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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
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POLITIQUE

EUROPE CUT !!!

Publié le 07/04/2007 à 12:00 par ecoville
EUROPE CUT !!!
Les conséquences du réchauffement ne seront pas les mêmes au nord et au sud de l’Europe.

Si les Européens seront à égalité face aux inondations, avec une augmentation de 2.5 millions de personnes exposées d’ici 2080, le réchauffement climatique aura en ravanche d’autres conséquences plus contrastées.

Au Nord, les récoltes de blé pourraient croître de 8 à 25% d'ici 2050. Les zones boisées vont également y gagner du terrain. Au Sud en revanche, l’explosion du thermomètre mondial devrait accroître drastiquement les risques d’incendies. Les récoltes pourraient également y baisser de 8%. Les glaciers alpins sont également en grave périls. Un sombre tableau qui aura des conséquences sur les activités humaines : le tourisme en Méditerranée va baisser en été et augmenter au printemps et à l'automne.

La production d’énergie est également menacée. D'ici aux années 2070, le potentiel hydroélectrique de l'Europe devrait baisser globalement de 6%. La région méditerranéenne connaîtra une baisse de 20 à 50% tandis que l'Europe du Nord et de l'Est connaîtront une baisse de 15 à 30%.

Mais ce scénario pourrait changer fonction des impacts –imprévisibles- du réchauffement sur le Gulf Stream. Un ralentissement de la circulation thermohaline et de la plongée des eaux froides et salées dans le Grand Nord pourrait entraîner une baisse des températures dans le nord de l'Europe, qui aurait des impacts sur la productivité agricole, et pourrait provoquer un déplacement de population vers des régions plus tempérées.

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INVENTAIRE RICHESSE !!!

Publié le 07/04/2007 à 12:00 par ecoville
INVENTAIRE RICHESSE !!!
Le ministère de l'écologie et du développement durable a lancé, jeudi 5 avril, l'inventaire du patrimoine géologique national, supervisé par le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) sous la houlette de Patrick de Wever, géologue et professeur au Muséum. Ce afin de mieux connaître et surtout de protéger les sites géologiques, minéralogiques et paléontologiques français qui présentent un intérêt particulier tant en raison de leur aspect esthétique que de leur intérêt pédagogique ou scientifique.



Cette opération est réalisée en application de la loi du 27 février 2002 qui engage l'Etat à réaliser l'inventaire du patrimoine naturel sur l'ensemble du territoire national. Cela concerne la faune, la flore, les zones écologiques remarquables et les richesses géologiques, témoins de la longue histoire, souvent méconnue, de la Terre.

Le choix est vaste. Ce peut être une structure géologique remarquable, telle l'île de Groix en Bretagne, cicatrice d'un océan qui a été fermé par des mouvements tectoniques il y a 400 millions d'années. Dans les Pyrénées, le site de Lherz est aussi très particulier car on se promène sur un morceau du manteau terrestre, habituellement enfoui à des dizaines de kilomètres de profondeur. D'autres lieux ont un intérêt paléontologique, comme l'ancienne mine de charbon à ciel ouvert de Grayssessac (Hérault), qui contient des troncs d'arbres fossilisés parfaitement conservés. Ou encore ce bloc de stromatolithes trouvé dans le Bourbonnais, formé il y a 30 millions d'années par des organismes microbiens.

Les concepteurs de l'inventaire s'appuieront sur le réseau des associations locales de professionnels et d'amateurs. Les directions régionales de l'environnement leur feront parvenir un vade-mecum, élaboré par le Bureau de recherches géologiques et minières et les autres partenaires concernés, ainsi que le logiciel de saisie Géotope. La validation scientifique des données sera assurée, au niveau local, par les conseils scientifiques régionaux du patrimoine naturel, puis par un comité national placé sous la direction du Muséum.

LA BRETAGNE, RÉGION-TEST

Les informations, mises en ligne sur Internet - excepté certaines données sensibles -, permettront, à tous, de connaître les sites intéressants qu'il faut protéger. Le citoyen curieux, l'enseignant qui veut expliquer un phénomène géologique à ses élèves, mais aussi le spécialiste de l'aménagement du territoire seront ainsi informés. Les endroits considérés comme très intéressants pourront devenir des réserves géologiques nationales.

