NATURE
Posté le 04.02.2008 par ecoville
Des Jordaniens jouent à se lancer des boules de neige à Amman, le 31 janvier 2008.
Crédit : M. HAMED / REUTERS
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Posté le 30.01.2008 par ecoville
Un tour de la planète à 360°
La Géode propose jusqu'au 10 février un cycle de films sur l'environnement
Le site
Programme, horaires, tarifs et réservations sur le site Web de la Géode
Partez en voyage à la découverte des beautés de notre planète à préserver ! La Géode propose jusqu’au 10 février une programmation spéciale pour découvrir ou redécouvrir les plus beaux films grands format dédiés à la nature : Planète Géode. Au menu 8 films IMAX qui vous feront littéralement plonger au cœur de la vie de la Terre : « L’île aux requins », « Deep sea, dansons sous la mer », « L’eau et les hommes », « Forces de la nature », « Ouragan sur la Louisiane », « Planète Bleue », « Récifs coralliens » et « Ecoworld ».
Des soirées événementielles
En plus de la programmation en journée, deux soirées événementielles présenteront des documentaires d’exception. Le 1er février L’écran géant de la Géode accueillera le documentaire « Un jour sur terre », chef d’œuvre en matière de prise de vue en haute définition. Le 8 février, National Geographic Channel présente en avant-première mondiale le documentaire « Le silence des abeilles ». Enfin, le grand rendez-vous du festival : le concert de Geir Jenssen, alias Biosphère, originaire de Norvège, pour un périple onore dans le monde animal, végétal et minéral.
Posté le 29.01.2008 par ecoville
Vers un commerce plus durable
Les acteurs du secteur du commerce et de la distribution signent avec le ministère de l'Ecologie une convention dans le cadre du Grenelle de l'environnement
Après le secteur du transport aérien, c’était aujourd’hui au tour de la grande distribution de s’engager dans la voie du développement durable. Le ministère de l’Ecologie, la Fédération des entreprises du Commerce et de Distribution (FCD) et les enseignes du commerce et de la distribution ont signé une convention d’engagements pendant 5 ans.
Plus d’information pour les consommateurs
Les acteurs du commerce et de la distribution s’engagent à informer les consommateurs sur les principaux impacts environnementaux des produits de consommation courante. Dès cette année, une expérimentation va être menée sur un échantillon d’environ 300 produits. Grâce à une information plus précise sur l’empreinte écologique des produits proposés, le consommateur devrait ainsi avoir les moyens d’orienter ses choix vers les biens les plus propres et plus respectueux de l’environnement.
Plus de produits labellisés
L’objectif convenu est de doubler à l’horizon de trois ans le nombre de produits mis ur le marché bénéficiant d’un éco-label. Très développés en Allemagne, en Suisse et dans plusieurs pays d’Europe du Nord, les éco-labels souffrent en France d’une manque de visibilité et de reconnaissance de la part des consommateurs. Aux commerçants donc de leur donner un coup de pouce en assurant leur promotion auprès du public.
Plus de bio
L’objectif de la convention en matière de produits issus de l’agriculture biologique est de viser une augmentation d’au moins 15% par an dans le total des ventes alimentaires. Aujourd’hui, le marché français des produits bio ne représente que 1,1% des ventes alimentaires (contre 3,3% en Allemagne). Ce marché a toutefois bénéficié d’une croissance de 9,5% par an depuis 1999, alors que dans son ensemble le marché de l’alimentaire n’a progressé que de 2,3%. La grande distribution a un rôle à jouer pour renforcer cette tendance, notamment par l’élargissement des gammes de marque du distributeur (MDD) biologiques et par l’augmentation de l’espace consacré aux produits bio dans les linéaires.
Moins d’emballages
D’ici à 2012, les industriels et les éco-organismes concernés s’engagent à réduire d’au moins 10% la production de déchets d’emballages. C’est un objectif ambitieux quand l’on sait qu’entre 1997 et 2006 le tonnage d’emballages est passé de 4,8 millions de tonnes à 4,4 millions, soit précisément une réduction de 10%.
