ENERGIE
Posté le 12.05.2008 par ecoville
Photo : Marcello Paternostro/AFP
L'Etna photographié le 29 mars 2007
Une éruption sur le cratère sud-est du volcan de l'Etna, en Sicile, s'est déclenchée samedi après-midi, accompagnée d'une coulée de lave, a-t-on appris auprès de l'Institut de géophysique et de vulcanologie à Palerme (sud de l'Italie).
L'éruption avec une coulée de lave a commencé vers 15/16H00 locales (13/14H00 GMT), selon la même source. Elle avait été annoncée par une augmentation de l'activité sismique du volcan ces dernières semaines.
La coulée de lave se dirige vers une zone inhabitée et ne présente aucun danger. "Elle est en train de diminuer", a déclaré en fin de journée à l'AFP un responsable de l'Institut.
La dernière éruption, de moins de dix heures, avait eu lieu sur le même cratère sud-est le 23 novembre 2007.
L'éruption précédente en septembre avait entraîné la fermeture de l'aéroport de Catane en raison de projections de lave et d'un nuage de cendres.
La dernière grande éruption spectaculaire du volcan sicilien, qui culmine à 3.295 mètres, remonte à l'été 2001.
ROME (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 12.05.2008 par ecoville
AFP AFP ¦ Des secouristes cherchent parmi les décombres dans une école de Dujiangyan (sud-ouest) où six enfants sont morts après un séisme, le 12 mai 2008
Le bilan ne cesse de s'alourdir: le dernier décompte officiel fait état d'au moins 7.651 morts suite au puissant séisme d'une magnitude 7,5 qui s'est produit lundi dans le Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine.
Deux usines chimiques se sont effondrées, ensevelissant des centaines d'employés et conduisant à l'évacuation de 6.000 riverains. L'accident, qui s'est produit à Shifang, au nord de Chengdu, aurait provoqué la fuite de 80 tonnes d'ammoniaque.
Le tremblement de terre s'est produit peu avant 8h30 (heure de France), à une profondeur de 10 km. «Face au désastre, le plus important est le calme, la confiance, le courage et une direction forte», a déclaré Wen Jiabao, le premier ministre chinois.
A Chengdu, les habitants s'apprêtent à dormir dans la rue
L'épicentre du séisme a été localisé dans le district de Wenchuan (118.000 habitants) à une centaine de km au nord-ouest de Chengdu, une métropole de plus de dix millions d'habitants où vivent de nombreux français. Sébastien Spaeth est enseignant à Chengdu. Joint par 20minutes.fr, il explique qu'il y a «une situation étonnante» dans la métropole: «il est 22h et beaucoup de gens sont dans les rues, s'apprêtant à dormir dehors, par peur d'une réplique du séisme».
Selon les informations locales, il n'y aurait que 44 morts à Chengdu où il ne semble pas y avoir trop de dégâts matériels, même si «ça a pas mal bougé», selon l'enseignant français. Sur la télévision chinoise, les nouvelles arrivent comme en France, au compte-goutte et de manière désordonnée. «La télé passe du coq à l'âne sans qu'il soit possible d'avoir des informations globales sur l'événement», commente Sébastien Spaeth.
Des étudiants de Shengdu se sont filmés en train de se protéger sous des tables pendant le séisme.
Le séisme le plus meurtrier depuis 1976
Une secousse de 3,7 sur l'échelle de Richter a été ressentie à Pékin, créant une petite panique mais ne causant aucun dégât sur les installations olympiques. Le site français «Aujourd'hui la Chine» a recueilli les impressions en vidéo des habitants de Pékin.
Le président américain George W. Bush a présenté ses condoléances aux familles des victimes du tremblement de terre et a offert à la Chine l'aide des Etats-Unis, dans un communiqué.
C'est le séisme le plus meurtrier en Chine depuis la triste date du 28 juillet 1976 quand la ville industrielle de Tangshan avait été rayée de la carte par un tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter (8,2 selon des sources américaines). Pékin avait fournit un bilan officiel de 242.000 morts et 164.000 blessés graves, alors que des experts occidentaux l'estimaient à 700.000 victimes.
