TRANSPORT
Posté le 15.03.2008 par ecoville
Artémis, échoué sur la plage des Sables-d'Olonne Photo: Benoit Laplanche-Lionnet/AFP
Le cargo Artemis, échoué sur la plage des Sables d'Olonne, va faire l'objet de mesures conservatoires dont la vidange de ses soutes, en attendant les prochaines grandes marées, a-t-on appris vendredi auprès des préfectures concernées.
Le cargo, qui n'a pu être remis à flot en début de semaine, après l'échec de plusieurs tentatives, devrait vraisemblablement rester sur place jusqu'aux prochaines grandes marées annoncées à partir du 7 avril où de nouvelles opérations devraient être tentées.
L'armateur (la société néerlandaise Amasus) et la société chargée du sauvetage (Les Abeilles international) devront rendre le 20 mars "un plan de déséchouement consolidé" aux autorités, ont précisé dans un communiqué commun la préfecture de la Vendée et la préfecture maritime de l'Atlantique.
En attendant, les soutes de gazole de propulsion (42 m3) sont en cours de vidange. Ne resteront à bord que 10 m3 pour permettre à l'équipage de conserver une source d'énergie jusqu'aux prochaines manoeuvres.
Pour empêcher tout déplacement du cargo, les ballasts de l'Artemis, qui avaient été vidés pour faciliter les tentatives de remise à flot, ont été à nouveau remplis et "un dispositif d'amarrage va être mis en place", a-t-on précisé de même source.
L'approche du navire ainsi que de ses lignes d'amarrage seront interdits d'accès aux milliers de curieux qui défilent aux Sables d'Olonne pour venir admirer le spectacle depuis que le cargo s'y échoué lundi après une tempête.
Un arrêté interdit sur la plage la circulation des piétons "ainsi que toute activité de plage" dans une distance de 250 m de part et d'autre du bateau, une zone limitée au nord par le remblai et au sud par la mer. La pratique du char à voile est notamment interdite sur la totalité de la plage.
En mer, la navigation, pêche, le mouillage, la baignade et autres activités nautiques sont interdites dans une bande de 500m de large et jusqu'au chenal d'accès au port.
LES SABLES D'OLONNE (AFP)
© 2008 AFP
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Posté le 11.03.2008 par ecoville
Record de vitesse de l'AGV : 574,8 km/h
crédit : www.record2007.com
Le nouveau train à très grande vitesse de quatrième génération, l’AGV marque une rupture technologique majeure par rapport à ses prédécesseurs, le TGV originel de 1981, le TGV Atlantique (1989) et le Duplex à deux étages (1996). Conçu pour rouler jusqu’à 360 km/h, l’AGV est plus rapide que le TGV, qui roule à 320 km/h maximum sur la ligne Est européenne. Il se veut aussi moins gourmand en énergie grâce à un système de moteur ("à aimants permanents") 15 % plus économe que ses principaux concurrents. Ces performances sont rendues possibles car l’AGV possède une motorisation répartie sur toutes les voitures du train, plutôt que concentrée sur les deux motrices en tête et en queue, ce qui permet selon Alsthom de gagner de la place pour les passagers et de réduire les coûts de maintenance.
Mais en 2010, des rames automotrices à grande vitesse (AGV), la nouvelle génération de TGV Alsthom prévue pour rouler à 360 km/h, pourraient être mises en ligne par Air France et KLM. Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, a fait part à deux reprises de cette possibilité lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes ferroviaires. Il a désigné comme première desserte la ligne qui relirait Paris-Roissy-CDG à Amsterdam-Schiphol, les deux « hubs » d’Air France et de KLM.
