POLITIQUE
Posté le 02.04.2008 par ecoville
Le soutien de l'ex-colistier de Bill Clinton est très recherché par les deux candidats démocrates, car il pourrait compter lors du vote des superdélégués fin août. Crédits photo : AFP
Le Prix Nobel de la paix veut influencer le débat politique sur l'écologie. Mais il refuse pour l'instant de peser sur le choix entre Hillary Clinton et Barack Obama.
Quel que soit le prochain président des États-Unis, Al Gore veut s'assurer que l'environnement sera au cœur de ses priorités. Le candidat malheureux à la présidentielle de 2000 a indirectement mis la pression sur les trois prétendants de 2008 à la Maison-Blanche en lançant lundi sa propre campagne, en marge de la course électorale, pour sensibiliser l'opinion et les élus sur la nécessité d'accélérer la réduction des gaz à effet de serre par voie législative.
L'objectif est ambitieux : 300 millions de dollars sur trois ans pour financer des spots télévisés et une large mobilisation par Internet autour de la lutte contre le réchauffement climatique.
Al Gore y est allé de sa poche en faisant don de ses royalties sur son livre et son film Une vérité qui dérange, ainsi que de sa part de la dotation du prix Nobel de la paix 2007 (la moitié) partagé avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (soit 750 000 dollars).
Un appel a été aussi lancé pour recruter une armée de bénévoles : dix millions de «fantassins» chargés de porter le message auprès de relais aussi divers que les Girls Scouts ou les syndicalistes de la métallurgie.
Prise de conscience
«Nous voulons que les gens rejoignent le mouvement», a expliqué Cathy Zoi, une ancienne de l'Administration Bill Clinton qui dirige l'«Alliance pour la protection du climat». Cette fondation a axé la campagne autour de l'engagement personnel symbolisé par le slogan «We» («Nous») comme dans le préambule de la Constitution («We, the People»). Les spots, présentés par des personnalités de droite comme de gauche, mettent l'accent sur l'action individuelle immédiate le premier message rappelle que sur les plages de Normandie en 1944, «nous n'avons attendu personne d'autre».
Mais Al Gore a précisé, dans une interview au Washington Post, que s'il est «important de changer les ampoules, il est bien plus important de changer les lois». L'ancien vice-président veut amplifier la prise de conscience collective suscitée par le succès de son film pour la transformer en force politique. Le défi est de taille : bien que le réchauffement soit un grave problème pour 70 % d'Américains, il figure en bas de liste de leurs 25 premières priorités.
Pour l'instant, les trois candidats à la présidence sont loin de l'objectif fixé par Gore : une réduction de 90 % des émissions de gaz à effet de serre. Barack Obama et Hillary Clinton ont promis 80 %, le républicain John McCain seulement 60 %.
L'ex-colistier de Bill Clinton a choisi de rester au-dessus de la mêlée, bien que son parrainage soit activement recherché par les deux démocrates.
Popularité nouvelle
Le prestige d'Al Gore n'est pas un gage de succès dans la course aux suffrages, comme en témoigne le soutien improductif qu'il avait apporté à Howard Dean en 2004.
Sa popularité nouvelle pourrait influer sur le vote populaire dans les primaires, l'un des critères envisagés pour permettre aux quelque 795 superdélégués de trancher en faveur de Barack Obama ou d'Hillary Clinton.
Crédité de dix points d'avance par un récent sondage Gallup, Obama tient la corde en nombre de délégués attribués : 1 631 contre 1 501 à sa rivale, après le décompte tardif des caucus du Texas qu'il a finalement remportés. Mais avec 559 nouveaux délégués en jeu lors des dix dernières primaires, il est exclu qu'aucun des deux rassemble les 2 025 nécessaires.
Les superdélégués auront donc normalement le dernier mot. Celui d'Al Gore comptera, mais il faudra attendre le 3 juin, jour des dernières primaires, pour savoir dans quel sens.
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Posté le 01.04.2008 par ecoville
Photo : F.Santrot/Metro
Les bords du Nil en Egypte.
Définition
Le « développement durable » (ou développement soutenable) est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
Le développement durable repose sur 3 piliers : le développement économique, le progrès social pour une meilleure satisfaction des besoins de tous et la protection de l’environnement.
