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ecoville
Description du blog :
outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
Catégorie :
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Date de création :
02.02.2007
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08.07.2008
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POLITIQUE

ATTENTION IL FAUT CONTINUER !!!

Posté le 27.03.2008 par ecoville
Photo : Patrick Kovarik/AFP

Nicolas Hulot (centre) lors d'une réunion du Grenelle de l'environnement, le 24 octobre 2007 à Paris.

Les acteurs du Grenelle de l'environnement ont lancé mercredi un appel alarmiste au gouvernement et au Parlement pour mettre en oeuvre la révolution écologique annoncée fin octobre, menacée selon eux d'"enlisement".

"Ces derniers temps, un sentiment d'enlisement et d'essoufflement de la dynamique s'est fait jour parmi les acteurs du Grenelle", estiment les représentants des 4 collèges - collectivités territoriales, ONG, employeurs et syndicats - qui ont participé aux côtés de l'Etat au Grenelle.

"Des tentations de retour en arrière s'expriment ici et là. Des pressions s'accumulent. Des questions essentielles comme celle des financements ne sont toujours pas abordées", jugent-ils dans une tribune publiée dans Le Monde en date de jeudi.

Quatre mois après la tenue de ce vaste forum écologique qui a fait naître l'espoir d'une nouvelle société, soucieuse de ses impacts sur l'environnement, ils estiment que "rien de suffisant ne s'est encore traduit en actes" et que "les résultats se font attendre".

"Il est urgent de reprendre la main", lancent-ils dans cette tribune signée aussi bien par le représentant du Medef, Jean-Pierre Clamadieu, que par le lobbyste écologique Nicolas Hulot ou l'astrophysicien et président de la ligue ROC Hubert Reeves.

Les signataires se tournent vers les parlementaires qui auront à examiner le projet de loi d'orientation du Grenelle: "nous attendons d'eux qu'ils encouragent et renforcent le mouvement vers l'absolue nécessité du changement de société que le Grenelle de l'environnement préconise", déclarent-ils.

Ils s'inquiétent d'une possible dilution sous la pression des lobbies des 268 mesures adoptées fin octobre, qui vont des transports à l'isolation des bâtiments, la construction ou l'agriculture bio.

Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a qualifié mercredi la tribune de "piqûre de rappel justifiée et utile" tout en réitérant sa "confiance dans le Parlement".

Les signataires "sont inquiets que certains groupes puissent essayer de récupérer d'une main ce qu'ils ont donné de l'autre lors du Grenelle. Je ne le crois pas mais il faut rester vigilant", a-t-il reconnu.

L'avant-projet de loi d'orientation du Grenelle devrait être soumis aux députés avant l'été en première lecture, après examen par le Conseil économique et social et le Conseil d'Etat.

Le texte particulièrement touffu comporterait une première partie "programme" et une autre consacrée à sa déclinaison technique, qui devrait comporter environ 130 articles.

"Le document de base est prêt ainsi que certains textes d'application, sur le chantier thermique (bâtiment) et sur les transports et la mobilité durable notamment", a indiqué M. Borloo.

Le texte devait être transmis mercredi à Patrick Ollier, député UMP et président de la commission mixte parlementaire sur le Grenelle, "pour que les députés puissent commencer à travailler" a-t-il précisé.

Le ministre a également assuré que "l'intégralité du financement est prévu. tout a été arbitré à ce jour de façon conforme."

La loi reprend les grandes lignes du Grenelle mais certains points, comme la "trame verte", sorte de corridor écologique pour faciliter le déplacement des espèces n'y figureront pas. Le bio dans les cantines fera l'objet d'une circulaire actuellement à la signature chez le Premier ministre, selon l'entourage du ministre.

Par ailleurs, la législation sur les OGM fait l'objet d'un texte séparé déjà examiné en première lecture par les sénateurs et qui sera soumis aux députés à partir du 1er avril.

Par Emmanuel ANGLEYS et Anne CHAONPARIS (AFP)
© 2008 AFP



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VILLE LES PLUS CHERES !!!

