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ecoville
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02.02.2007
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NATURE

CHINE VERTE !!!

Posté le 27.11.2007 par ecoville
Photo: DR

Une partie de la société chinoise souhaite voir la naissance d'une Chine verte. Jean Vincent Brisset

La Chine a signé avec la France une déclaration commune visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l'environnement et du réchauffement climatique. Comment jugez-vous cette annonce ?
En Chine c’est la diplomatie du verbe car souvent les mots ne sont pas suivis d'actions. La Chine est surtout une grande émettrice de tchatche et la France une excellente réceptrice. Nicolas Sarkozy est parti avec des bonnes idées et il a fini par se prosterner devant les autorités chinoises, comme le font beaucoup de pays. Le Président a notamment affirmé son opposition à l'indépendance de Taïwan, alors que personne ne le lui a demandé. Cette attitude vaut à la France d’être considérée comme un pays faible et plutôt méprisé par l’Empire du milieu. Alors que les pays qui lui tiennent tête comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont considérés comme forts et sont respectés. Lorsqu’on fait sa révérence devant l’empereur, c’est pour avoir une récompense.

La récompense, ce sont les contrats signés ?
Concernant les contrats signés, la vente de 160 appareils par Airbus il faut la regarder de près… La Chine a l’habitude d’annoncer à chaque visite d’un chef d’état d’un pays partenaire d’Airbus, l’achat d’un certain nombre d’appareils… il faut refaire les calculs à chaque fois pour voir se ce ne sont pas les mêmes appareils ! Pour comprendre comment ça marche en Chine, il faut penser qu’à une époque, pour faire cadrer leur balance commerciale, pour un avion acheté ils comptabilisaient un airbus acheté à la France, un à l’Espagne, un à l’Allemagne… Pour le nucléaire pareil : les centrales nucléaires vendues par la France à partir de 1980 dans le cadre des projets nucléaires chinois Daya Bay I et II, n’étaient pas bénéficiaires.

L’accord de coopération dans le domaine de l’environnement, c’est « de la tchatche » ?
C’est un accord que vaut ce qu’il vaut. Il faut savoir que dans la culture chinoise, un accord n’est que la photo d’une volonté à un instant donné : il n’engage pas l’avenir. Dans ce cas, la France maîtrise la vente de solutions anti-pollution notamment dans le domaine des services. On sera donc vraisemblablement bénéficiaires, dans un rapport de gagnant-gagnant pour une fois.

Un rapport récent de la Banque mondiale affirme que la pollution de l’air et de l’eau en Chine coûte chaque année 5,8% de son PIB. Est-ce qu’il y a une prise de conscience par rapport à la nécessité d’agir plus vite contre la pollution ?
La Chine commence à admettre le problème de la pollution et il y a une partie de la société chinoise qui souhaite voir la naissance d'une Chine verte. Le Président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao font partie de ceux qui voudraient faire de la Chine un pays respectable et honnête dans les relations internationales et ça vaut pour l’environnement aussi. Les provinces et les industriels ne voient pas les choses de la même façon : tout ce qui compte pour eux c’est de faire de l’argent. Tout est fait dans le mépris le plus total de l’environnement et tant pis pour les autres !

En décembre, lors des négociations de Bali pour l’après Kyoto, pensez-vous que la Chine puisse accepter des mesures contraignantes sur ses émissions de gaz à effet de serre ?
Je ne pense pas et même s’ils disaient oui, ils ne donneraient pas l’accord pour des inspections successives. En se montrant faibles envers la Chine, on se tire une balle dans le pied, car ce n’est que par un rapport de force que nous aurons des chances de négocier.

Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com



--

CALIFORNIE !!!

Posté le 27.11.2007 par ecoville
Lutte contre l'incendie, à Malibu, le 24 novembre 2007 Photo: Gabriel Bouys/AFP


Près de 50 maisons, d'une valeur dépassant souvent plusieurs millions de dollars chacune, ont été détruites à Malibu (Californie, ouest) au cours de l'incendie qui a éclaté samedi, ont indiqué les autorités, et selon les médias locaux l'état d'urgence a été réactivé.

