NATURE
Posté le 15.05.2007 par ecoville
Richard Bouhet AFP ¦ La Réunion se préparait lundi à l'arrivée d'une nouvelle "houle australe" gigantesque venue de l'Antarctique, tout en s'affairant à réparer les dégâts causés par un premier passage du phénomène, qui a fait deux disparus ce week-end.
La Réunion se préparait lundi à l'arrivée d'une nouvelle "houle australe" gigantesque venue de l'Antarctique, tout en s'affairant à réparer les dégâts causés par un premier passage du phénomène, qui a fait deux disparus ce week-end.
Selon Météo-France des vagues de 8 à 10 mètres de hauteur, équivalentes à celles observées au cours du week-end, pourraient déferler sur le littoral sud et ouest dans la nuit de lundi et mardi.
Le préfet de l'île a en conséquence interdit pour 24 heures à partir de 15H00 locales (13H00 à Paris) lundi, toutes les activités nautiques ainsi que la circulation piétonne sur le littoral dans l'ensemble des communes des côtes sud et ouest de l'île.
Les recherches ont repris lundi matin à Saint-Pierre (sud) pour tenter de retrouver deux pêcheurs portés disparus depuis que leur bateau a fait naufrage samedi soir.
Provoquée par une tempête dans l'antarctique, à plus de 3.000 km de l'île française de l'océan Indien, la violente "houle australe" a causé d'importants dégâts aux habitations et aux établissements situés sur le littoral ainsi que dans les ports où des dizaines de bateaux ont été coulés ou endommagés.
Le préfet Pierre-Henri Maccioni, qui s'est rendu lundi dans les zones sinistrées, a annoncé la mise en place prochaine d'un "plan événements météorologiques dangereux" destiné à informer la population et à prévoir des recommandations en cas de vents forts, pluies violentes et houles importantes.
De nombreux habitants ont regretté l'absence d'un système d'alerte équivalent à ce qui existe pour les cyclones.
"S'il y avait un accident c'était pour ma pomme", a par exemple déclaré lundi à l'AFP Olivier Rousselier, directeur du complexe des Villas du Lagon à Saint-Gilles, zone balnéaire de la côte ouest, déplorant de ne pas avoir été informé de l'arrivée de la houle.
Sur place, des ouvriers s'affairaient à édifier une petite digue de sable pour protéger les lieux, où Jacques Chirac a passé des vacances.
Au port de Saint-Gilles, pêcheurs et plaisanciers s'activaient lundi à sécuriser les embarcations encore en place, coincées par l'ensablement du port, a expliqué un responsable.
Les hôtels du littoral ont également pris des mesures de "sécurisation", selon les responsables du secteur. "Cela n'a rien à voir avec un tsunami. Tout le monde est à nouveau opérationnel" a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Bordier, président de la fédération des syndicats du tourisme.
Le secteur, déjà fortement éprouvé par l'épidémie du chikungunya en 2006 et le passage du cyclone Gamède fin février, a engagé dès dimanche une communication auprès des tour-opérateurs pour les rassurer.
La Réunion n'a accueilli l'an dernier que 280.000 touristes - 130.000 de moins qu'en 2005 - soit une baisse des recettes de 110 millions d'euros, selon le dernier bilan du Comité régional du tourisme.
Les événements du week-end n'ont pas fait que des malheureux. Trois tortues marines ont ainsi réussi à s'échapper des installations d'élevage de la ferme Kelonia de Saint-Leu, un centre de recherche qui a été dévasté. "J'espère qu'elles ont pu passer la barrière de corail", a confié le directeur du centre, Stéphane Ciccione.
© 2007 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 14/05/2007 - 13h18
dernière mise à jour : 15/05/2007 - 07h48
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Posté le 14.05.2007 par ecoville
Posté le 14.05.2007 par ecoville
Une houle géante sème la panique à la Réunion: deux disparus
Rivage à Saint-Denis-de-la Réunion en aout 2005
Rivage à Saint-Denis-de-la Réunion en aout 2005 Photo: Richard Bouhet/AFP
Une houle géante venue de l'Antarctique a semé la panique à la Réunion, où deux pêcheurs étaient portés disparus dimanche, après le naufrage de leur bateau dans la nuit.
Le phénomène a provoqué d'importants dégâts sur les côtes ouest et sud de cette île française de l'océan Indien et obligé les secours à faire évacuer plusieurs habitations.
La houle est arrivée subitement samedi soir à Saint-Pierre (sud), alors que la mer avait été calme l'après-midi, selon des témoins.
