POLITIQUE
Publié le 01/06/2007 à 12:00 par ecoville
Certains industriels de la chimie auront beau s'en défendre en mettant en avant leur engagement de longue date en faveur de la santé et de l'environnement, l'entrée en vigueur, vendredi 1er juin, de Reach, le règlement européen sur l'évaluation de la toxicité des produits chimiques, marque un tournant majeur. Une rupture entre un univers dans lequel il était possible de se satisfaire d'une connaissance très lacunaire des propriétés des substances chimiques entrant dans les chaînes de fabrication industrielle et un autre où les entreprises devront prouver systématiquement l'innocuité de leurs produits.
Calendrier
1er juin 2007 : entrée en vigueur dans l'Union européenne de Reach (acronyme pour Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques).
1er juin 2008 : début de l'enregistrement des nouvelles substances dont l'utilisation dépasse une tonne, auprès de l'Agence européenne des produits chimiques. Le dossier d'enregistrement doit fournir des données sur les propriétés toxicologiques et écotoxicologiques et fournir une évaluation des risques pour la santé et l'environnement. L'Agence doit donner son autorisation pour les produits les plus toxiques.
Décembre 2010 : toutes les substances produites ou importées pour un total de 1 000 tonnes ou plus, par an, devront avoir été enregistrées. Leur nombre est estimé à 2 500. Sont aussi concernées par cette étape les substances CMR (cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction), dès lors que leur quantité dépasse une tonne.
Juin 2013 : date limite d'enregistrement pour les 2 500 substances dont le tonnage d'utilisation est compris entre 100 et 1 000 tonnes.
Juin 2018 : fin du délai pour les substances utilisées en plus petites quantités.
Aujourd'hui, seules les substances nouvellement créées doivent être déclarées et testées. Cette obligation, introduite en 1981, a permis d'en répertorier 4 300, ce qui est infime par rapport à la centaine de milliers de substances dites "existantes" répertoriées en Europe à cette date. Reach ne jettera pas ses filets sur la totalité d'entre elles, mais sur celles dont la quantité utilisée dépasse une tonne par an, qu'elles soient produites en Europe ou importées. Au total, 30 000 produits sont concernés.
Autre obligation : les tests de toxicité devront aller beaucoup loin, pour traquer tout le cycle de vie des ingrédients de la chimie industrielle. De leur élaboration au sein des laboratoires à leur intégration dans la composition d'articles vendus au grand public dans les hypermarchés : jouets, vêtements, cosmétiques, matériel électronique...
"Il s'agit probablement de la réglementation la plus ambitieuse et la plus importante de ces vingt dernières années", a reconnu Greenpeace, en décembre 2006, après l'adoption du texte. Tout au long des trois années de négociations de Reach, l'organisation écologiste n'avait pourtant pas eu de mots assez durs pour dénoncer les concessions faites aux industriels en les autorisant, notamment, à ne pas remplacer systématiquement les matières dangereuses.
Le marathon peut donc commencer. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : les entreprises ont, devant elles, onze années pour digérer les contraintes du nouveau dispositif. Nombre d'entre elles n'ont cependant pas attendu le 1er juin pour se plonger dans Reach, un texte de 900 pages dont la complexité égale l'ambition.
Sans mode d'emploi, Reach n'est d'ailleurs pas applicable en l'état. C'est tout l'objet des "lignes directrices" encore en préparation à Bruxelles. Ces annexes, dont le volume atteint déjà 10 000 pages - rédigées en anglais, sans qu'aucune traduction ne soit prévue -, ont pris beaucoup de retard. Au point d'inquiéter les industriels. "Nous butons sur l'absence de consignes précises sur la plupart des volets du projet", déplore Catherine Lequime, de l'Union des industries chimiques (UIC).
Aucun dérapage dans le calendrier n'est pourtant envisageable puisque, pour pouvoir faire le commerce des substances chimiques, il faudra à l'avenir les avoir testées et enregistrées auprès de la nouvelle Agence européenne des produits chimiques, en cours d'installation à Helsinki. Et, pour les plus sensibles d'entre elles, avoir obtenu une autorisation avant 2010.
Deux mille substances sont actuellement jugées "extrêmement préoccupantes", pour leur impact sur la reproduction, les risques de cancer qu'elles comportent ou - sans que l'on ait des preuves de leur toxicité - leur persistance dans le corps humain ou dans l'environnement.
