POLITIQUE
Posté le 23.02.2008 par ecoville
Salon de l’agriculture, du 23 février au 2 mars 2008, Paris, porte de versailles, de 9 à 19 heures.
Nuit de l’agriculture, le 29 février jusqu’à 23 heures. 12 € (tarif plein), 6€ (enfant)
Et aussi
L'interview de Michel Barnier : "La PAC doit être plus équitable"
La France est le premier producteur agricole de l’Union européenne. Mais elle est aussi l’un des pays où l’agriculture intensive s’est imposée après la guerre. Face à la pénurie alimentaire, l’objectif était de produire le plus possible, pour assurer l’indépendance sur ce plan. Cet objectif reste à l’ordre du jour pour le ministère de l’Agriculture, mais la donne a changé. Face à l’urgence environnementale, un changement s’impose. Si l’avenir de l’agriculture doit être durable, le chemin vert n’est pas sans obstacles. Voici les dossiers les plus “chauds”.
• Les agrocarburants
Alors que le baril de pétrole atteint les cent dollars et que le climat se réchauffe, beaucoup se tournent vers le monde agricole pour trouver des alternatives énergétiques “vertes”. Le bioéthanol (à partir de céréales) et le diester (oléagineux) sont pour certains une réponse au prix de l’or noir et au réchauffement climatique car ils sont moins émetteurs de gaz à effet de serre. Mais, alors que la population mondiale devrait atteindre les neuf milliards de personnes en 2050 et qu’aujourd’hui, sur 6,625 milliards, il y a 900 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim, écolos et intellectuels s’interrogent sur une telle opportunité. Le risque : voir naître une concurrence entre ceux qui veulent manger et ceux qui veulent rouler…
• Les OGM
Ils font l’actualité : grève de la faim de José Bové, suspension des cultures du maïs Monsanto et vote d’une loi d’encadrement au Sénat. Les OGM sont au cœur d’un débat divisant la société française. D’un côté, leurs défenseurs y voient des solutions d’avenir pour une agriculture plus efficace face au défi climatique et démographique. De l’autre, on dénonce la stratégie des
multinationales qui essaient d’imposer leurs semences brevetées sans se soucier de l’impact sur la nature. Dissémination, atteinte à la biodiversité, risques sanitaires : les écologistes et l’opinion voudraient de la prudence. Une coexistence est-elle possible ?
• L’agriculture bio
L’Autriche est le bon élève européen avec 16% de la surface agricole utile en bio. Suivent la Suisse (8%) et l’Italie (8%). La France est à la traîne. Après avoir augmenté de 1995 à 2003, les surfaces destinées au bio stagnent. Aujourd’hui, 2% de la surface agricole utile est en bio. L’objectif du Grenelle est de multiplier par trois ce chiffre en cinq ans. Objectif ambitieux, qui ne pourra être réalisé sans investissements en amont de la filière : il faut favoriser les conversions. Cela passe aussi par la destination des fonds de la politique agricole commune (PAC). Sa refonte devrait peut-être rééquilibrer la distribution des aides. Aujourd’hui, de 70 à 80% de celles-ci vont à 20-30% des grandes exploitations.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
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Posté le 21.02.2008 par ecoville
Dominique Faget AFP ¦ Yves Jégo, le 10 février 2007 à Paris
Le sénateur UMP de la Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier, chargé d’un rapport sur le Grand Paris, a prôné cette semaine la fusion de Paris et des trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Pour Yves Jégo, porte-parole de l’UMP, et député-maire de Montereau (Seine-et-Marne), ce n’est pas la bonne solution pour construire le Grand Paris. Interview.
Comment réagissez-vous aux préconisations du sénateur Dallier, de fusionner Paris et les trois départements de la petite couronne pour le Grand Paris?
Ce n’est guère réalisable. Pensez-vous vraiment que les Hauts-de-Seine vont vouloir fusionner avec la Seine-Saint-Denis? Je propose une voie plus raisonnable pour réaliser le Grand Paris: la création, par la loi, d’une communauté urbaine – ce qui se fait dans les autres grandes régions de France – tout en maintenant les départements. C’est une voie intermédiaire entre la fusion des départements, et le syndicat mixte que proposent Roger Karoutchi et Françoise de Panafieu, que je ne trouve pas assez ambitieux.