La Bretagne, qui a servi de région-test, a terminé son inventaire. Ses données géologiques devraient être mises en ligne à la fin de l'année. Mais il faudra peut-être attendre jusqu'à dix ans pour réaliser l'inventaire national complet des richesses superficielles. Ensuite, seulement, seront recensées les grottes et les résurgences des rivières souterraines.
Christiane Galus

CANNES EAU !!!

Publié le 06/04/2007 à 12:00 par ecoville
CANNES EAU !!!
Le Sicasil fait goûter son eau
Dégustation d'eau pour la semaine du développement durable
Le Sicasil a organisé dimanche des dégustations d’eau sur les marchés Forville et la Bocca.

“Heureux comme un poisson dans l’eau du Sicasil”, pouvait-on lire sur les affiches – de circonstance – en ce 1er avril. Dans le cadre de la Semaine du développement durable (toute la programmation sur le site www.cannes.com), le syndicat qui gère la distribution de l’eau dans huit communes de l’ouest du département avait installé, dimanche, des bars de dégustation sur les marchés Forville et la Bocca à Cannes. Le but de l’opération : comparer – et promouvoir – la qualité de l’eau du robinet à celle des eaux minérales. “Plusieurs centaines de personnes sont venues à notre rencontre et beaucoup ne voyaient pas la différence avec Evian par exemple”, a expliqué le directeur du Sicasil, Michel Tani, à l’issue de la manifestation.

VELOCOM' !!!

Publié le 06/04/2007 à 12:00 par ecoville
VELOCOM' !!!
Les livraisons de colis en triporteurs dans les centres-villes
(JPEG)
Velocom à Lille

Si les coursiers sont limités par le faible volume de leur sacoche, le transport à vélo de colis de taille moyenne reste envisageable avec des triporteurs. C’est le défi relevé par la société La Petite Reine à Paris depuis mai 2003. Installée dans un parking sous-terrain de la place du Louvre, l’entreprise dispose d’une trentaine de triporteurs à assistance électrique pouvant transporter jusqu’à 150 kg et 1,5 m3 de marchandise. L’assistance électrique et le faible encombrement des véhicules permettent une circulation rapide, facile et efficace d’autant que leur statut de vélos leur autorise l’utilisation des voies cyclables, les couloirs de bus et même les zones piétonnes. En messagerie expresse traditionnelle il y a 6 % de taux d’échec alors que nous sommes quasiment à 0 %. Avec la fermeture croissante des centres-villes, c’est une solution logistique d’avenir. La plate-forme centrale est approvisionnée de bonne heure lorsque le trafic est encore faible et ensuite les vélos triporteurs rayonnent. 650 livraisons sont ainsi réalisées par jour dans Paris.
(JPEG)

MICHEL GRIFFON !!!

Publié le 06/04/2007 à 12:00 par ecoville
MICHEL GRIFFON !!!
L'intégralité du débat avec Michel Griffon, responsable du département "agriculture et développement durable" au sein de l'Agence nationale de la recherche et auteur de "Nourrir la planète" (Odile Jacob, 2006).

Xaxou : La diminution de l'emploi des engrais (polluant en amont comme en aval) et l'utilisation de surface agricole pour les biocarburants (lutte contre l'effet de serre) sont-ils incompatibles avec une production suffisante pour l'aide alimentaire ? Quelles seraient les conséquences à plus long terme ?



Michel Griffon : Pendant très longtemps le rôle de l'agriculture c'était de produire des aliments. Depuis un peu plus d'un an, on demande massivement à l'agriculture de produire des biocarburants, cela crée ipso facto, une concurrence pour l'espace entre ces 2 productions. Cela va vraisemblablement se traduire par une hausse des prix alimentaires, et une consolidation de prix hauts pour les carburants.

Mais il serait économiquement absurde de consacrer beaucoup d'energie à travers l'usage intensif d'engrais pour produire de l'énergie. En effet les engrais sont essentiellement constitués d'énergies. Les engrais azotés sont essentiellement issus du gaz naturel dont les prix vont augmenter; les phosphates sont des roches fossiles et leur mise à disposition dans les exploitations agricoles représente un coût important de transport.