Un petit bateau de pêche qui rentrait au port a pris de plein fouet une énorme vague et a coulé aussitôt. Ses occupants, deux frères de 50 et 56 ans, ont disparu dans les flots. Un témoin a raconté avoir vu le bateau "cassé en deux", puis deux personnes "se débattant dans l'eau".
Des recherches aériennes et maritimes entreprises immédiatement n'ont pas permis de retrouver les deux pêcheurs. Elles se sont poursuivies dimanche dans une mer démontée. Trois pompiers partis samedi soir au secours des naufragés ont dû eux-mêmes être secourus par un navire de la gendarmerie, dans la nuit, leur canot pneumatique ne pouvant plus rentrer au port.
A terre, la houle, d'une hauteur de 11 mètres par endroits, selon Météo France, a semé la frayeur parmi les habitants.
"Il était 21H30 lorsqu'une vague est arrivée dans la salle du restaurant où les clients dînaient. Tout le monde est parti en courant", a raconté Frédéric Beaucourt, propriétaire d'un établissement du front de mer à Saint-Pierre.
Plusieurs maisons ont été envahies par les eaux pendant la nuit. Cinq familles ont dû être évacuées.
A Saint-Gilles (côte ouest), "de nombreuses embarcations ont coulé ou été endommagées, des passerelles d'accès aux bateaux emportées et le port a été ensablé sous l'effet de la houle", selon la préfecture.
Cinq embarcations ont coulé à Saint-Pierre et 10 à Saint-Leu, mais aucun dégât n'a été constaté sur les infrastructures, selon la même source.
Un festival de musique qui rassemblait 6.000 personnes a dû être interrompu dans la nuit à Saint-Leu.
De nombreux Réunionnais ont déclaré n'avoir jamais assisté à un tel phénomène.
Selon Météo France, il s'agit d'une "houle australe" qui "se rencontre périodiquement pendant l'hiver". L'épisode actuel, selon Jacques Ecormier, prévisionniste, est dû à une tempête dans le sud de l'océan Indien, à proximité des Kerguelen. Ses vents ont généré une forte houle qui s'est déplacée vers le nord-est avant de déferler sur les côtes de la Réunion. "Le même phénomène pourrait se reproduire lundi en fin de journée", a-t-il indiqué.
Dimanche, des vagues de 4 à 5 mètres étaient toujours observées dans l'ouest et le sud. Plusieurs maires ont pris des arrêtés interdisant la circulation sur le front de mer.
La préfecture a appelé à la "plus grande prudence".
A Paris, le ministre de l'Outre-mer Hervé Mariton a assuré que ses "pensées" allaient "aux familles et amis des pêcheurs, ainsi qu'aux sauveteurs qui risquent leurs vies".
Lui aussi a recommandé "la plus grande prudence".
Par Idriss ISSASAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 14.05.2007 par ecoville
Le futur, mode d’emploi
Joël de Rosnay explique « le monde comme il vient » dans 2020, les scénarios du futur, son nouveau livre.
Le livre
2020 : Les Scénarios du futur
Joël de Rosnay
Des idées et des hommes
21 €, 240 pages
www.scenarios2020.com
En février dernier, un dossier spécial de Metro (que vous pouvez retrouver sur Metrofrance.com) imaginait le monde dans 5 ans. C’est à une échéance encore plus lointaine que Joël de Rosnay consacre son nouveau livre, en écrivant les scénarios de 2020 et leurs « nouveaux horizons riches de promesses mais aussi lourds de menaces pour l’homme ». Le livre reprend cinq conférences données par l’auteur sur la « complexité » des sociétés modernes, l’Internet du futur, l’énergie et le développement durable, les biotechnologies, les « environnements intelligents et l’interface homme-machine ». Un panorama très clair des changements qui nous attendent et quelques leçons simples pour les négocier au mieux. Extraits.
Internet
« La convergence technologique rend la prospective difficile. (…) De temps à autre, des phases d’accélération se produisent au cours desquelles des technologies révolutionnaires explosent (c’est le cas du sans fil, du satellite, du multimédia, du haut débit…) « se marient » et créent de nouveaux enjeux et services.
Dans ce contexte, Internet est loin de ressembler à la description qui en a été faite il y a dix ans… On a coutume de réduire Internet à une technologie de l’information et de la communication (une « TIC ») ou à un nouveau média. D’une certaine manière, c’est sans doute vrai, mais cette définition est totalement réductrice.
