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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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Date de création :
02.02.2007
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13.10.2008
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NATURE

L' HOMME ETOUFFE LA TERRE !!!

Posté le 26.10.2007 par ecoville
SIPA ¦ SecheresseCoursdeau

La Terre s’épuise. Et l'homme n'est pas peu responsable. C’est le constat des Nation unies après une grande enquête sur l’état environnemental de notre planète. 1400 scientifiques ont ausculté pendant 5 ans la faune, la flore et le climat et ont conclu à l’urgence de la situation. Résultat: un rapport de 550 pages et une batterie de chiffres. Le premier constant, c’est que les animaux sont en danger: 30% des amphibiens, 23% des mammifères et 12% des oiseaux sont tout simplement menacés d’extinction.

Les fleuves s'évaporent

Les océans et les mers ont vu leur population de poissons décroître de 50%. Les sources d’eau douce risque aussi de disparaître de la surface terrestre: un grand cours d’eau sur dix s’assèche chaque année. La belle bleue perd sa surface verte: 73.000 km2 de forêts s’évanouissent chaque année, l’équivalent d’1/7 du territoire français.

Les sols sont surexploités car selon l’étude de l’ONU les terres produisent 40% en plus, comparé aux années 80. Un épuisement accéléré par une démographie galopante de l’espèce humaine: en 20 ans, la planète a gagné 34% de nouveaux habitants, pour atteindre les 6,7 milliards.

Disparition d’un sixième de l’humanité

Des sous-sols fatigués et des nappes phréatiques en souffrance sont des facteurs qui ne laisseront aucune chance à la vie humaine. Les famines, sous-nutrition et la dégradation des ressources en eau font déjà des victimes: 10 millions d’enfants meurent avant l’âge de 10 ans et 3 millions d'êtres humains succombent à cause des eaux contaminées par les maladies (choléra, dysenterie…).

L’exploitation exagérée des richesses et donc le réchauffement climatique résultant de ces activités économiques sont là encore pointés du doigt. Pour sortir de l’asphyxie, l’ONU appelle les pays riches à réduire leurs émissions en CO2 de 60% à 80% d’ici à 2050. Si l’homme ne change pas son comportement, c’est tout simplement un sixième de l’humanité qui risque de suivre le destin des forêts et de la banquise: disparition pure et simple.

SIPA ¦ SecheresseCoursdeau



M.N


20Minutes.fr, éditions du 26/10/2007 - 16h14

dernière mise à jour : 26/10/2007 - 16h14



--

MOINS DE PISTES !!!

Posté le 25.10.2007 par ecoville
Entretien avec Yves Dimier, Directeur technique alpin à la Fédération française.

Photo: ZOOM / FFS


Dans quelles mesures les dérèglements climatiques affectent-ils le ski alpin ?
Pour la première fois l’hiver dernier, la course sur glacier de Sölden, qui lance officiellement la saison de Coupe du monde, a été annulée. Au total, sept épreuves programmées en Europe ont été repoussées faute de neige. C’est du jamais vu. Il a fallu trouver des sites de repli pour les entraînements et les courses. Maintenant dire que le calendrier et le ski de compétition sont menacés, je crois que c’est encore un peu tôt pour l’affirmer.

Tous ces reports et ces annulations n’incitent pas à l’optimisme ?
C’est vrai mais pour être honnête on peut aussi rappeler qu’en 2005 et 2006, nous avions connu deux hivers très froids avec des conditions de neige optimales. Le ski est et reste un sport d’extérieur avec ses contraintes : il est marqué par le rythme des saisons et dépendant des conditions météo.

Ce sont des facteurs contraignants pour les télés comme pour les skieurs. Aujourd’hui, l’aire de jeu se restreint. La fonte des glaciers oblige les équipes à s’adapter en s’entraînant dans l’hémisphère Sud au Chili ou en Argentine. S’agissant des courses, on s’oriente de plus en plus à l’avenir vers des stations de hautes altitudes équipées de neige de culture.

Ces bouleversements amènent-t-il à une prise de conscience chez les skieurs ?
Non je ne pense pas. En fait les skieurs sont des sportifs de haut niveau focalisés sur eux-mêmes, leurs performances et leur carrière. On peut le regretter mais c’est ainsi. Pour beaucoup, l’éventualité qu’il n’y ait plus de neige en montagne semble improbable ou très lointaine.
Renaud Moncla Renaud Moncla
Metrofrance.com

MESURE 14 !!!