L'incendie s'est déclaré au dessus de Malibu samedi vers 03H30 locales (11H30 GMT), et s'est rapidement propagé, attisé par des rafales atteignant 80 kilomètres/heure, aux coûteuses demeures de cette enclave de célébrités de Hollywood située à l'ouest de Los Angeles.

Vers 17H00 samedi (01H00 GMT dimanche), environ 1.880 hectares étaient atteints par les flammes et 51 bâtiments, dont 49 maisons d'habitations, avaient été détruites. Vingt-sept autres avaient été endommagées, ont indiqué des responsables des pompiers du comté de Los Angeles.

Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a réactivé l'état d'urgence qui avait été décrété le mois dernier en réponse aux incendies qui avaient ravagé les comtés de Los Angeles, Ventura et San Diego, selon le quotidien Los Angeles Times.

Selon les responsables du comté de Los Angeles, l'incendie était circonscrit samedi soir à hauteur de 25%.

Michael Freeman, le chef des pompiers, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il espérait voir l'incendie contenu à 50% au cours de la journée de dimanche, si les conditions météo demeuraient favorables.

"Beaucoup de choses dépendront des conditions météo qui, sur la base des prévisions, sont assez bonnes", a-t-il affirmé.

Selon lui les équipes de pompiers devraient rester déployées "pendant cinq jours au moins".

Environ 1.700 pompiers ont été déployés pour combattre l'incendie, épaulés par 23 appareils dont des hélicoptères et des avions bombardiers d'eau.

Les causes exactes de l'incendie demeuraient inconnues samedi soir.

C'est la seconde fois en quelques semaines que Malibu est frappée par les flammes, après un incendie qui a détruit plus de 1.800 hectares de terrain et plus d'une demi-douzaine de bâtiments, dont une église, fin octobre.

Quelque 10.000 personnes avaient dû quitter leur domicile samedi par mesure de sécurité, a indiqué un responsable du comté de Los Angeles, Zev Yaroslavsky.

Selon les médias locaux, plusieurs célébrités ont été contraintes d'évacuer leur maison, notamment les acteurs Matthew McConaughey et Minnie Driver, tandis que la demeure du bassiste des Red Hot Chili Peppers, une maison d'une valeur de plus de 10 millions de dollars, était détruite par les flammes.

Malibu est habitée par de très grands noms du monde du spectacle, comme les acteurs Jennifer Aniston, Mel Gibson, Martin Sheen, Tom Hanks et Nick Nolte, ainsi que de richissimes hommes d'affaires, tel Jeffrey Katzenberg, fondateur avec M. Geffen et Steven Spielberg du studio DreamWorks.
WASHINGTON (AFP)
© 2007 AFP

GUERRE

Posté le 25.11.2007 par ecoville
William West AFP/Archives ¦ Un agriculteur australien dans un de ses champs dévastés par la sécheresse, au nord-ouest de Melbourne, le 14 novembre 2006


Si l’histoire se répète, le réchauffement brutal annoncé par le Giec pourrait avoir des effets aussi désastreux pour la paix dans le monde que pour les écosystèmes naturels. C’est en tous cas ce que suggère une étude ethno-historique internationale publiée cette semaine dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.
4.500 conflits analysés

David Zhang, un paleoclimatologue de l’Université de Hong Kong, et Peter Brecke, un professeur en science politique du Georgia Institute of Technology d’Atlanta (Etats-Unis) ont collectés les données historiques et climatiques liées à plus de 4.500 conflits ayant eu lieu dans le monde entre les années 1400 et 1900. En analysant ces données, les chercheurs ont pu élaborer et valider un modèle «socio-climatique» simplifié décrivant les liens entre changement climatique, fréquence des conflits et variations de population.
Quand le froid sème la guerre

Les données empiriques ont notamment permis de vérifier, au cours des 600 dernières années, les siècles les plus froids étaient ceux pendant lesquels avaient éclaté le plus de guerre, et que ces conflits suivaient généralement des mauvaises récoltes et précédaient d’importantes chutes de population. Des résultats qui confirment ceux déjà présentés par Zhang dans une précédente étude consacrée à la Chine. Il avait montré que les périodes de troubles politiques (guerres et changements dynastiques) se sont systématiquement déroulées durant des refroidissements.
Déviations fatales

Mais cela ne veut pas dire que le réchauffement annoncé est une bonne nouvelle. Peter Brecke précise ainsi à 20 Minutes «ce que notre modèle nous prédit, c’est que toute variation en dehors d’une bande optimale de température affecte les récoltes». Durant les 600 dernières années, notamment pendant le petit age glaciaire, ce sont les déviations froides qui ont le plus affecté les récoltes. Mais le chercheur pense que les épisodes anormalement chauds à venir auront des conséquences similaires aux coup de froids du passé.