Internet n’est pas une TIC, mais une technologie de la relation (une « TR »). La messagerie électronique, les bavardages et les forums de discussion (les fameux « chats ») ont bouleversé Internet et l’ont institué en tant qu’outil de relation. Internet ne peut être réduit à un nouveau média qui s’ajouterait à l’imprimerie, à la radio, à la télévision ou encore à La Poste. Toutes ces fonctionnalités (le texte, la radio, la télé ou le courrier) existent aussi sur Internet. Davantage qu’un « média des médias », Internet est un « écosystème informationnel ».
L’énergie
« Au cours des vingt prochaines années, les voitures à pile à hydrogène (on dit aussi à combustible ou PAC) fonctionnant à l'hydrogène devraient prendre le relais. La PAC n'est plus une innovation de science-fiction… Elle est déjà utilisée en astronautique et en aéronautique. Pour que son développement se généralise, il faut que l'on soit capable de produire des versions « micro » pour les téléphones et les micro-ordinateurs, des versions « moyennes » domestiques pour les maisons et les voitures et des versions de capacité importante pour alimenter des quartiers entiers."
La santé
"Au cours des importants développements scientifiques et technologiques de ces dernières années dans le domaine des biotechnologies, on a pu constater que le moléculaire, le numérique et le mécanique entraient en interdépendance. Cette convergence se traduit par des relations toujours plus étroites entre biotechnologies, info technologies, nanotechnologies et microélectronique.
Grâce à l'ordinateur il est devenu possible, non seulement de visualiser des molécules complexes, mais de vérifier les modifications que l'on pouvait réaliser, d'abord en numérique et ensuite au laboratoire. L'essor d'outils puissants, tels que le microscope à effet tunnel (MET), le microscope à force atomique (MFA), les bio transistors et l'électronique moléculaire ouvrent des voies nouvelles. Les percées réalisées dans la mise au point de nouveaux médicaments à partir du décryptage du génome humain s'appuient sur une relation toujours plus étroite entre biologie et informatique."
Les objets
"Les objets vont devenir "intelligents". Ils vont communiquer entre eux créant des environnements interactifs dans des lieux divers, maison, bureau, hôtels, entrepôts, magasins… Cette révolution technologique aura un impact déterminant sur de nombreux secteurs de notre vie quotidienne.
Notre communication actuelle avec les machines est biomécanique : une impulsion de la main sur un interrupteur, une poignée, ou un volant. Plus récemment, la télécommande, le clavier sans fils, la souris, ont étendu notre capacité de communication à distance avec téléviseurs ou ordinateurs. Mais les environnements intelligents vont apporter une nouvelle dimension aux logements et aux bureaux. En devenant "proactifs" plutôt que seulement passifs. Un environnement passif, tel que l'avait prévu la domotique, consiste surtout à demander aux personnes d'effectuer un certain nombre d'opérations pour que leur environnement réponde à leurs souhaits ou à leurs besoins. Au contraire, un environnement proactif va capter des paramètres biologiques. Dans les applications de biométrie, par reconnaissance des visages ou de l'iris, l'interface informatique identifiera une personne. La pièce pourra alors s'adapter à l'éclairage, l'ambiance sonore, ou la climatisation que cette personne souhaite."
Posté le 14.05.2007 par ecoville
POLLUTION
Depuis vendredi, la consommation d'eau du robinet est interdite à Barr, Gertwiller et Mittelbergheim. En cause, la présence de germes fécaux dans le réseau d'eau potable. De nouveaux résultats d'analyses devraient révéler aujourd'hui si des risques persistent.
Posté le 13.05.2007 par ecoville
Daryl Hannah, la jolie sirène romantique de SPLASH, s'est retirée vivre dans le Colorado où elle s'est fait construire une maison à énergie solaire en utilisant tous les matériaux que lui proposait Dame Nature (cheminée réalisée avec les pierres du jardin, canapé en mousse…) qui se fond dans le paysage, roule en voiture qui carbure à l'huile de fast-food et mange les produits de son jardin bio.
Posté le 13.05.2007 par ecoville
Le monde
Une nageoire de requin mécanique pour produire du courant électrique ! Le concept inventé par Tim Finnigan, Canadien installé en Australie, est plutôt original. Adepte de la biomimétique - consistant à copier le monde animal et végétal -, le fondateur de BioPower Systems, par ailleurs professeur d'ingénierie marine à l'université de Sidney, a mis au point deux systèmes sous-marins de conversion d'énergie. "Pour produire de l'électricité à partir des vagues, sans grosse structure, le plus efficace était d'observer les systèmes qui survivent le mieux dans l'océan", explique-t-il.