Posté le 24.10.2007 par ecoville
Mesure 2 du groupe de travail 5 « Construire une démocratie écologique »

Entre des kiwis bio importés de Nouvelle-Zélande, ou des kiwis du sud de la France, pas bios et vendus avec un énorme emballage plastique, lesquels sont les moins nocifs pour la planète ? Pour que le consommateur puisse faire un choix éclairé, plusieurs groupes du Grenelle ont réfléchi à l’introduction d’un étiquetage écolo des produits de grande consommation.

Un consommateur éclairé

Qu’apprendra-t-on exactement de ces étiquettes ? Elles ressembleront sans doute à celle élaborée par un grand groupe de distribution français qui a annoncé sa mise en place en 2008.

Cet étiquetage comprend trois indicateurs : masse et contenu en CO2 de l’emballage, recyclabilité et distance parcourue. Comme pour l’électroménager et les voitures, un code couleur nous dira si l’impact environnemental du produit est très faible (vert) ou très important (rouge). L’étiquette ne sera pas un gage de la qualité environnementale du produit. Par son achat, le consommateur encouragera le développement de produits plus écologiques.

Cette mesure met tout le monde d’accord sur le principe, mais il reste une controverse. Les associations environnementales souhaitent qu’à partir de 2010, les informations écologiques sur les produits soient rendues obligatoires. Le Medef souligne les difficultés de la mise en place d’une telle démarche et demande une étude de faisabilité.

Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

JANCOVICI !!!

Posté le 24.10.2007 par ecoville
Francois Guillot AFP/Archives ¦ Jean-Marc Jancovici, expert des questions climat/énergie, le 20 mars 2007 à Paris

Cinq minutes de noir ne suffiront pas à sauver la planète. Alors que l’Alliance pour la planète (groupement d’associations environnementales) invite, comme en janvier dernier, les Français à marquer leur inquiétude sur le climat, en éteignant la lumière, mardi, de 19h55 à 20h, Jean-Marc Jancovici, expert des problématiques liées au climat et à l’énergie, explique pourquoi couper l’électricité est sans effet.

Quel impact peut avoir l’appel lancé par l’Alliance pour la planète sur la consommation énergétique des Français?
Je vais vous faire sourire mais j’ai calculé qu’on économise plus de CO2 en mangeant deux huîtres.
Pour faire la coquille de 2 huitres (150 grammes de coquille) vous retirez de l'atmosphère 60 grammes de CO2 environ (qui est "inclus" dans le calcaire de la coquille): c'est une espèce d'économie. Si vous éteignez la lumière 5 minutes, vous évitez de mettre dans l'atmosphère 10 grammes de CO2 environ; mieux vaut manger des huitres!
Cette initiative est évidemment symbolique, je soupçonne même le coup médiatique. Pour être pertinente, cette initiative devrait s’accompagner d’un sondage qui traduirait la profondeur de l’engagement des personnes qui vont éteindre leur lumière ce soir. Par exemple, il faudrait leur demander s’ils sont prêts à d’autres initiatives plus courageuses, comme éviter la voiture par exemple.

Ce geste, facile à faire, n’est intéressant qu’en fonction du sens que les gens lui donne: traduit-il une volonté de faire face au problème ou une façon de se donner bonne conscience? Un appel à une journée sans voiture aurait été infiniment plus intéressant. Mais là, l’Alliance pour la planète aurait sans doute été moins suivie.

Quel impact sur le réchauffement peut-on espéré à l’échelle individuelle?
Il faut d’abord savoir que nos rejets de CO2 sont produits, à part à peu près égales, par quatre sources différentes: le chauffage (chaud ou climatisation) des bâtiments où nous vivons ou travaillons; les transports en général (déplacements d’individus, de marchandises, d’alimentation…); la production d’objets manufacturés comme un téléphone ou un agenda (qui nécessitent des usines) et la production alimentaire. Aux personnes sensibilisées de voir comment elles peuvent agir sur ces sources, en choisissant le train ou le vélo plutôt que la voiture par exemple.

Quelle solution à grande échelle pourrait aboutir?
La seule chose est de donner un prix au problème. Le réchauffement climatique est lié à notre économie de marché. Aujourd’hui, il nous faut travailler dix fois moins qu’en 1900 pour se payer une unité d’énergie. Pour se débarrasser du problème, il faut faire en sorte que le prix des matières fossiles, très polluantes, grimpe plus vite que notre pourvoir d’achat.

