POLITIQUE
Publié le 03/03/2008 à 12:00 par ecoville
XXe : Du lien social et de l’emploi
Les enjeux de la campagne électorale, arrondissement par arrondissement. Suite et fin : le XXe
Carte d'identité
Superficie : 583, 40 hectares
Espaces verts : 126,10 hectares
Population : 182 952 habitants
Taux de chômage : 15%
Avec un prix au m2 qui ne cesse d’augmenter (5 000 euros en moyenne), l’arrivée d’artistes ou de foyers aisés, l’arrondissement fait rêver. Mais le XXe, c’est aussi une centaine d’ethnies qui cohabitent, 28% de logements sociaux, un taux de chômage à 15% et deux fois plus de RMistes que la moyenne parisienne. Réduire cette fracture est un des principaux objectifs des candidats.
Emplois et commerces
Pour Jean-Claude Beaujour (UMP), il est inadmissible que des quartiers concentrent 50% ou 60% de logements sociaux, comme c’est le cas aux Amandiers : “Je propose une zone franche pour l’arrondissement, afin de favoriser le petit commerce qui s’essouffle et de susciter l’arrivée de professionnels libéraux et artisans qui, du fait des loyers excessifs, préfèrent aujourd’hui la banlieue.
De même, une fois que la couverture du périphérique à la porte de Montreuil sera réalisée, il faudra favoriser la mixité : logement intermédiaire et étudiant et bureaux.” Frédérique Calandra (PS) souhaite elle aussi la couverture du périphérique au niveau de la porte de Montreuil, mais également le réaménagement du marché aux puces de Montreuil, la protection des petits commerces, ou encore le soutien aux associations d’alphabétisation. “Il faut repérer ceux qui ont des problèmes et les aider, qu’il s’agisse d’habitants ou de commerçants.”
Lien social et voirie
Denis Baupin (Verts) propose de construire de nouveaux logements sociaux pour répondre aux “dix mille demandeurs de l’arrondissement” et davantage de transports. “Nous demandons la création d’une ligne 15 du métro qui viendrait de la jonction entre les lignes 3 bis et 7 bis, avec leurs prolongations au sud, jusqu’à Nation, et au nord, jusqu’à la gare de l’Est.” Didier Bariani, tête de liste du Modem, estime quant à lui qu’il y a “un déficit d’humanité qu’il faut combler”. “C’est bien d’ouvrir des équipements, mais ça ne rend pas forcément les gens heureux.”
Les têtes de liste
Frédérique Calandra, PS, 45 ans, médiatrice de la Ville de Paris. Michel Charzat, maire sortant (exclu du PS en juin) se présente contre la candidate officielle du PS.
Jean-Claude Beaujour, UMP, 44 ans, avocat au barreau de Paris. Raoul Delamare se présente contre le candidat officiel de l’UMP.
Denis Baupin, Verts, 45 ans, adjoint au maire de Paris chargé des transports, également candidat à la mairie de Paris.
Didier Bariani, Modem, 63 ans, président du groupe Mouvement démocrate au Conseil de Paris.
Aurélie Sarrot Aurélie Sarrot
Metrofrance.com, à Paris
Publié le 03/03/2008 à 12:00 par ecoville
Photo: DR/Relaxnews
Notre sondage
Vos priorités dans votre ville : notre sondage et vos commentaires
A l'approche des élections municipales, Greenpeace s'est intéressé à l'éco-responsabilité des candidats. Le constat est peu glorieux : "à peine la moitié des quelque 240 candidats démarchés a répondu jusqu'à présent", indique l'ONG dans un communiqué. Les réponses ont variées selon les partis. La gauche, les Verts en tête, a été un peu plus présente, à l'inverse de la droite.
Les Verts ont répondu massivement au questionnaire envoyé par l'association environnementale. Les engagements présentés par les candidats sont qualifiés de "sérieux" par Greenpeace. Les alliances Verts-PS suivent la même tendance.
Pour ce qui est des candidats PS n'ayant pas fait d'alliance au premier tour, les réponses sont moins nombreuses. Les candidats du Modem s'inscrivent dans la même dynamique.
Enfin pour ce qui est de l'UMP, seuls 13 candidats sur la soixantaine interrogée ont répondu à Greenpeace. A Paris, aucun des candidats de la majorité présidentielle n'ont pris le temps de répondre au questionnaire.
