POLITIQUE
Publié le 16/04/2007 à 12:00 par ecoville
Ségolène Royal s'est présentée mardi comme "la vraie candidate de l'écologie", lors d'une réunion avec Nicolas Hulot et plusieurs associations de défense de l'environnement. La candidate PS s'est entretenue avec l'animateur et des représentants de sept associations dont Greenpeace, France nature environnement, WWF France, Les Amis de la Terre. L'entretien s'est déroulé au siège de la Fondation Hulot, à Boulogne.
S'exprimant à l'issue de la rencontre devant la presse, Ségolène Royal a déclaré avoir dit à ses interlocuteurs : "La vraie candidate de l'écologie, c'est celle qui est devant vous". "Dans tous les éléments de mon Pacte présidentiel, il y a toujours le pilier environnemental, dans tous les domaines de l'action publique il y a la dimension environnementale, je suis la seule qui intègre systématiquement cette dimension", a-t-elle soutenu alors même que parmi les douze candidats figure Dominique Voynet, responsable des Verts et, comme Ségolène Royal, ex-ministre de l'environnement.
Ségolène Royal a pris à Boulogne "l'engagement de reconnaître les associations environnementales comme partenaire du service public à part entière". "Sur les sujets sensibles, je les reconnaîtrai comme auxiliaires et partenaires du service public, experts officiels des décisions publiques", a-t-elle précisé. "C'est la mise en place de la démocratie participative dans le domaine de l'environnement", s'est-elle réjouie.
"Très bonne réunion de travail"
Elle a affirmé n'avoir pas eu de "points de divergences" avec les associations, avec seulement un petit bémol sur les autoroutes. Alors que ces dernières défendent un moratoire, elle a indiqué que pour elle il n'était pas nécessaire de décider un moratoire, mais plutôt de favoriser les "2X2 voies sécurisées".
Nicolas Hulot pour sa part a parlé d'"une très bonne réunion de travail" au cours de laquelle se sont dégagés "pas mal de points de convergence". "La campagne présidentielle est un instant providentiel pour se poser les bonnes questions et tenter de commencer à faire surgir des éléments de réponse", a-t-il estimé. D'autre part, le PS a apporté dans un communiqué son "soutien" au rassemblement "Voter pour la Planète" prévu dimanche prochain au Trocadéro à Paris par la Fondation Nicolas Hulot et les ONG de défense de l'environnement.
Publié le 16/04/2007 à 12:00 par ecoville
L'image a déjà fait le tour des médias: c'est la nouvelle maison écologique de José Bové. Quand on lit l'article du Monde, avec sa forte connotation condescendante, on se croirait revenu 40 ans en arrière, quand les idées écologistes étaient considérées comme des " lubies pour baba cool new-age " (ce mot est dans le titre même de l'article). Mais les trente glorieuses sont belle et bien finies avec la couche d'ozone percée, le thermomètre qui s'affole, la bio-diversité qui disparaît...bon j'arrête là la liste parce que les ravages d'une société basée uniquement sur le profit semblent être sans fin. Alors que la prise de conscience se généralise et que de plus en plus de personnes se tournent vers des modes d'habitat, (comme de consommation) qui privilégient le respect de notre environnement, le journal Le Monde véhicule une subjectivité d'un autre temps (mais peut-être faut-il regarder qui sont les financeurs de ce journal ?).
Publié le 16/04/2007 à 12:00 par ecoville
Nicolas Hulot fait signer son pacte aux grands patrons
ELSA BEMBARON.
Publié le 16 avril 2007
Actualisé le 16 avril 2007 : 08h09
FIGARO
Il a reussi à convaincre d'importants chefs d'entreprise qu'exigences économiques et écologiques ne sont pas incompatibles.
Brinon/AP.
En leur nom propre ou pour leur entreprise, Henri Lachmann, François-Henri Pinault... soutiennent les idées de l'écologiste.
NICOLAS HULOT aurait voulu en faire un thème central de la campagne électorale. Mais le développement durable et plus généralement l'écologie peinent à intégrer le débat. Ce n'est pourtant pas faute de susciter un intérêt croissant.
