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ecoville
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POLITIQUE

ELEKTROON !!!

Posté le 11.11.2007 par ecoville
Elektroon, Velodoo


Velodoo : La marque propose le modèle Elektroon, disponible en noir, rose fuchsia, jaune, vert anis et bleu électrique. Ce vélo électrique de 44 kilos dispose d'une batterie de 36V offrant une autonomie de 30 à 45 kilomètres. Son moteur permet d'aller jusqu'à 25 km/heure.

Prix : 790 euros

Site : www.velodoo.com



--

NICOLAS HULOT !!!

Posté le 10.11.2007 par ecoville
Grenelle, Giec, Europe, biodiversité : l'animateur se livre à Metrofrance.com



Quel premier bilan dressez-vous du Grenelle de l’environnement ?

Il y a encore étapes à suivre : le mode de financement, les modalités d’application, le passage devant l’Assemblée et les décrets d’application. Mais à ce stade, le bilan est très positif. Il est positif d’abord parce qu’on est passés à une phase de travail et que, comme le pacte écologique le souhaitait, on a réuni tous les acteurs sortant l’écologie d’un ghetto. Si les engagements qui ont été pris au Grenelle sont tous mis en œuvre, on aura fait un saut qualitatif énorme. On aura notamment fait des avancées considérables dans le domaine du bâtiment, dans le domaine du transport, dans le domaine de la gouvernance et probablement dans le domaine de la fiscalité.

Je pense qu’il y a des sujets sur lesquels il va falloir remettre le cœur à l’ouvrage comme l’agriculture, et d’autres sur lesquels on a été faibles. Sur les déchets, par exemple, parce qu’on s’est intéressé simplement à l’aval, à ce qu’on fait des déchets, mais on ne s’est pas intéressés à l’amont, comment on responsabilise les producteurs et comment, par la réglementation et la norme, on va opérer une décroissance du flux des déchets. On a été faibles sur l’éducation, mais le Grenelle va se poursuivre sur ce thème. Quand je parle d’éducation c’est au sens large. Il ne s’agit pas seulement des classes vertes, mais comment on forme les grands corps de l’état, comment on rend obligatoire dans toutes les grandes écoles la dimension du développement durable, comment rendre obligatoires les formations pour ceux qui sont déjà aux commandes.

Dernière chose, si la trame verte pour la biodiversité est opposable, et cela reste pour l’instant imprécis, ça sera structurant. Par contre on a été très faibles pour ce qui concerne les DOM et les TOM, alors qu’il faut le rappeler, la France est parmi les 10 pays les plus importants pour la biodiversité pour grâce à l’outre-mer.

Vous travaillez avec Barroso, est-ce qu’il y a des avancées… est-ce que le Grenelle sort des frontières de la France ?

J’ai proposé que la France crée un groupe renforcé à 8 en Europe, car c’est plus facile d’avancer à 8 qu’à 27. Ce d’autant plus qu’il y a 8 pays qui représentent 80% des émissions de gaz à effet de serre en Europe. Si eux, ils se mettent d’accord notamment sur la taxe carbone, il sera plus facile de la faire accepter aux petits émetteurs.

L’Europe a pris des engagements d’atteindre 20% d’énergies renouvelables, de réduire de 20% les émissions de GES et 20% et d’une réduction de la consommation d’énergie de 20% d’ici à 2020. Je pense qu’on veut aller plus loin : il y a des choses qu’on a proposé dans le Grenelle et dans la Pacte écologique que je vais essayer de faire remonter grâce à ma proximité avec Barroso. Prenez la restauration collective : c’est un vrai marché pour le bio, les labels, mais aussi pour l’agriculture durable.

Est on prêts pour une mobilisation telle celle qui préconise Lester Brown dans son plan B ?

Je ne pense pas qu’on soit prêts encore. Prenez le pétrole, regardez la panique dans laquelle on est parce qu’on attend toujours le point crucial : on n’a pas de plan B pour l’après-pétrole. Nous avons du pétrole partout, pas seulement dans les réservoirs des voitures, mais, par le plastique, dans les meubles, les téléphones portables…. Comment fait –on demain si l’on n’a plus de pétrole. On va attendre le dernier moment pour déclencher ce plan Marshall, ça c’est sûr. Il serait mieux de le déclencher progressivement mais radicalement pour être prêts à temps.