Des magasins plus verts
La convention vise enfin à encourager une réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre du secteur du commerce et la distribution. Cela passe d’abord par une généralisation des bilans carbone afin d’identifier les principales sources d’émissions et les solutions envisageables pour les réduire. Les parties s’engagent également à développer les énergies renouvelables, en particulier à l’occasion de la création de nouveaux magasins, et à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport, notamment par l’utilisation du fret ferroviaire et fluvial.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 21.01.2008 par ecoville
Ce que Sarkozy a promis aux pêcheurs
Après les déclarations du Président à Boulogne-sur-Mer, le flou règne sur l'avenir qu'il souhaite pour la politique européenne de la pêche
La pêche en eaux troubles...
Le nombre de bateaux de pêche français a chuté de près de 40% en 15 ans, pour atteindre 5.346 navires métropolitains en 2005, soit 9% de la flotte européenne. Mercredi, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la pêche, avait présenté un plan d'action de 310 millions d'euros sur trois ans pour venir en aide aux marins-pêcheurs, notamment destiné à la modernisation des bateaux pour réduire la consommation de gazole dont le coût n'a cessé d'augmenter.
Démagogie d’avant élections municipales ou position dans la continuité du Grenelle de l’environnement ? Les propos de Nicolas Sarkozy, devant les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer samedi, restent flous, mais suscitent la polémique. Pour aider la pêche, « la première chose, c'est l'affaire des quotas: il faut qu'on en sorte, a affirmé le président de la République, et on a une opportunité pour en sortir : c'est que la France va présider l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre ».
Les quotas de la politique commune de la pêche (PCP), fixés en décembre pour l’année qui suit, ne satisfont, en effet, ni les pêcheurs, ni les écologistes. Pour les premiers, il s’avère difficile de faire des prévisions pour l’année à venir, ne sachant pas ce qu’ils auront le droit de pêcher. Effet pervers : « dans l’incertitude, les pêcheurs ont tendance à se dire : ‘je prends tout ce que je peux cette année’ », explique Stéphan Baucher, responsable de la campagne Océans à Greenpeace. De plus, « le système des quotas n’a pas de cohérence en termes de territoire : il faudrait le décentraliser », ajoute Charles Braine, responsable de la campagne pêche au WWF.
Les unités de gestion
« S’il s’agit de revenir sur les quotas avec plus de souplesse, en cours d’année ou de mettre en question les quotas eux-mêmes, ce serait une catastrophe », précise Stéphan Baucher. « Si en revanche, il s’agit d’aller vers des ‘unités de gestion concertées’ sur 5 à 15 ans, comme nous avons demandé lors du Grenelle, c’est positif. » Les Unités d’Exploitation et de Gestion concertées associent autour d’un territoire cohérent tous les acteurs de la filière pêche et des autres usages de la mer qui élaborent, par la concertation, une gestion de proximité dans le cadre de la PCP. Une fois définie une zone homogène au niveau biologique, « on fait l’inventaire globale des espèces qu’y résident, explique Stéphan Baucher, ce qui permet de connaître les interdépendances fortes entre espèces et la complexité de la chaîne alimentaire et de considérer l’écosystème dans son intégralité. Mais les pêcheurs n’en veulent pas de cette approche-là.»
Nicolas Sarkozy a plaidé de son côté pour une « sorte d'états généraux » entre scientifiques et pêcheurs et Michel Barnier pour des quotas triennaux, ce qui semble aller dans la bonne direction. Mais c’est à Bruxelles que sera tranché l’épineux dossier. « Le discours de Nicolas Sarkozy est présomptueux, commente Charles Braine, car il aura beau être à la présidence de l’Union européenne, la décision ne sera pas prise si d’autres sont contre. » Comme le rappelle Stéphan Baucher, « ce sont des dossiers très longs à faire évoluer : les temps de la politique sont bien plus lents de ceux de l’effondrement des stocks de certains poissons menacés ».