Il est vrai qu’à partir de 2010, année de la libéralisation du transport ferroviaire international de passagers, des opérateurs privés pourront mettre en places des dessertes ferroviaires concurrentes de celles de la SNCF. Air France-KLM peut acquérir donc des AGV et les confier à un opérateur ferroviaire (la SNCF elle-même ou une autre entreprise) ou encore affréter des rames circulant à ses couleurs. La ligne à grande vitesse, déjà ouverte jusqu’à Bruxelles, doit être prolongée jusqu’à Amsterdam d’ici à la fin de l’année. Avec une AGV roulant à 360 km/h, Roissy et Schipol pourraient être reliés en moins de deux heures, soit un temps de voyage équivalent à celui de l’avion. Des expériences ont déjà été tentées par Lufthansa avec Deutsche Bahn entre Francfort et Cologne. Une telle liaison aurait le double intérêt de se substituer à des vols peu rentables tout en concurrençant la SNCF sur son propre terrain.
L’avion émet entre 134 et 148 grammes de CO2 par voyageur-kilomètre alors que le TGV n’en émet que 3 grammes. En outre, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’industrie aérienne devrait être responsable de 3 % des émissions de CO2 en 2050, contre 2 % aujourd’hui. Mais l’impact environnemental de l’industrie aérienne ne se limite pas aux gaz à effet de serre. D’autres polluants ont un effet négatif sur la qualité de l’air, comme les oxydes d’azote.
Les émissions des transports aériens augmentent plus rapidement que celles de tous les autres secteurs. Celles qui sont dues aux vols internationaux ont augmenté de 73 % entre 1990 à 2003 et devraient, d’après les projections de la Commission européenne, atteindre 150 % d’ici à 2012 si aucune mesure n’est prise.
Une telle croissance annulerait alors plus d’un quart de la réduction de 8 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre que l’UE-15 est censée réaliser entre 1990 et 2012 en vertu de protocole de Kyoto. En tout état de cause, même si les avions parvenaient à diminuer de 50 % leurs émissions de GES d’ici 2050, ce qui est loin d’être évident, ce gain serait annulé par la multiplication globale par 3 ou quatre du trafic aérien mondial. En outre, en attendant la rupture technologique des avions à hydrogène, en 2030 ou 2040, un avion émettra toujours au moins 25 fois plus de CO2 en consommant 10 fois plus d’énergie par passager-kilomètre que le train à grande vitesse.
D’ici 2030, près de 3 000 km de lignes nouvelles à très grande vitesse devraient être ouvertes en Europe et la grande majorité des capitales et des grandes métropoles européennes devraient alors être raccordées à ce réseau européen à grande vitesse. Dès lors, grâce à cette nouvelle génération de TGV pouvant rouler à 360 km/heure, ce réseau européen organisé autour de hubs pourrait permettre sur notre continent une synergie tout à fait nouvelle avec le transport aérien tout en limitant très sensiblement la croissance du trafic aérien et son cortège de nuisances pour l’environnement.
Mais pour parvenir à cet indispensable rééquilibrage entre le train et l’avion et satisfaire ainsi aux objectifs très ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre annoncés par l’Union européenne le 23 janvier, il faudra une volonté politique très forte, tant au niveau nationale qu’européen. Il faudra également que nous développions des comportements plus "écoresponsables" en acceptant, quand nous voyageons à l’intérieur de notre continent de privilégier le train, même si ce mode de transport allonge de quelques heures nos déplacements. La nécessité vitale de maîtriser l’accélération du réchauffement climatique est à ce prix : nous devons être cohérents avec nous-mêmes et accepter de modifier profondément nos comportements et nos modes de vie si nous voulons éviter aux prochaines générations un catastrophe écologique majeure.
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Actualités connexes
03/04/2007 574,8 km/h : nouveau record du monde de vitesse sur rail !
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René TREGOUËT (www.tregouet.org)
Posté le 11.03.2008 par ecoville
E. KEOGH / REUTERS ¦ La tempête fait rage à Porthcall, au sud du Pays de Galles, le 10 mars 2008.
Une femme a été tuée lundi soir à Saint-Denis de Ferment (Eure) par la chute d'une branche d'arbre provoquée par la tempête qui touche notamment le nord de la France, a-t-on appris auprès des gendarmes.