Sans attendre l'exemple des politiques, certains chefs d'entreprise de renom ont souhaité apporter leur soutien à l'action de Nicolas Hulot « en leur nom propre ». C'est ainsi le cas de Pierre Richard, président du conseil de surveillance de Dexia, ou de François-Henri Pinault, premier actionnaire de PPR, par l'intermédiaire du holding familial Artémis. « Il s'agit d'abord d'un engagement lié à des convictions personnelles, explique une porte-parole de François-Henri Pinault, mais cela correspond aussi à un certain nombre de mesures mises en oeuvre dans le groupe. » Et de citer l'écoconception chez Conforama, le développement de produits cosmétiques écologiques et biologiques chez YSL Beauté, sans oublier la réduction des émissions de CO2.
D'autres patrons ont choisi de signer le pacte écologique au nom de leur entreprise. C'est le cas de Nicolas Mérindol, pour le groupe Caisse d'épargne, ou de Schneider Electric, dont le président du conseil de surveillance, Henri Lachmann, et le président du directoire, Jean-Pascal Tricoire, ont signé le pacte écologique.
Une politique commerciale valorisante
« Lorsqu'une entreprise internationale comme Schneider signe le pacte écologique, cela contribue à le faire connaître hors de nos frontières », souligne Gilles Vermot Desroches, directeur développement durable chez Schneider Electric. Il rappelle, en outre, que le groupe consacre 5 % de son chiffre d'affaires à la recherche et développement, un effort essentiellement centré sur « l'efficacité énergétique ». « La signature d'un tel pacte montre que l'on souhaite s'engager sur des textes communs, reconnus comme étant des références », ajoute Gilles Vermot Desroches. La démarche de Schneider, qui se veut désintéressée, présente l'avantage de s'inscrire dans sa politique industrielle et commerciale. Comme quoi, les intérêts économiques et écologiques peuvent parfois être convergents.
Mais les débats récents témoignent que c'est encore loin d'être toujours le cas. Ainsi, Arcelor-Mittal est parvenu fin mars à obtenir un supplément de quotas d'émission de CO2. Pour cela, le groupe, qui, à sa décharge, a déjà consenti d'importants efforts pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, a clairement mis en balance l'obtention de quotas et le maintien de certaines activités en Lorraine.
De l'autre côté du Rhin, les constructeurs automobiles allemands n'ont pas hésité à monter au créneau pour défendre leurs puissantes berlines, dont les émissions de CO2 sont dans le collimateur de Bruxelles. « Selon les derniers sondages sur le sujet, seul un petit nombre de gens comprend ce qu'est le développement durable. Les besoins en pédagogie sont réels, y compris dans les entreprises », explique Gilles Vermot Desroches.
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Publié le 16/04/2007 à 12:00 par ecoville
L’Opac s’offre de nouvelles frontières
Le principal logeur du département veut innover
La cité bellevue
Avec 32 000 logements dans son patrimoine (dont la moitié dans les quartiers nord de Marseille), l’Opac Sud est le troisième logeur de France. “Nous devons faire face aux défis de la situation des quartiers”, commente Jean-Michel Guenod, directeur général, qui va laisser sa place dans quelques jours à Bernard Escalle.
Proximité avec les locataires
Le programme Nouvelles frontières que lance l’office HLM a un double objectif : relancer la construction (en locatif et en accession) et renforcer la proximité avec les locataires. Le rythme annuel de production sera multiplié par trois d’ici à 2010, pour atteindre six cents nouveaux logements par an, par des opérations très diversifiées.
Mais l’Opac souhaite aussi “un changement de culture” vis-à-vis de ses locataires et met en place un système relationnel inédit dans le logement social. Un centre d’appels, joignable 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, répond à toutes les interrogations (qu’elles soient d’ordre technique, administratif ou bien financier) des locataires. Ce centre traite plus de 300 appels par jour.
Des loges avec gardien sont aménagées dans les cités de plus de 150 logements. Et afin d’accélérer les interventions sur les petits travaux, chacune des vingt agences de l’office (qui sont elles-mêmes réaménagées) intègre à ses effectifs trois ouvriers spécialisés : plombier, menuisier, électricien.