La révolution appelée par le président de la République lors de la clôture de la première phase du Grenelle de l’environnement serait-elle en cours ? Même si, retardé par le rendez-vous électoral des municipales de mars, le chantier de la première loi Grenelle a pris du retard, la société française ne s’est pas pour autant arrêtée dans sa démarche. En témoigne le nombre de manifestations organisées à l’occasion de la sixième Semaine du développement durable.
Un foisonnement d’initiatives
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 7 avril, associations, écoles, entreprises et collectivités locales proposent plus de 2600 événements autour du thème de la consommation et de la production durables. Ce sont presque 1 000 actions de plus qu’en 2007. C’est la preuve, s’il en fallait une, que le changement ne peut pas attendre le temps des politiques mais qu’il faut que chacun prenne conscience de l’importance de son action personnelle. Depuis quand ce sont les gouvernements qui font les révolutions !
Un achat, un vote
On ne cessera pas de nous le répéter : à chaque choix de consommation que nous faisons, nous votons, c’est-à-dire que nous exprimions notre choix de société. Les produits que nous achetons ont en effet un impact inégal sur l’environnement. Nous pouvons choisir de consommer des produits locaux et de saison pour éviter le transport et encourager l’activité économique de notre région, nous pouvons préférer des produits affichant un label écologique pour leur mode de fabrication respectueux de la nature, nous pouvons refuser les produits suremballés ou en confection individuelle pour réduire nos déchets et surtout nous pouvons arrêter de gaspiller l’eau, l’énergie, le papier, pour préserver nos ressources.
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Si on est 62 millions à le faire, ce sera la révolution. Les producteurs auront de plus en plus intérêt à mettre en place des processus respectueux de l’environnement et à améliorer la qualité écologique des produits, ce qui serait un plus pour la planète, mais aussi pour notre propre santé.
Alors, faisons de cette semaine la semaine de la découverte et de l’essai. Nous ne pourrons pas métamorphoser notre façon de vivre du jour au lendemain, mais travaillons geste par geste à construire un avenir meilleur. Et surtout réapproprions-nous notre pouvoir d’achat.
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 01.04.2008 par ecoville
Photo : Nicolas Richoffer
Jean-Louis Borloo, , Ministre de lécologie, de lénergie, du Développement durable et de lAménagement du territoire
A quoi sert la semaine du développement durable ?
Le développement durable est le grand défi de ce siècle. Tout le monde commence à y être sensibilisé. Je suis frappé par l’augmentation des événements spontanés qui s’organisent autour de cette semaine : si l’on prend les initiatives des collectivités, des entreprises, des associations, ou des simples citoyens, cela représente une hausse de 100 % cette année ! La seule société viable est une société sobre en carbone. Dans leur vie quotidienne, les 62 millions de Français « votent » chaque jour en choisissant d’acheter tel ou tel autre produit durable. Tout le monde a envie de s’y mettre mais tout le monde se demande « comment je fais ». La semaine du développement durable est un moment d’information important pour répondre à cette interrogation.
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La première mesure concrète du Grenelle de l’environnement est le bonus-malus pour les voitures. Est-ce que ça marche ?
Oui, et au-delà de nos espérances. Les constructeurs pensaient que la mesure n’aurait déplacé que 5% du marché. En réalité, le résultat a été spectaculaire. Il y a eu une baisse de 45% des ventes des voitures émettant entre 160 et 250 grammes de CO2/km et une hausse de 31% de celles émettant moins de 110 grammes. Mais l’idée du bonus malus est bien plus qu’une mesure « voiture » (comme la « balladurette ») : c’est une mesure « prix ». L’idée du Grenelle est d’introduire petit à petit un prix écologique. On va commencer par 20 familles de produits. Pour chaque famille, les 30% de produits les plus polluants paieront pour donner un avantage compétitif aux 30% les plus respectueux de l’environnement.
Jusqu’à présent, on pensait que l’écologie, c’était un privilège de riche…
Justement, la semaine du développement durable est l’occasion de montrer qu’au contraire, le souci de l’écologie, c’est aussi le souci du porte-monnaie. Et là, on casse un véritable « mur » de préjugés. Par exemple, quand vous achetez une ampoule basse consommation, au départ, elle coûte plus cher qu’une ampoule à incandescence, mais en réalité, c’est comme si on vous remettait un chèque, car elle dure 100 fois plus longtemps et consomme 8 fois moins !
Vous avez signé une convention avec la grande distribution pour mettre en place un étiquetage carbone qui aide le consommateur à orienter son choix. Où est-ce qu’on en est ?
