NATURE
Posté le 22.02.2008 par ecoville
Un apiculteur travaille sur ses ruches, le 25 janvier 2008 dans son exploitation à Saint-Laurent-de la Salle. Photo: Frank Aletru/AFP
Les associations d'apiculteurs et de défense de l'environnement se mobilisent jeudi à Paris pour réclamer aux ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie le retrait de l'insecticide Cruiser, qu'elles jugent toxique pour les abeilles.
Une manifestation partira à 11h00 de la Tour Eiffel - le rassemblement commence à 10h00 - pour se rendre au Secrétariat d'Etat à l'Ecologie puis au ministère de l'Agriculture, tous deux dans le 7e arrondissement de Paris.
"Nous allons être reçus en délégation dans les deux ministères", a assuré mercredi le président de l'Union nationale de l'Apiculture française (UNAF), Henri Clément, l'un des co-organisateurs de cette mobilisation avec quelque 15 autres organisations professionnelles et écologistes, comme la fédération France Nature Environnement (FNE), la Ligue de Protection des oiseaux (LPO), la Fondation Nicolas Hulot et la coalition Alliance pour la planète.
Le ministère de l'Agriculture a annoncé le 8 janvier l'autorisation de mise sur le marché pour un an de ce produit, fabriqué par le groupe suisse Syngenta et dont la molécule active, le thiamétoxam, appartient à la famille des neurotoxiques, aux effets dévastateurs pour les abeilles.
Les apiculteurs rapprochent le Cruiser de deux autres insecticides, le Gaucho et le Regent, incriminés dans la mortalité anormale des abeilles avant que leur utilisation ne soit interdite sur certaines cultures, sur avis du Conseil d'Etat en 2005.
L'UNAF a déposé le 29 janvier une requête en annulation devant le Conseil d'Etat.
"L'apiculture qui s'est battue pendant des années contre le Gaucho et le Régent, ne peut accepter une décision irresponsable qui va à l'encontre du Grenelle de l'environnement", explique M. Clément.
Le Cruiser est un produit d'enrobage des semences, véhiculé dans l'ensemble de la plante via la sève, également dangereux pour les oiseaux et l'ensemble de la faune granivore, estime la LPO.
PARIS (AFP)
© 2008 AFP
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Posté le 22.02.2008 par ecoville
Peter Parks AFP/Archives ¦ Essaim d'abeilles
Le mystérieux « syndrome d’effondrement des colonies d’abeille », qui ravage les ruches américaines et européennes depuis plusieurs années, n’inquiète pas que les apiculteurs. Soucieux de protéger son approvisionnement en matière première, le fabriquant de crème glacée américain Häagen Dazs lance une campagne pour la préservation de cet insecte social.
Des abeilles dans la glace
« Si les abeilles venaient à disparaître, l'humanité n'aurait plus que quatre années devant elle » Cette phrase attribuée -probablement à tort- à Einstein n’est pas dénuée de fondement. Apparues il y a 80 millions d’années, les abeilles ne nous apportent pas seulement leur miel, elles sont indispensables à la pollinisation de 80% des plantes à fleurs. Häagen Dazs estime pour sa part que 40% des ingrédients de ses crèmes glacées dépendent plus ou moins directement des abeilles.
Sauver le miel
La chute de population de 25% par an qui touche les abeilles américaines depuis quelques années a donc de quoi inquiéter le glacier. Profitant du lancement d’une nouvelle saveur, à base de vanille et de miel, Häagen Dazs a décidé de s’impliquer activement dans la protection des abeilles. Il a ainsi mis en ligne un site web qui informe le public américain sur ce problème. Le fabriquant a également annoncé qu’il allait verser 250 000$ pour financer les recherches scientifiques sur le syndrome d’effondrement des colonies d’abeille.
Ce documentaire amateur réalisé par un apiculteur Suisse montre les effets de ce syndrome sur une colonie:
Lorsqu’une ruche est touchée par le syndrome d’effondrement des colonies d’abeille, ses abeilles désertent subitement la ruche et vont mourir dans les environs. Dans les zones touchées par le syndrome, la population d’abeille peut chuter de 50 à 90%. On ne connaît pas encore la cause exacte de ce syndrome mais des recherches récente semblent indiquer qu’il serait dû à une infection virale.
