POLITIQUE
Posté le 28.01.2008 par ecoville
Des membres d'une délégation pasent devant le logo du Forum de Davos, le 23 janvier 2008 Photo: Fabrice Coffrini/AFP
Les pays européens et quelques pays d'Amérique latine sont les bons élèves de la protection de l'environnement, loin devant les Etats-Unis et de grands pays émergents comme la Chine et l'Inde, selon un classement publié mercredi au Forum de Davos.
Selon "l'indice de performance écologique" établi pour 149 pays par les universités américaines de Yale et Columbia, la Suisse arrive en tête, devant trois pays d'Europe du nord (Suède, Norvège, Finlande) et le Costa Rica.
La Colombie est neuvième, juste devant la France, selon ce classement qui fait la synthèse de 25 indicateurs tels que la qualité de l'eau potable, les émissions de gaz carbonique ou encore les maladies liées à l'environnement.
Si la richesse des différents pays explique largement le classement (les pays d'Afrique occupent largement le bas du tableau), la performance du Costa Rica et de la Colombie montrent que les choix politiques sont déterminants, soulignent les auteurs de l'étude.
Le Nicaragua, pourtant voisin du Costa Rica, se classe ainsi à la 77e place, une position qui s'explique par des années d'investissement dans les budgets militaires plutôt qu'écologiques, observent-ils.
Les Etats-Unis, plombés par le haut niveau de leurs émissions de gaz à effet de serre, sont 39e, tandis que des pays en phase accélérée d'industrialisation comme la Chine arrivent à la 105e place et l'Inde à la 120e, selon ce classement publié au premier jour du Forum économique mondial.
DAVOS (AFP)
© 2008 AFP
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Posté le 27.01.2008 par ecoville
Des manifestants protestent, devant la cathédrale de Barcelone, contre l'utilisation de la fourrure d'animaux, le 27 janvier 2008.
Crédit : Albert Gea/ Reuters
Posté le 26.01.2008 par ecoville
D'ici vingt ans, si le chantier suit l'intention politique, l'agglomération d'Angers comptera un écoquartier de 20 000 habitants, relié en quelques minutes à son centre par une ligne de tramway. Striée de verdure, sillonnée de sentiers piétons et de pistes cyclables, cette quasi-ville nouvelle sera équipée de commerces, d'écoles, de places publiques.
"Ce sera un archipel urbain émaillé de jardins, un lieu attractif pour toute la ville, qui en finira avec les plans masse", préfigure l'urbaniste Roland Castro, dont le cabinet a été retenu pour la partie est du projet, celle des Capucins, proche d'un secteur sensible de la ville-centre. "Une greffe sur le milieu naturel qui évite l'effet dernier quartier retranché", projette le paysagiste Thierry Huau, qui a planché sur la partie ouest, dite du plateau de la Mayenne, rattachée à la banlieue résidentielle d'Avrillé.
Les 240 hectares de ce plateau rural accueillaient la piste d'un aérodrome, fréquenté essentiellement par des clubs amateurs. Une fois cet équipement abandonné, il a fallu intégrer une autoroute au projet. Le contournement de l'A11, en voie d'achèvement, passera au beau milieu du quartier. Et desservira, au nord de la zone habitée, un ambitieux parc à thème végétal, Terra botanica.
JUSQU'À SEPT ÉTAGES
Limitée à 900 mètres au départ, la partie couverte de l'autoroute a été portée à 1 700 mètres sous l'aiguillon d'une association de riverains. "Sans nous, le projet n'aurait pas pris une telle orientation environnementale", défend Marc Viel, son président.
Jean-Claude Antonini, maire d'Angers (PS), qui fait du développement durable un axe fort de sa communication, défend le principe d'une "densité relativement forte". "Nous ne voulons pas recommencer les erreurs du dernier quartier urbanisé où on ne voit que des pavillons individuels qui étendent la ville", justifie-t-il. A côté de lotissements structurés, des immeubles grimperont donc de façon étagée jusqu'à cinq, voire sept niveaux.
En plus d'un maillage de logements HLM, des dispositifs sont censés permettre à des ménages des classes moyennes, nombreux à Angers, d'acquérir leur propre logement. La ville d'Angers, propriétaire de l'ensemble, a institué un système donnant-donnant avec les promoteurs : le terrain leur est vendu à un prix limité à condition qu'ils répercutent la différence.