Aujourd’hui on est dans le réactif : on a un problème avec les pécheurs, on va donner un peu d’argent, on va avoir un problème avec les routiers, on va donner un peu d’argent… comme si ça allait tenir. A un moment ou à un autre il n’y aura plus de pétrole au robinet. Plus on attend, plus ce sera démocratiquement et socialement éprouvant. C’est donc maintenant qu’il faut déclencher cette mobilisation.

Y a-t-il aujourd’hui une volonté de la part des gouvernements ?

C’est plus facile au niveau européen. Mais je pense au même temps qu’il ne faut pas toujours attendre que la vertu soit contagieuse ou collective parce que même sur un plan purement économique plus on se prépare tôt, plus on prend un avantage économique.

On a déjà fait un pas énorme. Avant on était dans le marketing, dans l’affichage. La conviction qu’il va falloir bouger elle est là, la volonté aussi, mais elle est partiellement entravée par des réalités quotidiennes. Parce selon qu’on raisonne sur une échelle de temps courte ou une échelle de temps courte, les priorités peuvent apparaître différentes. Il y a des réalités sociales à prendre en compte : qu’est-ce qu’on fait avec nos pêcheurs, on peut les subventionner ou peut-être les aider à se reconvertir. Si on avait su anticiper on aurait pu leur proposer des bateaux de pêche avec des motorisations différentes, on a attendu le dernier moment. Le problème est compliqué et c’est bien pour cela qu’il a fallu changer.

Un des succès du Grenelle c’est justement qu’on a changé tout le système de gouvernance, en mettant un numéro deux du gouvernement à sa tête, en faisant en sorte que le Président s’implique, que le Conseil économique et social se donne un troisième collège, que l’Assemblée se donne une septième commission. Tout cela passe inaperçu, mais c’est très important pour la suite des choses.

La vision des politiques est souvent à court terme, liée aux échéances électorales, est-ce que cela change ?

C’est plus facile de réaliser les choses quand l’opinion est mature. Nous, on a participé à créer la maturité de l’opinion sur ces sujets-là. On a eu une démarche assez habile et constructive. On a montré aux politiques avec le Pacte écologique qu’il y avait une disponibilité de l’opinion. Deuxièmement on est arrivé avec du concret : quasiment tout ce qu’il y avait dans le Pacte écologique a été acté au Grenelle. On les a aidés, mais maintenant c’est l’heure de la responsabilité politique.

Le Giec aussi a donné une plus grande visibilité aux problématiques environnementales ?

Le Giec c’est la référence en termes de réchauffement climatique : c’et important pour les décideurs comme pour les citoyens de savoir que ce groupe a une autorité incontestable. Ce n’est pas une personne, ce n’est pas un groupe de scientifiques ou un seul pays. C’est international et c’est pluridisciplinaire.

Ce groupe a été crée a un moment d’incertitude sur l’effet de serre. Avec une prudence presque excessive, conforme à la rigueur scientifique, ils ont proposé des modélisations qui s’avèrent exactes. Au fur et au mesure ils revoient leurs fourchettes et, malheureusement, quand ils les revoient c’est à la hausse.

Qu’est-ce qu’on peut attendre de cette nouvelle réunion du Giec ?

On peut s’attendre qu’on soit un point de départ pour qu’on se mette vite d’accord sur l’après Kyoto. Tant que Bush est là je ne pense pas qu’il y ait un ralliement officiel de l’administration américaine. Les objectifs de Kyoto que nous avons acceptés impliquent une division par 4 de nos gaz à effet de serre et Kyoto ne représente que 6% du trajet. Une division par quatre si l’on tient compte de l’augmentation du PIB, c’est une division par 10. C’est énorme et si on veut que le changement nécessaire soit acceptable, il faut y aller progressivement en fixant le cap. Il y a des outils, la norme, la réglementation, la fiscalité.

Y a-t-il des mesures auxquels vous tenez particulièrement ?

Pour moi, il y a une chose très importante pour l’après Kyoto, c’est qu’au-delà des mécanismes de régulation des gaz à effet de serre, il ne faut pas qu’on oublie les forêts. Ce qu’on va gagner en réduisant les émissions on va le perdre si l’on ne pense pas à leur préservation. Il faut trouver un système pour financer les paysans qui vivent de la forêt pour qu’ils soient payés pour l’entretenir et non pas pour l’exploiter. Il faut payer ces gens-là pour les services universels qu’ils rendent. On parle beaucoup de réchauffement climatique, mais on a tendance à oublier un domaine qui est au moins aussi crucial et qui est connexe : la biodiversité. Si on ne fait rien, en 2050 on n’aura plus un Km2 de forêt tropicale, le plus grand réservoir de biodiversité avec les océans. Ça serait une perte irréversible pour l’humanité dont on ne mesure pas les conséquences au-delà du fait qu’il s’agit de nos puits de carbone les plus importants. C’est important que le nord paye le sud pour préserver et replanter.