Cela permettra aux gens de comprendre qu’il faut en consommer moins et les amènera, de fait, à consommer moins. Un prix croissant de ces énergies nous incitera à privilégier une voiture plus petite ou un autre moyen de transport. Mais nous n’en sommes pas encore là, même avec le pétrole. Face à l’épuisement de nos ressources naturelles, donnée que nous ne prenons pas suffisamment en compte, il va bien falloir que l’économie mondiale se passe du pétrole, du gaz et du charbon.

Eteindre la lumière ou pas? Pour débattre, c'est ici.

Francois Guillot AFP/Archives ¦ Jean-Marc Jancovici, expert des questions climat/énergie, le 20 mars 2007 à Paris



Propos recueillis par Sandrine Cochard


20Minutes.fr, éditions du 23/10/2007 - 18h24

dernière mise à jour : 24/10/2007 - 09h24

CALIFORNIE !!!

Posté le 22.10.2007 par ecoville
Les 36 000 habitants de la ville de Ramona, près de San Diego (Californie, ouest), ont reçu dimanche 21 octobre au soir l'ordre d'évacuer l'agglomération, menacée par un incendie de grande ampleur. A Malibu, les feux ont déjà détruit une église et plusieurs habitations.

AP/Mark J. Terrill

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Dimanche 21 octobre, le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, "a décrété l'état d'urgence" dans son Etat, où onze incendies ont fait un mort, provoqué des dizaines de milliers d'évacuations et ravagé plus de 12 000 hectares de broussailles et des bâtiments, menaçant aussi des maisons de célébrités dans la ville de Malibu.


Ces feux font rage alors que toute la Californie du Sud est en état d'"alerte rouge" aux incendies, en raison de vents violents, de températures de près de 30 °C et de la sécheresse qui persiste dans la région depuis mars.

BRAINE !!!

Posté le 19.10.2007 par ecoville
"Obtenir un équilibre durable entre la santé de l’écosystème marin"
Charles Braine, chargé de programme "Pêche Durable" au WWF
Et aussi
Mesure 11 : Mettre en place un éco-label des produits de la pêche

Quelle importance pourrait avoir cet éco-label sur la gestion de la pêche et la préservation des ressources ?

Un éco-label permet d’obtenir un équilibre durable entre la santé de l’écosystème marin et la pérennisation des emplois de marins pêcheurs. Il assure que le stock de poisson se porte bien et que le prélèvement engendré par la pêche ne le met pas en péril et n’a qu’un impact mineur sur les autres espèces et les habitats. Ceci correspond à des méthodes de pêche sélective (qui ne captures que les poissons qu’elles visent) et préservatrice de l’environnement (ne détruisant pas les fonds marins) ainsi qu’à une gestion des pêches responsable.

WWF travaille depuis longtemps aux côtés des pêcheurs pour faire évoluer les techniques de pêche et obtenir une politique des pêches cohérentes.

Quel bénéfice apporterait un label pour le consommateur ?
Un grand nombre de distributeurs ont développé leur propre démarche « durable » en matière de pêche. Les critères de ces labels sont fixés par l’entreprise et donc très loin de ceux de la FAO (structure de l’ONU concernant la pêche notamment). Il est très important que le consommateur ne soit pas trompé par des démarches marketing déguisées en éco-labels.

Est ce que c’est une mesure difficile à mettre en place rapidement ?
Aujourd’hui, il existe un label indépendant, très proche des critères du « code de bonne conduite pour une pêche responsable » de la FAO. Il s’agit du Marine Stewardship Council (MSC).

Cet unique éco-label pour les produits de la mer est déjà présent chez de nombreux distributeurs. Il garantit aux consommateurs la durabilité des « pêcheries » d’où proviennent ces poissons.

Il est nécessaire que nous, simples citoyens, exigions de pouvoir faire ce choix pour la préservation des espèces marines.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

MICHEL PELTIER !!!

Posté le 19.10.2007 par ecoville
"Mettre en avant les pêcheries durables"
Interview de Michel Peltier, directeur de l’Ofimer (l’Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l’aquaculture)...