"Pour appliquer Reach, nous devrons doubler le nombre de nos experts en toxicologie d'ici à 2010", explique Antoine Letlay, directeur de la sécurité des produits chez Rhodia, qui a recensé les 400 substances qu'il devra faire enregistrer. Son entreprise a ramené, depuis 2004, le nombre de substances CMR (cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction) employées de dix-neuf à sept. Témoignage comparable chez Arkema (ex-Total Chimie), dont les équipes vont être fortement étoffées.
Ce changement à marche forcée stimule la recherche, et c'est un autre enjeu de Reach. Mais ce que les géants du secteur peuvent se permettre sans trop regimber aura un coût moins indolore pour les PME. "Le coût d'enregistrement de certaines substances sera tel, parfois, qu'il ne deviendra plus rentable de les produire, sans qu'elles soient pour autant plus nuisibles pour l'environnement que d'autres substances maintenues sur le marché et produites en plus grande quantité", estime Pierre-Yves Bondon, directeur de la recherche et du développement chez Condat, un fabriquant de lubrifiants industriels.
L'UIC estime que le coût des essais variera entre 81 000 euros et 2,2 millions d'euros, selon le tonnage de production, somme à laquelle il faudra ajouter 50 % pour l'étude des risques, le suivi de la procédure, les redevances variées et conséquentes à l'Agence européenne... Mais au moment où Reach devient réalité, Bruxelles doit avant tout démontrer qu'elle n'a pas accouché d'un monstre de technocratie, difficile à contrôler.
Laurence Caramel
Publié le 01/06/2007 à 12:00 par ecoville
Saul Loeb AFP ¦ Le président George W. Bush a défendu mardi avec énergie une réforme des lois de l'immigration, actuellement en débat, contre les tentatives de la "tuer" en jouant sur les peurs des Américains au nom des intérêts partisans.
George W. Bush veut rassurer à quelques jours d’un sommet du G8 en Allemagne qui s’annonce tendu. Alors que les Etats-Unis sont en effet le seul pays du club à refuser de se fixer comme objectif une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 50% d’ici 2050, le président américain a proposé jeudi un nouveau cycle de négociations pour fixer un «objectif mondial à long terme» après 2012. Une fois que l’actuel protocole de Kyoto, non ratifié par les Etats-Unis, aura expié.
Le projet américain, dont les détails ne sont pas connus, seront soumis aux autres membres du G8 lors du sommet d’Heiligendamm. Les Etats-Unis, qui privilégient le progrès technologique à des contraintes chiffrées, auront une série de réunions avec les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, «y compris les pays à la croissance économique rapide, comme l'Inde et la Chine», a encore précisé le président américain.
«Une prise de position importante»
La chancelière allemande a réagi positivement en saluant une «prise de position importante dans la perspective d'Heiligendamm». «En ce qui concerne les formulations concrètes pour Heiligendamm, nous devrons certainement encore travailler un peu», a ajouté Angela Merkel. Il est important que les accords sur le climat aboutissent à un processus dans le cadre des Nations unies, selon elle. «Je vois qu'il y a du mouvement», s’est-elle félicitée.
La Chine y va aussi de sa proposition
De son côté, la Chine, invitée au sommet du G8 avec l’Inde et elle aussi opposée à des objectifs contraignants, a indiqué qu’elle révélerait la semaine prochaine sa stratégie environnementale. Et ce, avant la réunion du G8. Les mesures, dont le détail sera connu lundi, iront de la réduction de la consommation d'énergie à l'extension des zones forestières et de réserves naturelles. Pékin insiste tout particulièrement sur la responsabilité des pays industrialisés : «les pays en développement font face à des tâches urgentes, notamment dans le domaine de la réduction de la pauvreté. Ils ont besoin de l'aide des pays riches pour l'assistance technologique et le financement» de la lutte contre la pollution.
A.S
20Minutes.fr, éditions du 31/05/2007 - 20h00
dernière mise à jour : 31/05/2007 - 20h15
Publié le 31/05/2007 à 12:00 par ecoville
Les Verts défendent leurs couleurs
« Il n'y a pas eu d'accord avec le PS pour s'allier au second tour », selon les Verts. Les négociations se feront au cas par cas, une fois connus les résultats du premier tour.
