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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
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POLITIQUE

MESURE 13 !!!

Publié le 23/10/2007 à 12:00 par ecoville
MESURE 13 !!!
Combien de CO2 émet un Master en business and administration (MBA) ? L’école de commerce HEC s’est posée la question et a fait réaliser son bilan carbone. «Sur une année, ce sont 551 tonnes d’équivalent CO2 émis sur l’ensemble des postes », selon Thierry Fornas, ancien élève du master et président fondateur de EcoAct, l’entreprise qui a réalisé ce bilan.

Réduire son impact sur l’environnement

Déplacements des collaborateurs, utilisation des ordinateurs, gestion des déchets et consommation énergétique du bâtiment… tout a été passé au crible. HEC a ainsi reçu une série de préconisations pour réduire son impact sur l’environnement. Le poste le plus lord est celui des transports des collaborateurs et des participants au master. Pour les déplacements faits en France, préférer le train à l’avion permettrait de réduire considérablement les émissions des collaborateurs. « Un Paris-Grenoble en train divise par 71 les émissions de CO2 par rapport au même trajet en avion », explique Thierry Fornas. D’autres recommandations concernent le bâtiment. Dans l’immédiat, il faudrait basculer vers l’utilisation généralisée d’ampoules à basse consommation. Ensuite, des investissements plus lourds d’isolation et d’installation de panneaux solaires pourraient être envisagés.

Ces efforts devraient réduire de 30 à 40% les émissions du MBA.
Alors que faire pour les 60-70% qui restent ? HEC a choisi de compenser ses émissions de carbone, dites incompressibles, en finançant le programme « Planète Solidaire » d’EcoAct, un projet de reforestation de la forêt primaire de la Mata Atlantica au Brésil. L’objectif est double : réduire au maximum l’empreinte écologique du MBA et améliorer les conditions de vie des populations locales brésiliennes. Compenser une tonne de CO2 par ce biais coûte entre 14 et 20 euros. Pour son MBA, HEC a décidé de compenser la totalité des 551 tonnes de CO2 émis, histoire d’être totalement neutre en Carbone dès cette année. 11 020 euros c’est donc le prix maximum de cette opération. Un bon investissement fait par ceux qui forment les managers de demain.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com


STRATEGIE !!!

Publié le 22/10/2007 à 12:00 par ecoville
STRATEGIE !!!
Vous réfléchissez depuis des années au développement durable, à quoi ressemblerait pour vous une société qui se serait résolument tournée dans cette direction ?

Il est très difficile de dire ce qu'est une société durable. Il n'en existe nulle part. Mais on sait très bien qu'il faut aller vers le découplage entre la création de richesses et ce qui a toujours sous-tendu cet enrichissement, à savoir des flux croissants de matières et d'énergie. Cette équation n'est plus tenable sur le plan énergétique, à cause du réchauffement climatique. Et, on le sait moins, parce que ce qui se passe sur le climat n'est qu'un cas parmi l'explosion à partir de 1950 de tous les flux de matières exprimant l'impact des activités humaines sur la biosphère. L'échelle a complètement changé, qu'il s'agisse des conséquences en termes de déforestation, de désertification, de diminution des ressources halieutiques...


La conservation de la biodiversité doit donc être traitée avec autant d'attention que le réchauffement climatique ?

Oui. On a trop tendance à penser qu'il s'agit seulement de conserver un musée vivant des espèces aujourd'hui présentes sur la planète. Ce n'est pas du tout le problème. La biodiversité est la base des services vitaux que les écosystèmes nous rendent. En dépendent le niveau et la qualité des récoltes, l'ampleur du cheptel, la quantité de bois pour le chauffage, la qualité de l'air, de l'eau...

Alors que l'attention est surtout portée sur la protection de l'environnement, vous insistez sur la dimension sociale du développement durable, pourquoi ?

Il est indispensable de ne pas oublier cet aspect. Lorsque Adam Smith publiait La Richesse des nations en 1776, les inégalités entre grandes aires culturelles étaient inférieures à un rapport de 1 à 2. En 2000, ce rapport variait de 1 à 74. L'essentiel de cet écart s'est formé dans la seconde moitié du XXe siècle. Cette ampleur des inégalités interpelle d'autant plus que nous sommes entrés dans un monde de ressources finies et que va se poser de façon de plus en plus aiguë la question de l'accès à ces ressources. Or il est difficile d'envisager de demander aux citoyens de faire des efforts dans l'usage de ces ressources, si ces efforts ne sont pas également répartis. L'idéal social du développement durable doit être de permettre à chacun d'accéder à un niveau de vie correct. D'une certaine façon, c'est en contradiction avec son objectif environnemental, puisque permettre à des milliards de personnes de vivre correctement suppose d'accroître les niveaux de consommation. Voilà pourquoi il me paraît impossible de séparer les enjeux sociaux et environnementaux, ils doivent être menés de front.

Vous renvoyez dos à dos ceux qui estiment que la solution se trouve dans une révolution technologique et ceux qui au contraire ne voient pas d'issue hors de la décroissance.