Au début du mois de février, Greenpeace avait envoyé un questionnaire à chacun des candidats. Les questions portaient sur la lutte contre le changement climatique, les OGM et la préservation de la biodiversité. Les internautes peuvent télécharger gratuitement depuis le site Web de l'association une carte de France présentant les engagements pris par les candidats interrogés.
Le premier tour des élections municipales a lieu dimanche 9 mars.
Site : http://blog.greenpeace.fr/news/maires-eco-responsables
(Relaxnews)
© 2008 Relaxnews
Publié le 01/03/2008 à 12:00 par ecoville
SILVESTER Hans
En baisse depuis 2004, la déforestation a repris au Brésil depuis août 2007, en dépit des mesures adoptées.
Officiellement, l'objectif du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, est de parvenir à une "déforestation zéro" en Amazonie. Mais le Brésil en est très loin. Les destructions ont repris de plus belle entre août et décembre 2007. Quelque 7 000 km2 de forêts ont alors été rasés, a constaté en janvier l'Institut national de recherches spatiales (INPE) sur ses relevés satellites, pour faire place au soja, au bétail et à la canne à sucre.
CHIFFRES
SUPERFICIE.
L'Amazonie brésilienne couvre 5 millions de km2 (répartis sur 9 Etats), dont 100 000 km2 de réserves indiennes, 200 000 km2 de zones pour l'exploitation durable et 1,9 million dekm2 de forêt publique.
POPULATION.
22 millions d'habitants y vivent, dont 480 000 Indiens répartis en 220 tribus.
DESTRUCTION.
En trente ans, 17 % de la végétation originale ont disparu, soit 700 000 km2. En 2007, quelque 22 000 foyers d'incendie (brûlis) ont été signalés. Chaque km2 de forêt détruit produit 22 000 tonnes de CO2.
[-] fermer
Au total, le déboisement entre août 2007 et juillet 2008 pourrait augmenter de 34 %, alors que les autorités brésiliennes se vantaient à la conférence sur le climat à Bali, en décembre 2007, d'avoir jugulé le phénomène, les chiffres montrant depuis trois ans un recul des destructions.
Le président Lula da Silva a réclamé des mesures urgentes pour inverser la tendance. Aussi la police fédérale a-t-elle lancé, le 26 février, une vaste opération avec 300 hommes, qui seront un millier début avril, pour combattre le déboisement illégal dans les Etats du Para, du Mato Grosso et du Rondonia, les plus concernés.
Pas moins de treize ministres sont responsables de la lutte contre la déforestation en Amazonie, mais ils ne parlent pas tous le même langage. Le gouvernement est écartelé entre deux défis : préserver la forêt tropicale et favoriser la croissance économique.
Deux femmes incarnent ce dilemme au sommet. Marina Silva, ministre de l'environnement, enfant de l'Amazonie, est auréolée de son passé aux côtés du militant assassiné Chico Mendes. Mais elle a souvent cédé aux pressions. Elle a ainsi autorisé la construction de deux centrales électriques sur le Madeira, un affluent de l'Amazone. L'autre est Dilma Rousseff, chef de cabinet du président Lula, responsable du Plan d'accélération de la croissance, élaboré pour multiplier les infrastructures à travers le pays, notamment en Amazonie, où fourmillent des projets de routes, ports et usines hydroélectriques.
Après le sombre record entre août 2003 et juillet 2004, où 27 429 km2 de bois étaient partis en fumée, Marina Silva a réorganisé la surveillance par satellite, mais sans moyens ni personnel. "Les amendes infligées par l'Etat sont ridiculement basses et le déboisement se poursuivra", prédit l'un des directeurs de Greenpeace-Brésil, Sergio Leitao. Selon lui, seulement 2 % des contraventions sont payées par les destructeurs.
100 000 KM DE VOIES CLANDESTINES
"Les autorités conçoivent le développement de l'Amazonie sur un modèle des années 1950", critique Sergio Abranches, sociologue spécialiste en écologie politique. Il cite en exemple les routes conçues pour évacuer les denrées agricoles, la BR 163 Cuiaba-Santarem, à moitié asphaltée, et celle à l'étude entre Porto Velho et Manaus.
Les relevés cartographiques prouvent que le goudron se transforme en boulevard de déboisement pour les trafiquants de bois, orpailleurs, aventuriers et agriculteurs. Quelque 100 000 km de chemins clandestins existeraient déjà.
