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ecoville
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TRANSPORT

BICLOO !!!

Posté le 07.04.2008 par ecoville
DR ¦ La carte des stations Bicloo à Nantes.


Pierre Descamps, président de Place au Vélo, association de «cyclistes urbains» (1.100 adhérents)

A un mois de l'arrivée du Bicloo à Nantes, vous vous montrez critique sur le projet. Pourquoi?

Nantes Métropole a un peu mégoté sur les moyens. Le périmètre est par exemple bien trop resserré sur l'hyper-centre. Il va surtout concurrencer les trajets piétons.

Quels sont les autres reproches que vous faites au Bicloo?

Les antivols sont très faciles à couper : une fois qu'un utilisateur aura perdu sa caution, il ne voudra pas réessayer... De même, il n'est pas possible d'emprunter de vélo la nuit entre 1h et 4h. Une heure où il n'y a pourtant plus de transports en commun. Je ne vois pas où est la contrainte: le Bicloo ne nécessite pas de personnels.

On vous sent déçu...

Oui. Sur le principe, nous étions favorables au projet, car nous pensions que ça allait développer l'usage du vélo en ville. Mais les vélos en libre-service ne sont pas un jackpot auquel on gagne à tous les coups ; si cela marche à Paris et à Lyon, c'est parce que ces villes y ont mis les moyens. Elles n'ont pas seulement couvert un petit village, comme à Nantes.

Est-il encore temps de corriger le tir?

Il faut voir les modalités de l'appel d'offres passé avec JCDecaux... Je redoute toutefois que, du fait son format étriqué, le réseau soit sous-utilisé. On nous dira donc dans six mois qu'il n'y a pas besoin de l'étendre.

DR ¦ La carte des stations Bicloo à Nantes.



Recueilli par Guillaume Frouin


20 Minutes, éditions du 07/04/2008 - 07h25

dernière mise à jour : 07/04/2008 - 09h51



--

GEODIS !!!

Posté le 05.04.2008 par ecoville
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy (à gauche), veut aller vite. Geodis, présidée par Pierre Blayau (à droite), réalisera 5,5 milliards de chiffre d'affaires annuel, soit les deux tiers de la branche fret de la SNCF. Crédits photo : Le Figaro
Le nouvel ensemble pèsera 8,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Les administrateurs de la SNCF étaient convoqués hier soir, à 20 heures, pour valider le projet d'acquisition de la totalité de Geodis. Le conseil de cette société cotée en Bourse se réunira de son côté demain. L'objectif de l'opération est pour l'entreprise publique ferroviaire de bâtir un champion national du fret et de la logistique.

L'ensemble des filiales et métiers de la SNCF dans ces domaines pèserait quelque 8,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, c'est-à-dire davantage que le transport de voyageurs en France (près de 7 milliards d'euros). Ce nouveau pôle serait, indique-t-on de source proche du dossier, piloté par Pierre Blayau, l'actuel président de Geodis qui est déjà membre de l'état-major de la SNCF. Sa mission sera de développer une offre de services combinés (transport par rail, par route, logistique et commission de transport) susceptible de doper l'activité et en particulier celle de la branche fret de la SNCF, chroniquement déficitaire malgré les plans de sauvetage successifs.

En aucun cas cependant, et pour d'évidentes raisons sociales, il n'est question de fusionner les entreprises. Les 23 500 salariés de Geodis ne bénéficient pas du statut de cheminot.

Dimension internationale

À l'heure actuelle, la SNCF ne détient Geodis qu'à hauteur de 43 %. Le reste du capital est largement aux mains d'institutionnels, dont Salvepar et AGF Vie (environ 5 % chacun). Au dernier cours de l'action Geodis (suspendue hier), c'est-à-dire 101,62 euros, il en coûterait 450 millions d'euros à la SNCF pour en détenir 100 %. Ce qui resterait plutôt une bonne affaire pour mettre la main sur l'entreprise de transport (Calberson, Bourget-Montreuil) et de logistique.