Le projet a fait l'objet d'une longue procédure de concertation et les premiers appartements ont été vendus en un éclair par l'opérateur Nexity. Pourtant, quelques réserves s'élèvent. "L'avenir dira si la ville et les promoteurs ont réalisé la fameuse mixité sociale et autre mixité intergénérationnelle tant promises", ironise un journal de quartier dissident, qui émet aussi des doutes sur le respect du caractère "durable" des constructions.
La crainte est que, face à la hausse des coûts et au fléchissement du marché de l'immobilier, les promoteurs rognent sur la haute qualité environnementale annoncée : matériaux isolants et non polluants, énergie solaire.
Vincent Boucault
Posté le 21.01.2008 par ecoville
La représentante américaine au Commerce Susan Schwab le 29 novembre 2007 à Washington Photo: Paul J. Richards/AFP
Les Etats-Unis sont "très inquiets" au sujet de la décision de la France de suspendre la culture du maïs OGM MON810, a affirmé lundi la représentante américaine au Commerce Susan Schwab, jugeant que cette décision n'était "pas scientifique".
"Nous sommes très inquiets de voir que des gouvernements prennent des décisions non scientifiques pour interdire des produits, plutôt que de donner aux consommateurs la possibilité de choisir", a déclaré Mme Schwab au cours d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson.
Cette variété de maïs "a été cultivée et consommée sans danger", a-t-elle estimé. "La grande majorité des scientifiques consultés, y compris en France, ont réaffirmé que le maïs OGM était sans danger".
La France a annoncé le 11 janvier avoir décidé de déclencher la procédure de suspension de la culture du maïs OGM MON810 de la firme américaine Monsanto, en activant la "clause de sauvegarde" auprès de l'Union européenne, suivant le "principe de précaution" et sur fond de polémiques croissantes autour des OGM.
Interrogée sur la procédure engagée par les Etats-Unis contre l'UE sur les OGM devant l'Organisation commerciale du Commerce (OMC), Mme Schwab a par ailleurs critiqué la résistance des Européens aux organismes génétiquement modifiés.
"Nous avons tous une responsabilité en ce qui concerne la santé et la sécurité de nos citoyens, et évidemment c'est la première priorité pour nous. Mais dans le cas des biotechnologies, il y a une évidence scientifique claire qu'elles ne sont pas mauvaises", a-t-elle dit.
Les Etats-Unis ont suspendu temporairement la semaine dernière leur procédure, alors que le délai imparti aux Européens pour respecter les décisions de l'OMC était écoulé.
En février 2006, un panel d'arbitrage de l'OMC avait estimé que l'embargo de fait prononcé par l'UE contre les OGM n'était pas compatible avec les règles du commerce international.
Mme Schwab a par ailleurs mis en garde l'Europe contre l'utilisation des questions environnementales pour justifier des mesures protectionnistes.
"Nous avons été consternés par une série de propositions dans lesquelles nous voyons le climat ou l'environnement être utilisés comme excuse pour fermer des marchés", a-t-elle dit.
BRUXELLES (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 21.01.2008 par ecoville
Les européens attentifs à la protection de la biodiversité
Plus de neuf Européens sur dix (93%) considèrent la préservation de diversité biologique comme une obligation morale, selon une étude Eurobaromètre parue ce vendredi. 75 % estiment même que la diminution de la diversité biologique peut avoir des répercussions économiques négatives. Deux tiers des Européens ont déjà fait des efforts pour protéger la biodiversité, révèle l'enquête.
Site : http://ec.europa.eu
(Relaxnews)
© 2008 Relaxnews
Posté le 15.01.2008 par ecoville
DR ¦ Les résultats de notre sondage sur l'environnement.
Interrogés sur les « bonnes idées » mises en oeuvre dans les villes à propos de l'environnement, les Français en plébiscitent trois. D'abord, ils mettent en tête la généralisation de la récupération des eaux de pluie pour les usages municipaux (une idée mise en oeuvre à Drancy en Seine-Saint-Denis ou à Petit-Couronne en Seine-Maritime). Ensuite, ils mettent en avant le transport en commun des personnes âgées ou à mobilité réduite en créant des navettes gratuites, comme à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Enfin, il leur semble urgent de favoriser le tri sélectif.