Daf : Comment intensifier encore l'agriculture dans les pays du Nord pour ne pas avoir à défricher dans les pays du Sud, sans recourir pour cela à plus de pesticides, d'engrais chimiques, de fuel avec leur corollaire de pollution et de non-sens agronomique ?

Michel Griffon : La réponse à cette question suppose un raisonnement complexe : il faut en effet faire fonctionner plus intensivement les écosystèmes en renoncant en partie au forcage que représente l'usage intensif d'engrais et de molécules chimiques. Une intensification écologique est possible. Par exemple les sols fonctionnent depuis plus de 2 milliards d'années en créant une fertilité naturelle et les possibilités d'améliorer le rendement des processus biologiques concernés n'ont pas encore fait l'objet de recherche fondamentale.

Autre exemple ce que l'on appelle la lutte intégrée contre les maladies et ravageurs des plantes cultivées n'en est qu'à ses débuts, et on peut en attendre une réduction importante de l'usgae des molécules chimiques. Au total il s'agit là d'une nouvelle révolution agricole baptisée de plusieurs noms : agroécologie, ou écoagriculture ou encore révolution doublement verte et dans certains cas agriculture de conservation.

sancho : Dans la perspective d'un changement climatique, les OGM pourraient-ils jouer un rôle utile. Si oui, seraient-ils absolument indispensables ?

Michel Griffon : Les OGM de résistance à la sécheresse peuvent être bien sûr très utiles. On n'est cependant pas obligés de recourir à la voie OGM pour inventer des plantes résistantes à la sécheresse : les méthodes modernes de sélection peuvent être très rapides. Mais surtout la résistance à la sécheresse peut utiliser beaucoup d'autres méthodes que la simple adaptation des plantes. Il faut en particulier penser à réaménager assez complètement les paysages écologiques afin d'améliorer leur capacité de rétention en eau. En France cela pourrait devenir indispensable si les perspectives du GIEC prévoyant l'établissement d'un climat de type méditerranéen sur une grande partie de la France se réalisaient.

Christophe : L'agriculture biologique peut-elle nourrir le monde entier ?

Michel Griffon : Non ! C'est bien dommage. Mais la révolution doublement verte s'inspire largement de l'agriculture biologique au sens où elle entreprend d'intensifier les fonctionnements des écosystèmes. Mais elle ne s'interdit pas de recourir subsidiairement aux technologies actuelles pour pouvoir faire face à l'accroissement très important des besoins alimentaires de la planète.

denis91 : Comment réformer la Politique agricole commune (PAC) en France pour rendre l'agriculture moins intensive et la préparer au réchauffement climatique ?

Michel Griffon : L'agriculture française n'est pas prête mais elle a quand même du temps pour s'adapter. L'adaptation va demander beaucoup de travaux de recherche, on peut aujourd'hui penser qu'il y aura migration des espèces sur le territoire, accroissement des surfaces en espèces peu consommatrices d'eau, et comme je l'ai dit antérieurement réaménagemtent des paysages, notamment des bassins versants pour mieux gérer l'eau. La PAC devrait se révéler dans ce nouveau contexte d'une absolue nécessité ; non pas pour compenser les coûts élevés de production en Europe par rapport aux cours mondiaux - qui devraient d'ailleurs augmenter -, mais plutôt pour financer toutes les transitions qui seront nécessaires pour disposer d'une agriculture adaptée au climat mais restant très productive.

Le "deuxième piller " de la PAC devrait donc devenir le fondement de la nouvelle politique. Il ne faut pas non plus oublier que le climat pourrait être plus erratique, donc la production plus risquée, ce qui rendra nécessaire l'établissment d'un nouveau système d 'assurance.

CHEVERRY : Pensez-vous que l'aspiration à une alimentation plus riche en viande et plus diversifée (légumes...) constitue, pour les populations des pays dont l'alimentation est aujourd'hui principalement constituée de sucres lents (riz, tubercules, maïs, haricots), un droit fondamental ? Ou bien faut-il habituer tous les citoyens du monde, riches ou pauvres, à une alimentation pauvre en viande ?

