POLITIQUE
Publié le 12/10/2007 à 12:00 par ecoville
Sezayi Erken AFP/Archives ¦ Al Gore donne une conférence à Istanbul le 12 juin 2007
Trois questions à Thomas Mann, professeur d'affaires publiques à la Brookings Institution de Washington D.C :
Le prix Nobel de la Paix peut-il remettre Al Gore en course pour la Maison Blanche?
La réponse est claire, c'est non. La raison principale est que la campagne des primaires démocrates est déjà très avancée et qu'il serait difficile pour Al Gore de s'y intégrer. D'autant plus qu'Hillary Clinton est d'ores et déjà sûre de l'emporter. Une autre raison empêche Al Gore de tenter la Maison Blanche: les membres du parti démocrate n'ont pas oublié la façon dont il a mené la campagne présidentielle en 2000. Et ils ne sont pas du genre à lui pardonner cet échec!
L'attribution du prix Nobel va-t-elle sensibiliser l'opinion publique américaine aux enjeux du réchauffement climatique?
Absolument. Les Américains sont très honorés de ce prix, tous les médias en parlent. Si les démocrates l'emportent dans la course à la Maison Blanche - ce qui est très probable - Al Gore devrait devenir une sorte d'ambassadeur des Etats-Unis sur les questions environnementales. Ce serait sans doute lui qui négociera le protocole qui doit remplacer celui de Kyoto.
Le prochain Président, s'il est démocrate, sera donc obligé de valider l'actuel accord de Kyoto?
Ca ne dépendra pas de lui. C'est au Congrès de ratifier le protocole. Et comme vous le savez, les élections législatives se tiendront en même temps que la présidentielle en novembre 2008. Une éventuelle ratification dépendra du poids des démocrates dans la nouvelle chambre.
Sezayi Erken AFP/Archives ¦ Al Gore donne une conférence à Istanbul le 12 juin 2007
Propos recueillis par Alexandre Sulzer
20Minutes.fr, éditions du 12/10/2007 - 17h00
dernière mise à jour : 12/10/2007 - 17h05
Publié le 11/10/2007 à 12:00 par ecoville
À Laval, des échanges vifs ont opposé militants écolos et agriculteurs.
L'AMBIANCE était souvent survoltée, hier à Laval, où le débat public organisé dans le cadre du « Grenelle de l'environnement » faisait étape, chaque prise de parole étant ponctuée par des applaudissements ou des sifflements rageurs. La préfecture de la Mayenne figurait parmi les dix-sept étapes régionales de cette consultation, qui se déroule du 5 au 19 octobre.
Intérêt local ou montée en puissance ? Jusqu'à 1 500 personnes - membres d'associations, militants écologistes, agriculteurs bio, représentants de syndicats agricoles... - se sont retrouvées dans la salle polyvalente de Laval, contre à peine 400 à Bourges, première étape de la tournée, et 700 au Havre lundi.
« Cette consultation est une première, je devais m'y rendre », explique Aude, animatrice de la collecte sélective de l'agglomération et habitant une maison fonctionnant à l'énergie renouvelable. Julien, représentant les producteurs biologiques des Pays de la Loire, croit lui aussi en cette « grand-messe régionale qui peut faire avancer la lutte contre les OGM et les pesticides ». Un optimisme que ne partage pas Pascal, salarié d'une coopérative agricole : « J'ai peur que cela aboutisse à des mesurettes. En plus, je vois ici beaucoup de lobbyistes de l'agriculture qui défendent l'élevage industriel. »
La réunion, ouverte au public en début d'après-midi, a été précédée des travaux des six ateliers qui ont planché sur les questions posées au niveau national.
Chaque groupe, dont la composition est calquée sur celle des groupes nationaux, présente d'abord une synthèse d'une dizaine de minutes de ses propositions. Elles sont destinées à « enrichir le débat national et pourront être reprises dans le plan d'action du gouvernement », explique le maire de Laval, François d'Aubert.
