doit jouer un rôle central», contrairement à ce que propose Françoise de Panafieu qu’il qualifie d’«improbable syndicat intercommunal auquel on adhérerait à la carte». Il se dit également hostile à la disparition des départements.
L'entretien sera publié demain vendredi.
Francois Guillot AFP/Archives ¦ Le maire PS de paris Bertrand Delanoe à Paris le 17 septembre 2007
Magali Gruet
Posté le 18.01.2008 par ecoville
La Logan de Renault, le 28 septembre 2006 à Paris Photo: Pierre Verdy/AFP
Le constructeur français Renault va commercialiser la version écologique de la Logan "dans les années à venir", a affirmé à la presse allemande de vendredi le patron de sa filiale allemande Jacques Rivoal.
"Nous allons proposer la voiture dans les années à venir", a-t-il déclaré au quotidien économique Handelsblatt, selon des extraits communiqués à l'avance.
"Les tests se passent bien", a ajouté M. Rivoal.
La version écologique de la Logan, dont le prototype a été présenté par Renault en octobre dernier, devrait être commercialisée à partir de 2010, avance encore le journal.
Les émissions de CO2 de cette Logan expérimentale, qui porte la signature "Renault eco2" des véhicules les plus écologiques du constructeur, s'élèvent à 97 grammes de CO2/km en cycle mixte, soit une consommation de 3,8 litres aux 100 km, contre 120 grammes/km pour le même modèle standard.
Soit bien en-dessous des normes tant critiquées en Allemagne que tente d'imposer la Commission européenne de 120 grammes de CO2 émis par kilomètre.
FRANCFORT (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 16.01.2008 par ecoville
Deux personnes ont été tuées, mardi 15 janvier, dans l'Orne et en région parisienne par des chutes d'arbre dues à la tempête qui a balayé le nord-ouest de la France.
Un chauffeur-routier de 39 ans est mort mardi à Saint-Denis-sur-Sarthons (Orne), sur la RN12, écrasé dans sa cabine par un arbre, a-t-on appris auprès des gendarmes. Au Thillais, dans le Val d'Oise, c'est une mère de famille de 31 ans qui est morte en milieu de journée après avoir été touchée à la tête par un peuplier brisé par le vent.
Des vents violents de 90 à 110 km/h, accompagnés parfois de fortes précipitations, ont parcouru mardi tout le nord-ouest de la France. En fin d'après-midi, une quizaine de départements étaient encore placés en alerte orange par Météo France.
Posté le 10.01.2008 par ecoville
Le périphérique, porte d'Orléans. L'accès payant aux autoroutes urbaines financerait les transports collectifs franciliens. Crédits photo : Le Figaro
Bertrand Delanoë comme Françoise de Panafieu se démarquent de la proposition du candidat Vert.
Les automobilistes devront-ils bientôt payer pour prendre le périphérique autour de Paris ? Tel est le souhait du candidat Vert à la Mairie de Paris, Denis Baupin, qui a fait de cette proposition un des axes majeurs de son programme. L'élu écologiste entend «rendre payants le périphérique et les autoroutes d'Ile-de-France». Et il justifie cette mesure en précisant que la recette de ces nouveaux péages servira à «financer les transports collectifs» franciliens.
Bertrand Delanoë, qui brigue sa propre succession, a aussitôt indiqué son hostilité à l'idée «de faire payer des automobilistes venant de communes voisines pour qu'ils puissent entrer dans Paris». Le maire de la capitale, qui dirige une liste commune PS-PCF au premier tour, ne veut pas d'«un péage comparable à celui de Londres». Il ajoute toutefois, dans son préprogramme, que «la question d'un “péage urbain” doit être soulevée». Et Delanoë préconise d'«étudier la mise en place d'un péage pour les poids lourds circulant sur les axes routiers franciliens, proportionnel au nombre de kilomètres parcourus et au niveau de pollution des véhicules».
Françoise de Panafieu a elle aussi affirmé son opposition au projet de péages sur le périphérique parisien. Et elle n'a pas manqué d'utiliser la proposition de Baupin pour critiquer Delanoë, soumis, à l'en croire, à la surenchère permanente de ses alliés écologistes, qui avaient obtenu 12 % des voix aux municipales de 2001. «Denis Baupin, adjoint du maire de Paris, est l'instigateur de la politique de restriction de la place de l'automobile menée par la gauche dans la capitale, tonne Panafieu. Il dit tout haut ce que Delanoë pense tout bas.» Afin de désengorger le périphérique, la candidate UMP préfère soutenir le projet Métrophérique de la RATP, rocade souterraine qui relierait tous les terminus des lignes de métro pour faciliter les déplacements de banlieue à banlieue. Pour autant, dans son préprogramme, Panafieu ne se dit pas irrémédiablement hostile à des péages sur les autoroutes d'Ile-de-France. Elle souhaite «le lancement d'une consultation populaire à l'échelle de l'agglomération parisienne sur la question du péage urbain».
Ce distinguo entre périphérique parisien et autoroutes franciliennes fait bondir le candidat du Front national à Paris, Martial Bild. «Nous sommes le seul parti qui proteste contre la double peine que Delanoë et les bobos infligent aux classes moyennes, veut-il croire. Elles sont chassées de Paris par le prix de l'immobilier et devront bientôt payer pour avoir le privilège de passer des heures dans les embouteillages du périphérique.»
«Khmer vert» ou aiguillon ?
En termes plus choisis, le président du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France a lui aussi condamné sans réserves la proposition de Baupin. «Le candidat Vert à Paris veut matraquer les Franciliens qui n'ont pas d'autres choix que d'emprunter les routes et autoroutes pour se rendre à leur travail», fulmine Roger Karoutchi.
Des objections qui n'ébranlent pas Baupin, tant l'hostilité des Verts à l'automobile est revendiquée par ce parti depuis sa naissance, après Mai 68. Lors de la présidentielle de 1974, le premier candidat écologiste à l'Élysée, René Dumont, avait ainsi fustigé «la dictature de l'automobile» et lancé une formule restée fameuse : «La voiture ça pue, ça pollue, ça rend con.»
Pourtant, Denis Baupin se défend d'être le «Khmer vert» raillé par ses détracteurs et se considère plutôt comme un aiguillon. «J'ai l'habitude qu'on caricature mes positions, assure-t-il. Quand la pollution diminue, c'est grâce à Bertrand Delanoë ; quand les embouteillages augmentent, c'est la faute des Verts.»