Marina Silva encourage des activités d'"exploitation durable" dans des zones baptisées "unités de conservation", et une gestion surveillée des forêts publiques, qui couvrent 40 % de la surface forestière. Ainsi les 2 200 km2 de forêt à Jamari (Rondonia) seront bientôt cédés à des concessionnaires privés pour une "exploitation propre". Un début.
Neuf organisations non gouvernementales (ONG) brésiliennes et internationales ont élaboré un ambitieux Pacte pour la valorisation de l'Amazonie, afin d'éradiquer la déforestation d'ici à 2015. "Il faut valoriser l'entretien de la forêt sur pied et rémunérer ceux qui la protègent", plaide Adriana Ramos, de l'ONG Instituto Socioambiental, signataire du pacte.
Le Brésil veut démontrer qu'il se préoccupe de l'Amazonie de crainte d'une internationalisation de la gestion de la plus grande forêt tropicale de la planète, dont la déforestation, par brûlis, contribue à l'émission de gaz à effet de serre. Dans son ouvrage Brésil, le capital naturel (non traduit en français), l'agronome brésilien Mauro Victor se dit convaincu que "si le Brésil ne freine pas la destruction de l'Amazonie par conviction, il y sera contraint par des pressions extérieures, d'abord économiques et commerciales, puis politiques, voire militaires".
Les élections municipales sont prévues en octobre. La ministre de l'environnement craint que des maires d'Amazonie ferment les yeux, cette année, sur les destructions illégales perpétrées par leurs électeurs.
Annie Gasnier (Rio de Janeiro, correspondance)
Publié le 01/03/2008 à 12:00 par ecoville
C'est un sondage que le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, aime évoquer. L'environnement serait, pour les électeurs, un thème prioritaire – avant l'école et le logement – selon une enquête Ipsos pour La Gazette des communes réalisée les 2 et 3 novembre 2007 auprès de 948 personnes. Les candidats l'ont bien compris : le "développement durable" est partout dans la campagne. C'est à qui promettra le plus de transports en commun, de pistes cyclables, de panneaux solaires, de bâtiments écologiques. Rien d'étonnant à ce qu'ils rivalisent sur le sujet. Depuis les lois de décentralisation de 1982 et 1983, le maire est le principal responsable du cadre de vie des Français.
Cette campagne marque un tournant, à plusieurs titres. Les préoccupations environnementales n'ont jamais figuré en aussi bonne place dans les programmes. Tous les partis s'y mettent alors que le sujet était autrefois porté par les Verts. Enfin, le lien est désormais admis entre les enjeux locaux et planétaires. La campagne internationale de l'ancien vice-président américain Al Gore et le débat mené en France par Nicolas Hulot pendant la campagne présidentielle sont passés par là. Le Grenelle de l'environnement, à l'automne 2007, a accéléré le mouvement.
Toutes les municipalités n'ont pas attendu l'emballement général pour se lancer. Lille et Angers font figure de pionnières : elles ont été les premières à mettre sur pied, à la fin des années 1990, un "agenda21" local – un document qui oriente les politiques municipales vers le développement durable. En matière de transport et d'économies d'énergie, Paris et Lyon ont lancé des politiques jugées ambitieuses. Chalon-sur-Saône, qui a mis en place, dès 2002, un programme de réduction des émissions de gaz est citée en exemple.
Autre bonne élève, Nantes, où 41% des déplacements ont lieu en transports en commun, soit le double de la moyenne nationale. Dans de nombreuses agglomérations, le retour du tramway a été le premier pas dans la réflexion sur l'amélioration de l'environnement en ville.
Certains élus ne se cantonnent pas aux transports. Aujourd'hui, par exemple, 10 % des repas servis dans les cantines de Lorient sont bio. La mairie de Château-Thierry met en place des filières courtes d'approvisionnement de ses cantines pour augmenter le revenu des agriculteurs. Besançon s'est spécialisée dans la prévention de la pollution de l'eau… La tendance est au renouvelable. Les projets d'implantation d'éoliennes et de panneaux solaires se multiplient. Perpignan s'est fixé l'objectif de devenir "la première ville française à énergie positive" – elle produira à terme plus d'énergie qu'elle n'en consomme. La construction de bâtiments économes en énergie, voire d'écoquartiers, est en vogue : Angers, Auxerre, Chalon-sur-Saône, Grenoble, Lyon, Narbonne et Rennes ont lancé des projets.