Peter Parks AFP/Archives ¦ Essaim d'abeilles
Yaroslav Pigenet
20Minutes.fr, éditions du 21/02/2008 - 17h07
dernière mise à jour : 21/02/2008 - 17h16
Posté le 20.02.2008 par ecoville
¦ Le service online de rencontre mis en place par les transports publics berlinois
A Berlin, les transports publics jouent les entremetteurs. Ils offrent effectivement un service online sur lequel des passagers qui se sont croisés à bord d'un bus ou d'un métro peuvent tenter de se retrouver. Ce site existe depuis la Saint-Valentin 2007 et a déjà eu un million de visiteurs.
Pour que les usagers des transports publics français puissent aussi retrouver «la jolie brune au pull rouge de la ligne 11» ou «le grand blond qui dormait dans le bus 15», nous ouvrons un espace d'échange pour:
Paris, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Toulouse, Autres villes
N'hésitez pas à y chercher l'âme sœur ou à y partager vos rencontres amoureuses en transport public…
http://www.20minutes.fr/article/214027/Debats-Vous-avez-eu-le-coup-de-foudre-dans-le-metro-Cliquez-ici.php
20Minutes.fr, éditions du 19/02/2008 - 17h45
dernière mise à jour : 20/02/2008 - 09h26
Posté le 17.02.2008 par ecoville
Retrouvez les commerces écolos en un click
Un nouvel annuaire Internet présente plus de 2300 adresses de commerces biologiques et écologiques partout en France
le site
L'annuaire sur le Web
Alimentation, beauté, maison, jardin… le site annuairebioeco.fr fait le tour de France des commerces et services biologiques et écologiques. A l’aide d’un instrument de géolocalisation, en quelques clicks vous trouvez rapidement les offres à proximité de chez vous. Le site présente aussi un agenda des plus grands salons dédiés à l’écologie en France. Plus de 2 300 adresses sont déjà référencées (agriculteurs bio, magasin bio, restaurant bio, architectes spécialisés en éco-construction….).
Choisir la proximité
Vous pouvez ainsi entrer directement votre adresse ou votre département sur l’écran d’accueil pour découvrir toute les activités existantes à côté de chez vous. Il se peut même que vous ayez la chance de repérer des idées originales de sorties : qu’en dites-vous d’un café bio qui propose notamment des gourmands cookies… Chaque adresse peut être située sur la carte et sa distance en kilomètres est aussi indiquée. Vous pouvez aussi cibler votre recherche à un seul domaine, un seul département ou à une seule ville grâce à la fonction de recherche détaillée. De plus en plus de choix s’offre à celui qui souhaite devenir un consom'acteur !
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 17.02.2008 par ecoville
Des abeilles sur une exploitation apicole le 25 janvier 2008 à Saint-Laurent-de la Salle Photo: AFP
Le pesticide fipronil, commercialisé sous l'appellation Régent par le chimiste allemand BASF et interdit en France depuis 2004 pour le maïs et le tournesol, fait courir "des risques inacceptables" aux abeilles, selon un rapport officiel parvenu à l'AFP.
Une comparaison entre des abeilles exposées à des niveaux de concentration différents de fipronil, a mis évidence des résultats "préoccupants" qui "ne permettent pas d'exclure des risques inacceptables" pour les abeilles, selon ce rapport d'un comité dépendant du ministère français de l'Agriculture.
Ce comité avait publié en 2003 un rapport sur l'insecticide Gaucho, produit par Bayer, également interdit en 2004 dans les semences à cause des risques neurologiques qu'il présenterait pour les abeilles.
La diminution de la population d'abeilles, qui présente un danger pour la reproduction par pollinisation des végétaux, a été enrayée en France depuis l'arrêt de l'utilisation de ces deux substances, mais la controverse a rebondi avec la récente homologation par le gouvernement d'un nouvel insecticide, le Cruiser.
Selon le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), le rapport sur le fipronil "montre clairement le danger inhérent à des insecticides systémiques" (famille à laquelle appartiennent les trois insecticides Régent, Gaucho et Cruiser).
Ce mouvement demande "la suspension immédiate de l'homologation du Cruiser sur le maïs et un engagement du gouvernement à ne plus homologuer ces substances".
De son côté, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a conduit une étude sur 120 colonies d'abeilles domestiques pour examiner les cause de mortalité de ces insectes.
