POLITIQUE
Publié le 27/11/2007 à 12:00 par ecoville
Nicolas Sarkozy à l'université Qinghua de Pékin, le 27 novembre 2007 Photo: Eric Feferberg/AFP
Le président français Nicolas Sarkozy a appelé mardi la Chine, l'un des principaux pollueurs de la planète, à adhérer à un "nouveau contrat mondial, un New Deal écologique et économique" pour combattre le réchauffement climatique.
"Je propose à la Chine de se joindre à un nouveau contrat mondial, à un New Deal écologique et économique. D'influer immédiatement, profondément et durablement, à la mesure de sa dimension et de sa force, sur les modes de production et de consommation énergétique", a déclaré le président français, au dernier jour de sa visite en Chine, dans un discours à l'Université de Qinghua à Pékin.
"Votre pays peut prendre cette décision stratégique", a affirmé Nicolas Sarkozy, devant des étudiants, à l'adresse du géant asiatique qui bat des records de croissance économique et est en passe de devenir le principal émetteur de gaz à effet de serre.
"Nous ne vous demandons pas de renoncer à votre développement", a-t-il dit, en réponse à une question d'un étudiant, tout en appelant la Chine à ne pas être "une caricature du développement".
"Faites de ce développement un exemple pour le monde", a-t-il souligné.
Le pays le plus peuplé au monde, pointé du doigt en raison de l'effervescence de son économie, mais pays en développement, n'est pas soumis à une réduction contraignante de ses émissions de gaz à effet de serre au titre du protocole de Kyoto, contrairement aux pays développés signataires.
Régulièrement, Pékin renvoie les pays riches à leurs "responsabilités historiques" dans la pollution de l'atmosphère.
Le New Deal (Nouvelle donne) est le nom de la politique interventionniste mise en place entre 1933 et 1935 par le président américain Franklin Delano Roosevelt pour lutter contre les conséquences de la crise économique de 1929.
Faisant référence au Grenelle de l'Environnement organisé en France et aux investissements engagés pour "dé-carboner" la croissance, Nicolas Sarkozy a estimé que la Chine "va le faire à son échelle".
Evoquant devant les étudiants chinois le réchauffement climatique et ses "conséquences dramatiques", le président français, a une nouvelle fois appelé la Chine à coopérer avec la France dans le domaine de l'environnement, se prononçant également pour "une réponse globale" face à ce phénomène.
Lundi, les deux pays ont signé à Pékin une déclaration conjointe visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l'environnement.
PEKIN (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 27/11/2007 à 12:00 par ecoville
Nicolas Sarkozy à l'université Qinghua de Pékin, le 27 novembre 2007 Photo: Eric Feferberg/AFP
Le président français Nicolas Sarkozy a appelé mardi la Chine, l'un des principaux pollueurs de la planète, à adhérer à un "nouveau contrat mondial, un New Deal écologique et économique" pour combattre le réchauffement climatique.
"Je propose à la Chine de se joindre à un nouveau contrat mondial, à un New Deal écologique et économique. D'influer immédiatement, profondément et durablement, à la mesure de sa dimension et de sa force, sur les modes de production et de consommation énergétique", a déclaré le président français, au dernier jour de sa visite en Chine, dans un discours à l'Université de Qinghua à Pékin.
"Votre pays peut prendre cette décision stratégique", a affirmé Nicolas Sarkozy, devant des étudiants, à l'adresse du géant asiatique qui bat des records de croissance économique et est en passe de devenir le principal émetteur de gaz à effet de serre.
"Nous ne vous demandons pas de renoncer à votre développement", a-t-il dit, en réponse à une question d'un étudiant, tout en appelant la Chine à ne pas être "une caricature du développement".
"Faites de ce développement un exemple pour le monde", a-t-il souligné.
Le pays le plus peuplé au monde, pointé du doigt en raison de l'effervescence de son économie, mais pays en développement, n'est pas soumis à une réduction contraignante de ses émissions de gaz à effet de serre au titre du protocole de Kyoto, contrairement aux pays développés signataires.
