TRANSPORT
Publié le 06/11/2009 à 21:01 par ecoville
Déjà un million de trajets pour Vélib’ en banlieue
Depuis la rentrée, le nombre d’utilisateurs grimpe légèrement, même si les abonnements ne suivent pas encore. Les adeptes de proche banlieue sont moins réguliers que les Parisiens.
Le CAP doit être franchi ce week-end. Huit mois après l’installation du premier Vélib’ en banlieue, le système de vélos en libre service fête sa millionième utilisation. Depuis février, les 300 stations progressivement installées dans 30 villes de petite couronne ont vu leur fréquentation augmenter peu à peu. L’utilisation des Vélib’ en banlieue aurait même bondi en septembre.
« Elle a augmenté de 35 % par rapport à la moyenne des mois précédents », assure Albert Asseraf, directeur général marketing, études et stratégie chez JCDecaux, propriétaire des Vélib’.
3 000 vélos en circulation
Aujourd’hui, environ un Vélib’ sur dix serait utilisé en banlieue. En octobre, sur les 2,1 millions d’utilisations recensées, tous Vélib’ confondus, 200 000 auraient été décrochés en petite couronne. Sachant que la capitale compte actuellement environ 19 000 vélos en libre-service et la banlieue 3 000, le constat s’impose : un Vélib’ dans Paris est utilisé environ3,7foispar jour, tandis qu’un Vélib’ en banlieue, sert 2,3 fois. « Compte tenu des densités moins importantes de stations et de population en banlieue, ces chiffres sont extrêmement prometteurs », se réjouit Albert Asseraf. Selon le responsable de JC Decaux, les Vélib’ devraient atteindre leur vitesse de croisière de l’autre côté du périphérique vers le mois de janvier. « Pour l’instant, les nouveaux utilisateurs testent le système, comme cela s’est passé à Paris dans les premiers mois qui ont suivi l’installation, explique-til. Les abonnements semultiplieront un peu plus tard. » En banlieue, les trajets effectués en Vélib’ ont la même durée moyenne qu’à Paris : soit entre 19 et 20 minutes.
Et quid des dégradations, qui ont décimé le parc de Vélib’ parisien dès les premiers mois ? « On ne constate pas de phénomène particulier en banlieue », affirme Albert Asseraf. Le responsable souligne que, étant donné le rayon de 1,5 kmautour de la capitale dans lequel se trouvent les 3 000 Vélib’ de banlieue, les stations banlieusardes ne se trouvent pas « plus isolées » que celles qui se trouvent en périphérie de Paris. « On n’avait donc pas de crainte particulière », jure Asseraf.
Et tandis que Vélib’ fête sa millionième utilisation en banlieue, les vélos en libre-service célèbrent leurs 61 millions de trajets à Paris.
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Le Parisien
Publié le 12/10/2009 à 23:21 par ecoville
TRANSPORTS - La SNCF étudie la réalisation de nouvelles gares, notamment en grande couronne...
Amener la très grande vitesse aux portes des Franciliens. La SNCF vient d'annoncer qu'elle allait soumettre au projet du Grand Paris un chantier de constructions de plusieurs gares TGV en région parisienne. Selon la SNCF, l'Ile-de-France, notamment sa partie ouest, serait en effet une des régions les plus mal desservie par la grande vitesse. Hormis Paris et ses cinq gares TGV, il n'en existe que trois autres en Ile-de-France : Massy, Marne-la-Vallée et Roissy.
Créteil à 1h50 de Reims
«L'avantage du TGV, c'est de faire du «centre-ville à centre-ville», or pour les non-Parisiens, soit 80% des Franciliens, ce n'est pas le cas puisqu'ils sont souvent obligés de se rendre à Paris pour prendre le train», explique Mireille Faugère. La directrice de SNCF Voyages se prend à «rêver» de «douze gares pour douze millions d'habitants» - Paris étant comptabilisé par la SNCF comme une seule gare TGV. En attendant, elle va soutenir cinq projets dans le cadre du Grand Paris: La Défense, Plaine-de-France, Orly, Essonne-Sud et Villeneuve-Saint-Georges. La création de ces pôles permettrait, par exemple, de mettre Lille à 1h40 de Cergy contre 2h15 actuellement, Le Mans à 1h25 de Saint-Germain-en-Laye contre 2h, ou Reims à 1h20 de Créteil contre 1h50.
