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ecoville
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02.02.2007
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24.07.2008
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NATURE

PLAGES !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : FB/Metro

250 m3 de sable transitent chaque heure dans la conduite, installée entre la drague et la plage.

Les premiers aficionados de la bronzette sont déjà là, offerts aux rayons printaniers mais déjà brûlants du soleil cannois. Impassibles. Sur la plage, pourtant, une pelle mécanique opère le réensablement désormais annuel du littoral. Entamé mardi à Zamenhof (une parcelle de la Croisette placée en régie municipale), il durera un mois et couvrira l’ensemble du domaine cannois, de Gazanière jusqu’au bout de la Bocca.

Mieux que le GPS
Expérimentée dès 2004 et reconduite depuis par la municipalité, la méthode utilisée a fait ses preuves. Sur une drague, qui opère jusqu’à 250 mètres du bord, un désagrégateur va racler des gisements de sable situés entre cinq et sept mètres de profondeur, aspire les “matériaux” et les rejette sur la plage, via une pompe et une conduite émergée. “La ville de Cannes a fait une cartographie, et nous agissons en fonction sur des endroits très précis grâce au DGPS (un système encore plus précis que le traditionnel GPS, ndlr)”, expliquent des responsables de l’opération.

Un chantier non-stop
Sur la terre ferme, la pelle répartit le sable ainsi amené. “On le nivelle par rapport à certains points de repère”, indique Christian Lambert, le chef de ce chantier organisé en trois huit. La pompe fonctionne en effet vingt-quatre heures sur vingt-quatre, de jour comme de nuit, et une quinzaine de personnes se relaient en mer comme sur le rivage. “Depuis que l’on mène cette opération, nous avons pu récupérer entre deux et trois mètres de plage, précise Thierry Palazetti, le directeur du service des espaces publics. Le fait de creuser les bancs de sable sous-marins pourrait aussi avoir pour effet de diminuer la houle, et donc de freiner l’érosion du littoral.”

L’opération, dont le coût s’élève cette année à 750 000 euros, devrait permettre d’ajouter 40 000 m3 de cet or blond sur les plages, et ainsi leur de redonner de leur superbe.

Fabien Binacchi

Fabien Binacchi
Metrofrance.com, à Cannes



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GREENQUIZZ !!!

Posté le 14.04.2008 par ecoville
Selon greenquiz.org, " un tiers de la forêt mondiale a disparu depuis que l'homme a cultivé ses tous premiers champs il y a 10 000 ans. La déforestation n'a d'ailleurs cessé d'augmenter. Ainsi, de nos jours, 13 millions d'hectares de forêt disparaissent chaque année à travers le monde. C'est à dire l'équivalent de la surface de la Grèce".

Voici une idée originale et concrète pour lutter contre la déforestation. Le site associatif greenquiz.org pose tous les jours une question sur l’environnement et l’écologie. L’internaute peut répondre gratuitement, sans inscription préalable, en choisissant parmi 4 solutions au choix. Toutes les 100 bonnes réponses, l’association s’engage à planter un arbre dans le cadre d’un projet de reforestation, qui a lieu sur les côtes Indonésiennes.

Une minute pour la planète
C’est l'ONG française Planète Urgence, adhérente au programme de reforestation lancé par l'ONU, qui mène l’opération sur le terrain. La publicité faite sur le site finance la plantation des arbres. On en est aujourd’hui à près de 2 100. « A chaque minute qui passe, 25 hectares de la forêt mondiale disparaissent », selon greenquiz.org alors, consacrons une petite minute tous les jours pour lutter contre. L’association loi 1901 Greensight, qui est à l’origine de greenquiz.org, cherche également des bénévoles. Que vous soyez graphistes, webmasters ou branché écologie pour vérifier ou proposer des questions, vous pouvez aider.

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* Visitez le site : www.greenquizz.org

Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

CHINE PROLIFERATION !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
D.R.
Importée intentionnellement pour fournir un complément alimentaire au bétail, la jacinthe d'eau a proliféré au point d'entraver la navigation sur les canaux de Chine méridionale, comme ici, dans la province du Fujian.