«Même si nos sociétés modernes ont probablement une plus grande résilience au changement climatique, à mon avis, nous ne devrions pas trop compter là-dessus, nous confie Brecke. Les nombreux défis auxquels ils seront confrontés pourrait affecter la capacité des états et des institutions modernes à faire face à un déclin des récolte ». Le chercheur en conclut qu’en cas d’accélération du réchauffement, «une situation de pénurie alimentaire et de recrudescence des conflits violents n’est pas à exclure».

William West AFP/Archives ¦ Un agriculteur australien dans un de ses champs dévastés par la sécheresse, au nord-ouest de Melbourne, le 14 novembre 2006



Yaroslav Pigenet


20Minutes.fr, éditions du 23/11/2007 - 13h49

dernière mise à jour : 24/11/2007 - 13h12

MUR !!!

Posté le 20.11.2007 par ecoville
Le mur en construction entre les Etats-Unis et le Mexique pour freiner l’immigration, représenterait, selon les experts, une menace pour l’environnement…


Le projet est grandiose et déjà bien avancé. Sur des milliers de kilomètres, les Etats-Unis construisent actuellement un mur à la frontière avec le Mexique. Objectif : freiner l’immigration qui amène près de 500.000 Mexicains à passer la frontière tous les ans. Des miradors complètent le dispositif. Problème : outre les enjeux dénoncés par les associations humanitaires, ce « mur » aurait des conséquences désastreuses sur le milieu naturel, selon l’Institut National d’Ecologie mexicain.

Plusieurs espèces animales propres à la région seraient ainsi menacées de disparition (en particulier des rapaces et des ours), ainsi que plusieurs plantes. Le mur aurait en effet pour conséquence d’enclaver certaines espèces animales et de les couper de certains de leurs habitats (c’est notamment le cas de l’ours noir).

3.500 espèces végétales en danger
Pour la flore, le risque serait encore plus grand. Les régions situées à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis abritent en effet de nombreux éco-systèmes. L’étude de l’INE dénombre près de 3.500 espèces végétales différentes : 61% d’entre elles ne se trouveraient que dans cette région du monde. Les travaux pour construire le mur, puis le mur lui-même pourraient en détruire une partie.

Risques de catastrophes naturelles
Le mur augmenterait aussi le risque de catastrophes naturelles. Les spécialistes craignent par exemple qu’il n’empêche, à certains endroits, le ruissellement des eaux et provoque des inondations. Les zones d’eau stagnante qui en résulteraient pourraient aussi provoquer des problèmes de santé publique. En conclusion, l’étude préconise l’arrêt des constructions. A défaut, des aménagements pourraient être réalisés pour préserver des zones naturelles « libres ». Le gouvernement américain sera-t-il sensible à l’argument ? Rien n’est moins sûr…
Nicolas Rauline Nicolas Rauline
Metrofrance.com

CATASTROPHE !!!

Posté le 19.11.2007 par ecoville
À Ragersori, ville côtière dévastée par le passage du cyclone Sidr, un Bengladais prépare le corps d’un enfant avant les funérailles collectives des victimes. Crédits photo : AFP
La catastrophe a fait plus de 3 000 morts et plusieurs millions de sans-abri.

C’est l’immense malheur de ce pays accroché entre la terre et l’eau : le Bangladesh, déjà pauvre et mal gouverné, subit, à intervalles réguliers, des catastrophes. Elles s’annoncent presque toujours au sud, là où les tempêtes s’engouffrent avec avidité dans la mangrove des Sunderbans. Une réserve naturelle, avec sa myriade d’îlots, que le petit pays partage avec l’Inde, dans le delta du Gange. Cette fois, le côté indien a été miraculeusement épargné. Quand les cyclones, comme Sidr, jeudi soir, s’emparent des Sunderbans, ils dévastent tout sur leur passage. Et, comme souvent, ce sont les plus démunis qui paient le prix fort : les pêcheurs partis en mer et, sur terre, hommes et bétail. Il y a les morts ; et puis les survivants, menacés de succomber, à leur tour, victimes de la faim, de la soif, des épidémies. Car il n’est pas facile d’acheminer les secours dans ces zones reculées.