Contournement autoroutier de Bordeaux, nucléaire, OGM... Les candidats des Verts aux élections législatives (10 et 17 juin) ont présenté hier leurs grands thèmes de campagne. « Nous allons tacler le gouvernement sur son pseudo-discours écolo », annonce Pierre Hurmic, candidat dans la 2e circonscription face à Alain Juppé. « Le nouveau gouvernement n'a prononcé aucun moratoire sur les OGM, l'EPR ou les autoroutes. Nous sommes dubitatifs sur sa volonté de préserver l'environnement. » Pour s'imposer face aux candidats de l'UMP ou du MoDem, qui font du développement durable un axe de campagne majeur, les Verts jouent l'authenticité : « Nous ne craignons pas cette concurrence, avoue Hurmic, la crédibilité des Verts sur ces thèmes fera la différence. »
Les onze candidats Verts girondins - un par circonscription - ont dressé leurs priorités : l'abandon du projet de contournement autoroutier de Bordeaux au profit du fret, la fermeture progressive de la centrale de Braud-et-Saint-Louis (Blayais) et le développement des énergies renouvelables. « Il est possible d'installer des éoliennes dans le Médoc et le potentiel solaire est important en Aquitaine », note Laure Curval, présidente des Verts Aquitaine.
©2007 20 minutes
20 Minutes, éditions du 31/05/2007 - 07h26
dernière mise à jour : 31/05/2007 - 07h26
Publié le 31/05/2007 à 12:00 par ecoville
Marie-Laure Boulot en meeting Débat écolo à Villeurbanne Débat écolo dans le 9e Comparini au café
augmenter la police diminuer la police imprimer
POLITIQUE
Candidate
aux élections législatives dans
la 1re circonscription du Rhône,
Marie-Laure Boulot (divers droite) est
en meeting ce soir
à 18 h 30, au café
la Terrasse, place de Trion (5e).
Les Verts
de Villeurbanne proposent ce soir
un débat participatif sur les thèmes
de l'urgence écologique, l'emploi, la solidarité et les priorités pour la ville, à 20 h au palais
du Travail.
Bertrand Artigny, candidat
des Verts dans
la 1re circonscription organise
une réunion publique à 19 h, espace
Jean-Couty (9e).
Anne-Marie Comparini, candidate (UDF-MoDem) dans
la 1re circonscription tient ce soir à 19 h un café politique
au Plaza-Diva,
175, avenue Jean-Jaurès (7e).
©2007 20 minutes
20 Minutes, éditions du 31/05/2007 - 07h27
dernière mise à jour : 31/05/2007 - 07h27
Publié le 31/05/2007 à 12:00 par ecoville
À l’occasion de nos chats sur les élections législatives, Yves Cochet (Verts), candidat dans la 11ème circonscription de Paris, a répondu à toutes vos questions.
1.) Comment vous positionnez-vous par rapport à la candidature de Marielle de Sarnez pour le Mouvement démocrate?
Ali
Marielle est une candidate à considérer. Bayrou a réalisé 22% au premier tour de la présidentielle. Je crois qu’elle fera moins. Sera-t-elle au second tour? Je l’ignore. Je la connais un peu, car elle habite dans le 14è depuis longtemps, comme moi.
2.) Quid d'un métro 24h/24?
Charlot
Le métro vient d’être prolongé jusqu’à 2 H du matin le week-end. Le 24H/24 est plus difficile, pour des raisons d’entretien et de sécurité, voire de rentabilité. Mais les horaires peuvent et doivent être encore améliorés, ainsi que la fréquence aux heures de pointe.
3.) Seriez-vous prêt à accepter un accord de désistement mutuel avec le MoDem afin de battre la candidate UMP?
Ali Baba
J’espère être au second tour. Devant Marielle de Sarnez. Elle devra alors choisir clairement qui elle soutient pour le second tour. Pourquoi pas moi?
4.) J'aimerais savoir pourquoi les Verts ont voulu rendre la circulation plus difficile aux voitures moto, vélo et bus. Avant en voiture ou à moto, on circulait à peu près,maintenant on circule mal et il y a autant de véhicules dans Paris. Maintenant c'est le merdier pour tout le monde même pour les piétons. Gains de la pollution pour tout le monde Paris intra et extra muros qui ressemble à un gros embouteillage. Et que faire quand les bus et train sont absent de nuit?
Hog
Bien que question plutôt municipale, je défend la politique des transports à Paris impulsée par Denis Baupin et Bertrand Delanoë. Les chiffres de la pollution montrent que cette politique est bonne pour la santé et l’environnement des parisiens. Certes, il faut améliorer encore et encore l’offre, la fréquence, la sécurité, le confort, des transports collectifs à Parsi. SI le gouvernement de droite ne baissait pas les crédits afférents depuis trois ans, cela irait mieux encore.
