NATURE
Posté le 12.06.2008 par ecoville
Ce sont les régions les plus poissonneuses du globe : avec moins de 3 % des surfaces océaniques, elles fournissent 20 % à 30 % des captures mondiales de pêche - essentiellement sardines et anchois. Ce sont aussi les écosystèmes parmi les plus sensibles au réchauffement et à la surpêche.
Appelées "écosystèmes d'upwelling de bordure est des océans" (EUBE), ces zones sont situées sur la façade ouest des continents, où alizés et courants marins favorisent des remontées d'eau froide très riches en substances nutritives. Pour évaluer l'impact que peut avoir le réchauffement climatique sur cette manne, l'Institut de recherche pour le développement (IRD) a co-organisé une conférence internationale à Las Palmas de Gran Canaria (Espagne), du 2 au 6 juin.
SUR LE MÊME SUJET
Les faits Le Japon veut réduire ses émissions de CO2 de 60 à 80 % d'ici à 2050
Infographie Les quinze plus gros émetteurs de CO2 dans le monde
Visuel interactif Les scénarios climatiques à l'horizon 2100
Vidéo Un morceau de plate-forme glaciaire se disloque en Antarctique
Infographie La fonte rapide de la calotte glaciaire arctique inquiète l'association WWF
Edition abonnés Thématique : Réchauffement : l'après-Kyoto
On recense quatre principaux EUBE, correspondant à de grands courants marins. Dans l'Atlantique nord, on distingue la zone du courant des Canaries (Espagne, Maroc, Mauritanie et nord du Sénégal) et au sud, celle du courant de Benguela (sud de l'Angola, Namibie, Afrique du Sud). Dans le Pacifique sud, il s'agit du courant de Humboldt (Pérou et Chili) et, dans le nord, du courant de Californie (Etats-Unis et nord du Mexique). "Ces écosystèmes sont très violents et impétueux par rapport au reste de l'océan. Et l'imbrication des variabilités décennales, séculaires, voire millénaires, rend difficile l'analyse des tendances à long terme", explique Pierre Fréon, directeur de recherche au Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale (IRD/Ifremer/université de Montpellier II) à Sète (Hérault).
Les observations effectuées sur place, les modèles numériques et les images satellites permettent d'avoir un premier aperçu de l'effet de la montée des températures sur la faune océanique. Les modèles relatifs à la physique des océans, couplés à ceux qui traitent des comportements de la vie marine, du plancton aux poissons jusqu'aux prédateurs supérieurs - dont l'homme -, montrent que ces écosystèmes sont moins résistants au réchauffement quand ils sont intensément exploités.
Le réchauffement n'est pas homogène dans les quatre EUBE. Les données satellites indiquent que, sur les vingt-deux dernières années, la température des eaux s'est élevée de 1,5 oC dans la région du courant des Canaries et de seulement 0,5 oC dans les trois autres EUBE. Cela a entraîné une baisse de la productivité du phytoplancton au large du Sénégal et de la Mauritanie dans le premier cas, et une hausse ailleurs.
HABITAT COMPRIMÉ
Mais cette augmentation a des effets inattendus. Par leur respiration, puis leur décomposition quand ils sont morts, les êtres vivants font baisser la quantité d'oxygène dans l'eau de mer de surface. Dans le même temps, la montée des températures limite le brassage des eaux et augmente la stratification de l'océan. Résultat : dans plusieurs écosystèmes d'upwelling, les scientifiques ont constaté que l'habitat des espèces aux stades larvaire et adulte se retrouve comprimé dans les couches superficielles. Ce qui est le cas au large de la Namibie, du Pérou et du Chili.
"Et dans certains cas extrêmes, comme en Afrique du Sud, ajoute Pierre Fréon, l'écosystème s'emballe. Le manque d'oxygène, associé à la production de toxines, conduit les langoustes à sortir de l'eau et à envahir les plages, où elles meurent de dessication par centaines de tonnes. Ce n'est pas un phénomène nouveau, mais sa fréquence semble s'accentuer." En Namibie, la diminution des alizés, alliée à la surpêche et à la diminution de l'oxygène, s'est traduite par la disparition de la sardine et par la prolifération des méduses et des gobies.
Les scientifiques notent aussi que le réchauffement induit des changements importants dans le comportement alimentaire de certains animaux. En Afrique du Sud, par exemple, les pélicans attaquent les poussins d'autres espèces, tels les fous du Cap, en raison de la raréfaction de leurs proies naturelles.