Pourquoi?
Parce que ce qu’ils proposent, c’est un syndicat à la carte, où les communes viendraient librement pour participer à tel ou tel projet. C’est trop léger.
Votre communauté urbaine se situerait sur quelle échelle?
Cela reste encore à déterminer. Je propose six mois de réflexion après les municipales pour décider de la bonne taille de cette communauté urbaine. Ce que je ne veux pas, c’est qu’elle soit synonyme de la mort de la région. Le Conseil régional doit conserver toutes ses compétences, même si, en terme de transport par exemple, la communauté urbaine deviendrait un acteur essentiel du syndicat des transports d’Ile-de-France.
On parle de la création d’un secrétariat d’Etat au Grand Paris après les municipales. Vous pourriez être intéressé?
Non. Si cela devait se faire, je crois qu’il faudrait quelqu’un de neutre, sans arrière-pensée, et pas un Francilien. Or je serai candidat à la présidence de la Région Ile-de-France en 2010… De toute façon je ne suis pas sûr que le Grand Paris puisse occuper entièrement un secrétaire d’Etat. Il vaudrait mieux aller vers un secrétariat aux grands projets urbains.
Dominique Faget AFP ¦ Yves Jégo, le 10 février 2007 à Paris
Propos recueillis par Mickaël Bosredon
20Minutes.fr, éditions du 20/02/2008 - 17h26
dernière mise à jour : 20/02/2008 - 18h00
Posté le 21.02.2008 par ecoville
jud AFP/Infographie ¦ Destruction d'un satellite espion
Les Etats-Unis ont réussi à abattre un de leurs satellites espions à la dérive à l'aide d'un missile lancé depuis un navire de guerre américain, une opération sans précédent pour le Pentagone.
A 247 km au-dessus de l'Océan Pacifique
«Vers 22h26, (04h26 en France jeudi), un navire de guerre de la classe Aegis, l'USS Lake Erie, a tiré un missile SM-3 tactique qui a frappé le satellite approximativement à 247 km au-dessus de l'Océan Pacifique alors qu'il se trouvait dans l'espace à plus de 44.000 km/h», a annoncé le département de la Défense dans un communiqué.
Si le succès du tir se confirme, Washington aura ainsi fait la démonstration au reste du monde de la capacité américaine à mener une «guerre des étoiles», bien que l'administration Bush se défende d'une telle intention.
Les Etats-Unis avaient décidé la semaine dernière d'abattre ce satellite espion devenu incontrôlable avec un missile, en justifiant leur décision par la présence dans les réservoirs d'environ 450 kilos d'une substance hautement toxique, l'hydrazine.
Produit hautement toxique
Ce produit, qui sert à propulser le satellite en orbite, peut s'avérer potentiellement dangereux pour les populations civiles, si le réservoir qui le contient devait s'écraser intact, selon Washington. Or, «la confirmation que le réservoir de carburant a été détruit pourrait prendre 24 heures», précise le Pentagone.
En raison de la faible altitude du satellite au moment de l'interception, les premiers débris ont commencé à pénétrer immédiatement dans l'atmosphère, selon le département de la Défense. «Quasiment tous les débris vont se consumer à leur entrée dans l'atmosphère dans les 24 à 48 heures et les débris restant devraient rentrer dans l'atmosphère dans les 40 jours», ajoute le communiqué.
La Chine demande des explications
La Chine a aussitôt réclamé ce jeudi aux Etats-Unis des informations sur la destruction de ce satellite, s'inquiétant des conséquences possibles de l'opération pour la sécurité spatiale.
Les Etats-Unis s'étaient scandalisés lorsque la Chine avait abattu sans prévenir, en janvier 2007, un vieux satellite météo chinois avec un missile.
jud AFP/Infographie ¦ Destruction d'un satellite espion
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 21/02/2008 - 07h48
dernière mise à jour : 21/02/2008 - 08h27
Posté le 20.02.2008 par ecoville
Après dix jours d'asphyxie, Lyon respire enfin. La pollution aux particules fines, due notamment à la circulation automobile, a disparu des airs mais demeure dans le débat électoral en vue des échéances municipales. «La pollution est aggravée par les embouteillages. La situation a empiré depuis 2001. Gérard Collomb a contraint la circulation et augmenté la pollution», martèle Dominique Perben, candidat UMP, qui a fait de la fluidité du trafic son cheval de bataille. L'ancien ministre des Transports plaide notamment pour la réalisation du tronçon ouest du périphérique (TOP), chaînon manquant du boulevard de ceinture et objet de polémiques. Il accuse l'actuel maire de Lyon de ne pas avoir lancé ce projet qui figurait dans ses promesses de 2001.