Vendredi 8 août, pour l'ouverture des Jeux olympiques, les autorités chinoises auront fait des efforts considérables pour agrémenter le paysage urbain pékinois. Depuis que la capitale chinoise a été choisie pour accueillir les JO, un total de 60 tonnes de semences diverses et plus de 31 millions de plants d'espèces ornementales ont été importés pour être introduits dans Pékin et ses environs... Avec, pour chaque lot, le risque de voir accidentellement s'implanter, dans le pays, parasites ou ravageurs des cultures.

Chiffres

Les "envahisseurs" profitent de la hausse considérable des échanges commerciaux en Chine et de l'ouverture de nombreuses voies de transport.

Air. Le nombre de Chinois ayant emprunté un vol domestique était de 2,3 millions en 1978 et de 138 millions en 2005. Le nombre de visiteurs étrangers a presque triplé entre 1995 et 2004, où il était de 17 millions environ.

Terre. La taille du réseau de voies rapides est passée d'un millier de kilomètres en 1988 à 40 700 km en 2005.

Mer. Le volume des denrées transitant par les ports de commerce chinois est passé de 311 millions de tonnes en 1985 à 2 538 millions de tonnes en 2004. Le volume de fret acheminé par route vers l'intérieur de la Chine depuis le port de Shanghaï est passé de 73 millions de tonnes en 1980 à près de 330 millions de tonnes en 2005.

[-] fermer
Dans l'édition d'avril de la revue Bioscience, des chercheurs américains et chinois attirent l'attention sur ces risques méconnus liés à l'organisation des Jeux et dressent l'état des lieux des invasions biologiques (ou "bio-invasions") dans l'empire du Milieu. Depuis quelques années, environ 400 espèces - animales et végétales - se sont adaptées aux écosystèmes du territoire chinois et prolifèrent aux dépens des espèces locales mais aussi des activités agricoles ou forestières. "Le coût total des bio-invasions pour l'économie du pays est estimé à environ 14 milliards de dollars par an", dit Richard Mack, professeur à l'université de l'Etat de Washington et coauteur de ces travaux.

FIN DE L'ISOLEMENT

Plus encore que son ampleur, c'est la vitesse d'évolution du phénomène qui inquiète : les chercheurs sont parvenus à la corréler étroitement avec la croissance des échanges commerciaux, explosive depuis une dizaine d'années. En 1999, environ 200 espèces animales ou végétales étrangères et potentiellement invasives étaient interceptées aux frontières chinoises ; plus de 2 000 l'ont été en 2005.

Le commerce n'est pas toujours en cause. Nombre d'introductions ont été délibérées, parfois même encouragées par le pouvoir central pour pallier le problème environnemental. Certaines espèces d'herbes d'Amérique du Nord ont par exemple été mises en culture dans l'ouest de la Chine pour prévenir l'érosion des sols. L'une d'elles, Spartina alterniflora Loisel, est devenue invasive dans l'est du pays, causant des dommages aux écosystèmes côtiers. La belle et redoutable jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes) a également été amenée à dessein. "Les paysans ont été encouragés à la cultiver sur les plans d'eau pour fournir un complément alimentaire au bétail", explique Richard Mack. Hélas, le bétail ne l'apprécie guère et elle a tant proliféré qu'elle entrave désormais la navigation sur les canaux de Chine méridionale, tout en menaçant le fonctionnement de certains barrages hydroélectriques.

Le phénomène est d'autant plus soudain en Chine que le pays "a pendant longtemps été isolé d'un point de vue économique, de même qu'il représente un espace biogéographique relativement isolé avec la mer d'un côté, la montagne de l'autre", explique Philippe Jarne, chercheur au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE).

La rupture de cet isolement n'est pas tout : les transports intérieurs, vecteurs de dissémination, se développent et se modernisent rapidement.

"Les conséquences pour la Chine vont être lourdes, car c'est encore un pays majoritairement rural : les déprédateurs des cultures y trouvent un environnement très favorable, ajoute M. Jarne. De plus, la biodiversité locale est très riche, et on peut prévoir une forte érosion du nombre d'espèces."

Selon Richard Mack, Pékin prend peu à peu la mesure du problème et surtout de ses répercussions économiques. "Il n'y a pas de fatalité, juge le chercheur. Il faut mettre en place et faire respecter les quarantaines et prendre le même type de mesures lorsqu'une espèce est accidentellement introduite que lorsqu'un foyer épidémique se déclare."