"Aucune relation statistique entre la présence de résidus et les populations d'abeilles adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies n'a pu être mise en évidence", selon l'étude de l'Afssa qui précise toutefois que ses résultats "sont fondés sur un très petit nombre d'observations".
PARIS, 15 fév 2008 (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 15.02.2008 par ecoville
Dégustation de vin à Bordeaux, le 19 juin 2007 Photo: Jean-Pierre Muller/AFP
Château Margaux devra-t-il un jour émigrer au nord de la Loire? Vendanges précoces, vins plus durs et moins aromatiques: le changement climatique menace de bouleverser la carte viticole mondiale ont alerté vendredi des experts à Barcelone.
"Les conséquences du réchauffement climatique se font déjà sentir. La vendange intervient déjà dix jours plus tôt qu'avant dans presque toutes les régions vinicoles", a mis en garde le Français Bernard Seguin, à l'ouverture du IIe congrès international sur le changement climatique et le vin.
Plus de 350 experts - producteurs, scientifiques, oenologues - de 36 pays, dont l'Espagne, la France, l'Australie, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et l'Australie, participent à ce congrès de deux jours dans la capitale catalane.
La réunion s'achèvera samedi par une vidéo-conférence de l'ancien vice-président américain Al Gore, reconverti en apôtre de la lutte contre le réchauffement planétaire.
"Le vin et la carte de la viticulture changeront d'une façon qui dépendra de la manière dont nous affronterons" le réchauffement, explique à l'AFP Bernard Seguin, responsable de recherches sur le climat à l'Institut national de la recherches agronomique (Inra).
"Si la température augmente de 2 à 3 degrés, nous pourrions faire en sorte que le Bordeaux reste le Bordeaux, le Rioja le Rioja, le Bourgogne le Bourgogne. Mais si elle augmente de 5 à 6 degrés, il faudra faire face à de grands problèmes et les changements seront très rudes", a-t-il pronostiqué.
Le vin doit en effet mûrir lentement. Une maturation accélérée par la hausse des températures, associée au manque de pluies, nuit au raisin et au vin lui-même.
"Avec un raisin qui mûrît plus rapidement, on obtient des concentrations en sucre plus fortes, une baisse du taux d'acidité et un PH plus élevé", souligne Fernando Zamora, chef de la Faculté d'oenologie de l'Université de Tarragone.
Conséquence: des vins plus durs, avec un taux d'alcool supérieur, un taux d'acidité réduit, cocktail nuisible aux nuances aromatiques qui font les délices des amateurs de grands crus.
Cela entraînera en outre une hausse des prix dans les pays qui taxent le vin en fonction de son degré d'alcool.
Selon Vicente Sotes, professeur à l'Université Polytechnique de Madrid, "les variétés vont changer dans presque toutes les régions".
Et certaines régions viticoles qui ont toujours produit du bon vin, ne bénéficieront plus des conditions climatiques idéales qui ont contribué à leur renommée mondiale.
"Les Français auront des problèmes", notamment dans le Bordelais, estime Pancho Campos, le président de l'Académie du Vin d'Espagne, organisatrice du Congrès de Barcelone, dans une interview au quotidien catalan El Periodico.
En prévision des changements, "il y a des producteurs de Champagne (nord-est de la France, ndlr) qui ont acheté des terrains dans le Sussex et le Kent", dans le sud de l'Angleterre, assure-t-il. Les producteurs allemand des rives du Rhin seront selon lui les plus épargnés en Europe.
Les grands crus français pourraient avoir du souci à se faire face à leurs concurrents australiens, californiens, chiliens, argentins, sud-africains et néo-zélandais, qui bénéficient de meilleures conditions climatiques.
"Les pays de l'hémisphère sud jouissent d'une masse d'eau supérieure, or les courants marins sont le mécanisme qui maintient la température à son niveau", explique Pancho Campos.
Deux oenologues de renommée mondiale, les Français Michel Rolland et Jacques Lurton, devaient participer vendredi soir à Barcelone à une dégustation de vins affectés par le changement climatique... et livrer leurs âpres conclusions.
Par Marcelo APARICIO BARCELONE (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 14.02.2008 par ecoville
Gilles Cardot ne regardera plus jamais pousser ses arbres comme avant. Avant, c'était quand ce forestier, responsable de 25 000 hectares dans l'ouest de la France, croyait avoir l'éternité devant lui. Tout a changé en 2003.