A Guernesey, les cinq marins à bord du chalutier qui a fait naufrage lundi vers 18h00 ont été sauvés. Ils ont été secourus par deux navires de pêche, a annoncé la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord jointe par 20minutes à 19h05. Le chalutier était immatriculé à Saint-Brieuc.
«L'alerte a été donnée quelques minutes avant le naufrage. Un autre chalutier a pu récupérer un marin et un second a secouru les quatre autres. On ignore les circonstances exactes de l'accident mais il y avait une mer '6' c'est à dire avec des vagues de quatre à six mètre, peut être même une mer 7» a indiqué à 20minutes.fr Alexis Edme, de la préfecture maritime de Cherbourg.
Météo France avait signalé des rafales de vent à 155 km/h à la pointe du Raz dans la matinée, qui ont ensuite diminué à 140 km/h. La tempête a ensuite porgressé vers l'est. Sur la Franche-Comté et le sud de la Lorraine, des rafales entre 90 et 110 km/h sont observées.
• Le récit d'un homme dans la tempête
• Webcam - Les Sables-d'Olonne dans la tourmente
De nombreux accidents dans le sillage de la tempête
En Bretagne, on a retrouvé le corps d'un homme de 26 ans porté disparu depuis dimanche après être tombé à l'eau dans le port du Relecq-Kerhuon, près de Brest. Le jeune homme était monté dans une barque pour renforcer l'ancrage d'un voilier en prévision de la tempête.
Aux Sables-d'Olonne, l'Artemis, un cargo de 88 mètres s'est échoué lundi matin sur une plage des Sables-d'Olonne (Vendée), sans faire de victime.
• Diaporama: l'Artemis échoué aux Sables-d'Olonne. La tentative pour le remettre en mer
Dans le port de Cherbourg, les amarres d'un navire de la compagnie irlandaise Irish Ferries ont rompu. Le bateau, qui a subi des dégâts à la coque, a dû être remorqué et mis au mouillage dans la grande rade, après avoir tapé plusieurs fois contre les quais.
Les liaisons avec les principales îles de l'ouest de la Bretagne, notamment Ouessant et Sein, ont aussi été suspendues. Dans l'ouest, plusieurs ponts ont été momentanément interdits à la circulation, causant, comme à Nantes, des kilomètres d'embouteillages.
Les pompiers débordés
Les secours sont débordés pour faire face aux inondations et autres dégâts: voitures immobilisées, toitures endommagées, arbres arrachés, câbles électriques ou de téléphone endommagés. EDF a signalé 4.800 coupures d'électricité dans le sud Finistère, et 1.100 dans le nord du département.
Une trentaine de maisons se trouvaient sous 50 cm d'eau à Port Launay, près de Châteaulin, où l'Aulne a été gonflée par les pluies mais aussi les forts coefficients de marée.
En Grande-Bretagne
Dans le transport maritime et aérien, les perturbations ont été importantes. Le port de Douvres a été fermé lundi en raison de rafales atteignant 130 km/h. En Angleterre, à l'aéroport d'Heathrow, la compagnie aérienne British Airways a annulé une trentaine de vols moyen-courrier, ainsi qu'une dizaine à l'aéroport Gatwick. Il s'agit des deux principaux aéroports de Londres.
Un pétrolier s'est également trouvé en difficulté au large de l'île de Wight (sud de l'Angleterre).
E. KEOGH / REUTERS ¦ La tempête fait rage à Porthcall, au sud du Pays de Galles, le 10 mars 2008.
Avec agences
20Minutes.fr, éditions du 10/03/2008 - 10h26
dernière mise à jour : 10/03/2008 - 21h28
Posté le 11.03.2008 par ecoville
Le cargo hollandais Artemis est échoué sur la plage des Sables d'Olonne, France, le 10 mars 2008.
