POLITIQUE
Publié le 06/02/2008 à 12:00 par ecoville
Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Un champ de maïs transgénique
Le ministre de l'Agriculture a annoncé ce mardi devant le Sénat que de nouvelles autorisations d'essais de cultures OGM en plein champ seront délivrées «dès 2008».
«Clause de sauvegarde» pour les cultures commerciales uniquement
«A cette fin, j'ai obtenu que par décret une commission d'évaluation des demandes d'autorisation d'essais en plein champ soit mise en place. Cette commission nous permettra d'autoriser dès 2008 des essais en champs dans des conditions sécurisées», a déclaré Michel Barnier en présentant le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés.
Ce projet de loi, dont le Sénat a commencé ce mardi l'examen, doit créer un Haut Conseil des biotechnologies, qui sera chargé de procéder à l'évaluation préalable du risque lié à ce type d'essais.
Quid, alors, de la «clause de sauvegarde», activée par la France à Bruxelles? En réalité, cette suspension ne concernait pas les essais à des fins de recherches mais seulement les cultures OGM en milieu ouvert, notamment celle de la seule culture commerciale concernée, le maïs MON810. Et ce jusqu'à ce que la commission européenne ait procédé à de nouvelles expertises. Les associations écologistes espéraient toutefois que les essais scientifiques ne seraient pas étendus.
Pour une «loi de protection»
Contactée par 20minutes.fr, l'association Les Amis de la Terre estime qu'«on observe un décalage de plus en plus important entre les déclarations de Jean-Louis Borloo et celles du ministre de l'Agriculture. Le premier avait garanti la mise en place d'une loi de protection, garantissant le droit de produire et de consommer sans OGM. Le second présente une loi qui inscrit en préambule le droit de produire et de consommer AVEC ou sans OGM». En contrepartie, les agriculteurs qui mettent en culture des OGM seraient tenus de souscrire une garantie financière afin de pouvoir réparer le préjudice économique éventuel en cas de contamination accidentelle. Une demande excessive, selon les agriculteurs, absurde selon les associations. «Une fois que la contamination a eu lieu, c'est trop tard», souligne Guy Kastler, représentant des Amis de la Terre au Grenelle de l'environnement.
«Il faut que les sénateurs prennent leurs reponsabilités. La résistance citoyenne a empêché le développement des OGM depuis dix ans, ce n'est pas une loi qui va les en empêcher», ajoute-t-il.
«Contraire à l'engagement du gouvernement»
Pour Lylian Le Goff, responsable de la mission biotechnologies de la fédération France nature environnement (FNE, 3000 associations), chargé du dossier OGM, «l'annonce de Michel Barnier n'est certainement pas conforme à l'engagement du gouvernement en faveur d'une recherche scientifique renforcée, transparente et pluraliste».
Les Verts, eux, ont jugé que les déclarations de Michel Barnier faisaient penser «quasiment à de l'escroquerie. Car suspendre les cultures en plein champ en hiver pour les reprendre au printemps, c'est à la fois se moquer du monde et ne pas tenir sa promesse», s'est insurgée la responsable.
«Que le ministre de l'agriculture cède aux lobbies par avance, avant même que le débat ait été mené au parlement, est pour les Verts à la fois totalement déprimant, absolument scandaleux et dramatiquement prévisible», a-t-elle poursuivi.
Le PS s'oppose au texte
Le PS a quant à lui affirmé qu'il «s'opposait» à ce texte qui ne garantit pas «la liberté de cultiver sans OGM». «Alors que le Grenelle de l'Environnement a révélé les grandes réticences des Français à admettre les cultures d'OGM, le gouvernement a choisi de céder aux pressions des grandes multinationales de biotechnologie», a-t-il poursuivi dans communiqué.
Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Un champ de maïs transgénique
C. F. avec agence
20Minutes.fr, éditions du 05/02/2008 - 18h55
dernière mise à jour : 05/02/2008 - 20h59
Publié le 05/02/2008 à 12:00 par ecoville
En plus des difficultés liées aux voies encombrées, le gouvernement doit faire face à une difficulté d'approvisionnement en charbon, électricité et pétrole.
Crédit : REUTERS
Publié le 04/02/2008 à 12:00 par ecoville
Vue d'artiste : projet d'île artificielle en forme de tulipe, telle qu'elle apparaîtrait sur une image satellite.