Le Biostream, inspiré des nageoires caudales du thon et du requin, est une structure en acier et matériaux composites. Cette "queue artificielle", pouvant être fixée jusqu'à 45 m de profondeur, pivote sur 3600 en fonction des courants. Ses mouvements sont transmis à un générateur magnétique, qui les transforme alors en courant électrique. Même procédé pour le Biowave, qui reproduit la forme du kelp, une algue géante, mais qui exploitera, lui, les mouvements des vagues et sera installé plus près des côtes. Dans les deux cas, le courant produit est transmis via un câble sous-marin jusqu'au continent. Un Biowave de 25 m de hauteur devrait permettre de produire 1 MW. Un Biostream de 18 m de long devrait produire autant.
BioPower Systems prévoit de commercialiser 3 modèles, à 500 kW, 1 MW et 2 MW. "Cela pourra fonctionner comme un parc, en réseau, avec des dizaines de dispositifs reliés par le même câble, pour produire 100 MW", prévoit M. Finnigan.
Principal avantage, selon le concepteur, par rapport à d'autres systèmes marémoteurs : ces structures s'adaptent aux conditions extérieures. En cas de fortes vagues, le Biowave pourra se replier sur le sol, en mode sécurité. Autre atout, son impact réduit sur l'environnement, puisqu'il est invisible de l'extérieur et ne représente a priori pas de danger pour les animaux marins. Il pourrait en outre être compatible avec la circulation maritime de bateaux de petite taille.
Des mini-prototypes sont actuellement testés en Tasmanie. Le premier essai en milieu naturel à grande échelle est prévu en 2008, et BioPower Systems espère commercialiser ses produits fin 2009. Les marchés visés par M. Finnigan sont ceux prêts à investir dans des énergies alternatives : l'Europe de l'Ouest et le continent américain.
Sydney (intérim)
Posté le 12.05.2007 par ecoville
FIGARO
Huit millions d'habitants des villes disent vouloir s'installer au vert. Un million de plus que l'an dernier.
LES VILLAGES français se repeuplent : ce phénomène constaté il y a une dizaine d'années ne cesse de s'amplifier. De plus en plus de citadins sont décidés à délaisser les embouteillages et les logements étroits pour le grand air et les vastes étendues de verdure. En 2007, ils seraient un million de plus qu'en 2005 à vouloir quitter la ville, selon un récent sondage BVA (1) réalisé pour le Centre national pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles (CNASEA).
Concrètement, huit millions de Français rêvent aujourd'hui de se mettre au vert alors qu'ils étaient sept millions il y a deux ans. Il s'agit pour moitié de personnes actives et, parmi elles, près d'un quart envisagent à cette occasion une reconversion professionnelle. Bref, la qualité de vie avant la carrière.
Combien sautent le pas ? Impossible à dire avec précision mais, selon le dernier recensement de l'Insee, les zones rurales à la grande périphérie des villes connaissent une poussée démographique. C'est même « la contribution la plus forte à la croissance de la population française ». Les raisons de cet engouement sont multiples, explique Jean Viard, sociologue au CNRS et spécialiste de l'évolution des espaces.
«La société barbecue»
Il y a d'un côté ceux qui aspirent à plus d'espace et investissent dans une maison avec piscine. « C'est la société barbecue où les liens sociaux sont structurés par la culture des vacances. La maison n'est plus seulement ouverte à la famille mais de plus en plus aussi aux amis », explique Jean Viard. Mais il y a des foyers plus modestes qui fuient la ville aux loyers trop chers et se réfugient dans les zones rurales, souvent défavorisées. « Dans des proportions variables, ces mouvements de population touchent l'ensemble du territoire », note le sociologue. En dix ans, quatre millions de Français ont changé de région.
Parallèlement, l'économie s'est déplacée, facilitée par le développement d'Internet et du TGV : les citadins ont implanté leur savoir-faire dans les campagnes où de nombreuses petites entreprises fleurissent. Les « rurbains » ont également investi les associations, selon Martin de la Soudière, autre chercheur au CNRS, spécialiste du milieu rural.