Régulièrement, Pékin renvoie les pays riches à leurs "responsabilités historiques" dans la pollution de l'atmosphère.
Le New Deal (Nouvelle donne) est le nom de la politique interventionniste mise en place entre 1933 et 1935 par le président américain Franklin Delano Roosevelt pour lutter contre les conséquences de la crise économique de 1929.
Faisant référence au Grenelle de l'Environnement organisé en France et aux investissements engagés pour "dé-carboner" la croissance, Nicolas Sarkozy a estimé que la Chine "va le faire à son échelle".
Evoquant devant les étudiants chinois le réchauffement climatique et ses "conséquences dramatiques", le président français, a une nouvelle fois appelé la Chine à coopérer avec la France dans le domaine de l'environnement, se prononçant également pour "une réponse globale" face à ce phénomène.
Lundi, les deux pays ont signé à Pékin une déclaration conjointe visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l'environnement.
PEKIN (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 25/11/2007 à 12:00 par ecoville
Le travailliste Kevin Rudd, à Brisbane le 25 novembre 2007 Photo: Torsten Blackwood/AFP
Le travailliste Kevin Rudd, dont le parti a remporté samedi les élections législatives en Australie, a promis dimanche de s'attaquer à la lutte contre le changement climatique et assuré que la relation avec les Etats-Unis resterait cruciale malgré les divergences politiques.
A peine élu, il a fait part de son intention de se rendre aux Etats-Unis en 2008 et en décembre à Bali (Indonésie) pour la conférence pilotée par l'Onu qui doit tracer une feuille de route de négociations pour donner une suite aux engagements de Kyoto, dont la première phase expire en 2012.
"Je voudrais dire que nous serons un gouvernement pour tous les Australiens et que je gouvernerai toujours dans l'intérêt national", a-t-il dit lors d'une courte conférence de presse dimanche, promettant de mettre en oeuvre ses promesses de campagne.
La lutte contre le changement climatique et le retrait des quelque 1.500 militaires australiens déployés en Irak ont été deux des thèmes les plus populaires de la campagne du leader travailliste, qui a mis fin avec un raz-de-marée électoral à onze ans de règne du Premier ministre conservateur John Howard et de son Parti libéral.
M. Rudd a assuré que sa priorité était "d'agir et d'agir maintenant sur le changement climatique et l'eau", alors que l'Australie, continent le plus sec de la planète, a souffert de sa plus grave sécheresse en un siècle.
Pendant la campagne, M. Rudd a promis s'il était élu de ratifier le protocole de Kyoto, que l'Australie est le seul pays industrialisé, avec les Etats-Unis, à ne pas avoir signé.
Malgré les divergences politiques sur le réchauffement climatique et la guerre en Irak, M. Rudd a assuré dimanche que la relation avec les Etats-Unis resterait fondamentale: "J'ai insisté auprès du président Bush sur le caractère central de l'alliance avec les Etats-Unis dans notre approche de la politique étrangère", a dit le futur Premier ministre australien, que M. Bush a appelé pour le féliciter.
"J'ai aussi indiqué que je souhaiterais me rendre aux Etats-Unis dès que possible, au cours de l'an prochain", a ajouté M. Rudd.
Il a refusé d'indiquer s'il avait évoqué avec le président américain sa promesse électorale de retirer les troupes australiennes d'Irak. Son prédécesseur John Howard était l'un des derniers alliés indéfectibles de George Bush dans ce conflit.
Il a révélé également avoir parlé au Premier ministre britannique Gordon Brown et au président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, qui l'ont appelé pour le féliciter.
"Le changement climatique a été le thème central de mes conversations avec le Premier ministre britannique et avec le président Yudhoyono", a-t-il dit.
"Ce sera le thème central de la conférence de Bali et je me réjouis d'y assister", a-t-il dit.
Il devrait prêter serment lundi et former son gouvernement jeudi.