On constate aussi un décalage des cycles saisonniers de certaines espèces dépendant les unes des autres. Au sud du Benguela, les sardines et les anchois repoussent de plus en plus vers l'est leur zone de reproduction. Du coup, les fous du Cap et les manchots d'Afrique, qui se reproduisent en colonies importantes sur certaines îles, ont vu leurs proies disparaître, ce qui a limité leur reproduction.
Christiane Galus
Article paru dans l'édition du 12.06.08.
--
Posté le 08.06.2008 par ecoville
Photo : Str/AFP
* Précédent
* Suivant
Une forte secousse sismique, d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter, a été enregistrée dimanche dans le nord-ouest du Péloponnèse, et une personne a été tuée, selon la chaîne de télévision publique NET.
La secousse, qui a été ressentie dans tout le Péloponnèse et dans d'autres régions du pays, jusqu'à Athènes, s'est produite vers 15h30 heure locale (12h30 GMT) à 205 km à l'ouest de la capitale, près de la ville d'Anvradida, en Elide, a indiqué l'Institut géodynamique de l'Observatoire d'Athène
La violence du séisme a créé des scènes de panique dans les villes et villages de l'ouest et du nord du Péloponnèse, où les habitants sont sortis dans la rue, a rapporté la chaîne publique de télévision.
Le responsable du centre national de santé, Panagiotis Eftathiou, a indiqué que quatre personnes avaient été blessées après avoir sauté par la fenêtre et hospitalisées pour des fractures à l'hôpital d'Amaliada.
"Le séisme a été terrible, on n'en avait jamais senti un aussi fort malgré notre habitude de ce genre de phénomène. Il a duré longtemps et tout le monde est sorti dehors", a déclaré à NET le maire de Pyrgos, Georges Paraskevopoulos.
Le maire a indiqué que l'église d'Agios Nicolaos à Pyrgos avait subi de "gros dégâts" et que plusieurs fissures avaient été signalées dans des bâtiments du centre-ville.
Une heure après le séisme, les pompiers de la région ont signalé des dégâts matériels dans des maisons anciennes de Pyrgos, d'Amaliada, de plusieurs villages et dans la zone industrielle du port de Patras.
Une équipe de secours des forces spécialisées dans les catastrophes (Emak) a été dépêchée vers le petit village de Fostena pour dégager une petite fille coincée dans une maison, ont indiqué les pompiers.
Le directeur des recherches de l'Observatoire d'Athènes, le sismologue Gerassimos Papadopoulos, a indiqué que l'épicentre du séisme se situait à une profondeur d'environ 10 km et que l'on devait "s'attendre à une activité sismique intense ces prochains jours".
Plusieurs répliques ont été enregistrées, dont la plus forte était de 4,7 sur l'échelle de Richter, a indiqué M. Papadopoulos.
Il a appelé les populations à "garder leur sang-froid" et demandé aux autorités d'intervenir rapidement pour contrôler les bâtiments de la région. Une équipe d'ingénieurs a été constituée pour contrôler les écoles de la région, a indiqué le ministère de l'Education.
La Grèce est le pays européen où l'activité sismique est la plus forte, avec la moitié des tremblements de terre recensés sur le continent.
© 2008 AFP
Posté le 07.06.2008 par ecoville
C’est son combat pour la défense des grands singes et de l’environnement qui l’a rendue célèbre. Samedi 7 juin, cette grande dame donne une conférence à Paris (1). Au menu : la sauvegarde de la planète, bien sûr, mais aussi la qualité de notre alimentation.
Paru le 05.06.2008, par Elizabeth Gouslan
1/2
C’est une légende vivante. Soixante-quatorze ans et une silhouette de teenager, Jane Goodall traverse le hall du Lutetia, au pas de charge, vêtue d’un K-Way rouge, s’assied et commande un thé. Cheveux blancs en queue-de-cheval, poignets de tanagra, un pendentif hindou en céramique accroché au cou, l’éthologiste humaniste installe sur son fauteuil un chimpanzé en peluche usé jusqu’à la corde et un casque de moto. Insolite. Elle est accompagnée de Jeroen Haijtink, 26 ans, responsable en France de « Roots &Shoots », programme éducatif environnemental et humanitaire réservé aux jeunes, de la maternelle au lycée, dans quatre-vingt-quinze pays au total.