Une pure et simple décroissance me paraît idiot, car d'abord tout n'a pas vocation à décroître et, d'autre part, une décroissance généralisée signifie une déprime généralisée avec des problèmes sociaux infinis. Prétendre que le progrès technologique peut nous sauver est tout autant une ânerie. Pour plusieurs raisons. N'oublions pas que le progrès technique est responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Car chaque avancée technologique génère un "effet rebond" : quand une technologie permet des gains de productivité et des économies de matières dans un domaine, elle libère une manne financière qui va se réinvestir dans un autre domaine et donc alimenter d'autres flux de matière. Au total, on n'aura rien gagné ou pas grand-chose. N'oublions pas non plus que souvent ces progrès réservent à moyen ou à long terme de mauvaises surprises pour l'environnement. Les effets des CFC (chlorofluocarbures) sur la couche d'ozone seront détectés dans les années 1970, alors que leur invention remonte aux années 1920 et leur fabrication à des quantités industrielles aux années 1950. Aujourd'hui, on découvre que les pneus génèrent des problèmes sur le plan éco-toxicologique.

Que proposez-vous alors ?

Il faut repenser nos façons de produire en ayant pour objectif le découplage. C'est ainsi que nous pouvons progresser vers une dématérialisation de nos économies, enrayer les flux de matières sans compromettre la réduction de la pauvreté et sans affaiblir nos facultés d'adaptation inséparables de l'innovation technologique.

Concrètement comment réalise-t-on ce découplage ?

Il existe deux stratégies possibles. La première réside dans le développement de l'écologie industrielle, encore appelée économie circulaire. Ce mode de production s'inspire du fonctionnement quasi cyclique des écosystèmes. L'application la plus connue est celle des écoparcs industriels dans lesquels les entreprises mutualisent l'utilisation de certains matériaux et où les déchets des uns peuvent servir de ressources aux autres. Le premier écoparc a été construit au début des années 1960 à Kalundborg au Danemark, sans dessein écologique à l'origine. Il en existe maintenant une cinquantaine dans le monde. Le gouvernement chinois vient ainsi de proposer un avant-projet de loi d'économie circulaire à l'échelle du pays. Le Japon est déjà bien engagé. Quatre projets sont en cours en France. Mais ce système suppose une certaine concentration industrielle. Les économies réalisées ne dépasseraient pas 30 % par rapport à un mode de production classique. C'est loin d'être suffisant.

La deuxième stratégie me paraît plus prometteuse : il s'agit de substituer à la vente d'un bien la vente de la fonction d'usage. C'est ce qu'on désigne par économie de fonctionnalité. En effet, tant que le chiffre d'affaires est corrélé à la vente d'un bien, il n'y a aucune incitation pour l'entrepreneur à réduire sa production physique. En revanche, s'il vend la fonction, son intérêt est que le support dure le plus longtemps possible, en y intégrant régulièrement des innovations technologiques.

Existe-t-il des expériences probantes ?

Dans le secteur des pneumatiques, Michelin s'est transformé en prestataire de services pour les transporteurs routiers. L'entreprise ne vend plus seulement des pneus, elle propose l'optimisation de l'état des pneumatiques, poste essentiel pour la consommation de carburant. Elle en assure donc la maintenance.


Ce système a rencontré un grand succès. Quelque 50 % des grandes flottes européennes de poids lourds l'utilisent avec Michelin ou un autre prestataire. La firme française a calculé que le fait de pouvoir recreuser et rechaper plusieurs fois un pneu usé multiplie la durée de vie de chacun par 2,5 et entraîne une réduction des déchets de 36 %. Dans l'électronique, la compagnie Xerox a mis en place un système de location exclusive de ses appareils avec un processus de récupération, de remise à niveau et de réutilisation des différents composants. Les éléments recyclés forment à eux seuls 90 % du poids de la machine louée.

Ce système ne peut-il s'appliquer qu'aux entreprises ?

Quelques initiatives ont été prises au niveau des individus, mais elles sont beaucoup plus complexes à mettre en oeuvre. Il existe ainsi le partage de voitures ou la vente de services énergétiques associant à la fourniture d'un chauffage un plan d'isolation et d'économie d'énergie. Et des expériences comme Vélib à Paris montrent que cela peut être une formidable réussite.

Le rapport que chaque individu entretient avec les objets, le besoin de posséder n'est-il pas un frein au développement de ce système ?

Certainement, mais il ne faut pas l'exagérer. La société de fonctionnalité que je défends au nom de l'environnement renvoie plus généralement à l'avènement de la société de l'accès décrite par l'économiste américain Jeremy Rifkin. C'est une tendance lourde de nos sociétés qui veut que l'on paie de plus en plus l'accès à un bien plutôt que le bien lui-même.

L'économie de fonctionnalité peut donc selon vous devenir un véritable levier vers une société durable ?

Sept pour cent des ressources utilisées pour obtenir des produits finis se retrouvent dans ces derniers, et 80 % de ces mêmes produits ne donnent lieu qu'à un seul usage : les marges de manoeuvre sont donc immenses. Tous les secteurs sont concernés : automobile, électronique, informatique, téléphonie mobile, électroménager... L'économie de fonctionnalité peut donc constituer un levier puissant pour conduire vers un monde d'objets supports beaucoup plus solides et intégrant un fort contenu d'innovation. Ce serait l'occasion aussi d'une cure de désintoxication pour se sevrer de modes de consommation dominés par la gadgétisation.

Croyez-vous vraiment qu'il soit possible d'engager cette mutation ?

Ce que je remarque, c'est qu'à chaque fois que je parle d'économie de fonctionnalité je suis écouté. Je n'ai eu aucune difficulté à faire passer cette idée dans le Grenelle de l'environnement même si, à ce stade, il n'est encore question que d'approfondir la réflexion sur le sujet.