La SNCF veut profiter de la future ligne TGV entre Paris et Le Havre pour accélérer le projet à La Défense. «Cette ligne ne doit pas être pensée comme une relation entre la Normandie et la capitale, mais doit desservir La Défense puis aller vers Roissy, ce qui permettra au centre d'affaires d'être relié au nord de l'Europe et à la Normandie. Le Grand Paris doit nous amener à repenser l'accessibilité en région parisienne, et Paris ne doit plus être un cul-de-sac pour les TGV», insiste Mireille Faugère. La gare d'Orly, en plus de desservir l'aéroport, serait, elle, un point d'arrêt entre les lignes TGV Paris-Lyon-Clermont et la LGV Atlantique, grâce à la création d'un «barreau» de liaison dédié au TGV entre ces deux lignes, au sud de l'Ile-de-France.
Elles doivent aussi participer au réaménagement urbain. Sophie Boissard, directrice de gare et connexions, imagine déjà des «méga-gares TGV, du type de ce que nous avons construit à Shanghai et Pékin».
Mickaël Bosredon
Publié le 07/07/2009 à 01:19 par ecoville
L'enjeu d'une nouvelle mobilité au service de la qualité de vie et de l'environnement" prône la ville depuis déjà quelques semaines. Un vrai défi environnemental dont voici les principales mesures.
1) Moins de places de stationnement
Il est interdit désormais de stationner au pied des remparts, entre les portes Thiers et St -Lazare. Quelque 250 places de parking gratuit ont été supprimées qui devraient être compensées au parking des Italiens sur un site jusqu'alors occupé par une société spécialisée dans les travaux routiers. Entre ces deux portes, en lieu et place des places de stationnement, un couloir de bus a été aménagé. Pourquoi là, ne manqueront certainement pas de s'interroger plusieurs observateurs ? À vrai dire, trois solutions s'offraient à la municipalité : une première qui consistait à ne rien changer au risque d'augmenter les difficultés de circulation ; une deuxième qui consistait à couper tous les platanes le long du boulevard Limbert pour y créer un couloir de bus… Vous imaginez d'ici le tollé ! C'est la troisième solution finalement qui a été adoptée et qui entrera en vigueur à compter d'aujourd'hui.
2 ) Le marché déménage dans le jardin de la préfecture
Déplacé une première fois voici une dizaine d'années, pour cause de travaux… de parking (souterrain cette fois-ci), de la Porte Saint-Michel vers la porte Saint-Lazare, le marché du samedi matin semble être condamné à voyager. Aujourd'hui, pour cause de création d'un couloir de bus, il traverse le boulevard Limbert et s'installe dans le jardin de la préfecture Chabran. Enfin un peu d'animation pour cet immense univers minéral où seuls quelques arbres tentent d'apporter un semblant d'ombre !
3) Le velopop débarque en ville
Près de la porte Saint-Lazare, toujours sous les remparts (et comme dans d'autres lieux en ville), une trentaine d'arceaux pour accueillir des "vélopop" ont été installés. Pourquoi n'a-t-on pas profité de ce nouvel espace, désormais libre de toutes places de stationnement, pour installer également des parkings pour deux-roues ? Les adeptes avignonnais de la petite reine auraient certainement apprécié.
4) Moins de jeux de boules
Derrière l'appellation "qualité de vie et mobilité" chère à la municipalité, comment ne pas désormais lui suggérer d'aménager de véritables jardins, sis entre remparts et nouveau couloir de bus. Jardins avec bancs et jeux pour les enfants… Et si la ville veut donner encore plus de convivialité à ce nouvel ensemble, ne pourrait-elle pas restaurer les jeux de boules situés au pied des remparts Saint-Lazare et les équiper d'une vespasienne gratuite et régulièrement entretenue ?