Dans ce foisonnement, difficile de distinguer les vraies inflexions politiques du simple effet de mode ou de communication. "Nous verrons avec le temps si tout cela était sincère ou pas, tempère Sylvain Godinot, chargé du projet "changement climatique" de l'agglomération lyonnaise. Ce qui compte, c'est que les élus intègrent le critère environnemental dans leur politique. On ne peut pas lancer un plan climat, et dans le même temps soutenir un contournement autoroutier." "Comme les entreprises il y a quelques années, certaines collectivités communiquent plus qu'elles ne font", relève Antoine Charlot, responsable du programme territoires durables au Comité21, une ONG chargée d'accompagner les démarches des élus. Il existe 300 "agendas 21" locaux, mais seules 150collectivités ont mis en place une "démarche sérieuse", selon M. Charlot.
"Le critère selon moi, c'est que le maire doit faire mieux avec moins, résume Florence de Monclin, responsable pédagogique à la Fondation Nicolas-Hulot. Moins d'eau, moins d'énergie, moins d'espace urbanisé, moins de perte de biodiversité." Les élus – et les électeurs – ont tendance à plébisciter les réalisations concrètes, inaugurées en cours de mandat. "Pendant longtemps, un bon élu était un élu qui construisait", relève Mmede Monclin. Est-ce en train de changer? De l'avis général, les élus s'intéressent à l'environnement de façon sincère, mais de là à remettre toutes leurs habitudes en question, il y a un pas. A fortiori dans la mesure où réduire la place de la voiture en ville, cesser l'utilisation des herbicides ou construire un habitat dense moins consommateur d'espace ne sont pas forcément des mesures populaires. "Les politiques disent que la société n'est pas mûre, la société dit que les élus n'avancent pas, lance Mme de Monclin. Il faut cesser de se renvoyer la balle."
Gaëlle Dupont
Publié le 28/02/2008 à 12:00 par ecoville
Une usine d'incinération aux Pays-Bas, le 31 mai 2005 Photo: John D. McHugh/AFP/archives
Les gouvernements de l'UE, appelés jeudi pour la première fois à débattre du plan européen de lutte contre le changement climatique, ont aligné des objections tous azimuts laissant présager une négociation ardue.
Demandes d'une plus grande flexibilité, appels à la vigilance sur la compétitivité de l'industrie et desiderata nationaux très ciblés: les ministres européens chargés de l'Energie ont donné le ton jeudi à Bruxelles lors d'un débat public.
Le calendrier est serré pour approuver le plan de Bruxelles dévoilé le 23 janvier, qui doit servir de modèle pour convaincre les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde, lors des négociations internationales qui reprendront à Copenhague fin 2009.
Le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, dont le pays présidera l'UE au deuxième semestre, a jugé "crucial qu'un accord total et définitif soit bouclé avant Copenhague".
Il a toutefois rappelé qu'il fallait protéger l'industrie européenne contre la concurrence déloyale de pays moins vertueux et donner de la visibilité aux entreprises, "qui ont des plans industriels à cinq ans".
Pour le ministre luxembourgeois de l'Economie Jeannot Krecké, les objectifs sont "nobles" mais "nous n'atteindrons pas un objectif de consommation de 20% d'énergies renouvelables (d'ici 2020) sans argent public important".
"Il nous faut un cadre d'investissements clair", a-t-il plaidé.
Le secrétaire d'Etat allemand à l'Economie Peter Hintze a réclamé lui une meilleure protection des mécanismes nationaux existants pour inciter au développement des énergies renouvelables.
L'Europe doit "passer aux actes", a souligné la ministre danoise Connie Hedegaard, tout en rappelant que les objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre et de consommation d'énergie renouvelable d'ici 2020 ont été calculés en fonction de la richesse des pays.
"Ceux qui ont les épaules les plus larges devront supporter un fardeau plus large" et devraient donc obtenir certaines compensations, a-t-elle argué.
Bruxelles espère parvenir à un accord "politique" des 27 pays d'ici fin 2008. Selon un scénario idéal, le Parlement européen l'entérinerait en première lecture d'ici juin 2009, juste avant les élections européennes.