AFP AFP ¦ Des secouristes cherchent parmi les décombres dans une école de Dujiangyan (sud-ouest) où six enfants sont morts après un séisme, le 12 mai 2008
Vincent Glad (avec agence)
20Minutes.fr, éditions du 12/05/2008 - 10h29
dernière mise à jour : 12/05/2008 - 17h04
Posté le 01.05.2008 par ecoville
Robert François AFP/Archives ¦ Construction de logements au Havre le 10 novembre 2005
Douche froide. Le volet «logement» de la loi Grenelle de l’environnement présentée ce mercredi prône bien la révolution des économies d’énergie, mais sans donner le mode d’emploi. «On a un beau château de cartes, mais on attend de voir ce qu’il y a dessous pour être sûr qu’il ne va pas s’écrouler», résume Thierry Salomon, président de l’association de promotion des économies d’énergie Negawatt, et qui a participé au Grenelle. Explications.
Que dit la loi?
Dès 2012 (2010 pour les bâtiments publics et tertiaires), les constructions neuves devront consommer moins de 50 kilowattheures (kwh) par an et par mètre carré pour le chauffage, l’eau chaude, l’éclairage et la ventilation, contre 80 à 250 kwh (selon les zones climatiques) avec les règles actuelles. A partir de 2020, tout nouveau bâtiment devra produire plus d’énergie qu’il n'en consomme, grâce à des sources renouvelables (solaire etc).
La facture de chauffage va-t-elle baisser?
Pour les logements existants, des incitations sont prévues afin d’encourager les rénovations thermiques. Le nouveau crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier (mai 2007) et le prêt à taux zéro doivent être adaptés. Mais aucune précision n’a été donnée ni sur les investissements éligibles, le montant des avantages ou les critères d’attribution. Aucun détail non plus sur les outils bancaires qui permettront de financer des travaux grâce aux futures économies sur les charges. Et les mesures spécifiques pour les logements les plus énergivores ne sont pas présentées.
Enfin, le gouvernement doit encore expliquer comment un propriétaire ou un bailleur social pourra récupérer une partie du coût des travaux auprès des locataires.
Autant de points qui feront toute la différence, et qui ont été renvoyés à une loi d’application, prévue «sous peu», selon le ministère.
Robert François AFP/Archives ¦ Construction de logements au Havre le 10 novembre 2005
Angeline Benoit
20Minutes.fr, éditions du 30/04/2008 - 19h42
dernière mise à jour : 30/04/2008 - 19h47
Posté le 01.05.2008 par ecoville
G. Varela / 20 Minutes ¦ Construction de logements sur les Fronts de Neudorf.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a bouclé ce mercredi son projet de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement et l'a présenté officiellement. Réaction de Thierry Salomon, président de l’association de promotion des économies d’énergie Negawatt et membre du collège «ONG» du groupe I du Grenelle de l’environnement (Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie).
Le projet Borloo respecte-t-il les conclusions du Grenelle de l’environnement sur le logement?
C’est le cas sur le logement neuf et c’est une vraie rupture. L’objectif de la basse consommation (50 kilowattheures par mètre carré et par an) pour toutes les constructions dès 2012 est fort et ambitieux. Mais le compte n’y est pas sur l’ancien, qui représente pourtant 90% de notre consommation de chauffage et plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement n’a pas fait le choix d’imposer des travaux de rénovation, et le projet de loi présenté mercredi ne fixe ni un calendrier ni le niveau de consommation d’énergie (kwh par an et mètre carré) qui s’appliqueront aux mesures d’incitation (avantages fiscaux et prêts bonifiés).
Le Grenelle ne prévoyait pas non plus d’obligations. Et le gouvernement va étudier cette possibilité, n’est-ce pas suffisant?
Non, car on prend un retard qui sera difficile à rattraper. On n’impose pas les travaux de rénovation thermique qui empêcheront l’envolée des factures d’énergie alors que les prix ont déjà tellement augmenté qu’on va devoir introduire un tarif social pour le gaz en juillet. Aujourd’hui, 16 millions de logements construits avant l’introduction des premières normes thermiques consomment 300 à 700 kwh par an et mètre carré, soit 6 à 14 fois plus qu’un bâtiment neuf en 2012 ! Sans rénovations obligatoires, on va se retrouver avec des logements à deux vitesses.