Hervé Aujames
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"Les remparts ne sont pas un immense giratoire"
"Il faut que l'on prenne conscience que les remparts ne sont pas un immense giratoire ! a lâché Marie-Josée Roig il y a quelques jours lors de la mise en place du conseil de développement du Grand Avignon, organe consultatif sur l'élaboration du projet d'agglomération du Grand Avignon.
C'est la raison pour laquelle, profitant des aménagements devant avoir lieu le long des remparts, la Ville supprimera le stationnement des véhicules entre les portes Thiers et Saint-Lazare : "Ce projet fait partie du dispositif que nous avons baptisé la Ville en douceur. Mais la suppression du terre-plein tout autour des remparts rentre dans le cadre d'une politique menée depuis des années", explique François Leleu, adjoint au maire en charge de la circulation et du stationnement.
"Il s'agit également de répondre à une contrainte patrimoniale imposée par les architectes des Bâtiments de France qui considèrent que le terre-plein des remparts fait partie du monument", poursuit l'élu.
Pour compenser cette suppression de places, 250 seront ajoutées au parking des Italiens, qui sera gardé nuit et jour et desservi par la navette gratuite qui relie le centre-ville. En lieu et place de stationnement, ce sont les navettes desservant l'intra-muros durant tout cet été, longeront les remparts sud.
"À plus long terme, il est prévu de mettre en place un transport en commun en site propre entre les portes Saint-Michel et Saint-Lazare", ajoute l'élu. "35000 voitures circulent quotidiennement le long des remparts sud. Sur le tour des remparts, la circulation est la plus importante aux heures de pointe et correspond à la recherche de stationnement le long du terre-plein des remparts" ajoute François Leleu qui estime que la liaison Est-Ouest permettra de diminuer ce flux de circulation en le déplaçant. Et l'élu d'évoquer un projet à plus long terme qui devrait contribuer à réduire ce flux.
"Il est prévu de diminuer le nombre de voies de circulation en passant d'une deux fois deux voies à une voie de circulation dans chaque sens. Les voies libérées seraient réservées au transport en commun", explique l'adjoint en charge de la circulation et du stationnement.
Quant à savoir si un aménagement paysager est prévu de ce côté-ci des remparts sud, François Leleu reconnaît "qu'il n'y a pas de projet pour valoriser cet espace-là pour l'instant mais dans l'avenir il y aura un aménagement paysager".
Publié le 07/07/2009 à 01:07 par ecoville
La banlieue se rapproche à grande vitesse de la province. Dès aujourd’hui ,la gare de Fontainebleau (Seine-et-Marne) est desservie par le TGV. Les voyageurs qui grimperont dans ce train pourront rejoindre Marseille en quatre heures quarante. « Cela rendra service à de nombreuses familles qui veulent partir en vacances dans le Sud ou à la montagne », se réjouit le maire Frédéric Valletoux, qui y voit aussi « une opportunité économique et touristique » pour sa ville.
A partir de ce matin également, les habitants de Mantes-la-Jolie (Yvelines) et des environs pourront rejoindre tous les jours Strasbourg en presque cinq heures et Dijon en trois heures et trente minutes grâce à l’arrivée des TGV Le Havre-Strasbourg et Evreux-Dijon.
« Ces liaisons grande vitesse ont trouvé leur public »
Lancées à titre expérimental pendant trois ans, les deux lignes qui passent par Mantes ont pour particularité de contourner Paris par le nord et d’éviter ainsi les changements de gare dans la capitale. Dès aujourd’hui, ces deux trains s’arrêteront également à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne).
Le développement se poursuivra en décembre, avec la gare de Conflans-Fin-d’Oise (Yvelines). La SNCF espère attirer entre 100 000 et 150 000 voyageurs par an sur ces deux parcours.
