POLITIQUE
Posté le 13.03.2008 par ecoville
Climat : une facture salée
Alexandrine Bouilhet
13/03/2008 | Mise à jour : 07:54 |
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Les industriels se plaignent des coûts de la lutte anti-CO2 imposée par Bruxelles.
Un an après avoir lancé, tambour battant, son plan énergie climat, à l'ambition inégalée sur la planète, l'Europe découvre, non sans effroi, le montant de la facture : 75 à 90 milliards d'euros par an, selon les estimations de Bruxelles. À l'échelle du continent, cela se traduira par une perte de 0,5 % du PIB à l'horizon 2020. Soucieux de rassurer les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept, qui se retrouvent en sommet ce soir à Bruxelles, José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, répète que cette somme ne représentera que 3 euros par personne et par semaine. «Le coût de l'inaction serait bien plus important», plaide-t-il. Le rapport de l'économiste britannique Nicholas Stern, une référence sur le sujet, évalue à 20 % du PIB le prix du statu quo face au changement climatique.
Dénoncés comme les principaux responsables de la pollution atmosphérique (40 % des émissions de gaz à effet de serre), les industriels s'inquiètent. D'après les propositions législatives de la Commission, qui auront force de loi en 2013, ce sont eux qui paieront l'essentiel de la note. Les consommateurs seront également touchés au portefeuille : 150 euros de plus par an sur leur facture énergétique.
Risques de perte de compétitivité
L'argent public, quant à lui, ne sera que faiblement mis à contribution. Les États membres devraient même y gagner. Leurs gouvernements empocheront le fruit de la mise aux enchères des quotas de CO2, soit 75 milliards d'euros par an. Ce cadeau fiscal n'est pas étranger à l'enthousiasme des États européens. Première à applaudir, la France table sur un accord politique sous sa présidence de l'Union européenne, en décembre 2008.
Sommée de payer l'addition, l'industrie européenne menace de gâcher la fête. Les entreprises fortement consommatrices d'énergie acier, aluminium, ciment, chimie se plaignent des risques de perte de compétitivité. Elles menacent de délocaliser leur production dans des régions du monde moins sourcilleuses pour l'environnement. ArcelorMittal a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme. «Pour certaines industries, ce plan européen représente une hausse des coûts de 50 %, plaide Ernest-Antoine Seillière, président du patronat européen. En l'absence d'un plan international, l'Europe prend le risque de pénaliser sa croissance et ses emplois.»
Très puissant sur le continent, le syndicat allemand de l'industrie lourde (VIK) dénonce les «coûts exorbitants» du plan climat de Bruxelles, qui coûterait à l'industrie allemande 12 milliards d'euros par an. «La facture pour l'économie et les ménages est énorme et occultée», déplorent les dirigeants du syndicat VIK. La Commission européenne admet que la note d'électricité augmentera de 15 % en moyenne en Europe. Impitoyable sur la hausse des prix, la Banque centrale européenne (BCE) surveille de près le dossier.
En attendant, le chantage à la délocalisation a déjà porté ses fruits à Bruxelles. José Manuel Barroso a promis d'accompagner son projet de deux garde-fous : des quotas d'émission de CO2 gratuits pour l'industrie lourde et une taxe sur les importations de produits carbonés. Ces filets de protection font cependant débat au sein de l'Union européenne, ce qui ne rassure pas les industriels.
L'option la plus controversée est la «taxe carbone», une idée française à l'origine Dominique de Villepin fut le premier à l'évoquer lorsqu'il était à Matignon. Elle pourrait poser problème devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les États-Unis et l'Inde ont déjà fait part de leurs inquiétudes.
Flou législatif
«Le risque de se faire retoquer est important», reconnaît un expert de la Commission européenne. «Politiquement, la taxe carbone passe mal à Bruxelles, car elle est synonyme de protectionnisme, explique l'économiste Jean Pisani-Ferry. Elle serait techniquement très compliquée à mettre en œuvre.»Comment calculer le coût en carbone d'un iPod, produit dont les composants viennent du monde entier ? Mission impossible, disent les experts. Plus facile à instaurer, les allocations gratuites de CO2 font râler les écologistes, car elles s'apparentent à une prime aux pollueurs.
Faute de garanties suffisantes, certains industriels ont déjà suspendu leurs investissements sur le Vieux Continent. C'est le cas du cimentier français Lafarge, qui a gelé un milliard d'euros d'investissements en Europe, «faute de connaître les normes de la future législation». Le géant de la chimie Rhodia s'inquiète également du flou législatif : «Certains investissements risquent d'être reportés ou déplacés dans d'autres pays du monde», a mis en garde son président, Jean-Pierre Clamadieu.