Si le réchauffement climatique prévu pour les prochaines décennies a bien lieu, les Pays-Bas seront triplement menacés. La montée des océans et la force accrue des tempêtes mettront à rude épreuve le système de barrages et de polders qui maintient au sec le territoire national, déjà en grande partie en dessous du niveau de la mer. En outre, la multiplication des périodes de fortes pluies en Europe provoquera des crues soudaines de la Meuse et du Rhin, qui traversent le pays. Enfin, les Pays-Bas sont de plus en plus bas : des provinces entières, dont le sous-sol est composé de tourbe, s'enfoncent inexorablement.
Plat pays
Plus de 16 millions d'habitants sur 41 528 km2, dont un quart situé en dessous du niveau des eaux, une côte battue par la mer du Nord à l'estuaire de trois fleuves (Rhin, Escaut, Meuse) : les Pays-Bas ne seraient rien sans leurs ponts et leurs digues.
BARRAGE ANTI-TEMPÊTE
Fleuron des travaux de génie hydraulique du plan Delta destiné à lutter contre l'assaut des eaux, le Maeslantkering, immense barrage anti-tempête situé dans le Nieuwe Waterweg, près de Rotterdam, a été inauguré en 1997. Le 9 novembre 2007, pour la première fois de son histoire, ses portes se sont refermées pour lutter contre la violence des intempéries.
[-] fermer
Comme ils ont su le faire dans le passé, les Néerlandais se mobilisent. Le puissant corps des ingénieurs en travaux publics reste fidèle à la grande tradition de lutte systématique contre l'invasion de l'eau : il affirme qu'il suffira de rehausser les digues, de renforcer les barrages et les écluses, de multiplier les stations de pompage et de remblayer les dunes côtières, voire de les recouvrir d'asphalte.
Face à cette école "classique", des équipes d'architectes, d'urbanistes, d'entrepreneurs et d'élus locaux tentent d'imaginer des solutions innovantes, en rupture avec la tradition : au lieu de mener une guerre sans fin contre l'eau, pourquoi ne pas réapprendre à vivre un peu en harmonie avec elle ?
Les partisans de l'approche "naturelle" viennent de remporter une première victoire, avec le lancement d'un grand projet national, qui consistera à élargir les lits de la Meuse et du Rhin en détruisant les digues pour les reconstruire plus loin, puis à raser les talus et les bâtiments risquant de faire goulot d'étranglement en cas de crue. Le projet prévoit aussi la création de "rivières vertes", zones à usages multiples qui, selon les périodes, seront tour à tour des prairies, des marécages ou des lacs.
Dans les villes, la mise en œuvre de ces nouveaux principes entraînera des bouleversements encore plus spectaculaires, y compris dans les mentalités. L'un des principaux lieux d'expérimentation sera la splendide cité historique de Dordrecht, construite sur une île fluviale, au confluent de quatre cours d'eau et proche d'un estuaire dans lequel la mer s'engouffre à marée haute. Depuis des années, la ville avait prévu de raser une friche industrielle proche du centre-ville pour créer un nouveau quartier d'habitations et d'activités. Pour tenir compte de la future montée des eaux, la municipalité et la commission des eaux (une instance puissante et respectée, élue au suffrage universel) ont modifié le plan initial et inventé un nouveau concept : le quartier amphibie, où l'eau pourra entrer et sortir sans trop perturber la vie des habitants.
Le pourtour du futur quartier sera surélevé grâce à un large talus en arc de cercle, sur lequel on construira des bâtiments classiques. En revanche, le centre sera creusé et transformé en zone inondable capable de stocker l'eau en cas de crue. La grande nouveauté est que cette zone basse sera aussi habitée. Pour cela, la municipalité a demandé à l'entreprise de BTP Dura Vermeer et au cabinet d'architectes britanniques Barker and Coutts de concevoir des maisons d'un genre nouveau. Certaines seront flottantes, construites sur des pontons en bois et en polystyrène enrobé de béton. D'autres seront "amphibies" : leurs pontons seront simplement posés sur le sol en période de basses eaux et se mettront à flotter quand viendront les crues. Pour qu'elles ne partent pas à la dérive, elles coulisseront autour d'un pilier central planté dans le sol. Il y aura aussi des maisons carrément "inondables" : le rez-de-chaussée sera construit et équipé en matériaux résistants à l'eau et toute l'électricité sera installée près du plafond. De même, les rues et les trottoirs du quartier seront en fait des pontons flottants articulés. Les espaces publics seront parfois des parcs et des esplanades, parfois des lacs et des petits ports de plaisance.