Les interventions de la salle qui viennent ensuite sont très personnelles. Comme celle d'un asthmatique ou les interjections militantes d'associatifs anti-EPR et anti-THT (ligne à très haute tension)...
La biodiversité soulève les passions
Un professeur farfelu demande si le phénomène d'obscurcissement de la planète va être pris en compte. Un excité s'insurge contre le « mythe de l'énergie renouvelable » et se fait huer... La problématique de la biodiversité soulève les passions. Le groupe de travail sur ce thème s'est mis d'accord sur la poursuite de la recherche publique en milieu confiné pour les OGM. Une conclusion qui met la majorité des participants aux anges. À l'exception de ce céréalier, membre du syndicat des jeunes agriculteurs, qui affirme que les « cultures traditionnelles et les OGM peuvent coexister » et se fait copieusement conspuer...
Des propositions concrètes sont également avancées, en particulier l'idée d'« une»autoroute de la mer* entre Nantes et Bilbao (qui) permettrait de retirer de la route 1 200 camions par jour sur 10 000 ».
Publié le 09/10/2007 à 12:00 par ecoville
En matière de développement durable, l'île de la Réunion pourrait faire figure d'élève modèle. C'est une des conclusions de la réunion qui s'est tenue, vendredi 5 octobre, à Saint-Denis, lors de la phase de consultation des publics du Grenelle de l'environnement.
Ce département produit déjà 40 % d'énergies renouvelables, à travers des installations comme la centrale thermique de Bois-Rouge utilisant la bagasse (résidu de canne à sucre), la ferme photovoltaïque du Port, la centrale hydraulique et la ferme éolienne de Sainte-Rose.
La Réunion est aussi le premier département français pour l'utilisation de chauffe-eau solaires : 80 000 appareils de ce type fonctionnent sur l'île et leur nombre s'accroît de 10 000 par an. Et le conseil régional, avec l'aide d'EDF, a mis en circulation près d'un million d'ampoules basse tension, vendues un euro pièce.
Principale ombre au tableau : la voiture. Environ 27 000 nouveaux véhicules sont immatriculés chaque année. Ce chiffre élevé s'explique à la fois par la passion des Réunionnais pour l'automobile et par l'absence de transports collectifs performants. Outre les émissions de CO2, cet engouement a des effets immédiats sur l'environnement.
Les batteries usagées ne peuvent être ni retraitées sur place ni transférées en métropole. "Il faudrait mutualiser les moyens et développer la coopération régionale avec les pays de la zone en matière de traitement des déchets", a suggéré un intervenant. Parmi les autres propositions évoquées au cours des débats : conditionner la défiscalisation et le versement des aides publiques au respect des normes environnementales.
Le responsable régional des Verts, Jean-Pierre Espéret, a regretté que le Grenelle n'ait pas abordé la question de la pollution des sols. "Avec le chikungunya, des insecticides ont été pulvérisés en masse. Qu'en est-il de leur persistance dans l'environnement ? Il faudrait faire chez nous l'équivalent du rapport Belpomme (portant sur la pollution au chlordécone aux Antilles)", a-t-il déclaré.
"L'OUTRE-MER A ÉTÉ OUBLIÉ"
Les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), dont l'administrateur, Eric Pilloton, réside à la Réunion, ont été citées comme exemple d'une exploitation à la fois concurrentielle et durable des ressources de la mer. Un label qualité pourrait voir le jour. Les TAAF abritent notamment la légine, un poisson recherché, dont la pêche est exportée principalement vers l'Asie.
José Gaillou, vice-président de la région Guyane, qui participait aux débats, a regretté que les autres départements d'outre-mer n'aient pas été pris en compte. "Dans ce Grenelle, l'outre-mer a été oublié, a-t-il déploré. On nous demande de donner notre avis sur un travail qui est déjà ficelé. Quand on a besoin d'une vitrine en matière de biodiversité, on met l'outre-mer en avant. Mais on ne le consulte pas. Nous n'avons besoin de personne pour parler à notre place. Pourquoi n'a-t-on pas sollicité les Amérindiens et les Bushinengués de Guyane ?"