M. Rudd, un ancien diplomate de 50 ans, a remporté une victoire éclatante, la plus importante du parti travailliste depuis le seconde guerre mondiale: une fois l'ensemble des bulletins dépouillés, son parti devrait remporter 88 sièges, contre 60 à la coalition menée par le parti libéral, dans un parlement de 150 sièges, selon l'Australian Broadcasting Corporation.
Le parti libéral se trouvait pour sa part décapité: M. Howard, 68 ans, qui risque de perdre son propre siège de Bennelong, a demandé à son ministre des Finances Peter Costello de lui succéder à la tête du parti, mais celui-ci a décliné l'offre, appelant à l'émergence d'une nouvelle génération de dirigeants politiques.
Par Marc LAVINE SYDNEY (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 25/11/2007 à 12:00 par ecoville
Le président américain George W. Bush, le 16 novembre 2007 à la Maison Blanche à Washington Photo: Jim Watson/AFP/archives
Les défenseurs du protocole de Kyoto se réjouissaient samedi, après la victoire des travaillistes en Australie, à la perspective de voir ce pays ratifier le pacte de lutte contre le changement climatique et les Etats-Unis rester le seul pays industrialisé à ne pas l'avoir fait.
La défaite du Premier ministre australien sortant John Howard aux élections législatives prive le président américain George W. Bush d'un allié clé, à près d'une semaine de la conférence de Bali, en Indonésie, estiment-ils.
Cette conférence pilotée par l'Onu (3 - 14 décembre) doit tracer une feuille de route de négociations afin de donner une suite aux engagements de Kyoto, dont la première phase expire en 2012.
La victoire travailliste en Australie "est une grande nouvelle pour le protocole de Kyoto", a déclaré Shane Rattenburg, directeur politique de l'organisation écologique Greenpeace. "C'est un événement très important dans le débat international sur le climat, et pour Bali. Cela va laisser Bush et les Etats-Unis plus isolés".
L'Australie est le seul pays industrialisé, avec les Etats-Unis, à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto sur une réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement.
Le protocole de Kyoto impose aux nations industrielles des réductions d'émissions de six gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone et le méthane. Les pays émergents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil ont seulement des obligations d'inventaire. L'idée d'une réduction chiffrée et contraignante des gaz à effet de serre assignée à chaque nation industrialisée est rejetée par M. Bush, soutenu par M. Howard.
Le travailliste Kevin Rudd, qui a remporté samedi les élections législatives, avait promis pendant la campagne, s'il était élu, de ratifier le protocole de Kyoto aussi vite que possible. Il a aussi annoncé qu'il se rendrait à Bali.
"Si l'Australie ratifie Kyoto, ce sera magnifique comme résultat. Cela confortera notre position et mettra davantage de pression sur les Etats-Unis", a déclaré un diplomate européen à l'AFP. Selon lui le départ de M. Howard entravera les efforts des Etats-Unis pour tenter de rallier d'autres pays.
Hans Verolme, directeur du programme climat du Fonds mondial pour la nature (WWF), juge de son côté improbable que M. Rudd ait le temps de s'installer dans sa fonction et de jouer un rôle "plus fort, plus positif" à Bali. "Mais au moins ils (les Australiens) ne joueront plus un rôle négatif", ajoute-t-il.
Pour le responsable de WWF, l'isolement américain pourrait également encourager ceux qui, à Washington, réclament le retour des Etats-Unis à la table des négociations et un objectif de réduction des émissions de gaz.
Une telle perspective n'est toutefois envisageable qu'après le départ de George W. Bush, estime M. Verolme.
L'Australie est responsable de moins de 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais c'est aussi un important exportateur de charbon, une des sources d'énergie qui contribuent le plus au réchauffement.
Malgré sa victoire aux élections, la ratification de Kyoto pose un dilemne à Rudd. S'aligner aujourd'hui sur l'objectif fixé pour 2012 entraînerait des mesures coûteuses et probablement impopulaires. Consommateur vorace d'énergies fossiles, le pays a le taux d'émission par tête le plus élevé du monde.
Les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre sont les Etats-Unis et la Chine, qui comptent pour près de la moitié du total.
