POLITIQUE
Posté le 26.02.2008 par ecoville
« Nous avons réalisé beaucoup de petites choses depuis 2001. » Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire de Paris en charge de l'Urbanisme, reconnaît lui-même qu'après sept ans de mandature, l'équipe municipale de Bertrand Delanoë n'a pas laissé de « grand geste architectural » aux Parisiens. La faute aux « procédures, qui durent pas moins de trois ans ». « Mais les grands projets sont lancés, précise-t-il, comme les Halles, la Fondation Louis-Vuitton dessinée par Frank Gehry et le Grand Auditorium de la Villette. Et nous allons quand même livrer dans quelques mois les Docks en Seine (un lieu culturel et commercial sur les bords de Seine dans le 13e), signés de l'équipe Jakob et MacFarlane. Ce chantier aurait dû être achevé avant la fin de la mandature. »
Est-ce vraiment un vide dans le bilan de Bertrand Delanoë ? Oui, selon l'opposition, qui voit là « un manque de dynamisme et d'ambition pour la capitale. Prenez l'aménagement du terrain des Batignolles : la Ville aurait dû profiter de cet espace pour réaliser un grand équipement public », estime Jérôme Dubus (UMP), adjoint à l'Urbanisme à la mairie du 17e. « Londres, Milan, Berlin bougent beaucoup plus que nous. » Non, affirme Jean-Pierre Caffet : « Nous avons modernisé Paris, en fournissant beaucoup d'efforts sur les HLM, en aménageant la couronne de Paris, entre le périphérique et les Maréchaux, en couvrant deux portes de périphérique... » La Ville se targue d'avoir lancé des opérations d'urbanisme sur près de 10 % de la superficie de Paris, soit 940 hectares. Une situation que conteste la droite parisienne : « Bertrand Delanoë s'était engagé à lancer des opérations de rénovation urbaine dans onze quartiers en difficulté. Seulement trois ont été réalisés. »
En 2001, Bertrand Delanoë voulait aussi « démocratiser » l'urbanisme à Paris. Or, les Parisiens semblent avoir du mal à identifier les réalisations de l'équipe municipale. « Il y a eu soixante réunions de concertation dans des mairies d'arrondissement pour la préparation au débat sur le plan local d'urbanisme, se défend Jean-Pierre Caffet, et nous en avons organisé 600 durant la mandature sur l'ensemble de nos projets. Pour l'aménagement de la ZAC Pajol ou de la gare de Rungis, les projets ont été amendés après l'avis des habitants. » La participation est même allée un peu trop loin parfois : après de multiples recours, le chantier de rénovation du centre commercial Beaugrenelle (15e) n'est toujours pas lancé.
M.Bosredon - ©2008 20 minutes
20 Minutes, éditions du 22/02/2008 - 07h15
dernière mise à jour : 22/02/2008 - 07h15
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Posté le 26.02.2008 par ecoville
Une modélisation du projet envisagé autour de la gare Matabiau.
Photo: DR
Municipales. Jean-Luc Moudenc, maire sortant centriste apparenté UMP, a présenté hier sa vision des choses quant à l’avenir du paysage urbain toulousain. “Les avenues du centre-ville doivent évoluer de manière cohérente et qualitative, avec des modes de déplacement doux”, explique le maire.
Le maire sort la longue vue
Outre l’aménagement des berges de la Garonne ou encore le déménagement du parc des expositions sur l’île du Ramier, deux projets déjà présentés, le candidat a franchi un nouveau pas dans son projet de campagne : “La fête de Saint-Michel pourrait s’installer dans le nouveau parc qui remplacerait le parc des expositions. Il faudra aussi aménager les allées Jules-Guesdes, qui sont aujourd’hui desservies par le métro, repenser la place du Salin qui va sortir d’une longue période de travaux, faire une esplanade devant la gare Matabiau, où la circulation en voiture ne sera plus possible avec le tramway.” Jean-Luc Moudenc envisage aussi d’aménager la rue Bayard, dans la continuité de la rue Alsace-Lorraine, de faire de la médiathèque l’entrée de Toulouse et de réduire les allées Jean-Jaurès à une voix de circulation dans les deux sens. Des projets qu’il voit se concrétiser “dans les dix-quinze ans à venir”, soit beaucoup plus qu’un mandat...