Je le comprends d’autant plus mal que rénover un logement énergivore (350 kwh ou plus) peut être une opération blanche pour le propriétaire : la baisse des factures compensant le coût des travaux. Il ne faut pas attendre les orages des changements climatiques pour agir. En 2020, il sera trop tard. Il est incroyable qu’on sache prendre ces décisions pour des ascenseurs et des façades, mais pas pour l’énergie !
Pour le logement social, le gouvernement prévoit de réduire la consommation énergétique de 800.000 logements à 150 kwh par an et mètre carré d’ici à 2020. Qu’en pensez-vous?
Le niveau de performance visé est insuffisant. En 2020, le neuf sera trois fois moins énergivore, ce qui représente un écart trop important, et une dépense de chauffage inacceptable pour les locataires. Il vaudrait mieux rénover moins de logements, mais deux fois mieux (80 kwh). Cela serait à peine plus coûteux, le résultat global d’économies d’énergie serait le même, et il n’y aurait pas besoin de refaire des travaux quelques années plus tard.
G. Varela / 20 Minutes ¦ Construction de logements sur les Fronts de Neudorf.
Recueilli par Angeline Benoit
20Minutes.fr, éditions du 30/04/2008 - 18h15
dernière mise à jour : 30/04/2008 - 19h56
Posté le 29.04.2008 par ecoville
Photo : (c) S+Arck Network/Relaxnews
Le célèbre designer français Philippe Starck présente, durant le Green Energy Design, salon du design écologique, jusqu'au 1er mai à Milan, la première éolienne individuelle à bas coût. Selon la taille, l'éolienne individuelle, qui sera commercialisée prochainement, permet de couvrir entre 10% à 60% des besoins individuels, explique le designer dans un entretien accordé au Figaro.
En plus d'être profitable à l'environnement, l'éolienne imaginée par le designer répond à des critères esthétiques. Ainsi, les particuliers pourront acquérir un objet design et moderne, "quasiment invisible".
Six modèles d'éoliennes, de tailles différentes, seront produites. Elles devraient être vendues entre 300 et 400 euros. Philippe Starck les a conçu en partenariat avec la société Pramac. Avec elle, le designer réfléchit actuellement au développement de transports écologiques, comme une voiture électrique et des bateaux solaires.
Philippe Starck prêtera également ses talents à Virgin Galactic, la compagnie spatiale du milliardaire britannique Richard Branson.
Relaxnews
© 2008 Relaxnews
Posté le 27.04.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews
Véritable prise de conscience ou phénomène incontournable... L'écologie envahit progressivement la vie des Français. Plus que ça, les médias s'en mêlent et abordent le sujet sous toutes les coutures. L'occasion de motiver les citoyens sur les écogestes à adopter au quotidien. Grâce au baromètre média crée par l'Argus de la presse au printemps 2007, l'ADEME a établi un "Top 10 des écogestes" dont les Français entendent le plus parler.
Le covoiturage arrive en tête des écogestes les plus évoqués. Avec 359 retombées médiatiques en janvier, 30 en février et 10 en mars, il devance "l'économie d'eau" énormément cité en janvier (236 fois), puis délaissé en février (10 fois) et en mars (14 fois).
Les Français ont également beaucoup entendu parler "d'isolation du logement" (170 fois en janvier, 10 en février et 13 en mars), et "d'énergie solaire" (129 fois en janvier, 7 en février, 14 en mars).
Le Top 10 est complété par "trier les déchets", "réduire la dépense énergétique", "éviter de laisser les appareils allumés ou en veille", "utiliser des ampoules basse consommation", "collecter l'eau de pluie" et "s'équiper d'une chaudière ou un poêle au bois".
Relaxnews
© 2008 Relaxnews
Posté le 21.04.2008 par ecoville
Le projet Masdar City, dans le désert d'Abu Dhabi, repose sur l'énergie solaire.