Par Richard INGHAM PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 23/11/2007 à 12:00 par ecoville
Thomas Coex AFP/Archives ¦ Nathalie Kosciusko-Morizet à Villebon-sur-Yvette le 20 mars 2007
C'était il y a un mois. Les 24 et 25 octobre se sont déroulées à Paris les négociations finales du Grenelle de l'environnement. Un morceau d'histoire, au terme duquel la France a amorcé un virage, de l'avis des ONG les plus pointilleuses. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, était aux premières loges. Elle témoigne de ce huis clos entre les représentants des ONG, des syndicats, des patrons, des collectivités territoriales et de l'Etat.
... Retrouvez notre blog d'experts sur le Grenelle de l'environnement...
· Le stress avant les réunions «En arrivant au ministère, je ressentais un peu de stress. Comme avant un accouchement, quand on en a marre d'attendre mais qu'en même temps on a de l'inquiétude. Je craignais que les participants, très positifs pendant les travaux préparatoires, aient été recadrés par leurs organisations.»
· L'écopastille et les premiers pas «On savait que la première heure serait cruciale. On a vu très vite. C'était constructif. La pression de l'opinion a joué, personne ne voulait apparaître comme celui qui ferait échouer le Grenelle. A la fin de la première matinée on a eu un exemple, avec l'écopastille. Patrick Ollier [député UMP], qui représentait l'Assemblée, voulait que cette pastille ne soit instituée qu'au moment de l'achat du véhicule. Les ONG voulaient qu'elle soit annuelle. Finalement Ollier a dit "O.K.: je suis prêt à défendre l'option annuelle." Là, on a vu que les gens changeaient leurs positions. Mais ce mercredi, il y a aussi eu des échanges vifs. Le soir, je suis rentrée chez moi claquée.»
· Un SMS s'échappe «Le lendemain matin, il y a un couac sur la réduction de l'usage des pesticides. En pleine discussion, une association a envoyé un SMS à un de ses contacts à l'extérieur pour lui dire: "On a gagné." Ce contact en a parlé à l'Agence France-Presse, qui a publié une dépêche. Dans la salle, un représentant du syndicat des agriculteurs, la FNSEA, a aussitôt reçu un texto de ses troupes: "Vous nous avez lâchés." Il était en colère. Heureusement, on a pu reprendre les discussions.»
· Le discours de Sarkozy «Le discours du président de la République à l'Elysée a été un moment très fort. J'ai été touchée quand il a dit: "J'assume les conclusions du Grenelle." On avait le sentiment d'avoir fait quelque chose de très important qui nous dépassait.»
· «L'ombre du zèbre» «Les liens tissés entre les participants au fil du temps ont été un élément important. Ca s'est encore senti quatre jours après le "Grenelle", quand plusieurs d'entre nous étaient les invités d'une émission sur la Cinquième. L'écologiste Alain Bougrain-Dubourg m'a défiée de glisser en direct une phrase qui n'avait pas de sens: "L'ombre du zèbre n'a pas de rayures." Je l'ai dite. Plus tard, Bougrain Dubourg a envoyé un zèbre en peluche pour mon fils.»
Thomas Coex AFP/Archives ¦ Nathalie Kosciusko-Morizet à Villebon-sur-Yvette le 20 mars 2007
Recueilli par Stéphane Colineau
20 Minutes, éditions du 23/11/2007 - 07h12
dernière mise à jour : 23/11/2007 - 07h55
Publié le 22/11/2007 à 12:00 par ecoville
Du fait des grèves, Vélib' a dépassé les 10 millions d'usagers parisiens quelques jours plus tôt que prévu. Parallèlement, le nombre d'abonnés annuels a d'ores et déjà franchi le seuil des 150 000, alors que l'objectif sur un an était de 200 000 abonnements, selon M. Baupin, adjoint Verts aux transports de Paris. Lancé le 15 juillet, le système parisien de location de vélos en libre service avait atteint le seuil des 2 millions de locations le 21 août et celui des 5 millions le 23 septembre. "Après quatre mois de fonctionnement, le succès et l'utilité de Vélib' ne se démentent pas", a souligné M. Baupin. L'élu souhaite que soit accélérée son extension en banlieue grâce à la création d'un syndicat intercommunal.