«Pour l’instant, le nombre de morts est de 2217», a déclaré, hier, le ministère de la Gestion des catastrophes naturelles à Dacca, la capitale du Bangladesh. Ce chiffre augmentera sans doute dans les jours qui viennent, au fur et à mesure de l’avancée des équipes de sauveteurs. La presse parle déjà de 3 000 tués. Selon le Croissant- rouge, le nombre de mort pourrait dépasser les cinq mille. L’armée bangladaise a envoyé des hélicoptères prêts à larguer des vivres et des médicaments. Mais ils sont en nombre insuffisant et ne peuvent pas aller partout. Même des éléphants ont été réquisitionnés. Ils sont les mieux à même d’atteindre les hameaux ensevelis sous la boue. Hier, seulement 1 % de la population sinistrée avait été secourue. Selon certains témoignages recueillis dans les villages indiens frontaliers du Bangladesh, des rescapés ayant tout perdu cherchent refuge auprès de parents ou amis plus chanceux. «Ceux qui habitaient des logis faits de paille et de bouse de vache ont tout perdu, tandis que ceux qui jouissaient de maisons en briques ont réussi, pour certains, à garder un toit , explique un témoin.

Aide d’urgence française

Selon un journaliste de l’AFP, qui a réussi à rallier Nishanbari, un petit village situé à un kilomètre de la côte, une insupportable odeur de mort plane sur la bourgade. «J’ai perdu six membres de ma famille dans le cyclone. Nous sommes trois à avoir survécu, mais j’ai bien peur que nous mourions de faim , lui a dit un paysan. Il n’y a ni eau, ni nourriture. On ne peut plus vivre ici. Les corps flottent dans les rivières et jonchent les rizières.»

La France, qui avait envoyé ses condoléances dès samedi par la voix de Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, a annoncé hier une première aide humanitaire au Bangladesh.Selon le Quai d’Orsay, deux tiers environ de cette assistance «sont constitués par une aide alimentaire en cours de livraison. Environ 200 000 euros sont affectés à une aide humanitaire d’urgence». Hier, lors de la prière de l’Angélus, le pape Benoît XVI a, de son côté, appelé à «la solidarité internationale». «J’encourage la communauté internationale à mettre en œuvre tous les efforts possibles pour porter secours à ces frères durement éprouvés», a déclaré le Saint-Père.

TROIS GORGES !!!

Posté le 17.11.2007 par ecoville
REUTERS/STRINGER SHANGHAI
Barrage des Trois-Gorges le 26 juillet.

Ce qui reste de l'ancien Badong finit là, devant le fleuve où se croisent, dans un concert de cornes de brume, barges chargées à bloc et bateaux de croisière. Dans la nuit qui s'avance, le quartier est quasi désert, et ses derniers habitants glissent comme des ombres sur l'escalier qui menait autrefois à un centre-ville aujourd'hui englouti par la montée des eaux du Yangzi (fleuve Bleu). La vieille épicière assise dans l'obscurité devant sa méchante échoppe est l'une des ultimes rescapées de l'inexorable et prochaine élévation du niveau du fleuve, quand le barrage des Trois-Gorges sera achevé : "Bien sûr, il nous faudra bien partir, sourit-elle, mais on ne sait pas quand. On attend d'avoir l'assurance d'être relogés avant de vider les lieux."


Depuis 2003, quand a débuté le remplissage du réservoir formé par la gigantesque retenue d'eau de 185 m de haut sur le fleuve Bleu, plus d'un million trois cent mille personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers. Et 116 villages ont disparu, sombrant parfois avec des chefs-d'oeuvre de l'histoire plurimillénaire de l'empire du Milieu. Le niveau du fleuve est aujourd'hui plus élevé de 90 m par rapport à son étiage précédent. Il montera d'une vingtaine de mètres supplémentaires à l'automne 2008, au moment de la mise en service définitive du barrage.