"Au lendemain de la canicule, nous avons décidé que, malgré toutes les incertitudes, il était plus raisonnable de croire au changement climatique et de commencer à agir", explique son directeur, Laurent Piermont. Les deux hommes travaillent pour la Société forestière, qui gère en France 250 000 hectares de forêts privées pour le compte de grandes institutions bancaires ou de sociétés d'assurances. Par ce matin gelé de janvier, ils ont chaussé leurs bottes pour passer en revue la forêt de Caillebert, dans la Sarthe.
Cette forêt de 250 hectares est devenue un laboratoire de l'adaptation aux effets du réchauffement. A cause de la pauvreté de ses sols sableux, des essences réputées résistantes y ont été introduites depuis longtemps. Le plan de gestion, qui constitue la mémoire du travail accompli, en témoigne. Celui de Caillebert offre une rare diversité entre les futaies de chênes, de châtaigniers, de pins, de peupliers...
"Ici, nous ne replanterons pas de pins maritimes, nous allons faire un essai avec un robinier sélectionné en Hongrie pour sa résistance à la sécheresse", explique M. Cardot devant une friche fraîchement coupée de 7 hectares. Le choix de ce cultivar hongrois ne tient pas au hasard : la plaine du Danube connaît aujourd'hui les étés caniculaires que la France pourrait subir dans quelques décennies. L'évolution des forêts australiennes, soumises depuis plusieurs années à des épisodes de sécheresse exceptionnelle, est également observée avec attention.
Le changement climatique agit de façon paradoxale sur les arbres. D'un côté, la teneur plus élevée de CO2 dans l'atmosphère stimule leur croissance, de l'autre, le manque d'eau lié aux fortes chaleurs estivales met en péril leur survie. Pour anticiper les effets du réchauffement, les forestiers s'appuient sur les scénarios du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), complétés par les travaux menés plus localement par Météo France ou l'Institut national de recherche agronomique (Inra). Selon leurs prévisions, l'avenir des arbres français se jouera après 2050, quand la fréquence des canicules augmentera.
"Plus que la multiplication des tempêtes ou l'apparition de gelées précoces, la répétition des canicules représente la vraie menace pour la forêt", souligne M. Piermont. Pour anticiper ce bouleversement, la Société forestière a divisé ses arbres en deux catégories. D'un côté, ceux dont l'espérance de vie ne va pas plus loin que le milieu du siècle. Pour eux, l'intervention se limite à alléger la densité des plantations, pour s'adapter aux moindres réserves des sols en eau, et à programmer des coupes plus précoces. Les pins laricio, par exemple, ne seront plus récoltés à soixante-dix ans mais à cinquante.
De l'autre, tous les arbres qui devront encaisser de plein fouet les coups de chaud estivaux annoncés après 2050. "Là, nous entrons dans une zone d'incertitudes", reconnaît le directeur de la Société forestière. Certaines essences sont d'ores et déjà placées sur la liste des espèces menacées, comme l'épicéa commun, le sapin de Vancouver, le hêtre ou le chêne pédonculé.
"Nos chênes végètent", confirme Gilles Cardot en montrant des spécimens aux troncs anormalement étroits pour leur âge. Certains n'ont pas résisté aux sécheresses de la fin des années 1980 puis de 2003 et offrent le spectacle de longs fûts décharnés. Ils seront peu à peu remplacés par des châtaigniers ou des robiniers, deux essences que la Société forestière a retenues dans sa liste des variétés de transition, capables de survivre dans les conditions climatiques prévues après 2050.
Ces espèces, parmi lesquelles se trouvent aussi le tilleul, le cèdre, le pin laricio ou le chêne sessile, seront progressivement confortées ou introduites à Caillebert et ailleurs en France.
La diversification des essences offre pour l'instant la seule parade au changement climatique. Mais les forestiers avancent sur ce terrain avec modestie, car ils ne sont certains que d'une chose : "La nature ne répond jamais comme les hommes pourraient s'y attendre."