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 19.01.2008 par ecoville
Jewel Samad AFP ¦ Un pont en bois brisé par le cyclone Sidr à à Bashbariya près de Pirojpur le 17 novembre 2007
Inondations, sécheresses, tempêtes, vagues de chaleur, séisme… La liste des catastrophes naturelles qu'a connu l'année 2007 est longue, tout comme celle des victimes qu’elles ont laissé dans leur sillage.
>> Notre diaporama des catastrophes de l'année
Moins de morts mais plus de personnes touchées
Au total, 16.517 sont mortes en 2007, toutes catastrophes naturelles confondues, selon un rapport du Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (Cred) de l'Université catholique de Louvain (Belgique), publié vendredi. C’est moins qu'en 2006 (21.342 morts) mais le nombre de personnes touchées s'est en revanche considérablement accru, atteignant près de 200 millions contre 135 millions en 2006.
Sur ce total, la grande majorité (164 millions) ont été victimes d'inondations, dont la moitié en Chine durant les crues des mois de juin et juillet. Ces inondations, qui représentent la grande majorité des catastrophes liées au climat, ont tué 8.382 personnes en 2007, soit beaucoup plus que la moyenne des sept années précédentes (5.407 morts). Entre 2000 et 2006, 95 millions de personnes étaient touchées en moyenne chaque année par des inondations.
Trop d’urbanisme en zones inondables
Les tempêtes ont fait 5.970 morts l'an dernier contre 3.127 en moyenne depuis le début de la décennie. Cet accroissement paraît lié au développement anarchique de l'urbanisme en zones inondables dans les grands pays émergents d'Asie.
«C'est directement en rapport avec les politiques de développement ou plutôt leur absence», affirme le Cred qui craint une augmentation des inondations à l'avenir en Chine et en Inde. Le Bangladesh a subi les deux catastrophes les plus graves, avec le cyclone Sidr en novembre (4.234 morts) et les inondations de l'été (1.110 morts).
Les Etats-Unis ont subi le plus grand nombre de catastrophes naturelles (22), devant la Chine (20) et l'Inde (18) mais c’est l'Asie qui paye le plus lourd tribut: le continent a subi huit des dix événements les plus graves, les deux autres étant le Pérou et la Hongrie, victime d'une vague de chaleur estivale qui a tué 500 personnes.
Jewel Samad AFP ¦ Un pont en bois brisé par le cyclone Sidr à à Bashbariya près de Pirojpur le 17 novembre 2007
Sa. C.
20Minutes.fr, éditions du 18/01/2008 - 17h02
dernière mise à jour : 18/01/2008 - 17h05
Posté le 16.01.2008 par ecoville
Une élévation du sol de 25 à 30 centimètres en dix ans pourrait limiter les effets de l'acqua alta, ici vécue avec humour par ces touristes, qui mine la cité des Doges. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Des universitaires italiens vont tester l'efficacité de leur projet dans la lagune.
Soulever le sol de Venise de plusieurs centimètres en injectant d'énormes quantités d'eau de mer dans son sous-sol. C'est le projet sur lequel travaille depuis plusieurs années une équipe de mathématiciens et modélisateurs de l'université de Padoue (Italie). En 2004, ils en ont déjà présenté les grandes lignes dans une première étude, n'hésitant pas à affirmer que l'injection de fluide en sous-sol pourrait permettre d'empêcher les inondations qui envahissent régulièrement la cité des Doges durant l'automne et le printemps la trop fameuse acqua alta.
Plusieurs experts s'étaient montrés sceptiques. En effet, l'assiette sur laquelle Venise est construite, est très fragile. Or, si le soulèvement est inégal, il pourrait causer de graves dégâts, voire des fissures irréparables à certains bâtiments.