Face à cette levée de boucliers, sept pays de l'Union, dont la France et l'Allemagne, ont récemment écrit à Bruxelles une lettre de récriminations. «Nous ne pouvons pas accepter la délocalisation d'emplois et de centres de production», ont indiqué les ministres de l'Économie des pays signataires. Le coût du plan climat pour la compétitivité des entreprises européennes sera au cœur des débats entre chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept lors du sommet de Bruxelles.
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Posté le 11.03.2008 par ecoville
Une rue de Pékin le 3 juillet 2007 Photo: Teh Eng Koon/AFP
La Chine, l'un des premiers polleurs au monde après 30 ans de forte croissance, a annoncé mardi sa volonté de se doter de son premier ministère de l'Environnement, dans le cadre d'une réforme générale du gouvernement pour le rendre plus efficace.
Selon ce projet soumis mardi à l'Assemblée nationale populaire (ANP, Parlement) par le Conseil d'Etat (gouvernement) et qui doit être approuvé samedi, la Chine se doterait de plusieurs ministères aux compétences élargies.
"L'administration et les services publics sont trop faibles. La structure du gouvernement n'est pas rationnelle", a déclaré le secrétaire du Cabinet, Hua Jianmin, en présentant le projet au Parlement.
"Les pouvoirs sont souvent trop concentrés et insuffisamment contrôlés. Les abus d'autorités et la corruption perdurent", a-t-il ajouté.
Aucune échéance n'a cependant été fixée pour mener à bien cette restructuration, qui entre dans le cadre d'une vaste réforme administrative devant être achevée d'ici à 2020, selon le texte gouvernemental distribué à la presse.
L'une des mesures phares est d'élever l'Agence de l'environnement (SEPA) au rang de ministère.
La protection de l'environnement est devenu l'un des principaux défis à relever pour le géant chinois, l'un des premiers pollueurs au monde. Mais, ces dernières années, la SEPA avait dû reconnaître qu'elle n'avait pas les moyens de ses ambitions.
"La protection de l'environnement est une politique fondamentale de notre pays et s'avère cruciale pour son existence et son développement", a souligné M. Hua.
Le nouveau ministère vise à "accélérer la construction d'une société économe en ressources et protectrice de l'environnement", a-t-il ajouté.
Le changement de statut de la SEPA avait notamment été préconisé par l'OCDE pour accroître l'autorité de l'agence, notamment dans les processus de décisions impliquant d'autres ministères, et donc renforcer l'efficacité de la mise en oeuvre de ses décisions.
Greenpeace a salué le projet, estimant que ce ministère "constituera un tournant, montrant que les questions environnementales seront placées au centre de la gouvernance en Chine".
Cependant, l'ONG a relevé qu'il faudra "davantage qu'un ministère pour améliorer la gestion environnementale de la Chine".
La réforme prévoit aussi de créer un ministère de l'Industrie et de l'Information, un ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, un ministère du Logement et de la Construction.
Celui de la Santé verra son champ de compétences élargi à la sécurité des aliments et des médicaments, un sujet sensible après une série de scandales mettant en cause des produits chinois à l'étranger.
Jusqu'à présent, ce domaine relevait d'une administration autonome.
Le dernier "super-ministère", celui des Transports, doit englober l'actuel ministère des Communications, chargé de la route, du fluvial et du maritime, et l'Administration de l'aviation civile, afin d'"accélérer un système intégré" de transport et logistique.
En revanche, les Chemins de fer, un bastion en Chine, ont gagné leur bataille pour rester un ministère indépendant en "raison de la spécifité de la construction et de la gestion ferroviaires".
De même, la réforme n'accouchera pas d'un grand ministère de l'Energie, un temps évoqué par la presse.
Au total, le gouvernement ne devrait pas sortir très amaigri de la réforme, avec 27 ministères et Commissions au lieu de 28 actuellement.
PEKIN (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 11.03.2008 par ecoville
L'nterview de Marie-Monique Robin : "On ne pourra plus dire qu’on ne savait pas"
Derrière ce nom se cache une multinationale controversée et devenue le leader mondial des organismes génétiquement modifiés, les OGM. C’est en réalisant des documentaires sur l’agriculture que Marie-Monique Robin (à qui l’on doit le livre et le documentaire Le Monde selon Monsanto, ce soir sur Arte) s’est intéressée à ce géant dont le nom revenait systématiquement partout où elle se rendait...