Le président du conseil régional, Paul Vergès, a comparé le développement durable à "une longue marche vers un nouvel ordre mondial de l'économie et de l'écologie". "Dans certains domaines, nous sommes en tête d'un mouvement qui va changer le monde", a-t-il souligné.
Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Christian Estrosi, a clôturé les travaux en rappelant que l'outre-mer français représentait "97 % de la superficie des eaux maritimes françaises" et possédait "l'un des quinze derniers massifs de forêt tropicale non encore fragmenté par les activités humaines (en guyane)et le deuxième lagon du monde (en Nouvelle-Calédonie)".
"La France gère et maîtrise la deuxième plus grande surface océanique du monde, après les Etats-Unis", a-t-il ajouté. M. Estrosi a déclaré souhaiter la création d'un Observatoire biodiversité et valorisation de l'espace maritime français, sur le modèle du sanctuaire Pelagos de protection des mammifères marins en Méditerranée.
Xavier Ternisien
Publié le 01/10/2007 à 12:00 par ecoville
Converti à la menace climatique, Bush prône une "nouvelle" approche
Le président américain George W. Bush s'exprime à la tribune d'une conférence internationale sur le climat réunie à son initiative à Washington, le 28 septembre 2007
Le président américain George W. Bush s'exprime à la tribune d'une conférence internationale sur le climat réunie à son initiative à Washington, le 28 septembre 2007 Photo: Saul Loeb/AFP
George W. Bush, converti à la menace du réchauffement climatique qu'il a reconnue comme un des grands défis de l'époque, a proposé vendredi une réunion de chefs d'Etat pour réduire à long terme les émissions polluantes mais sans souscrire à des quotas contraignants.
"Nous allons fixer un but à long terme pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale", a déclaré le président américain, qualifiant le réchauffement climatique de "grand défi de l'époque" devant les délégations de 16 pays invités par les Etats-Unis à une réunion sur le sujet.
Il a proposé d'organiser d'ici à l'été prochain "une réunion des chefs d'Etats pour finaliser" cet objectif à long terme et définir "un système transparent et solide pour mesurer ces progrès".
Mais loin de se fixer des quotas contraignants comme le prône notamment l'approche de l'Union européenne à travers le protocole de Kyoto, M. Bush a mis en avant une démarche volontaire. "Chaque pays doit mettre en place sa propre stratégie pour atteindre ce but", a-t-il martelé.
Il a qualifié cette démarche de "nouvelle approche internationale des émissions de gaz à effet de serre".
L'UE, le Canada et le Japon plaident pour une réduction des émissions de gaz polluants de 50% d'ici à 2050, un objectif non partagé par les Etats-Unis.
Selon lui, "la clé" réside dans la technologie. "Pendant des années, ceux qui se préoccupaient du climat et ceux qui se souciaient de la sécurité énergétique étaient à l'opposé les uns des autres (...). Aujourd'hui, ces défis ont une solution commune: la technologie".
Réagissant à la démarche américaine, l'ambassadeur français chargé des négociations sur le climat, l'écologiste Brice Lalonde, s'est félicité de "l'engagement ferme" du président Bush, tout en soulignant: "M. Bush dit simplement +on va y arriver avec les nouvelles techniques, retroussons-nous les manches+. C'est déjà bien!".
Représentant l'Union européenne, le secrétaire d'Etat portugais à l'Environnement, Humberto Rosa, s'est déclaré surpris par l'annonce américaine d'un sommet: "Nous n'étions pas au courant mais c'est aux dirigeants de décider".
L'annonce a aussi surpris le responsable de l'ONU pour le climat, Yvo de Boer: "je pense toutefois que plus vous faites rencontrer les chefs d'Etat ou de gouvernement sur le problème du climat, mieux c'est, parce que c'est bien à ce niveau que cela doit se régler", a-t-il indiqué à l'AFP.