Frédéric Khalkhal Frédéric Khalkhal
Metrofrance.com, à Toulouse
Posté le 24.02.2008 par ecoville
Thibault Camus AFP/POOL ¦ Nicolas Sarkozy prononce un discours au Salon de l'agriculture à Paris, le 23 février 2008
Première inauguration, premier discours. Samedi, Nicolas Sarkozy s’est rendu pour la première fois en tant que président de la République au salon de l’Agriculture, succédant ainsi à Jacques Chirac, que l’on disait particulièrement à l’aise dans ce salon. Le nouveau chef de l’Etat ne sera resté que deux heures Porte de Versailles, le temps tout de même de faire quelques annonces.
Refondation de la PAC
Nicolas Sarkozy a tout d’abord déclaré qu'il allait «engager dès 2009 une véritable refondation des modalités de mise en oeuvre de la Politique agricole commune dans notre pays».
Cette refondation se fera «en totale cohérence avec nos objectifs politiques de 2013», date à laquelle la politique agricole commune de l’UE doit être remise à plat. Le chef de l’Etat compte profiter de la présidence française de l’UE, à partir de juillet, pour engager «une véritable discussion avec chacun de nos partenaires européens, avec le double objectif d'une meilleure gestion des risques climatiques, sanitaires et économiques et du maintien de l'activité de production dans les territoires fragiles».
Se défendre à l’OMC
Le discours du Président a ensuite porté sur l’Organisation mondiale du commerce. Nicolas Sarkozy a assuré qu'il s'opposerait «fermement» à tout accord à l'OMC «qui ne servira pas les intérêts de notre pays».
«Je regrette que l'Europe accepte des concessions toujours plus importantes sans rien obtenir en retour. Comme il faut l'unanimité (à l'OMC, ndlr), chacun est devant ses responsabilités», a-t-il poursuivi.
«Je le dis clairement: à quoi cela sert-il de construire une politique agricole si l'Europe renonce à défendre son agriculture de production, son alimentation, si elle renonce à protéger la qualité sanitaire et environnementale quand tous les autres se défendent et se protègent», a demandé le chef de l'Etat.
Thibault Camus AFP/POOL ¦ Nicolas Sarkozy prononce un discours au Salon de l'agriculture à Paris, le 23 février 2008
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 23/02/2008 - 13h45
dernière mise à jour : 23/02/2008 - 13h45
Posté le 23.02.2008 par ecoville
(AP/Olza) Crédits photo : AP
Moins de deux mois après l'entrée en vigueur de la loi, un rapport remis hier à Roselyne Bachelot montre ses effets bénéfiques immédiats sur la santé.
Un mois et demi seulement après son entrée en vigueur dans les cafés, hôtels, discothèques et restaurants français, l'interdiction totale de fumer a déjà un résultat spectaculaire. Une chute brutale, de l'ordre de 15 %, des admissions aux urgences pour infarctus du myocarde a ainsi été mesurée depuis le 1er janvier 2008 (par rapport au même mois des deux années précédentes). Ce tout premier indicateur (*), issu de la base de données Oscour, géré par l'Institut national de veille sanitaire (INVS), a été communiqué hier au ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
« Si on extrapole à l'année, ceci conduirait à faire baisser de 10 000 le nombre d'infarctus en 2008 », anticipe le pneumologue Bertrand Dautzenberg, qui a été mandaté en 2006 par le ministère de la Santé pour coordonner l'évaluation sanitaire de l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics. Ce bon résultat, qui intervient aussitôt après la mise en place de la mesure, s'inscrit dans une tendance déjà constatée en Irlande ou en Italie. Dans ce dernier pays, une étude vient ainsi de montrer une réduction de 11,2 % du taux annuel d'accidents coronaires aigus chez les 35-64 ans (voir nos éditions du 14-2-2008).
La baisse est toutefois à prendre avec précaution. « En tenant compte d'une marge d'erreur de quatre points, la baisse des infarctus du myocarde sera à terme probablement comprise entre 11 et 19 % », précise le Pr Dautzenberg, également président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT).