La biodiversité est très importante dans votre combat…

Elle est passée dans l’ombre du réchauffement climatique. On rentre dans une trajectoire imprévisible parce qu’en amputant la biodiversité de 20, 30 voire 50% des espèces, toutes nos clés agronomiques et médicales, par exemple, sont en danger. Le nombre d’insectes pollinisateurs chute drastiquement et aucune technologie ne peut se substituer à leur rôle. Si demain les abeilles disparaissent, nous aurions une crise alimentaire derrière. Prenez la biodiversité des sols : en France le sol n’est plus qu’un simple support mécanique dans lequel il n’y a plus rien. Pourquoi est-on obligés d’utiliser de plus en plus d’entrants, pourquoi on va être obligés de utiliser des OGM, parce que on détruit les équilibres et on ne s’en rend même pas compte. Si on réhabilitait nos sols, on aurait moins besoin d’entrants et le débat sur les OGM ne serait obsolète. Il faut qu’on arrive à concilier ce que la science et la technologie peuvent nous apporter de bien mais sans s’affranchir du bon sens. Il faut un équivalent de Kyoto pour la biodiversité.

Il y a un débat qui monte entre les teneurs de la croissance et ceux de la décroissance…

C’est un sujet qu’il faut dédramatiser. Sur un certain nombre de ressources on n’aura d’autre choix que d’opérer un décroissance : pour certaines d’entre elles, la décroissance sera temporaire, le temps de permettre aux stocks de se régénérer. Pour les ressources qui ne se régénèrent pas, comme les énergies fossiles, il faut se préparer à la fin. Il n’y a pas d’état d’âme à avoir, c’est pour cela que je parle de croissance sélective : on peut envisager une croissance économique qui s’accompagne d’une décroissance d’un certain nombre de flux de matières et d’énergies. Et pour scinder les flux, il y a la fiscalité et les normes. Il y a les adeptes pures et dures qui prônent une décroissance globale, moi, je suis sur une position intermédiaire.

Quelle contribution peut apporter l’individu à la préservation de la planète ?

Personne ne doit sous-estimer sa responsabilité, son impact, négatif ou positif qu’il soit. De la même façon que la France ne doit pas dire : « Tout seul je ne peux rien », un individu ne doit pas se dire tout seul cela ne sert à rien.

On vit dans une société de consommation. On peut le regretter, on peut s’en réjouir… c’est comme ça. Chaque individu doit passer ses réflexes consuméristes par le filtre de la conscience. Ça veut dire regarder toujours si on a le choix et prendre le temps de la réflexion pour ne pas être des automates consuméristes et reprendre sa liberté individuelle. Quand on n’a pas le choix, on n’a pas le choix. Mais la société va nous en donner de plus en plus. Il faut s’interroger sur ses besoins car je pense qu’on est aujourd’hui sous la tyrannie du désir et que nous avons été trop loin. Il faut refuser les sacs en plastique, éteindre les appareils en veille, faire réparer au lieu de jeter… s’interroger à chaque fois sur nos petits gestes est même ludique et à la fin, c’est payant pour tout le monde.


Nadia Loddo
Metrofrance.com
François Bourboulon
Metrofrance.com

OUAOU !!!

Posté le 10.11.2007 par ecoville
Patrick Kovarik AFP ¦ Le gouvernement lance le Grenelle de l'environnement au ministère de l'Ecologie le 24 octobre 2007


Les députés ont adopté vendredi le budget 2008 de la mission Ecologie (10,149 milliards d'euros), en interpellant Jean-Louis Borloo (Ecologie) sur les moyens de mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement.

L'UMP a voté pour, le SRC (Socialistes, Radicaux Citoyens) et le GDR (Communistes et verts) ont voté contre. Le Nouveau centre était absent au moment du vote.

Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo a défendu un "budget de transition positive" expliquant que "les grandes décisions de l'après-Grenelle ne sont pas encore impactées". Il a souligné que son budget "progresse de 2,5%" et qu'il "prépare l'avenir en privilégiant les dépenses d'investissement par rapport au fonctionnement".

Le PS a fustigé l'absence de "ligne budgétaire en prévision du financement des premières actions susceptibles d'être mises en oeuvre dès l'exercice budgétaire 2008".