Posté le 26.03.2008 par ecoville
Londres regagne la première place des villes les plus chères du monde, tandis que New York remonte au 5e rang.(DR)
Selon une étude d'UBS, Paris arrive en 9e position des villes les plus chères.

Voici une étude que les globe-trotteurs, hommes d'affaires et autres voyageurs regarderont à la loupe. Oslo, Londres et Copenhague restent les villes les plus chères du monde pour les visiteurs, selon la dernière édition de l'enquête UBS* «Prix et salaires». Dublin, qui figurait il y a trois ans au 13e rang des villes les plus chères, se hisse maintenant à la 4e place, devant Zurich, Stock­holm, Helsinki et Genève. Deux villes françaises figurent au classement : Paris au 9e rang et Lyon au 15e.
Destinations attrayantes
D'autres villes, ordinairement citées pour leurs prix élevés, faillissent à leur réputation : la baisse de près de 18% du dollar par rapport à la dernière étude réalisée en 2006 fait ainsi de New York une destination plus abordable pour les acheteurs européens : elle figure en 18e position du classement. «Le shopping aux États-Unis est désormais une option intéressante» pour les Français, les Espagnols ou encore les Allemands qui s'y rendent, remarque l'étude. Le même constat s'applique à Hongkong, qui est aujourd'hui 18% moins chère que Barcelone, par exemple. L'Afrique du Sud et l'Indonésie sont à présent des destinations touristiques attrayantes, car leur monnaie s'est également dépréciée. Les villes les moins chères se trouvent dans le sud de l'Asie et en Amérique du Sud.

Si l'on inclut les loyers, le classement est toutefois «très différent». Londres regagne la première place des villes les plus chères, tandis que New York remonte au 5e rang. Le coût de la vie des locataires londoniens est «supérieur de 23%» à celui des Zurichois, note UBS. Si les pays scandinaves sont les plus chers, c'est aussi là-bas qu'on y gagne le plus d'argent. «Si vous êtes disposés et en mesure de déménager dans une ville où vous pourrez gagner le plus, voici les trois meilleurs choix», indique l'étude: Copenhague, Oslo et Zurich. Mais en revenus nets (après déductions fiscales et sociales), ce sont les habitants de la ville suisse les mieux lotis.

BORLOO ET ALLIOT MARIE !!!

Posté le 24.03.2008 par ecoville
Photo : Daniel Velez/AFP

Jean-Louis Borloo (L) et Michèle Alliot-Marie ont assisté au nettoyage de la plage de Guétharyy, le 22 mars 2008

Jean-Louis Borloo a assisté samedi au nettoyage de la plage de Guéthary, sur la côte basque, dans le cadre d'une opération organisée dans toute l'Europe par l'association de protection de l'environnement Surfrider Foundation.

Le ministre de l'Ecologie était notamment accompagné de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, élue de la commune voisine de Saint-Jean-de-Luz, et de l'ancien footballeur Bixente Lizarazu, qui dirige l'association "Liza pour une mer en bleus".

Sous une pluie battante, les ministres, accompagnés d'élus locaux, se sont rendus sur la plage de Guéthary pour encourager les dizaines de bénévoles, parmi lesquels de nombreux enfants, venus participer au ramassage de débris échoués sur le littoral, dans le cadre de l'opération "Initiatives océanes".

M. Borloo a examiné les déchets contenus dans les grands sacs poubelle remplis par les bénévoles - bouteilles, cannettes, ferraille, emballages et objets en plastique -, rappelant que l'on estime à 6.400.000 tonnes la quantité de déchets déversés chaque année dans les océans.

Au cours d'un point de presse organisé dans un restaurant du bord de mer, le ministre de l'Ecologie a souligné l'importance de la protection du littoral, une "nouvelle frontière" où réside 80% de l'humanité et où "sont concentrés toutes les contradictions et tous les espoirs".

Il a repris les grands thèmes issus des travaux du Grenelle de l'environnement dans le domaine de l'eau, soulignant le rôle "vital" de la mer pour la vie quotidienne de l'humanité comme pour la préservation de la biodiversité.

