POLITIQUE
Publié le 01/09/2009 à 10:36 par ecoville
Le schéma élaboré par Christian Blanc repose pour l'essentiel sur la construction d'un métro automatique de 140 km sous forme d'un grand huit autour de Paris. Ici, la RN 7 traversant la banlieue. Crédits photo : Le Figaro
Outre l'instauration de nouvelles taxes, le gouvernement envisage de recourir à l'emprunt pour financer le schéma de transports du Grand Paris.
François Fillon tient jeudi à Matignon une réunion interministérielle au cours de laquelle seront discutées les principales mesures pour financer le schéma de transports du futur Grand Paris. Un schéma élaboré par Christian Blanc, le secrétaire d'État à la Région-capitale, qui repose pour l'essentiel sur la construction d'un métro automatique de 140 km sous forme d'un grand huit autour de Paris, capable de transporter les passagers à une vitesse de 60 à 80 km/heure. Ce projet est évalué au bas mot entre 20 et 23 milliards par le rapporteur général du budget, le député Gilles Carrez, qui a remis un rapport sur cette question début août à Matignon.
L'idée d'emprunter auprès des marchés une grande partie de la somme nécessaire est désormais acquise. De même, le recours aux partenariats publics-privés (PPP), pourtant écartés par Gilles Carrez, devrait être important. Mais pour boucler le budget, le recours à de nouvelles recettes fiscales est enfin sérieusement envisagé. La boîte à idées est très fournie. Selon nos informations, Matignon songe par exemple à doubler la taxe de séjour en Région Ile-de-France, acquittée par les hôtels, qui correspond en moyenne à un euro par jour par personne séjournant. Cela rapporterait 800 millions de plus sur dix ans.
Les entreprises mises à contribution
De même, le gouvernement souhaiterait relever le prix des amendes. Dans son rapport, Gilles Carrez avait suggéré de porter celles de première catégorie de 11 euros actuellement à près de 20 euros à terme, ce qui rapporterait 100 à 120 millions de plus par an. Par ailleurs, Matignon est favorable à la mise en place de péages urbains en Ile-de-France. Mais ces péages ne seraient installés que sur les nouvelles infrastructures de transport et ne concerneraient pas les routes existant déjà.
Pour tirer parti de l'augmentation de la valeur foncière des terrains traversés par la future grande rocade, l'exécutif travaille sur deux pistes : les propriétaires de terrains concernés dans un périmètre de 500 mètres autour des 53 futures gares qui seront construites s'acquitteront d'une taxe supplémentaire sur la plus-value engrangée. En outre, l'ensemble des Franciliens se verraient affecter une nouvelle taxe sur l'équipement. En revanche, la proposition de Gilles Carrez d'augmenter la masse tarifaire acquittée par les usagers de 2 points de plus que l'inflation a été écartée. «Elle est périlleuse à vendre, en période de campagne électorale», souligne une source proche des discussions.
Les entreprises seront elles aussi mises à contribution : la taxe sur les bureaux, acquittée par les promoteurs immobiliers lorsqu'ils construisent des immeubles de bureaux, fera l'objet d'un nouveau zonage et d'une nouvelle indexation tenant compte de l'évolution de la valeur des terrains autour de Paris. Enfin, l'écotaxe poids lourd, qui entrera en vigueur en 2011, sera modulée à la hausse en Ile-de-France. Le gouvernement discutera jeudi du niveau envisageable pour ces nouvelles recettes. Le projet de loi sur le Grand Paris devrait être examiné par le Conseil des ministres courant septembre.
Publié le 08/07/2009 à 22:28 par ecoville
ITALIE - Le sauvetage de l'économie et du climat de la planète, la lutte contre la prolifération nucléaire et la pauvreté seront parmi les thèmes principaux du sommet...
Le programme est chargé: crise économique, climat, faim dans le monde. L'Aquila, ville du centre de l'Italie dévastée par un séisme en avril, accueille le G8 à partir de ce mercredi matin. «Le sommet s'ouvre sous de bons auspices», en raison notamment du réchauffement des relations entre les Etats-Unis et la Russie, a assuré mardi devant la presse le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, hôte de cette réunion. Il a également affirmé qu'il n'y avait «aucun danger» pouvant provenir d'éventuelles secousses car les bâtiments abritant le sommet respectent les normes anti-sismiques.