Auteur d'une étude sur les déplacements de populations dans le Jura et en Auvergne, il a par ailleurs constaté que nombre de citadins regagnaient les villages dont ils sont originaires. « Ce retour aux sources s'explique par le besoin de retrouver la famille au sens large, les parents mais aussi les oncles et tantes », avance-t-il. Pour ces « enfants du village », le retour au bercail n'est pas un problème. Mais pour les autres, la greffe est parfois difficile. « Cette cohabitation peut être à l'origine de tensions, admet Jean Viard. Autrefois, les villageois se plaignaient d'être abandonnés, maintenant ils se sentent parfois envahis. »
D'autant que les citadins ne sont pas seuls à conquérir les villages. Belges et Britanniques continuent à s'y installer par milliers chaque année. Il est vrai que la campagne française reste l'une des moins chères d'Europe.
(1) Sondage réalisé les 13 et 14 avril auprès d'un échantillon représentatif de citadins de 457 personnes.
Posté le 12.05.2007 par ecoville
METRO
Freiner de 50% la déforestation tropicale: essentiel contre le réchauffement
Déforestation de la forêt amazonienne dans la région de l'Anapu, dans le nord du Brésil en mai 2005
Déforestation de la forêt amazonienne dans la région de l'Anapu, dans le nord du Brésil en mai 2005 Photo: Antonio Scorza/AFP
Une diminution de 50% du taux actuel de déforestation tropicale dans le monde d'ici le début du siècle prochain représenterait jusqu'à 12% du volume total de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixé par le Giec pour 2100, selon une étude publiée jeudi.
Si un tel freinage dans les coupes opérées dans les forêts tropicales se concrétisait, la couverture forestière sauvée permettrait de retirer de l'atmosphère 500 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) annuellement, explique Christopher Field, responsable des recherches écologiques à la Carnegie, une institution privée de recherche.
Ce volume pourrait être crucial pour atteindre l'objectif de réduction du CO2 pour 2100 établi par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) de l'ONU.
Le rythme actuel de déforestation des zones tropicales entraîne une concentration de CO2 dans l'atmosphère de plus 1,5 milliard de tonnes par an qui autrement auraient été absorbées par les arbres coupés, contribuant considérablement au réchauffement de la planète, selon les estimations de ces experts dont le rapport paraît dans la revue américaine Science datée du 11 mai.
Mais réduire la déforestation des zones tropicales dans les pays en développement est une tâche complexe, relèvent-ils.
Traditionnellement, de nombreux pays voient dans leur forêt une ressource économique dont ils estiment pouvoir disposer comme bon leur semble.
Pour contrer cet argument, les solutions proposées consistent surtout en des incitations financières directes pour dissuader les coupes forestières et à mettre en place des plans de gestion forestière pour valoriser différemment la forêt et limiter la déforestation à des zones à haute valeur agricole.
WASHINGTON (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 10.05.2007 par ecoville
Une école très DD
Living School : une école maternelle qui invite les enfants, dès 3 ans, à être des citoyens du monde épanouIs et responsables.
La fiche
Créateur : Caroline Sost
Projet : Living School
www.livingschool.fr
living school recherche
Une aide ménagère/cuisinière pour préparer 20 à 30 repas bio par jour.
Retrouvez Caroline sur Supernature.fr
Une école qui "élève" les enfants, les éduque et leur apprend l'autonomie. Une école qui développe l'harmonie avec soi et les autres, la compréhension du monde. Une école qui, en plus des apprentissages indispensables (lire, écrire, compter), prépare les enfants à être citoyens du monde, épanouis et responsables. Cette école "idéale" existe. "Living School" ouvrira ses portes en septembre prochain. Adossée aux Buttes Chaumont, dans le 19ème arrondissement de Paris elle accueillera des enfants de trois à six ans.
Caroline Sost en est la fondatrice. Titulaire d'une maîtrise en Sciences de l'Education et formée en psychologie et leadership éthique, elle constate que l'école d'aujourd'hui ne prépare pas assez aux étapes de la vie. Selon elle, il est nécessaire de développer les talents et potentiels de chaque enfant pour l'aider à devenir un acteur responsable de la planète et de la société, plutôt que d'en subir les effets. "Living School" veut donner aux enfants les moyens de comprendre et de réagir face aux enjeux mondiaux : catastrophes écologiques, développement durable, inégalités Nord-Sud...
Pour y parvenir, l'équipe enseignante s'appuie sur une pédagogie qui favorise le développement de l'enfant dans sa globalité : intellect, corps, créativité. Le cursus, en conformité avec le programme de l'Education Nationale, permet de sensibiliser l'enfant à l'environnement, à la citoyenneté, au savoir être et vivre ensemble. Petit plus : les cours sont dispensés à 50% en anglais.
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