Et quand bien même une espèce aurait déjà pris pied sur le territoire, de telles mesures demeureraient justifiées. Des travaux de chercheurs du CEFE, publiés mi-mars dans la revue Current Biology, montrent en effet que l'adaptabilité d'une espèce importée à son nouveau milieu - donc sa capacité à devenir invasive - est d'autant plus grande que le nombre d'introductions distinctes y est élevé.
Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 08.04.08.
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ZONES TEMOINS !!!

Posté le 07.04.2008 par ecoville
Les balcons du massif de l'Estérel.

Il existe trois réserves biologiques sur le massif. Aujourd’hui, vous allez les unir et en étendre la surface pour créer une unique grande réserve. Quelle est l’importance de cette démarche ?
D’abord, c’est une volonté très forte de transmettre ce patrimoine aux générations futures. Nul ne sait si une plante présente sur ce massif pourra être un jour à la base d’un médicament pour lutter contre le cancer ou contre le sida. Nous avons besoin de zones témoins de la biodiversité et de les conserver dans le meilleur état biologique possible. Il s’agit de gros réservoirs de biodiversité à léguer aux générations futures. Deuxièmement, nous souhaitons en faire un laboratoire en plein air pour l’observation des changements climatiques. Il y a une présence humaine limitée sur le massif, ce qui permet de mieux observer l’impact. Le projet est de travailler avec des scientifiques locaux par des accords de recherche avec les universités de la région.

L’extension de la réserve ce fait grâce au mécénat d’Ushuaïa. Comment s’est mis en place ce partenariat ?
Les entreprises qui viennent nous voir doivent accepter notre charte mécénat et respecter un certain nombre de principes comme l’éco-responsabilité, l’engagement éthique et social. L’ONF est heureux du partenariat exemplaire avec Ushuaïa qui a débuté après les tempêtes de 1999. Depuis près de huit ans, cet engagement durable a permis la restauration de quatre arboretums remarquables. Aujourd’hui l’entreprise finance l’extension de la réserve biologique au sein du Massif de l’Esterel qui recouvrira 1300 hectares au lieu de 500 aujourd’hui.

Comment voyez-vous la contribution d’entreprises privées à la protection de l’environnement ?
Nous sommes demandeurs de ce genre de partenariat avec des entreprises. Au-delà de l’aspect financier, ça sert de caisse de résonance pour sensibiliser les gens à ce que nous faisons. C’est aussi une façon de poser des regards croisés de cultures différentes su un sujet donné. La réflexion qui vient d’un autre milieu aide à voir les choses différemment et à développer la recherche. Pour moi, tout ce qui permet un décloisonnement des cultures et des idéologies fait avancer la société. C’est très enrichissant.


Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

Il FAUT CHOISIR !!!

Posté le 07.04.2008 par ecoville
Photo : Smictom

Un panneau affichant la pub de la Smictom dans les Côtes d'Armor.

La collectivité costamoricaine en charge des déchets, le Smictom, a voulu marquer le coup de la Semaine du développement durable avec une campagne de pub incitant ses 130 000 usagers à produire moins de déchets. L’opération colle avec le thème de cette édition, « consommer et produire durable », mais pas avec les critères d’évaluation du Bureau de vérification de la publicité (BVP). A la suite de la demande d’un afficheur, la société Metrobus, l’association des professionnels de la pub a en effet rendu un avis défavorable à la diffusion.

« Cette campagne nous paraît de nature à porter gravement préjudice à des secteurs économiques voire, à des marques identifiables de produits » affirme le directeur général de la BVP dans l’avis rendu le 5 mars. « Alors que le BVP a par le passé fait preuve d’un certain laxisme envers certains annonceurs, en invoquant des manques de moyens et un rôle uniquement consultatif, il est scandaleux, de le voir s’opposer à des messages éco responsables émis par une collectivité en direction des citoyens et qui surtout ne vend rien du tout », souligne Bruno Genty, responsable du dossier déchets pour la fédération France Nature Environnement.

Les marques victimes du marketing
"Non au développement jetable. L'achat réfléchi, vous y avez un intérêt" est le slogan qui incite à privilégier les produits réutilisables par rapport aux produits à usage unique (rasoir à lames remplaçables à la place du rasoir jetable) ou les produits sans emballages (eau du robinet à la place de l’eau en bouteille). « Il est vrai qu’on ne peut que reconnaître certaines marques du fait du marketing qu’elles font depuis des années», explique Clément Mahé, responsable du pôle prévention et optimisation des déchets au Smictom. La collectivité a ensuite modifié certaines affiches pour aller dans le sens voulu par le BVP avant l’affichage. Métrobus, qui gère les espaces publicitaires sur les bus de l'agglomération, a toutefois refusé d'apposer cinq de ces visuels sur sept en raison de l'avis négatif du BVP.