Quelle importance pourrait avoir cet éco-label sur la gestion de la pêche et la préservation des ressources ?
C’est une urgence car aujourd’hui tout le monde (en particulier les distributeurs alors qu’il s’agit essentiellement d’une démarche de producteurs et de transformateurs) utilise des logos vantant le caractère durable de son produit. C’est source de confusion pour le consommateur qui ne s’y retrouve pas, et il s’agit souvent d’une démarche purement commerciale visant à rassurer le consommateur et éviter d’être pris pour cible par des associations environnementalistes. Par ailleurs, les produits qui sont mis en avant viennent bien souvent de pêcheries lointaines (par avion) sans pour autant de garanties sur leur durabilité. Il est donc temps que l’on mette en avant les pêcheries durables françaises, il y a en a. C’est aussi un moyen efficace de lutte contre la pêche illégale. Et il y a en a également.

Quel bénéfice apporterait un label pour le consommateur ?
Le consommateur qui veut consommer de façon responsable doit pouvoir le faire. Il aurait de la sorte la garantie que le produit est issu d’une pêche responsable. C'est-à-dire que l’exploitation des ressources est faite de telle sorte qu’elles se renouvellent. C’est la garantie que le produit assure également aux producteurs un revenu décent lui permettant de vivre sans devoir tricher.

Est-ce que c'est une mesure difficile à mettre en place rapidement ?
Il faut fédérer tous les acteurs de la filière du producteur au consommateur. Ensuite il faut s’entendre sur des normes. Et enfin faire appel à un organisme de certification. C’est un challenge. L’Ofimer a commencé à défricher le sujet : nous avons sondé tous les acteurs sur des critères normatifs et nous sommes en train de tester quelques pêcheries. Une autre voie serait d’encadrer l’existant. Les ONG actuelles qui « vendent » des écolabels (comme MSC) seraient contraints de respecter un cadre européen. On doit pouvoir y arriver pour 2008.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

MESURE 11 !!!

Posté le 19.10.2007 par ecoville
Mesure 11 : Mettre en place un éco-label des produits de la pêche
Mesure 2 du groupe de travail 4 « Adopter des modes de production et de consommation durables...
En chiffres
• 808 700 : C’est en tonnes la quantité totale de produits de la mer vendus en France en 2005.

• 160 909 : Avec 160 909 tonnes vendues en 2005, le thon est largement en tête des ventes de produits de la mer. Suivent les huîtres (119 400 t) et les moules (71 327 t).


Dans sa réflexion sur les modes de production et de consommation durables, le groupe de travail 4 souhaite mettre en place dès 2008 un écolabel des produits de la pêche. Pour Michel Peltier, directeur de l’Ofimer (l’Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l’aquaculture), c’est une mesure urgente. “Aujourd’hui tout le monde (en particulier les distributeurs) utilise des logos vantant le caractère durable de son produit. C’est source de confusion pour le consommateur qui ne s’y retrouve pas, et il s’agit souvent d’une démarche purement commerciale”, explique-t-il.

Des garanties pour le consommateur

Ce label devrait permettre de valoriser les pêcheries durables françaises et de mieux lutter contre la pêche illégale. Michel Peltier se félicite aussi de la garantie qui serait fournie au consommateur : “La garantie que le produit est issu d’une pêche responsable. C'est-à-dire que l’exploitation des ressources est faite de telle sorte qu’elles se renouvellent. n.L.

Plus d’infos sur www.ofimer.fr (rubrique conso responsable) et téléchargez la liste des poissons pour consommer responsable sur www.nausicaa.fr .
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

MESURE 10 !!!

Posté le 19.10.2007 par ecoville
Mesure 10 : Aider le bio
Mesure 1 du groupe de travail 4 "Adopter des modes de production et de consommation durables"
En chiffres
• 17e : Sur les 27 pays producteurs bio de l’UE, la France est au 17e rang.

• 11 402 : le nombre d’agriculteurs bio en France en 2005, selon l’Agence bio, contre 44 733 en Italie (8,4% de la SAU).


Six pour cent des surfaces cultivées en bio en 2010, 20 % en 2020 et 20% de produits biologiques dans la restauration collective en 2012. C’est ce que propose le groupe 4 du Grenelle, chargé de réfléchir sur des “modes de production et de consommation durables”.

Tripler la surface cultivée

En France, 2,03 % seulement de ce qu’on appelle la surface agricole utile (SAU) sont dédiés à l’agriculture bio. Pour tripler ce chiffre en trois ans, il va falloir mettre le paquet. Le groupe 4 prévoit plus d’aides à l’investissement et à la distribution, ainsi que des incitations financières avantageuses.