Michel Griffon : On sait que quand les revenus augmentent, la consommation de viande s'accroît dans un premier temps, puis éventuellement se limite au profit d'une diversificiation vers les fruits et légumes. La richesse et la modernité sont donc attachées principalement à la viande. Si le monde entier devait suivre pour cette raison le régime alimentaire nord-américain, il est fort probable que la planète ne suffirait pas à produire une alimentation suffisante. Mais on sait aussi que l'abus de viande provoque des maladies cardiovasculaires, et que l'abus de sucres courts entraine des diabètes du type 2. Il apparaît donc souhaitable dans chaque tradition alimentaire de limiter tout ce qui est générateur de maladies, donc de limiter la viande, les sucres courts et accroître les sucres lents, les légumes et les fruits dans les rations. Ce scénario à l'échelle de la planète rendrait plus accessible l'objectif d'autosuffisance alimentaire tout en diminuant les dépenses de santé.

J'ose avec Bové : Comment imaginer une révolution avec l'OMC, le FMI, la Banque mondiale et les multinationales de l'agroalimentaire ? Quelle démocratie au service d'une l'agriculture saine ?

Michel Griffon : Ces institutions existent et sont nécessaires mais il faut faire évoluer leurs politiques : l'OMC ne doit pas aller contre les objectifs de souveraineté alimentaire ; le FMI ne pas sacrifier l'agriculture aux politiques d'ajustement structurel, et la Banque mondiale lutter efficacement contre la pauvreté en réhabilitant la notion de politique agricole.



C'est d'ailleurs ce qu'elle s'apprête à faire avec le nouveau rapport sur l'agriculture dont la rédaction est en phase finale et qui rompt de façon spéctaculaire avec 10 années d'ajustement structurel. Il ne faut donc pas désespérer des institutions internationales. En revanche l'établissement de monopoles dans la grande distribution et la transformation alimentaire réduit fortement le pouvoir de négociation des agriculteurs et leurs revenus. La seule solution est l'organisation des producteurs de façon à rééquilibrer les pouvoirs sur les marchés. L'établissement de droits de propriété intellectuelle étendus dans le domaine de la génétique reste pour le moment sans solution satisfaisante.

michel veillard : Comment est-ce que l'aval du secteur (Danone, Souflet...) pourrait contribuer à orienter les technologies agricoles et les producteurs vers la vertu (pas d'émissions de gaz à effet de serre) ?

Michel Griffon : Les industries sont émettrices de gaz à effet de serre et l'agriculture aussi mais elle peut aussi contribuer fortement à une séquestration de carbone. On ne pourra pas se dispenser des efforts de l'agriculture pour réduire l'effet de serre, par exemple en réaccumulant du carbone dans les sols sous forme de matière organique. Cette "vertu" pourra s'acquérir soit par l'application des accords de Kyoto, soit par d'éventuelles certifications des produits issus de l'agriculture et de l'agroalimentaire du type "carbone light".

Cependant on peut espérer d'autres transformations qui seraient liées à la nécessité d'améliorer la qualité générale des produits : qualité nutritionnelle, hygiénique, gustative, environnementale... pour cela il est indispensable que la qualité soit améliorée à chaque maillon de la filière: les producteurs, les transporteurs, les industriels de la transformation, la grande distrbution. Il n'y aura donc de la qualité que si chacun est rémunéré en fonction de ses efforts. En un certain sens la qualité suppose donc une distribution plus équitable des revenus dans les filières. C'est donc le rôle des consommateurs que d'exiger que l'équité soit aussi une des qualités du produit.

fosco : Les besoins en énergie agricole de l'Occident et de pays comme la Chine et l'Inde risquent-ils de transformer toutes les terres non habitées de la planète en un vaste champ de maïs transgénique ?

Michel Griffon : Il faudrait deux planètes pour remplir les estomacs, remplir les réservoirs et préserver l'avenir de la biodiversité. Le danger est donc d'une course à la terre pour produire des biocarburants. Pendant une quinzaine d'années ces biocarburants seront produits à partir de plantes alimentaires comme la canne à sucre, le maïs, le blé ou le colza.