La fondation Surfrider a fait appel aux bénévoles, pour la 13e année consécutive, pour assurer dans toute l'Europe le nettoyage de printemps des plages et des cours d'eau, de vendredi à dimanche.

Cette année, pour la première fois, la campagne "Initiatives océanes", traditionnellement menée lors du premier week-end de printemps, concerne aussi les lacs et les rivières, a indiqué l'association.

En 2007, la campagne de Surfrider avait mobilisé environ 10.000 personnes, des plages scandinaves à celles de Méditerranée.

GUETHARY (AFP)
© 2008 AFP

MAIRIE DE PARIS !!!

Posté le 24.03.2008 par ecoville
La Mairie de Paris a décidé de mettre ses arbres à l'honneur les 29 et 30 mars prochains lors de la Fête de l'arbre. Le "Village de l'arbre" sera installé au Parc de Bercy (12e) de 10h à 17h30 tandis que dans les 6e, 10e et 14e arrondissements des visites et des démonstrations de taille seront organisées. Les bois parisiens participent également à la fête.

Le Parc de Bercy (12e) accueillera "Le village de l'arbre". De 10h à 17h30, durant ces deux journées, le public découvrira des stands d'informations et de conseils sur l'entretien des arbres. Ces stands serviront également de point de départ pour les visites. Les Parisiens pourront suivre des élagueurs et des jardiniers dans leur travail.

Au "Chai", une exposition de troncs sculptés sera déployée et des ateliers de découverte sur la diversité des arbres permettront au public d'observer en s'amusant les arbres et d'apprendre à reconnaître les différentes feuilles.

D'autres arrondissements seront de la fête. Le dimanche 30 mars, les 6e et 10e arrondissements mettront en place des démonstrations de taille. Dans le 14e arrondissement, il sera possible de participer à la visite guidée "Les arbres des rues de mon quartier".

Enfin, les bois de Vincennes (12e) et de Boulogne (16e) seront le théâtre de visites guidées et de circuits découvertes.

La Mairie de Paris a également mis en place l'opération "1 Parisien, 1 arbre". Elle incite les Parisiens à faire des dons pour permettre la plantation d'arbres dans les pays défavorisés.

Site : www.paris.fr

Relaxnews
© 2008 Relaxnews

COALITION EAU

Posté le 20.03.2008 par ecoville
Voici un petit message de la coalition eau , au lendemain des élections municipales.


Bienvenue et merci d'avoir répondu à notre appel auprès des blogs développement durable et d'expression locale, pour nous aider à relayer notre appel au maires nouvellement élus "Madame, Monsieur, le Maire, et si après le champagne, vous passiez à l'eau ?".

Au lendemain des élections municipales et à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, cette action vise à faire avancer l'accès à l'eau des plus démunis au local et à l'international dans les communes de France. Bien sur, cette campagne est apolitique : nous nous adressons aux élus gestionnaires, de tous bords confondus, et non pas aux hommes et femmes membres de tel ou tel parti politique.

Nous vous avons contacté car nous pensons que vous pouvez jouer un rôle important pour nous aider à toucher les maires :
- pour les blogs développement durable, en nous permettant de véhiculer notre message auprès des publics sensibles au développement durable (décideurs, associations de consommateurs, ONG, militants...), qui a leur tour pourront relayer ce message (le fameux "buzz" :-)
- pour les blogs d'expression locale, en nous permettant de toucher les maires directement sur leur(s) territoire(s), devant leurs électeurs. Et, c'est bien connu, c'est ce qui marche le mieux pour les faire bouger ;-)

Si vous souhaitez relayer cette campagne, écrire une note, parler de la gestion de l'eau sur votre commune, etc, vous trouverez sur ce modeste espace blogueurs :
- des informations sur qui nous sommes (La Coalition eau, Déclic, et nous plus personnellement)
- des chiffres sur la réalité de l'eau en France et dans le monde, des informations sur ce que peuvent faire vos élus et ce que nous leur proposons
- des informations sur la journée mondiale de l'eau
- et des éléments dont vous pourriez avoir besoin si vous souhaitez rédiger une note : les visuels, des photos, des bannières...
- pour ceux qui ont moins de temps devant eux, notre communiqué vous permettra d'avoir une vue d'ensemble rapide de la campagne.