Quand la chimie tue
Né en 1901, Monsanto a fait fortune grâce à son monopole sur le marché international des PCB, ces dérivés chimiques chlorés utilisés comme solvants jusqu’aux années 1980. Ils contenaient des composants très toxiques pour l’organisme, information que Monsanto connaissait depuis la fin des années... 1930 (en 2002 la firme a été condamnée à payer des dommages et intérêts de 700 millions de dollars à plus de 20 000 plaignants contaminés).
Le Monde selon Monsanto nous emmène aussi au Viêt Nam où, pendant la guerre, un défoliant appelé agent orange a été massivement utilisé. Une fois encore, l’entreprise n’a tenu compte que de ses bénéfices économiques au détriment de la santé de la population.
L’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les OGM. Partout, on tire la sonnette d’alarme sur les dangers et l’irréversibilité de la contamination génétique. Or, aux Etats-Unis, Monsanto n’a même pas besoin d’autorisation pour mettre ses OGM sur le marché. Ne manquez pas ce soir cette passionnante enquête qui dénonce l’ambition d’un groupe qui cherche à contrôler la production alimentaire globale en imposant ses OGM coûte que coûte. Bienvenue dans le monde selon Monsanto.
Mardi soir à 21 heures sur Arte
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 11.03.2008 par ecoville
«Des faits, rien que des faits.» «Le monde selon Monsanto » de la journaliste Marie-Monique Robin, qui sera diffusé ce mardi soir à 21h sur Arte, et son livre qui vient d'être publié à La Découverte, se veulent résolument objectifs. «Ce qui est incroyable, c'est que personne n'a encore jamais raconté cette histoire sur les OGM et la multinationale américaine», raconte la journaliste. Un cri d'alarme promis à une belle médiatisation, à juger par le nombre d'interviews données par son auteur, et qui tombe à point nommé. Le Conseil d'Etat a annoncé hier qu'il se prononcerait le 17 mars sur la culture du maïs OGM MON 810 de Monsanto, que le gouvernement vient de suspendre en France.
Détaillée et technique jusqu'à l'aridité, la démonstration de Robin se veut d'abord «précise». Condition sine qua non pour dénoncer le passé meurtrier de Monsanto dans la chimie, et ses intentions non moins rassurantes aujourd'hui avec les OGM. Ces derniers ont été conçus pour protéger son produit phare : le toxique herbicide Roundup et lancés «sans même avoir été testés».
Derrick Ceyrac AFP/Archives ¦ Epi de maïs génétiquement modifié près de Marmande
Angeline Benoit
20 Minutes, éditions du 11/03/2008 - 07h05
dernière mise à jour : 11/03/2008 - 07h57
Posté le 10.03.2008 par ecoville
L'installation de panneaux solaires accorde un crédit d'impôt de 50% Photo: DR/Relaxnews
TVA réduite, crédit d'impôts, facilité de paiement, les citoyens sont sollicités pour investir pour leur habitat dans des installations écologiques. Voici un tour d'horizon des aides fiscales et financières proposées par l'Etat, à quelques jours du salon Ecobat qui ouvre ses portes le 14 mars à la Porte de Versailles (jusqu'au 16 mars).
Les aides varient en fonction du statut du consommateur. Elles ne seront pas les mêmes pour un propriétaire, un locataire, un bailleur ou un futur propriétaire construisant sa résidence.
Isolation / Régulation pour le chauffage
S'applique ici un taux de TVA réduit à 5,5% pour la fourniture des matériaux et la main d'oeuvre lors de l'installation. La réduction s'effectue directement auprès de l'entreprise qui vend et installe le matériel.
Pour isoler convenablement leur maison, les consommateurs ont aussi droit à un crédit d'impôt de 25% des dépenses TTC (subventions déduites et hors main d'oeuvre). Le crédit d'impôt est porté à 40% pour les logements réalisés avant le 1er janvier 1977 et si les travaux sont réalisés dans les deux années qui suivent l'acquisition du logement. Pour en bénéficier, il faut joindre la facture de l'entreprise qui a fourni et posé les matériaux à la déclaration d'impôts.
L'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) offre par ailleurs une subvention d'aide aux travaux comprise entre 15 et 70% dépendant du statut du particulier (propriétaire occupant ou bailleur).
Changement de chaudière
Le taux de TVA réduit à 5,5% ne s'applique que pour les équipements individuels de type chaudière (au fioul, au gaz naturel, au GPL, etc.), cuve à fioul ou citerne à gaz, radiateurs ou convecteurs, chauffe-eau ou ballon d'eau chaude, filtre ou brûleur. La réduction s'effectue directement auprès de l'entreprise qui vend et installe le matériel.