Les distributeurs sont en train de choisir 300 produits pour une mise en place de ce nouvel étiquetage dès cette année. Là encore, l’idée centrale, c’est d’établir le « vrai prix ». C'est-à-dire entre le prix marchand d’aujourd’hui, le prix apparent, et le « vrai » prix qui inclut une prime au respect de la nature. C’est une vraie révolution. Il y a eu le marxisme et le libéralisme, le prix dirigé et le prix de marché. Là, on invente une troisième voie, le vrai prix qui tient compte de l’impact d’un produit et de ses composants sur l’environnement.
Le problème du pouvoir d’achat ne va pas à l’encontre de l’idée de l’acceptation du vrai prix ?
Les voitures non seulement vont moins polluer, mais elles vont aussi consommer moins d’essence.
Non. Si vous savez qu’une fraise importée, achetée en décembre, est responsable de l’émission de 200 fois plus de gaz à effet de serre qu’une fraise achetée en saison, en juin, laquelle choisirez-vous ? Vous n’attaquez pas le pouvoir d’achat parce que, de toute façon, elles sont plus chères en décembre. Avec le succès du bonus écologique, les constructeurs automobiles vont produire des voitures aussi confortables et aussi grandes qu’auparavant pour ceux qui le veulent, mais émettant beaucoup moins de gaz à effet de serre. Est-ce que là on attaque le pouvoir d’achat ? Non. Les voitures non seulement vont moins polluer, mais elles vont aussi consommer moins d’essence.
La rigueur budgétaire qui se profile peut-elle freiner la mise en place des mesures concrètes du Grenelle ?
Ce n’est pas tellement une question budgétaire, sauf qu’on aimerait faire des campagnes de communication pour faire évoluer encore plus vite les mentalités. Quand nous créons le bonus-malus écologique, c’est une mesure neutre pour le budget de l’Etat et pour le contribuable français. Les chantiers de tramways ou de lignes ferroviaires au sens large, sont des investissements lourds à 15 ou à 20 ans, mais de toute façon le pays les aurait faits. Simplement, au lieu de mettre 50 ans, on accélère tout. L’argent existe, il faut juste le réorienter. Quand vous faites plus de tramway et de trains à grande vitesse, c’est moins d’argent pour les routes.
La « loi Grenelle » avance ?
Oui, mais attention, le Grenelle va engendrer des milliers d’actions! Nous essayons de mener de front l’élaboration de la loi qui sera soumise au Parlement et validera des principes essentiels, et les textes d’application concrète de ces principes.
Le droit opposable au logement implique une accélération de la construction de logements. Ce n’est pas contradictoire avec la volonté de promouvoir les normes HQE ?
Non, la question aurait été plus difficile il y a cinq ans, quand on construisait seulement 277 000 logements dont 38 000 logements sociaux par an. Aujourd’hui on en construit près de 450 000, dont 120 000 logements sociaux : la construction est relancée ! Pour les normes HQE, grâce au Grenelle Environnement, pendant les quatre mois de travail, l’ensemble des professionnels de la construction ont pu aussi apporter leur expertise. Par exemple, l’objectif d’habitation consommant 50 KWh par mètre carré semble tout à fait réalisable.
La discussion de la loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) à l’Assemblée nationale commence aujourd’hui. Beaucoup contestent le droit de cultiver avec ou sans OGM, car la coexistence des cultures serait impossible. Quel est votre avis ?
Ce principe est dans la directive européenne. Je rappelle qu’avant la loi, on faisait ce qu’on voulait, sans aucune responsabilité. La loi organise deux choses : la transparence et la responsabilité. On est dans un compromis républicain. Aujourd’hui, on a interdit la culture du maïs MON810 qui posait problème. Je remarque que la Roumanie vient de faire pareil sur la base des mêmes arguments scientifiques. L’idée fait son chemin.
Claude Allègre récidive, sur le changement climatique. Qu’est-ce-que cela vous inspire ?
Rien (rires). Il est un des premiers à avoir réfléchi sur les écosystèmes. Il m’a dédicacé son livre, « Ecologie des villes, écologie des champs » ; il a de vraies positions écologiques… mais en même temps, il se caricature lui-même…
Dans trois mois, la France va prendre la présidence de l’Union européenne. Quelles sont ses ambitions en matière d’écologie ?