Geodis a en effet pris une envergure internationale en acquérant au début de l'an dernier TNT Freight Management (Wilson Logistics). Désormais en année pleine, le groupe réalisera 5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires. « Si cette opération à un sens industriel, la question est de savoir à quel prix elle se fera, explique Annie Bonal, analyste chez Gilbert Dupont. En dessous de 122 euros, c'est-à-dire le prix de l'augmentation de capital l'an dernier, cela paraît difficile. D'autant que Geodis, qui a fait de gros efforts de rentabilité, est sous-évalué au cours actuel. Mon objectif de cours est d'ailleurs de 147 euros. »

Moins de 40 jours après son entrée en fonction, le nouveau président de l'entreprise publique ferroviaire, Guillaume Pepy, va vite. Son ambition en matière de transport de marchandises a été confortée par la lettre de mission du président de la République. Dans sa perspective de bâtir un « champion national » , le « rapatriement » de Geodis au sein de la SNCF n'est cependant qu'un premier pas. Le chemin à parcourir pour jouer dans la même cour que le concurrent allemand est encore long. Partie plus tôt et à coups d'acquisitions, la Deutsche Bahn réalise déjà un chiffre d'affaires fret et logistique double de celui du futur pôle SNCF. Il faut donc s'attendre, de la part de ce dernier, à d'autres opérations de croissance externe.

ST EXUPERY SE MET AU VERT !!!

Posté le 04.04.2008 par ecoville
Photo : DR

"Monsieur Antigaspi"
L'aéroport souhaite aussi établir un bilan carbone par une expertise indépendante et créer deux emplois de "Monsieur Antigaspi".

L'aéroport de Lyon, qui mène depuis dix ans une politique contre les nuisances sonores et pour la qualité de l'air, souhaite maintenant inciter les clients à compenser volontairement les émissions de carbone dont ils sont indirectement responsables.

Calculer ses émissions de CO2
"L'argent récolté servira à financer des installations d'énergies renouvelables ou de reforestation en Colombie", explique Lionel Lassagne, directeur du développement durable de l'aéroport de Saint-Exupéry, qui présente un plan d'action pour les années 2008-2012, issu d'une convention avec l'Etat signée après le Grenelle de l'environnement. Concrètement, sur le site www.lyon.aeroport.fr, un calculateur permet au voyageur de connaître les émissions liées à son trajet. Le coût est estimé à 5 euros pour un vol Lyon-Munich. Le don pourra s'effectuer sur le site par carte bleue avant l'été.
L'aéroport veut aussi mettre en place des turbines électriques pour fournir de l'énergie aux avions à l'arrêt, en remplacement du kérosène utilisé actuellement. L'utilisation du gaz comme carburant sera aussi généralisée pour les bus, les bennes à ordures ménagères, les véhicules utilitaires et les voitures employées par le personnel de l'aéroport et par les 200 entreprises qui y sont rattachées.

Xavier Thouvenot

Xavier Thouvenot
Metrofrance.com, à Lyon

TRAM BORDEAUX !!!

Posté le 04.04.2008 par ecoville
Photo : K.M / Metro

Le premier pont tournant sur les écluses a été mis en service hier.

• L’extension du tram vers la rue Achard sera mise en service en mai, celle vers la cité Claveau en décembre
• Avec l’ouverture d’un dernier tronçon à Lormont, la phase 2 du tram sera achevée.

“Il y a de nouveau le tramway à Bacalan depuis hier matin. Ce sera encore plus superbe dans quelques mois, quand on verra les bateaux rejoindre la Garonne”, a déclaré l’actuel président de la communauté urbaine (CUB), Vincent Feltesse. La CUB a investi 5,2 millions d’euros pour permettre au tramway d’irriguer ce quartier bordelais, tout en préservant la fonctionnalité des écluses, qui permettent l’accès des bateaux aux bassins à flot.

La ZAC loin d’être définie

Si le pont tournant inau-guré hier est une rénovation, celui qui longe la Garonne sera remplacé d’ici à la fin de l’année. “L’ancien tramway de Bordeaux passait par ces ponts. Je suis né un an après son arrêt”, a déclaré le quinquagénaire Philippe Dorthe, conseiller général du quartier. Avec le projet d’une zone d’aménagement concertée (ZAC), porté par la ville et la CUB, “j’ai bien peur qu’il y ait la tentation de laisser ce lieu unique en pâture à la promotion immobilière. In fine, c’est le maire qui décide puisque c’est lui qui signe les permis de construire”, poursuit cet élu socialiste.