Un crédit d'impôt de 15% est accordé pour l'installation d'une chaudière basse température ou 25% pour une chaudière à condensation. Le crédit d'impôt est porté à 40% pour les chaudières à condensation installées dans les logements construits avant le 1er janvier 1977 et si les travaux sont réalisés dans les deux années qui suivent l'acquisition du logement. Pour en bénéficier, il faut joindre la facture de l'entreprise qui a fourni et posé les matériaux à la déclaration d'impôts.
L'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) offre également une subvention d'aide aux travaux comprise entre 15 et 70% dépendant du statut du particulier (propriétaire occupant ou bailleur).
Installation d'un système de chauffage au bois
Le taux réduit de TVA à 5,5 % ne s'applique qu'à la fourniture et à l'installation d'un poêle à bois relié à un tuyau fixe de branchement ou d'une chaudière individuelle à bois et des radiateurs. L'achat du bois de chauffage bénéficie également de ce taux réduit. La réduction s'effectue directement auprès de l'entreprise qui vend et installe le matériel.
Les particuliers peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt de 50% TTC sur les dépenses liées à l'achat d'un appareil de chauffage ou d'une chaudière à bois (ou autre biomasse), si leur rendement dépasse 65% et s'ils respectent les normes françaises et européennes. Les produits Flamme Verte sont une bonne garantie.
Pour en bénéficier, l'entreprise ayant fourni le matériel et réalisé les travaux doit fournir une attestation ou une facture dont la photocopie est à joindre à la déclaration d'impôt. La facture doit faire clairement ressortir la part "fourniture des matériels, TVA comprise" et comporter la mention de l'efficacité selon la norme européenne ou française associée au combustible.
L'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) offre aussi une subvention d'aide aux travaux comprise entre 15 et 70% dépendant du statut du particulier (propriétaire occupant ou bailleur) et pour tous les matériels labellisés Flamme Verte.
Installation d'un chauffe-eau solaire ou d'un chauffage solaire
Un taux réduit de TVA à 5,5 % est appliqué pour la fourniture d'un chauffe-eau solaire individuel ou d'un système solaire combiné et pour la main d'oeuvre lors de l'installation. La réduction s'effectue directement auprès de l'entreprise qui vend et installe le matériel.
Les particuliers peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt de 50% TTC sur les dépenses liées l'achat d'un appareil de chauffage ou d'une chaudière à bois (ou autre biomasse) s'ils respectent les normes françaises et européennes. Pour en bénéficier, l'entreprise ayant fourni le matériel et réalisé les travaux doit fournir une attestation ou une facture dont la photocopie est à joindre à la déclaration d'impôt. La facture doit faire clairement ressortir la part "fourniture des matériels, TVA comprise" et comporter la mention de l'efficacité selon la norme européenne ou française associée au combustible.
L'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) offre aussi une subvention d'aide aux travaux comprise entre 15 et 70% dépendant du statut du particulier (propriétaire occupant ou bailleur). Des primes complémentaires viennent s'ajouter à la subvention selon les conditions financières chaque foyer.
Installation d'une pompe à chaleur
Un taux réduit de TVA à 5,5 % est appliqué pour la fourniture et l'installation d'une pompe à chaleur. La réduction s'effectue directement auprès de l'entreprise qui vend et installe le matériel.
Un crédit d'impôt de 50% pour l'achat d'une pompe à chaleur à capteurs enterrés, air/eau ou air/air est attribué si les équipements sont certifiés selon les dispositions fiscales en vigueur.
Pour en bénéficier, l'entreprise ayant fourni le matériel et réalisé les travaux doit fournir une attestation ou une facture dont la photocopie est à joindre à la déclaration d'impôt. La facture doit faire clairement ressortir la part " fourniture des matériels, TVA comprise" et comporter la mention de l'efficacité selon la norme européenne ou française associée au combustible.
L'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) offre aussi une subvention d'aide aux travaux comprise entre 15 et 70% dépendant du statut du particulier (propriétaire occupant ou bailleur). Des primes complémentaires viennent s'ajouter à la subvention selon les conditions financières chaque foyer.
EDF peut, aussi, sous certaines conditions, octroyer des prêts à des taux préférentiels.
Installation de panneaux photovoltaïques ou autres installations produisant de l'énergie renouvelable
Les systèmes de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables bénéficient d'un taux de TVA réduit de 5,5 %. La réduction s'effectue directement auprès de l'entreprise qui vend et installe le matériel.
Un crédit d'impôt de 50% pour l'achat (subventions déduites, hors pose) d'un équipement de production électrique à partir d'énergies renouvelables (énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique ou biomasse) est applicable.