Le «cavaliere» a pris la décision de transférer le G8 du lieu initialement prévu en Sardaigne, vers L'Aquila, ville des Abruzzes encore fortement marquée par le tremblement de terre qui a fait 299 morts le 6 avril. Les participants de ce 35e sommet seront toutefois immédiatement évacués en cas de secousse tellurique d'une magnitude supérieure à 4, a indiqué lundi la protection civile italienne. Vendredi, une secousse de 4,1 sur l'échelle de Richter avait été enregistrée, avec un épicentre situé à environ 1 kilomètre de la caserne militaire où se tient le sommet.
Un compromis sur les politiques économiques
Durant la journée de mercredi, les pays du G8 ont promis de réfléchir à des «stratégies de sortie» de leurs politiques de relance, mais sans fermer la porte à de nouveaux coups de pouce budgétaires, alors que les spéculations enflent sur un plan de grands travaux aux Etats-Unis.
La rédaction de la déclaration finale qui va être signée est un savant dosage entre des positions parfois divergentes. «Nous sommes convenus qu'il était nécessaire de préparer les stratégies pertinentes pour réduire progressivement les programmes exceptionnels adoptés en réponse à la crise dès que la reprise sera assurée», écrivent d'un côté les huit puissances. Mais de l'autre côté, les Etats veulent pouvoir «continuer de fournir des incitations macro-économiques compatibles avec la stabilité des prix et la viabilité budgétaire à moyen terme.»
Ces formulations prudentes apparaissent comme un compromis entre la volonté de certains pays, Allemagne en tête, de revenir le plus vite possible à une certaine discipline budgétaire, et celle de certains autres, menés par les Etats-Unis, qui insistent sur la nécessité de soutenir encore une conjoncture chancelante.
Départ en urgence du président chinois
Une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que des responsables d'institutions multilatérales sont présents. Le G8 réunit l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon et la Russie. Les travaux du sommet ont débuté mercredi vers 13 heures avec un déjeuner de travail. Jeudi et vendredi, le sommet s'élargira à l'Afrique du Sud, le Brésil, l'Inde, le Mexique, l'Australie, l'Indonésie et la Corée du Sud pour aborder notamment la lutte contre le réchauffement climatique.
Le président chinois Hu Jintao, qui devait participer au sommet et se trouvait déjà en Italie, a toutefois décidé de regagner la Chine en raison des émeutes qui secouent actuellement la région du Xinjiang, a annoncé l'agence chinoise Xinhua (Chine nouvelle) mercredi. L'Egypte, le Danemark, les Pays-Bas, l'Espagne, la Turquie, l'Algérie, l'Angola, l'Ethiopie, la Libye, le Nigeria et le Sénégal ont également été invités.
«10 à 15 milliards» de dollars contre la faim
Silvio Berlusconi a affirmé qu'une dizaine de déclarations étaient déjà prêtes, sur le terrorisme, sur la non-prolifération nucléaire ou la déclaration finale, saluant le travail de préparation des «sherpas». Le chef du gouvernement italien a également confirmé que le G8 lancerait une initiative contre la faim dans le monde d'un montant de «10 à 15 milliards» de dollars.
MD (Avec agence)
Publié le 07/07/2009 à 01:05 par ecoville
Mis à jour 05-07-2009 15:06
A chaque pollueur, sa contribution
Une conférence d'experts s'ouvre ce jeudi à Paris pour débattre de l'introduction d'une "taxe carbone" en France.
Donner un prix aux émissions de CO2. Depuis le pacte écologique lancé par Nicolas Hulot en 2006, l'idée d'une taxe carbone ou contribution climat énergie (CCE) a fait son chemin. Evoquée dans la loi Grenelle (actuellement en deuxième lecture au Sénat), son intérêt et ses modalités d'application seront débattus aujourd'hui et demain au sein d'une conférence d'experts réunie à Paris.
Son objectif
Si les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie lourde sont déjà "encadrées" par le système des quotas attribués aux entreprises, les secteurs "diffus", notamment le transport, le bâtiment et l'agriculture, ne payent rien. Or il se trouve qu'en France, celles-ci comptent pour environ 80% des émissions. Taxer l'énergie sur la base du prix du carbone devrait inciter ménages et entreprises à consommer, donc polluer, moins.