Les industriels se disent qu'il y a peut-être une opportunité de maintenir de la recherche et développement sur le territoire, mais aussi de la production, car on ne fabrique pas de la même façon une machine destinée à durer vingt ans et non plus cinq. Ils y voient donc une réponse possible à la désindustrialisation. Dans une économie de production à très forte valeur ajoutée comme en Allemagne, la concurrence des pays à bas coût de main-d'oeuvre n'est plus un problème aussi vital.

AUCH !!!

Publié le 22/10/2007 à 12:00 par ecoville
AUCH !!!
La dernière consultation régionale prévue dans le cadre du Grenelle de l'environnement a lieu ce lundi 22 octobre à Auch, dans le Gers. Dès le matin se tiendront des ateliers sur le changement climatique, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles...

Initialement écartée des réunions régionales, Midi-Pyrénées, qui concentre beaucoup de problématiques environnementales, comme les cultures génétiquement modifiées, les ours, ou l'explosion de l'usine AZF, participe finalement aux débats préparatoires. La région s'est ajoutée au calendrier des 17 réunions régionales qui étaient prévues au départ jusqu'au 19 octobre. Mercredi et jeudi, une table ronde sera organisée pour déterminer un plan d'action de quinze à vingt mesures.



- ©2007 20 minutes


20 Minutes, éditions du 22/10/2007 - 07h33

dernière mise à jour : 22/10/2007 - 07h48

GOUVERNEMENT !!!

Publié le 19/10/2007 à 12:00 par ecoville
GOUVERNEMENT !!!
"Les lignes bougent", se rassurait-on dans l'entourage de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie, à l'issue du "séminaire de travail" auquel il avait été convié, mercredi 17 octobre à l'Assemblée nationale, par les députés du groupe UMP. Depuis plusieurs semaines, les élus de la majorité ne cessaient d'exprimer leurs réserves, voire leur hostilité, sur la démarche mise en oeuvre à l'occasion du "Grenelle de l'environnement" et les propositions en émanant. "Il était capital que le groupe rentre dans le jeu, sinon on allait vers des malentendus", admet son président, Jean-François Copé.


Consultation électronique en Ile-de-France

Un millier de personnes ont participé mercredi 17 octobre à la consultation régionale du Grenelle de l'environnement organisée à Drancy (Seine-Saint- Denis). Deux cent quarante représentants d'Ile-de-France choisis parmi des chefs d'entreprise, des salariés, des associations et les pouvoirs publics avaient planché le matin avant de soumettre leurs propositions à un auditoire muni de boîtiers électroniques lui permettant de voter. Parmi les idées les plus plébiscitées viennent la trame verte pour permettre d'assurer la continuité des écosystèmes dans un paysage aujourd'hui déchiré, la création de circuits de distribution, l'isolation du parc de logements, un plan de reconquête de la qualité de l'eau ou encore la nécessité de réduire les nuisances liées au bruit et à la pollution atmosphérique.

La nécessité d'appliquer les lois et directives européennes existantes a été souvent rappelée comme le besoin pour les collectivités locales de davantage harmoniser leurs actions.
[-] fermer

La réunion avait pour objet de "rapprocher les points de vue". "Le groupe souhaite une ligne politique claire avant de pouvoir s'engager", a prévenu M. Copé, mettant en garde contre la tentation d'"une vision réductrice" qui se traduirait par "quelques taxes et des sanctions ici ou là". A quelques mois des élections municipales, les élus redoutent de voir s'agréger un front des mécontents. Ils ne veulent pas entendre parler de la limitation de 10 km/h de la vitesse sur les routes ! "Pas de gadgets, pas de taxes supplémentaires, pas de mesures de circonstances. Si c'est pour nous vendre une taxe sur les grosses bagnoles et la limitation de vitesse sur les autoroutes, on va louper notre objectif", résume le vice-président du groupe, Jean Leonetti.

"SORTIE CONSTRUCTIVE"

Le président de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier, insiste pour "une sortie constructive du Grenelle", estimant qu'"un catalogue ne fait pas une politique". Aussi les élus UMP et le gouvernement se sont-ils accordés sur une démarche et un calendrier susceptibles de rassurer tout le monde avant la présentation d'une loi-cadre d'orientation au premier semestre 2008. Une loi sur les OGM pourrait être votée plus rapidement, avant les semis du printemps.

En parallèle, le gouvernement poursuit les discussions sur le document qui sera soumis à la négociation lors de la table ronde des 24 et 25 octobre. Conclue par Nicolas Sarkozy, elle réunira les cinq parties prenantes du Grenelle : l'Etat, les collectivités locales, le patronat, les syndicats et les ONG.

Sous la pression des ONG écologistes, le document de travail a beaucoup évolué depuis la version proposée le 11 octobre. Les sujets sont répartis en quatre chapitres intitulés : lutter contre le changement climatique, préserver la biodiversité, stimuler l'économie en préservant la santé et l'environnement, instaurer une démocratie écologique. Les thèmes en débat, y compris les plus conflictuels, sont évoqués. Par exemple, le désaccord sur la poursuite du programme nucléaire est explicitement mentionné, ainsi que le projet de contribution climat-énergie cher à Nicolas Hulot.