Durant des années, le gouvernement a vanté les bienfaits d'un ouvrage destiné à alimenter le centre du pays en électricité, à contrôler les crues dévastatrices du fleuve qui ont coûté la vie à 300 000 personnes au XXe siècle et à assurer une navigation plus aisée.

EROSION DES SOLS

Le discours a évolué depuis : Pékin a fini par admettre que la grandeur du projet avait son revers. Au mois d'octobre, le responsable des Trois-Gorges auprès du Conseil d'Etat, Wang Xiaofeng, a dressé la liste alarmante des conséquences du barrage sur l'environnement : érosion rapide des berges, raréfaction et pollution des eaux d'un réservoir de 39 milliards de mètres cubes qui risque de devenir un égout à ciel ouvert, réduction des terres arables, etc. "On ne peut pas sacrifier notre environnement contre de prospérité à court terme", a prévenu M. Wang.

Badong, chef-lieu d'un district de 500 000 âmes, est l'exemple extrême des difficultés à venir : après l'évacuation quasi complète de l'ancienne ville, la plupart des habitants ont été relogés dans une ville nouvelle, plus en hauteur. Mais l'érosion des sols menace aujourd'hui de provoquer des glissements de terrain. Alors, pour conjurer la menace, les autorités de Badong songeraient à prendre une douloureuse décision : déplacer la nouvelle ville plus haut sur les flancs de la montagne... Les habitants devraient être relogés dans la toute nouvelle Badong, une "troisième ville", un quartier plus moderne qui a commencé d'être érigé il y a une dizaine d'années et aligne, sur sa grand-rue, hôtels, restaurants et boutiques de mode qui ont pour nom Chic parisien (en français) ou Marvellous.

"VRAIMENT DANGEREUX ?"

Dans la "seconde ville", certains admettent être au courant de la rumeur d'un plan de déménagement, mais sans savoir au juste ce que l'avenir leur réserve. La jeune patronne d'un restaurant spécialisé dans les soupes de nouilles dit qu'"on avait parlé d'une évacuation en 2008 mais, en fait, on ne sait rien de plus". Elle ajoute, fronçant le sourcil, soudain inquiète : "Vous pensez que ces glissements de terrain sont vraiment dangereux ?" Difficile de répondre : contactés au téléphone, les responsables locaux ont refusé de répondre à nos questions.

Accoudés à un muret dominant le fleuve un peu en hauteur de ce qui reste de la vieille ville, monsieur Wu et son épouse discutent avec animation. M. Wu n'a rien, en soi, contre le barrage des Trois-Gorges. Mais ce qui le met en colère, et il ponctue ses dires de grandes claques du plat de la main sur sa paume droite, c'est que "le deuxième déplacement ne va profiter qu'aux riches qui ont les moyens de se payer de nouveaux appartements" dans la toute nouvelle ville. Sans compter, ajoute-t-il en répétant la vieille antienne des "déplacés des Trois-Gorges", que "les fonctionnaires du district s'en sont mis plein les poches".
ADVERSAIRES D'UNE DES PLUS "GRANDES ÉTAPES DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITÉ"

Il fait le geste de remplir les siennes en y enfouissant les mains. "Le gouvernement local a reçu 200 millions de yuans 20 millions d'euros pour lutter contre les glissements de terrain", soutient-il. "Mais on ne sait pas comment cet argent a été dépensé. Même chose pour les sommes attribuées aux relogés pour la construction de nouvelles maisons", conclut-il avec une grimace de dégoût.

Sur le plan écologique, Pékin aurait pu écouter plus tôt l'avis de ses experts : une quinzaine d'années avant le début de la construction du projet des Trois-Gorges, en 1994, un rapport officiel avait avancé que "les aspects négatifs de la réalisation outrepassaient les aspects positifs". A la fin des années 1980, le projet fut suspendu. Mais après le tour de vis politique général consécutif à la répression du mouvement de Tiananmen, le premier ministre de l'époque, Li Peng, le remit sur les rails. Soumis peu après au vote des députés de l'Assemblée nationale populaire, le Parlement chinois, l'adoption du projet ne fit, pour une fois, pas l'unanimité : près d'un tiers des législateurs vota "non" ou s'abstint. Et le gouvernement donne aujourd'hui en partie raison aux sceptiques et aux adversaires d'une des plus "grandes étapes de l'histoire de l'humanité", ainsi que l'avait claironné l'ancien président Jiang Zemin.
Bruno Philip

CYCLONE !!!