Qui paye
L'essence, le diesel, le gaz, le charbon et le fuel domestique devraient ainsi être soumis à la contribution — il est en effet difficile d'évaluer le contenu en carbone d'un steak, d'un ordinateur ou d'un rendez-vous chez le coiffeur. La Fondation Hulot a calculé, sur la base d'un prix de 32 euros la tonne de CO2 (estimation pour 2010) que la CCE sur un litre d'essence serait par exemple de l'ordre de 7 centimes d'euros le litre ce qui équivaut à une hausse d'environ 7%.
Que faire des recettes
L'Ademe a estimé que la CCE pourrait générer jusqu'à 8 milliards d'euros par an. A qui profiterait cette manne ? L'idée de réinvestir dans les transports en commun ou d'autres projets écologiques avait été préconisé lors du Grenelle. Aujourd'hui, on évoque une réduction des charges sociales des entreprises ou même, dans la proposition de la Fondation Nicolas Hulot, de redistribuer la recette au contribuable. Cette allocation universel climat serai la même pour tout le monde, ainsi qui pollue peu y gagne, qui pollue plus ne récupérera qu'une partie de ses dépenses.
A partir de quand
L'ancien premier ministre Michel Rocard, chargé par le ministère du Développement durable d'étudier la question, remettra ses conclusions lors d'une table ronde le 10 juillet. Jean-Louis Borloo a récemment déclaré que la taxe ne serait pas appliquée avant 2011.
PUBLICITÉ
La taxe ailleurs
Ce qui paraît aujourd'hui révolutionnaire en France existe en réalité depuis vingt ans dans d'autres pays… nordiques : Danemark, Suède, Finlande, Norvège, Pays Bas et l'état de Colombie britannique au Canada. "Dans tous les pays, les recettes sont 'recyclées' dans des investissements écologiques ou dans la réduction des charges sociales", explique Fabienne Keller sénatrice UMP présidente du groupe de travail sur la "taxe carbone". Dans certains pays, il existe des "chèques verts" qui sont alloués aux ménages plus modestes à différence du chèque universel climat proposé par la Fondation Nicolas Hulot en France.
S'il est difficile d'évaluer l'impact de ces expériences sur les émissions de CO2 des pays car certaines entreprises polluantes auraient délocalisé pour échapper à l'imposition, le consensus politique autour de la taxe est fort. Le ministre suédois de l'environnement, Andreas Carlgren, déclarait à Metro lors d'une rencontre en mars dernier : "Cette taxe nous a permis de réduire nos émissions, tout en préservant notre croissance économique élevée. Nous avons combiné une croissance économique de près de 50% depuis 1990 avec une réduction de 10% de nos émissions."
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 18/06/2009 à 10:48 par ecoville
La gare RER de Saint-Germain-en-Laye s’apprête à connaître un sérieux lifting. Alors que les travaux préparatoires sont en cours depuis début juin, le chantier doit commencer dans les semaines à venir. Il est prévu d’améliorer l’accueil des usagers et de revoir la configuration de la place du Château. Cette opération, d’un coût de 5,5 millions d’euros, devrait s’achever en 2011.
Faire cohabiter piétons, vélos, bus et voitures
La ville de Saint-Germain-en-Laye a été l’une des premières localités d’Ile-de-France à bénéficier du RER. Mais, aujourd’hui, la station qui accueille chaque jour 18 000 passagers doit être réaménagée en raison de l’incessante augmentation du nombre de voyageurs qui utilisent les transports en commun pour rejoindre Paris ou le quartier d’affaires de La Défense. « Aux heures de pointe la cohabitation entre les piétons, les deux-roues, les bus et les automobilistes n’est pas des plus facile, autour de la gare », explique Emmanuel Lamy (UMP), le maire de la ville. Parmi les usagers de la gare, 51 % viennent à pied, 32 % en bus, 14 % en voiture et environ 1 % à vélo. Il est fréquent de voir des voitures s’arrêter en double file ou même dans les couloirs réservés aux transports urbains. Quant aux cyclistes, ils éprouvent les pires difficultés pour poser leur bicyclette. Les vélos sont agglutinés les uns contre les autres place du Château. « Dans le souci de favoriser la circulation des bus et d’organiser le stationnement des deux-roues, des nouvelles zones de dépose vont être créées et un parking à vélos de 250 places gratuites sera aménagé en sous-sol », informe le maire.