Catherine Coutelle (PS) a cité la commission des finances du Sénat qui, dans un communiqué, s'est dite "préoccupée par l'absence de traduction financière et budgétaire du Grenelle de l'environnement".

Bertrand Plancher (UMP) a répondu que le budget a été "élaboré en juin" et donc "ne peut tenir compte de propositions émises en octobre".

Mais pour Maxime Bono (PS) : "ce budget aurait pu être l'ébauche d'une inflexion. Il aurait pu intégrer le début de consensus né, dès juin, des groupes de travail sur le Grenelle". "On nous annonce un budget de transition mais c'est l'immobilisme qui vient à l'esprit, avec un grand absent : le transport urbain", a-t-il dit.

Le ministre a reçu le soutien inattendu du bayrouiste Jean Lassalle (Modem) : "vous avez beaucoup de mérite d'avoir sorti quelque chose de ce Grenelle de l'environnement et surtout d'être sorti vivant du poulailler parce qu'il y avait beaucoup de coqs", a-t-il lancé.

Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre) a indiqué que son groupe sera "vigilant sur l'articulation à trouver entre les programmes engagés et avec les nouvelles orientations" du Grenelle.

Yves Cochet (Verts) a "compris que tout ne soit pas budgété tout de suite" tandis que François de Rugy (Verts) a jugé que "les discours étaient en progrès mais les actes se faisaient attendre".

"Il est dommage que ce budget ne constitue pas la première étape concrète de la révolution écologique", a-t-il regretté.

Jean-Jacques Guillet (UMP) a pour sa part lancé l'idée d'une conférence internationale sur l'efficacité énergétique au second semestre 2008 lorsque la France assurera la présidence de l'Union européenne.

Patrick Kovarik AFP ¦ Le gouvernement lance le Grenelle de l'environnement au ministère de l'Ecologie le 24 octobre 2007



© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 09/11/2007 - 21h03

dernière mise à jour : 10/11/2007 - 12h03

CALIFORNIE !!!

Posté le 09.11.2007 par ecoville
La Californie poursuit Washington pour refus d'agir contre la pollution.
Le président George W. Bush (d) et le gouverneur de la Caifornie Arnold Schwarzenegger, le 25 octobre 2007 à Escondido

Le président George W. Bush (d) et le gouverneur de la Caifornie Arnold Schwarzenegger, le 25 octobre 2007 à Escondido Photo: Saul Loeb/AFP


La Californie (ouest) a franchi jeudi une nouvelle étape dans le combat qui l'oppose à l'administration Bush sur les questions d'environnement en portant plainte pour la forcer à approuver des règles plus strictes sur les émissions de gaz polluants.

Après avoir menacé depuis des mois de prendre les devants face à l'Agence de protection de l'environnement (EPA), qu'ils accusent d'inaction, les dirigeants de l'Etat américain le plus riche et le plus peuplé, le gouverneur Arnold Schwarzenegger en tête, ont annoncé avoir lancé des poursuites à Washington contre cet organisme fédéral.

"Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger et le ministre de la Justice Edmund Brown ont lancé des poursuites aujourd'hui (jeudi) contre l'EPA", a indiqué le bureau de M. Brown dans un communiqué.

Cette mesure est destinée "à forcer l'agence à réagir à la demande de la Californie de réduire les émissions de gaz à effet de serre des véhicules à moteur", selon la même source.

La plainte accuse l'EPA d'avoir pris un retard abusif dans le processus de décision sur une loi approuvée par la Californie, qui rendrait obligatoire une réduction de 30% des émissions des véhicules d'ici à 2016. Onze autres États ont annoncé qu'ils adopteraient ces normes.

La Californie dispose du droit d'adopter des règles plus strictes en matière d'émission de polluants que celles édictées par l'administration fédérale, qui doit toutefois approuver ces mesures.

Or, "malgré les dangers de plus en plus précis du réchauffement climatique, l'EPA a pris du retard et ignoré le droit de la Californie à imposer des normes plus strictes", a fait valoir M. Brown, un démocrate, lors d'une conférence de presse jeudi à Sacramento, la capitale de l'Etat à 150 km au nord-est de San Francisco.

M. Schwarzenegger, un républicain comme le président George W. Bush dont dépend l'EPA, participait également à cette conférence. Par deux reprises en 2006, le gouverneur avait réclamé à l'agence de réagir à la demande de son Etat. La procédure était même allée devant la Cour suprême.

Également en 2006, M. Schwarzenegger a promulgué une loi imposant une réduction des émissions de gaz à effets de serre dans son État, censées revenir au niveau de 1990 en 2020. C'était la première fois qu'un État américain s'engageait à suivre le protocole de Kyoto, rejeté par M. Bush.