Au quotidien, les jeunes passionnés, à l’image de Jeroen, agissent dans le domaine de l’environnement, depuis la collecte de cartouches d’encre jusqu’à la création de jardins de papillons : il s’agit d’apprendre, dès le berceau, à aimer son prochain et à sauvegarder la planète. Jane Goodall raconte son formidable itinéraire. Elle ne dételle jamais. Tout à l’heure, elle repartira pour l’Afrique. Jeroen la conduira à l’aéroport… à moto.
Madame Figaro. On vous connaît pour vos combats humanitaires : nommée en 2002 Messager de la paix par Kofi Annan, vous œuvrez pour la sauvegarde de l’environnement. Mais depuis toujours, vous êtes aussi l’une des plus célèbres observatrices des chimpanzés et des grands singes…
Jane Goodall. - Laissez-moi d’abord vous présenter ce petit chimpanzé en peluche tout usé ! C’est mon doudou, mon porte-bonheur. Il s’appelle Mr. H et m’a été offert, il y a quinze ans, par Gary Haun. Cet homme, qui appartenait à la marine américaine, est subitement devenu aveugle. Au lieu de renoncer, il a décidé de devenir magicien. Puis il s’est lancé dans les sports de l’extrême : ski de fond, escalade, plongée sous-marine, saut en chute libre… Il est fantastique. Son Mr. H m’a accompagnée dans cinquante-huit pays, et nous venons de créer Mr. H Junior, une réplique de cette antique peluche, parce que Mr. H et moi, nous devenons vieux. Junior est porteur d’un message. Il dit : « S’il vous plaît, aidez-nous à diffuser l’espoir et la paix à travers le monde. » Il a l’air d’un gamin assis sur son popotin, non ?
Quand vous étiez jeune, il y avait deux millions de chimpanzés. Aujourd’hui, on n’en recense que deux cent mille.
- Moins : cent cinquante mille, je le crains. C’est un symptôme de ce qui se passe dans le monde. On ruine la biodiversité et ce qui a été créé depuis des millions d’années disparaît, des arbres qui ont plus de deux mille ans agonisent. Au Congo, des entreprises françaises et allemandes chassent les bonobos et les chimpanzés, abattent les arbres pour construire des routes.
"Mangez ce qui a poussé ou qui a été élevé sainement."
2/2
Quelles furent vos découvertes les plus étonnantes quand vous étudiiez les chimpanzés en Afrique ?
- Ma plus grande stupeur fut de réaliser qu’ils adoraient le pouvoir pour le pouvoir, exactement comme l’espèce humaine. On savait depuis longtemps qu’ils surveillaient leur territoire, qu’ils luttaient entre eux pour une femelle, pour la domination dans le clan. Mais l’amour du pouvoir… Ça, je ne pouvais pas l’imaginer.
Cela se matérialise de quelle façon ?
- Il existe des castes, et il se trouve que les singes appartenant à une hiérarchie inférieure peuvent accéder au sommet de la pyramide en éliminant le chef. C’est une compétition qui ressemble en tout point à la concurrence entre les mâles humains.
Votre fondation et votre dernier livre (2) plaident pour une vie en harmonie avec la nature. N’est-ce pas utopique ?
- Non, ce n’est pas idéaliste. C’est le contraire qui est hérétique. En supprimant une petite plante insignifiante, c’est l’animal qui se nourrit d’elle que vous allez supprimer également. L’écosystème est un château de cartes. Une seule tombe et tout s’écroule.
Sommes-nous plus vigilants aujourd’hui ?
- Pas du tout, nous sommes bien loin du but ! Je vais vous confier une anecdote édifiante. Mon éditeur avait envie de couper mon chapitre sur le foie gras, parce que les Français n’auraient pas aimé qu’on les critique sur ce point sensible. Il l’a finalement laissé mais il a insisté pour qu’on supprime l’horrible photo montrant un canard avec un tube enfoncé dans la gorge. Je lui ai dit : « Si on supprime celle-là, alors on les enlève toutes. » Voilà pourquoi mon livre ne contient aucune illustration ! Je le répéte ici : mangez ce qui a poussé ou qui a été élevé sainement.
Êtes-vous végétarienne ?
Petite, en Angleterre, je mangeais de la viande. Mais l’Afrique m’a appris à me nourrir autrement. Il m’arrive de manger des œufs, mais seulement de poules élevées librement. Jamais de chair d’animaux.
Vous prônez la slow food... C’est-à-dire ?
- Il s’agit d’une nourriture dépourvue d’engrais chimiques et de pesticides. À l’opposé de la « fast food » qui repose sur des animaux nourris d’hormones et même d’antibiotiques. C’est pourquoi le mouvement « slow food » nous permettrait de faire des économies de santé ! Il serait bon d’introduire des programmes dans les écoles, à l’image du chef anglais Jamie Oliver.