L’accueil des usagers sera également amélioré dans le hall de la gare. La RATP doit entre autres rénover l’espace d’information et les quais, mais aussi revoir la signalétique afin de mieux les orienter vers les autres moyens de transport. Le coût du chantier est pris en charge par la ville, le Syndicat des transports d’Ile-de-France, le conseil régional et la RATP.
Que les voyageurs se rassurent, les travaux ne perturberont pas le fonctionnement de la gare ni la circulation des trains.
Publié le 20/05/2009 à 13:39 par ecoville
Louise Colcombet | 20.05.2009, 07h00
Agrandir le texte
Relier Massy depuis Arpajon en transport en commun et en trente-cinq minutes seulement ne sera bientôt plus une utopie. Le projet de transport en commun « en site propre » (avec des voies réservées aux bus) le long de la N 20 a pris cette semaine une tournure concrète. L’assemblée départementale a voté lundi la création d’un syndicat mixte d’études de la N 20, dont le bus en site propre est un projet phare.
Objectif : monter un dossier technique qui tienne la route au plus vite afin de faire inscrire et de faire financer le projet au contrat de plan Etat-région, qui sera révisé en 2010.
« Il faut se dépêcher car le train ne repasse pas tous les ans », résume Nathalie Kosciusko-Morizet. La maire (UMP) de Longjumeau et secrétaire d’Etat a également pesé de tout son poids pour jouer une autre carte : celle du Grand Paris.
Il reliera le grand huit
Sur les conseils avisés de sa collègue au gouvernement, le ministre chargé du dossier, Christian Blanc, vient d’inscrire le dossier de bus en site propre sur la N 20 dans le pharaonique projet de transformation de la capitale. Le bus relierait ainsi le grand huit, ce métro qui desservirait les principaux pôles économiques autour de Paris.
« Jouer sur les deux tableaux nous permet de mettre toutes les chances de notre côté, car c’est un financement très lourd », rappelle Nathalie Kosciusko-Morizet, en l’occurrence près de 150 millions d’euros. Il faudra ensuite compter plusieurs années, pour acquérir les terrains bordant la N 20 où passera le bus, mais aussi pour les contraintes administratives. Le trajet devrait compter environ dix stations réparties sur 20 km pour un trajet total de 35 minutes. Le premier coup de pioche n’est pas attendu avant 2015, au mieux. « Mais ce sera une petite révolution, résume Pascal Fournier, maire (PS) d’Arpajon. Actuellement, il faut une heure et demie pour accéder à Massy ou Courtaboeuf en transport en commun depuis l’Arpajonnais ! » Autre avantage : le site propre devrait résorber les bouchons et donner un autre visage à la nationale qui, après Linas, ressemble plus à une autoroute qu’à un boulevard.
Véritable serpent de mer, le dossier a, selon Nathalie Kosciusko-Morizet, « longtemps été enkysté dans la polémique du C6 », ce projet de voie rapide censé désengorger la N 20 et qui a finalement été enterré il y a deux ans. Cette fois, les élus du secteur y croient. « Il y a un consensus politique qui n’existait pas avant », souligne Pascal Fournier, qui, cependant, rappelle que la route est encore longue.
Tous les articles de la rubrique
Le Parisien
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Un « grand équipement culturel et scientifique au Bourget », un pôle image à Noisy-le-Grand, un autre dédié à la création à la Plaine-Saint-Denis, le nouveau métro automatique qui traversera le département… La Seine-Saint-Denis ressort grande gagnante du projet de Grand Paris dévoilé hier par le président de la République.
« C’est formidable », s’enthousiasme Vincent Capo-Canellas, maire (NC) du Bourget. « Chiche ! » lance Claude Bartolone, le président (PS) du conseil général. Tous attendent maintenant le détail de ces propositions et de leur financement. Au-delà des transports, voici les principaux projets pour la Seine-Saint-Denis selon Nicolas Sarkozy et son secrétaire d’Etat Christian Blanc.