D'autant qu'une météo plus douce cette année pourrait en partie expliquer la diminution des hospitalisations pour crises cardiaques. Aussi, l'étude approfondie Evincor, actuellement menée par le Pr Daniel Thomas (Institut de cardiologie), sera-t-elle déterminante pour affiner cette première estimation. Ses conclusions sont attendues en juin.
Pas d'impactsur la consommation
L'indicateur mensuel du tabagisme passif révèle encore une diminution du même ordre des accidents vasculaires cérébraux (AVC). « Mais il faudra attendre au moins trois mois pour confirmer cette baisse, qui n'a pas été étudiée de façon parfaite dans les autres pays », peut-on lire dans le document remis hier à Roselyne Bachelot.
Interrogés par leurs médecins du travail, les serveurs et autres salariés du secteur font, de leur côté, état de symptômes respiratoires et oculaires (toux, irritation du nez et des yeux, essoufflement, etc.) en baisse.
Une chose est sûre, l'air est plus pur dans les cafés, les restaurants et les discothèques depuis le 1er janvier dernier. Le taux de pollution par particules fines a diminué de 35 % en moyenne, selon des mesures réalisées le mois dernier par l'OFT dans cinq villes. Surtout, alors que plus de la moitié des cafés visités en 2007 dépassaient le seuil d'alerte à la pollution des villes, ils ne sont plus que 13, 2 % dans ce cas en janvier.
« Les bénéfices sur la santé ne sont pas apparus après l'application de la mesure en entreprise, mais dans les cafés et restaurants, souligne le Pr Dautzenberg. Cela montre que ce secteur était un vecteur important d'exposition au tabagisme passif. Les pays européens qui laissent fumer dans leurs cafés pourront s'inspirer de ce constat. »
La mesure n'a en revanche eu aucun impact sur la consommation de tabac. Ni chute des ventes de cigarettes, ni affluence dans les consultations de tabacologie : les fumeurs n'ont pas été poussés à arrêter par cette législation plus dure. Les ventes de substituts nicotiniques et les appels passés à Tabac info service sont eux aussi restés stables.
Posté le 23.02.2008 par ecoville
Salon de l’agriculture, du 23 février au 2 mars 2008, Paris, porte de versailles, de 9 à 19 heures.
Nuit de l’agriculture, le 29 février jusqu’à 23 heures. 12 € (tarif plein), 6€ (enfant)
Et aussi
L'interview de Michel Barnier : "La PAC doit être plus équitable"
La France est le premier producteur agricole de l’Union européenne. Mais elle est aussi l’un des pays où l’agriculture intensive s’est imposée après la guerre. Face à la pénurie alimentaire, l’objectif était de produire le plus possible, pour assurer l’indépendance sur ce plan. Cet objectif reste à l’ordre du jour pour le ministère de l’Agriculture, mais la donne a changé. Face à l’urgence environnementale, un changement s’impose. Si l’avenir de l’agriculture doit être durable, le chemin vert n’est pas sans obstacles. Voici les dossiers les plus “chauds”.
• Les agrocarburants
Alors que le baril de pétrole atteint les cent dollars et que le climat se réchauffe, beaucoup se tournent vers le monde agricole pour trouver des alternatives énergétiques “vertes”. Le bioéthanol (à partir de céréales) et le diester (oléagineux) sont pour certains une réponse au prix de l’or noir et au réchauffement climatique car ils sont moins émetteurs de gaz à effet de serre. Mais, alors que la population mondiale devrait atteindre les neuf milliards de personnes en 2050 et qu’aujourd’hui, sur 6,625 milliards, il y a 900 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim, écolos et intellectuels s’interrogent sur une telle opportunité. Le risque : voir naître une concurrence entre ceux qui veulent manger et ceux qui veulent rouler…
• Les OGM
Ils font l’actualité : grève de la faim de José Bové, suspension des cultures du maïs Monsanto et vote d’une loi d’encadrement au Sénat. Les OGM sont au cœur d’un débat divisant la société française. D’un côté, leurs défenseurs y voient des solutions d’avenir pour une agriculture plus efficace face au défi climatique et démographique. De l’autre, on dénonce la stratégie des
multinationales qui essaient d’imposer leurs semences brevetées sans se soucier de l’impact sur la nature. Dissémination, atteinte à la biodiversité, risques sanitaires : les écologistes et l’opinion voudraient de la prudence. Une coexistence est-elle possible ?