En dépit de leur hétérogénéité apparente, ces trois mesures présentent des traits communs : leur simplicité, leur utilité directe, et surtout, leur caractère non futuriste. C'est sur ce dernier point que réside la principale surprise de cette enquête. Aucune de ces mesures n'apparaît comme une rupture par rapport à ce qui est réalisé jusqu'ici, ni comme une innovation technologique.
Sur ce dernier point, il est frappant d'observer que, parmi les idées proposées, les innovations technologiques sont moins appréciées : les « bilans carbone » ne sont cités qu'en 20e position ; l'optimisation de l'éclairage public en 16e position (51 %), la géothermie en 12e position (60 %, idée mise en oeuvre à L'Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne).
Autre surprise du sondage : les scores décevants attribués aux services municipaux de location de vélos (comme le Vélib'), en 13e position (56 %), et le développement des tramways, en 15e position (53 %). Ces résultats s'expliquent par l'importance des personnes résidant en milieu rural ou dans les petites villes, et qui, bien évidemment, éprouvent des besoins limités à l'égard de ces dispositifs.
DR ¦ Les résultats de notre sondage sur l'environnement.
F. Miquet-Marty (institut LH2)
20 Minutes, éditions du 14/01/2008 - 07h15
dernière mise à jour : 14/01/2008 - 07h38
Posté le 08.01.2008 par ecoville
L'ancienne ministre de l'environnement, Corinne Lepage, a été chargée par Jean-Louis Borloo d'une mission sur le droit à l'information environnementale, après les conclutions du Grenelle de l'environnement. Photo: DR
LE SITE
Le blog-notes de Corinne Lepage
L'ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage, a d'ores et déjà remis à Jean-Louis Borloo un « rapport d'étape » concernant la mission qu'il lui a confiée à la suite des conclusions des groupes de travail du Grenelle de l'environnement sur la « gouvernance écologique ». « Ce rapport d’étape reprend et formalise des propositions, pour beaucoup issues du processus du Grenelle de l’environnement, en vue de leur mise en œuvre dans le premier projet de loi Grenelle » prévu fin janvier, a-t-elle indiqué. Le rapport définitif sera remis le 25 janvier, après que la mission de Corinne Lepage, composée d'une vingtaine de collaborateurs, aura auditionné les experts du monde de l'environnement concernés.
Les 10 mesures phare proposées dans ce rapport provisoire sont :
1. Instaurer un « devoir d’informer », en reconnaissant notamment à la charge des autorités publiques et entreprises privées détentrices d’informations communicables, une obligation d'information en matière environnementale et sanitaire.
2. « Instaurer un statut de protection des lanceurs d’alerte », pour que ces gens au sein des entreprises ou des institutions publiques qui attirent l'attention sur des situations de risques sanitaires et environnementaux parfois sous-estimés, ne paient pas les frais d’avoir courageusement donné un avis souvent dérangeant.
3. « Créer un délit de rétention de l’information en matière environnementale ». Le rapport souligne que « cette mesure est destinée à éviter le mensonge qu’il soit ou non d’Etat comme dans l’affaire du nuage de Tchernobyl ».
4. « Créer une Haute autorité de l’expertise en sécurité sanitaire et environnementale », dont une des missions serait de renouveler les règles de l’expertise par l’élaboration d’un nouveau code de déontologie définissant les modalités de l’expertise et de faire respecter ses règles.
5. « Assurer le pluridisciplinarité des commissions d’experts », en prévoyant par exemple que 25% des membres représentent la société civile.
6. « Assurer le débat contradictoire au cours de l’expertise », en concevant l’expertise comme « un processus de débat mais surtout correspondant à la présence de deux expertises critiques commanditées par des parties différentes ».
7. « Créer un délit de délinquance écologique », qui n’est pour l’heure pas réprimé en tant que tel par le droit français.
8. « Instaurer des dommages et intérêts punitifs en matière de responsabilité pénale et civile », en s’inspirant d’ une disposition du droit américain « qui vise à sanctionner, indépendamment des dommages et intérêts dus aux victimes, les comportements inspirés de considérations purement lucratives », explique le rapport.