«On attend les périmètres de risque pour savoir où le TOP va arriver au sud de Lyon, où il y a de nombreux sites Seveso. Ils seront établis d'ici à 2010 et le TOP ne sera pas fait avant 2018-2020», réplique Jean-Louis Touraine, candidat PS dans le 8e, et vice-président du Grand Lyon chargé des Transports. «Cette nouvelle voirie va engendrer une pollution supplémentaire», estime un élu Vert, dont le parti a proposé que les transports en commun (TCL) soient accessibles pour 1 euros par jour lors des pics de pollution. «Et quand le ferroviaire sera très développé dans dix-quinze ans, le périphérique ouest ne se justifiera plus», plaide Eric Lafond, chef de file du MoDem. D'autant que l'utilisation de la voiture particulière diminue. L'enquête ménages et déplacements de 2006 (EMD) avait révélé que le nombre de trajets effectués en voiture avait baissé de 15% dans l'agglomération en dix ans. Si, en 1995, 52% des déplacements se faisaient en voiture, ils ne sont plus que 47% en 2006. Dans le même temps, les trajets en transport en commun ont progressé de 9% dans le Grand Lyon.
Posté le 18.02.2008 par ecoville
De l’air sur le Périf !
Synthèse du Manifeste pour une mobilité soutenable
Citoyens et associations rassemblés par une profonde inquiétude et une très forte volonté de changement, nous avons fait barrage à la circulation sur le Périphérique et installé sur la chaussée un Carré Vert, symbole de résistance à l’asphyxie et à la pollution de nos villes par le trafic automobile.
Nous n’acceptons plus la situation actuelle Par notre irresponsabilité collective, nous sommes en train de nous désolidariser des générations futures, de nos propres enfants, en leur léguant des problèmes insolubles.
Formidable instrument de liberté, d’échanges et de croissance, la mobilité s’est développée massivement sur le modèle de la voiture individuelle pour tous, devenu insoutenable pour l’environnement et la santé des populations urbaines.
Nous protestons contre l’inaction des pouvoirs publics
Devant la gravité de la situation, les pouvoirs publics semblent incapables de prendre la réelle mesure des enjeux et de proposer la rupture qui s’impose.
En matière de déplacements urbains, le récent Grenelle de l’environnement n’a pas amené d’avancées réellement significatives à la hauteur des problèmes.
Nous appelons à des changements très profonds
Face à de tels enjeux, il est urgent de repenser en profondeur l'organisation des déplacements urbains pour créer les conditions d’une mobilité soutenable qui ne se développe pas au détriment de la santé publique, qui doit primer sur toute autre considération.
Le collectif Carré Vert demande qu’une série de mesures soient engagées dans les meilleurs délais pour réduire drastiquement la place de la voiture individuelle et redistribuer l’espace public au profit des transports en commun et des circulations douces.
Au-delà de ces mesures, la contribution du plus grand nombre est nécessaire pour relever le formidable défi de la mobilité soutenable. Nous appelons les propriétaires de voiture et motos à moins utiliser leur véhicule motorisé, à lui préférer aussi souvent que possible les transports en commun, le vélo ou la marche.
L’énergie musculaire est disponible en quantité illimité et ne génère aucune pollution.
Elle est bonne pour la santé, la mobilité permettant de lutter efficacement contre de nombreuses maladies. Son utilisation à la place des énergies fossiles permet de réduire la pollution pour un air de meilleure qualité.
Actuellement, l’usage du vélo dans l’agglomération reste marginal : à peine 2% des déplacements.
Pourtant il est plus rapide que la voiture dont la vitesse moyenne dans Paris ne dépasse pas 16 km/h, compte tenu de la congestion du trafic.