Vous pouvez également nous appeler au 01 48 57 86 72 si vous avez besoin de quoi que ce soit.

Et, bien sur, nous ne manquerons pas de vous tenir informé des avancées de cette action !

Encore merci pour le coup de main et à bientôt !

Nathalie, Matthieu et Majda

1 MILLIARDS !!!

Posté le 20.03.2008 par ecoville
Photo : afp may/AFP/Infographie

L'ONU consacre jeudi une Journée mondiale à l'eau, qui fait défaut à plus d'un milliard d'humains et manquera plus cruellement encore à l'avenir sous la double pression du réchauffement climatique et d'une demande exponentielle de la population mondiale.

Reconduite d'une année sur l'autre, la célébration - avancée cette fois de deux jours pour cause de week-end pascal - permet de mesurer l'absence de progrès: à ce jour, un tiers de l'humanité (2,4 mds) continue de vivre sans accès à une eau de qualité ni de simples latrines et chaque jour, 25.000 personnes en meurent, essentiellement des enfants.

D'ores et déjà, le 7è objectif de développement pour le Millénaire adopté en 2002 au Sommet de Johannesburg, réduire de moitié d'ici à 2015 par rapport à 1990 la part d'humains privés d'eau potable, est pratiquement hors d'atteinte. Il aurait fallu que chaque année jusqu'à l'échéance, 100 M de personnes supplémentaires soient équipées, ou 274.000 par jour.

Or l'eau est inégalement distribuée sur la planète, et pour fournir une eau de qualité, il faut en payer le prix.

"Globalement, elle est abondante là où il n'y a personne", relève Pierre Chevallier, spécialiste des Ressources en eau à l'Institut (français) de recherche pour le développement (IRD): la partie amazonienne du Pérou ou de l'Equateur, peu peuplée, est abondamment arrosée, alors que toute la côte Pacifique, poumon économique et siège des grandes villes, est asséchée, jusqu'au Chili.

"Ca ne va pas s'arranger avec le réchauffement climatique, qui va accélérer les phénomènes d'évaporation et de fonte des glaciers et réduire encore les quantités d'eau disponibles", explique M. Chevallier. "Et encore moins avec la pression démographique: non seulement la population mondiale augmente, mais aussi les exigences de cette population avec l'amélioration de ses conditions de vie dans les grands pays émergents".

Aujourd'hui l'eau réservée à un usage domestique - consommation humaine et hygiène du foyer - ne compte que pour 10% de la consommation planétaire (contre 20% pour l'industrie, notamment la production d'énergie et 70 % pour l'agriculture en moyenne). Mais avec de considérables disparités puisqu'en Asie, l'agriculture peut absorber plus de 85% des ressources.

"La consommation d'eau varie surtout selon des critères économiques et culturels et des pays qui en produisent peu comme dans le Golfe peuvent aussi compter parmi les plus gros consommateurs", note le chercheur.

En moyenne, un citoyen nord américain consomme 500 litres d'eau/jour et par personne et un Européen 200 à 300 L, quand un Africain de la bande sahélienne dispose de 10 à 20 L d'eau/jour à usage domestique. Et ces déséquilibres, quantitatifs et qualitatifs vont s'exacerber.

Certaine habitudes alimentaires, adoptées avec l'amélioration du niveau de vie, sont particulièrement consommatrices: ainsi, 15.500 litres d'eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande de boeuf industrielle rappelle l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Selon le Programme de l'Onu pour l'environnement (PNUE), avec une population de 1,5 à 1,8 milliard d'ici 2050, l'Inde aura besoin de 30% d'eau en plus que ce dont elle dispose aujourd'hui, alors que son agriculture et surtout la riziculture absorbe déjà près de 90% des ressources disponibles.

"Le problème est que stocker ou transporter l'eau nécessite des investissements colossaux", souligne Pierre Chevallier. "Ce n'est pas techniquement impossible mais les pays qui en ont besoin n'en ont le plus souvent pas les moyens".