"Essayons de leur faire confiance, mais soyons vigilants", a résumé la chef de la délégation italienne, Valeria Termini, du ministère italien de l'Energie qui s'est félicitée que les discussions demeurent dans le cadre de l'ONU.
La délégation allemande a également salué l'intérêt du président Bush.
"Un discours comme cela de la part du président américain n'était pas possible il y a quelques mois. C'est un signe que les choses bougent", a noté un diplomate allemand. Mais il a ajouté: "ce qui est un grand pas pour les Etats-Unis reste un petit pas pour le monde", insistant sur la nécessité d'établir un prix du carbone et des quotas pour réduire efficacement les émissions.
La réunion ministérielle de Washington organisée par les Etats-Unis à trois mois de la conférence de Bali qui doit dessiner l'après-Kyoto, rassemblait l'Australie, la Grande-Bretagne, le Brésil, le Canada, la Chine, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Indonésie, l'Italie, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, la Russie, l'Afrique du Sud.
M. Bush a en outre proposé la création d'un nouveau fonds pour favoriser l'accès des pays en développement aux énergies propres.
Il a aussi plaidé pour davantage d'énergie nucléaire, rappelant un partenariat en ce sens avec la France, le Japon, la Chine et la Russie. Ce développement est mal vu par les Allemands: "notre gouvernement ne soutiendra pas cela", a averti un diplomate de Berlin.
Par Virginie MONTET WASHINGTON (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 01/10/2007 à 12:00 par ecoville
Patrick Kovarik AFP ¦ Jean-Louis Borloo (3eg) intervient lors du Grenelle de l'environnement le 27 septembre 2007 à Paris
Catherine Levesque, journaliste spécialisée, sera la responsable de notre blog collectif sur le Grenelle de l’environnement. Elle y centralisera les avis de différents experts.
Pour lire le blog, cliquez ici
Si vous ne comprenez pas grand chose à cet événement, posez-lui toutes vos questions ci-dessous. Dans notre nouvelle et très pratique série de chats «pour ceux qui n’y comprennent rien» (les chat b.a.-ba), elle y répondra le lundi 1er octobre à 17 heures.
Demandez-lui donc tout ci-dessous et dès maintenant, vos questions auront ainsi plus de chances d'arriver à temps pour être soumises à notre invité...
Patrick Kovarik AFP ¦ Jean-Louis Borloo (3eg) intervient lors du Grenelle de l'environnement le 27 septembre 2007 à Paris
20Minutes.fr, éditions du 28/09/2007 - 10h18
dernière mise à jour : 28/09/2007 - 10h18
Publié le 29/09/2007 à 12:00 par ecoville
Les réponses à vos questions
Pourquoi ce blog sur le Grenelle ?
Pour comprendre les enjeux de cette grande réflexion de société et s’approprier le débat. Pour la première fois, les citoyens sont invités à exprimer leur avis sur des questions cruciales, sans forcément en maîtriser les tenants et les aboutissants. Pendant un mois, le blog de 20 Minutes donnera des clés pour se forger un avis et décrypter les sujets les plus ardus. Pour ce faire, des experts, des auteurs, des militants, s’exprimeront quotidiennement sur des points précis.
Qui aura la parole ?
Certains ont participé aux groupes de travail : c’est le cas de Robert Barbault, spécialiste de la biodiversité au Muséum national d’Histoire naturel, ou de Sandrine Bélier, représentante de France Nature Environnement, qui proposera des outils pour se mobiliser localement.
Mirage ou miracle ?