Pour chaque thème, les mesures, dates ou objectifs chiffrés à négocier figurent entre crochets. "Il ne manque presque aucun sujet, commente Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement. C'est une bonne photographie des rapports de force, dont malheureusement un certain nombre ne penchent pas en notre faveur". De son côté, l'Alliance pour la planète regrette le "flou" du document. "Sans programme de mesures détaillées, le Grenelle ne pourra se conclure que sur des déclarations d'intention (...) que la pression des lobbies industriels, la machine administrative et la digestion parlementaire videront de tout contenu opérationnel", affirme son porte-parole Yannick Jadot.
Gaëlle Dupont et Patrick Roger

GOUVERNEMENT !!!

Publié le 19/10/2007 à 12:00 par ecoville
GOUVERNEMENT !!!
"Les lignes bougent", se rassurait-on dans l'entourage de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie, à l'issue du "séminaire de travail" auquel il avait été convié, mercredi 17 octobre à l'Assemblée nationale, par les députés du groupe UMP. Depuis plusieurs semaines, les élus de la majorité ne cessaient d'exprimer leurs réserves, voire leur hostilité, sur la démarche mise en oeuvre à l'occasion du "Grenelle de l'environnement" et les propositions en émanant. "Il était capital que le groupe rentre dans le jeu, sinon on allait vers des malentendus", admet son président, Jean-François Copé.


Consultation électronique en Ile-de-France

Un millier de personnes ont participé mercredi 17 octobre à la consultation régionale du Grenelle de l'environnement organisée à Drancy (Seine-Saint- Denis). Deux cent quarante représentants d'Ile-de-France choisis parmi des chefs d'entreprise, des salariés, des associations et les pouvoirs publics avaient planché le matin avant de soumettre leurs propositions à un auditoire muni de boîtiers électroniques lui permettant de voter. Parmi les idées les plus plébiscitées viennent la trame verte pour permettre d'assurer la continuité des écosystèmes dans un paysage aujourd'hui déchiré, la création de circuits de distribution, l'isolation du parc de logements, un plan de reconquête de la qualité de l'eau ou encore la nécessité de réduire les nuisances liées au bruit et à la pollution atmosphérique.

La nécessité d'appliquer les lois et directives européennes existantes a été souvent rappelée comme le besoin pour les collectivités locales de davantage harmoniser leurs actions.
[-] fermer

La réunion avait pour objet de "rapprocher les points de vue". "Le groupe souhaite une ligne politique claire avant de pouvoir s'engager", a prévenu M. Copé, mettant en garde contre la tentation d'"une vision réductrice" qui se traduirait par "quelques taxes et des sanctions ici ou là". A quelques mois des élections municipales, les élus redoutent de voir s'agréger un front des mécontents. Ils ne veulent pas entendre parler de la limitation de 10 km/h de la vitesse sur les routes ! "Pas de gadgets, pas de taxes supplémentaires, pas de mesures de circonstances. Si c'est pour nous vendre une taxe sur les grosses bagnoles et la limitation de vitesse sur les autoroutes, on va louper notre objectif", résume le vice-président du groupe, Jean Leonetti.

"SORTIE CONSTRUCTIVE"

Le président de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier, insiste pour "une sortie constructive du Grenelle", estimant qu'"un catalogue ne fait pas une politique". Aussi les élus UMP et le gouvernement se sont-ils accordés sur une démarche et un calendrier susceptibles de rassurer tout le monde avant la présentation d'une loi-cadre d'orientation au premier semestre 2008. Une loi sur les OGM pourrait être votée plus rapidement, avant les semis du printemps.

En parallèle, le gouvernement poursuit les discussions sur le document qui sera soumis à la négociation lors de la table ronde des 24 et 25 octobre. Conclue par Nicolas Sarkozy, elle réunira les cinq parties prenantes du Grenelle : l'Etat, les collectivités locales, le patronat, les syndicats et les ONG.

Sous la pression des ONG écologistes, le document de travail a beaucoup évolué depuis la version proposée le 11 octobre. Les sujets sont répartis en quatre chapitres intitulés : lutter contre le changement climatique, préserver la biodiversité, stimuler l'économie en préservant la santé et l'environnement, instaurer une démocratie écologique. Les thèmes en débat, y compris les plus conflictuels, sont évoqués. Par exemple, le désaccord sur la poursuite du programme nucléaire est explicitement mentionné, ainsi que le projet de contribution climat-énergie cher à Nicolas Hulot.

Pour chaque thème, les mesures, dates ou objectifs chiffrés à négocier figurent entre crochets. "Il ne manque presque aucun sujet, commente Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement. C'est une bonne photographie des rapports de force, dont malheureusement un certain nombre ne penchent pas en notre faveur". De son côté, l'Alliance pour la planète regrette le "flou" du document. "Sans programme de mesures détaillées, le Grenelle ne pourra se conclure que sur des déclarations d'intention (...) que la pression des lobbies industriels, la machine administrative et la digestion parlementaire videront de tout contenu opérationnel", affirme son porte-parole Yannick Jadot.
Gaëlle Dupont et Patrick Roger

JANCOVICI !!!

Publié le 19/10/2007 à 12:00 par ecoville
JANCOVICI !!!
Vous avez participé au groupe 1 du Grenelle. Comment jugez-vous cette expérience ?