Par Anne CHAONPARIS (AFP)
© 2008 AFP

MINISTERE DE L' ECOLOGIE !!!

Posté le 19.03.2008 par ecoville
Photo : nicolas richoffer/metro

Nathalie Kosciusko-Morizet, hier matin au ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable.

Nous voulons laisser la porte la plus ouverte possible.

Biographie

• Nathalie Kosciusko-Morizet est née le 14 mai 1973 à Paris.
De 1999 à 2001, elle est responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures (Dree) à Bercy.
• A partir de mai 2002, elle entre au cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseillère technique pour l’écologie.
• En juillet 2002, elle devient la benjamine de l’Assemblée nationale étant élue députée de l’Essonne.

La semaine de la mobilité

Du 16 au 22 septembre, comme chaque année, le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, réitère la Semaine européenne de la mobilité. Natalie Kosciusko-Morizet s’est félicitée de 422 événements et animations qui ont déjà été enregistrés, soit un tiers de plus qu’en 2006.

A quelques semaines du Grenelle de l’environnement, les crispations se font jour. Dans la dernière ligne droite des négociations, les organisations écologistes s’inquiétent notamment
du flou du processus de décision censé permettre d’accoucher des “mesures concrètes” prévues. L’Alliance, la Fondation Nicolas Hulot et France nature environnement ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, pour lui demander des explications. Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, livre à Metro sa version du processus en cours, ainsi que sa vision de la défense de l’environnement.

On sent la grogne monter à propos du Grenelle de l’environnement…
C’est normal, car on est dans une étape intermédiaire. Nous arrivons à la fin du premier cycle, celui des groupes de travail. Nous allons bientôt entrer dans la phase de consultation publique et il est tout à fait compréhensible qu’il y ait des inquiétudes à mesure que l’on s’approche du moment des décisions. Mais nous allons organiser, avec Jean-Louis Borloo, un rendez-vous pour mettre en place une méthodologie qui soit acceptable par tout le monde.

Le Grenelle peut-il échouer?
La partie n’est pas gagnée, c’est un vrai pari. Je vous rappelle qu’il s’agit de faire évoluer un projet de civilisation et de modifier en profondeur nos modes de production et de consommation. On a une fenêtre de tir, mais cela n’ira pas très loin si l’on ne peut pas compter sur la mobilisation de tous les acteurs : l’Etat, les industriels et les consommateurs. D’où la nécessité de la consultation publique, qu’elle se fasse via Internet ou des forums régionaux. Nous la voulons la plus ouverte possible — y compris aux sites antigouvernementaux.

Vous dites que le consommateur a évolué, mais pas vraiment quand on touche à sa voiture…
Il existe aujourd’hui une certaine mobilisation chez les constructeurs, mais je pense que l’on n’est pas encore assez créatif. Ainsi, quand on achète une voiture hybride, c’est la batterie qui coûte cher. Et nombre de particuliers renoncent à l’achat d’un véhicule propre parce qu’ils n’ont pas la trésorerie. Pourquoi ne pas imaginer un système de leasing, dans lequel la voiture serait achetée au prix d’un véhicule classique, et où la batterie serait remboursée chaque mois, grâce aux économies réalisées sur l’essence ? Autre piste pour la voiture : l’éco-partage. A-t-on vraiment besoin, quand on habite une grande agglomération, d’être propriétaire de son véhicule ou a-t-on seulement besoin de pouvoir utiliser une voiture le week-end ?

Ne vaut-il pas mieux développer les transports en commun?
Je suis pour tout ce qui est incitatif à partir du moment où on propose une alternative. C’est en ce sens, et en tant qu’élue de la grande banlieue parisienne, que je suis très critique avec la politique de la ville de Paris. Je trouve Vélib’ formidable… pour les Parisiens intra-muros. Le tramway, c’est très sympa pour les gens qui habitent autour. Mais il est financé par l’argent du conseil régional, donc de tous les Franciliens. Et je ne vois pas pourquoi le contribuable de ma commune, qui n’a qu’une ligne de RER, et qui subit des retards, devrait payer pour un tramway qu’il n’utilisera jamais. Il y a quelque chose de profondément antisocial dans cette politique.