Inaugurées dans les années 1990, « les liaisons grande vitesse entre la banlieue et la province ont trouvé leur public », selon la direction de l’entreprise. « Les clients sont au rendez-vous. Le fait de ne plus passer par Paris en se baladant d’une gare à l’autre avec les valises est un argument de poids. » Avec Fontainebleau, elles sont aujourd’hui huit gares franciliennes à accueillir le TGV : Massy, Juvisy (Essonne), Roissy (Val-d’Oise), Melun, Chessy - Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) et Versailles (Yvelines) (voir notre tableau) .
Le taux de remplissage de ces rames est bon et les clients, plutôt satisfaits, selon la direction de la SNCF. A elle seule, la gare TGV Marne-la-Vallée - Chessy, dopée il est vrai par les visiteurs de Disneyland Paris, reçoit 5 000 passagers par jour en moyenne.
Publié le 18/06/2009 à 10:42 par ecoville
Deux mois après leur mise en service, les Vélib’ de Vanves ont été inaugurés hier matin au parc des sports André-Roche, par Bernard Gauducheau, maire (NC) de Vanves, en présence d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris. « C’est un véritable succès, souligne Bernard Gauducheau. Nous avons enregistré près de 4 600 utilisations en mai et juin promet d’être encore meilleur.
» La ville dispose de 7 stations, soit 160 vélos en libre service.
Publié le 18/06/2009 à 10:33 par ecoville
La station de métro Concorde est fermée tout ce week-end. En cause : une première mondiale entre Château-de-Vincennes et La Défense. C’est ainsi que la RATP présente la transformation en une ligne entièrement automatique de la ligne 1 du métro, la plus ancienne (1900), la plus centrale et la plus fréquentée (725 000 voyageurs par jour).
« Nous avons déjà réalisé trois ans de travaux qui ne se voyaient pas, désormais ils vont se voir », prévient Yves Ramette, le directeur général adjoint de la RATP. Chaque station sera tour à tour fermée entre le vendredi soir et le lundi matin. La régie a aussi dévoilé dans la nuit de vendredi à samedi l’une des toutes premières rames MP 05 qui équiperont la ligne rénovée. Les 16 premières sans cabine de pilotage (sur 49) entreront en service début 2011 et auront remplacé la totalité des rames actuelles avec conducteur en mars 2012. Fabriquées par Alstom à Valenciennes (Nord), elles reprennent la carcasse des rames d’un seul tenant de la ligne 14 (Saint-Lazare - Olympiades).
Elles bénéficieront en revanche des dernières avancées technologiques et affichent un design nouveau, conçu par Yo Kaminagai, avec des sièges rayés aux couleurs acidulées (vert tendre, rose fuchsia, violet…), un plancher aux tons rouille, des écrans de télévision, des caméras de surveillance et un éclairage soutenu.
Quant aux rames actuelles, elles seront transférées sur la ligne 4 (Porte-d’Orléans - Porte-de-Clignancourt).
Pour Gérald Churchill, le chef d’orchestre du chantier, « le véritable challenge est de transformer une ligne déjà en exploitation sans interrompre le trafic », ce qui n’était pas le cas de la ligne 14 créée de toutes pièces en 1998.
Une à une, les 25 stations voient donc leur sol rehaussé d’environ 5 cm, et des façades transparentes de 1,70 m de haut équipées de portes palières enfermeront bientôt la voie. Des travaux qui ne peuvent être réalisés que la nuit.
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, promet à l’issue de ce chantier de 150 millions d’euros (plus 479 millions pour le matériel roulant), entièrement financé par la Régie, une ligne 1 « plus sûre, plus régulière et plus flexible ». Le directeur du métro, Serge Lagrange, se défend d’avoir voulu réaliser « une ligne antigrève » mais, de fait, la disparition des 250 conducteurs, acceptée par les syndicats, élimine les questions de planning et permet d’injecter dans l’instant de nouveaux trains en cas de surcroît de voyageurs. A terme, une rame passera toutes les 85 secondes à l’heure de pointe.