La Californie, État de la taille de l'Italie où vit aujourd'hui près d'un Américain sur huit et où sont immatriculés quelque 32 millions de véhicules, possède une longue histoire de conflits avec les grands groupes automobiles, dont elle est souvent sortie vainqueur.

C'est elle qui a imposé des normes antipollution sévères, ensuite adoptées par le reste du pays, à partir des années 1970, notamment par l'adoption de l'essence sans plomb et des catalyseurs.

"Les voitures génèrent 20% des émissions de dioxyde de carbone d'origine humaine aux États-Unis, et au moins 30% des émissions en Californie. Si la loi californienne sur le réchauffement climatique était adoptée au plan national (...) les États-Unis pourraient réduire leurs importations de pétrole annuelles de 100 milliards de dollars, avec un baril à 50 dollars", selon le bureau de M. Brown. Le baril est actuellement à plus de 97 dollars.

En septembre 2006, le prédécesseur de M. Brown, le démocrate Bill Lockyer, avait porté plainte contre des constructeurs automobiles, accusés de contribuer au réchauffement climatique. Mais la plainte avait été rejetée un an plus tard par un juge fédéral de San Francisco.
SAN FRANCISCO (AFP)
© 2007 AFP

15 JOURS !!!

Posté le 08.11.2007 par ecoville
Quinze jours après la fin du Grenelle de l’environnement, c’est désormais à qui aura son Grenelle : de l’insertion, de l’éducation… Etrange formule, en effet, qui s’inspire d’accords sociaux ayant marqué l’histoire française récente pour les transposer aux problèmes écologiques mondiaux d’aujourd’hui ! Comme si l’on pouvait traiter du climat entre partenaires sociaux ; comme si le «modèle français», que l’on juge pourtant bloqué quand il s’agit de contrats de travail, valait pour l’effet de serre et le développement durable !

Riscophobes. Mais il faut y regarder de plus près. Tout d’abord, on s’aperçoit que ce sont des intérêts ou des groupes humains et sociaux qui s’opposent autour de l’environnement et qu’il faut bien les réunir pour délimiter l’espace même de la discussion et des conflits, des souhaitables et des possibles. Ce n’est pas l’homme et la nature, mais l’économie et l’écologie qui discutent dans un cadre, du coup irréductiblement politique, et même démocratique. D’où l’intérêt de la composition des «groupes de travail», avec représentants des entreprises et des salariés, de l’Etat et d’ONG ainsi légitimées. On sort ainsi de l’affrontement stérile entre les extrêmes, les utopies et les nostalgies, les supposés riscophiles et riscophobes. Ce n’est donc pas rien.

Mais l’enjeu pourrait bien aller plus loin encore, jusqu’à l’ensemble des questions à la fois vitales et morales, biologiques et politiques – «biopolitiques» – qui définissent le moment que nous vivons. C’est qu’il ne s’agit jamais seulement de sauver la nature ou la vie – même si on s’aperçoit enfin qu’il ne s’agit pas là d’essences abstraites, mais de réalités concrètes et précaires –, mais aussi de respecter les hommes et la justice, ce qui n’a rien de contradictoire. Aucune catastrophe dont la crainte, la prévention, et la préparation même définissent le présent n’est simplement naturelle ou même technique sans être aussi morale ou politique. Le tsunami révèle des injustices, la grippe aviaire appellerait des règles constitutionnelles d’une urgence qui ne sera pas seulement sanitaire mais politique, ainsi que des règles de comportements de chacun.

On peut dire d’ailleurs que toutes ces catastrophes ont un aspect à la fois cosmique, maximal, et aussi éthique, minimal, dont le contraste peut faire sourire : le tri ménager et la couche d’ozone, le masque sanitaire et la pandémie mondiale ! C’est également pour dépasser ce contraste, faussement dérisoire, que les intermédiaires sociaux, politiques, au niveau national et international, sont nécessaires.

Fausse opposition. Mais surtout, ils nous permettent de dépasser les fausses oppositions, entre un aspect de la justice et un autre, le social et le vital, la nature et la technique, l’espace (les inégalités mondiales) et le temps (la justice entre générations) alors que tous les aspects de la justice se tiennent. A cette condition, ce qui est bien d’abord une «protection» de l’environnement sera aussi une création, et la tâche du moment ne sera pas aussi défensive qu’elle peut sembler à ceux qui regrettent les lendemains radieux, mais comportera sa part d’invention et d’avenir.