BRUXELLES (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 26/02/2008 à 12:00 par ecoville
« Nous avons réalisé beaucoup de petites choses depuis 2001. » Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire de Paris en charge de l'Urbanisme, reconnaît lui-même qu'après sept ans de mandature, l'équipe municipale de Bertrand Delanoë n'a pas laissé de « grand geste architectural » aux Parisiens. La faute aux « procédures, qui durent pas moins de trois ans ». « Mais les grands projets sont lancés, précise-t-il, comme les Halles, la Fondation Louis-Vuitton dessinée par Frank Gehry et le Grand Auditorium de la Villette. Et nous allons quand même livrer dans quelques mois les Docks en Seine (un lieu culturel et commercial sur les bords de Seine dans le 13e), signés de l'équipe Jakob et MacFarlane. Ce chantier aurait dû être achevé avant la fin de la mandature. »
Est-ce vraiment un vide dans le bilan de Bertrand Delanoë ? Oui, selon l'opposition, qui voit là « un manque de dynamisme et d'ambition pour la capitale. Prenez l'aménagement du terrain des Batignolles : la Ville aurait dû profiter de cet espace pour réaliser un grand équipement public », estime Jérôme Dubus (UMP), adjoint à l'Urbanisme à la mairie du 17e. « Londres, Milan, Berlin bougent beaucoup plus que nous. » Non, affirme Jean-Pierre Caffet : « Nous avons modernisé Paris, en fournissant beaucoup d'efforts sur les HLM, en aménageant la couronne de Paris, entre le périphérique et les Maréchaux, en couvrant deux portes de périphérique... » La Ville se targue d'avoir lancé des opérations d'urbanisme sur près de 10 % de la superficie de Paris, soit 940 hectares. Une situation que conteste la droite parisienne : « Bertrand Delanoë s'était engagé à lancer des opérations de rénovation urbaine dans onze quartiers en difficulté. Seulement trois ont été réalisés. »
En 2001, Bertrand Delanoë voulait aussi « démocratiser » l'urbanisme à Paris. Or, les Parisiens semblent avoir du mal à identifier les réalisations de l'équipe municipale. « Il y a eu soixante réunions de concertation dans des mairies d'arrondissement pour la préparation au débat sur le plan local d'urbanisme, se défend Jean-Pierre Caffet, et nous en avons organisé 600 durant la mandature sur l'ensemble de nos projets. Pour l'aménagement de la ZAC Pajol ou de la gare de Rungis, les projets ont été amendés après l'avis des habitants. » La participation est même allée un peu trop loin parfois : après de multiples recours, le chantier de rénovation du centre commercial Beaugrenelle (15e) n'est toujours pas lancé.
M.Bosredon - ©2008 20 minutes
20 Minutes, éditions du 22/02/2008 - 07h15
dernière mise à jour : 22/02/2008 - 07h15
Publié le 26/02/2008 à 12:00 par ecoville
Une modélisation du projet envisagé autour de la gare Matabiau.
Photo: DR
Municipales. Jean-Luc Moudenc, maire sortant centriste apparenté UMP, a présenté hier sa vision des choses quant à l’avenir du paysage urbain toulousain. “Les avenues du centre-ville doivent évoluer de manière cohérente et qualitative, avec des modes de déplacement doux”, explique le maire.
Le maire sort la longue vue
Outre l’aménagement des berges de la Garonne ou encore le déménagement du parc des expositions sur l’île du Ramier, deux projets déjà présentés, le candidat a franchi un nouveau pas dans son projet de campagne : “La fête de Saint-Michel pourrait s’installer dans le nouveau parc qui remplacerait le parc des expositions. Il faudra aussi aménager les allées Jules-Guesdes, qui sont aujourd’hui desservies par le métro, repenser la place du Salin qui va sortir d’une longue période de travaux, faire une esplanade devant la gare Matabiau, où la circulation en voiture ne sera plus possible avec le tramway.” Jean-Luc Moudenc envisage aussi d’aménager la rue Bayard, dans la continuité de la rue Alsace-Lorraine, de faire de la médiathèque l’entrée de Toulouse et de réduire les allées Jean-Jaurès à une voix de circulation dans les deux sens. Des projets qu’il voit se concrétiser “dans les dix-quinze ans à venir”, soit beaucoup plus qu’un mandat...
Frédéric Khalkhal Frédéric Khalkhal
Metrofrance.com, à Toulouse
Publié le 24/02/2008 à 12:00 par ecoville
Thibault Camus AFP/POOL ¦ Nicolas Sarkozy prononce un discours au Salon de l'agriculture à Paris, le 23 février 2008
Première inauguration, premier discours. Samedi, Nicolas Sarkozy s’est rendu pour la première fois en tant que président de la République au salon de l’Agriculture, succédant ainsi à Jacques Chirac, que l’on disait particulièrement à l’aise dans ce salon. Le nouveau chef de l’Etat ne sera resté que deux heures Porte de Versailles, le temps tout de même de faire quelques annonces.