La Plaine-Saint-Denis, référence de la création et de l’image. Cette zone où doit naître « la cité européenne du cinéma de Luc Besson », ainsi que l’a rappelé Nicolas Sarkozy, accueillera un pôle dédié « aux industries de la création autour des métiers de l’image, des formations techniques de haut niveau ». Sa vitalité sera « démultipliée par la création du campus Condorcet des sciences humaines et sociales », lit-on dans le dossier de l’Elysée.
Une forêt autour de Roissy. Sans surprise, Nicolas Sarkozy a évoqué le pôle dédié « aux échanges internationaux et au développement industriel de la logistique » autour de Roissy et de Villepinte. Plus étonnant, le projet de l’architecte Winy Maas « d’une nouvelle forêt d’un million d’arbres sur les 2 500 ha du cône de bruit ». « Cela mérite qu’on s’y arrête », souligne le chef de l’Etat.
Un équipement culturel prestigieux au Bourget. « J’ai compté, le nom du Bourget est apparu cinq fois dans le discours », se réjouissait hier soir Vincent Capo-Canellas. Dans sa « nouvelle géographie culturelle », Sarkozy propose l’installation « d’un grand équipement culturel et scientifique prestigieux consacré à toutes les formes d’expression culturelle et artistique ». Capo-Canellas espère qu’il intégrera le musée de l’Air et de l’Espace qui ne demande qu’à se développer mais manque de financement. « Il va falloir suivre le dossier », concède le maire. Au Bourget encore, un pôle sera dédié « à l’aviation et au tourisme d’affaires et à la formation professionnelle dans ces métiers ».
Un pôle image-média autour de Noisy-le-Grand. Ce pôle très large est à cheval sur la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne. Hier, le président a cité « l’école des Gobelins de Noisy-le-Grand et l’université de Marne-la-Vallée ». Il s’agira d’un nouvel ensemble urbain autour de la Marne qui permettrait aux communes comme Noisy-le-Grand et Neuilly-sur-Marne de bénéficier du pôle scientifique de la cité Descartes, autour de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne).
Clichy, Montfermeil et les « nouvelles centralités urbaines ». « Nous devons faire émerger de nouvelles centralités urbaines », a déclaré Nicolas Sarkozy sans que l’on sache très bien ce que cela recouvre. En tout cas, les villes du 93 sont concernées : le chef de l’Etat a listé Clichy, Montfermeil, La Courneuve, Le Bourget, la Plaine-Saint-Denis, la zone autour du canal de l’Ourcq et encore Noisy-le-Grand. Le document de l’Elysée parle de régénérer le tissu urbain de Montfermeil, Clichy, Livry-Gargan, Sevran et Aulnay.
Une gare TGV dans le 93 ? « Les nouvelles gares TGV seront à La Défense ou entre Pleyel et Le Bourget », a déclaré le président de la République. Affaire à suivre.
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
AFP/MORI Crédits photo : AFP
Les plus grands travaux d'infrastructure en Ile-de-France depuis la création du RER dans les années 1960 devraient durer dix ans, à compter de 2012.
Donner un port à Paris et transformer la capitale en ville «polycentrique». Les annonces de Nicolas Sarkozy peuvent se résumer en ces deux idées-forces et lancent les plus grands travaux d'infrastructure jamais engagés en Ile-de-France.
Première révolution : Paris aura son port à l'instar des grandes capitales mondiales. «Le Havre, c'est le port du Grand Paris, et la Seine est l'axe nourricier autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner», a expliqué mercredi le président de la République. La réalisation du canal Seine-Nord associée à un nouveau TGV vers Le Havre devrait rapprocher Paris de son port et renforcer les échanges de la France avec l'Europe du Nord. Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit d'éviter que le développement économique de Londres à Milan «ne prenne la France en écharpe par l'est».
La seconde révolution, le projet Blanc de 140 kilomètres de métro automatique autour de Paris, a également été officialisée. Cette ligne finalement «aérienne» connectera entre eux les aéroports de Roissy et d'Orly et permettra aux Franciliens de traverser l'Ile-de-France sans transiter par le centre de Paris.
Les projets associés à ce réseau en huit ont à chaque fois un double effet : connecter davantage d'habitants à de nouvelles lignes et décharger celles déjà existantes et souvent saturées.