9. « Etendre le champ de la mise en danger délibérée au risque sanitaire et environnemental », car cette disposition ne trouve aujourd’hui aucune application en dehors du code de la route. « Il est donc proposé d’en modifier le champ pour pouvoir l’appliquer à la mise en danger de la personne humaine, en toute connaissance de cause », affirme le rapport.
10. « Créer un principe général de responsabilité des sociétés mères pour leurs filiales ».
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 02.01.2008 par ecoville
Al Gore s'est vu attribuer le prix Nobel de la paix 2007 avec le GIEC Photo: DR/Relaxnews
Prix Nobel, GIEC, Grenelle de l'environnement, Live Earth, élection présidentielle, vélos en libre-service et salons, l'écologie a été au centre de toutes les attentions en 2007. Retour sur les événements qui ont marqué l'année dans le domaine.
Al Gore et le GIEC, Prix Nobel de la Paix
L'ancien vice-président américain Al Gore et le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) ont reçu le prix Nobel de la paix le vendredi 12 octobre. Ils ont été récompensés pour leurs actions menées en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Al Gore a notamment été distingué pour son film "Une vérité qui dérange", sorti au début de l'année, retraçant les conséquences du réchauffement climatique sur la planète. Le film a attiré en France 720.000 spectateurs.
Le Grenelle de l'environnement
Le ministère de l'écologie, de l'aménagement et du développement durables (Medad) a organisé durant quatre mois, de juillet à octobre, le Grenelle de l'environnement. Les groupes de travail réunis, les différents tables rondes et discussions menées durant la période ont permis d'aboutir à une série de mesures en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Les mesures concernent les transports, l'habitat, l'alimentaire et l'automobile.
Les réunions du GIEC
Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) s'est réuni à plusieurs reprises au cours de l'année. Il a dressé un constat alarmiste de l'évolution du climat et proposé des perspectives pour les années à venir.
Live Earth
Le 7 juillet dernier, partout dans le monde étaient organisés des concerts destinés à sensibiliser les populations mondiales au réchauffement climatique. L'événement a été imaginé par Al Gore, l'ancien vice-président des Etats-Unis. Les concerts avaient été organisés à Shanghaï (Chine), Sydney (Australie), Johannesburg (Afrique du Sud), Tokyo (Japon), Londres (Grande-Bretagne), Hambourg (Allemagne) et New York (Etats-Unis).
L'environnement dans la campagne présidentielle
Les candidats à l'élection présidentielle ont été invités à signer le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot. Ce faisant, les postulants au titre de Président de la République promettaient de placer l'écologie au centre de l'action politique.
A noter aussi que l'Alliance pour la planète, collectif d'ONG environnementales, s'est invité dans la campagne en notant régulièrement les candidats sur leurs promesses électorales en la matière et en organisant le 1er février dernier l'événement "Cinq minutes de répit pour la planète", consistant à couper l'électricité durant cinq minutes pour sensibiliser les candidats à la problématique du réchauffement climatique.
Développement des vélos en libre-service
En 2007, le paysage routier français a changé avec l'arrivée dans plusieurs villes françaises des vélos en libre-service. Paris, Marseille, Toulouse, Rouen, Orléans, Aix-en-Provence, entre autres, se sont dôtés de ces systèmes permettant de réduire la circulation automobile en ville et, a fortiori, la pollution qui y est liée.
L'environnement au coeur de tous les salons
Des salons consacrés à l'habitat, à ceux de l'automobile en passant par les salons dédiés aux enfants et Paris Plage, l'environnement a été récupéré par tous les salons organisés sur le territoire en 2007. Paris plage a, pour sa part, installé des poubelles de tri et installé des Espace Info Energie. Le Salon Maison & Objet, en janvier dernier, expliquait comment décoration moderne et écologie pouvaient se marier grâce à l'utilisation des matériaux naturels et des produits recyclés. Univers Enfants, également en janvier, et Kidexpo, en mai, faisaient de l'environnement un thème principal, prouvant que "jouets" et "respect de la nature" étaient deux notions conciliables. Dans le domaine de la construction, Ecobat, Choisir sa maison, Batimat et le Salon Bâtir Ecologique incitaient les Français à investir dans des maisons respectueuses de l'environnement et économes en énergie.