Le côté positif est que cela a mis tout le monde en ébullition. Le départ de Juppé a eu deux conséquences. La première c’est qu’on a probablement perdu quelqu’un qui savait beaucoup plus ce qu’il voulait que Borloo. L’avantage c’est que justement, comme le nouvel organisateur ne savait pas trop ce qu’il voulait, les gens se sont sentis très libres et c’est parti dans tous les sens au sein des ateliers, mais aussi à l’extérieur. Quoi qu’il en sorte, il y a des gens qui ne se parlent jamais ou pas souvent qui ont eu avec la Grenelle l’occasion d’échanger et de confronter leurs idées. Pour le reste, on jugera l’arbre à ses fruits.

Y a-t-il des mesures que vous estimez particulièrement importantes pour parler d’un succès du Grenelle ?
Il y a pour moi un gage de succès ou d’échec : ou bien il sortira du Grenelle l’idée qu’on doit donner un prix croissant au problème et on pourra parler de succès, ou bien on en sortira avec juste des mesures techniques, même ambitieuses, et cela ne suffira pas. Il faut monter le prix des énergies (fioul, gaz, carburants…). Tous les économistes qui se sont penchés sur le problème de l’environnement le disent : si on ne se bat pas sur les prix, on n’aura rien fait.

Vous parlez des mesures de fiscalité environnementale ?
C’est ce qui s’appelle la contribution énergie climat, qui englobe la taxe carbone. L’idée en gros est la suivante : quand on a un problème, il faut monter le prix du problème plus vite que le pouvoir d’achat. Le vrai débat c’est la gestion de « l’après » : à quelle vitesse les industriels proposent des voitures qui consomment moins (qui seront plus petites et moins rapides, c’est certain), à quelle vitesse nous pouvons ravaler thermiquement les logements, comment aider certains qui auront du mal, etc.

La technique seule est insuffisante : depuis un siècle les automobiles sont plus performantes, mais cela fait un siècle que le prix de l’énergie baisse, en termes réels. On mesure cette évolution en regardant le temps qu’il faut travailler pour se payer une unité d’énergie. C’est la seule mesure qui compte vraiment pour savoir ce que valent les objets. Si vous utilisez cet étalon-là, pour se payer un litre de pétrole, il faut travailler 10 fois moins longtemps aujourd’hui qu’il y a un siècle. Un siècle de progrès technique sur les voitures n’a pas conduit à avoir des De Dion Bouton modernes qui rouleraient toujours à 50 km/h en consommant beaucoup moins, mais à construire des voitures qui roulent à 180, qui font 100 chevaux, consomment la même chose, et qui coûtent beaucoup moins cher en termes réels que les voitures d’il y a 100 ans. Du coup il y en a aujourd’hui 30 millions au lieu de 50.000. La seule manière d’enclencher spontanément un chemin à l’envers avant que ça ne soit trop tard, c’est de monter le prix. En Europe, où globalement essence et diesel sont plus chers qu’aux USA, on consomme 3 ou 4 fois moins de carburant routier que les Américains. Les constructeurs français sont devenus des spécialistes des petits moteurs diesels à cause d’un prix du carburant plus élevé. Donc, ce genre de contrainte sur le long terme est même une source d’opportunités pour ceux qui sont capables de s’y adapter le plus vite.

Augmenter le prix de l’énergie signifie changer notre mode de vie…
Tout va changer. Ce qu’on a aujourd’hui et que l’on considère comme étant non-négociable et acquis pour l’éternité est le fruit d’une augmentation considérable de la productivité des machines que nous avons mises à notre service et d’une énergie quasi-gratuite. Le plus probable est que cela ne va pas durer. Alors, comment faire pour amortir le choc le plus doucement possible ? Se dire : « je vais moins rouler », c’est quelque chose qui ne passe pas dans un monde où l’on se dit il n’y a qu’à vouloir et alors tout continue à croître et à embellir. C’est un peu comme si on se disait à vingt ans que cela n’a pas de sens de faire des plans avec le fait qu’on va vieillir un jour, il suffit de vouloir et l’on sera éternellement jeunes. La vie montre que ce n’est pas comme ça que ça marche. Avec l’énergie c’est pareil : on est encore dans la phase des 0-20 ans de la civilisation industrielle et l’on a du mal à s’imaginer ce que ça va donner quand ça va se mettre à vieillir. Plus on refusera de l’envisager, plus ça se passera mal.

Cela dépend de qui ?
Cela dépend essentiellement de nous. Sur les 35 dernières années, le système industriel n’a pas beaucoup augmenté ses émissions, ceux qui les ont augmentés ce sont les particuliers : logements plus grands donc plus d’énergie pour les chauffer, plus de déplacements, plus de viande consommée et de plus en plus de bien manufacturés achetés. On peut difficilement demander aux industriels de produire de plus en plus et de moins en moins cher, et puis se plaindre derrière parce qu’ils polluent.

Le gouvernement a aussi un rôle à jouer…
La marge de manœuvre en démocratie d’un gouvernement élu, n’est pas plus importante que l’opinion de ses électeurs. Si vous faites un sondage dans Metro en demandant si vous êtes pour ou contre le fait d’augmenter volontairement le prix du fioul du gaz, de l’essence, du gazole etc. et qu’il y a 60% des gens qui disent qu’il n’en est pas question, c’est fini, le gouvernement ne sera pas plus courageux que nous. Mais le prix à payer pour « encore une minute monsieur le bourreau » risque d’être très élevé.