Source : STRINGER / REUTERS
Posté le 10.03.2008 par ecoville
La Grande-Bretagne et la France dans la tempête
Posté le 03.03.2008 par ecoville
Notre sondage
Vos priorités à Lyon : notre sondage et vos commentaires
Hausse de l’essence, nouvelles lignes de transports en commun, les Lyonnais semblent plus enclins à l’idée de délaisser leur voiture. L’an dernier, une étude du Sytral montrait que les trajets réalisés en transports en commun à Lyon avaient augmenté de 12% depuis 1995 (et de 9% dans l’agglomération) avec un léger recul de la voiture (- 3%). Les trois quarts des sondés étaient favorables à l’essor du transport collectif même si cela devait gêner les voitures.
Combiner avec le Vélo’v
“Je n’ai pas de voiture, par conviction écolo, et j’apprécie les transports en commun que je combine avec Vélo’v, explique Miriam, 26 ans. Même si pour des grandes courses, c’est parfois compliqué.” Céline, 23 ans, étudiante, trouve le réseau “pratique et sécurisé, sauf le soir”. En revanche, elle considère qu’il est “idiot” d’imposer la montée par la porte avant des bus, qui “crée des files interminables”. Bruno, lycéen de 17 ans, regrette les faiblesses du réseau : “Les bornes qui affichent l’heure des bus ne sont pas fiables.”
Un manque de parkings
Eric, 35 ans, technicien, critique les fréquences insuffisantes en soirée ou les week-ends et regrette qu’il n’y ait pas plus de lignes de banlieue à banlieue. En revanche, Evelyne, 44 ans, cadre commerciale, ne peut se passer de sa voiture “J’habite à 800 mètres à pied du métro, dans le IXe, mais j’ai aussi vite fait de prendre ma voiture, d’autant que je l’utilise après dans mes déplacements.” Elle trouve qu’il n’y a pas assez de places de parking à Lyon. Les associations d’usagers, comme Darly, interpellent les élus sur le manque de parkings-relais au terminus des lignes de métro ou de tram. En effet, 2% des utilisateurs combinent les TCL et la voiture en périphérie.
Ce que proposent les candidats :
• PS : L’élaboration d’un RER à la lyonnaise, en développant l’intermodalité avec le train, une nouvelle ligne de tramway Gerland-La Doua et une extension de T2 vers Eurexpo.
• UMP : L’extension de la ligne B du métro au nord et au sud, de la D vers l’Industrie et des études pour prolonger la A vers Confluent.
• Modem : La gratuité pour les enfants de 4 à 12 ans, un réseau fonctionnant 24 heures sur 24 et des navettes fluviales.
• Audaces (LCR et gauche alter) : Une baisse de 15% des abonnements TCL et l’amélioration de la fréquence des transports.
• LO : La gratuité des transports en commun.
• FN : La sécurisation et la ponctualité des TCL.
Xavier Thouvenot Xavier Thouvenot
Metrofrance.com, à Lyon
Posté le 03.03.2008 par ecoville
Photo: DR/Relaxnews
Dans un contexte de développement du marché des loisirs nautiques, s'ouvre samedi 8 mars et jusqu'au dimanche 16 mars le Salon Nautique de Marseille Métropole. Organisée pour la première fois dans le port de plaisance de La Ciotat, cette huitième édition porte un coup de projecteur sur l'éco-plaisance et la protection de l'environnement. Une Charte de Progrès des ports communautaires sera ainsi présentée le 11 mars.
Les quelques 50.000 visiteurs attendus découvriront huit très grandes vedettes, de 14 à 18 mètres, exposées à quai. De même, le premier bateau à énergie solaire d'une société marseillaise sera présenté. Pouvant accueillir 12 passagers le Solis servira notamment au tourisme nautique et à la visite des calanques.
Le Salon Nautique de Marseille Métropole disposera également d'un Village de la plongée et de la glisse, qui réunit les offres de matériel de plongée, de surf, de planche à voile, de kitesurf et de canoë. Les différents fabricants présenteront leurs nouveautés pour l'année 2008.