• L’agriculture bio
L’Autriche est le bon élève européen avec 16% de la surface agricole utile en bio. Suivent la Suisse (8%) et l’Italie (8%). La France est à la traîne. Après avoir augmenté de 1995 à 2003, les surfaces destinées au bio stagnent. Aujourd’hui, 2% de la surface agricole utile est en bio. L’objectif du Grenelle est de multiplier par trois ce chiffre en cinq ans. Objectif ambitieux, qui ne pourra être réalisé sans investissements en amont de la filière : il faut favoriser les conversions. Cela passe aussi par la destination des fonds de la politique agricole commune (PAC). Sa refonte devrait peut-être rééquilibrer la distribution des aides. Aujourd’hui, de 70 à 80% de celles-ci vont à 20-30% des grandes exploitations.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 21.02.2008 par ecoville
Dominique Faget AFP ¦ Yves Jégo, le 10 février 2007 à Paris
Le sénateur UMP de la Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, chargé d’un rapport sur le Grand Paris, a prôné cette semaine la fusion de Paris et des trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Pour Yves Jégo, porte-parole de l’UMP, et député-maire de Montereau (Seine-et-Marne), ce n’est pas la bonne solution pour construire le Grand Paris. Interview.
Comment réagissez-vous aux préconisations du sénateur Dallier, de fusionner Paris et les trois départements de la petite couronne pour le Grand Paris?
Ce n’est guère réalisable. Pensez-vous vraiment que les Hauts-de-Seine vont vouloir fusionner avec la Seine-Saint-Denis? Je propose une voie plus raisonnable pour réaliser le Grand Paris: la création, par la loi, d’une communauté urbaine – ce qui se fait dans les autres grandes régions de France – tout en maintenant les départements. C’est une voie intermédiaire entre la fusion des départements, et le syndicat mixte que proposent Roger Karoutchi et Françoise de Panafieu, que je ne trouve pas assez ambitieux.
Pourquoi?
Parce que ce qu’ils proposent, c’est un syndicat à la carte, où les communes viendraient librement pour participer à tel ou tel projet. C’est trop léger.
Votre communauté urbaine se situerait sur quelle échelle?
Cela reste encore à déterminer. Je propose six mois de réflexion après les municipales pour décider de la bonne taille de cette communauté urbaine. Ce que je ne veux pas, c’est qu’elle soit synonyme de la mort de la région. Le Conseil régional doit conserver toutes ses compétences, même si, en terme de transport par exemple, la communauté urbaine deviendrait un acteur essentiel du syndicat des transports d’Ile-de-France.
On parle de la création d’un secrétariat d’Etat au Grand Paris après les municipales. Vous pourriez être intéressé?
Non. Si cela devait se faire, je crois qu’il faudrait quelqu’un de neutre, sans arrière-pensée, et pas un Francilien. Or je serai candidat à la présidence de la Région Ile-de-France en 2010… De toute façon je ne suis pas sûr que le Grand Paris puisse occuper entièrement un secrétaire d’Etat. Il vaudrait mieux aller vers un secrétariat aux grands projets urbains.
Dominique Faget AFP ¦ Yves Jégo, le 10 février 2007 à Paris
Propos recueillis par Mickaël Bosredon
20Minutes.fr, éditions du 20/02/2008 - 17h26
dernière mise à jour : 20/02/2008 - 18h00
Posté le 21.02.2008 par ecoville
jud AFP/Infographie ¦ Destruction d'un satellite espion
Les Etats-Unis ont réussi à abattre un de leurs satellites espions à la dérive à l'aide d'un missile lancé depuis un navire de guerre américain, une opération sans précédent pour le Pentagone.
A 247 km au-dessus de l'Océan Pacifique
«Vers 22h26, (04h26 en France jeudi), un navire de guerre de la classe Aegis, l'USS Lake Erie, a tiré un missile SM-3 tactique qui a frappé le satellite approximativement à 247 km au-dessus de l'Océan Pacifique alors qu'il se trouvait dans l'espace à plus de 44.000 km/h», a annoncé le département de la Défense dans un communiqué.
Si le succès du tir se confirme, Washington aura ainsi fait la démonstration au reste du monde de la capacité américaine à mener une «guerre des étoiles», bien que l'administration Bush se défende d'une telle intention.