5.) Les écolos n'ont pas compris qu'un moteur polluait plus dans les bouchons que dans une circulation normale. Les pistes cyclables construites pour 10 vélos/jours c'est du n'importe quoi. Comme ne pas avoir utilisé la petite ceinture pour le tramway (fallait pas déranger les bobos). La porte d'Italie qui passait super bien avec le pont est devenue pire que la porte d'Orléans grâce au tramway qui passe en surface. Comme pour faire une livraison sur paris et se faire verbaliser. Pas étonnant que les artisans partent en banlieue et las clients sur paris paient le prix fort. Sans parler des voies de circulations Bus à Austerlitz avec les taxis. Paris deviendra une ville musée c'est tout. Qu’en dites-vous ?
GORETFOREVER
Voir réponse précédente. Moins de pollution = moins de voitures et de camions en ville. Et plus de transports collectifs, plus de vélos et de piétons.
6.) Quelles mesures pour diminuer la circulation à Paris avec le nouveau gouvernement?
Charlot
Il faut que le gouvernement tienne ses engagements en matière de transports collectifs et de circulations douces. Nous verrons si Juppé et Bussereau sont plutôt écolos (j’en doute) ou plutôt fuite en avant sous la pressions des lobbies autoroutiers et automobiles.
7.) N'avez-vous pas l'impression d'être l'écho long de l'écologie? Ou comme le SNCF d'avoir un train de retard?
ladydenantes
La SNCF est la meilleure entreprise ferroviaire du monde (allez dans les autres pays et comparez). L’écologie est l’avenir politique de l’humanité et de la planète. Nous parlions déjà de changement climatique lors de la campagne présidentielle de René Dumont en 1974. Tout ce que nous avions écrit dans son livre-programme de l’époque s’est réalisé. Alors que, bien sur, les partis traditionnels nous méprisaient. Ce n’est pas la fausse écologie de Sarkozy-Juppé qui résoudra les immenses problèmes qui se posent. Le fait de Dominique Voynet n’ait pas réalisé un bon score à la Présidentielle n’a pas du out effacé ces problèmes. Ils demeurent. Et ne seront pas réduits par la droite, qui ne comprend pas leur urgence et leur ampleur.
8.) Comment vous positionnez-vous par rapport au ralliement de plusieurs députés Verts à la démarche de François Bayrou?
Ali
Seul Jean-Luc Bennahmias, député européeen, est passé au MoDem. Ainsi que 4 conseillers Verts de Paris. Dommage. Moi, je crois à l’écologie politique. Le MoDem n’est pas un parti écologiste. Mais, bien sur, il faut refonder les Verts et l’écologie politique.
9.) Quel avenir pour les Verts? Peuvent-ils rester indépendants? Ne vaudrait-il pas mieux porter un vrai courant écologique au sein du PS pour faire gagner la gauche?
Baobab
De même que le MoDem, le PS n’est pas un parti écologiste. Mais, je ne suis pas contre des accords avec les partis qui respectent nos propositions, et combattent le Sarkozysme qui est à la fois une grande illusion et une idéologie néfaste.
10.) Que pensez vous de nicolas hulot?
Hell
C’est un authentique écolo. Je soutiens son pacte et estime qu’il fait du bon travail. Mais il comprend mal le monde politique.
11.) De nombreux verts rejoignent le modem de Bayrou. Vous n'avez pas envie de faire campagne pour Marielle de Sarnez?
Chmura
Marielle de Sarnez est une de concurrentes dans ma circonscription. Je la respecte, mais nous n’avons pas les mêmes positions.
12.) Dans votre livre "Pétrole apocalypse", vous tirez à boulets rouges sur l'utilisation des énergies fossiles, celles-ci devant se raréfié dans les 30 prochaines années, de plus dans le discours écologiste, les Hulots et consorts stigmatise le réchauffement de la planète indiquant qu'il est plus que temps d'agir avant l'apocalypse. D'autres personnes, M. Allègre pour ne pas le citer, quand à lui précise qu'il ne faut pas se mettre Martel en tête et que le progrès technique devrait permettre de passer outre, et que le réchauffement climatique n'est pas dû à l'action de l'homme, qu'il s'agit simplement de la fin d'une période glacière. Qu'en est-il réellement? Et surtout qu'elle action souhaitez-vous mettre en place au niveau de la Capitale pour profiter enfin d'un Paris propre et "vert" à l'image de certaine villes allemandes?