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
« Ah ouais… C’est deux fois plus rapide. » Montre en main, Abir Mzah est en train de découvrir le nouveau parcours du bus 91.06, qui relie la gare de Massy à Saint-Quentin-en-Yvelines. La jeune femme, ingénieur en stage à l’Institut d’optique de Palaiseau, emprunte cette ligne tous les jours.
Depuis hier matin, le bus emprunte de nouvelles voies, spécialement construites pour lui et qui lui sont totalement réservées.
Pas de voiture, donc pas de bouchons. Résultat : le bus ne met plus que huit minutes entre les deux villes, là où il fallait en compter quinze au minimum. « Aux heures de pointe, c’était plus autour de vingt à vingt-cinq minutes », précise Vincent, 28 ans, étudiant à Polytechnique.
Lui aussi prend le bus quotidiennement et trouve l’innovation « géniale ». « Tout le monde sur le campus attendait ça avec impatience car beaucoup d’élèves habitent Paris. Avec le développement du plateau de Saclay qui s’annonce et l’implantation de start-up, c’est vraiment bien. »
A bord du bus, qui avale le ruban de bitume flambant neuf, Abir continue de se réjouir. Car sur son passage, il est prioritaire aux croisements avec les autos, les feux passent au vert comme par enchantement. « Je vais gagner un quart d’heure le matin et un autre le soir, ça n’est pas négligeable. » La jeune femme, qui vit à Paris, enchaîne chaque matin deux RER et un bus, soit une heure « quand tout va bien ».
Seule ombre au tableau hier : le déficit d’information. A la gare RER de Massy, seule une minuscule affichette indiquait en effet le déménagement de l’arrêt. « On a perdu vingt-cinq minutes à attendre en haut pour rien ! » pestait ainsi une dame, suivie par d’autres passagers mécontents, chargés de valises. « On savait que ça devait démarrer, mais on n’avait pas la date », explique une jeune femme employée au CEA (Commissariat à l’énergie atomique). Les bus étant plus rapides et plus nombreux (23 rotations supplémentaires chaque jour), les usagers devront également apprivoiser les nouveaux horaires…
Les bus circulent du lundi au vendredi de 5 h 30 à 21 heures et le samedi de 6 h 40 à 21 h 40.
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Le Parisien
Publié le 27/04/2009 à 12:00 par ecoville
Il sera mis en place en juin, mais le Velcom, vélo en libre-service de Plaine Commune, a fait sa première apparition hier lors de la Fête des tulipes de Saint-Denis. Conçu par JCDecaux, il ressemble au Vélib’, sauf sa couleur. Il est gris, noir et jaune. Le 24 juin, sauf imprévu, 450 de ces petites reines seront installées à Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve et L’Ile-Saint-Denis.
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
Marseille à seulement quatre heures quarante de Fontainebleau. Un rêve qui va se concrétiser à partir du 5 juillet, grâce à un arrêt du TGV Yonne-Méditerranée. Le but étant le développement touristique de la ligne. Depuis 1996, ce TGV part à vide du Val-de-Marne et dessert Melun avant de filer vers le Sud. Mais cette liaison coûte très cher car elle est encore peu connue et le train part souvent à vide.
Le conseil général de l’Yonne et la région Bourgogne ont ainsi versé 2 millions d’euros en 2008 à la SNCF pour combler le déficit.