La France doit avoir en tête que dans moins de 18 mois, la plus grande négociation internationale sur le changement climatique doit se finaliser à Copenhague, réunissant les gouvernements de 6 milliards d’individus. D’ici là, il y a une convention intermédiaire prévue fin 2008 à Poznań en Pologne. Il faut que l’Europe, tête de pont du « combat climatique » valide ses propres directives climat énergie ou qu’il y ait un accord politique sur les engagements à prendre : en matière de réductions des émissions de gaz à effet de serre, sur la répartition des efforts, sur le développement des énergies renouvelables, et sur le dispositif d’échange des quotas carbones. La présidence Française doit s’assurer qu’avant la fin de l’année, il y ait un consensus essentiel entre tous les Européens.
Le développement des biocarburants fait partie des objectifs promus par la Commission européenne, alors que de plus en plus d’études tirent la sonnette d’alarme sur le risque de concurrence entre besoins énergétiques et alimentaires…
Il y a encore peu de temps, on cherchait à savoir si les biocarburants étaient moins émetteurs de CO2 comparés à d’autres solutions énergétiques. Aujourd’hui, on se penche sur la question essentielle de leur impact sur l’utilisation des terres fertiles de la planète. Il y a de moins en moins de terres fertiles du fait de l’étalement urbain et du réchauffement climatique, alors qu’on va passer de 6 à 9 milliards d’habitants sur la planète. La vraie question, c’est de s’assurer du caractère soutenable du développement des biocarburants. Il faut déterminer les seuils à partir desquels ce développement devient excessif. Il faut aussi identifier les cultures possibles et celles qui présentent des inconvénients. C’est le travail que nous sommes sur le point de terminer.
Nadia Loddo et Caroline Brun
Metrofrance.com
Posté le 29.03.2008 par ecoville
Photo : frederick florin/AFP
Pas moins de trois membres du gouvernement se sont déplacés vendredi au Congrès de la plus grosse fédération écologiste de France pour tenter de calmer les inquiétudes sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, qui entre dans une phase cruciale cinq mois après l'annonce de cette révolution verte.
"Je ne crois pas que ce soit très fréquent qu'un ministre de l'Agriculture participe à votre congrès", a lancé Michel Barnier devant les membres de France nature environnement (FNE - 3.000 associations) réunis à Strasbourg.
"C'est très important que le ministre de l'Agriculture et celui de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, avec la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet, soient avec vous aujourd"hui", a-t-il déclaré. "L'affrontement un peu schématique entre agriculteurs et écologistes n'a pas vraiment de sens".
Nathalie Kosciusko-Morizet a rendu hommage à la FNE en soulignant que la force de cette organisation résidait dans "son ancrage dans les territoires": "Nous avons besoin d'organisations qui, quand elles parlent à Paris, parlent pour toutes les associations qui sont derrière", a-t-elle jugé.
La FNE, qui fête son 40e anniversaire, estime que le Grenelle de l'environnement a donné un "coup de fouet" aux mouvements associatifs. "Trois ministres, c'est une reconnaissance du mouvement", souligne Arnaud Gossement, son porte-parole.
Au-delà, le gouvernement a surtout besoin que les acteurs du Grenelle restent mobilisés alors que le processus entre dans une phase à hauts risques.
La loi sur les OGM, premier test législatif du Grenelle, doit être présentée début avril à l'Assemblée nationale tandis que la loi d'orientation sur le Grenelle devrait l'être avant l'été.
Les représentants des quatre collèges - collectivités territoriales, ONG, employeurs et syndicats - participant au Grenelle aux côtés de l'Etat, se sont inquiétés cette semaine d'une possible dilution, sous la pression des lobbies, des 268 mesures adoptées fin octobre (transports, isolation des bâtiments, construction, agriculture bio etc.).
Un participant à la réunion du Comité de suivi du Grenelle, jeudi soir au ministère de l'Ecologie, a évoqué un "climat de sinistrose".
"Il y a un risque que le processus puisse être entravé", a averti vendredi Nicolas Hulot devant la FNE, insistant cependant qu'à "ce stade, ça tient du miracle que le processus du Grenelle n'ait pas trébuché".
Il a appelé les députés à "la responsabilité": il ne s'agit pas de "voter les yeux fermés le Grenelle mais d'avoir un esprit constructif, de ne pas tuer l'espoir au moment crucial où la France va prendre la présidence de l'Union européenne", a-t-il expliqué.