Justement, vous pensez que le gouvernement réussira instaurer une nouvelle fiscalité environnementale ?
Il est clairement difficile pour un gouvernement d’annoncer des mesures compliquées à expliquer - et la fiscalité en fait partie - à six mois des municipales. Si j’étais à la place du Président, la manière dont je m’y prendrais serait d’acter le fait que l’on peut mettre en place cette contribution énergie-climat, puis de nommer une commission mixte, avec le gouvernement, les organismes syndicaux, le Medef, etc, avec un grand homme à sa tête en lui donnant 5 ou 6 mois pour dire comment il faut faire en pratique. Et là, miracle, la recette arrive 15 jours après les municipales, ce qui permet d’avoir l’esprit dégagé et donne par ailleurs le temps de travailler sérieusement. Pour l’heure, je ne vois pas - malheureusement - M. Sarkozy dire à la sortie du Grenelle à la fois que l’on va augmenter les prix, de combien exactement, et en faisant quoi exactement de l’argent récolté (baisse des charges, désendettement, financement des transports en commun…). Et pourtant, l’inversion de la tendance est urgente.

La clé de cette inversion est donc d’agir sur le prix ?
Nous avons un mauvais système économique aujourd’hui : il ignore le vrai prix des hydrocarbures, qui ne se renouvellent pas, et perturbent le climat avec une facture - élevée - à payer plus tard . Un bon système économique doit tenir compte de l’environnement. De plus en plus d’entreprises ont très bien compris que nous sommes en train de manger le capital naturel à vitesse accélérée et que ça va finir par des ennuis économiques majeurs. Nicholas Stern le dit clairement dans son rapport : la prolongation tendancielle du système ce n’est pas du tout la croissance perpétuelle : c’est le système qui s’effondre sous la pression d’un environnement déstabilisé. La bonne économie est celle où l’on ne confond pas notre patrimoine avec nos revenus annuels. Or, c’est exactement ce qu’on fait aujourd’hui : en gros on est comme un grand flambeur qui chaque année dépenserait une fraction croissante de l’héritage familial et penserait que tout va de mieux en mieux… Ça ne peut pas durer très longtemps.

Il n’y a donc que la mauvaise économie qui ne marie pas économie et écologie. Quand on parle de ressources, le début de la zone d’ombre, c’est-à-dire le moment au-delà duquel il devient très difficile de savoir si la stabilité va rester ou pas, c’est 2015/2020, ce qui est très proche. On ne s’y prépare pas : au même moment le gouvernement demande à Attali comment manger le capital naturel à vitesse accéléré et à Borloo comment le préserver.


Vous essayez de réduire le bilan carbone de votre famille, comment cela marche ? Un Bilan Carbone compte toutes les émissions qui ont lieu pour pouvoir fonctionner comme aujourd’hui, même pour des individus. On va donc y trouver l’énergie du chauffage et des déplacements, les émissions de production de la nourriture et des produits manufacturés que je consomme, etc. Au plan professionnel, je peux rajouter mes déplacements pour le travail et mon ordinateur, mais ce qui émet le plus c’est la fabrication des ordinateurs utilisés pour consulter mon site Internet (www.manicore.com). Pour fabriquer un ordinateur portable, il faudra brûler entre 3 et 400 kg de charbon qui vont servir à produire l’électricité utilisée pour fabriquer les composants électroniques. Chaque ordinateur a une durée de vie d’à peu près 5000 heures, et cela permet de calculer des « émissions par minute d’utilisation » ! Comme je connais le nombre de connexions à mon site en minutes, je peux calculer les émissions « nécessaires » à la consultation de mon site. Ensuite, il faut essayer de travailler sur chaque poste pour réduire son impact sur l’environnement. Je suis en train de mettre en place un « calculateur carbone personnel » gratuit pour les particuliers dont j’espère la mise à disposition rapidement (avant la fin du Grenelle serait idéal !) sur le site de l’association Avenir Climatique, dont je suis le président.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
François Bourboulon François Bourboulon
Metrofrance.com

CAPHARNAUM !!!

Publié le 16/10/2007 à 12:00 par ecoville
CAPHARNAUM !!!
Capharnaüm à la réunion de Périgueux
Les OGM au cœur de ce Grenelle de l'environnement

Parmis les six ateliers soumis aux participants, celui relatif à la biodiversité et aux OGM a chauffé à blanc le public du théâtre de Périgueux. Photo: KM / Metro

Le calendrier

Lundi, le Grenelle s'était également installé à Arras, Mulhouse et Saint Etienne. Il aura lieu mardi à Brest, demain à Drancy et enfin vendredi à Epinal. D'ici la fin du mois, le gouvernement organisera une table ronde finale, où 15 à 20 actions, certaines seront soumises aux parlementaires. L'objectif étant d'adopter une loi cadre d'ici la fin de l'année ou de porter ces idées à Bruxelles.



Six ateliers, une liste d'invités close à la dernière minute et tenue secrète jusqu'au matin, un théâtre de 850 places pas assez grand pour accueillir une partie des 4 000 militants, élus et membres associatifs, sans compter les curieux, venus d'Aquitaine, des Charentes ou du Poitou... Voilà planté le décor de la réunion de travail du Grenelle de l'environnement décentralisé à Périgueux. Tant qu'elle s'est limitée, le matin, à des querelles d'experts, en vase clos, la rencontre est restée courtoise. Mais lors de la restitution de ces échanges, l'après-midi, l'ambiance et le ton des orateurs sont montés d'un cran.