Le marché est bien réel pour les produits bio. Le groupe 4 souhaite encourager leur utilisation dans la restauration collective. Ce secteur représente aujourd’hui 10% du marché alimentaire en France et touche 15 millions de Français chaque jour.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

DECHARGE AFRIQUE !!!

Posté le 17.10.2007 par ecoville
Une nouvelle étude démontre que l'une des plus grandes décharges d'Afrique, celle de la municipalité de Dandora à Nairobi, représente une menace sérieuse aux enfants vivant dans les environs et à l'environnement de la ville, de façon générale.

L'étude, faite par le Programmes des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), a examiné 328 jeunes âgés entre 2 et 18 ans, et vivant aux alentours de la décharge de Dandora et ses implications sur la santé. L'étude a aussi comparé des échantillons de sol du dépotoir à ceux d'une autre localité située en dehors de Nairobi.
La moitié des enfants examinés a des taux de plomb dans le sang excédant les niveaux internationalement acceptés, alors que 42 % des échantillons de sol contiennent presque dix fois plus de plomb qu'un sol dit "non pollué" (plus de 400 parties par million contre 50 ppm).
Les enfants ont été exposés aux polluants tels que les métaux lourds et les substances toxiques par le sol, l'eau et l'air (fumée de déchets brûlés) avec des complications respiratoires, gastro-intestinales et dermatologiques. Presque la moitié des enfants examinés souffraient des maladies respiratoires, y compris la bronchite et l'asthme chroniques.

Achim Steiner, Sous- secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du PNUE, a dit: "nous nous attendions à des résultats inquiétants, mais en réalité ils sont encore plus choquants que nous ne l'avions imaginé (...) La décharge de Dandora représente bien des défis précis pour la ville de Nairobi et pour le Kenya en général. Mais elle est également un exemple de décharges de déchets à travers de nombreuses régions de l'Afrique et d'autres centres urbains du monde des pays en voie de développement, " il a dit.

M. Steiner a dit que le PNUE était prêt à aider les autorités locales et nationales à améliorer la gestion des systèmes de voirie et des dépotoirs, notamment par une politique qui puisse générer des emplois durables et sains dans le secteur de la gestion des décharges et du recyclage.
"Il est évident qu'une action urgente est indispensable pour réduire les dangers environnementaux et sanitaires pour que les enfants et les adultes puissent continuer leurs vies quotidiennes sans crainte d'être empoissonné et sans détruire les systèmes des rivières voisins" a t-il indiqué.
Une décharge présentant tous types de déchets exploités par des enfants
La décharge de Dandora, qui s'étend sur 30 hectares reçoit 2 000 tonnes de déchets chaque jour, y compris les plastiques, les caoutchoucs, le bois traité, produit par environ 4,5 millions de personnes vivant dans la capitale Kenyane. L'étude a également montré la présence des produits toxiques, tels les produits chimiques et les déchets des hôpitaux, dans la décharge.

Chaque jour, des centaines de personnes, y compris des enfants, des bidonvilles voisins et des quartiers résidentiels pauvres utilisent la décharge pour trouver la nourriture, des produits recyclables et d'autres objets qu'ils peuvent vendre. En ce faisant, ils respirent les fumées toxiques des déchets brules et du méthane. Les déchets finissent souvent aussi dans la rivière de Nairobi qui coule à quelques mètres de la décharge, polluant l'eau utilisée par les résidents et les agriculteurs en aval.

L'école de l'Eglise catholique Saint John est située tout prés de la décharge. Entre 2003 et 2006, le dispensaire de l'église a soigné par an une moyenne de 9 121 personnes souffrant de problèmes respiratoires.
"Nous avons remarqué une situation alarmante concernant la santé des enfants de Dandora : l'asthme, l'anémie et les infections de la peau sont endémiques. Ces anomalies sont liées à l'environnement autour de la décharge et sont aggravées par la pauvreté, l'analphabétisme et la malnutrition. Puisque la décharge n'a pas de limites ni de gestion, les gens risquent également de contracter des maladies véhiculées par le sang telles que l'hépatite et le SIDA, " a dit Njoroge Kimani, enquêteur principal et auteur du rapport.
Une pollution en métaux lourds dramatique
M. Kimani et son équipe ont fait une recherche détaillée sur les impacts du dépotoir de Dandora sur la santé publique et l'environnement. Les experts de l'université de Nairobi, de l'université de Kenyatta, de l'hôpital national de Kenyatta et de l'institut de recherche agricole du Kenya aussi bien que les chefs locaux de la communauté de l'église catholique de Saint John à Korogocho ont aussi soutenu l'étude.
Des échantillons de sol et d'eau ont été analysés pour les métaux lourds, tels que le plomb, le mercure, le cadmium et le chrome, et les polluants organiques, y compris les diphényles polychlorés (PCBs) et les pesticides. Le sang et les échantillons d'urine ont été analysés pour les mêmes polluants et des signes des maladies liées aux polluants.