Les Etats-Unis avaient décidé la semaine dernière d'abattre ce satellite espion devenu incontrôlable avec un missile, en justifiant leur décision par la présence dans les réservoirs d'environ 450 kilos d'une substance hautement toxique, l'hydrazine.
Produit hautement toxique
Ce produit, qui sert à propulser le satellite en orbite, peut s'avérer potentiellement dangereux pour les populations civiles, si le réservoir qui le contient devait s'écraser intact, selon Washington. Or, «la confirmation que le réservoir de carburant a été détruit pourrait prendre 24 heures», précise le Pentagone.
En raison de la faible altitude du satellite au moment de l'interception, les premiers débris ont commencé à pénétrer immédiatement dans l'atmosphère, selon le département de la Défense. «Quasiment tous les débris vont se consumer à leur entrée dans l'atmosphère dans les 24 à 48 heures et les débris restant devraient rentrer dans l'atmosphère dans les 40 jours», ajoute le communiqué.
La Chine demande des explications
La Chine a aussitôt réclamé ce jeudi aux Etats-Unis des informations sur la destruction de ce satellite, s'inquiétant des conséquences possibles de l'opération pour la sécurité spatiale.
Les Etats-Unis s'étaient scandalisés lorsque la Chine avait abattu sans prévenir, en janvier 2007, un vieux satellite météo chinois avec un missile.
jud AFP/Infographie ¦ Destruction d'un satellite espion
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 21/02/2008 - 07h48
dernière mise à jour : 21/02/2008 - 08h27
Posté le 20.02.2008 par ecoville
Après dix jours d'asphyxie, Lyon respire enfin. La pollution aux particules fines, due notamment à la circulation automobile, a disparu des airs mais demeure dans le débat électoral en vue des échéances municipales. «La pollution est aggravée par les embouteillages. La situation a empiré depuis 2001. Gérard Collomb a contraint la circulation et augmenté la pollution», martèle Dominique Perben, candidat UMP, qui a fait de la fluidité du trafic son cheval de bataille. L'ancien ministre des Transports plaide notamment pour la réalisation du tronçon ouest du périphérique (TOP), chaînon manquant du boulevard de ceinture et objet de polémiques. Il accuse l'actuel maire de Lyon de ne pas avoir lancé ce projet qui figurait dans ses promesses de 2001.
«On attend les périmètres de risque pour savoir où le TOP va arriver au sud de Lyon, où il y a de nombreux sites Seveso. Ils seront établis d'ici à 2010 et le TOP ne sera pas fait avant 2018-2020», réplique Jean-Louis Touraine, candidat PS dans le 8e, et vice-président du Grand Lyon chargé des Transports. «Cette nouvelle voirie va engendrer une pollution supplémentaire», estime un élu Vert, dont le parti a proposé que les transports en commun (TCL) soient accessibles pour 1 euros par jour lors des pics de pollution. «Et quand le ferroviaire sera très développé dans dix-quinze ans, le périphérique ouest ne se justifiera plus», plaide Eric Lafond, chef de file du MoDem. D'autant que l'utilisation de la voiture particulière diminue. L'enquête ménages et déplacements de 2006 (EMD) avait révélé que le nombre de trajets effectués en voiture avait baissé de 15% dans l'agglomération en dix ans. Si, en 1995, 52% des déplacements se faisaient en voiture, ils ne sont plus que 47% en 2006. Dans le même temps, les trajets en transport en commun ont progressé de 9% dans le Grand Lyon.
Posté le 18.02.2008 par ecoville
De l’air sur le Périf !
Synthèse du Manifeste pour une mobilité soutenable
Citoyens et associations rassemblés par une profonde inquiétude et une très forte volonté de changement, nous avons fait barrage à la circulation sur le Périphérique et installé sur la chaussée un Carré Vert, symbole de résistance à l’asphyxie et à la pollution de nos villes par le trafic automobile.
Nous n’acceptons plus la situation actuelle Par notre irresponsabilité collective, nous sommes en train de nous désolidariser des générations futures, de nos propres enfants, en leur léguant des problèmes insolubles.