D’où l’idée de l’Yonne de lancer un partenariat avec la commune de Fontainebleau. Guy Bourrasse, élu divers droite de ce département, explique la stratégie : « Au départ, le projet avait été lancé pour désenclaver notre région en visant la clientèle d’affaires, notamment entre la Seine-et-Marne et l’Yonne, pendant la semaine. Mais on s’est aperçu qu’il fallait aussi cibler les voyageurs intéressés exclusivement par le tourisme. D’où l’idée de Fontainebleau, une destination phare dans le Sud Seine-et-Marne. »
La nouvelle enthousiasme Frédéric Valletoux, le maire UMP. « Cela élargit notre horizon de développement économique et touristique. On va essayer de conquérir des visiteurs potentiels qui pourront par exemple venir passer un week-end à Fontainebleau, avant d’aller à Paris. Nous allons travailler avec le comité départemental du tourisme, les chambres de commerce de Seine-et-Marne et des grandes villes situées sur cet axe. C’est aussi un argument pour le développement d’actions culturelles avec le château par exemple. »
Pour le maire, cet arrêt du TGV rendra aussi « service à de nombreuses familles qui veulent partir en vacances dans le Sud ou à la montagne ». Philippe Schwab, directeur de l’office du tourisme, est ravi : « Cela va compenser le désavantage que nous avions par rapport au château de Versailles, plus proche de Paris. De plus, on peut proposer des tas d’idées pour que les touristes restent un week-end dans la cité impériale. Il faut vite trouver une solution d’accueil des touristes à la gare de Fontainebleau-Avon. Pour l’instant il n’y a rien pour les guider. »
« Proposer des idées pour que les touristes restent un week-end dans la cité impériale »
Du 5 juillet au 24 août, ce TGV s’arrêtera en gare, tous les matins à 7 h 40, sauf le dimanche, en direction de Marseille. Au retour, ce sera tous les soirs (17 h 40 au départ de Marseille). Après l’été, il passera deux fois par semaine. Le samedi et le lundi matin à l’aller, le dimanche et le lundi soir au retour.
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
Imaginez une balade à vélo entre Stains et Villepinte sur une piste ombragée, au milieu de grands arbres... Les plus sportifs pourraient même pousser jusqu’à Noisy-le-Grand, en traversant la forêt de Bondy. Un trajet impensable aujourd’hui, dans un département silloné surtout de voies rapides, mais qui pourrait devenir possible dans quelques années.
Alors que le conseil général vient d’adopter son Agenda 21, il lance un projet de chemins verts pour relier entre eux l’ensemble des parcs départementaux. Un premier tronçon de cinq kilomètres de long sera ouvert au cours de l’été prochain entre Le Blanc-Mesnil et Aulnay, en passant par les parcs Ballanger et du Sausset.
De quoi s’agit-il ? La trame verte est une voie de circulation douce, un réseau réservé aux cyclistes et piétons, planté de végétation. Elle sera reliée à d’autres axes de promenade afin de valoriser des territoires délaissés le long des canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis.
Un couloir écologique
Mais ce maillage du département profitera également à d’autres voyageurs : il permettra aux animaux de circuler d’espace vert en espace vert , pour casser l’enclavement qui menace les espèces des milieux urbains. Il s’agit de former un couloir écologique entre les parcs pour stimuler la biodiversité.
« Ce sera aussi l’occasion de mettre en oeuvre la nouvelle gestion durable des eaux pluviales », rappelle-t-on au conseil général. Dans le passé, l’eau de pluie était recueillie dans des réservoirs souterrains. « Mais cela n’empêchait pas les inondations ». Avec ces chemins, les aménageurs plantent des barrières végétales qui absorbent et retiennent une partie de l’eau.
Quand aux inondations saisonnières, elles sont désormais mieux acceptées. Sur les espaces verts, le surplus d’eau gagne les prairies basses, disperse les graines et humidifie le sol. Une stratégie durable de gestion de l’eau pluviale qui allège le coût du retraitement.
Pour l’heure, le projet prend la forme de deux axes, l’un au nord et l’autre au sud du département.
L’arc nord, en cours de réalisation, reliera la Seine à l’ouest au parc de la Poudrerie à Sevran, via les parcs de La Courneuve et du Sausset.
L’arc sud, en cours d’étude, reliera la forêt de Bondy à la corniche des forts de Romainville tandis qu’un barreau fera le lien avec le parc de la Haute-Ile de Neuilly-sur-Marne et le bois Saint-Martin de Noisy-le-Grand, à l’extrême sud du département.