Smitcom a néanmoins souhaité garder l’humour de certaines affiches. On lit alors : « Zéro vitamine dans les emballages », pour conseiller d’acheter des fruits en vrac. Le BVP avait pour sa part affirmé, en citant ce slogan en exemple, que « certains projets peuvent comporter des informations fausses ou trompeuses ». Si ça se trouve, il y a des vitamines dans les barquettes de polystyrène !

Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

AUTOUR DES PLANTES !!!

Posté le 07.04.2008 par ecoville
Photo : weleda

Vous connaissez peut-être le packaging orange et la bouteille vert foncé de l’huile de massage à l’arnica, produit phare de Weleda. Mais saviez-vous que cette huile est fabriquée par ces mêmes laboratoires depuis 1926 ? Chez Weleda, le travail autour des plantes et de leurs vertus dure depuis 85 ans.

Nés à l’initiative d’un groupe de médecins et de pharmaciens, les laboratoires Weleda ont été crées pour répondre à un manque de médicaments naturels, à la base de la médecine anthroposophique. Cette pratique, qui intègre les dimensions matérielles et spirituelles de l’être humain, a été créé au début du XXe siècle par le scientifique et philosophe d’origine autrichienne Rudolph Steiner. Il se trouve que celui-ci est aussi à l’origine de l’agriculture biodynamique, un système qui se rapproche de l’agriculture biologique car il proscrit l’utilisation de pesticides et d’autres entrants chimiques, mais qui rajoute « une philosophie qui fait de la terre un organisme vivant qui mérite qu’on en prend soin », explique-t-on chez Weleda. Une production respectueuse de la nature a donc toujours accompagné cette entreprise qui emploie aujourd’hui plus de 700 matières premières d’origine végétale et minérale pour la fabrication d’environ 3000 médicaments et 80 produits de soins.

Avec une croissance de 20 à 25% par an, Weleda est conscient de la nécessité de préserver sa filière plante pour l’avenir. Elle œuvre alors pour la réduction de la récolte de plantes sauvages au profit de nouvelles cultures biodynamiques. C’est le cas, par exemple de l’Edelweiss. Grâce à un programme de recherche de 10 ans, il est désormais possible de mettre cette petite fleur des Alpes en culture au lieu de la prélever dans la nature. Ce n’est pas le cas de l’arnica qui ne peut être trouvé qu’à l’état sauvage. Des programmes de protection de la biodiversité et des sites de récolte ont donc été mis en place. Un programme de récolte raisonnée de l’arnica a été mis en place dans les Hautes Vosges.

Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

DESERTIFICATION !!!

Posté le 07.04.2008 par ecoville
Des touristes escaladent une dune au Vietnam. Plus de 9 millions d'hectares sont menacés de désertification dans ce pays de l'Est asiatique.

Source : F. ZELLER / AFP

MER CASPIENNE !!!

Posté le 06.04.2008 par ecoville
La Mer Caspienne
crédit : Jeff Schmaltz, MODIS Rapid Response Team, NASA/GSFC
Nous apprenons sur les bancs de l'école que la mer Caspienne est la plus grande mer intérieure de la Terre. Quant au fait qu'elle soit l'une des plus grandes sources de problèmes écologiques pour l'immense bassin de la Caspienne, c'est durant toute notre vie que nous l'entendons.

Les oscillations du niveau de la Caspienne n'étonnent personne. Cependant, lorsque se produit une nouvelle inondation de plusieurs milliers d'hectares de terres sur lesquelles vivent des dizaines, sinon des centaines de milliers de personnes, ce fait habituel acquiert l'envergure d'un véritable cataclysme. D'après les prévisions des écologistes, la période actuelle d'élévation du niveau de l'eau de la Caspienne, qui a commencé à la fin des années 90 du siècle dernier, durera à peu près jusqu'en 2040. Au final, le niveau de la mer s'élèvera d'un mètre et demi.