GRENELLE 2 !!!

Posté le 07.11.2007 par ecoville
A 14 heures mercredi, après cinq heures de réunion quasiment sans interruption, les participants de la table ronde finale sur le changement climatique sortent dans la cour du ministère de l'Ecologie au compte-goutte et l'estomac dans les talons, précédés par des hôtesse tout de vert vêtues. Globalement, ils s'estiment satisfaits.


La plupart des propositions du document de travail ont été retenues, au cours d'une table ronde décrite comme «cordiale», sous la houlette d'un ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, «volontariste» et «très investi dans les débats» de l'avis de tous à la sortie.

Etaient présents à ses côtés la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, la ministre du du Logement Christine Boutin, le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch, ainsi que quarante représentants du patronat, des associations de défense de l'environnement, du Parlement. L'enjeu est à la hauteur de l'attente: définir des projets de mesures concrètes, leurs modalités et leur financement, après quatre mois de réflexion au sein des groupes de travail.

Ecopastille, éco-redevance et arrêt de l'extension routière

Au cœur de cette première table ronde (la première des quatre prévues pour ce round final du Grenelle de l'environnement), deux sujets: transports et habitat. Sur les transports, des mesures qui faisaient déjà consensus ont été adoptées, comme l'écopastille, avec un système de bonus-malus taxant les voitures les plus polluantes au profit des plus vertueuses. Autre mesure phare, qui semblait pourtant moins acquise, le gel des autoroutes et aéroports, et un coup de frein à l'extension des routes. «Sauf pour des raisons de sécurité, nous n'augmenterons plus de façon significative les capacités routières et aéroportuaires», a déclaré Jean-Louis Borloo à la presse.

L'accent sera mis sur le transport ferroviaire, avec une «régénération» des lignes anciennes, et pour le fret la mise en place dans les trois ans de deux premières lignes Nord Sud-Ouest et Nord Sud-Est. L'objectif, a souligné le ministre, est qu'il n'y ait plus de camions de transit international sur les grands axes. Le principe d'une «éco-redevance» que devraient acquitter les poids-lourds a été adopté, mais sur le réseau routier national, et pas sur les autoroutes.

En ville, 1500 km de tramway doivent être construits hors d'Ile-de-France, contre 329 aujourd'hui, soit un programme de 17 milliards d'euros dont 4 seront financés par l'Etat. En revanche, la baisse de 10 km/h de la vitesse sur tout le réseau routier, dont les parlementaires UMP ne voulaient pas entendre parler, n'a pas été retenue.

«Révolution dans le bâtiment»

Sur l'habitat, Jean-Louis Borloo annonce une «révolution dans le bâtiment». Pour le logement individuel, chaque changement de propriétaire devra s'accompagner d'une mise aux normes énergétiques, avec un financement dont le remboursement sera inférieur au économies d'énergie réalisées. Pour les bâtiments publics, un audit devra être engagé dès 2008, avec l'objectif de passer à 50kwh/m2/ an (contre plus de 260 actuellement ), dans une échéance de trois à cinq ans, avec là encore un financement «grâce aux économies d'énergies réalisées à moyen terme».

Yannick Jadot, de Greenpeace et porte-parole d'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et le WWF), s'est dit «globalement satisfait. On a obtenu ce que l'on voulait sur l'écoredevance et l'écopastille. Nous sommes dans un schéma de 40% de réductions des consommations d'énergie pour l'habitat, de 20% dans les transports, pour nous c'est positif. C'est le signe de la reconnaissance de la qualité de nos propositions».

Il regrette cependant que la question du nucléaire, et notamment de l'EPR, soit laissée à l'appréciation du chef de l'Etat. C'est en effet à Nicolas Sarkozy que reviendront demain jeudi les derniers arbitrages. Ce qui incite Olivier Louchard, du Réseau action climat (membre de la plate-forme l'Alliance pour la planète), à la prudence: «Nous avons obtenu des mesures fortes, notamment dans l'habitat, mais après des choses peuvent appaître pendant la nuit. Nous restons vigilants et nous verrons quel sera l'arbitrage du chef de l'Etat». Il regrette également le manque de précisions dans les modalités, sur l'écopastille par exemple: «Quand cette mesure va-t-elle entrer en vigueur? Le bonus-malus va-t-il être effectif tous les ans, comme nous le souhaitons, ou bien seulement une fois pour toute, lors de l'achat d'un véhicule?»