Des Bacalanais vendent

Or, le phénomène se vérifie déjà. En tant que secrétaire de l’Association de défense du quartier (l’Adiq), Robert Venturi est intarissable : “Dans la rue Achard, les promoteurs immobiliers ont prévu des résidences à la place du garage automobile et du marchand de bois. Plus au nord, sur l’avenue de Labarde, un immeuble s’est construit, un autre est en cours et un troisième est prévu grâce au rachat d’échoppes. Des Bacalanais vendent leur échoppe plutôt que d’avoir pour voisin un immeuble de cinq étages, d’autant que les prix se sont envolés : un immeuble vers la rue Pascal-Lafargue se vend 450 000 euros. Il y a cinq ans, il en valait la moitié.” Ce représentant du quartier déclare souhaiter “un atelier d’urbanisme avec la mairie pour trouver un équilibre entre l’ancien Bacalan et ses échoppes, et le nouveau Bacalan et ses immeubles”.
Karine Ménégo

Karine Ménégo
Metrofrance.com, à Bordeaux

NICE VERTE !!!

Posté le 04.04.2008 par ecoville
Photo : Vanessa Sansone/Metro

“Regardez comme la ville change dès qu’elle rencontre les hauteurs”, soulignait Laurent Hodebert, architecte, urbaniste et photographe. “Je veux faire de Nice la ville verte de la Méditerranée , avec des équipements durables, avec une dimension internationale retrouvée sans complexes”, a déclaré le maire. Deux visions de la ville réunies en un même lieu jeudi : le Forum d’urbanisme et d’architecture. On y inaugurait l’exposition de Laurent Hodebert, “Nice : paysage entre ville et collines”.

Juger sur pièces

En plein arbitrage budgétaire, le maire a tenu à assister au vernissage avec son premier adjoint, Eric Ciotti, ainsi qu’Alain Philip, conseiller municipal subdélégué à l’urbanisme. Pas de grande annonce de la part de l’équipe municipale, mais un rappel des projets de campagne. “Nous devons notamment rééquiper les quartiers en crèches, en logements, en lieux associatifs et sportifs, insistait Alain Philip. Les gens doivent se réapproprier la ville”.

Le discours de l’artiste aussi est tourné vers l’avenir : “J’ai voulu montrer l’enjeu que représentent les collines dans l’urbanisme niçois”, explique-t-il. Pour cela, il a employé la photographie, mais aussi différentes cartes de la ville. La photo satellite posée au sol a notamment intrigué bien des visiteurs. “Ce dispositif scénographique permet de situer les lieux où ont été prises les photographies exposées”, souligne Laurent Hodebert.

Après ces discours, les Niçois pourront juger sur pièces. Pour juger de l’enjeu que représentent les collines niçoises, rendez-vous au Forum d’urbanisme et d’architecture jusqu’au 24 mai. Pour juger des projets

du maire, rendez-vous dans six ans.
Vanessa Sansone

Vanessa Sansone
Metrofrance.com

PROBLEME DE VELIB !!!

Posté le 03.04.2008 par ecoville
Alors que le Vélib' est annoncé à Londres courant 2010, ce sont plus de 160 000 utilisateurs parisiens qui, en huit mois, ont fait l'expérience de ce nouveau mode de déplacement écologique et pratique. Mais le succès engendre des dérives. Sur les 15 000 vélos mis en circulation depuis le lancement du service en juillet 2007, presque 10 % du parc total auraient d'ores et déjà été remplacés. Sept cents auraient été volés et autant seraient hors d'usage. Un phénomène que la Ville de Paris et la société de gestion privée Somupi, filiale de JCDecaux qui gère Vélib', veulent endiguer en créant un fichier des personnes à risque.

Vélib' dans le 93

Huit villes de la communauté d'agglomération de Plaine-Commune, en Seine-Saint-Denis (93), vont être prochainement équipées en Vélib' : Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, La Courneuve, L'Ile-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse.

330 000 habitants sont concernés par cette offre, qui sera en tous points similaire à celle de la Ville de Paris. La Somupi va installer 50 stations de vélos en libre-service et 450 vélos en contrepartie de l'implantation de 400 Abribus publicitaires et de panneaux d'information. – (Avec AFP.)
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Point de passage obligé à la création d'un tel fichier, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Cette dernière a donc donné son autorisation à la mise en place par la Ville de Paris et la Somupi d'un "fichier ayant pour objet la prévention des risques liés à l'activité de location des vélos Vélib'" le 22 janvier. Mais sous conditions. Elle a en effet obtenu des garanties sur certains points considérés comme essentiels : seuls les incidents de paiement, les dommages causés volontairement par l'utilisateur ou l'utilisation d'un vélo sans respect des conditions générales figurant sur le contrat de location seront mentionnés dans le fichier.