Les mathématiciens de l'université de Padoue ont donc revu leur copie. Ils projettent de tester leurs hypothèses dans une zone de la lagune proche de Venise (Water Resources Research, vol 44, 5 janvier 2008). Plus modestes et réalistes, ils soulignent que l'injection d'eau à grande profondeur pourrait contribuer à améliorer l'efficacité du projet Moïse (Mose en italien, acronyme de MOdulo Sperimentale Elettromeccanico). C'est habile car ce système d'écluses pivotantes est très décrié en raison de son prix exorbitant (plus de 4 milliards d'euros). Sa construction devrait être terminée en 2011, mais plusieurs spécialistes affirment déjà qu'il ne permettra pas d'endiguer la montée du niveau de la mer qui devrait s'accentuer au cours du prochain siècle.
Quatre sites candidats
La municipalité de Venise elle-même y est opposée. Les élus sont furieux, car ils avaient proposé une série de solutions alternatives que le gouvernement, à Rome, n'a jamais prises en compte.
«En 2004, on voulait montrer que la surrection de Venise de plusieurs dizaines de centimètres était théoriquement possible, explique Giuseppe Gombolati, de l'université de Padoue. Cette fois, nous voulons montrer que notre projet est efficace.»
Le plan est ficelé. Il prévoit de forer trois puits à une profondeur comprise entre 600 mètres et 800 mètres. C'est à l'intérieur de ces conduits que de l'eau de mer pompée au large sera injectée et devrait assurer une pression en sous-sol susceptible de soulever la surface de plusieurs dizaines de centimètres (entre 25 et 30 centimètres au bout de dix ans). Quatre sites candidats ont déjà été choisis. Reste maintenant à trouver l'essentiel, les financements, estimés à près de 5 millions d'euros par an.
Des variations dans le remplissage des nappes phréatiques peuvent faire varier la hauteur du sol. C'est ainsi que, de 1980 à 1998, la ville de Las Vegas (États-Unis) s'est élevée de 3 centimètres. L'injection délibérée de fluides dans le sous-sol est une pratique courante dans l'industrie pétrolière. Elle permet de faire remonter les hydrocarbures déposés en fond de couche et de les récupérer. Mais l'enjeu est tout autre pour Venise.
Les quantités d'eau pompées devront être considérables et continuelles pour éviter que le niveau du sol ne retombe. «C'est le point faible de ce projet», estime d'ailleurs Paolo Pirazzoli, du CNRS, spécialiste des variations du niveau de la mer, lui-même d'origine vénitienne. De plus, le risque de fractures en surface n'est toujours pas écarté. Ce programme spectaculaire a au moins pour lui l'intérêt d'améliorer la connaissance du sous-sol de la cité des Doges.
La montée du niveau de la mer n'épargnera pas Venise. Moïse et l'injection d'eau de mer en profondeur ne suffiront pas à l'endiguer, estime Paolo Pirazzoli. Des experts italiens estiment en effet que les prévisions du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat) ont tendance à la sous-estimer. Selon lui, il faudra adopter d'autres solutions. L'efficacité du projet des universitaires de Padoue sera toutefois suivie bien au-delà de Venise. Leurs essais intéresseront tous ceux qui travaillent sur le volet adaptation du réchauffement climatique.
Posté le 15.01.2008 par ecoville
La carte de l'Antarctique Photo: Anibal Maiz/AFP/Infographie
La fonte des glaces s'est accélérée de 75% en dix ans le long des côtes du continent antarctique, atteignant en 2006 quelque 192 milliards de mètres cubes, une quantité suffisante pour noyer sous 4,6 mètres d'eau l'ensemble des Pays-Bas, selon une étude publiée dimanche dans la revue Nature Geoscience.
Cette fonte des glaces est concentrée en aval des glaciers sur l'ouest du continent (132 milliards de m3 avec une marge d'erreur de plus ou moins 60 milliards) et la péninsule antarctique (60 milliards de m3 avec plus ou moins 46 milliards de m3 de marge d'erreur), ont constaté Eric Rignot, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA et son équipe internationale de chercheurs.
Sur l'est du continent, en revanche, la calotte glaciaire est restée stable.