Posté le 15.11.2007 par ecoville
Des touristes s'abritent sous des parapluies après une alerte au cyclone à Chittagong au Bangladesh le 14 mai 2007 Photo: Deshakalyan Chowdhury/AFP


Des centaines de milliers de personnes ont été évacuées des côtes du sud du Bangladesh et de l'est de l'Inde, avant qu'un puissant cyclone, qui avance au-dessus du golfe du Bengale, ne frappe les deux pays jeudi soir.

Le cyclone Sidr, accompagné de vents très violents, pouvant atteindre 220 km/h, et de pluies torrentielles, approche très rapidement de régions côtières du Bangladesh, à la frontière avec l'Inde, et devrait toucher terre entre 15H30 GMT et 18H30 GMT, ont indiqué les services météorologiques bangladais et indiens.

La première zone frappée devrait être l'immense réserve naturelle des Sunderbans plantée dans le delta du Gange et formant, en une multitude d'îles, une frontière naturelle entre l'Inde et le Bangladesh.

Des centaines de milliers de familles de pêcheurs pauvres peuplent cette mangrove inscrite depuis vingt ans au patrimoine mondial de l'humanité et classée biosphère en 2001 parce qu'elle abrite des animaux rares: tigre royal du Bengale, dauphin gangétique, crocodile estuarien ou tortue marine.

En fin de journée jeudi, des images satellite du cyclone montraient une gigantesque masse blanche fonçant plein nord au-dessus du golfe du Bengale.

"La tempête reste extrêmement puissante" et pourrait déclencher des vagues de six mètres de haut, a prévenu Bazlur Rashida, responsable des services météo du Bangladesh.

Ce pays pauvre d'Asie du Sud, régulièrement meurtri par des catastrophes naturelles, est en alerte depuis mercredi, surtout pour ses districts de Khulna et de Barisal situés entre la capitale Dacca et Calcutta, capitale de l'Etat indien du Bengale occidental.

Rien qu'à Khulna, 250.000 personnes se sont réfugiées dans des abris anticycloniques. Des équipes médicales ont été dépêchées, des vivres sont stockées et l'armée est sur le pied de guerre, ont indiqué des responsables locaux.

Dans le district de Chittagong, le poumon économique du sud du Bangladesh, des bénévoles pressaient des villageois de s'abriter. L'aéroport et le port de la ville de Chittagong sont fermés. Les pêcheurs ont été priés de rester à quai, jusqu'à nouvel ordre.

A terre, les autorités craignent que les maisons en tôle, en paille ou en bambou soient balayées.

Le Bangladesh est d'autant plus inquiet qu'en 1970 environ 500.000 personnes avaient été tuées par un ouragan. Quelque 138.000 personnes avaient aussi perdu la vie en 1991 dans un terrible raz-de-marée.

Au Bengale occidental, dans l'est de l'Inde, 50.000 personnes ont déjà été évacuées et le même nombre devrait être en lieux sûrs dans la soirée, a assuré à l'AFP un ministre de l'Etat, Kanti Ganguly.

"Le cyclone fait 500 km de diamètre (...) avance très rapidement et devrait frapper les côtes du Bengale occidental n'importe quand après 15H30 GMT", a prévenu Ladu Ram Meena, directeur adjoint du centre météorologique pour l'est de l'Inde.

Dans cette région, l'Etat indien de l'Orissa, frontalier avec le Bengale occidental, a déjà été frappé par un ouragan en 1999 qui avait fait au moins 10.000 morts.

Les tempêtes cycloniques sont fréquentes en octobre et en novembre dans le golfe du Bengale bordé par les côtes orientales de l'Inde, celles du sud du Bangladesh et de l'ouest de la Birmanie.
DACCA (AFP)
© 2007 AFP

PROTECTION !!!

Posté le 15.11.2007 par ecoville
Un mouton sur l'île de Quemenes (Finistère), où un couple d'agriculteurs redonner vie à un îlot déserté Photo: Fred Tanneau/AFP


L'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) propose de payer les agriculteurs pour la protection de l'environnement, dans son rapport annuel publié jeudi.