On a envie d’y croire. Pour qui s’intéresse un tant soit peu à l’écologie, ce jeudi 27 septembre est à marquer d’une pierre verte ! Devant la conférence de presse qui clôt la première phase du fameux Grenelle, une impression de jamais vu. Pour un peu, on se pincerait. Le ministre Borloo, échevelé, écoute, tel un patient inquiet, le diagnostic tant attendu des groupes de réflexion qui planchent depuis deux mois et demi sur la santé environnementale du pays. Trois mille heures de débats autour de 300 participants d’horizons différents auront été nécessaires pour cet état des lieux impressionnant, qui fera date dans l’histoire pour peu que les suites soient à la hauteur des attentes…
En quoi est-ce historique ?
D’abord, parce que les ONG environnementales ont pu pour la première fois exprimer leur position et leur expertise face à l’Etat et à des interlocuteurs auxquels elles n’étaient jamais confrontées : des représentants du patronat, des syndicats…
De quoi faut-il se méfier ?
La référence aux accords de Grenelle (signés le 27 mai 1968 après deux jours de négociation), qui portaient sur des questions sociales, n’est pas anodine. Elle choque même certains militants écologistes, qui considèrent ces débats officiels comme « une mascarade verte » destinée à instrumentaliser les ONG environnementales. De la même manière que les accords de Grenelle de mai 68 furent rejetés par la base ouvrière, les détracteurs du Grenelle de l’environnement estiment qu’une véritable révolution écologique passe par une remise en cause plus radicale du système libéral dans lequel nous vivons. Autrement dit, que les réponses à la crise écologiques sont incompatibles avec croissance économique. Borloo affirme le contraire. La vérité se situe-t-elle au milieu?
Publié le 29/09/2007 à 12:00 par ecoville
Les réponses à vos questions
Pourquoi ce blog sur le Grenelle ?
Pour comprendre les enjeux de cette grande réflexion de société et s’approprier le débat. Pour la première fois, les citoyens sont invités à exprimer leur avis sur des questions cruciales, sans forcément en maîtriser les tenants et les aboutissants. Pendant un mois, le blog de 20 Minutes donnera des clés pour se forger un avis et décrypter les sujets les plus ardus. Pour ce faire, des experts, des auteurs, des militants, s’exprimeront quotidiennement sur des points précis.
Qui aura la parole ?
Certains ont participé aux groupes de travail : c’est le cas de Robert Barbault, spécialiste de la biodiversité au Muséum national d’Histoire naturel, ou de Sandrine Bélier, représentante de France Nature Environnement, qui proposera des outils pour se mobiliser localement.
Mirage ou miracle ?
On a envie d’y croire. Pour qui s’intéresse un tant soit peu à l’écologie, ce jeudi 27 septembre est à marquer d’une pierre verte ! Devant la conférence de presse qui clôt la première phase du fameux Grenelle, une impression de jamais vu. Pour un peu, on se pincerait. Le ministre Borloo, échevelé, écoute, tel un patient inquiet, le diagnostic tant attendu des groupes de réflexion qui planchent depuis deux mois et demi sur la santé environnementale du pays. Trois mille heures de débats autour de 300 participants d’horizons différents auront été nécessaires pour cet état des lieux impressionnant, qui fera date dans l’histoire pour peu que les suites soient à la hauteur des attentes…
En quoi est-ce historique ?
D’abord, parce que les ONG environnementales ont pu pour la première fois exprimer leur position et leur expertise face à l’Etat et à des interlocuteurs auxquels elles n’étaient jamais confrontées : des représentants du patronat, des syndicats…
De quoi faut-il se méfier ?
La référence aux accords de Grenelle (signés le 27 mai 1968 après deux jours de négociation), qui portaient sur des questions sociales, n’est pas anodine. Elle choque même certains militants écologistes, qui considèrent ces débats officiels comme « une mascarade verte » destinée à instrumentaliser les ONG environnementales. De la même manière que les accords de Grenelle de mai 68 furent rejetés par la base ouvrière, les détracteurs du Grenelle de l’environnement estiment qu’une véritable révolution écologique passe par une remise en cause plus radicale du système libéral dans lequel nous vivons. Autrement dit, que les réponses à la crise écologiques sont incompatibles avec croissance économique. Borloo affirme le contraire. La vérité se situe-t-elle au milieu?