Plus rapide, moins cher, moins polluant, meilleur pour notre santé, voilà les avantages du vélo sur la voiture individuelle !
Nous appelons les citoyens à se mobiliser et à nous rejoindre
En signant le Manifeste, vous prenez l’engagement moral de réduire, autant que cela est possible, l’utilisation de votre voiture.
Ensemble, nous allons changer la ville et changer la vie !
Avec la promesse d’une meilleure santé pour tous et d’une ville plus agréable à vivre.
En signe de résistance, adoptez le Carré Vert !
Portez-le sur vous, sur votre vélo, votre voiture, à votre fenêtre,…
SIGNEZ LE MANIFESTE : http://www.carrevert.net/
Posté le 17.02.2008 par ecoville
Chantal Jouanno, 38 ans, a été douze fois championns de France de karaté. Photo: Le Gall/Ademe
L’Ademe a changé de tête. C’est l’ancienne conseillère à Elysée pour le développement durable, Chantal Jouanno qui a remplacé Michèle Pappalardo, dont le mandat de cinq ans est arrivé à son terme et qui a désormais rejoint le ministère de l'Ecologie comme Commissaire générale au développement durable. La nouvelle présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) se donne jusqu’à avril pour prendre ses repères au sein de l’agence, a-t-elle confié ce vendredi lors d’une rencontre avec la presse. C’était aussi l’occasion de faire le point sur la mission de l’Ademe dans la mise en œuvre des mesures prévues par le Grenelle de l’environnement.
L'Ademe, "fournisseur d'idées"
« L’Ademe sera le maître d’œuvre du Grenelle », selon Chantal Jouanno. Présente partout sur le territoire national, elle est en première ligne dans la communication, l’intervention et l’expertise. Sur ses 820 salariés, l’agence emploi en effet 359 ingénieurs. C’est ce rôle de « fournisseur d’idées » que cette énarque de 38 ans tient à souligner. « Je ne suis pas là pour politiser l’Ademe, a-t-elle affirmé, car sa force est précisément sa neutralité et son expertise : le débat environnemental transcende complètement les parties. C‘est aussi vrai pour des sujets comme l‘énergie nucléaire.» Chargée de suivre le Grenelle de l'environnement pour la présidence de la République, Chantal Jouanno se prépare désormais à veiller à sa mise en œuvre après le vote de la loi qui devrait être présentée au Parlement après les élections municipales.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 16.02.2008 par ecoville
Pour attirer les clients anglais, italiens, belges, américains, russes ou moyen-orientaux, les stations de sports d'hiver sont contraintes de dépenser des sommes très élevées. Bouchon/Le Figaro
Les stations de ski investissent pour séduire les étrangers.
Les responsables des stations de ski sont optimistes. « Quel que soit le domaine skiable, la fréquentation touristique est excellente, avec des taux de réservation pour les vacances de février et le mois de mars compris entre 70 % et 100 % suivant les endroits », assure Gilbert Blanc-Tailleur, président de l'Association nationale des maires de stations de montagne. Dans les Alpes, qui attirent 70 % des skieurs en France, la station de Combloux (Haute-Savoie) transforme l'essai du Nouvel An. « Les taux de réservation ont atteint 80 % pour la première semaine des congés d'hiver. La station affiche même presque complet du 16 au 23 févrie r, où il ne reste que des petites surfaces à louer » , souligne Laurent Anceney, directeur de l'office de tourisme. Dans les domaines skiables de moyenne altitude qui n'avaient pas eu de neige l'an dernier, les variations sont très fortes.
« Pour l'ensemble du domaine skiable français, nous dépassons actuellement la progression de 10 % de hausse de la fréquentation enregistrée pendant la saison record de 2005-2006 », résume Didier Arino, associé gérant du cabinet Protourisme. « Les perspectives de nos hébergeurs sont bonnes, confirme Éric Guilpart, directeur marketing de la Compagnie des Alpes, qui détient le tiers du marché français des remontées mécaniques. Elles font état de réservations en hausse de 7 %. Nous partons sur des progressions de chiffre d'affaires cumulées de plus de 14 % à périmètre comparable. »
Principale raison de ce succès, la météo. La neige est tombée en abondance sur les reliefs et les températures, froides la nuit, permettent de conserver un bon manteau neigeux malgré des journées très ensoleillées. « Les conditions de ski sont excellentes. La neige en quantité suffisante me permet cette année de déchausser au pied de l'appartement » , se réjouit Estelle, actuellement en séjour à La Plagne 1800. Cet environnement incite donc les vacanciers à opter pour la montagne, malgré des tarifs que de plus en plus de familles trouvent dissuasifs.