Cependant on peut espérer sans recourir à la voie OGM identifier des plantes permettant de produire des carburants de 2e génération ; on peut aussi espérer trouver des bactéries capables de mieux transformer la biomasse en énergie. Mais il faut incontestablement cesser de considérer que la biomasse est le nouveau mirage de la course aux énergies. Les plantes ne peuvent pas donner plus que ce que le soleil, le gaz carbonique, l'eau et les nutriments de la terre peuvent eux-mêmes donner et qui sont en quantités limitées.

Raphaël_Madrid : Quelles ont été les priorités définies par l'Agence nationale de la recherche pour les années à venir en matière de recherche agronomique ?

Michel Griffon : Les priorités essentielles sont l'agriculture durable fondée sur une intensification écologique et sur des biotechnologies s'inspirant du vivant, l'analyse du génome des plantes animaux et microbes de façon à améliorer leurs performances dans le même esprit, l'innovation dans les procédés des industries agricoles alimentaires de manière à améliorer la qualité et satisfaire les nouvelles exigences environnementaeles, et enfin la gestion des écosystèmes, en particulier ceux qui sont fortement transformés par les sociétés, afin de préserver et améliorer la biodiversité et de lutter contre leurs dégradations.

fantasio : Est-ce un sujet tabou que de se demander, avec les connaissances actuelles, combien la Terre peut nourrir d'êtres humains, tout en préservant l'environnement et en offrant une nourriture de qualité ?

Michel Griffon : Non ce n'est pas une question taboue mais les réponses peuvent être dangereuses. La démographie mondiale est en voie de stabilisation, on pense que la population mondiale stagnera dès 2050 à 9 milliards. Les dés sont jetés, les politiques démographiques n'y feront plus grand-chose. Il faut donc se préparer à accueillir deux générations sur la planète dans les meilleures conditions qui soient. Mais cela va amener les gouvernements à avoir des politiques raisonnées de l'usage des écosystèmes et des ressources natuelles et la vraie question n'est plus celle du nombre de personnes mais des techniques et des politiques permettant d'y faire face.

le monde.fr

BRANSON !!!

Publié le 05/04/2007 à 12:00 par ecoville
BRANSON !!!
La parole à... Richard Branson

Le fondateur de Virgin s'explique sur son projet de banque du sang, mais aussi sur l'environnement, le modèle économique britannique et la politique.
Richard Branson, fondateur de Virgin.


"Un homme d’affaires doit rester à l’écart de la politique. Et inversement."
Richard Branson.


En quoi consiste le projet que vous annoncé en début d’année, "Virgin Health Bank" ? (une "Banque de la santé Virgin", ndlr)
A la naissance d’un enfant, les cellules souches contenues dans le cordon ombilical sont très riches. Elles permettent de guérir de nombreuses maladies qui peuvent intervenir dans le cours de la vie. Cela peut être une solution, par exemple, pour certains cas de leucémie. L’idée est donc de collecter le sang du cordon et de le stocker dans une gigantesque banque mutualiste.

Il existe déjà des établissements de ce type. Quelle est l’originalité de votre modèle ?
Il s’agit d’une banque mutualiste, à la fois privée et publique et à dimension internationale. Les parents qui veulent prélever le sang de leur enfant, puis le congeler pendant plusieurs années, pourront le faire moyennant 2.000 euros environ. Mais, évidemment, pour ceux qui en ont un besoin urgent, y compris ceux qui auront souscrit à notre service, ce sera gratuit. Partout dans le monde, ceux qui le nécessiteront auront accès à cette banque librement.

Ce type d’initiatives provoque des inquiétudes, notamment sur la marchandisation du secteur de la santé et des organes. Que répondez-vous à cela et comment éviter les dérives ?
Comme nous l’avons déjà fait par le passé sur des projets similaires, nous réinvestissons 100% des profits que nous réalisons dans le domaine, la recherche.