Conférence de Bali
La Conférence de Bali (Indonésie) s'est tenu du 3 au 15 décembre derniers. Les grands pays de la planète étaient réunis pour discuter des mesures à mettre en place pour lutter contre le réchauffement climatique. Elle a permis d'obtenir des avancées en matière de lutte contre la déforestation, d'aide des pays en développement dans leurs efforts pour s'adapter aux effets du changement climatique, et de transferts de technologies propres en direction de ces pays.
(Relaxnews)
© 2007 Relaxnews
Posté le 20.12.2007 par ecoville
Jean-Louis Borloo à la sortie du Conseil des ministres à Paris, le 19 décembre 2007 Photo: Eric Feferberg/AFP
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, conscient des frustrations que suscitent les premiers pas du Grenelle de l'environnement, a affiché mercredi sa volonté de relancer la concertation.
"On fera une réunion de concertation mensuelle" avec les participants au Grenelle", a-t-il annoncé devant la presse.
"On éprouve le besoin de se voir avec les cinq collèges (Etat, collectivités locales, représentants du patronat et des syndicats et associations écologistes, ndlr) tous les mois pour qu'il n'y ait pas d'inquiétude sur les avancées du processus", a-t-il assuré.
La mise en oeuvre des premières décisions du Grenelle a suscité des frictions avec les écologistes et les syndicats qui ont reproché au gouvernement un manque de concertation et une réduction des ambitions.
Mardi, Nicolas Sarkozy à tenu à préciser lors d'un voyage sur le thème de l'environnement en Camargue que les engagements du Grenelle de l'environnement "seront scrupuleusement respectés".
M. Borloo s'est efforcé de désamorcer mercredi les points de conflits potentiels.
Ainsi, sur la question passionnelle des OGM, il a assuré que le gouvernement suivrait l'avis qui sera rendu le 11 janvier par le comité de préfiguration de la Haute autorité concernant le maïs Mon 810, seul OGM cultivé en France. "Le principe de précaution s'appliquera", a-t-il assuré, et le gouvernement pourrait décider d'activer la clause de sauvegarde à Bruxelles en fonction de cet avis.
Les écologistes qui souhaitaient un moratoire sur les cultures de maïs OGM en France, n'ont pas apprécié que le gouvernement décide un simple gel jusqu'au 9 février des semis de maïs OGM, le temps d'adopter une nouvelle loi.
Le texte de cette loi a été présenté mercredi en Conseil des ministres et il devrait arriver au Parlement "autour du 15 janvier", a précisé M. Borloo.
Selon le ministre, ce texte qui "a fait l'objet d'une concertation avec les ONG, reprend les conclusions du Grenelle", en prévoyant la création d'une Haute autorité et en instaurant les principes de transparence, de responsabilité et d'indemnisation.
Autre point chaud, le bonus-malus, visant à pénaliser les voitures les plus polluantes mais qui ne porte que sur l'achat du véhicule au lieu de la taxe annuelle annoncée: "le malus sera annualisé dans la loi du Grenelle 1", a promis M. Borloo.
Dominique Bussereau, secrétaire d'état aux Transports est revenu de son côté sur la question d'une éventuelle compensation aux routiers frappés par une écotaxe sur l'utilisation du réseau routier et autoroutier non concédé.
"Il ne s'agit pas de verser une compensation à l'euro près mais de regarder comment nous pourrions ne pas mettre nos entreprises et nos emplois en difficulté" par rapport à la concurrence étrangère, a-t-il déclaré.
Concrètement, 33 chantiers opérationnels ont été lancés afin de concrétiser les décisions du Grenelle de l'environnement et commenceront à rendre leurs premiers travaux en janvier, a annoncé Jean-Louis Borloo.
"On rentre dans la vraie vie, ça va être des milliers de petites choses à faire", a-t-il lancé.
Les premiers éléments devront être intégrés dans le projet de loi d'orientation "Grenelle 1" avant le 9 février et un deuxième texte, le "Grenelle 2", en mars à la reprise de la session parlementaire.
Et "globalement, le Grenelle sera évalué une fois par an à la date anniversaire", a précisé le ministre.
Par Emmanuel ANGLEYS PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 19.12.2007 par ecoville
Le dommage total devrait se chiffrer aux environs de 41 milliards d'euros, soit 50 % de plus qu'en 2006.
Conception : E. Drouard
Crédit : REUTERS