Chris Zevenbergen, l'un des responsables de la société Dura Vermeer, semble très sûr de lui : "Au début, on nous a pris pour des fous furieux, mais l'idée qu'un même lieu pouvait avoir plusieurs usages a été vite adoptée dans un petit pays surpeuplé comme le nôtre. Nous allons réapprendre aux architectes et aux ingénieurs hydrauliques à travailler ensemble. Nous ferons appel à des technologies éprouvées. Par exemple, nous savons déjà faire des pontons légers et solides, qui restent stables dans les vagues." Sa société a construit un lotissement pilote de cinquante maisons flottantes et amphibies, à Maasbommel. Reste à savoir si le grand public aura envie de s'installer dans ces quartiers aquatiques. Les premières études menées par des agents immobiliers sont très positives pour les maisons flottantes, mais le concept de maison inondable est plus difficile à vendre.
D'autres experts militent pour que les Pays-Bas se lancent dans une nouvelle ère de grands travaux, par exemple pour surélever certains polders avec du sable venu du fond de la mer du Nord - une opération impensable dans le passé, mais désormais réalisable grâce à la puissance des engins de terrassement et aux techniques de fertilisation des sols.
Adrian Geuze, célèbre architecte et urbaniste de Rotterdam, a conçu un projet encore plus ambitieux : la création, à une trentaine de kilomètres au large des côtes de la Flandre et de la Hollande, de cinq îles artificielles longues et étroites. La plus grande pourrait atteindre 100 km de long. "C'est moins cher et moins difficile qu'il n'y paraît, affirme M. Geuze. D'ailleurs, nos entreprises sont en train de construire les îles artificielles de Dubaï." La forme et la taille des îles seront calculées en tenant compte de milliers de facteurs naturels. Elles seront "dynamiques", c'est-à-dire que leur littoral évoluera sous l'influence des vents, des marées et des courants. Elles protégeront les régions côtières des tempêtes en brisant la force des vagues et permettront de stabiliser le littoral continental, en diminuant l'amplitude des marées et en limitant l'érosion. On pourra y faire pousser des forêts et des prairies, y installer des bases de loisirs et même un port industriel, pour soulager l'encombrement de Rotterdam. La vie pourra se développer, car les dunes artificielles retiendront les eaux de pluie et deviendront des nappes phréatiques.
Malgré ces projets futuristes, les Pays-Bas savent qu'ils doivent aussi se préparer au pire. En novembre 2008, le gouvernement organisera un exercice d'alerte d'envergure nationale, destiné à tester l'efficacité des services publics et d'urgence en cas d'inondation catastrophique.
Yves Eudes (Dordrecht, envoyé spécial)
Publié le 01/02/2008 à 12:00 par ecoville
Corinne Lepage, le 16 janvier 2008 à Paris Photo: Stephane de Sakutin/AFP/archives
Une mission confiée à Corinne Lepage dans la foulée du Grenelle de l'environnement formule 88 propositions pour restaurer la confiance de la société dans l'information environnementale, mise à mal par l'opacité sur des sujets sensibles comme OGM, pesticides et pollutions maritimes.
Il faut "restaurer la confiance des Français sur l'information environnementale et sur l'expertise parcequ'ils sont très dubitatifs sur tout cela", déclare à l'AFP l'ancienne ministre de l'environnement qui a remis vendredi son rapport au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.
Il s'agit tout d'abord de permettre à chaque citoyen de bénéficier d'un accès aux documents dans des conditions analogues à ce qui se fait en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis : "pour qu'il y ait de la confiance il faut qu'il y ait de la transparence", souligne-t-elle.
"On a vraiment besoin d'une information extrêmement indépendante du pouvoir politique sur toutes les données brutes", estime-t-elle, regrettant que l'Institut français de l'environnement (Ifen) ait perdu son autonomie en devenant un simple service du ministère de l'Ecologie.
Ce "devoir d'informer" impliquerait de "limiter le secret industriel" pour que toutes les études sur la santé et l'environnement soient obligatoirement communiquées au public.