Formidable instrument de liberté, d’échanges et de croissance, la mobilité s’est développée massivement sur le modèle de la voiture individuelle pour tous, devenu insoutenable pour l’environnement et la santé des populations urbaines.
Nous protestons contre l’inaction des pouvoirs publics
Devant la gravité de la situation, les pouvoirs publics semblent incapables de prendre la réelle mesure des enjeux et de proposer la rupture qui s’impose.
En matière de déplacements urbains, le récent Grenelle de l’environnement n’a pas amené d’avancées réellement significatives à la hauteur des problèmes.
Nous appelons à des changements très profonds
Face à de tels enjeux, il est urgent de repenser en profondeur l'organisation des déplacements urbains pour créer les conditions d’une mobilité soutenable qui ne se développe pas au détriment de la santé publique, qui doit primer sur toute autre considération.
Le collectif Carré Vert demande qu’une série de mesures soient engagées dans les meilleurs délais pour réduire drastiquement la place de la voiture individuelle et redistribuer l’espace public au profit des transports en commun et des circulations douces.
Au-delà de ces mesures, la contribution du plus grand nombre est nécessaire pour relever le formidable défi de la mobilité soutenable. Nous appelons les propriétaires de voiture et motos à moins utiliser leur véhicule motorisé, à lui préférer aussi souvent que possible les transports en commun, le vélo ou la marche.
L’énergie musculaire est disponible en quantité illimité et ne génère aucune pollution.
Elle est bonne pour la santé, la mobilité permettant de lutter efficacement contre de nombreuses maladies. Son utilisation à la place des énergies fossiles permet de réduire la pollution pour un air de meilleure qualité.
Actuellement, l’usage du vélo dans l’agglomération reste marginal : à peine 2% des déplacements.
Pourtant il est plus rapide que la voiture dont la vitesse moyenne dans Paris ne dépasse pas 16 km/h, compte tenu de la congestion du trafic.
Plus rapide, moins cher, moins polluant, meilleur pour notre santé, voilà les avantages du vélo sur la voiture individuelle !
Nous appelons les citoyens à se mobiliser et à nous rejoindre
En signant le Manifeste, vous prenez l’engagement moral de réduire, autant que cela est possible, l’utilisation de votre voiture.
Ensemble, nous allons changer la ville et changer la vie !
Avec la promesse d’une meilleure santé pour tous et d’une ville plus agréable à vivre.
En signe de résistance, adoptez le Carré Vert !
Portez-le sur vous, sur votre vélo, votre voiture, à votre fenêtre,…
SIGNEZ LE MANIFESTE : http://www.carrevert.net/
Posté le 17.02.2008 par ecoville
Chantal Jouanno, 38 ans, a été douze fois championns de France de karaté. Photo: Le Gall/Ademe
L’Ademe a changé de tête. C’est l’ancienne conseillère à Elysée pour le développement durable, Chantal Jouanno qui a remplacé Michèle Pappalardo, dont le mandat de cinq ans est arrivé à son terme et qui a désormais rejoint le ministère de l'Ecologie comme Commissaire générale au développement durable. La nouvelle présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) se donne jusqu’à avril pour prendre ses repères au sein de l’agence, a-t-elle confié ce vendredi lors d’une rencontre avec la presse. C’était aussi l’occasion de faire le point sur la mission de l’Ademe dans la mise en œuvre des mesures prévues par le Grenelle de l’environnement.
L'Ademe, "fournisseur d'idées"
« L’Ademe sera le maître d’œuvre du Grenelle », selon Chantal Jouanno. Présente partout sur le territoire national, elle est en première ligne dans la communication, l’intervention et l’expertise. Sur ses 820 salariés, l’agence emploi en effet 359 ingénieurs. C’est ce rôle de « fournisseur d’idées » que cette énarque de 38 ans tient à souligner. « Je ne suis pas là pour politiser l’Ademe, a-t-elle affirmé, car sa force est précisément sa neutralité et son expertise : le débat environnemental transcende complètement les parties. C‘est aussi vrai pour des sujets comme l‘énergie nucléaire.» Chargée de suivre le Grenelle de l'environnement pour la présidence de la République, Chantal Jouanno se prépare désormais à veiller à sa mise en œuvre après le vote de la loi qui devrait être présentée au Parlement après les élections municipales.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com