Refondation de la PAC
Nicolas Sarkozy a tout d’abord déclaré qu'il allait «engager dès 2009 une véritable refondation des modalités de mise en oeuvre de la Politique agricole commune dans notre pays».
Cette refondation se fera «en totale cohérence avec nos objectifs politiques de 2013», date à laquelle la politique agricole commune de l’UE doit être remise à plat. Le chef de l’Etat compte profiter de la présidence française de l’UE, à partir de juillet, pour engager «une véritable discussion avec chacun de nos partenaires européens, avec le double objectif d'une meilleure gestion des risques climatiques, sanitaires et économiques et du maintien de l'activité de production dans les territoires fragiles».
Se défendre à l’OMC
Le discours du Président a ensuite porté sur l’Organisation mondiale du commerce. Nicolas Sarkozy a assuré qu'il s'opposerait «fermement» à tout accord à l'OMC «qui ne servira pas les intérêts de notre pays».
«Je regrette que l'Europe accepte des concessions toujours plus importantes sans rien obtenir en retour. Comme il faut l'unanimité (à l'OMC, ndlr), chacun est devant ses responsabilités», a-t-il poursuivi.
«Je le dis clairement: à quoi cela sert-il de construire une politique agricole si l'Europe renonce à défendre son agriculture de production, son alimentation, si elle renonce à protéger la qualité sanitaire et environnementale quand tous les autres se défendent et se protègent», a demandé le chef de l'Etat.
Thibault Camus AFP/POOL ¦ Nicolas Sarkozy prononce un discours au Salon de l'agriculture à Paris, le 23 février 2008
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 23/02/2008 - 13h45
dernière mise à jour : 23/02/2008 - 13h45
Publié le 23/02/2008 à 12:00 par ecoville
(AP/Olza) Crédits photo : AP
Moins de deux mois après l'entrée en vigueur de la loi, un rapport remis hier à Roselyne Bachelot montre ses effets bénéfiques immédiats sur la santé.
Un mois et demi seulement après son entrée en vigueur dans les cafés, hôtels, discothèques et restaurants français, l'interdiction totale de fumer a déjà un résultat spectaculaire. Une chute brutale, de l'ordre de 15 %, des admissions aux urgences pour infarctus du myocarde a ainsi été mesurée depuis le 1er janvier 2008 (par rapport au même mois des deux années précédentes). Ce tout premier indicateur (*), issu de la base de données Oscour, géré par l'Institut national de veille sanitaire (INVS), a été communiqué hier au ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
« Si on extrapole à l'année, ceci conduirait à faire baisser de 10 000 le nombre d'infarctus en 2008 », anticipe le pneumologue Bertrand Dautzenberg, qui a été mandaté en 2006 par le ministère de la Santé pour coordonner l'évaluation sanitaire de l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics. Ce bon résultat, qui intervient aussitôt après la mise en place de la mesure, s'inscrit dans une tendance déjà constatée en Irlande ou en Italie. Dans ce dernier pays, une étude vient ainsi de montrer une réduction de 11,2 % du taux annuel d'accidents coronaires aigus chez les 35-64 ans (voir nos éditions du 14-2-2008).
La baisse est toutefois à prendre avec précaution. « En tenant compte d'une marge d'erreur de quatre points, la baisse des infarctus du myocarde sera à terme probablement comprise entre 11 et 19 % », précise le Pr Dautzenberg, également président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT).
D'autant qu'une météo plus douce cette année pourrait en partie expliquer la diminution des hospitalisations pour crises cardiaques. Aussi, l'étude approfondie Evincor, actuellement menée par le Pr Daniel Thomas (Institut de cardiologie), sera-t-elle déterminante pour affiner cette première estimation. Ses conclusions sont attendues en juin.
Pas d'impactsur la consommation
L'indicateur mensuel du tabagisme passif révèle encore une diminution du même ordre des accidents vasculaires cérébraux (AVC). « Mais il faudra attendre au moins trois mois pour confirmer cette baisse, qui n'a pas été étudiée de façon parfaite dans les autres pays », peut-on lire dans le document remis hier à Roselyne Bachelot.