Le marché de l'industrie nautique se porte bien en France. En 2007, le nombre d'immatriculations de bateaux a augmenté de 4,5% par rapport à 2006. Quant au nombre de détenteurs du permis bateau, il a été multiplié par douze en 10 ans, avec une hausse de 14,2% en 2006.
Site : www.salonnautiquemarseillemetropole.com
(Relaxnews)
© 2008 Relaxnews
Posté le 01.03.2008 par ecoville
Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Un autobus parisien
Le constat est sans appel: le chèque-transport, lancé en février 2007, a «calé». Destiné à compenser une partie des frais de transports pour les salariés dans un contexte d'inquiétude sur le pouvoir d'achat, le dispositif n’a pas su s’imposer dans la vie des entreprises et de ses salariés.
En, gros, il n’intéresse personne. Jeudi, le ministre du Travail Xavier Bertrand a reconnu que le dispositif «ne marchait pas sur le terrain». «Les opérateurs ne s'intéressent pas au chèque transport, les entreprises non plus», a-t-il déclaré au quotidien «Libération».
«Trop compliqué»
Titre de paiement sur le même modèle que les chèques restaurant, le chèque-transport peut en principe être proposé par des entreprises volontaires à leurs salariés, en contrepartie d'exonérations de charges sociales et fiscales. Problème: «Le chèque transport était trop compliqué, non sécurisé pour les employeurs et trop restrictif» pour les salariés, selon Jean-François Veysset, de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).
Pourtant, «de nombreuses entreprises nous ont appelé pour avoir ce fameux chèque transport, et certaines l'avaient déjà inscrit dans leur budget», selon Marie-Béatrice Zaniol, de Domiserve, premier émetteur à avoir été habilité. Mais le dispositif s'est arrêté avant même que tout soit mis en place. Dès la fin de l'année 2007, le gouvernement a en effet renoncé au chèque transport, affirme le Gart (Groupement des autorités responsables de transports publics).
La question n’est pas enterrée pour autant, à une période où l'inquiétude sur le pouvoir d’achat est omniprésente. Certains organismes demandent la mise en place d’un dispositif national obligeant les employeurs à prendre en charge 50% des titres d'abonnement-transport. Une idée que certains, en cette période électorale, pourraient bien reprendre à leur compte.
Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Un autobus parisien
Ch. L avec agences
20Minutes.fr, éditions du 29/02/2008 - 13h02
dernière mise à jour : 29/02/2008 - 13h02
Posté le 01.03.2008 par ecoville
Clemens Bilan AFP/DDP/Archives ¦ Le logo d'EADS, à l'usine d'Augsburg en Allemagne
A la surprise générale, le Pentagone a finalement choisi vendredi l'européen EADS, maison-mère d'Airbus, allié à l'américain Northrop Grumman, pour la modernisation de la flotte d'avions ravitailleurs de l'armée de l'Air, au détriment de son rival Boeing.
L'octroi de ce méga-contrat, qui porte sur 179 appareils pour quelque 35 milliards de dollars, est un revers majeur pour l'avionneur américain, qui avait remporté la commande en 2003 avant de la voir annulée, après que des fraudes eurent été révélées.
C'est également un triomphe sans précédent pour l'Européen EADS qui s'impose enfin sur le plus grand marché militaire du monde, réputé très protectionniste, et où il n'avait jusqu'alors remporté que de maigres victoires.
L'équipe Northrop Grumann/EADS "avait clairement la meilleure offre pour le gouvernement", a déclaré Sue Payton, responsable des acquisitions de l'armée de l'Air américaine, lors d'une conférence de presse. "Plus de passagers, plus de cargo, plus de carburant transporté, plus de flexibilité", a renchéri le responsable de la logistique aérienne de l'Air Force, le général Arthur Lichte, qui table sur un premier vol du nouveau ravitailleur en 2013. Ces "stations-service volantes" datent pour certaine de l'ère Eisenhower.