Cela suppose de lourdes conséquences pour l'ensemble des pays de la région. On peut s'attendre à ce que des milliers d'hectares de terres soient de nouveau submergés et que par conséquent des dizaines de localités se retrouvent dans la zone sinistrée. Il suffit de rappeler que la précédente élévation, de 2,5 m, du niveau de la mer entre 1978 et 1995 avait entraîné une détérioration considérable de la situation écologique, économique et sociale dans les régions concernées. Selon les estimations des spécialistes, le préjudice économique total causé à tous les pays riverains par l'augmentation du niveau de la Caspienne avait alors atteint 40 milliards de dollars.

Cependant, selon de nombreux scientifiques, la raison de l'immense préjudice causé à l'économie n'est pas l'élévation du niveau de la mer, mais l'utilisation déraisonnable et inconséquente de la bande de terres constituant la fameuse zone à risque, et comprenant des terrains émergés après la baisse du niveau de la mer en 1929. Naturellement, les bâtiments construits dans cette zone à risque furent inondés et partiellement détruits. A présent, l'inondation de ce territoire mis en valeur et pollué par l'homme entraîne une situation écologique catastrophique provoquée non pas par des processus naturels, mais par une activité économique déraisonnable.

Depuis quelque temps, les ressources énergétiques de la Caspienne sont considérées comme un facteur déterminant pour la sécurité énergétique des principaux acteurs de la politique mondiale. Selon les estimations, les réserves de pétrole de la région dépassent 200 milliards de barils, ce qui la place en deuxième position dans le monde après le Proche-Orient. La prospection et l'exploitation des gisements de pétrole représentent la principale source de pollution. Des travaux de prospection géologique de grande envergure se poursuivent : de nouveaux gisements de pétrole et de gaz ont été découverts, le débit des vieux gisements augmente, une plus grande attention est accordée à la création de l'infrastructure. Ce n'est pas par hasard que les niveaux de pollution due au pétrole dépassent déjà de 1,5 à 11,8 fois les normes admissibles dans diverses parties de la Caspienne. Selon les statistiques internationales, lors de l'exploitation des gisements de pétrole maritimes, 0,1% du pétrole extrait s'échappe dans la mer. Si le volume d'extraction prévu atteint 100 millions de tonnes par an vers 2015, voire plus tôt, le volume de la pollution pourrait atteindre cent mille tonnes par an.

Un très grand nombre d'esturgeons de la Caspienne, uniques en leur genre, principaux producteurs de caviar, ne survivent pas dans la mer. Les écologistes tirent la sonnette d'alarme. D'après eux, cela est dû à la migration de substances toxiques qui se concentrent dans l'organisme des êtres vivants. Tout cela alors que la pêche illégale et non réglementée est déjà à l'origine de la diminution de plus de 80% du nombre d'esturgeons dans la Caspienne.

Malgré les assurances des consortiums internationaux spécialisés dans l'extraction d'hydrocarbures, même l'emploi de technologies ultramodernes et l'argent alloué pour assurer le maintien de la sécurité écologique ne peuvent être considérés comme suffisants pour sauvegarder la population d'esturgeons. D'après les renseignements d'experts indépendants, le principe "zéro rejet" proclamé par les grandes compagnies qui exploitent les gisements ne fonctionne pas aujourd'hui. 1 à 1,5 million d'esturgeons périssent tous les ans en raison des rejets de pétrole dans les eaux de la Caspienne.

Mais l'exploitation des gisements d'hydrocarbures n'est pas l'unique menace pour la sécurité écologique de la région. L'accroissement du nombre de villes riveraines (plus de 200 villes et localités moyennes se trouvent actuellement dans la zone riveraine de la Caspienne), ainsi que la renaissance du potentiel industriel des ex-républiques soviétiques entraînent, en plus d'avantages évidents, toute une série d'inconvénients. Le déversement de l'eau des égouts possède les effets les plus néfastes. Les pays riverains rejettent tous les ans dans la mer Caspienne au moins 40 millions de m3 d'eau provenant des égouts, et il ne s'agit pas que des effluents urbains et agricoles. Les déchets industriels qui pénètrent dans la mer sans passer par des installations d'épuration un tant soit peu efficaces représentent le principal danger pour le milieu écologique. L'absence presque totale d'entreprises de retraitement des déchets industriels dans les Etats riverains (à l'exception de la Russie et, partiellement, l'Iran) est aujourd'hui l'une des principales causes de la situation écologique désastreuse de la Caspienne.