Paul Georges Paul Georges
Metrofrance.com, à Marseille
Publié le 16/04/2007 à 12:00 par ecoville
L’horizon se dégage boulevard Jean-Jacques-Bosc
Les tours C et D de la cité Yves-Farge ont été les premières à être détruites
Environ 400 personnes ont été évacuées du périmètre de sécurité déroulé dans un rayon de 200 mètres autour des tours. En moins d’une minute, celles-ci se sont transformées en un épais nuage de poussière.
Opération délicate
• Les travaux du tram et la proximité d’autres habitations ont poussé les équipes à placer
les charges de telle sorte que les tours ne fassent qu’un seul tas de gravats, qui sera enlevé par des pelleteuses dès aujourd’hui.
• “On a trois semaines de boulot pour déblayer, tout sera revalorisé auprès d’une société de la CUB qui concassera pour que cela serve de sous-couche avant de bitumer les rues”, explique Xavier Taris.
5, 4, 3, 2, 1 ! Braoum ! 13 h 1, hier. Les deux tours s’écroulent. “C’est comme deux amis qui s’en vont. Même si nous n’y vivions pas, et qu’elles ne sont pas particulièrement belles, ces tours, nous les voyons tous les jours depuis plus de vingt ans”, lâche cette grand-mère postée rue Marcel-Sembat.
Comme chez les 300 autres “spectateurs”, une bonne dose d’euphorie l’emporte, car c’est un quartier plus agréable, plus respectueux de la nature que promet la mairie au fil des constructions-démolitions.
Prochaine étape ? “En mai, les équipes vont commencer à préparer le bâtiment à quatre étages qui est juste derrière. Il sera démoli cet été. Après, ce sont les tours A et B qui tomberont, en fin d’année ou au tout début de l’année prochaine”, détaille Xavier Taris, responsable des études pour BDS, une des deux sociétés de démolition en charge du site.
A deux pas, un groupe de jeunes entoure Nadia, 22 ans, qui s’est déplacée depuis Mérignac : “Akim ne répond pas à mes appels, il doit être en train de boire le champagne ! C’est sa première explosion, il a supervisé les artificiers.”
La Marseillaise Marlène et la Cestadaise Sigrid s’apprêtent, elles aussi, à rejoindre le jeune homme au barbecue organisé pour le personnel. “Eh bien, on ne verra plus ces deux verrues à chaque fois que l’on ira à la gare Saint-Jean !”, lâche Sigrid, tout sourire.
Karine Ménégo Karine Ménégo
Metrofrance.com, à Bordeaux
Publié le 09/04/2007 à 12:00 par ecoville

Rapport après rapport, le diagnostic se précise et le tableau s'assombrit. Il est désormais deux vérités simples, bonnes à répéter : l'émission de gaz carbonique réchauffe dangereusement la planète, et, si rien n'est fait, aucune région du monde n'échappera à ce fléau. Pourtant, les marchandages et tractations nocturnes qui ont émaillé la validation du document du Giec montrent combien la pédagogie des gouvernants demeure difficile à mener à bien. Celle des opinions publiques, conduite sur le registre de l'émotion, est largement acquise. Nombre d'Etats espèrent, eux, pouvoir continuer à nier l'évidence. Ils n'ont rien à craindre tant que la vérité reste enfouie dans une série d'équations absconses, elles-mêmes perdues dans un bottin illisible. En revanche, la mise à disposition du plus grand nombre d'un texte bref, clair et plutôt simple a tout pour les affoler. La vingtaine de pages sur les «impacts» des changements climatiques mise à disposition des «décideurs» n'est pas qu'une énième façon de sonner le tocsin. C'est une nouvelle méthode qui met au pied du mur les Etats-Unis, la Chine, la Russie, et tous les Etats pollueurs présents ou à venir. Il faut diffuser largement ces travaux et y ajouter la pression des opinions publiques si l'on veut transcender les égoïsmes économiques nationaux. La précision du Giec plus l'agitation d'un Hulot, voilà un cocktail susceptible de réveiller les consciences politiques les plus assoupies.