Qu’est-ce qui fait obstacle à cet art de vivre ?
- Les gens trouvent que la nourriture bio est trop chère. Et puis ils ne sont pas prêts à changer leur mode de vie. Une amie tanzanienne a visité récemment les États-Unis. À son retour, elle a dit qu’elle n’avait rien compris à cette société. « Pourquoi ces gens passent-ils leur vie à courir, à travailler, à gagner plus pour acheter des choses dont ils n’ont pas besoin et à manquer de temps pour élever leurs enfants ? » a-t-elle demandé. C’est vraiment un monde de fous : acheter, gagner, posséder !
Avoir au lieu d’être. Au contact des animaux, on apprend sans doute l’inverse ?
- J’ai toujours été une contemplative, une adoratrice de la nature. Ce monde si matérialiste sans spiritualité ne peut pas me convenir. Il est vrai que les animaux nous apprennent la joie de l’instant. À leur manière, les chimpanzés sont des adeptes du bouddhisme !
(1) Au Grand Rex, 1, bd Poissonnière, 75002 Paris. Projection du film Le Peuple singe à 17 heures ; conférence à 20 heures. Entrée libre mais réservation obligatoire sur evenement@janegoodall
(2) Institut Jane Goodall, 1, rue du Général-Bertrand, 75007 Paris. Site : www.janegoodall.fr
« Nous sommes ce que nous mangeons », éditions Actes Sud. .
Posté le 04.06.2008 par ecoville
Le temps de l'entrecôte- frites au bistro est révolu. La jeune génération de travailleurs pressés a adopté la « fraîch'attitude ». Sans craindre de faire la queue dehors, de porter son plateau, ni de manger avec des couverts en plastique. Encore moins d'avoir un petit creux à 16 h tant la salade sait désormais rassasier. « Les gourmands veulent se faire plaisir en se faisant du bien », résume la gérante de Gourmand'in, tout juste installé dans le 9e arrondissement de Paris.
Des restaurants comme Jour, Elgi, Fin's Herb, Tante Juliette ou A la carte, supplantent les « prêts-à-manger » tel Cojean, où le consommateur remplit son panier en piochant dans des frigos des salades et des sandwichs préparés. On y retrouve les desserts en libre-service, les magazines à disposition, et la déco acidulée. Mais désormais, le repas est à composer soi-même. Des dizaines d'ingrédients (dits « toppings ») s'étalent devant le client, qui doit d'abord sélectionner sa base (verdure ou féculent) puis sa sauce (huile d'olive, sauce César...). S'il manque d'inspiration, le gourmand peut se laisser tenter par des compositions, telle la « Fresh » de chez Elgi : saumon frais-mozzarella-concombre-tapenade-tomates sur une base au choix (10 euros). Plaisir garanti. « Depuis cinq ans, il y a un transfert de consommation des fruits et légumes hors du domicile. Le consommateur qui a le souci de manger équilibré le fait lors de la pause déjeuner », constate Philippe Comolet, directeur marketing d'Interfel, l'interprofession de la filière fruits et légumes.
Sophie Caillat - ©2008 20 minutes
20 Minutes, éditions du 04/06/2008 - 07h04
dernière mise à jour : 04/06/2008 - 07h04
Posté le 03.06.2008 par ecoville
AFP/CLEMENS BILAN
La conférence des Nations unies sur la biodiversité s'est achevée à Bonn (Allemagne), le 30 mai 2008.
La conférence des Nations unies sur la biodiversité, qui s'est achevée, vendredi 30 mai à Bonn (Allemagne), a réaffirmé l'objectif de freiner le rythme de disparition des espèces et des écosystèmes d'ici à 2010. Pourtant, personne ne juge plus vraiment réaliste cet engagement pris il y a six ans par la communauté internationale. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont menacés, selon l'Union mondiale pour la conservation de la nature. La biodiversité relève avec le climat et la lutte contre la désertification des trois priorités arrêtées au sommet de la Terre à Rio en 1992.
Pendant deux semaines à Bonn, plus de 5 000 experts venus de 191 pays ont dressé un tableau sombre d'une situation qualifiée par certains de "crise silencieuse". Alors que le changement climatique occupe le haut de l'agenda international, l'enjeu que constitue la préservation de la diversité biologique reste largement ignoré. Pourtant, il ne s'agit pas simplement de "sauver les pandas et les tigres" comme l'a rappelé le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, mais de ne pas épuiser "un capital naturel" dont les sociétés humaines restent dépendantes pour leur survie.