Laurence Caramel
Posté le 14.02.2008 par ecoville
Leona, 25 ans, et Tommy, 31 ans. Photo: DR
Fuck For Forest
Deux projets financés
Malgré les difficultés du départ, aujourd’hui, deux projets de reforestation sont financés par FFF :
• Au Costa Rica, FFF finance l’achat de terrains et leur reforestation. C’est le premier projet auquel ils ont pu participer, il y a deux ans, par l’association locale Arbofilia. Leur action permet de créer des couloirs biologiques là où la déforestation menace les écosystèmes locaux.
• En Equateur, FFF verse des fonds depuis un an et demi à l’association Seeds Dream (seedsdream.org) pour la création de forêts refuges et la protection des populations indigènes. “Cette année, FFF a donné 14 000 dollars pour construire une pépinière”, confirme Erica Van Etten, une responsable de l’association. “Tommy et Leona sont des gens très dévoués à leur projet, j’estime que les membres de l’association peuvent être fiers d’eux”, poursuit-elle.
association. Et si le sexe servait à conserver les forêts tropicales ? C’est le pari qu’a fait un jeune couple nordique, Tommy (31 ans), Suédois, et Leona (25 ans), Norvégienne (photo), fondateurs en 2004 de l’association Fuck for Forest (FFF), “faites l’amour pour la forêt”. “Nous cherchions un moyen de faire quelque chose pour l’environnement car on était mal à l’aise vis-à-vis de ce qui se passe sur notre planète : nous aimons la nature et nous aimons le sexe”, explique Tommy. Ils ont alors décidé de marier les deux en récoltant des fonds pour des projets de préservation de la forêt amazonienne par la diffusion de vidéos érotiques ou pornos payantes sur leur site Internet. C’est la naissance de l’écoporno.
Activistes érotiques
Les fondateurs de l’association se qualifient eux-mêmes d’activistes érotiques. “Les gens ont perdu le contact avec la nature : ça détruit l’équilibre de notre planète et ça se voit dans notre rapport au sexe. L’un de nos instincts primordiaux est opprimé par une société qui souhaite tout contrôler. Le fait d’être à l’aise dans son corps, épanoui dans ses relations intimes, fait que l’on respecte plus les gens qui nous entourent et la nature dans laquelle nous vivons”, poursuit Tommy.
Berlin, ville d’accueil
Financés au départ par le gouvernement norvégien, leurs vivres ont vite été coupés quand l’action de FFF a commencé à s’ébruiter, la pornographie étant illégale dans ce pays. “La Norvège n’est pas un endroit très ouvert, explique Tommy, nous avons donc décidé de changer d’air et de nous installer à Berlin.” Mais la réalisation de leur projet allait être plus difficile que prévu. La plupart des organisations environnementalistes ont en effet refusé leurs dons, déplorant l’origine de cet argent. Tommy et Leona ont tout de même réussi à trouver preneurs pour quelque 100 000 euros par an et financent depuis deux ans des projets en Equateur et au Costa Rica (voir encadré).
De plus en plus de militants
Fuck for Forest affirme compter un millier de membres payants sur l’année. L’internaute verse 15 euros pour visionner, pendant un mois, les clips pornos réalisés par Tommy, Leona et des militants. “Par notre projet nous touchons des gens qui sont fortement intéressés par la nature, mais aussi des gens qui s’intéressent au sexe et qui n’auraient pas été sensibilisés à la cause environnementale par un projet plus conventionnel” , se félicite Tommy. Côté militants, ils seraient de plus en plus nombreux depuis le déménagement de FFF à Berlin : “Il y a environ 400 personnes qui nous ont envoyé des photos et des vidéos”, affirme Tommy. La Saint-Valentin en inspirera-t-elle d’autres ?
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 10.02.2008 par ecoville
La tête dans les nuages, face aux immeubles et aux gratte-ciel, l’athlète Martin Schmitt prend son envol sur le tremplin, le 3 février dernier, à l’occasion du concours de saut à skis de la ville de Sapporo, au Japon. C’est l’Autrichien Thomas Morgenstern, double champion olympique en 2006, qui a remporté la compétition. S’imposant avec deux bonds de 135 et 139 m, il compte plus de 600 points d’avance et devrait, pour la première fois de sa carrière, terminer au 1er rang mondial. (Kimimasa Mayama/EPA-Corbis)
Posté le 07.02.2008 par ecoville
Cotalo, 7h02 : le volcan Tungurahua en Equateur crache des jets de lave. Crédit : AP.