Etalée sur l'ensemble de la surface des océans, la fonte de 192 milliards du mètres cubes de glace représente une élévation supplémentaire annuelle de 0,5 millimètre du niveau des mers, qui s'ajoute à la hausse due à l'expansion thermale, une masse d'eau étant plus volumineuse si elle est chaude.
"Les pertes de masse (de glace) dans la région d'Amundsen et le nord de la péninsule sont provoquées par une accélération persistante (des glaciers), alors que le niveau d'enneigement a augmenté entre 1980 et 2004, en particulier dans la péninsule", selon l'étude.
Les chercheurs ont utilisé des mesures prises par satellites couvrant 85% de la côte du continent antarctique.
Les experts internationaux sur le climat (Giec) ont, dans leur dernier rapport officiel remis en 2007, renoncé à extrapoler la hausse maximale du niveau des océans à la fin du siècle, du fait des incertitudes pesant sur la rapidité de la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique.
L'élévation minimale a été fixée à 18 centimètres jusqu'à la fin du siècle par le Giec, qui a renoncé à fixer une limite maximum, auparavant fixée à 59 centimètres. Selon une étude de novembre du Climate Institute australien, le niveau des mers pourrait monter en cent ans de 1,40 mètre.
Le réchauffement du pôle Nord est deux fois plus rapide que celui de l'ensemble de la planète. Les glaces de la région arctique, près du pôle nord, ont fondu à un rythme sans précédent l'an dernier, et le phénomène devrait s'amplifier du fait de la diminution de la réflexion des rayons du soleil sur la neige et la glace (albédo).
PARIS (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 12.01.2008 par ecoville
Jean-Louis Borloo, Jean-François Legrand, le président de la Haute autorité provisoire sur les OGM (C) et Nathalie Kosciusko-Morizet, le 9 janvier 2008 à Paris Photo: Jacques Demarthon/AFP
La France ne cultivera pas d'OGM en 2008: elle a décidé vendredi, en application du "principe de précaution" et sur fond de polémiques croissantes autour des organismes génétiquement modifiés, d'engager une procédure suspendant la culture du maïs MON810.
Cette céréale, développée par le géant américain de l'agro-chimie Monsanto, était le seul OGM cultivé sur le territoire français.
Les associations de défense de l'environnement se sont immédiatement réjouies de cette décision, tandis que l'altermondialiste José Bové interrompait illico sa grève de la faim entamée le 3 janvier pour réclamer l'activation par Paris de la "clause de sauvegarde" auprès de l'Union européenne.
C'est précisément cette activation qu'a annoncée Matignon vendredi soir. "Le Gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON810, jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", déclarent dans un communiqué les services du Premier ministre.
La "clause de sauvegarde", actuellement utilisée par six pays, est prévue dans une loi européenne de 1990 remplacée par un nouveau texte en 2001. Elle permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un OGM autorisé dans l'UE, en invoquant un risque pour la santé et l'environnement.
En France, 22.000 hectares de MON810 étaient mis en culture, principalement dans le sud-ouest et par 2.000 agriculteurs. Ce qui ne représentait que 0,75% des 2,8 millions d'hectares de maïs cultivés dans l'Hexagone.
La décision, "prise en application du principe de précaution, s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM", souligne le texte de Matignon.
Cette "haute autorité provisoire" avait fait état mercredi d'"éléments scientifiques nouveaux" et de nombreuses interrogations autour de cette culture de maïs OGM.
Cependant, ont nuancé les services du Premier ministre, "les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".
Le gouvernement annonce d'ailleurs dans la foulée "un plan sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros, soit une multiplication par huit des budgets actuels".
Techniquement, la "clause de sauvegarde" doit être enclenchée par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier.
Par ailleurs, Monsanto dispose de 15 jours pour présenter sa défense.
La démarche auprès de Bruxelles ne pourra donc être faite qu'après ce délai.
Nul doute que ce choix ne fera pas l'unanimité. Le sujet est brûlant. En attestent par exemple les coups échangés vendredi entre pro et anti-OGM en marge d'un procès de "faucheur volontaire" à Montauban.