Signe que l'heure est grave, un économiste indien, Pavan Sukhdev, a été chargé de faire sur la biodiversité un travail d'évaluation comparable à celui réalisé par le Britannique Nicholas Stern sur le changement climatique en 2006, dont les conclusions avaient conduit les gouvernements à prendre le sujet davantage au sérieux. M. Sukhdev, qui, lorsqu'il ne dirige par le département des marchés de la Deutsche Bank en Inde, milite dans une des grandes associations de conservation du pays, a révélé à Bonn les premiers résultats de son étude : l'appauvrissement biologique coûterait 2 000 milliards par an, soit 6 % du produit national brut mondial. L'urbanisation, la standardisation des pratiques agricoles, la pollution, la prolifération d'espèces envahissantes introduites par les échanges commerciaux, le changement climatique enfin, sont les principales causes du phénomène.
Les 191 pays réunis à Bonn ne se sont cependant pas arrêtés à ce constat. A l'initiative de l'Allemagne, un mécanisme de financement des aires protégées devrait voir le jour. La chancelière Angela Merkel a promis 500 millions d'euros d'ici à 2012. Des aires protégées pourront être instaurées en haute mer, un espace qui n'est jusqu'à présent soumis à aucune réglementation.
Un groupe de recherche réunissant les meilleurs spécialistes de la biodiversité devrait prendre forme en 2009. Là encore, il s'agit de se doter, au niveau mondial, d'un instrument de connaissance aussi performant que le GIEC pour le climat. Un moratoire sur la fertilisation des océans a par ailleurs été adopté. Cette technique censée accroître le stockage du carbone par le plancton suscite pas mal d'inquiétude. A Bonn, il a été demandé aux Etats d'interdire cette pratique tant que des fondements scientifiques ne seront pas mieux établis.
Enfin, un pas a été franchi vers l'instauration d'un traité international sur l'utilisation des ressources génétiques. Une feuille de route a été adoptée pour parvenir à un accord en 2010. Ce dossier constitue un des points les plus conflictuels dans les relations entre les pays en développement où se concentre l'essentiel de la richesse biologique et les pays industrialisés souvent accusés de "biopiraterie" par les premiers.
Si le document de Bonn reste prudent, il semble acquis que l'on s'achemine vers la création d'un certificat d'origine sur les gènes convoités par les industriels de la pharmacie, de la cosmétique, mais aussi par les grands semenciers. Dès lors, la rémunération qu'attendent en retour les pays du Sud sera plus facile à établir. Aujourd'hui, seuls une soixantaine de pays ont une législation réglementant la bioprospection.
Laurence Caramel
Posté le 03.06.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews
La Commission européenne a rendu public, lundi 2 juin, son rapport sur la qualité des eaux de baignade. Près de 95% des zones de baignade côtières et 89% des sites de baignade aménagés dans les cours d'eau et les lacs remplissent les normes obligatoires. Par rapport à 2007, la qualité des eaux de baignade dans l'Union européenne se maintient. La France se situe dans la moyenne européenne.
L'Hexagone compte 95,7% de sites de baignade côtières conformes aux normes européennes. Par rapport à 2007, la Commission constate "un léger recul" des sites conformes à la directive (96,4%). Pour ce qui est des sites de baignade aménagés, 92,4% sont conformes aux normes de l'union contre 94,7% par rapport à l'année précédente.
La Commission européenne note que par rapport à 2007, les Etats membres ont radié 143 sites de baignade de leurs listes nationales des sites soumis au respect des normes de la directive, soit une baisse de 44% des sites déclassés.
La commission se félicite de ce taux mais encourage les Etats "à traiter les problèmes de pollution à la source au lieu de déclasser les sites qui ne répondent pas aux normes de qualité communautaire", indique un communiqué de presse.
En 2007, 21.368 zones de baignade au total ont été contrôlées, soit une légère augmentation par rapport à l'année dernière. Quelque 14.551 se trouvaient dans les zones côtières et 6.797 dans les eaux intérieures. La qualité des eaux de baignade est évaluée en tenant compte de paramètres physiques, chimiques et microbiologiques.