Publié le 20/11/2007 à 12:00 par ecoville
Le maire PS de Paris (D) s'exprime, le 19 octobre 2007 dans un café à Paris, lors de la présentation des têtes de liste du PS aux élections municipales de Paris qui auront lieu les 09 et 16 mars 2008. Photo: Jean Ayissi/AFP
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, candidat à sa succession aux municipales de mars prochain, souhaite "encourager beaucoup les deux-roues électriques", de faible vitesse, "pas dangereux et non-polluants" qui peuvent "révolutionner" les déplacements dans la capitale.
Lors d'une réunion --1Oème des 20 prévues dans les arrondissements -- consacrée aux déplacements, le maire a indiqué lundi qu'il fallait "encourager" à Paris l'usage des deux roues électriques, "qui vont doucement", "à 35-40 Km/heure".
Le maire souhaite des installations de bornes EDF de recharge "partout où c'est nécessaire" et étudiera également "une aide financière à l'acquisition de ces véhicules".
"Cela peut révolutionner les déplacements dans Paris", a-t-il jugé.
Devant quelque 400 personnes au théâtre Hébertot dans le XVIIème, fief de Françoise de Panafieu, députée-maire de l'arrondissement et candidate UMP pour les municipales, M. Delanoë a jugé que "la question des déplacements est un enjeu majeur de civilisation".
Il a fait valoir que sa "politique de déplacements depuis 5 ans a fait baisser les gaz à effet de serre de 9%".
"Je ne peux être un maire qui se regarde dans la glace si je suis là pour flatter toutes les catégories qui ont des demandes contradictoires. Ce qui nous est commun, c'est Paris, c'est un enjeu de santé publique, un enjeu de préservation de la planète et un enjeu de liberté dans notre ville".
Assurant qu'on ne peut "pas avoir dans un espace restreint chacun notre véhicule", le maire qui ne se dit "pas anti-voitures", souhaite "donner la priorité absolue au transport au commun", "développer la diversité des modes de déplacements".
Sur le vélo, M. Delanoë a proné "une conception des itinéraires plus créative, plus originale".
Il a rappelé sa volonté de prolonger le tramway jusqu'à la porte d'Asnières, avant de s'indigner que, "de la porte d'Ivry à la porte d'Asnières, l'Etat ne met pas un euro".
"Y-a-t-il un seul tramway en France aussi nécessaire du point de vue des enjeux du Grenelle de l'environnement où l'Etat ne met pas un euro ? Que font les députés UMP qui votent le budget?", a-t-il lancé.
Le président de la République, affirme-t-il, a voulu corriger la baisse des crédits des transports urbains mais "hors Ile-de-France". "Hors Ile-de-France? s'est exclamé M. Delanoë. 20% de la population française serait pris en otage parce que le président de la région (Jean-Paul Huchon, PS) n'a pas voté pour l'UMP?"
Enfin, il a rappelé travailler à un système de 2.000 voitures "non polluantes en libre service".
PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 20/11/2007 à 12:00 par ecoville
Le syndicat des pilotes d'Air France (SPAF) a déposé un préavis de grève du 24 au 27 novembre pour demander des améliorations dans le domaine de la sécurité des vols et de leurs conditions de travail. Ce syndicat, minoritaire, ne représente que 5% des pilotes d'Air France.
"L'amélioration de la performance économique de l'entreprise a pris une dimension déraisonnable, l'emportant sur l'indispensable souci de la sécurité des vols, au point que le classement mondial de la compagnie française n'atteint qu'un niveau médiocre en ce domaine, selon des critères d'évaluation internationaux", indique un communiqué.
(Relaxnews)
© 2007 Relaxnews
Publié le 17/11/2007 à 12:00 par ecoville
AFP/AHMAD ZAMRONI
Un happening écologiste à Djakarta (Indonésie), le 16 novembre 2007.