"La légitimité du Grenelle passe par des mesures législatives", a fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet. Même si "c'est un peu inquiétant pour les participants au Grenelle de voir s'ouvrir à nouveau le débat", a-t-elle ajouté en souhaitant éviter des "procès d'intention aux députés et aux sénateurs".
Le Grenelle a déjà commencé de se traduire dans les faits, a rappelé Jean-Louis Borloo: "Si nous-mêmes nous ne défendons pas ce processus (du Grenelle), qui va le défendre?" a-t-il lancé à la salle.
Il a évoqué le bonus écologique pour les voitures émettant moins de 130 gr Co2/km - dont il assure qu'il a déjà suscité une hausse de 35% des ventes, ainsi qu'une baisse de 45% pour celles émettant plus de 160gr. Il a également cité l'accord avec la grande distribution, qui prévoit une hausse de 15% par an de la part du bio dans les rayons, ou le gel des cultures de maïs OGM MON810.
Par Emmanuel ANGLEYSSTRASBOURG (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 29.03.2008 par ecoville
Photo : Soren Andersson/AFP
Des immeubles en construction à Växjö, le 18 mars 2008
La ville de Växjö sera "verte" ou ne sera pas. Telle est la devise de cette commune du Sud de la Suède qui s'est érigée au rang de modèle international de protection de l'environnement, et dont les objectifs pour l'avenir sont plus qu'ambitieux.
A l'heure où l'Union européenne (UE) prévoit de porter à 20% la part de sa consommation d'énergie provenant de sources renouvelables, Växjö, un trou de verdure entre forêts et lacs qui compte 80.000 habitants, peut se targuer d'avoir déjà atteint les 50%. Et 90% lorsqu'il s'agit du chauffage.
Les émissions de CO2 par habitant ont diminué de 30% entre 1993 et 2006.
"C'est beaucoup mais nous ne sommes pas satisfaits, nous voulons les diminuer encore", indique Henrik Johansson, spécialiste environnement à la mairie.
En effet, Växjö, qui a décidé en 1996 de réduire à néant sa consommation d'énergies fossiles (sans se fixer une date précise), veut diminuer de 50% ses émissions de CO2 d'ici à 2010 et de 70% d'ici à 2050. Des objectifs qui battent de loin ceux de l'UE qui vise -20% d'ici à 2020, par rapport à 1990.
Les efforts de Växjö ont été loués par la Commission européenne qui a décerné à la ville le prix Energie durable pour l'Europe, en 2007.
"Nous essayons d'influencer le comportement des gens, cela n'est pas facile, à vrai dire c'est assez difficile", poursuit M. Johansson. Mais cela marche. A coup de nouvelles pistes cyclables, de primes à l'achat de voitures "propres" et de parkings gratuits pour ces dernières ou encore de calendriers remplis de conseils pratiques pour protéger l'environnement.
Depuis l'obtention du prix de la Commission européenne, Växjö voit défiler les délégations étrangères, Chine en tête, qui viennent observer et s'inspirer de ce modèle.
Selon le maire, le conservateur Bo Frank, la ville doit son succès écologique à un engagement précoce pour l'environnement et à une tradition de consensus entre les hommes politiques de tous bords dans ce domaine.
Tout a démarré au début des années 1970, lorsque la commune entreprit de nettoyer ses lacs fortement pollués. "Aujourd'hui on peut s'y baigner, pêcher et en consommer les poissons", se réjouit M. Johansson.
Puis, en 1980, du fait du deuxième choc pétrolier, l'usine de chauffage urbain qui carburait jusqu'alors au pétrole, a introduit un combustible fabriqué à partir de bois, une matière première abondante dans les environs de Växjö qui pouvait assurer à la ville une indépendance énergétique.
Aujourd'hui, ce biocombustible compte pour 98,7% du carburant alimentant la centrale qui chauffe 50.000 des habitants de Växjö et dont le réseau ne cesse de s'étendre, explique Lars Ehrlén, responsable du département Energie de l'usine.
Pour ce qui est de convaincre les habitants de faire des efforts pour lutter contre le réchauffement de la planète, le maire croit "au bâton et à la carotte". Evoquant certaines mesures qui font grincer des dents, M. Frank résume: "Rien n'est jamais populaire au début mais on s'habitue à tout".