Site : http://water.europa.eu/baignade water
© 2008 Relaxnews
Posté le 01.06.2008 par ecoville
Journée mondiale du tourisme responsable
La Coalition Internationale pour un Tourisme Reponsable organise les 2 et 3 juin la deuxième édition de la Journée mondiale du tourisme responsable. Le thème retenu cette année est "le tourisme comme moyen de lutte contre la Pauvreté", avec Haïti comme pays mis à l'honneur.
Tout au long de ces deux journées, des conférences et des débats, autour du thème retenu cette année et du tourisme responsable, seront organisés.
Le 2 juin sera aussi l'occasion de présenter le livre de Jean-Pierre Lamic, Tourisme Durable, Utopie ou Réalité - Comment identifier les voyageurs et voyagistes écoresponsables ? à la Librairie itinéraires (60 rue St Honoré, Paris 1er).
Le Conseil régional d'Ile-de-France (Paris 7e) accueillera, le lendemain, mardi 3 juin, d'autres conférences et des projections de films.
Site : www.ong-citrr.com
© 2008 Relaxnews
Posté le 31.05.2008 par ecoville
Posté le 30.05.2008 par ecoville
Une route inondée au nord d'Ajaccio cette nuit. (Stephan Agostini / AFP)
La ville d'Ajaccio a reçu en 24 heures quatre fois plus de pluie qu'en un mois habituel, un record depuis 1949. 179 personnes ont dû être évacuées de deux hôtels.
Tempête en Corse-du-Sud. La ville d'Ajaccio a subi d'importantes inondations dans la nuit de jeudi à vendredi à la suite de fortes précipitations, nécessitant l'évacuation de 179 personnes de deux hôtels envahis par les eaux. La ville a reçu en 24 heures quatre fois plus de pluie qu'en un mois d'habitude, avec 148 mm, un record depuis 1949, selon Météo France.
Aucune victime grave n'était à déplorer vendredi en début de matinée. Les équipes de secours, composées notamment de plongeurs, poursuivaient cependant leurs recherches dans plusieurs quartiers de la ville, notamment les Cannes et les Salines. Ces pluies très abondantes ont fait sortir de leur lit des cours d'eau surplombant la ville et provoqué des coulées de boue, tandis que l'eau s'accumulait dans certaines rues. L'ouest, le nord et l'est d'Ajaccio ont été touchés, le niveau de l'eau atteignant 1,50 mètre par endroits.
Commerces envahis par les eaux
Plus au sud, les villes de Sartène et Propriano ont subi également des inondations. Des commerces ont été envahis par les eaux et la route nationale 196 a été coupée à la suite de gros éboulements qui ont nécessité l'intervention d'engins de chantier. Plusieurs routes secondaires sont en cours de dégagement.
Météo-France, qui avait placé la Corse-du-Sud en alerte orange pour les précipitations, a estimé dans un communiqué en début de journée qu'«actuellement, l'intensité des pluies est globalement en atténuation». Météo France, qui a également placé deux autres départements en alerte orange, les Hautes-Alpes et la Savoie, a annoncé que «les pluies vont continuer à affecter ces régions de manière très irrégulière en cours de journée».
Posté le 29.05.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews
4 marques labellisées Cosmébio sont distribuées dans les boutiques Nocibé
Nocibé se met au vert, avec l'ouverture de corners Cosméto Bio, dédiés aux produits naturels. Une gamme labellisée écologique et biologique est ainsi distribuée dans 63 magasins du réseau. A terme, ce sont toutes les parfumeries Nocibé qui accueilleront ces nouveaux espaces.
Sélectionnés par le réseau Nocibé, les produits des corners bio sont issus de quatre marques : Sanoflore, Phyt's, Natescience, et Thémis. Certifiées par un label Cosmébio, ces marques garantissent le respect d'engagements biologiques en termes de composition, de fabrication, et de traçabilité des cosmétiques.
Des eaux florales utilisées par Sanoflore aux produits de soin Bio, mais aussi commerce équitable de Thémis, chacune de ces lignes respecte la nature à sa manière.
"En proposant une gamme de produits rigoureusement sélectionnés, Nocibé souhaite rendre la cosmétique Bio plus accessible et ainsi accompagner ses clientes dans leur envie de naturalité", expose Xavier Dura, président de Nocibé, dans un communiqué de la marque.
En France, le marché des produits de beauté Bio augmente de 30 à 40% chaque année, d'après les chiffres du cabinet Organic Monitor. Le cabinet Opremys, lui, estime que la cosmétique Bio devrait représenter 10% du marché français d'ici 2010.
Site : www.nocibe.fr
© 2008 Relaxnews