Interrogés par leurs médecins du travail, les serveurs et autres salariés du secteur font, de leur côté, état de symptômes respiratoires et oculaires (toux, irritation du nez et des yeux, essoufflement, etc.) en baisse.
Une chose est sûre, l'air est plus pur dans les cafés, les restaurants et les discothèques depuis le 1er janvier dernier. Le taux de pollution par particules fines a diminué de 35 % en moyenne, selon des mesures réalisées le mois dernier par l'OFT dans cinq villes. Surtout, alors que plus de la moitié des cafés visités en 2007 dépassaient le seuil d'alerte à la pollution des villes, ils ne sont plus que 13, 2 % dans ce cas en janvier.
« Les bénéfices sur la santé ne sont pas apparus après l'application de la mesure en entreprise, mais dans les cafés et restaurants, souligne le Pr Dautzenberg. Cela montre que ce secteur était un vecteur important d'exposition au tabagisme passif. Les pays européens qui laissent fumer dans leurs cafés pourront s'inspirer de ce constat. »
La mesure n'a en revanche eu aucun impact sur la consommation de tabac. Ni chute des ventes de cigarettes, ni affluence dans les consultations de tabacologie : les fumeurs n'ont pas été poussés à arrêter par cette législation plus dure. Les ventes de substituts nicotiniques et les appels passés à Tabac info service sont eux aussi restés stables.
Publié le 23/02/2008 à 12:00 par ecoville
Salon de l’agriculture, du 23 février au 2 mars 2008, Paris, porte de versailles, de 9 à 19 heures.
Nuit de l’agriculture, le 29 février jusqu’à 23 heures. 12 € (tarif plein), 6€ (enfant)
Et aussi
L'interview de Michel Barnier : "La PAC doit être plus équitable"
La France est le premier producteur agricole de l’Union européenne. Mais elle est aussi l’un des pays où l’agriculture intensive s’est imposée après la guerre. Face à la pénurie alimentaire, l’objectif était de produire le plus possible, pour assurer l’indépendance sur ce plan. Cet objectif reste à l’ordre du jour pour le ministère de l’Agriculture, mais la donne a changé. Face à l’urgence environnementale, un changement s’impose. Si l’avenir de l’agriculture doit être durable, le chemin vert n’est pas sans obstacles. Voici les dossiers les plus “chauds”.
• Les agrocarburants
Alors que le baril de pétrole atteint les cent dollars et que le climat se réchauffe, beaucoup se tournent vers le monde agricole pour trouver des alternatives énergétiques “vertes”. Le bioéthanol (à partir de céréales) et le diester (oléagineux) sont pour certains une réponse au prix de l’or noir et au réchauffement climatique car ils sont moins émetteurs de gaz à effet de serre. Mais, alors que la population mondiale devrait atteindre les neuf milliards de personnes en 2050 et qu’aujourd’hui, sur 6,625 milliards, il y a 900 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim, écolos et intellectuels s’interrogent sur une telle opportunité. Le risque : voir naître une concurrence entre ceux qui veulent manger et ceux qui veulent rouler…
• Les OGM
Ils font l’actualité : grève de la faim de José Bové, suspension des cultures du maïs Monsanto et vote d’une loi d’encadrement au Sénat. Les OGM sont au cœur d’un débat divisant la société française. D’un côté, leurs défenseurs y voient des solutions d’avenir pour une agriculture plus efficace face au défi climatique et démographique. De l’autre, on dénonce la stratégie des
multinationales qui essaient d’imposer leurs semences brevetées sans se soucier de l’impact sur la nature. Dissémination, atteinte à la biodiversité, risques sanitaires : les écologistes et l’opinion voudraient de la prudence. Une coexistence est-elle possible ?
• L’agriculture bio
L’Autriche est le bon élève européen avec 16% de la surface agricole utile en bio. Suivent la Suisse (8%) et l’Italie (8%). La France est à la traîne. Après avoir augmenté de 1995 à 2003, les surfaces destinées au bio stagnent. Aujourd’hui, 2% de la surface agricole utile est en bio. L’objectif du Grenelle est de multiplier par trois ce chiffre en cinq ans. Objectif ambitieux, qui ne pourra être réalisé sans investissements en amont de la filière : il faut favoriser les conversions. Cela passe aussi par la destination des fonds de la politique agricole commune (PAC). Sa refonte devrait peut-être rééquilibrer la distribution des aides. Aujourd’hui, de 70 à 80% de celles-ci vont à 20-30% des grandes exploitations.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com