Pour en bénéficier, l'entreprise ayant fourni le matériel et réalisé les travaux doit fournir une attestation ou une facture dont la photocopie est à joindre à la déclaration d'impôt. La facture doit faire clairement ressortir la part " fourniture des matériels, TVA comprise" et comporter la mention de l'efficacité selon la norme européenne ou française associée au combustible.
Les délégations régionales offrent également au cas par cas des subventions pour ce type d'installation.
Installation d'une citerne
Un crédit d'impôt à hauteur de 25% est proposé aux particuliers.
L'épargne sur le Livret de Développement Durable
Ancien Codevi, le Livret de Développement Durable est une formule d'épargne, dont les intérêts ne sont pas imposables, avec un plafond de 6.000 euros. Il vise à soutenir le financement du développement durable en France en permettant aux particuliers de financer des projets en faveur de l'environnement.
Informations pratiques Salon Ecobat
Dates : du 14 au 16 mars 2008
Horaires : de 9h30 à 19h
Lieu : à Paris-Expo Porte de Versailles - Hall 5.1
Prix d'entrée :
- 8 euros
- Tarif réduit : 5 euros (chômeurs, personnes handicapées, étudiants).
- Gratuit pour les enfants moins de 12 ans
Sites :
www.ademe.fr
www.salon-ecobat.com
(Relaxnews)
© 2008 Relaxnews
Posté le 03.03.2008 par ecoville
XXe : Du lien social et de l’emploi
Les enjeux de la campagne électorale, arrondissement par arrondissement. Suite et fin : le XXe
Carte d'identité
Superficie : 583, 40 hectares
Espaces verts : 126,10 hectares
Population : 182 952 habitants
Taux de chômage : 15%
Avec un prix au m2 qui ne cesse d’augmenter (5 000 euros en moyenne), l’arrivée d’artistes ou de foyers aisés, l’arrondissement fait rêver. Mais le XXe, c’est aussi une centaine d’ethnies qui cohabitent, 28% de logements sociaux, un taux de chômage à 15% et deux fois plus de RMistes que la moyenne parisienne. Réduire cette fracture est un des principaux objectifs des candidats.
Emplois et commerces
Pour Jean-Claude Beaujour (UMP), il est inadmissible que des quartiers concentrent 50% ou 60% de logements sociaux, comme c’est le cas aux Amandiers : “Je propose une zone franche pour l’arrondissement, afin de favoriser le petit commerce qui s’essouffle et de susciter l’arrivée de professionnels libéraux et artisans qui, du fait des loyers excessifs, préfèrent aujourd’hui la banlieue.
De même, une fois que la couverture du périphérique à la porte de Montreuil sera réalisée, il faudra favoriser la mixité : logement intermédiaire et étudiant et bureaux.” Frédérique Calandra (PS) souhaite elle aussi la couverture du périphérique au niveau de la porte de Montreuil, mais également le réaménagement du marché aux puces de Montreuil, la protection des petits commerces, ou encore le soutien aux associations d’alphabétisation. “Il faut repérer ceux qui ont des problèmes et les aider, qu’il s’agisse d’habitants ou de commerçants.”
Lien social et voirie
Denis Baupin (Verts) propose de construire de nouveaux logements sociaux pour répondre aux “dix mille demandeurs de l’arrondissement” et davantage de transports. “Nous demandons la création d’une ligne 15 du métro qui viendrait de la jonction entre les lignes 3 bis et 7 bis, avec leurs prolongations au sud, jusqu’à Nation, et au nord, jusqu’à la gare de l’Est.” Didier Bariani, tête de liste du Modem, estime quant à lui qu’il y a “un déficit d’humanité qu’il faut combler”. “C’est bien d’ouvrir des équipements, mais ça ne rend pas forcément les gens heureux.”
Les têtes de liste
Frédérique Calandra, PS, 45 ans, médiatrice de la Ville de Paris. Michel Charzat, maire sortant (exclu du PS en juin) se présente contre la candidate officielle du PS.
Jean-Claude Beaujour, UMP, 44 ans, avocat au barreau de Paris. Raoul Delamare se présente contre le candidat officiel de l’UMP.
Denis Baupin, Verts, 45 ans, adjoint au maire de Paris chargé des transports, également candidat à la mairie de Paris.
Didier Bariani, Modem, 63 ans, président du groupe Mouvement démocrate au Conseil de Paris.
Aurélie Sarrot Aurélie Sarrot
Metrofrance.com, à Paris
Posté le 03.03.2008 par ecoville
Photo: DR/Relaxnews
Notre sondage
Vos priorités dans votre ville : notre sondage et vos commentaires
A l'approche des élections municipales, Greenpeace s'est intéressé à l'éco-responsabilité des candidats. Le constat est peu glorieux : "à peine la moitié des quelque 240 candidats démarchés a répondu jusqu'à présent", indique l'ONG dans un communiqué. Les réponses ont variées selon les partis. La gauche, les Verts en tête, a été un peu plus présente, à l'inverse de la droite.