Les grands producteurs céréaliers avaient dénoncé jeudi des "mensonges" et de la "politique politicienne" après l'avis rendu par la haute autorité provisoire.
Le président (UMP) de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait pointé des "préjugés" et une "certaine peur de l'avenir", s'attirant de vertes répliques notamment du PS ou du mouvement écologiste Cap 21.
Le président Nicolas Sarkozy avait indiqué mardi qu'il activerait la "clause de sauvegarde" en cas de "doutes sérieux" sur le MON810.
On attendait donc que la décision soit annoncée par l'Elysée. Mais c'est finalement Matignon qui l'a officialisée.
Par Corinne DELPUECH PARIS (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 06.01.2008 par ecoville
Le volcan Popocatepetl, près de Puebla (120 km à l'est de Mexico), projette de la vapeur à 3 km de hauteur, le 1er décembre 2007 Photo: Jose Castañares/AFP
Une spectaculaire éruption du volcan Popocatepetl, situé à 60 km au sud-est de Mexico, s'est produite samedi, avec un jet de vapeur et de cendres projeté à 8 kilomètres de hauteur, ont annoncé les autorités.
"Par sa hauteur, il s'agit de la projection la plus importante depuis ces sept dernières années", a déclaré à l'AFP Ramon Pena, directeur du Plan Opératif Popocatepetl, ajoutant toutefois qu'il n'y avait "pas de changement dans l'échelle d'alerte, actuellement de couleur jaune", donc "sans risque pour la population".
La colonne de vapeur, d'eau et de cendres, a commencé à s'élever dans le ciel à 12H00 locales (17H00 GMT) et pouvait se voir depuis le centre de la ville voisine de Puebla, où l'on s'attendait à des retombées de cendres dans les prochaines heures, a-t-on ajouté de même source.
Depuis 1994, année où il a repris son activité, le Popocatepetl, qui culmine à 5.452 mètres, est surveillé par l'armée mexicaine qui en limite l'accès dans un rayon de 12 km.
PUEBLA (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 05.01.2008 par ecoville
Quelque 850.000 abonnés ont subi des coupures d'électricité vendredi en Californie (ouest), balayée par une violente tempête hivernale, a-t-on appris auprès du bureau du gouverneur Arnold Schwarzenegger.
«850.000 foyers et entreprises ont subi des coupures d'électricité»dans l'ensemble de l'Etat, particulièrement les régions de San Francisco et de la capitale administrative Sacramento, à 150 km à l'est, a déclaré à l'AFP Lee Dorey, un porte-parole du bureau du gouverneur pour les services d'urgence.
Selon lui, aucun décès n'est pour l'instant à déplorer, mais de nombreux accidents de la route se sont produits, dont des semi-remorques renversés par des rafales de vent, tandis que la circulation était difficile dans la zone montagneuse de la Sierra Nevada, dans l'est de l'Etat.
La tempête est la première de trois annoncées en Californie jusqu'à dimanche. Elle a commencé à toucher en milieu de journée la région de Los Angeles, à 600 km au sud de San Francisco, où les habitants ont été mis en garde contre d'éventuelles coulées de boue dans des zones ayant récemment brûlé.
Des résidents de vallées encaissées dans le comté d'Orange, entre Los Angeles et San Diego, ont été appelés à quitter leurs maisons par précaution, à l'approche de ces dépressions qui pourraient déverser 10 cm de précipitations en plaine et le double en montagne.
Les autorités redoutent que des coulées de débris et de boue se produisent sur les flancs des collines où la végétation a été détruite et ne retient plus la terre.
Les incendies en Californie fin octobre ont fait huit morts, ravagé plus de 2.100 km2 et forcé 640.000 personnes à fuir leurs habitations, dont 2.000 ont été réduites en cendres. Les dégâts ont été chiffrés à plus d'un milliard de dollars rien qu'autour de San Diego.
20Minutes.fr, éditions du 05/01/2008 - 10h28
dernière mise à jour : 05/01/2008 - 10h28