Parigot
Allègre fait partie des quelques rares négationnistes du changement climatique. Il a tord. Quant à l’action des Verts et de Delanoë à Paris, je la soutiens. Je dirai même : ils ne vont pas assez vite et assez loin.
13.) Le mauvais temps en ce moment, c'est du à quoi? dérèglement climatique, abus de pollution, election de Sarkozy ;)
Vargas
Qui c’est Vargas ? Je vous connais ? Le mauvais temps conjoncturel n’est pas à confondre toujours avec le changement climatique multiséculaire. Mais, vous avez raison peut-être, c’est la colère des Dieux après l’élection de Sarkozy. :-)
Le chat est fini, le débat continue...
20Minutes.fr, éditions du 22/05/2007 - 10h45
dernière mise à jour : 30/05/2007 - 16h11
Publié le 30/05/2007 à 12:00 par ecoville
"Après-Kyoto": pas d'accord UE-Asie sur les gaz à effet de serre
metrofrance
Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi, le 29 mai 2007 à Hambourg Photo: John MacDougall/AFP
Le Forum UE-Asie (ASEM), réuni mardi à Hambourg (nord de l'Allemagne), a échoué à adopter des obligations communes aux deux zones concernant la réduction des gaz à effet de serre après 2012, la Chine affirmant ne pouvoir faire autant d'efforts que les pays occidentaux.
"Nous pensons que, pour ce qui est de la lutte contre le changement climatique, nous devrions avoir un but commun mais des responsabilités différentes", a déclaré le ministre des Affaires étrangères chinois Yang Jiechi à la conférence de presse finale du sommet des 43 pays de l'ASEM.
"Le monde développé devrait en faire davantage, mais la Chine fera de son mieux", a-t-il ajouté.
A ses côtés, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, présidant la rencontre, a reconnu que les 27 pays de l'UE et les 16 pays asiatiques n'avaient pas réussi à trouver d'accord pour la période qui commence à l'expiration du protocole de Kyoto, soit 2012.
"Il y a eu des désaccords pour trouver des objectifs contraignants", a déclaré M. Steinmeier.
Il a toutefois plaidé pour que les négociations sur les réductions des gaz à effet de serre qui devront être prévues dans le traité succédant au Protocole de Kyoto en 2012 soient bouclées d'"ici à 2009". Le lancement officiel de ces négociations sera lancé en décembre prochain à Bali.
La Chine (qui sera à l'horizon 2015 l'un des principaux producteurs de gaz à effet de serre au monde) et l'Inde sont invitées au sommet des pays les plus industrialisés (G8) du 6 au 8 juin à Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne), où la lutte contre le réchauffement climatique sera l'un des principaux sujets de débat.
Or, les négociations entre les pays du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada, Russie) en vue d'une déclaration commune sur le réchauffement climatique se heurtent à l'opposition de Washington, qui refuse des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto prévoit une réduction des gaz à effet de serre, principaux responsables du réchauffement climatique. Mais les Etats-Unis, responsables d'un tiers des émissions, de même que la Chine, ont refusé de ratifier ce protocole.
Dans un tout autre domaine, le Forum Asie-UE a formellement demandé à l'Iran de cesser ses activités d'enrichissement d'uranium et de choisir la négociation pour trouver une issue à la crise sur le dossier nucléaire.
"La réunion (des représentants diplomatiques des 27 pays de l'UE et de 16 pays asiatiques) enjoint l'Iran de respecter les revendications de la résolution 1747 (des Nations unies) et de suspendre ses activités relatives à l'enrichissement" d'uranium, ont-il déclaré dans un communiqué.
Le Forum de l'ASEM (Asia-Europe Meeting) "exprime sa grande préoccupation et sa déception" au sujet du rapport de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) publié le 23 mai. Celui-ci déplore que Téhéran continue à défier l'ONU en poursuivant l'enrichissement de l'uranium et gêne l'activité de ses inspecteurs sur place.
Les 16 États asiatiques membres de l'ASEM sont la Birmanie, Brunei, le Cambodge, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Japon, le Laos, la Malaisie, le Mongolie, le Pakistan, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.
Par Emsie FERREIRAHAMBOURG (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 30/05/2007 à 12:00 par ecoville
Hulot affirme que 800 candidats aux législatives ont signé son pacte
metrofrance
French ecologist activist Nicolas Hulot holds a Nicolas Hulot le 1er avril 2007 à Paris Photo: François Guillot/AFP
L'animateur Nicolas Hulot a affirmé mercredi que près de 800 candidats aux prochaines élections législatives avaient déjà signé la déclinaison parlementaire du Pacte écologique qu'il avait soumis aux candidats à la dernière élection présidentielle.