Détenir une information ayant des incidences sur la santé et l'environnement et la cacher en toute connaissance du risque, serait sanctionné par un "délit de rétention d'informations".
A contrario, un statut de protection des "lanceurs d'alertes" serait créé pour les chercheurs qui communiqueraient leurs informations.
Le cas du chercheur Pierre Meneton traduit en justice cette semaine pour avoir dénoncé le poids des lobbies dans le domaine de la santé témoigne de la nécessité de cette protection juridique, souligne Corinne Lepage.
Le rapport propose également de créer une "Haute autorité de l'expertise", une instance indépendante qui assurerait une "expertise plurielle, pluridisciplinaire et contradictoire" pour éviter les conflits d'intérêt.
Et pour mieux cadrer les responsabilités des pollueurs, un "délit de délinquance écologique" serait introduit dans le code pénal, regroupant ce qui existe déjà dans le code de l'environnement et ce qui pourrait venir dans d'autres domaines, par exemple la pollution des sols ou la pollution de l'air qui ne constituent pas des infractions actuellement.
En outre, le champ de "la mise en danger délibéré d'autrui" serait étendu au "risque sanitaire et environnemental".
La mission propose d'instaurer "un régime de responsabilité des sociétés mères en cas de défaillance de leurs filiales", faisant écho aux propos du chef de l'Etat qui avait estimé lors du Grenelle qu'"il n'est pas admissible qu'une maison-mère ne soit pas tenue pour responsable des atteintes portées à l'environnement par ses filiales".
La directive européenne sur la responsabilité environnementale va être transcrite au printemps en droit français, a annoncé récemment la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, en prévenant que le gouvernement ne "s'interdirait pas d'aller plus loin, dans le sens du rapport Lepage".
La mission qui a été confiée en novembre à Corinne Lepage, présidente de Cap 21, partie prenante du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou, doit se poursuivre au printemps avec une nouvelle série de recommandations concernant la gouvernance écologique dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne.
Par Emmanuel ANGLEYS PARIS (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 30/01/2008 à 12:00 par ecoville
La distribution s'engage sur l'environnement. Mardi 29 janvier, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a signé, avec le ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad), une convention, élaborée dans le cadre du Grenelle de l'environnement, sur leurs engagements mutuels en matière de développement durable. En 2003 et en 2005, la FCD avait lancé deux programmes pour favoriser le commerce durable. Ils avaient notamment abouti à une baisse du tonnage des emballages ménagers de près de 10 % et à une réduction du nombre de sacs de caisse de 70 % depuis 2002.
"Nous réfléchissions au lancement d'un troisième programme, et on s'est dit que ce serait bien de s'engager avec le ministère. Les engagements que nous prenons aujourd'hui sont ambitieux, mais très réalistes", indique Jérôme Bédier, président de la FCD. Parmi les points les plus visibles et les plus marquants, supermarchés et hypermarchés promettent de doubler d'ici à trois ans le nombre de produits bénéficiant d'un éco-label.
Bernard Cressens, directeur des programmes WWF France, pour qui cet accord constitue un prolongement attendu du Grenelle, reste prudent : "Il faut que l'information demeure lisible pour les consommateurs, ce que la multiplication des labels ne favorise pas". Selon lui, "la labellisation ne doit surtout pas être une barrière infranchissable pour les petits producteurs. Sinon l'alimentation de qualité restera réservée à une minorité. Or, nous voulons au contraire qu'elle devienne accessible à l'ensemble des Français."
PLUS D'AGRICULTURE BIO
Autre engagement des distributeurs : augmenter d'au moins 15 % par an la part des produits issus de l'agriculture biologique dans le total de leurs ventes alimentaires. "Aujourd'hui, ils représentent entre 1 % et 1,5 % de nos ventes. Nous voulons imiter l'Allemagne, qui a un chiffre de 3,3 %", souligne M. Bédier. Mais pour que cet engagement ne reste pas à l'état de voeu pieu, il faudra que l'évolution de la production le permette. Aujourd'hui, la culture biologique ne représente que 1,8 % de la surface agricole en France. "L'implication plus forte de la grande distribution peut constituer un atout majeur pour sortir l'agriculture biologique de la position marginale qu'elle occupe aujourd'hui", estime toutefois M. Cressens.