Le prolongement du RER E jusqu'à la Défense puis Mantes-la-Jolie va soulager le RER A. Les habitants de l'Est parisien iront jusqu'à la Défense sans prendre le RER A, tandis que les habitants de l'Ouest et du Nord-Ouest pourront arriver directement au cœur de Paris. Une manière également de désengorger la gare Saint-Lazare devenue emblématique de la saturation du réseau francilien.
Partenariat public-privé
La même philosophie anime le projet de ligne TGV entre Orly et Roissy. Celle-ci va connecter directement le réseau TGV nord vers Lille, est vers Strasbourg et sud vers Lyon, au réseau ouest à destination de Nantes et de Bordeaux. Aujourd'hui, les TGV empruntent des voies communes aux trains de fret et au RER. Embouteillage et retard garantis. La fin de cette coexistence va permettre de décongestionner le RER C, dont la fréquence passera à terme de 2 à 12 trains par heure.
Le président de la République a repris à son compte les projets chers à la SNCF de tangentielles nord et ouest, deux lignes de train interbanlieues. Il a également confirmé la création d'une liaison rapide entre l'aéroport de Roissy et le cœur de Paris (CDG Express). Une annonce a dû aussi faire tendre l'oreille aux cheminots de la SNCF et aux agents RATP : «Il faut que les transports en commun fonctionnent la nuit.» Pour l'heure, ni la SNCF ni la RATP n'ont souhaité s'exprimer sur ce sujet. Aucun engagement en revanche n'a été pris pour une liaison directe entre Montparnasse et Saint-Lazare mais une «réflexion» va être lancée.
L'ensemble de ces travaux devrait coûter 35 milliards d'euros. Nicolas Sarkozy a indiqué que nombre de ces projets étaient rentables et feraient l'objet d'un partenariat entre le public et le privé. Selon lui, il va falloir dix ans pour réaliser ces travaux qui commenceront en 2012. Une loi fixant les modalités de la maîtrise d'ouvrage et les moyens de financement sera votée à l'automne. Un nouvel établissement public devrait même être créé. Si les engagements présidentiels sont tenus, jamais de tels projets d'infrastructure ne seront sortis de terre aussi rapidement.
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
AMENAGEMENT - Le président évoque trente-cinq milliards d'investissements pour les transports du Grand Paris...
Il est plus que jamais un homme pressé. Pour Nicolas Sarkozy, «il faut que les travaux démarrent avant 2012, il faut qu'avant la fin de l'année, une loi fixe les modalités de la maîtrise d'ouvrage, les outils juridiques et les moyens de financement».
En inaugurant, au Palais de Chaillot, l'exposition sur les travaux des dix architectes ayant planché sur l'aménagement de la région-capitale, le chef de l'Etat a donné un coup d’accélérateur au projet. «Un projet de loi sera déposé en octobre», a-t-il précisé, après avoir souligné que «se déplacer tous les jours pour aller travailler est devenu un véritable enfer pour des millions de Franciliens».
Le chef de l'Etat a confirmé la création d'«un nouveau système de transport automatique rapide à grande capacité de 130 km qui permettra de relier les grandes polarités urbaines de demain». Ce «grand huit», encore à l'état de «schéma de principe», desservira une dizaine de «territoires de projet» (Saclay, Massy, Orly, Roissy, Descartes-Noisy, Le Bourget, Saint-Denis-Pleyel, La Défense, Versailles, Villejuif, Clichy-Montfermeil).
Une grosse dose de partenariats public-privé
Sarkozy souhaite que «là où c'est possible, il soit aérien» et d'un «design, ergonomie et technologie exemplaires». Le chef de l'Etat a estimé que «dans le Grand Paris beaucoup de projets sont rentables» et «feront l'objet de partenariats public-privé». Selon lui, «la valorisation du foncier procurera d'importantes recettes».
Pour le financement des transports, il a confié à un élu francilien, Gilles Carrez (UMP), maire du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) et rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, «la mission de lui faire des propositions». S'adressant au président PS du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon, il a affirmé que «ce qui a été décidé sera mis en œuvre».
«Les engagements de l'Etat seront tous tenus, les cofinancements de l'Etat prévus dans le contrat de projet et pour la modernisation du RER ne seront pas mis en cause» a expliqué Sarkozy. Avant d’ajouter qu’«on ne fera pas l'économie d'une réflexion sur le principe d'une tarification unique pour que le coût du transport soit le même pour tous les citoyens du Grand Paris où qu'ils habitent».