La cacophonie des idées
Des faucheurs volontaires, des militants écologistes ou encore des membres d'Attac ont tenu le siège aux portes du Théâtre L'Odyssée. Pourtant, le rapporteur du groupe de travail Sud-Ouest, consacré à la préservation de la biodiversité, a fait l'impasse sur la délicate question des OGM. Le sujet est sur toutes les lèvres dans une région qui a onnu, cette année, une poussée des cultures de maïs génétiquement modifié (MON810).

Vertement interpellé par une militante des Faucheurs volontaires, l'universitaire arcachonnais Xavier de Montaudouin a bredouillé un "il m'a semblé qu'il y avait un relatif consensus pour dire qu'il ne faut pas se lancer tête baissée, puisque nous n'avons aucune garantie sur la réversibilité de ce choix". A ce moment, un bon tiers des militants anti-OGM présents dans la salle sont entrés en ébullition, allant jusqu'à hurler : "Menteuse !" après qu'une salariée de la firme commercialisant des semences OGM, Monsanto, eut déclaré : "Les OGM sont cultivés et consommés depuis quinze ans, sans aucune crise sanitaire majeure avérée à ce jour." "Je ne pense pas que l'on changera grand-chose dans cette salle, il faut que chacun écoute l'autre. Quand à l'expertise indépendante demandée, encore faut-il que les semenciers et les militants se mettent d'accord sur sa définition !" a tonné Rose-Marie Schmitt, madame développement durable pour la Région Aquitaine.

Après l'intervention de cette élue Verte, Bettina Laville, qui rédigera pour le Conseil d'Etat un rapport sur la réunion, a exhorté la salle au calme. En vain. Etrangement, en guise de "rassemblement contre-Grenelle", comme cela a eu lieu à Lyon et à Bourges, les militants se sont contentés d'un rassemblement sur le parvis du théâtre, hier soir, au moment des conclusions.

Karine Ménégo Karine Ménégo
Metrofrance.com, à Bordeaux

IMPOTS REDUCTION !!!

Publié le 15/10/2007 à 12:00 par ecoville
IMPOTS REDUCTION !!!
Le Grenelle de l’environnement souligne l’importance de doter la France d’une fiscalité environnementale moderne pour réduire la consommation d’énergie dans les logements. Tour d’horizon des mesures existantes.

Pour le moment, la fiscalité « écolo » française concerne principalement le logement. Les particuliers peuvent bénéficier de crédits d’impôt pour des investissements réalisés dans le domaine des économies d’énergie ou de la performance énergétique.

Comment y avoir droit ?

Pour en bénéficier, il faut réaliser des travaux dans son logement visant à optimiser sa consommation d’énergie ou sa performance énergétique : changer de chaudière, isoler son toit, installer un système de régulation de chauffage, poser des panneaux solaires, tous ces travaux ouvrent droit à un crédit d’impôt «développement durable». Ses travaux doivent faire l’objet d’une facture, hors mains d'œuvre, fournie par les entreprises les ayant réalisés.

Quels sont les équipements concernés ?

Les travaux donnant droit à un crédit d’impôt sont :

- les équipements de chauffage (chaudières basse température et à condensation),

- les matériaux d'isolation,

- les appareils de régulation de chauffage,

- les équipements utilisant des énergies renouvelables,

- la géothermie ou les pompes à chaleur dont la finalité essentielle est la production de chaleur,

- les équipements de raccordement à certains réseaux de chaleur alimentés majoritairement par des énergies renouvelables ou des installations de cogénération.

Quel taux de crédit d’impôt peut-on obtenir ?

Les crédits d’impôt varient de 15% à 50% suivant les équipements installés. Plus la réduction de la consommation d’énergie est importante et les rejets de gaz à effet de serre réduits, plus les crédits d’impôt sont intéressants.

15 % de crédit d’impôt pour les chaudières à basse température.

25 % de crédit d’impôt pour les chaudières à condensation, les matériaux d’isolation thermique, pour les appareils de régulation de chauffage et de programmation des équipements de chauffage, pour les équipements de raccordement à un réseau de chaleur si celui-ci est alimenté, soit majoritairement par des énergies renouvelables, soit par une installation de chauffage performante utilisant la cogénération.

40% de crédit d’impôt, si deux conditions sont remplies, pour les chaudières à condensation, les matériaux d’isolation thermique, pour les appareils de régulation de chauffage et de programmation des équipements de chauffage. D’abord, ces équipements doivent être installés dans un logement achevé avant le 1/1/1977. Ensuite, ils doivent être installés au plus tard le 31 décembre de la 2e année qui suit celle de l'acquisition du logement.

50% de crédit d’impôt pour les chauffe-eau et chauffages solaires, les capteurs solaires répondant à la certification CSTBat ou à la certification Solar Keymark, les équipements de chauffage ou de production d'eau chaude fonctionnant au bois ou grâce à la biomasse dont le rendement énergétique est supérieur ou égal à 65 %.

Quel est le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d'impôt ?

Seules les dépenses d’équipement sont prises en compte, la pose n’ouvre pas droit à une défiscalisation. Le montant ouvrant droit au crédit d'impôt ne peut dépasser 8000 euros pour une personne seule. Il est porté à 16000 euros pour un couple sans enfant. En cas d'aide publique supplémentaire pour l'acquisition de l'équipement (conseil régional, conseil général, ANAH, etc.) le calcul du crédit d'impôt se fait sur les dépenses d'acquisition des équipements, déductions faites des aides publiques.