Les Verts ont répondu massivement au questionnaire envoyé par l'association environnementale. Les engagements présentés par les candidats sont qualifiés de "sérieux" par Greenpeace. Les alliances Verts-PS suivent la même tendance.
Pour ce qui est des candidats PS n'ayant pas fait d'alliance au premier tour, les réponses sont moins nombreuses. Les candidats du Modem s'inscrivent dans la même dynamique.
Enfin pour ce qui est de l'UMP, seuls 13 candidats sur la soixantaine interrogée ont répondu à Greenpeace. A Paris, aucun des candidats de la majorité présidentielle n'ont pris le temps de répondre au questionnaire.
Au début du mois de février, Greenpeace avait envoyé un questionnaire à chacun des candidats. Les questions portaient sur la lutte contre le changement climatique, les OGM et la préservation de la biodiversité. Les internautes peuvent télécharger gratuitement depuis le site Web de l'association une carte de France présentant les engagements pris par les candidats interrogés.
Le premier tour des élections municipales a lieu dimanche 9 mars.
Site : http://blog.greenpeace.fr/news/maires-eco-responsables
(Relaxnews)
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Posté le 01.03.2008 par ecoville
SILVESTER Hans
En baisse depuis 2004, la déforestation a repris au Brésil depuis août 2007, en dépit des mesures adoptées.
Officiellement, l'objectif du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, est de parvenir à une "déforestation zéro" en Amazonie. Mais le Brésil en est très loin. Les destructions ont repris de plus belle entre août et décembre 2007. Quelque 7 000 km2 de forêts ont alors été rasés, a constaté en janvier l'Institut national de recherches spatiales (INPE) sur ses relevés satellites, pour faire place au soja, au bétail et à la canne à sucre.
CHIFFRES
SUPERFICIE.
L'Amazonie brésilienne couvre 5 millions de km2 (répartis sur 9 Etats), dont 100 000 km2 de réserves indiennes, 200 000 km2 de zones pour l'exploitation durable et 1,9 million dekm2 de forêt publique.
POPULATION.
22 millions d'habitants y vivent, dont 480 000 Indiens répartis en 220 tribus.
DESTRUCTION.
En trente ans, 17 % de la végétation originale ont disparu, soit 700 000 km2. En 2007, quelque 22 000 foyers d'incendie (brûlis) ont été signalés. Chaque km2 de forêt détruit produit 22 000 tonnes de CO2.
[-] fermer
Au total, le déboisement entre août 2007 et juillet 2008 pourrait augmenter de 34 %, alors que les autorités brésiliennes se vantaient à la conférence sur le climat à Bali, en décembre 2007, d'avoir jugulé le phénomène, les chiffres montrant depuis trois ans un recul des destructions.
Le président Lula da Silva a réclamé des mesures urgentes pour inverser la tendance. Aussi la police fédérale a-t-elle lancé, le 26 février, une vaste opération avec 300 hommes, qui seront un millier début avril, pour combattre le déboisement illégal dans les Etats du Para, du Mato Grosso et du Rondonia, les plus concernés.
Pas moins de treize ministres sont responsables de la lutte contre la déforestation en Amazonie, mais ils ne parlent pas tous le même langage. Le gouvernement est écartelé entre deux défis : préserver la forêt tropicale et favoriser la croissance économique.
Deux femmes incarnent ce dilemme au sommet. Marina Silva, ministre de l'environnement, enfant de l'Amazonie, est auréolée de son passé aux côtés du militant assassiné Chico Mendes. Mais elle a souvent cédé aux pressions. Elle a ainsi autorisé la construction de deux centrales électriques sur le Madeira, un affluent de l'Amazone. L'autre est Dilma Rousseff, chef de cabinet du président Lula, responsable du Plan d'accélération de la croissance, élaboré pour multiplier les infrastructures à travers le pays, notamment en Amazonie, où fourmillent des projets de routes, ports et usines hydroélectriques.
Après le sombre record entre août 2003 et juillet 2004, où 27 429 km2 de bois étaient partis en fumée, Marina Silva a réorganisé la surveillance par satellite, mais sans moyens ni personnel. "Les amendes infligées par l'Etat sont ridiculement basses et le déboisement se poursuivra", prédit l'un des directeurs de Greenpeace-Brésil, Sergio Leitao. Selon lui, seulement 2 % des contraventions sont payées par les destructeurs.