Il faut donc étendre Vélib’ en banlieue…
Oui, mais le problème, c’est que Vélib’ a été financé avec des marchés de pub qui ne s’intéressent guère à la banlieue. Il aurait fallu négocier l’extension vers la périphérie dès le début de l’opération

Le voyage de Jean-Louis Borloo au pôle Nord provoque des remous. Etait-il vraiment opportun?
Moi, j’étais à Berlin, pendant ce temps-là... (Rires) Plus sérieusement, on fait la même critique à Nicolas Hulot ou à Yann Arthus-Bertrand, avec leurs émissions de CO2 pour réaliser leurs reportages. Mais ils ont eu un impact immense sur la sensibilisation des gens aux questions environnementales. En allant au Groenland, Jean-Louis Borloo a voulu alerter sur l’urgence de la situation et souligner combien il était important d’agir dès aujourd’hui. C’est une interpellation utile.

Les difficultés économiques et budgétaires du moment n’auront-elles pas raison des bonnes intentions environnementales?
La préoccupation environnementale, l’écologie, ce n’est pas un luxe ni la charité faite à la planète. C’est fondamental. Il faut y penser même quand cela va mal, et surtout si cela va mal, parce que c’est la source de notre future compétitivité.

Vidéo
Voir des extraits vidéo de l'interview

Caroline Brun
Metrofrance.com

Nadia Loddo
Metrofrance.com

Alexandre Zalewski
Metrofrance.com

LES EUROPEENS AIMENT L'ENVIRONNEMENT !!!

Posté le 16.03.2008 par ecoville
crédit : Commission européenne

Selon une enquête Eurobaromètre publiée le 13 mars 2008, plus des deux tiers des Européens préfèrent que les décisions en matière d’environnement soient prises au niveau de l’Union européenne. Le rapport révèle par ailleurs que ces derniers sont de plus en plus conscients du rôle que joue l’environnement dans leur vie quotidienne. Ils sont plus de 95 % à penser qu’il est important de protéger l’environnement. Environ 80 % estiment en outre qu’il a une influence sur leur qualité de vie et qu’ils ont un rôle à jouer dans sa protection. Le changement climatique arrive en tête dans la liste des préoccupations environnementales des Européens, suivi de la pollution et des catastrophes d’origine humaine.

M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce sujet: «La plupart des Européens pensent que l’Union européenne doit agir davantage en faveur de l’environnement et que, dans ce domaine, c’est à ce niveau que les meilleures décisions sont prises. Une majorité écrasante d’entre eux estiment qu’une législation européenne harmonisée est nécessaire en la matière et que l’Union doit aider les autres pays à améliorer leurs normes environnementales.»
Les OGM, un sujet de préoccupation pour les Européens
Si elle fait apparaître que les cinq grandes préoccupations des Européens dans le domaine de l’environnement sont le changement climatique, la pollution de l’eau, la pollution de l’air, les catastrophes d’origine humaine et l’emploi de produits chimiques dans les produits d’usage quotidien, l’enquête Eurobaromètre révèle également que, pour une majorité des citoyens européens, le recours aux organismes génétiquement modifiés (OGM) en agriculture est source d’inquiétude. Environ 58 % d’entre eux déclarent nourrir des appréhensions quant à l’utilisation des OGM, tandis que 21 % y sont favorables.
Les Européens prêts à acheter des produits verts
Le sondage Eurobaromètre fait ressortir une remarquable volonté de la part des citoyens européens d’acheter des produits respectueux de l’environnement. Près des trois quarts d’entre eux disent être disposés à le faire même s’ils doivent pour cela payer un peu plus cher. En moyenne, seuls 17 % des Européens ont déclaré avoir acheté des produits écologiques au cours du mois écoulé. Autrement dit, près de 60 % des Européens se disent prêts à adopter les produits verts, mais ne l’ont pas encore fait. La majorité d’entre eux (52 %) indiquent qu’ils seraient en mesure de reconnaître à leur étiquette les produits véritablement écologiques.
La protection de l’environnement n’est pas un obstacle à la performance économique
Quand on leur demande si la protection de l’environnement constitue un obstacle à la réussite économique ou une motivation à innover, près des deux tiers des Européens répondent qu’il s’agit plus d’un facteur encourageant l’innovation (63 %) que d’un frein à la performance économique (16 %). Les Européens pensent, à peu près dans la même proportion (64 %), que l’environnement doit passer avant la compétitivité économique, tandis que 18 % estiment que cette dernière est plus importante.