La distribution s'engage aussi à réduire "au maximum" la production des déchets d'emballage, avec un objectif plancher de - 10 %. Enfin, elle va expérimenter dès 2008 l'affichage du bilan carbone - c'est-à-dire leur masse en CO2 correspondant à leur transport, leur production... - sur 300 produits de consommation courante à marques de distributeurs et à marques nationales. Jean-Louis Borloo souhaite faire de la France le premier pays du monde à pratiquer ce double affichage, avec un prix en euro et un prix écologique. En juillet 2007, Casino a annoncé son intention d'afficher une "étiquette carbone" sur 3 000 de ses produits en 2008.
Nathalie Brafman et Laurence Caramel
Publié le 28/01/2008 à 12:00 par ecoville
Des membres d'une délégation pasent devant le logo du Forum de Davos, le 23 janvier 2008 Photo: Fabrice Coffrini/AFP
Les pays européens et quelques pays d'Amérique latine sont les bons élèves de la protection de l'environnement, loin devant les Etats-Unis et de grands pays émergents comme la Chine et l'Inde, selon un classement publié mercredi au Forum de Davos.
Selon "l'indice de performance écologique" établi pour 149 pays par les universités américaines de Yale et Columbia, la Suisse arrive en tête, devant trois pays d'Europe du nord (Suède, Norvège, Finlande) et le Costa Rica.
La Colombie est neuvième, juste devant la France, selon ce classement qui fait la synthèse de 25 indicateurs tels que la qualité de l'eau potable, les émissions de gaz carbonique ou encore les maladies liées à l'environnement.
Si la richesse des différents pays explique largement le classement (les pays d'Afrique occupent largement le bas du tableau), la performance du Costa Rica et de la Colombie montrent que les choix politiques sont déterminants, soulignent les auteurs de l'étude.
Le Nicaragua, pourtant voisin du Costa Rica, se classe ainsi à la 77e place, une position qui s'explique par des années d'investissement dans les budgets militaires plutôt qu'écologiques, observent-ils.
Les Etats-Unis, plombés par le haut niveau de leurs émissions de gaz à effet de serre, sont 39e, tandis que des pays en phase accélérée d'industrialisation comme la Chine arrivent à la 105e place et l'Inde à la 120e, selon ce classement publié au premier jour du Forum économique mondial.
DAVOS (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 27/01/2008 à 12:00 par ecoville
Des manifestants protestent, devant la cathédrale de Barcelone, contre l'utilisation de la fourrure d'animaux, le 27 janvier 2008.
Crédit : Albert Gea/ Reuters
Publié le 26/01/2008 à 12:00 par ecoville
D'ici vingt ans, si le chantier suit l'intention politique, l'agglomération d'Angers comptera un écoquartier de 20 000 habitants, relié en quelques minutes à son centre par une ligne de tramway. Striée de verdure, sillonnée de sentiers piétons et de pistes cyclables, cette quasi-ville nouvelle sera équipée de commerces, d'écoles, de places publiques.
"Ce sera un archipel urbain émaillé de jardins, un lieu attractif pour toute la ville, qui en finira avec les plans masse", préfigure l'urbaniste Roland Castro, dont le cabinet a été retenu pour la partie est du projet, celle des Capucins, proche d'un secteur sensible de la ville-centre. "Une greffe sur le milieu naturel qui évite l'effet dernier quartier retranché", projette le paysagiste Thierry Huau, qui a planché sur la partie ouest, dite du plateau de la Mayenne, rattachée à la banlieue résidentielle d'Avrillé.
Les 240 hectares de ce plateau rural accueillaient la piste d'un aérodrome, fréquenté essentiellement par des clubs amateurs. Une fois cet équipement abandonné, il a fallu intégrer une autoroute au projet. Le contournement de l'A11, en voie d'achèvement, passera au beau milieu du quartier. Et desservira, au nord de la zone habitée, un ambitieux parc à thème végétal, Terra botanica.
JUSQU'À SEPT ÉTAGES
Limitée à 900 mètres au départ, la partie couverte de l'autoroute a été portée à 1 700 mètres sous l'aiguillon d'une association de riverains. "Sans nous, le projet n'aurait pas pris une telle orientation environnementale", défend Marc Viel, son président.