Il convient d'ajouter à tout cela la responsabilité des navires, dont le nombre ne cesse de s'accroître, en particulier la flotte des pétroliers des Etats riverains, ainsi que le processus de militarisation de la Caspienne. Tout cela perturbe également la situation écologique, bien que dans une moindre mesure. D'ailleurs, les processus naturels qui se déroulent au fond de la Caspienne ne contribuent pas non plus à l'amélioration de la situation. Cependant, le pessimisme des analyses écologiques ne signifie nullement que les gouvernements des pays de la Caspienne restent les bras croisés et observent impassiblement ce qui se produit.

Un programme écologique de la Caspienne est en application depuis 1998 sur décision des gouvernements des cinq pays riverains en vue d'assainir et de rétablir la situation écologique dans la région. 10 centres régionaux thématiques de la Caspienne destinés à régler divers aspects de la protection de l'environnement dans la région ont été créés dans le cadre de ce programme. Il s'agit, entre autres, des centres "Lutte contre la désertification" qui se trouve à Achkhabad, "Oscillations du niveau de la Caspienne" à Almaty et du centre "Diversité biologique" à Atyrau.

Il existe également des programmes finalisés au niveau national. Ainsi, le ministère kazakh de l'Environnement a élaboré et mis en oeuvre des règles d'évaluation du préjudice économique causé par la pollution de l'environnement, qui fournissent une méthode d'évaluation des dommages causés par le pétrole déversé dans la mer. La compagnie TenguizChevrOil (TCE) en a déjà fait les frais à la fin de l'année dernière. En se basant, entre autres, sur ces règles, le gouvernement kazakh a infligé à cette entreprise une amende de 609 millions de dollars pour violation de la législation écologique.

L'Azerbaïdjan a élaboré et mis en oeuvre un plan d'ensemble visant à améliorer la qualité de l'environnement et à atteindre l'objectif suivant : nettoyer le littoral et, en perspective, tout le secteur azerbaïdjanais de la Caspienne de tous les types de pollutions. Il existe aussi différents projets en ce sens. Par exemple, la Compagnie pétrolière nationale a élaboré son propre programme écologique pour 2006-2010 visant, pour l'essentiel, à nettoyer les 2 700 hectares de territoire de la presqu'île d'Apchéron. 630 millions de dollars seront alloués pour la mise en oeuvre de ce programme.

En Russie, toute une série d'institutions et de départements spécialisés se penchent depuis plusieurs années déjà sur les problèmes écologiques de la Caspienne. Parmi eux, un rôle particulier revient à l'Institut de recherche caspien dans l'industrie de la pêche (CaspNIIRH) qui surveille minutieusement les ressources biologiques de la Caspienne et travaille, en coopération étroite avec des organisations appropriées, en vue de sauvegarder la faune de la Caspienne, unique en son genre.

Les départements régionaux du ministère russe des Ressources naturelles agissent également au Daghestan, en Kalmoukie et dans la région d'Astrakhan (sud de la Russie) en vue de sauvegarder la biodiversité de la Caspienne. Un programme de lutte contre le braconnage et la pêche illégale des esturgeons et d'autres espèces est en cours d'application. Le Turkménistan et l'Iran possèdent des programmes analogues.

Cependant, malgré l'accroissement du nombre de centres de recherche et de programmes finalisés de toutes sortes, la liste des problèmes écologiques dans la Caspienne ne diminue pas. De nombreux observateurs estiment que cette situation est la conséquence directe de l'absence de règlement du principal problème: le statut de la Caspienne. Les experts affirment que, si l'on trouve la clef du règlement de cette question, cela marquera un tournant dans le règlement des autres problèmes de la région, y compris écologiques.

Mais pendant que les hommes politiques discutent, la situation écologique de la mer ne s'améliore pas. L'ensemble des pays riverains a signé il y a peu une convention sur la protection de la Caspienne, mais son adoption ne signifie pas son application.
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Auteur
Par Ilgar Velizade (Bakou) - RIA Novosti
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur
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Auteur
RIA Novosti

LILLE DURABLE !!!

Posté le 04.04.2008 par ecoville
Photo : DR

Une démonstration de lave-linge écolo lors de l'édition 2007

Lille s’implique dans le développement durable. Alors que la ville s’est engagée depuis 2000 dans la mise en œuvre de son Agenda 21, qui vise à respecter des critères environnementaux, de nombreuses animations auront lieu jusqu’à lundi dans le cadre de la Semaine nationale du développement durable.