Avec agence
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
REACTIONS - Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi 35 milliards d'investissements pour les transports du Grand Paris...
Les annonces de Nicolas Sarkozy ce mercredi sur l'épineux dossier du Grand Paris sont plutôt bien accueillis par les intervenants locaux. «20 Minutes» a recueilli de nombreuses réactions à chaud.
Roland Castro, architecte
«L’échelle de temps qui a été donnée, dix ans, me paraît bonne. Cela obligera tout le monde à aller vite.»
Michel Cantal-Dupart, architecte, partenaire de Jean Nouvel
«Le discours avait une certaine allure. Les politiques ont su utiliser la matière grise des 450 personnes qui constituaient les dix équipes d’architectes.»
Guillaume Pépy, président de la SNCF
«Ces annonces sont de bonnes nouvelles, elles répondent à un besoin.»
Pierre Mongin, président de la RATP
«Le Président donne rendez-vous à l’histoire. Dix ans pour réaliser ces projets, c’est un beau défi : à la RATP, nous y sommes prêts.»
Jean-Paul Planchou, maire (PS) de Chelles (77)
«Question transports, le Président a pris un bon engagement. J’émets une réserve quant à la date des états généraux proposée début 2010. Il eût été mieux, à trois mois des régionales, de les reporter après l’échéance.»
Xavier Lemoine, maire (UMP) de Montfermeil (93)
«Le volet transport va permettre de nous raccrocher au Grand Paris et de nous désenclaver.»
Vincent Capo-Canellas, maire (NC) du Bourget (93)
«Le Bourget a été cité comme l’un des nouveaux pôles d’excellence économique. Il fallait que l’Etat reconnaisse ce territoire. C’est chose faite.»
Didier Paillard, maire (PC) de Saint-Denis (93)
«Le pôle de développement de la culture et de la création à Saint-Denis correspond à une réalité. Mais le Président a été petit joueur sur les logements. Soixante-dix mille, ce n’est pas assez.»
Antonio Duarte, président de l’association Grand Paris
«Une grande déception sur la question de la gouvernance reportée à l’après mandat présidentiel. Il faut un unique responsable. Entre les communes, la région, les départements et l’Etat, personne n’y comprend rien.»
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
L'Etat apportera 800 millions d'euros d'aide à la réalisation d'une cinquantaine de projets de transports collectifs "durables" qui seront engagés d'ici 2011 dans 36 agglomérations, a indiqué le ministère du Développement durable. Cette sélection répond à l'appel à projets lancé en octobre 2008, conformément au Grenelle de l'environnement, pour promouvoir les transports urbains collectifs.
Elle correspond à la mise en service de 215 km de tramway et 150 km de bus dits "à haut niveau" (bon niveau de confort, fréquence des dessertes et des arrêts, régularité et fiabilité...). Sont ainsi retenus des projets d'extension de lignes de métro (Marseille et Lyon), de nouvelles lignes de tramway (extension dans le Grand Lyon ou à Grenoble, création à Angers, Brest ou au Mans), le renforcement de réseaux de bus (Annemasse, Cannes, La Rochelle...) et la création d'un funiculaire pour Grasse.
Les projets déposés devaient répondre à des critères environnementaux et sociaux: intégration au réseau existant, desserte des grands équipements (hôpitaux, gares, administrations...), qualité de service, report modal, stratégie de désenclavement des quartiers... Mais ils devaient aussi être suffisamment mûris pour garantir un démarrage des travaux avant fin 2011, rappelle le ministère.
Le Grenelle a fixé un objectif de développement de 1.800 km de transports collectifs (contre 329 actuellement) afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les pollutions et nuisances sonores mais aussi de faciliter des déplacements plus fiables et plus confortables.
D'ici 2020, le concours de l'Etat doit atteindre 2,5 milliards d'euros de soutien aux nouveaux projets. Un second appel à projets sera lancé en 2010, selon le ministère.
Pour la région Ile-de-France, Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi qu'un projet de loi serait déposé en octobre pour les 35 milliards d'investissements prévus pour les transports du Grand Paris.
CV avec AFP