CONSTATATION PUIS INSCRIPTION

En pratique, un agent de police ou un des agents de maintenance de la Somupi produiront un rapport écrit pour chaque acte de dégradation constaté, en présence de l'utilisateur ; et suivant les constatations rendues, il y aura inscription ou non dans ledit fichier. Ce dernier recensera donc aussi bien les impayés que les détériorations volontaires ou les vols purs et simples.

Conséquence directe d'une inscription sur cette liste noire, l'arrêt de l'abonnement longue durée, avec impossibilité de souscrire à nouveau pendant une période déterminée. De même, sera envoyé par courrier un avertissement de l'inscription dans ce fichier, et l'abonné sera aussi prévenu par un message sur la borne de retrait lors de la présentation de sa carte Vélib'. En cas de récidive, l'abonné pourrait être directement contacté par téléphone afin de lui rappeler les consignes d'utilisation. Un utilisateur qui voudrait contester cette sanction sera tenu d'envoyer un courrier au service de gestion de la clientèle puis au service juridique. Enfin, tous les abonnés au service vont recevoir un courrier les informant de la création de ce fichier, et de la modification en conséquence des conditions générales d'utilisation.
Olivier Dumons

VELIB EN SEINE ST DENIS !!!

Posté le 03.04.2008 par ecoville
Encore des vélos contre des panneaux publicitaires. L'afficheur JCDecaux vient de remporter l'appel d'offres lancé par Plaine Commune, la communauté d'agglomération regroupant Auber­villiers, Epinay-sur-Seine, la Cour­neuve, l'Ile-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse (près de 330 000 habitants en Seine-Saint-Denis).

Ainsi, quatre cent cinquante vélos en libre-service seront déployés à l'automne prochain dans cinquante stations. Ces installations seront financées par les recettes du contrat décroché à la même occasion par l'annonceur : près de quatre cents abribus et des centaines de panneaux publicitaires. L'extension de Vélib' à trente communes limitrophes de Paris reste gelée après un recours de Clear Channel, concurrent malheureux de JCDe­caux. La décision du Conseil d'Etat devrait être rendue « courant 2008 ».



- ©2008 20 minutes


20 Minutes, éditions du 03/04/2008 - 07h09

dernière mise à jour : 03/04/2008 - 07h09

ANNICK LEPETIT !!!

Posté le 03.04.2008 par ecoville
La ligne 13 est devenue le sujet de prédilection d'Annick Lepetit. Il faut dire qu'il y a matière. Hier encore, une « avarie de signalisation » a fortement perturbé le trafic toute la matinée. « Nous réalisons des travaux la nuit sur cette ligne, explique-t-on à la RATP. Mercredi matin, alors que le service allait reprendre, il y a eu un problème de signalisation. Nous n'avons pas voulu interrompre le trafic en pleine heure de pointe pour réparer, et avons privilégié un service dégradé. » « Je suis restée bloquée dans la rame pendant deux heures. Je serais allée à mon travail à pied, ça aurait été plus rapide », a témoigné une internaute pour 20 Minutes. Le trafic a été complètement interrompu à 11 h pour effectuer les réparations. « Il a repris à midi », assure la RATP, même si des voyageurs assurent qu'il restait perturbé jusqu'en début d'après-midi.

« Les gens m'interpellent sans arrêt lorsqu'ils me reconnaissent dans la ligne 13. J'y fais de véritables réunions publiques », indique Annick Lepetit. La RATP assure que les travaux permettront d'améliorer la situation à partir du mois de juin, date à laquelle la ligne 13 sera prolongée au nord.



M. B. - ©2008 20 minutes


20 Minutes, éditions du 03/04/2008 - 07h09

dernière mise à jour : 03/04/2008 - 07h09

PRIORITE AU TRAM !!!

Posté le 03.04.2008 par ecoville
Olivier Laban-Mattei AFP/Archives ¦ La député socialiste Annick Lepetit, le 10 janvier 2007 à l'Assemblée nationale

Annick Lepetit, adjointe (PS) au maire de Paris chargée des Transports, révèle les grandes lignes de sa politique à 20Minutes.

Quelles vont être vos priorités ?