100 000 KM DE VOIES CLANDESTINES
"Les autorités conçoivent le développement de l'Amazonie sur un modèle des années 1950", critique Sergio Abranches, sociologue spécialiste en écologie politique. Il cite en exemple les routes conçues pour évacuer les denrées agricoles, la BR 163 Cuiaba-Santarem, à moitié asphaltée, et celle à l'étude entre Porto Velho et Manaus.
Les relevés cartographiques prouvent que le goudron se transforme en boulevard de déboisement pour les trafiquants de bois, orpailleurs, aventuriers et agriculteurs. Quelque 100 000 km de chemins clandestins existeraient déjà.
Marina Silva encourage des activités d'"exploitation durable" dans des zones baptisées "unités de conservation", et une gestion surveillée des forêts publiques, qui couvrent 40 % de la surface forestière. Ainsi les 2 200 km2 de forêt à Jamari (Rondonia) seront bientôt cédés à des concessionnaires privés pour une "exploitation propre". Un début.
Neuf organisations non gouvernementales (ONG) brésiliennes et internationales ont élaboré un ambitieux Pacte pour la valorisation de l'Amazonie, afin d'éradiquer la déforestation d'ici à 2015. "Il faut valoriser l'entretien de la forêt sur pied et rémunérer ceux qui la protègent", plaide Adriana Ramos, de l'ONG Instituto Socioambiental, signataire du pacte.
Le Brésil veut démontrer qu'il se préoccupe de l'Amazonie de crainte d'une internationalisation de la gestion de la plus grande forêt tropicale de la planète, dont la déforestation, par brûlis, contribue à l'émission de gaz à effet de serre. Dans son ouvrage Brésil, le capital naturel (non traduit en français), l'agronome brésilien Mauro Victor se dit convaincu que "si le Brésil ne freine pas la destruction de l'Amazonie par conviction, il y sera contraint par des pressions extérieures, d'abord économiques et commerciales, puis politiques, voire militaires".
Les élections municipales sont prévues en octobre. La ministre de l'environnement craint que des maires d'Amazonie ferment les yeux, cette année, sur les destructions illégales perpétrées par leurs électeurs.
Annie Gasnier (Rio de Janeiro, correspondance)
Posté le 01.03.2008 par ecoville
C'est un sondage que le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, aime évoquer. L'environnement serait, pour les électeurs, un thème prioritaire – avant l'école et le logement – selon une enquête Ipsos pour La Gazette des communes réalisée les 2 et 3 novembre 2007 auprès de 948 personnes. Les candidats l'ont bien compris : le "développement durable" est partout dans la campagne. C'est à qui promettra le plus de transports en commun, de pistes cyclables, de panneaux solaires, de bâtiments écologiques. Rien d'étonnant à ce qu'ils rivalisent sur le sujet. Depuis les lois de décentralisation de 1982 et 1983, le maire est le principal responsable du cadre de vie des Français.
Cette campagne marque un tournant, à plusieurs titres. Les préoccupations environnementales n'ont jamais figuré en aussi bonne place dans les programmes. Tous les partis s'y mettent alors que le sujet était autrefois porté par les Verts. Enfin, le lien est désormais admis entre les enjeux locaux et planétaires. La campagne internationale de l'ancien vice-président américain Al Gore et le débat mené en France par Nicolas Hulot pendant la campagne présidentielle sont passés par là. Le Grenelle de l'environnement, à l'automne 2007, a accéléré le mouvement.
Toutes les municipalités n'ont pas attendu l'emballement général pour se lancer. Lille et Angers font figure de pionnières : elles ont été les premières à mettre sur pied, à la fin des années 1990, un "agenda21" local – un document qui oriente les politiques municipales vers le développement durable. En matière de transport et d'économies d'énergie, Paris et Lyon ont lancé des politiques jugées ambitieuses. Chalon-sur-Saône, qui a mis en place, dès 2002, un programme de réduction des émissions de gaz est citée en exemple.
Autre bonne élève, Nantes, où 41% des déplacements ont lieu en transports en commun, soit le double de la moyenne nationale. Dans de nombreuses agglomérations, le retour du tramway a été le premier pas dans la réflexion sur l'amélioration de l'environnement en ville.