Plus des deux tiers des citoyens européens sont par ailleurs convaincus que le progrès doit être mesuré à l’aide d’indicateurs sociaux, environnementaux et économiques. Seule une minorité (15 %) est d’avis que son évaluation doit s’appuyer principalement sur l’utilisation d’indicateurs monétaires et économiques.
À problème mondial, approche mondiale
Environ les deux tiers des citoyens européens préfèrent que les décisions en matière d’environnement soient prises conjointement au niveau de l’Union européenne plutôt qu’au niveau national. Ils sont également très nombreux à penser qu’une législation européenne harmonisée est nécessaire dans le domaine de l’environnement (82 %), que l’UE doit aider les pays tiers à améliorer leurs normes en la matière (80 %) et qu’elle doit allouer plus de crédits à la protection de l’environnement (78 %).

Par ailleurs, environ 78 % des Européens estiment qu’il serait utile de créer une force européenne de protection civile qui pourrait intervenir en cas de catastrophe naturelle dans leur pays.
En savoir plus
Références
Opinion des citoyens européens sur l’environnement (format PDF)
Liens
En discuter sur notre forum dédié à l'éco-citoyen
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Auteur
© Communautés européennes, 1995-2008

TONY BLAIR !!!

Posté le 15.03.2008 par ecoville
Tony Blair lors d'une réunion du G20 des pays les plus polluants le 15 mars 2008 à Makuhari (Japon) Photo: Kazuhiro Nogi/AFP

Tony Blair a appelé samedi les 20 pays les plus polluants de la planète, réunis pour un week-end au Japon, à s'entendre sur des réductions d'émissions de gaz à effet de serre, estimant "irresponsable" un éventuel statu quo face au réchauffement climatique.

La veille à Bruxelles, les dirigeants européens ont affirmé leur détermination à trouver un accord d'ici la fin de l'année sur un plan d'action contre le réchauffement climatique, mais ils ont insisté pour limiter ses coûts et atténuer ses conséquences pour l'industrie.

Les dirigeants de l'UE ont ainsi réaffirmé leur détermination à "jouer un rôle moteur" dans la lutte contre le réchauffement climatique, en vue des négociations internationales de Copenhague fin 2009.

"Nous nous sommes engagés à terminer les négociations sur ce paquet (de mesures) d'ici la fin de l'année", a confirmé le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE jusqu'au 1er juillet.

Tony Blair, l'ancien Premier ministre britannique, avait lancé en 2005 le premier forum "G20" afin d'associer, au-delà des pays les plus industrialisés, les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.) aux discussions sur la réduction des émissions polluantes.

Il dirige aujourd'hui un "groupe d'experts internationaux", soutenus par les Etats-Unis et l'Union européenne, pour contribuer à l'élaboration d'un compromis. Un accord doit être trouvé d'ici fin 2009, sous l'égide de l'ONU, pour prendre le relais du protocole de Kyoto.

Ce protocole a imposé aux pays industrialisés des réductions d'émissions de gaz à effets de serre entre 1990 et la période 2008-2012, mais sa portée a été réduite par le refus des Etats-Unis de le ratifier.

"Nous avons atteint un moment critique pour une décision sur le changement climatique", a déclaré samedi M. Blair devant les responsables des pays du G20 réunis à Makuhari (région de Tokyo).

Selon lui, "ne pas réussir à agir contre le changement climatique maintenant serait profondément inexcusable et irresponsable".