Parmi les autres sujets qui vous passionnent et dans lesquels vous êtes engagés, l’environnement. Le sujet a pris une importance accrue ces derniers mois. Est-ce que vous avez des projets dans ce domaine ?
Oui, c’est un sujet qui me tient à cœur. Et c’est fascinant d’essayer d’inventer de nouveaux moyens de lutte contre le réchauffement, contre la pollution. Nous avons par exemple lancé un appel pour les chercheurs. Nous récompenserons de 25 millions de dollars ce qui nous semble la meilleure initiative, la meilleure recherche pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Ce prix sera décerné chaque année, après réunion de quelques experts. Mais le thème n’est pas nouveau pour moi. Dans tous mes projets, j’ai essayé de mettre les préoccupations environnementales au cœur du sujet.

Mener une grande organisation internationale sur l'environnement, ça vous intéresserait?
Pourquoi pas, mais nous faisons déjà beaucoup, à notre niveau. Après, nous agissons déjà au niveau international, notre projet a par exemple reçu le soutien d'Al Gore.

En France, on cite souvent le modèle économique britannique : faible taux de chômage, dynamisme, flexibilité… Vous qui êtes entrepreneur, qui connaissez les deux pays, qu’est-ce qui différencie la France du Royaume-Uni ?
Les différences sont avant tout dans les mentalités car basiquement, ce sont deux pays capitalistes. Peut-être qu’en France, la part de l’Etat est un peu plus importante, et que la conscience entrepreneuriale est plus diffuse dans la société britannique.

On vous a parfois dit proche de certains gouvernements, conservateurs ou travaillistes. Etes-vous engagé politiquement ?
Non, j’ai pu donner mon avis sur certaines questions, mais je pense qu’un homme d’affaires doit rester à l’écart de la politique. Et inversement. Sinon, cela débouche sur une certaine confusion, comme on a pu le voir en Italie. Je n’ai jamais soutenu un parti.

Est-ce que vous connaissez le contexte politique français ? Vous sentez-vous proche d’un candidat à l’élection présidentielle ?
J’ai vu ce qui se passe en France car je m’intéresse à l’actualité, mais je n’ai ni l’envie, ni les compétences pour commenter la situation politique !
Le livre

A l'occasion de la Journée Mondiale du Livre et du droit d'auteur de l'Unesco, Richard Branson vient de publier "Ma petite philosophie connaît pas la crise", aux éditions Scali. Il y livre quelques-uns des préceptes qui lui ont permis de faire fortune dans les affaires, en structurant son récit selon les neuf points de sa philosophie.
Ma petite philosophie connaît pas la crise, de Richard Branson
Editions Scali
128 pages, 9,99 euros

Nicolas Rauline
Metrofrance.com

SUPPLEMENT ECOLO !!!

Publié le 03/04/2007 à 12:00 par ecoville
SUPPLEMENT ECOLO !!!
Supplément écolo de 20 Minutes

Le supplément écolo de 20 Minutes, «Du vert !», est sorti.


20Minutes.fr, éditions du 02/04/2007 - 09h41

dernière mise à jour : 02/04/2007 - 11h02

MANIF ANTI INCINERATEUR !!!

Publié le 02/04/2007 à 12:00 par ecoville
MANIF ANTI INCINERATEUR !!!

La présidentielle s'invite à la manif anti-incinérateur


Environ 250 personnes se sont rassemblées samedi à Fos pour protester contre la construction de l'incinérateur de déchets de la communauté urbaine de Marseille (MPM) sur un terrain de la ville. Dominique Voynet, candidate des Verts à la présidentielle, s'est joint au cortège. Dans une lettre lue par les participants, Ségolène Royal a elle aussi renouvelé son soutien aux anti-incinérateur, accusant MPM de « déni de démocratie ».

©2006 20 minutes


20 Minutes, éditions du 01/04/2007 - 23h25

dernière mise à jour : 02/04/2007 - 00h02

NICOLAS ET NICOLAS !!!

Publié le 01/04/2007 à 12:00 par ecoville
NICOLAS ET NICOLAS !!!
AFP/DOMINIQUE FAGET
Nicolas Hulot et Nicolas Sarkozy, avant leur réunion, samedi 31 mars, à Paris.


La rencontre était annoncée depuis quelques jours et fortement attendue. Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à la présidentielle a déclaré samedi à l'issue de son entrevue avec Nicolas Hulot et des ONG, au Museum d'histoire naturelle à Paris qu'il était favorable à l'organisation d'un "Grenelle de l'environnement".