Certains élus ne se cantonnent pas aux transports. Aujourd'hui, par exemple, 10 % des repas servis dans les cantines de Lorient sont bio. La mairie de Château-Thierry met en place des filières courtes d'approvisionnement de ses cantines pour augmenter le revenu des agriculteurs. Besançon s'est spécialisée dans la prévention de la pollution de l'eau… La tendance est au renouvelable. Les projets d'implantation d'éoliennes et de panneaux solaires se multiplient. Perpignan s'est fixé l'objectif de devenir "la première ville française à énergie positive" – elle produira à terme plus d'énergie qu'elle n'en consomme. La construction de bâtiments économes en énergie, voire d'écoquartiers, est en vogue : Angers, Auxerre, Chalon-sur-Saône, Grenoble, Lyon, Narbonne et Rennes ont lancé des projets.
Dans ce foisonnement, difficile de distinguer les vraies inflexions politiques du simple effet de mode ou de communication. "Nous verrons avec le temps si tout cela était sincère ou pas, tempère Sylvain Godinot, chargé du projet "changement climatique" de l'agglomération lyonnaise. Ce qui compte, c'est que les élus intègrent le critère environnemental dans leur politique. On ne peut pas lancer un plan climat, et dans le même temps soutenir un contournement autoroutier." "Comme les entreprises il y a quelques années, certaines collectivités communiquent plus qu'elles ne font", relève Antoine Charlot, responsable du programme territoires durables au Comité21, une ONG chargée d'accompagner les démarches des élus. Il existe 300 "agendas 21" locaux, mais seules 150collectivités ont mis en place une "démarche sérieuse", selon M. Charlot.
"Le critère selon moi, c'est que le maire doit faire mieux avec moins, résume Florence de Monclin, responsable pédagogique à la Fondation Nicolas-Hulot. Moins d'eau, moins d'énergie, moins d'espace urbanisé, moins de perte de biodiversité." Les élus – et les électeurs – ont tendance à plébisciter les réalisations concrètes, inaugurées en cours de mandat. "Pendant longtemps, un bon élu était un élu qui construisait", relève Mmede Monclin. Est-ce en train de changer? De l'avis général, les élus s'intéressent à l'environnement de façon sincère, mais de là à remettre toutes leurs habitudes en question, il y a un pas. A fortiori dans la mesure où réduire la place de la voiture en ville, cesser l'utilisation des herbicides ou construire un habitat dense moins consommateur d'espace ne sont pas forcément des mesures populaires. "Les politiques disent que la société n'est pas mûre, la société dit que les élus n'avancent pas, lance Mme de Monclin. Il faut cesser de se renvoyer la balle."
Gaëlle Dupont
Posté le 28.02.2008 par ecoville
Une usine d'incinération aux Pays-Bas, le 31 mai 2005 Photo: John D. McHugh/AFP/archives
Les gouvernements de l'UE, appelés jeudi pour la première fois à débattre du plan européen de lutte contre le changement climatique, ont aligné des objections tous azimuts laissant présager une négociation ardue.
Demandes d'une plus grande flexibilité, appels à la vigilance sur la compétitivité de l'industrie et desiderata nationaux très ciblés: les ministres européens chargés de l'Energie ont donné le ton jeudi à Bruxelles lors d'un débat public.
Le calendrier est serré pour approuver le plan de Bruxelles dévoilé le 23 janvier, qui doit servir de modèle pour convaincre les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde, lors des négociations internationales qui reprendront à Copenhague fin 2009.
Le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, dont le pays présidera l'UE au deuxième semestre, a jugé "crucial qu'un accord total et définitif soit bouclé avant Copenhague".
Il a toutefois rappelé qu'il fallait protéger l'industrie européenne contre la concurrence déloyale de pays moins vertueux et donner de la visibilité aux entreprises, "qui ont des plans industriels à cinq ans".
Pour le ministre luxembourgeois de l'Economie Jeannot Krecké, les objectifs sont "nobles" mais "nous n'atteindrons pas un objectif de consommation de 20% d'énergies renouvelables (d'ici 2020) sans argent public important".
"Il nous faut un cadre d'investissements clair", a-t-il plaidé.
Le secrétaire d'Etat allemand à l'Economie Peter Hintze a réclamé lui une meilleure protection des mécanismes nationaux existants pour inciter au développement des énergies renouvelables.
L'Europe doit "passer aux actes", a souligné la ministre danoise Connie Hedegaard, tout en rappelant que les objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre et de consommation d'énergie renouvelable d'ici 2020 ont été calculés en fonction de la richesse des pays.
"Ceux qui ont les épaules les plus larges devront supporter un fardeau plus large" et devraient donc obtenir certaines compensations, a-t-elle argué.
Bruxelles espère parvenir à un accord "politique" des 27 pays d'ici fin 2008. Selon un scénario idéal, le Parlement européen l'entérinerait en première lecture d'ici juin 2009, juste avant les élections européennes.
BRUXELLES (AFP)
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