Ainsi, lorsque la commune a annoncé il y a environ six mois qu'elle ne tiendrait plus ses conférences que dans des cafés ou restaurants ayant obtenu un certificat écologique, Mats Pettersson, copropriétaire d'une chaîne de restaurants à Växjö, a fait grise mine.
"J'ai trouvé cela très embêtant au début (...) mais maintenant je trouve ça bien. Le problème (...) c'est qu'il était difficile de trouver des produits écologiques (...) Mais les fournisseurs ont désormais de plus en plus ce qu'il nous faut", remarque-t-il.
Face aux critiques, le maire reste philosophe et sûr de ses choix. "Nul n'est prophète en son pays", sourit cet écologiste de la première heure.
"Il est de la responsabilité de Växjö de montrer l'exemple", estime l'élu qui va au bureau à pied, possède une voiture écologique et éclaire sa maison avec des ampoules à basse consommation d'énergie.
Par Sophie MONGALVYVÄXJÖ (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 27.03.2008 par ecoville
Photo : Patrick Kovarik/AFP
Nicolas Hulot (centre) lors d'une réunion du Grenelle de l'environnement, le 24 octobre 2007 à Paris.
Les acteurs du Grenelle de l'environnement ont lancé mercredi un appel alarmiste au gouvernement et au Parlement pour mettre en oeuvre la révolution écologique annoncée fin octobre, menacée selon eux d'"enlisement".
"Ces derniers temps, un sentiment d'enlisement et d'essoufflement de la dynamique s'est fait jour parmi les acteurs du Grenelle", estiment les représentants des 4 collèges - collectivités territoriales, ONG, employeurs et syndicats - qui ont participé aux côtés de l'Etat au Grenelle.
"Des tentations de retour en arrière s'expriment ici et là. Des pressions s'accumulent. Des questions essentielles comme celle des financements ne sont toujours pas abordées", jugent-ils dans une tribune publiée dans Le Monde en date de jeudi.
Quatre mois après la tenue de ce vaste forum écologique qui a fait naître l'espoir d'une nouvelle société, soucieuse de ses impacts sur l'environnement, ils estiment que "rien de suffisant ne s'est encore traduit en actes" et que "les résultats se font attendre".
"Il est urgent de reprendre la main", lancent-ils dans cette tribune signée aussi bien par le représentant du Medef, Jean-Pierre Clamadieu, que par le lobbyste écologique Nicolas Hulot ou l'astrophysicien et président de la ligue ROC Hubert Reeves.
Les signataires se tournent vers les parlementaires qui auront à examiner le projet de loi d'orientation du Grenelle: "nous attendons d'eux qu'ils encouragent et renforcent le mouvement vers l'absolue nécessité du changement de société que le Grenelle de l'environnement préconise", déclarent-ils.
Ils s'inquiétent d'une possible dilution sous la pression des lobbies des 268 mesures adoptées fin octobre, qui vont des transports à l'isolation des bâtiments, la construction ou l'agriculture bio.
Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a qualifié mercredi la tribune de "piqûre de rappel justifiée et utile" tout en réitérant sa "confiance dans le Parlement".
Les signataires "sont inquiets que certains groupes puissent essayer de récupérer d'une main ce qu'ils ont donné de l'autre lors du Grenelle. Je ne le crois pas mais il faut rester vigilant", a-t-il reconnu.
L'avant-projet de loi d'orientation du Grenelle devrait être soumis aux députés avant l'été en première lecture, après examen par le Conseil économique et social et le Conseil d'Etat.
Le texte particulièrement touffu comporterait une première partie "programme" et une autre consacrée à sa déclinaison technique, qui devrait comporter environ 130 articles.
"Le document de base est prêt ainsi que certains textes d'application, sur le chantier thermique (bâtiment) et sur les transports et la mobilité durable notamment", a indiqué M. Borloo.
Le texte devait être transmis mercredi à Patrick Ollier, député UMP et président de la commission mixte parlementaire sur le Grenelle, "pour que les députés puissent commencer à travailler" a-t-il précisé.
Le ministre a également assuré que "l'intégralité du financement est prévu. tout a été arbitré à ce jour de façon conforme."
La loi reprend les grandes lignes du Grenelle mais certains points, comme la "trame verte", sorte de corridor écologique pour faciliter le déplacement des espèces n'y figureront pas. Le bio dans les cantines fera l'objet d'une circulaire actuellement à la signature chez le Premier ministre, selon l'entourage du ministre.