M. Sarkozy a proposé au cours de cette rencontre de réunir s'il était élu "dès le lendemain de la présidentielle" les ONG pour "établir l'ordre du jour" de ce "Grenelle de l'environement" qui pourrait avoir lieu en septembre, ont indiqué après la rencontre Nicolas Hulot et la députée UMP (Essonne) Nathalie Kosciusko-Morizet, spécialisée dans les questions environnementales.

M. Sarkozy, au sortir de la réunion à huis-clos, s'est déclaré "heureux de rencontrer (les ONG) pour parler du défi environnemental, qui est une priorité". Il s'est notamment prononcé pour donner "la priorité aux transports en commun" et le "développement des énergies renouvelables".

Lors de cette rencontre, voulue par Nicolas Hulot, le président de l'UMP a discuté avec les représentants d'une dizaine d'associations, dont Réseau Action Climat (RAC), la fédération France Nature Environnement (FNE, 3 000 associations), Greenpeace, le WWF, les Amis de la Terre, la Ligue Roc et la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Les mêmes ONG et Nicolas Hulot avaient rencontré mardi Ségolène Royal puis mercredi François Bayrou. En annonçant fin janvier qu'il ne serait pas candidat, l'animateur avait demandé aux prétendants à l'Elysée qui avaient signé son Pacte écologique --cinq des douze candidats en lice l'ont fait-- de recevoir les associations de défense de l'environnement.

Dans un cadre différent, Nicolas Hulot a rencontré vendredi le candidat alter-mondialiste José Bové, à Saint-Malo, et la candidate Verte Dominique Voynet lundi, à Lorient. Les programmes des 12 candidats à la présidentielle et leurs impacts sur l'environnement ont été notés par l'Alliance pour la planète, une coalition d'associations écologistes. Dominique Voynet a eu 17,5 sur 20, devant Ségolène Royal et José Bové (16/20), Olivier Besancenot (13,5/20) et François Bayrou (13/20), tous les autres candidats sont sous la moyenne.

En retard sur ses concurrents, Nicolas Sarkozy a obtenu 8,5 sur 20.

CRISE VERTE !!!

Publié le 31/03/2007 à 12:00 par ecoville
CRISE VERTE !!!
Nicolas Hulot REUTERS
Par Matthieu ECOIFFIER
QUOTIDIEN : samedi 31 mars 2007


C'est un paradoxe de cette campagne. Jamais les idées des Verts n'ont été si partagées et le seuil d'acceptabilité pour lutter contre la crise climatique si élevé dans la société. 700 000 personnes ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Et des dizaines de milliers d'écocitoyens sont attendus ce dimanche au Trocadéro, à Paris, à l'appel de l'animateur d' Ushuaïa et de l'Alliance pour la planète. Pourtant, jamais le poids de l'écologie dans les urnes n'a risqué d'être si faible. Dominique Voynet, qui s'est autoproclamée «la seule candidate de l'écologie politique» après les défections d'Antoine Waechter (MEI), de France Gamerre (GE) et le ralliement de Corinne Lepage (Cap 21) à François Bayrou, est inexistante dans les sondages. Si l'on ajoute une partie du score recueilli par l'altermondialiste José Bové, on reste en dessous des performances de 2002, où le seul candidat des Verts, Noël Mamère, totalisait plus de 5 % des voix, et Corinne Lepage près de 2 %. A qui la faute ?