Le gouvernement japonais a fait de la lutte contre le changement climatique la priorité du G8, qu'il préside cette année, et espère que ce forum du G20 permettra de préparer au mieux le sommet des huit pays les plus industrialisés, prévu en juillet.

"Au sommet du G8 cette année à Hokkaido (nord), c'est notre destin qui sera en jeu", a prévenu M. Blair.

Pour lui, "la question, c'est pouvons-nous aller plus loin ? Pouvons-nous nous mettre d'accord sur un objectif mondial contraignant de 50% de réduction d'émissions ?".

En 2007, les membres du G8 - Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada et Russie - se sont mis d'accord pour étudier sérieusement l'objectif d'une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Mais aucun texte contraignant n'a été mis au point.

Selon M. Blair, les pays développés comme les pays en développement devront faire des efforts contre le réchauffement climatique.

Pour sabrer nettement dans les émissions de gaz à effet de serre, "les émissions des pays riches devront s'approcher de zéro et celles des pays pauvres devront, à terme, baisser au fur et à mesure de leur industrialisation", a jugé l'ancien dirigeant travailliste.

"L'Inde et la Chine reconnaissent l'importance du défi. Elles veulent toute deux contribuer à une solution mais ont aussi besoin de croissance" économique, a-t-il ajouté.

Côté pays riches, "en Europe, en Amérique et au Japon, nous savons que nous devons changer. Mais nous nous inquiétons du coût que cela représenterait et de la perte de compétitivité", a poursuivi M. Blair.

"L'efficacité énergétique - souvent considéré comme moins +sexy+ pour réduire les émissions - devra être mise à sa juste place, au centre de toute stratégie globale", selon lui.
MAKUHARI (AFP)
© 2008 AFP

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Posté le 14.03.2008 par ecoville
Etre prêts pour les négociations internationales de l'après Kyoto en 2009, c'est l'objectif que se sont fixés les dirigeants des Vingt-Sept, jeudi 13 mars, en promettant un accord sur le réchauffement climatique, au niveau européen, d'ici à la fin de l'année 2008. Les chefs d'Etat de l'UE se retrouvaient à Bruxelles pour un sommet économique de printemps, dans un contexte assombri par l'augmentation des prix du pétrole, les menaces de récession aux Etats-Unis et la faiblesse du dollar.
Malgré ce contexte économique assombri, les Vingt-Sept ont affiché leur ambition de maintenir les objectifs, définis il y a un an, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici à 2020, voire 30 % en cas d'accord international, grâce à l'utilisation de 20 % d'énergies renouvelables et de 10 % de biocarburants. La mise en place de cette politique ambitieuse coûterait, selon les estimations, au minimum 50 milliards d'euros par an.

ADOPTION LÉGISLATIVE EN 2009

Mais les dirigeants européens ont promis de mettre les bouchées doubles afin de parvenir à un accord avant la fin de l'année, avec en ligne de mire une adoption des textes législatifs dans les différents Etats-membres en 2009.
Par ailleurs, la lutte contre le réchauffement climatique pourrait profiter à la croissance, ont estimé les Européens. "Des normes environnementales sévères peuvent stimuler la croissance, pas la limiter", a estimé le premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE.

DÉLOCALISATIONS ET BIOCARBURANTS EN QUESTION

L'Union veut également aller vite en besogne pour prendre la main dans les négociations internationales qui s'ouvriront en 2009 sur l'après-protocole de Kyoto, qui expire en 2012. "Je pense que c'est une vraie question de crédibilité de garder les objectifs", a estimé José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

Dans deux domaines, toutefois, des ajustements devront être effectués pour tenir compte de problèmes particuliers. Ainsi, certains pays redoutent que les entreprises grosses consommatrices d'énergie, comme les aciéries, ne délocalisent leur production dans des pays peu soucieux de l'environnement si un accord international contraignant ne peut être conclu.

L'autre question tient à l'objectif de 10 % d'incorporation de biocarburants, dont le bilan écologique est contesté. La présidence slovène n'a pas exclu une révision de cet objectif.
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