Par ailleurs, la législation sur les OGM fait l'objet d'un texte séparé déjà examiné en première lecture par les sénateurs et qui sera soumis aux députés à partir du 1er avril.
Par Emmanuel ANGLEYS et Anne CHAONPARIS (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 26.03.2008 par ecoville
Londres regagne la première place des villes les plus chères du monde, tandis que New York remonte au 5e rang.(DR)
Selon une étude d'UBS, Paris arrive en 9e position des villes les plus chères.
Voici une étude que les globe-trotteurs, hommes d'affaires et autres voyageurs regarderont à la loupe. Oslo, Londres et Copenhague restent les villes les plus chères du monde pour les visiteurs, selon la dernière édition de l'enquête UBS* «Prix et salaires». Dublin, qui figurait il y a trois ans au 13e rang des villes les plus chères, se hisse maintenant à la 4e place, devant Zurich, Stockholm, Helsinki et Genève. Deux villes françaises figurent au classement : Paris au 9e rang et Lyon au 15e.
Destinations attrayantes
D'autres villes, ordinairement citées pour leurs prix élevés, faillissent à leur réputation : la baisse de près de 18% du dollar par rapport à la dernière étude réalisée en 2006 fait ainsi de New York une destination plus abordable pour les acheteurs européens : elle figure en 18e position du classement. «Le shopping aux États-Unis est désormais une option intéressante» pour les Français, les Espagnols ou encore les Allemands qui s'y rendent, remarque l'étude. Le même constat s'applique à Hongkong, qui est aujourd'hui 18% moins chère que Barcelone, par exemple. L'Afrique du Sud et l'Indonésie sont à présent des destinations touristiques attrayantes, car leur monnaie s'est également dépréciée. Les villes les moins chères se trouvent dans le sud de l'Asie et en Amérique du Sud.
Si l'on inclut les loyers, le classement est toutefois «très différent». Londres regagne la première place des villes les plus chères, tandis que New York remonte au 5e rang. Le coût de la vie des locataires londoniens est «supérieur de 23%» à celui des Zurichois, note UBS. Si les pays scandinaves sont les plus chers, c'est aussi là-bas qu'on y gagne le plus d'argent. «Si vous êtes disposés et en mesure de déménager dans une ville où vous pourrez gagner le plus, voici les trois meilleurs choix», indique l'étude: Copenhague, Oslo et Zurich. Mais en revenus nets (après déductions fiscales et sociales), ce sont les habitants de la ville suisse les mieux lotis.
Posté le 24.03.2008 par ecoville
Photo : Daniel Velez/AFP
Jean-Louis Borloo (L) et Michèle Alliot-Marie ont assisté au nettoyage de la plage de Guétharyy, le 22 mars 2008
Jean-Louis Borloo a assisté samedi au nettoyage de la plage de Guéthary, sur la côte basque, dans le cadre d'une opération organisée dans toute l'Europe par l'association de protection de l'environnement Surfrider Foundation.
Le ministre de l'Ecologie était notamment accompagné de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, élue de la commune voisine de Saint-Jean-de-Luz, et de l'ancien footballeur Bixente Lizarazu, qui dirige l'association "Liza pour une mer en bleus".
Sous une pluie battante, les ministres, accompagnés d'élus locaux, se sont rendus sur la plage de Guéthary pour encourager les dizaines de bénévoles, parmi lesquels de nombreux enfants, venus participer au ramassage de débris échoués sur le littoral, dans le cadre de l'opération "Initiatives océanes".
M. Borloo a examiné les déchets contenus dans les grands sacs poubelle remplis par les bénévoles - bouteilles, cannettes, ferraille, emballages et objets en plastique -, rappelant que l'on estime à 6.400.000 tonnes la quantité de déchets déversés chaque année dans les océans.
Au cours d'un point de presse organisé dans un restaurant du bord de mer, le ministre de l'Ecologie a souligné l'importance de la protection du littoral, une "nouvelle frontière" où réside 80% de l'humanité et où "sont concentrés toutes les contradictions et tous les espoirs".
Il a repris les grands thèmes issus des travaux du Grenelle de l'environnement dans le domaine de l'eau, soulignant le rôle "vital" de la mer pour la vie quotidienne de l'humanité comme pour la préservation de la biodiversité.