On peut les hiérarchiser en termes de calendrier. Une enquête publique doit démarrer dans les prochaines semaines pour le prolongement du tramway jusqu'à la porte de la Chapelle (18e). Je souhaite que l'on intègre le prolongement jusqu'à la porte d'Asnières (17e), car de gros projets d'urbanisme sont en cours pour ces quartiers périphériques. Bien entendu, l'Etat doit s'impliquer, en par­ticulier sur le financement. Le début des travaux est prévu pour 2009, et la livraison pour fin 2012 à la Chapelle. Les priorités seront aussi Autolib' et les navettes fluviales, dont la première sera inaugurée en mai. Il faudra travailler sur les cars de tourisme, car en ce moment il y a du laisser-aller. Et il faut s'occuper des taxis. Bertrand Delanoë a proposé la création d'une agence du taxi. Elle est très attendue par les professionnels.

Quels axes de voirie restent à aménager ?

Le maire s'est engagé à revoir l'aménagement sur les boulevards Port-Royal (5e) et Saint-Marcel (13e). Les services de la Ville sont en train d'y travailler. Il faut voir ce que nous pouvons faire pour les piétons, qui rencontrent le plus de difficultés. Sinon, nous avons deux projets dont il faut lancer les études approfondies: la place de la République (3e) et l'avenue de Clichy (17e). Sur cette dernière, qui pénètre dans Paris, il faut réfléchir avec clairvoyance. L'idée n'est pas de déverser les voitures dans les quartiers alentour.

Appuierez-vous la création d'un métro de rocade en banlieue?

Je suis frappée par le retard que nous avons en Ile-de-France sur les transports en com­mun à cause du désengagement de l'Etat. Métro­phérique est un projet positif. Après, il faut savoir comment on finance. La Ville participera. Quelle est la position de l'Etat? Il nous dit que les caisses sont vides, mais nous n'accepterons pas qu'il n'y contribue pas. Je ne ferme aucune porte, notamment un partenariat public-privé, un grand emprunt populaire, tout est possible. Il se peut aussi que les entreprises acceptent de verser plus, en échange d'améliorations réelles pour leurs salariés.

Que comptez-vous faire pour les modes de circulation «doux»?

Nous prévoyons 200 km supplémentaires de pistes cyclables, même s'il faut arrêter de raisonner en termes de nombre de kilomètres. Faisons-en là où c'est nécessaire. Prenons en compte les remarques des utilisateurs et la dangerosité. Par exemple, rue Damrémont (18e), la piste en contresens qui est envisagée n'est peut-être pas justifiée. Il faut aussi réfléchir à la circulation des piétons, et à la signalisation qui leur est dédiée.

Prévoyez-vous des actions?

J'aimerais faire quelque chose autour des transports en commun, pour y attirer ceux qui ne les utilisent jamais et qui ont parfois des a priori face à ce mode de transport. Pourquoi ne pas créer un événement sur les boulevards des Maréchaux?

Olivier Laban-Mattei AFP/Archives ¦ La député socialiste Annick Lepetit, le 10 janvier 2007 à l'Assemblée nationale



Recueilli par Magali Gruet ©2008 20 minutes


20 Minutes, éditions du 03/04/2008 - 07h09

dernière mise à jour : 03/04/2008 - 08h04

METROPHERIQUE AU TRAVAIL !!!

Posté le 31.03.2008 par ecoville
«Nous sommes en ordre de marche pour mettre en œuvre une rocade souterraine autour de Paris», explique Pierre Mongin.
Entretien avec le PDG de la RATP.

La RATP dévoile ses résultats 2007 ce matin. Elle a dégagé l'an dernier un bénéfice net de 84 millions d'euros (contre 41 millions en 2006) pour un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d'euros. Cette bonne performance repose à la fois sur la hausse de l'activité (+4,1% en 2007) et les gains de productivité de l'entreprise. Sa capacité d'autofinancement a également progressé, de 12,4%, à 625 millions d'euros.

LE FIGARO. Malgré les grèves de 2007, la RATP affiche donc de bons résultats ?
Pierre MONGIN. Ils sont même excellents. Ils démontrent la solidité financière et la performance de l'entreprise. Le bénéfice net a progressé de 105% et la rentabilité opérationnelle dépasse pour la première fois 15% du chiffre d'affaires. C'est la preuve de l'efficacité des personnels. À mon arrivée, j'avais fixé comme objectif un gain annuel de productivité équivalent à 2% du chiffre d'affaires. Nous l'avons dépassé en 2007 et l'intéressement qui dépend à la fois du résultat financier et de la qualité de service sera multiplié par deux. Il sera de plus de 700 euros par salarié.