Il s'agit de l'un des plus plus gros contrats alloués par le Pentagone, et la première tranche d'un marché d'une valeur totale estimée à plus de 100 milliards de dollars sur 30 ans. Cette commande est un "grand sujet de fierté" pour EADS, qui "l'encourage à poursuivre sa stratégie aux Etats-Unis", a réagi son président exécutif Louis Gallois auprès de l'AFP.
"C'est un énorme coup. C'est le plus gros contrat de défense américain jamais obtenu par un groupe d'Europe continentale", a commenté Richard Aboulafia, analyste aéronautique et vice-président de Teal Group.
Boeing, deuxième fournisseur du Pentagone après Lochkeed Martin et donné jusqu'ici favori, s'est dit "très déçu" vendredi et n'a pas exclu de protester auprès du Government accountability office, l'équivalent de la Cour des comptes. "Lorsque nous aurons vu les détails de l'attribution du contrat nous prendrons une décision", a indiqué le groupe. "Cette compétition n'a pas été biaisée, nous avons été très ouverts et transparents", s'est défendu Mme Payton.
L'armée de l'Air américaine avait déjà attribué en 2003 un contrat de location-vente à Boeing pour ses ravitailleurs, finalement annulé après la découverte de conflits d'intérêt qui ont valu la prison à deux responsables de l'avionneur, et poussé le secrétaire à l'Armée de l'air américaine de l'époque à la démission.
John McCain, sénateur de l'Arizona et actuel candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine de novembre, avait à l'époque activement dénoncé la connivence entre le Pentagone et Boeing dans cette affaire.
Le contrat avait ensuite été remis en jeu. Boeing présentait une version dérivée de l'avion-cargo B767-200, le KC-767. EADS offrait lui une version modifiée de son Airbus A330, le KC-30.
Jouant sur la corde du patriotisme économique, le groupe européen a promis qu'il délocaliserait à Mobile (sud) l'assemblage de l'A330 cargo et allait créer un total de 1.300 emplois.
La victoire d'EADS sur Boeing commençait malgré tout à provoquer vendredi des réactions indignées à Washington. Pour le républicain Duncan Hunter, membre de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, "la décision de l'US Air Force va coûter plus de 100.000 emplois" aux Etats-Unis, en profitant à "des gouvernements européens qui refusent de nous soutenir dans la guerre contre le terrorisme".
Clemens Bilan AFP/DDP/Archives ¦ Le logo d'EADS, à l'usine d'Augsburg en Allemagne
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 01/03/2008 - 08h02
dernière mise à jour : 01/03/2008 - 15h32
Posté le 27.02.2008 par ecoville
Dans notre sondage sur le bilan de Bertrand Delanoë et sur les propositions des principaux candidats aux municipales, l’action de l’équipe sortante sur le logement est plutôt sanctionnée, celle sur les déplacements approuvée.
Quelles sont les propositions de candidats plébiscitées ou boudées par les Parisiens? Quelles sont leurs attentes pour réduire les problèmes de logement et de déplacements? Que pensent-ils de l’action du maire PS sortant Bertrand Delanoë? «20 Minutes» a sondé ses lecteurs pour obtenir des éléments de réponse avant le premier tour des municipales le 9 mars. Une enquête a été réalisée entre le 18 et le 25 février auprès du panel «20 Minutes» de lecteurs parisiens. Au total, 293 personnes (représentatives de la population de la capitale en termes de sexe, d’âge et de catégorie socioprofessionnelle) ont répondu à nos questions. Si la politique de logement est globalement critiquée, les mesures en faveur des transports en commun sont appréciées. Certaines propositions de campagne sont sans appel et ont été classées en top ou en flop. 20 Minutes a ensuite fait réagir les principaux candidats à ce sondage.
20 minutes