"La destruction systématique des ressources naturelles de la Terre a atteint un point où la viabilité des économies est en danger, et où la facture que nous laisserons à nos enfants pourrait être impossible à régler" : le constat est posé par Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Présentant le rapport "GEO 4 - Avenir de l'environnement mondial", le 25 octobre à New York, il a souligné la vigueur du lien entre système économique et dégradation de l'environnement. "GEO 4", résultat du travail de 1 400 scientifiques et experts, dresse un tableau alarmant de la situation écologique de la planète, mais souligne aussi combien son évolution dépend du choix des politiques économiques.
Vingt ans après le Rapport Brundtlan,d qui, en 1987, avait inventé le concept de développement durable, la majorité des indicateurs sont au rouge : climat (les concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère ont augmenté d'un tiers depuis vingt ans), biodiversité (les populations d'amphibiens ont été divisées par deux dans le même laps de temps), pollutions (celle de l'air est responsable de 500 000 morts par an, selon l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS), artificialisation des sols (un étalement urbain "anarchique" en Amérique du Nord), etc.
Le PNUE observe que la crise écologique s'articule à la crise sociale. Le contraste est marqué entre la pression écologique intense que subit la biosphère et l'expansion économique qui a fait passer le produit annuel par être humain de 6 000 dollars à 8 000 dollars entre 1987 et 2007. Mais de façon très inégale, insiste le rapport : "Les injustices environnementales continuent à augmenter, affectant surtout les pauvres (qui sont beaucoup plus touchés par les dangers naturels), les femmes et les peuples indigènes." L'environnement reflète ces inégalités : "Certaines régions développées ont accompli des progrès environnementaux aux dépens d'autres régions en y exportant la production et ses impacts."
Les valeurs culturelles propres au système économique dominant ont aussi un effet majeur. Ainsi, "un modèle de développement "du Nord" prévaut toujours avec, par exemple, un développement urbain basé sur la dépendance envers la voiture".
Le PNUE va plus loin en présentant des scénarios imaginant les évolutions d'ici à 2050, selon différentes politiques. Ce travail de scénarisation a été élaboré par plusieurs groupes d'experts internationaux, en se fondant sur les modèles de prospective existant dans plusieurs institutions. Il définit quatre scénarios.
Pour chacun, un but est privilégié :
- Marché d'abord : "Le gouvernement aide le secteur privé à atteindre une croissance économique maximale."
- Politique d'abord : "Le gouvernement met en place des politiques fortes afin d'atteindre l'objectif tout en accordant toujours beaucoup d'importance au développement économique."
- Sécurité d'abord : l'accent est mis "sur la recherche de la sécurité, qui l'emporte sur d'autres valeurs, et place des limites croissantes sur la façon dont les gens vivent".
- Ecologie d'abord : cela "implique la collaboration entre le gouvernement, la société civile et le secteur privé pour améliorer l'environnement et le bien-être de tous".
Sans surprise, le "scénario écologique" atteint le mieux l'objectif d'amoindrir l'ampleur de la crise écologique. Il suppose que la démographie évolue selon le bas de la fourchette prévue par l'ONU, soit 8 milliards d'habitants en 2050. Le taux de croissance annuel de l'économie mondiale est modéré, mais loin d'être nul, puisqu'il conduit à un triplement du produit intérieur brut (PIB) mondial.
Le "scénario marché" poursuit la logique dominante des années 1990 : on y suppose que la population atteindra 9 milliards d'individus en 2050 et que la croissance multipliera par cinq le PIB mondial. Il aboutit à une situation écologique très dégradée en 2050, comme le "scénario sécurité" - qui induit quant à lui des "conflits permanents" à travers la planète. "Dans le scénario marché d'abord, l'environnement et la société évoluent le plus rapidement vers - voire au-delà - des points de basculement où des changements soudains et irréversibles pourraient survenir."
La poursuite de la libéralisation apparaît ainsi comme le scénario le plus risqué. Les experts rappellent que la logique écologique est incompatible avec la recherche illimitée de la croissance économique : "La perte de la biodiversité et le changement climatique ont des conséquences irréversibles, que la croissance des revenus ne peut résoudre."