Publié le 14/06/2007 à 12:00 par ecoville
Juppé et Lagarde partage la passion du vélo pas celle des OGM
Le ministre de l'Environnement Alain Juppé et sa collègue de l'Agriculture Christine Lagarde ont créé la surprise mercredi en se rendant tous les deux à vélo au Conseil des ministres. Un passion commune qui ne les a pas pour autant réconciliés sur les OGM.
Interrogé à la sortie du Conseil sur la décision des ministres de l'Agriculture des 27 d'accorder un label européen aux produits bio qui tolère des traces d'OGM, Alain Juppé a déclaré que «cette décision lui posait problème». Il a ajouté qu'il allait «en parler avec Mme Lagarde» qui a donné son accord à cette décision.
Juste avant d'enfourcher son vélo, Alain Juppé a toutefois déclaré que cette décision aurait été prise parce que «en-dessous de 0,9% on ne sait pas détecter les produits OGM», laissant entendre que la Commission européenne officialisait une réalité de fait.
Christine Lagarde a confirmé qu'il s'agissait de «l'application de la réglementation en cours, sur les questions de présence et de calcul des OGM, avec le principe réitéré de l'interdiction des OGM dans les produits de l'agriculture biologique». Et d’ajouter, alors que les deux ministres quittaient le Conseil ensemble, à vélo : «Mais si, nous sommes parfaitement d'accord, on travaille en équipe vous voyez».
Avec AFP
20Minutes.fr, éditions du 13/06/2007 - 13h59
dernière mise à jour : 13/06/2007 - 13h59
Publié le 12/06/2007 à 12:00 par ecoville
dr ¦ Le label AB certifie l'Agriculture biologique en France
Ce n’est pas tant une révolution qu’une harmonisation que propose la Commission européenne en matière de produits bio. Après un an et demi de négociations, les ministres de l’Agriculture des 27 se sont décidés à renforcer les normes de qualité de ces produits qui seront désormais estampillés d’un nouveau label européen.
Cette nouvelle certification sera obligatoire sur les étiquettes des produits reconnus «bio». Les labels nationaux pourront y être joints afin de ne pas dérouter les consommateurs qui y sont déjà habitués. «C'est un excellent accord qui aidera les consommateurs à reconnaître plus facilement les produits biologiques dans toute l'UE et leur donnera l'assurance de ce qu'ils achètent précisément», s’est réjouie la commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel, dans un communiqué.
Des règles strictes qui tolèrent… les OGM
Les nouvelles règles d'attribution du label se veulent plus strictes que le précédent règlement, qui datait de 1991 : un produit fini devra contenir au moins 95% d'ingrédients biologiques pour bénéficier de cette appellation (comme le garantit actuellement en France le sigle AB du ministère de la Santé), au lieu de 70% précédemment.
De plus, les règles nationales vont devoir se conformer aux règles européennes, ce qui n'était pas le cas avant. Par contre, un éleveur ne sera plus obligé de produire l'alimentation de son bétail, et pourra l'importer du Brésil par exemple, ce qui est actuellement interdit.
Avec tout de même une contradiction de taille: les 27 ont accepté que les produits bio puissent contenir des traces « accidentelles» d'OGM, à condition qu’elles ne dépassent pas un seuil de 0,9% maximum.
Une mesure qui vise à protéger les producteurs de bio contre des contaminations accidentelles d'OGM. Ceux-ci devront toutefois prouver que la contamination ne résulte pas d'une négligence de leur part.
Enfin le lieu de production devra aussi être indiqué sur l'étiquette.
Les produits bio importés de pays hors de l'UE seront soumis aux mêmes règles.
Sa. C. avec AFP
20Minutes.fr, éditions du 12/06/2007 - 17h26
dernière mise à jour : 12/06/2007 - 18h57
Publié le 12/06/2007 à 12:00 par ecoville
REVOLUTION ECOLOGIQUE !!!