Allez-vous verser, comme la SNCF ou La Poste, un dividende à l'État ?
Non, car il considère que la priorité est de consolider les capitaux propres de l'entreprise. Le résultat sera entièrement affecté à nos investissements, tous tournés vers les voyageurs. Déjà, en 2007, la RATP a investi 933 millions d'euros. C'est un niveau historique. Sur la période 2008-2012, le contrat que j'ai signé avec Jean-Paul Huchon, président du Stif, autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, prévoit que l'entreprise investisse 5 milliards d'euros dans les 4 années.

Quels sont vos projets prioritaires ?
Nous travaillons à «désaturer» le métro. Nous disposons d'une très belle infrastructure, il faut y faire circuler plus de trains, comme aujourd'hui sur la ligne 13. L'automatisation de la ligne 1 lui redonnera des capacités. De même, le matériel est renouvelé avec l'arrivée, au rythme d'une par mois, des nouvelles rames MF 2000 sur la ligne 2. Le système de transport d'Ile-de-France a aussi besoin de desservir de nouveaux territoires. Les futurs tramways RATP ainsi que les prolongements de certaines lignes de métro sont tournés vers la grande couronne ou les extrémités de la petite couronne aujourd'hui mal desservies. Enfin, nous allons investir pour généraliser le système d'information sur le temps d'attente des bus et des trains et améliorer l'accessibilité pour les personnes handicapées. Tous nos autobus seront accessibles aux fauteuils roulants, à Paris en 2009, partout en 2012.

Quel rôle la RATP peut-elle jouer dans le Grand Paris ?
J'ai le sentiment que le président de la République, Nicolas Sarkozy, souhaite mieux structurer le territoire de la région capitale en défendant sa compétitivité et en offrant des services nouveaux que ses habitants sont en droit d'attendre. La RATP, force de propositions, est prête à répondre à toute sollicitation qu'on pourra lui faire.

Quel type de projet défendez-vous ?
Le système de desserte en forme d'étoile irrigue bien Paris. Il est nécessaire maintenant d'améliorer les déplacements de banlieue à banlieue. Nous avons déjà commencé à travailler dans ce sens avec des lignes de tramway hors de Paris comme Villejuif-Juvisy ou Châtillon-Vélizy.

Où en est votre grand projet de Métrophérique ?
Nous sommes en ordre de marche pour mettre en œuvre cette rocade souterraine autour de Paris. Son nom de code, à la RATP, est Métrophérique. Il consiste à relier l'ensemble des bouts de ligne de métro ainsi que les RER. S'il existait, cet anneau verrait passer chaque jour plus d'un million de voyageurs, tout en soulageant les autres lignes de métro.

Combien coûterait un tel projet ?
Sous la dénomination d'Arc Express, la Région Ile-de-France a inscrit la totalité de ce projet au schéma directeur. Le Stif a débloqué avec l'État 25 millions d'euros pour étudier sa conception. Nous évaluons le coût global de sa réalisation à 6 milliards d'euros, soit 100 millions d'euros du kilomètre. Si on le finance selon des règles budgétaires classiques, cela prendra beaucoup de temps. Si l'on adopte des financements innovants, cela peut aller très vite. Nous pouvons non seulement participer à sa mise en œuvre mais aussi à son exploitation puisqu'il y aura sans doute un appel d'offres auquel nous serons candidat.

En 2010, le transport urbain de voyageurs s'ouvrira à la concurrence. Comment vous y préparez-vous ?
Les règles du jeu vont changer de manière progressive. Seuls les nouveaux projets seront soumis à la concurrence. Dans cette perspective, il est normal que la RATP puisse conquérir de nouveaux territoires en France et à l'étranger. Cela lui permettra de se confronter à la concurrence et de rester toujours plus performante sur son territoire. Nous avons déjà une longue expérience de l'étranger pour l'ingénierie et désormais pour l'exploitation. Nous sommes candidats pour les délégations de service public à Stockholm et à Dublin avec Transdev. Nous voulons faire partie du top 5 des entreprises mondiales de transport urbain alors que nous sommes 6e actuellement.

Quels sont vos projets avec Transdev ?
Nous détenons 25,6% du capital de Transdev et nous voulons faire évoluer cette participation en un véritable partenariat. Nous sommes très complémentaires. Transdev a de grandes compétences en transports de proximité. Nous sommes mieux placés pour les réseaux lourds et les systèmes ferroviaires. J'ai des discussions avec la Caisse des dépôts et je reste ouvert à toute solution favorable aux intérêts de la RATP.
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