L'analyse du PNUE ne devrait pas changer, à court terme, le sens des politiques économiques, qui restent focalisées sur la libéralisation et la croissance. Mais, venant à l'appui du diagnostic pessimiste du GIEC sur le climat, et quelques jours avant que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) souligne les effets du changement climatique sur les pays les plus pauvres, il témoigne que la communauté environnementaliste entend dorénavant peser sur les choix économiques engageant l'avenir.
Consulter le rapport sur le site Internet : www.unep.org/geo.
Publié le 17/11/2007 à 12:00 par ecoville
Le GIEC, lauréat du prix Nobel de la Paix Photo: afp/infographie/AFP
Les experts du changement climatique mettent en garde les dirigeants de la planète contre ses conséquences "soudaines", voire "irréversibles", à deux semaines d'une conférence clé des Nations unies sur le climat à Bali.
Le Groupe intergouvernemental sur le climat (Giec, mandaté par l'Onu), Prix Nobel de la Paix en 2007, a bouclé vendredi à Valence en Espagne le dernier volet de son quatrième rapport, une somme de référence pour les cinq prochaines années qui sert à fonder la riposte de la communauté internationale aux dérèglements du climat.
Le rapport devait être officiellement approuvé samedi matin à Valence en présence du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, qui a inscrit la lutte contre le changement climatique en haut de son agenda. Il avait convoqué en septembre un sommet de chefs d'Etat et de gouvernement à New York.
Dans un résumé rédigé "à l'attention des décideurs", négocié depuis lundi, le Giec reprend l'essentiel de ses conclusions publiées en trois volets depuis janvier: le changement climatique est dû avec une quasi-certitude à l'homme, la hausse de température pourrait atteindre jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990 - plus sûrement se situer entre 1,8 et 4 degrés - et canicules, sécheresses et inondations devraient se multiplier.
Enfin, les conséquences de ces changements risquent d'être "soudaines ou irréversibles", insistent les experts.
Cette seule phrase a fait l'objet d'intenses discussions: certains pays comme les Etats-Unis ont contesté l'expression "irréversible", dénuée de contenu scientifique, selon un participant. D'autres en revanche, notamment européens, ont insisté pour la conserver, estimant qu'elle traduisait la réalité.
Ainsi, a fait valoir à l'AFP le chef de la délégation française, Marc Gillet, la disparition des ours blancs serait un phénomène irréversible: "On ne pourrait plus revenir en arrière". Mais le changement climatique pourrait aussi avoir des conséquences soudaines, ou abruptes, comme un bouleversement de la circulation des océans, voire un blocage du Gulf Stream, a-t-il ajouté.
La délégation américaine a également combattu - mais en vain - une phrase stipulant que "tous les pays" seront affectés .
"Les Etats-Unis ne voulaient pas non plus mentionner les ouragans à cause de Katrina: on ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu!" a remarqué un négociateur.
"Le résultat (des négociations) est bien meilleur que ce qu'on pouvait escompter avant la réunion", a jugé Stephanie Tunmore de Greenpeace, qui siège comme le WWF en tant qu'observateur aux réunions du Giec.
Le rapport du Giec "dit au monde que le changement climatique est là" et "les politiques ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas", a déclaré Hans Verolme, directeur du programme climat du Fonds mondial pour la nature (WWF) vendredi à Valence (Espagne).
Pour les écologistes, l'état des lieux dressé par les experts devrait peser dans les négociations qui s'engagent à partir du 3 décembre à Bali, en Indonésie, où la communauté internationale doit commencer à négocier les suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première phase d'engagements expire en 2012.
"Le message est clair: les émissions (de gaz à effet de serre, ndlr) doivent être réduites aussi vite que possible pour aider la planète à rester en dessous de 2 degrés de réchauffement", a estimé Stephan Singer, directeur européen du programme climat au WWF.
"Les impacts pourraient être tellement graves que chaque gouvernement qui tarde à agir est irresponsable", a-t-il estimé.
Par Emmanuel ANGLEYS VALENCE (AFP)
© 2007 AFP