Jean-Claude Antonini, maire d'Angers (PS), qui fait du développement durable un axe fort de sa communication, défend le principe d'une "densité relativement forte". "Nous ne voulons pas recommencer les erreurs du dernier quartier urbanisé où on ne voit que des pavillons individuels qui étendent la ville", justifie-t-il. A côté de lotissements structurés, des immeubles grimperont donc de façon étagée jusqu'à cinq, voire sept niveaux.
En plus d'un maillage de logements HLM, des dispositifs sont censés permettre à des ménages des classes moyennes, nombreux à Angers, d'acquérir leur propre logement. La ville d'Angers, propriétaire de l'ensemble, a institué un système donnant-donnant avec les promoteurs : le terrain leur est vendu à un prix limité à condition qu'ils répercutent la différence.
Le projet a fait l'objet d'une longue procédure de concertation et les premiers appartements ont été vendus en un éclair par l'opérateur Nexity. Pourtant, quelques réserves s'élèvent. "L'avenir dira si la ville et les promoteurs ont réalisé la fameuse mixité sociale et autre mixité intergénérationnelle tant promises", ironise un journal de quartier dissident, qui émet aussi des doutes sur le respect du caractère "durable" des constructions.
La crainte est que, face à la hausse des coûts et au fléchissement du marché de l'immobilier, les promoteurs rognent sur la haute qualité environnementale annoncée : matériaux isolants et non polluants, énergie solaire.
Vincent Boucault
Publié le 21/01/2008 à 12:00 par ecoville
La représentante américaine au Commerce Susan Schwab le 29 novembre 2007 à Washington Photo: Paul J. Richards/AFP
Les Etats-Unis sont "très inquiets" au sujet de la décision de la France de suspendre la culture du maïs OGM MON810, a affirmé lundi la représentante américaine au Commerce Susan Schwab, jugeant que cette décision n'était "pas scientifique".
"Nous sommes très inquiets de voir que des gouvernements prennent des décisions non scientifiques pour interdire des produits, plutôt que de donner aux consommateurs la possibilité de choisir", a déclaré Mme Schwab au cours d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson.
Cette variété de maïs "a été cultivée et consommée sans danger", a-t-elle estimé. "La grande majorité des scientifiques consultés, y compris en France, ont réaffirmé que le maïs OGM était sans danger".
La France a annoncé le 11 janvier avoir décidé de déclencher la procédure de suspension de la culture du maïs OGM MON810 de la firme américaine Monsanto, en activant la "clause de sauvegarde" auprès de l'Union européenne, suivant le "principe de précaution" et sur fond de polémiques croissantes autour des OGM.
Interrogée sur la procédure engagée par les Etats-Unis contre l'UE sur les OGM devant l'Organisation commerciale du Commerce (OMC), Mme Schwab a par ailleurs critiqué la résistance des Européens aux organismes génétiquement modifiés.
"Nous avons tous une responsabilité en ce qui concerne la santé et la sécurité de nos citoyens, et évidemment c'est la première priorité pour nous. Mais dans le cas des biotechnologies, il y a une évidence scientifique claire qu'elles ne sont pas mauvaises", a-t-elle dit.
Les Etats-Unis ont suspendu temporairement la semaine dernière leur procédure, alors que le délai imparti aux Européens pour respecter les décisions de l'OMC était écoulé.
En février 2006, un panel d'arbitrage de l'OMC avait estimé que l'embargo de fait prononcé par l'UE contre les OGM n'était pas compatible avec les règles du commerce international.
Mme Schwab a par ailleurs mis en garde l'Europe contre l'utilisation des questions environnementales pour justifier des mesures protectionnistes.
"Nous avons été consternés par une série de propositions dans lesquelles nous voyons le climat ou l'environnement être utilisés comme excuse pour fermer des marchés", a-t-elle dit.
BRUXELLES (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 21/01/2008 à 12:00 par ecoville
Les européens attentifs à la protection de la biodiversité
Plus de neuf Européens sur dix (93%) considèrent la préservation de diversité biologique comme une obligation morale, selon une étude Eurobaromètre parue ce vendredi. 75 % estiment même que la diminution de la diversité biologique peut avoir des répercussions économiques négatives. Deux tiers des Européens ont déjà fait des efforts pour protéger la biodiversité, révèle l'enquête.
Site : http://ec.europa.eu
(Relaxnews)
© 2008 Relaxnews