La faute à Nicolas Hulot
Ils disent qu'il les a «affaiblis», «dilués», voire carrément «tués». Les Verts attribuent en grande partie à Nicolas Hulot les piètres performances de Dominique Voynet. En faisant signer à la plupart des candidats son pacte écologique en janvier, l'animateur d' Ushuaïa a fait de l'urgence climatique un sujet consensuel. «En portant l'écologie sur le plan moral, Hulot a affaibli l'écologie politique. Il nous a purement et simplement siphonnés», analyse Noël Mamère. Le député juge aussi «pathétique de voir la candidate aller quémander un geste de Hulot. C'est un désaveu, une forme de reniement de l'action politique. Au lieu de nous faire croire à une écologie qui est ni de droite ni de gauche, il aurait mieux fait d'aller jusqu'au bout et de se présenter, car en démocratie le seul arbitre c'est le peuple, pas lui».
Faute d'avoir capté une partie des 12 % d'intentions de vote attribuées à Hulot, les Verts s'apprêtent à lui faire porter la responsabilité de leurs déboires. «Il nous a plantés à se la jouer sauveur de la planète, en disant "je suis capable mais j'ai pas le temps et les Verts sont incapables''», dit Jean-Vincent Placé, membre du comité de campagne. Que Hulot ait rencontré vendredi Bové à Saint-Malo fait enrager un peu plus les Verts.
La faute aux Verts
Dans les choux, les Verts doivent «balayer devant leur porte», réplique un proche de Hulot, qui met en cause leur «image de pétaudière qui s'étripe, de sous-traitants du PS». Au gouvernement Jospin entre 1997 et 2002, ils n'ont jamais fait la preuve de leur utilité. «Ils payent l'image du parti dans l'opinion, le décalage entre leur ambition de faire de la politique autrement et la réalité de leur fonctionnement», analyse Aurélie Filipetti. Pour cette élue parisienne qui a claqué la porte pour rejoindre l'équipe de Royal, «la crise du parti a provoqué une crise de confiance dans l'électorat». Un parti pas très attractif, donc, y compris pour les centaines de milliers de militants des associations écologistes. Dominique Voynet a beau regarder des cigognes à la longue-vue dans le Poitou avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ou manifester avec le réseau Sortir du nucléaire contre l'EPR, rien n'y fait. «Il y a 1,5 million d'adhérents à France Nature Environnement», salivait Voynet la semaine dernière. Electoralement, cela pèse entre 4 et 5 % des voix.
La faute à José Bové
Le candidat de l' «alternative à gauche» laboure certes sur les terres antilibérales. Mais, outre le courant Alterekolo (8 % des Verts) et une dizaine de figures ­ Francine Bavay, Gilles Lemaire ­, le faucheur d'OGM entraîne derrière lui pas mal de sympathisants écologistes, «nonistes» de gauche. «On ne peut pas défendre la planète sans s'en prendre aux raisons pour laquelle elle est menacée. Ce sont les riches qui la détruisent», confiait le leader paysan à Libération, le 16 mars. Tout en disputant à Voynet le terrain environnemental : «Je n'ai pas de leçon à recevoir sur le combat écolo. J'ai été antinucléaire dans les années 70, lutté pour le Larzac, contre les OGM.» Sa porte-parole, Francine Bavay, suspendue de la direction des Verts, martèle : «Après la canicule de 2003, il fallait changer de braquet, rompre avec le modèle libéral. Les Verts proposent des solutions d'accompagnement et se prennent pour des super techniciens, mais cela ne sert à rien.»
La faute à Ségolène Royal
Le vote utile en faveur de la socialiste est une autre raison de la faiblesse de l'écologie politique. «Une partie notable de l'électorat vert s'apprête à voter Royal au premier tour», constate Mamère, comme une sorte d'antidote au 21 avril 2002. Qui plus est, Royal, ex-ministre de l'Environnement, maîtrise la question. «Avoir une candidate socialiste très écologiste, cela rend moins nécessaire de voter pour l'aiguillon vert», constate l'ex-verte Aurélie Filipetti. A preuve, la notation des programmes rendue publique vendredi par l'Alliance pour la planète où, si Voynet obtient 17,5, Royal atteint 16/20.
La faute à l'écologie ?
Et si l'écologie était devenue un dossier obligé, contraignant les candidats à «verdir» leurs projets au détriment des Verts ? La plupart des grands partis ont amélioré leur copie verte. Et les conseillers environnement ont pris du galon. «J'ai préféré faire le choix d'écologiser l'UMP plutôt que de rejoindre un parti écologiste», confie l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, sherpa de Sarkozy qui doit rencontrer, ce samedi, Hulot à Paris. «Si, au Trocadéro, on réussit à mobiliser au-delà des écolos de service, cela nous donnera des responsabilités, explique Jean-Paul Besset, conseiller de Hulot. Non pour créer un nouveau parti, mais un mouvement sous une forme à inventer.» Pour enterrer l'écologie politique ?

Liberation