Selon le type d'hébergement choisi, à Combloux, une famille de quatre personnes peut se loger, louer du matériel et faire du ski pour un budget compris entre 1 500 euros et 2 500 euros pour une semaine. Mais en villages vacances, et surtout en haute saison, les prix explosent. Sur une longue période, les chiffres de fréquentation sont sans appel : la proportion de Français qui partent à la neige en hiver ne dépasse pas 8 %. Ils étaient 10 % il y a vingt ans. Autre constatation inquiétante pour les professionnels de l'or blanc, il y a de moins en moins de skieurs.
Toutes les stations se tournent donc vers la clientèle étrangère. Certaines en ont fait leur cible privilégiée. Ainsi Courchevel 1850. La station peut les attirer avec ses dix-sept hôtels 4 étoiles, dont dix « 4-étoiles luxe » (parmi lesquels le Cheval Blanc de Bernard Arnault ou Les Airelles, récemment racheté par l'homme de télévision Stéphane Courbit). Elle aura bientôt son 18e palace avec le Pashida, construit par le promoteur haut-savoyard MGM : 42 appartements de 3 à 5 pièces commercialisés à 24 000 euros le mètre carré, avec des services très haut de gamme (spa, piscine intérieure chauffée, conciergerie…). Dans ce lieu qui attire les gens riches et célèbres, la clientèle étrangère fait vivre la station et achète les programmes : les Russes, par exemple, représentent 45 % du chiffre d'affaires. « Il y a en France environ 1,8 million de skieurs étrangers chaque année pour 7 millions de skieurs français », remarque Didier Arino.
En dessous du 3-étoiles,point de salut
Pour attirer les clients anglais, italiens, belges, américains, russes ou moyen-orientaux, les stations sont contraintes d'investir des montants astronomiques. À Courchevel, le budget d'investissement de la commune, soit 85 millions d'euros, dépasse celui de Chambéry et d'Annecy réunis. Des sommes qui vont être utilisées pour améliorer les infrastructures de ski (télécabines, remontées mécaniques automatisées). « La Satel de la Cluzaz vient de dépenser 5 à 6 millions d'euros dans une remontée mixte, télésiège-télécabine », explique Laurent Reynaud, président du Syndicat national des téléphériques de France (SNTF) .
Mais aussi dans les activités d'après-ski (centres de détente et de remise en forme). Sans oublier la carte de l'hébergement . « Il y a trop d'investissements sur de l'immobilier sec de type appartement, alors que le marché a besoin que l'on crée des lits chauds, c'est-à-dire des hôtels et des villages de vacances offrant de nombreux services », remarque Didier Arino . Le 3-étoiles est devenu le standard. En dessous, point de salut ! « Le potentiel de progression est donc sur le haut de gamme pour lequel la France a beaucoup de retard », explique Jean-Paul Lainé, responsable du développement d'Intrawest France, qui vient d'achever tout un village inspiré de l'architecture traditionnelle des Alpes, aux Arcs 1950 . Sur le seul massif alpin, les experts estiment qu'il faudrait plus de 3 000 lits supplémentaires en hôtellerie 4 étoiles et 4 étoiles luxe, et pas moins de 5 000 lits de plus pour les villages de vacances haut de gamme .
Ces derniers, ainsi que les hôtels, ont une progression moyenne cette année de 20 % de leur chiffre d'affaires, à l'instar de Belhambra (ex-VVF), Vacanciel ou des résidences de tourisme avec services de Pierre et Vacances . Les communes qui auront anticipé dans tous ces domaines, seront les grandes gagnantes de demain.
Posté le 15.02.2008 par ecoville
Andreas Solaro AFP/Archives ¦ Avion Alitalia à l'aéroport de Rome
Alerte générale chez les policiers suédois, qui redoutent une action de militants écologistes dans les aéroports du pays.