PLUS PUISSANT BARRAGE !!!

Publié le 13/10/2007 à 12:00 par ecoville
PLUS PUISSANT BARRAGE !!!
La facture humaine et écologique du « plus puissant barrage du monde » ne cesse de s'alourdir.

CHEF-D'ŒUVRE des autocrates et des ingénieurs qui gouvernent la Chine, le barrage des Trois Gorges n'en finit pas d'empoisonner la vie des riverains du Yang Tsé Kiang. Pékin a annoncé hier le déménagement « volontaire » de 3 à 4 millions d'habitants de plus, afin de sauvegarder l'écologie du fleuve nourricier et de sa retenue.

La montée des eaux sur une longueur de 660 km a déjà contraint au déracinement 1,4 million de résidents, à destination surtout de la métropole surpeuplée de Chongqing, en amont du réservoir. Ce sont maintenant la pollution et le risque d'affaissement des berges qui conduisent les autorités chinoises à en éloigner deux ou trois fois plus, dans « les dix à quinze ans à venir ». Le lac artificiel est en passe de devenir un bouillon de culture aussi instable qu'incontrôlé.

« La zone de la retenue présente un environnement vulnérable et les conditions naturelles rendent impossibles une urbanisation massive », expliquait hier le vice-maire de Chongqing, Yu Yuanmu, dans les médias officiels. Le mois dernier, des experts chinois avaient publiquement mis en garde contre « une catastrophe, si aucune mesure préventive n'est prise ».

Le barrage n'est pas directement critiqué mais, politiquement, l'opération vérité sur les Trois Gorges tombe à point nommé. Cette muraille de béton de 120 m de haut et de 2,6 km de long était le projet fétiche de l'ancien président Jiang Zemin et de son lieutenant Li Peng. Ce sont précisément les fidèles de l'ex-numéro un que Hu Jintao veut évincer, lors du congrès du PC qui s'ouvre lundi. À Pékin, la critique tombe rarement au hasard.

La majorité des Chinois, y compris ceux qui devront plier bagages une seconde fois, ne sont probablement pas dupes. L'ouvrage, fierté nationale des années 1990, devait dompter le Yang Tsé Kiang et amener la croissance comme l'électricité au coeur du pays. D'ici à 2009, la mise en service de ses 26 turbines assurera une production annuelle de 85 milliards de kWh, deux fois celle de l'ensemble des centrales hydrauliques françaises.

Cauchemar écologique

Mais il se révèle aussi comme un cauchemar écologique de plus. Il pourrait en préfigurer quelques autres. Le Yang Tsé Kiang fait vivre 400 millions de personnes et charrie 40 % des effluents industriels, organiques et agricoles du pays. Avec en amont la mégalopole industrielle de Chongqing (30 millions d'habitants). Et en aval Shanghaï (20 millions), vitrine de la réussite économique qui craint désormais pour son eau potable.

Le diagnostic ne surprendra pas les écologistes chinois. Parmi eux, quelques pionniers ont payé de leur liberté d'avoir critiqué « le plus puissant barrage du monde ». En 1993, un tiers de l'Assemblée populaire nationale, Parlement plutôt docile, s'était même abstenu de voter le projet. Quinze ans plus tard, la leçon n'a pas encore porté. D'autres projets pharaoniques, comme le chemin de fer du Tibet ou la dérivation projetée des eaux (polluées) du Yang Tsé Kiang vers le nord desséché du pays viendront peut-être un jour à charge contre l'équipe Hu Jintao.

REBEL !!!

Publié le 12/10/2007 à 12:00 par ecoville
REBEL !!!
Stéphane de Sakutin AFP/Archives ¦ L'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre Claude Allègre le 29 janvier 2004 à Paris

«La climatologie n'est pas une discipline, ça n'existe pas.» Après l’attribution du prix Nobel de la paix à l'Américain Al Gore et au panel de l'ONU sur le climat (Giec), l'ancien ministre socialiste et médaille d'or du CNRS Claude Allègre rue dans les brancards.

A propos du réchauffement climatique, reconnu comme une réalité par l'ensemble de la communauté internationale, le chercheur a déclaré «qu'on ne peut pas vraiment le prévoir, c'est tout. Je pense que le travail qui a été fait n'est pas bon», a-t-il ajouté à propos des travaux du Giec. «Les choses sont en train changer sur le plan international. Des tas de gens qui étaient dans le Giec commencent à douter», a ajouté ce géologue de formation.

«Un truc politique»

«Le nombre de conneries qui sont racontées dans le film d'Al Gore ! Ca c'est de la politique, c'est pour intervenir dans la politique américaine, c'est scandaleux!", a encore estimé Claude Allègre qui se dit «complètement indifférent» à la décision du jury du Nobel.

«Il y a une élection présidentielle aux Etats-Unis, on sait bien que Gore aurait envie de se présenter, selon l'ancien ministre de l'Education. Je pense que Gore racontant que la mer va monter de 6 mètres, c'est se foutre de la tête du monde.»

Pour Claude Allègre, le prix Nobel de la paix est un «truc politique». «Pour moi, ce n'est pas un prix Nobel. Ca ne veut rien dire.»

Stéphane de Sakutin AFP/Archives ¦ L'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre Claude Allègre le 29 janvier 2004 à Paris



Avec AFP


20Minutes.fr, éditions du 12/10/2007 - 14h36

dernière mise à jour : 12/10/2007 - 14h42