La fondation Surfrider a fait appel aux bénévoles, pour la 13e année consécutive, pour assurer dans toute l'Europe le nettoyage de printemps des plages et des cours d'eau, de vendredi à dimanche.
Cette année, pour la première fois, la campagne "Initiatives océanes", traditionnellement menée lors du premier week-end de printemps, concerne aussi les lacs et les rivières, a indiqué l'association.
En 2007, la campagne de Surfrider avait mobilisé environ 10.000 personnes, des plages scandinaves à celles de Méditerranée.
GUETHARY (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 24.03.2008 par ecoville
La Mairie de Paris a décidé de mettre ses arbres à l'honneur les 29 et 30 mars prochains lors de la Fête de l'arbre. Le "Village de l'arbre" sera installé au Parc de Bercy (12e) de 10h à 17h30 tandis que dans les 6e, 10e et 14e arrondissements des visites et des démonstrations de taille seront organisées. Les bois parisiens participent également à la fête.
Le Parc de Bercy (12e) accueillera "Le village de l'arbre". De 10h à 17h30, durant ces deux journées, le public découvrira des stands d'informations et de conseils sur l'entretien des arbres. Ces stands serviront également de point de départ pour les visites. Les Parisiens pourront suivre des élagueurs et des jardiniers dans leur travail.
Au "Chai", une exposition de troncs sculptés sera déployée et des ateliers de découverte sur la diversité des arbres permettront au public d'observer en s'amusant les arbres et d'apprendre à reconnaître les différentes feuilles.
D'autres arrondissements seront de la fête. Le dimanche 30 mars, les 6e et 10e arrondissements mettront en place des démonstrations de taille. Dans le 14e arrondissement, il sera possible de participer à la visite guidée "Les arbres des rues de mon quartier".
Enfin, les bois de Vincennes (12e) et de Boulogne (16e) seront le théâtre de visites guidées et de circuits découvertes.
La Mairie de Paris a également mis en place l'opération "1 Parisien, 1 arbre". Elle incite les Parisiens à faire des dons pour permettre la plantation d'arbres dans les pays défavorisés.
Site : www.paris.fr
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Posté le 20.03.2008 par ecoville
Voici un petit message de la coalition eau , au lendemain des élections municipales.
Bienvenue et merci d'avoir répondu à notre appel auprès des blogs développement durable et d'expression locale, pour nous aider à relayer notre appel au maires nouvellement élus "Madame, Monsieur, le Maire, et si après le champagne, vous passiez à l'eau ?".
Au lendemain des élections municipales et à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, cette action vise à faire avancer l'accès à l'eau des plus démunis au local et à l'international dans les communes de France. Bien sur, cette campagne est apolitique : nous nous adressons aux élus gestionnaires, de tous bords confondus, et non pas aux hommes et femmes membres de tel ou tel parti politique.
Nous vous avons contacté car nous pensons que vous pouvez jouer un rôle important pour nous aider à toucher les maires :
- pour les blogs développement durable, en nous permettant de véhiculer notre message auprès des publics sensibles au développement durable (décideurs, associations de consommateurs, ONG, militants...), qui a leur tour pourront relayer ce message (le fameux "buzz" :-)
- pour les blogs d'expression locale, en nous permettant de toucher les maires directement sur leur(s) territoire(s), devant leurs électeurs. Et, c'est bien connu, c'est ce qui marche le mieux pour les faire bouger ;-)
Si vous souhaitez relayer cette campagne, écrire une note, parler de la gestion de l'eau sur votre commune, etc, vous trouverez sur ce modeste espace blogueurs :
- des informations sur qui nous sommes (La Coalition eau, Déclic, et nous plus personnellement)
- des chiffres sur la réalité de l'eau en France et dans le monde, des informations sur ce que peuvent faire vos élus et ce que nous leur proposons
- des informations sur la journée mondiale de l'eau
- et des éléments dont vous pourriez avoir besoin si vous souhaitez rédiger une note : les visuels, des photos, des bannières...
- pour ceux qui ont moins de temps devant eux, notre communiqué vous permettra d'avoir une vue d'ensemble rapide de la campagne.
Vous pouvez également nous appeler au 01 48 57 86 72 si vous avez besoin de quoi que ce soit.
Et, bien sur, nous ne manquerons pas de vous tenir informé des avancées de cette action !
Encore merci pour le coup de main et à bientôt !
Nathalie, Matthieu et Majda