La menace et la raison de ces possibles actions ne sont pas clairement identifiées mais néanmoins prises très au sérieux par les forces de l’ordre. «Nous ne pouvons pas préciser quels aéroports sont concernés et quelles menaces pour des raisons de sécurité », a expliqué le porte-parole de la police criminelle.
L’agence suédoise TT a annoncé que la sécurité avait été renforcée dans les aéroports, une information pour l’heure non confirmée par la police. A 13 heures, aucune perturbation n’était à signaler.
Andreas Solaro AFP/Archives ¦ Avion Alitalia à l'aéroport de Rome
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 15/02/2008 - 15h31
dernière mise à jour : 15/02/2008 - 15h31
Posté le 14.02.2008 par ecoville
Jacques Demarthon AFP ¦ L'ancien conseiller spécial de François Mitterrand Jacques Attali quitte le 30 août 2007 l'Elysée à Paris
Jacques Attali égratigne le «Grenelle de l'environnement»
En privé, Jacques Attali n'a pas de mots assez durs à propos du «Grenelle de l'environnement ». «Toutes les bonnes idées ont été gâchées par la démagogie financière», estime le président de la commission pour la libération de la croissance française. «Cette démagogie, souligne-t-il, a conduit les participants à mettre de côté toute évaluation chiffrée des mesures, et à ne pas chercher à étudier leur faisabilité.» Résultat : «Lancer des idées en l'air sans savoir ce qu'elles vont coûter aux uns et aux autres est la meilleure manière de ne jamais les voir appliquer», estime-t-il.
Posté le 12.02.2008 par ecoville
Vue par satellite de la Terre en juillet 2007 Photo: ho/AFP/NASA/Archives
L'Année internationale de la Planète Terre (AIPT), destinée à souligner le rôle joué par les géosciences "pour une planète plus sûre, plus saine et plus pérenne", a été lancée mardi à Paris par le directeur général de l'Unesco, M. Koïchiro Matsuura.
"Nous ne pourrons réagir efficacement aux menaces (qui mettent en danger notre planète) sans les sciences de la Terre", a-t-il souligné, devant un millier de participants, en citant parmi les défis auxquels il faut actuellement faire face le réchauffement climatique, l'urbanisation, les catastrophes naturelles...
Organisée à l'initiative conjointe de l'Unesco et de l'Union internationale des sciences géologiques (IUGS), l'AIPT, soutenue par 191 pays, se déroule en fait sur trois ans (2007-2008-2009). Mais les Nations Unies ont proclamé 2008 année majeure de cette période, avec un programme consultable sur les sites www.anneeplaneteterre.com et www.yearofplanetearth.org.
Pour le président de l'IUGS, M. Zhang Hongren, il s'agit au cours de cette année "de sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics à l'importance des géosciences" pour gérer les ressources et "limiter les risques pour les habitants de la planète".
La France "a décidé de nommer cette Année internationale celle des +Géosciences au service de l'Humanité+", a annoncé pour sa part lors de la cérémonie d'ouverture le secrétaire d'Etat français chargé des Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.
L'Unesco appelle les scientifiques à travailler sur dix grands thèmes "particulièrement pertinents pour l'humanité" : la santé, le climat, les eaux souterraines, les océans, les sols, les profondeurs de la Terre, les mégalopoles, les risques naturels, les ressources naturelles et la vie.
Dans une "Déclaration de Paris" proclamée mardi, l'Unesco et l'IUGS pressent responsables, public, industries, fondations à profiter de cette année pour prendre en compte les sciences de la Terre dans leurs décisions, leurs initiatives ou leur manière de vivre.
Cette opération n'est pas destinée à mettre en oeuvre des "programmes nouveaux et originaux", mais plutôt "à sensibiliser le public, à mettre à la disposition du plus grand nombre les connaissances" sur ces matières, avait récemment précisé le président du Comité national français, Denis Vaslet, du Bureau français de recherches géologiques et minières (BRGM).
En France, plus de 200 projets (expositions, colloques ouverts au public, conférences...) ont déjà été labellisés "Année de la Terre", avec un effort particulier sur les animations scolaires et les excursions sur le terrain avec des géologues, des géographes...
PARIS (AFP)
© 2008 AFP