"Pour l'instant, on a déjà 800 candidats (...) qui ont signé le pacte écologique législatif", a indiqué M. Hulot, interrogé sur France Inter.
"Au delà d'acter (...) que dorénavant l'impératif écologique sera le déterminant majeur de l'action publique - ce qui n'est pas rien -, on leur demande de soutenir un certain nombre de propositions, notamment la création d'une septième commission (ndlr: consacrée au Développement durable) à l'Assemblée nationale", a précisé l'animateur de télévision.
"Cela demande une modification constitutionnelle", a-t-il reconnu. "Ce n'est pas acquis mais, l'autre jour, (le ministre de l'Ecologie) Alain Juppé et (le président) Nicolas Sarkozy, lorsqu'ils ont reçu les ONG à l'Elysée, nous ont dit qu'ils y étaient favorables. Ce serait une avancée importante".
PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 29/05/2007 à 12:00 par ecoville
Pacte écologique: plus 800 candidats ont déjà signé
Le "Pacte écologique législatif" de Nicolas Hulot a déjà recueilli plus de 800 signatures de candidats
Nicolas Hulot
Nicolas Hulot Photo: DR
Proposé à tous les candidats à l'Assemblée nationale, le Pacte écologique législatif a déjà plus de 800 signatures d'après le site de la fondation Nicolas Hulot. Cet engouement intervient après le succès du Pacte écologique présidentiel qui avait recueilli plus de 700.000 signatures.
Interpeller tous les candidats
Manuela Lorand, de la fondation Nicolas Hulot, clarifie: "il est indispensable que les députés, qui auront à proposer et à voter les lois, partagent la volonté de faire de l’écologie une priorité, au-delà des clivages politiques". Cette nouvelle démarche se veut d'ailleurs dans le prolongement de la précédente: les objectifs sont d'interpeller tous les candidats de tous les partis, mobiliser les citoyens et faire des propositions pour nourrir le débat public.
Le Pacte écologique législatif propose notamment de créer à l'Assemblée nationale une "commission permanente du développement durable" et des rapporteurs généraux dans chaque commission.
Christophe Josset Christophe Josset
Metrofrance.com
Publié le 29/05/2007 à 12:00 par ecoville
CHAT - Christophe Madrolle, Marseille
Christophe Madrolle, président du groupe des Verts à la mairie de Marseille, mais candidat aux législatives pour le Mouvement Démocrate dans la cité phocéenne, répond à vos questions mercredi 30 mai à 11h15. Demandez-lui dès maintenant tout ce que vous voulez savoir sur ces élections, sur son nouveau parti et sur l’avenir…
20Minutes.fr, éditions du 29/05/2007 - 12h44
dernière mise à jour : 29/05/2007 - 13h36
Publié le 29/05/2007 à 12:00 par ecoville
Washington bloque sur le climat
augmenter la police diminuer la police imprimer
Il va y avoir du sport. Le sommet du G 8, qui doit se tenir à Heiligendamm (Allemagne) du 6 au 8 juin, risque d'être le théâtre de véritables passes d'armes entre les Etats-Unis et les autres participants sur la question du climat.
L'administration américaine refuse toujours d'entendre parler d'objectifs contraignants pour la réduction des gaz à effet de serre. Or, c'est justement ce à quoi appelle la présidence allemande du G 8. Sur la base des conclusions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) ? faisant d'une hausse de la température de 2 °C un seuil au-delà duquel le réchauffement serait intolérable ?, le texte de Berlin appelle les pays les plus riches du monde à une réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 (par rapport à 1990). Pas question pour les Etats-Unis, qui considèrent que des objectifs contraignants risqueraient de pénaliser leur économie.
« Nous devons assumer notre responsabilité commune », leur a rétorqué hier le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel. En effet, face à de telles divergences, la Chine et l'Inde, devenues de gros pollueurs, ne sauront être convaincues. New Delhi n'a d'ailleurs pas tardé à sortir du bois pour annoncer qu'il rejetterait toute proposition de limitation de ses émissions de gaz à effet de serre au cours du G 8, au motif que cela entraverait son économie. Voilà qui augure bien mal de la prochaine conférence de Bali, en décembre, où devront se négocier les suites à donner au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
©2007 20 minutes
20 Minutes, éditions du 29/05/2007 - 08h15
dernière mise à jour : 29/05/2007 - 08h15