«On ne peut pas rentrer dans tous les détails en une matinée, et il ne s'agit là que de la première des quatre tables rondes», tempère Nathalie Kosciusko-Morizet, qui parle d'un «véritable programme de rupture». Selon l'Alliance pour la planète, Jean-Louis Borloo aurait promis au cours de la table ronde que ces dernières modalités devraient être définies avant le 15 décembre, soit avant la présentation au Parlement des «plans programmes» issus du Grenelle.

Les questions les plus controversées lors des débats, comme la taxe carbonne, les OGM ou les pesticides, devaient être abordées lors de la table ronde de l'après-midi, «préserver la santé et l'environnement en stimulant l'économie».

GRENELLE !!!

Posté le 07.11.2007 par ecoville
La commission des finances du Sénat, a examiné le 31 octobre dernier le travail des rapporteurs spéciaux de la mission «Ecologie, développement et aménagement durables », créée dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008. Un rapport mis en ligne aujourd'hui sur le site du sénat et dans lequel les auteurs s'inquiètent des "silences du Grenelle" de l'environnement.


Les rapporteurs spéciaux -Alain Lambert (UMP, Orne), Jean-Pierre Masseret (Soc, Moselle), Gérard Miquel (Soc, Lot), Yvon Collin (RDSE, Tarn-et-Garonne) et Fabienne Keller (UMP, Bas-Rhin),se sont félicités de la « priorité donnée aux enjeux écologiques par le projet de budget 2008 » et, en particulier, de « la volonté du ministre d’Etat d’amplifier l’action de rénovation et d’entretien des réseaux routier, ferroviaire ou fluvial », qu’ils ont jugée conforme à l’impératif de développement durable.


Ils se déclarent toutefois « préoccupés par l’absence de traduction financière et budgétaire des orientations proposées par le Grenelle de l’environnement ». Alors que le projet de budget du ministère a été élaboré avant que soient connues les annonces du Grenelle, l’amplification des reports modaux dans le domaine des transports, notamment sur le réseau ferroviaire, nécessite que soient précisées les modalités de leur financement.


A cet égard, ils ont constaté que la mise en œuvre d’une taxe sur le transport routier, dont le produit, disponible au mieux à compter de 2010, serait limité à 800 millions par an, ne suffirait pas à combler le déficit des ressources de l’agence de financement des infrastructures de France (AFITF), résultant de l’épuisement des recettes de privatisation des sociétés d’autoroutes.



Ils ont souhaité une remise à plat des relations financières entre l’Etat, les collectivités territoriales et les grands opérateurs ferroviaires, (Réseau ferré de France et la SNCF), afin que la dette historique des opérateurs ne constitue pas une contrainte insupportable, aux conséquences négatives sur le développement du transport ferré de voyageurs et du fret.


Les rapporteurs spéciaux se sont inquiétés également des ressources insuffisantes du fonds de prévention des risques naturels majeurs dit « fonds Barnier » et ont regretté que le renforcement des moyens consacrés au contrôle des installations classées ne soit pas à la hauteur des engagements pris au lendemain de la catastrophe de l'usine AZF, qui avait explosé en 2001 à Toulouse.

LESTER BROWN !!!

Posté le 07.11.2007 par ecoville
Le Washington Post l’a classé parmi les 100 penseurs les plus influents de la planète ; le quotidien indien The Telegraph l’a qualifié de gourou du mouvement écologique mondial. Il est moins connu qu’Al Gore et – chez nous – Nicolas Hulot, mais il les influence tous. L’agroéconomiste Lester R. Brown, de passage à Paris pour une conférence aujourd’hui à l’Unesco, consacre sa vie à étudier le problème majeur de son temps : l’environnement et l’effet de sa destruction sur la survie de notre civilisation.

Fondateur du Worldwatch Institute en 1974, et d’un think tank écolo de haut vol, le Earth Policy Institute en 2001, Lester Brown écume toute la planète depuis plus de trente ans pour convaincre économistes, dirigeants de tous les pays, technocrates… qu’il faut changer.

Pionnier du développement durable, ce sémillant et sérieux septuagénaire présentera ce soir le Plan B (1), son dernier ouvrage, ardemment défendu par son copain Nicolas Hulot.