Les poubelles des pays riches

Aujourd’hui, un grand village festif se tiendra, de 11 heures à 18 h 30, place Richebé. Des associations et des entreprises lilloises informeront les citoyens des choix de consommation que chacun peut appliquer au quotidien : économies d’énergie, limitation des déchets d’emballage, agriculture biologique ou encore commerce équitable.
Après la tenue du Grenelle régional de l’environnement, en octobre dernier, la Maison régionale de l’environnement et des solidarités (MRES) se satisfait que ce concept avance dans les esprits, mais souhaite que l’on y associe la solidarité internationale : “Ce Grenelle a été une belle avancée démocratique, mais le développement durable ne peut se faire sans la solidarité internationale. Les pays émergents ne doivent pas être les poubelles des pays riches”, souligne Audrey Delemer, chargée de communication de la MRES.

Bâtiment à énergie positive

Autre conséquence de cette prise de conscience, les entreprises s’y mettent aussi ! Bouygues va construire à Lille l’un des premiers bâtiments à énergie positive de France. Ce bâtiment, de plus de 13 000 m2, produira en 2011 plus d'énergie qu’il n’en consommera. Il abritera les Archives départementales du Nord, pour le compte du conseil général du Nord.
Mathieu Pagura

Mathieu Pagura
Metrofrance.com, à Lille

ECOLOGIE ET FENG SHUI !!!

Posté le 03.04.2008 par ecoville
Photo : Laurence Dujardin

La maison de Laurence Dujardin est construite en bois, selon les principes du Feng Shui.

Où trouver Laurence Dujardin

Laurence Dujardin a écrit « Créez ou aménagez votre maison Feng Shui », Le courrier du livre, 187 pages, 22 euros.

Info : www.laurencedujardin.com



On entend le plus souvent parler du Feng Shui en termes de décoration d ‘intérieur : éviter les miroirs dans les chambres, privilégier les plantes à bouts ronds, libérer le centre de la maison et de chaque pièce pour favoriser la libre circulation de l’énergie (le chi)… Cette science chinoise, qui remonte à plus de 3 500 ans, livre en réalité un message plus universel qui prend en compte le rapport de l’individu à son environnement et la poursuite d’une coexistence harmonieuse par l’aménagement de son habitat.

Bien choisir son habitation
« Littéralement, « feng » signifie vent, et « shui », eau, faisant référence à notre environnement : la terre, les montagnes, les cours d’eau et à l’interaction entre tous », explique Laurence Dujardin consultante en Feng Shui. C’est pourquoi, avant de penser à la décoration, il faut essayer de trouver un lieu le plus paisible possible pour habiter. En ville, on peut rechercher la proximité d’espaces verts, par exemple. Si l’on fait construire, le choix de terrain sera primordial.

Laurence Dujardin a choisi un terrain en bordure de forêt dans les Yvelines (Ile-de-France) pour faire construire sa maison, qui marie principes écologiques et Feng Shui. La maison est entièrement construite en bois selon une technique allemande d’isolation par l’extérieur en fibre de bois. « La maison respire naturellement, ce qui est très positif pour le chi», explique-t-elle. S’inspirant des principes de la construction bioclimatique, l’orientation de la maison a été soigneusement étudiée pour utiliser au mieux la chaleur du soleil, même en hiver. « Nous avons ainsi moins besoin de chauffer, ce qui nous fait faire des économies ». Une chaudière à granulés de bois chauffe les 300m2 de surface avec une dépense d’environ 1000 euros par an pour le chauffage et l’eau chaude.

Encore, selon les principes du Feng Shui, le centre de la maison est entièrement dégagé et aménagé en patio. Cet espace vert au centre de la maison est aussi un puits de lumière qui permet de bénéficier de la lumière du jour par l’intérieur. Autour du patio, on trouve les 8 autres zones du Bagua, un carré qui divise, comme un sudoku, la maison en carrés, correspondants chacun à un champ de la vie : l’amour, la réputation, l’abondance, la carrière… Ce schéma se reproduit dans chaque pièce ce qui permet de les aménager en fonction de ses propres sensibilités. De la galaxie à l’individu, le Feng Shui nous rappelle que nous ne sommes qu’une partie de l’univers et que vivre bien c’est vivre en harmonie avec la nature.
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