L'agriculture peut à la fois provoquer la dégradation des sols, des ressources en eau, de l'air et des ressources biologiques et en améliorer la qualité: tout dépend des décisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche ou de l'exploitation des forêts, remarque la FAO.

Or, les agriculteurs sont les principaux gestionnaires de ressources naturelles du monde, exploitant près de 5 milliards d'hectares sur une superficie totale de quelque 13 milliards d'hectares.

"L'enjeu consiste à convaincre les agriculteurs de limiter les effets négatifs de leur mode de production tout en répondant à la demande croissante de produits alimentaires", souligne l'organisation dans son rapport 2007 publié à Rome.

Se prononçant pour des "mesures incitatives", la FAO estime que le paiement des services pour protéger l'environnement "peut être un mécanisme utile".

De tels paiements présenteraient en outre l'intérêt d'améliorer le revenu des agriculteurs qui fournissent ces services à l'environnement.

Les mécanismes de rétribution devront cependant être conçus de façon à associer les agriculteurs les plus pauvres, avertit l'organisation.

"L'agriculture mondiale peut relever ce défi", a déclaré à la presse le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, lors de la présentation du rapport.

"Elle est en mesure de mieux prendre en compte les besoins d'une production agricole en croissance et ceux de services environnementaux", c'est-à-dire de protection de l'environnement, a ajouté M. Diouf.

M. Prabhu Pingali, un responsable de la FAO a ainsi cité en exemple le cas de la ville de New York qui "était approvisionnée, il y a dix ans, par de l'eau polluée" en raison des domaines agricoles dans ses environs.

"Au lien d'installer de nombreux filtres puissants, la ville a décidé de rémunérer les agriculteurs pour que ces derniers réduisent eux-mêmes la pollution qu'ils avaient créée", a expliqué M. Pingali.

Ces mécanismes sont également possible dans les pays sous-développés où un rôle important revient aux ONG qui peuvent servir d'intermédiaire entre l'Etat, les organisations internationales et les paysans, a conclu M. Pingali.
ROME (AFP)
© 2007 AFP

CATASTROPHE !!!

Posté le 15.11.2007 par ecoville
Un bâtiment effondré après un séisme à Padang, le 13 septembre 2007 Photo: Roslan Rahman/AFP


Des scientifiques internationaux s'inquiètent de la menace croissante d'un séisme ou d'un tsunami dévastateur dans la ville indonésienne de Padang, qui compte 800.000 habitants.

Ce port de la côte ouest de Sumatra à environ 400 kilomètres de Singapour et 850 kilomètres de Jakarta, est situé entre deux lignes sismiques: la Grande faille continentale de Sumatra et une subduction océanique.

La subduction est surtout jugée préoccupante: la friction sous-marine des plaques tectoniques indo-australienne et eurasienne, qui se rapprochent à la vitesse de cinq à six centimètres par an, est susceptible de causer, dans un avenir proche, des dizaines voire des centaines de milliers de morts à Padang.

Les sismologues découpent en effet la subduction le long de Sumatra en différents "segments". Ces segments accumulent de plus en plus de tension, qu'ils libèrent brusquement par un tremblement de terre, explique Christophe Vigny, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Or un relevé des derniers séismes - y compris un en septembre au sud de Sumatra et celui du 26 décembre 2004 au nord qui a généré un terrible tsunami dans l'océan Indien - montre que les segments ont tous "craqué", sauf celui de Padang.

"Le séisme de 2004 a rompu 1.200 km de faille à partir de 3° (de latitude) nord. Le séisme de 2005 a rompu 400-500 km en face de Nias (en gros de -1° à +3°). En 2000 un plus petit séisme avait rompu environ 100 km entre -6° et -5°. La dernière séquence de séismes a rompu à première vue 300 km de faille entre -5° et -2°", détaille M. Vigny.

"Conclusion, toute la subduction a cassé, depuis 6° sud jusqu'à la mer d'Andaman vers 12-14° nord... sauf un petit morceau de 100-200 km juste en face de Padang", ajoute ce chercheur de retour de Sumatra.