La première partie fait état d’une planète en péril : ressources énergétiques amoindries, pression humaine sur les écosystèmes, pénurie d’eau menaçant l’agriculture, impact des tempêtes, de la montée des températures et du niveau des mers… De quoi sonner les lecteurs les plus avertis. Dans sa seconde partie, l’auteur propose de construire un autre futur via un programme d’actions chiffrées censé rectifier la «trajectoire d’effondrement» prise par nos sociétés. Il place l’éolien au cœur des stratégies énergétiques, écartant une industrie nucléaire inaccessible dès lors qu’elle intègre tous les coûts de recherche, de développement et de traitement des déchets. Il redéfinit une économie durable à la fiscalité redéployée, repense le rôle de la cité… le tout pour un coût modique :161 milliards de dollars (110 milliards d’euros) par an, le sixième du budget militaire mondial.

(1) publié chez Calmann-Lévy et Souffle court éditions, 400 pages.

AUSTRALIE !!!

Posté le 06.11.2007 par ecoville
AP
La ville de Perth, dans l'ouest de l'Australie, est devenue, il y a plusieurs mois, la première ville du continent à utiliser le dessalement comme source majeure d'approvisionnement en eau.


Après des mois de tergiversations, l'Etat d'Australie méridionale a récemment donné son accord à la construction d'une usine de dessalement d'eau de mer sur le golfe de Saint-Vincent. L'usine doit permettre d'assurer les besoins en eau de la ville d'Adélaïde, métropole de plus d'un million d'habitants. C'est un investissement primordial pour l'Australie méridionale, touchée, comme presque tout le pays, par plusieurs années consécutives de sécheresse qui ont abaissé régulièrement le niveau des réservoirs.


"Il a fallu trouver une façon d'assurer une alimentation en eau pérenne, qui ne soit pas dépendante de précipitations devenues trop variables", commente Ross Young, directeur exécutif de Water Services Australia, association regroupant les compagnies d'eau desservant quinze millions d'Australiens.

Depuis un an, tous les principaux centres urbains du pays - situés sur le littoral - s'orientent vers le dessalement d'eau de mer. Perth, dans l'ouest, est devenue, il y a plusieurs mois, la première ville du continent à utiliser le dessalement comme source majeure d'approvisionnement en eau. L'usine de Kwinana - dont l'exploitation est assurée par Degrémont, filiale de Suez Environnement - produit 140 000 m3 d'eau par jour par un procédé de filtration membranaire, et subvient à 17 % des besoins de la ville.

En juin, l'Etat du Victoria a, à son tour, annoncé la construction d'une usine de dessalement, la plus grande du pays, pour deux milliards d'euros. Les 150 milliards de litres d'eau produits chaque année alimenteront Melbourne, dont les réservoirs n'étaient plus remplis qu'à 28,5 % au mois de juin.

A Sydney, la construction d'une usine est sur le point de commencer, et le Queensland va investir 760 millions d'euros pour équiper la région de la Gold Coast.

Inconvénient majeur : le coût élevé de construction et de fonctionnement de ces équipements, voraces en électricité. Les consommateurs devront donc se faire à l'idée de payer leur eau plus cher et de limiter son utilisation. "Le prix de l'eau pourrait doubler en cinq ans", estime Ross Young.

Autre souci : le coût écologique du dessalement. Des écologistes s'inquiètent des émissions de gaz à effet de serre de ces usines. La plupart des Etats se sont cependant engagés à recourir aux énergies renouvelables. "Il y aura un impact environnemental, mais avec des sources limitées, nous n'avons pas le choix. Nous aurions même dû construire ces usines avant", estime le chercheur Chris Colby, de l'école d'ingénierie chimique de l'université d'Adélaïde.

En sus du dessalement, l'Australie développe également d'importants projets de recyclage de l'eau, essentiellement pour l'industrie et l'irrigation. Seize milliards d'euros seront investis ces prochaines années dans de nouvelles infrastructures de traitement de l'eau.
Marie-Morgane Le Moël

DROIT DE L' EAU !!!

Posté le 05.11.2007 par ecoville
Le droit de l'eau a été développé à partir des exigences liées à l'usage ou des contraintes résultant de l'appropriation de l'eau ou des milieux , ces exigences apparaissent complexes et diversifiées.
En effet, les questions posées par l'eau, or bleu du XXIe siècle, relèvent à la fois de préoccupations quantitatives (risques d'inondations par des excès ou risques de sécheresse par pénurie) et qualitatives (en terme de milieu et en terme de potabilité), sachant que l'eau est quantitativement limitée et non renouvelable.

Ce droit de l'eau s'inscrit aujourd'hui à la fois dans un schéma international balbutiant, un cadre régional déterminant et une approche nationale en évolution.

Cet ouvrage s'adresse plus particulièrement aux étudiants en droit et dans des filières spécialisées sur la thématique.
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