Publié le 09/04/2007 à 12:00 par ecoville
USA: John Kerry veut désormais se battre pour l'environnement
Le sénateur américain John Kerry, le 22 mars 2007 à Washington
Le sénateur américain John Kerry, le 22 mars 2007 à Washington Photo: Chip Somodevilla/AFP/Getty/Archives
Le sénateur américain John Kerry, qui a renoncé en février à se lancer de nouveau dans la course à la Maison Blanche, a indiqué dimanche qu'il entendait désormais se battre pour la protection de l'environnement.
"C'est le dossier le plus passionnant que j'aie vu, en dehors de la guerre, de toute ma vie publique", a affirmé John Kerry sur la chaîne de télévision ABC.
La défense de l'environnement "concerne les gens ordinaires de Caroline du Nord ou du Mississippi, et les endroits où les gens risquent de respirer un air de mauvaise qualité, de tomber malades après avoir bu l'eau de puits pollués, ou encore de voir les poissons disparaître de leurs lacs", a-t-il ajouté.
John Kerry et sa femme Teresa Heinz Kerry étaient interviewés à l'occasion de la sortie de leur livre, "This Moment on Earth" (ce moment sur la Terre), qui s'attache à présenter diverses conséquences néfastes de la pollution.
"Nous avons une fenêtre d'une dizaine d'années pour empêcher une catastrophe absolue" en matière de réchauffement climatique, a affirmé M. Kerry citant un climatologue.
La solution passe par des efforts concertés au niveau mondial et "les Etats-Unis doivent devenir leader dans les efforts de développement des technologies qui permettront de répondre à cela", a-t-il ajouté.
Agir maintenant "est moins coûteux et moins risqué" que d'attendre, a-t-il mis en garde, et "si nous agissons maintenant, cela créera des emplois, nous développerons les technologies".
Le sénateur démocrate du Massachusetts (nord-est), candidat malheureux à la présidentielle de 2004 face à George W. Bush, a souligné que sa décision de ne pas se représenter en 2008 lui laissait les mains libres pour parler des dossiers environnementaux.
"Maintenant j'ai une opportunité de parler de ces choses et les gens savent que cela vient de mon coeur et de mes tripes, pas d'un stratège politique", a-t-il affirmé.
Le candidat démocrate à la présidence de 2000, l'ancien vice-président Al Gore, a lui aussi lancé une campagne de sensibilisation aux dangers du réchauffement climatique avec le film "Une vérité qui dérange".
WASHINGTON (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 08/04/2007 à 12:00 par ecoville
Voynet avertit que si son score est très faible, on aura OGM et nucléaire
Dominique Voynet en meeting le 3 avril 2007 à Strasbourg
Dominique Voynet en meeting le 3 avril 2007 à Strasbourg Photo: Olivier Morin/AFP
Dominique Voynet, candidate des Verts à la présidentielle, a averti samedi sur Canal+ qu'"il n'y aura pas d'écologie sans les écologistes", ajoutant que si elle réalisait un faible score, la question du nucléaire ou des OGM serait enterrée.
"Si je ne fais pas un résultat suffisant au soir du 1er tour, ces questions seront purement et simplement éliminées du débat", a déclaré la sénatrice de Seine-Saint-Denis.
"Avec 1 ou 2%, on aura de nouvelles centrales nucléaires, des OGM, une fuite en avant dans des projets dévastateurs. Avec 3%, on commence à pouvoir enrayer la tendance, avec 5%, on pourra peser", a-t-elle affirmé, alors que les sondages la créditent d'intentions de vote ne dépassant guère 1%.
A deux semaines du 1er tour, Mme Voynet explique le nombre important d'indécis "par une campagne qui a segmenté le débat".
"Où est le projet de société? Je veux réduire les inégalités et faire reculer la pauvreté, ce qui suppose qu'on ne se contente pas de slogans", a-t-elle dit, souhaitant "qu'on s'attaque enfin à la lutte contre le changement climatique et à l'impact de notre mode de vie sur la santé".
"J'ai l'impression de porter de grandes idées, même si aujourd'hui les résultats électoraux n'en témoignent pas", a-t-elle encore affirmé.
PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 08/04/2007 à 12:00 par ecoville
Buckingham écolo
La reine d'Angleterre Elizabeth II a lancé pour la première fois un audit sur les émissions de gaz à effet de serre de ses trois résidences royales, afin d'identifier les améliorations à apporter pour réduire son empreinte sur l'environnement.
Selon le journal britannique «The Sunday Times», la maison royale a produit 3.751 tonnes de CO2 en 2006, alors que la moyenne nationale annuelle est de 10 tonnes par Britannique.
L'ensemble des membres de la famille royale a pris part l'an dernier à environ 2.700 engagements en Grande-Bretagne et à l'étranger. Cela représente 519 heures en hélicoptères (464 en 2005), 677 heures d'avion (645 en 2005) et 62 voyages en train (63 en 2005), dont 14 dans le train royal, selon le rapport annuel sur les transports royaux. Et les mesures adoptées depuis plus de quinze ans sont loin de compenser les gaz à effet de serre émis lors de ces déplacements.
Mais la famille royale n'est pas si mauvaise élève. 99% des déchets des jardins des palais londoniens de Buckingham, Saint James et Kensington sont recyclés sur place depuis 1991, deux infrastructures pour produire électricité et eau chaude ont été installées à Buckingham en 1994-95. Le palais recycle également ses ordinateurs depuis 2005.
Publié le 07/04/2007 à 12:00 par ecoville
Par Sylvestre HUET
LIBERATION.FR : vendredi 6 avril 2007
Le flegme anglais de Martin Parry a sauvé le Giec. Jeudi matin, à Bruxelles, après une nuit blanche, la panique commençait à gagner son groupe-2, consacré aux «impacts du changement climatique».
Si son rapport technique, de près de 1 500 pages était bon pour impression, les vingt pages de son «résumé pour décideurs» restaient en panne. Bloquées par une douzaine de refus irréductibles opposés par quelques délégations - Etats-Unis, Chine, Russie, Arabie Saoudite.
Stéphane Hallegatte, économiste, membre de la délégation française, raconte : «Les uns voulaient minimiser les dégâts anticipés par les
scientifiques. D'autres enlever du texte toute mention de la nécessité diminuer les émissions de gaz carbonique pour atténuer le changement climatique. Vers 9 h 30, on a vraiment pensé que c'était raté, qu'on allait se quitter sans adopter le résumé.»
Heureusement, Martin Parry, le co-président du groupe-2, géographe au centre Tyndall sur l'étude du climat (Université de East Anglia, Royaume-Uni) était à la manoeuvre. Du haut de sa tribune, «imperturbable, il continuait à lire les phrases du texte, montrant par son attitude qu'il était déterminé à rester là jusqu'au bout, à finir le job !». En une demi-heure, l'affaire était bouclée. «Manifestement, la délégation américaine a senti qu'elle ne pourrait pas supporter l'accusation d'avoir empêché l'adoption du rapport», estime Hallegatte.
Dans la foulée, chacun effectue des concessions. Les scientifiques et l'Union européenne acceptent une présentation «un peu molle», admet Marc Gillet, le chef de la délégation française, de certains risques climatiques, comme les cyclones atlantiques qui menacent certes la Floride, mais aussi «Martinique et Guadeloupe». De l'autre, Russes, Chinois et Américains laissent tomber leur veto. Résultat : «Un texte qui reste un bon reflet du rapport technique, équilibré, qui s'appuie sur l'évolution des recherches depuis 2001 - date de notre dernier rapport - et dont le message central met en évidence l'ampleur des impacts du changement climatique.»
A peine le résumé adopté, la lutte s'engage sur son interprétation. Sharon Hays, chef de la délégation des Etats-Unis, veut surtout y lire que «l'adaptation» peut minimiser les effets du changement. L'Union européenne met l'accent sur la nécessaire diminution des émissions pour «atténuer» l'ampleur du réchauffement et les risques qui en résultent. Les scientifiques soulignent «qu'au delà de 2 à 3°C de plus, les impacts négatifs toucheront tout le monde.»
Liberation