Les résultats montrent des niveaux des métaux lourds dangereusement élevés, particulièrement plomb, mercure et cadmium, sur le site de la décharge, aux alentours de celle-ci et dans les résidences environnantes. Les niveaux de plomb et de cadmium trouvés sur la décharge sont de 13 500 ppm et de 1 058 ppm respectivement, contre 150 ppm et 5 ppm en Hollande pour ces mêmes métaux lourds.
Un échantillon de sol provenant des bords du fleuve de Nairobi indique des niveaux élevés du mercure (plus de 18 contre 2 ppm, jugé acceptable). Sur les échantillons des surface du sol, la concentration en cadmium est 50 fois plus importante que dans un sol non pollué (53 ppm comparées à 1 ppm)

Au point de vue de la santé, 50 % ont des niveaux de plomb dans le sang égaux ou au-dessus des niveaux internationalement acceptés de 10 microgrammes par décilitre de sang, y compris deux enfants avec des concentrations de plus de 29 et 32 microgrammes.
Les niveaux bas d'hémoglobine et l'insuffisance de fer, certains des symptômes connus de l'empoisonnement au plomb, ont été détectés pour 50 et 30 % des enfants, respectivement. L'exposition à des niveaux élevés de plomb est également liée à une variété d'autres effets dommageables aux systèmes nerveux et au cerveau, tandis que l'empoisonnement de cadmium endommage les organes internes, particulièrement les reins, et favorise l'apparition de cancers.
Un quart des maladies dans le monde sont liées aux risques environnementaux
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un quart de toutes les maladies affectant l'humanité sont attribuable aux risques environnementaux notamment chez les enfants, plus vulnérables que des adultes. Parmi les enfants âgés moins de cinq ans, les maladies liées aux facteurs environnementaux sont responsables de plus de 4,7 millions de décès annuellement. Vingt-cinq pour cent des décès dans les pays en voie de développement sont liés aux facteurs environnementaux,comparés à 17 pour cent des décès dans le monde développé.

"Les enfants de Dandora, du Kenya, de l'Afrique et du monde méritent mieux que ceci. Nous ne pouvons plus nous permettre des solutions inappropriées à la gestion des décharges présentes dans beaucoup de villes, particulièrement dans les pays en voie de développement, " a dit M. Steiner.

L'étude recommande la gestion de la décharge d'une façon économique, sociale et environnementale durable.

Frère Danièle Moschetti, un prêtre de missionnaire de Comboni travaillant avec la communauté locale dans les bidonvilles autour de la décharge, a dit : " les pauvres sont les meilleurs recycleurs au monde ; rien n'est gaspillé. Mais ceci ne devrait pas mettre leurs vies et celles de leurs familles en danger. La communauté locale demande la fermeture et le déménagement de la décharge, à un endroit beaucoup plus adéquat et contrôlé. Ceci réduira non seulement les impacts sur la santé et l'environnement mais produira également du travail et du revenu à la communauté locale."

"Les vies de beaucoup de résidents locaux dépendent de la décharge de Dandora. Dans un premier temps, le défi est de réduire au minimum et enfin de stopper l'apport en matériaux dangereux, puis d'assurer un meilleur traitement des déchets toxiques et médicaux avant qu'ils n'y arrivent. Nous devons également fournir de meilleures et durables conditions de vies aux personnes travaillant dans la décharge, et vivant dans ces alentours. Dans l'avenir, les quantités croissantes de déchets peuvent être inévitables mais nous devrions apprendre comment meilleur améliorer la vie des pauvres qui en dépendent et favoriser la réutilisation des ordures pour une opportunité économique plus saine, " a dit Mr. Steiner.
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