Selon Danny Hilman Natawidjaja, de l'Institut indonésien des sciences, la secousse tellurique frappant Padang pourrait atteindre une magnitude de 8,5 à 8,9. De nombreux bâtiments s'effrondreraient avant même l'arrivée d'un tsunami.

Le bilan des victimes "dépendra du nombre de personnes ayant réussi à fuir", mais la pire des projections prévoit un tsunami de 5,5 mètres de haut s'enfonçant de deux kilomètres dans la ville, la ravageant à moitié.

Pour Kerry Sieh, géologue spécialiste de Sumatra à l'Institut de technologie de Californie, une telle catastrophe est "très probable".

"Le plus dur à faire est de changer les infrastructures afin de réduire l'effondrement des bâtiments et les pertes humaines et matérielles dues au tsunami", assure-t-il à l'AFP.

Fauzi, de l'Agence de météorologie et de géophysique (BMG) indonésienne, rappelle lui que les experts "n'ont pas la capacité de prédire la date de ce séisme".

Depuis le tsunami du 26 décembre 2004, qui avait fait près de 168.000 morts à Sumatra, la communauté internationale a investi environ 60 millions de dollars pour construire un système d'alerte anti-tsunami dans l'océan Indien. La majorité de la somme est allée à l'Indonésie.

L'objectif est d'installer à terme un dispositif global, efficace en moins de quinze minutes (temps d'arrivée d'un tsunami à Sumatra), associant des sismographes, des bouées détectrices, des alertes diffusées par les médias et par SMS et des sirènes sur la côte.

Mais la bureaucratie indonésienne a retardé la mise en place. Padang compte seulement six sirènes de littoral.

A Padang est aussi envisagée l'édification de collines artificielles ou de tours où pourraient se réfugier la population, indique Tabrani du Bakornas, l'organisme national de coordination des secours.

Michael Rottmann, chargé du système d'alerte anti-tsunami à l'Unesco, met en garde contre le danger de fausses alertes.

"La situation est très difficile à Padang en raison de la densité. Comment voulez-vous évacuer tant de gens? Je ne crois pas qu'il soit possible de demander à la population de s'enfuir à pied au milieu des embouteillages".
Par Sébastien BLANC JAKARTA (AFP)
© 2007 AFP

CHILI !!!

Posté le 14.11.2007 par ecoville
Un puissant séisme s'est produit mercredi dans le nord du Chili, a annoncé le Bureau national des situations d'urgence (Onemi), qui ne disposait pas d'informations sur d'éventuelles victimes.

Le séisme était de magnitude 7,7, a indiqué l'Institut de géophysique américain (USGS), et une alerte au tsunami a été lancée pour les côtes chiliennes et péruviennes.

Le séisme s'est produit à 12h43 heure locale (16h43 heures françaises) dans le nord du pays. Les premières informations faisaient état de dégâts matériels à Antofagasta, 1.200 kilomètres au nord de Santiago, ainsi que dans les villes voisines de Calama et d'Arica.

«On est en train de répertorier les dégâts éventuels. Pour le moment, on ne rapporte pas de blessés, seulement des dégâts mineurs sur certains bâtiments», a déclaré le porte-parole du gouvernement chilien, Ricardo Lagos Weber.

Un séisme ressenti aussi en Argentine et en Bolivie

Selon une radio chilienne, l'aéroport d'Antofagasta a été endommagé, et le personnel, les équipages et les passagers ont dû être évacués. A Calama et Arica (ville frontalière avec le Pérou), le séisme a entraîné l'interruption de la fourniture d'électricité et a provoqué la panique dans la population.

Le séisme a aussi été ressenti en Argentine et en Bolivie. A Buenos Aires, l'Institut national de prévention sismique (Inpres) a indiqué qu'une secousse de 4,5 sur l'échelle de Richter avait été ressentie dans la ville de San Juan, dans l'ouest de l'Argentine, sans faire ni victimes ni dégâts.

En Bolivie, le séisme a été ressenti dans les batiments les plus élevés de la capitale, La Paz, sans faire de dégâts matériels, ainsi que dans les villes d'Oruro et de Potosi, respectivement à 240 km et 550 km au sud de La Paz.





20Minutes.fr, éditions du 14/11/2007 - 17h13

dernière mise à jour : 14/11/2007 - 20h46
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