Dopés par le «Grenelle de l'environnement» et le rapport de la commission Attali, vingt projets pilotes ont vu le jour en France. Ils s'inspirent des réalisations d'autres pays.
D'ici quatre ans, la France pourrait compter dix «écopolis», des quartiers respectueux de l'environnement, capables de ne consommer que des énergies renouvelables. C'est, en tout cas, l'une des propositions chocs de la commission présidée par Jacques Attali. Elle a recommandé en début d'année la création de dix écoquartiers d'au moins 50000 habitants. C'est-à-dire respectueux de l'environnement, capables de répondre à leurs besoins énergétiques.
Dans la foulée du «Grenelle de l'environnement», le ministère de l'Écologie a, lui, consacré un site Internet aux écoquartiers qui recense en France vingt projets pilotes en cours d'études ou de travaux.
Dernier en date, celui de Rouen, qui a annoncé fin janvier la construction dès 2009 d'un nouveau quartier qui pourrait accueillir à terme 10000 habitants. Il serait situé sur d'anciennes friches portuaires et industrielles des bords de Seine. Soit, au total, 80 hectares. Pistes cyclables, logements économes en énergie et transports en commun sont au programme. À Lille, sur le site de l'Union, un écoquartier pourrait aussi voir le jour. À Lyon, le quartier Confluence situé sur d'anciennes friches industrielles devrait être un exemple en matière environnementale. À Narbonne, le quartier du théâtre sera érigé à la place d'une ancienne station d'épuration. En région parisienne, L'Île-Saint-Denis aura elle aussi son écoquartier, Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) aura en 2011 son «quartier des temps durables» conçu par l'architecte Roland Castro. À l'étranger, quatre villes ont joué les pionnières :
BedZed, Grande-Bretagne
Nom de code pour Beddington Zero Energy Development. Le quartier a été créé de toutes pièces en 2002 au sud de Londres, dans le Surrey. Situé sur une ancienne friche industrielle, il compte aujourd'hui 250 habitants, logés dans 85 logements. BedZed regroupe aussi 2500 m² de bureaux ainsi qu'une crèche. Là-bas, l'essentiel des matériaux de construction provient des 50 km alentour afin de limiter le transport, donc les émissions de CO2. BedZed a été conçu pour être autosuffisant en matière énergétique grâce à une centrale à cogénération installée sur place mais qui ne fonctionne plus aujourd'hui. Les espaces de vie sont en partie chauffés grâce à des panneaux photovoltaïques. Récupération des eaux de pluie et sanitaires et transports «verts» sont également la règle. Sans parler des jardins suspendus que l'on retrouve sur les toits comme en étages des immeubles. Rien n'a été laissé au hasard, comme la location de voitures électriques dont les batteries sont rechargeables aux bornes situées en pied d'immeubles ou comme la moquette bio des appartements. Au final, BedZed consomme 56% d'énergie en moins qu'une ville construite à la même époque.
Vauban, Allemagne (Fribourg)
Ici, les visites guidées continuent d'attirer plus de 8000 touristes par an, en majorité français, surpris par la multitude de panneaux solaires, le four à pain collectif et les nombreux espaces verts. Vauban a été créé au début des années 1990 sur les 38 hectares de l'ancienne base militaire française de Fribourg. Cinq mille personnes peuplent aujourd'hui cet écoquartier. L'un d'eux a même créé une société comptant 2000 abonnés qui permet d'utiliser une voiture au gaz pour un euro de l'heure. Sinon, il reste le vélo : il y en a trois pour deux habitants. À la station mobile, dans le parking, 1000 places leur sont réservées.
Växjö, Suède
La mutation de cette ville de 80000 habitants, récompensée l'an passé par la Commission européenne, date de 1980. Växjö transforme alors sa centrale thermique en unité de cogénération alimentée par les déchets de l'industrie forestière. Seize ans plus tard, elle s'engage à devenir une «ville sans combustible fossile». Elle adopte en 2002 son premier écobudget annuel qui réglemente l'utilisation des ressources naturelles. En 2006, les élus de Växjö ont fait un pari supplémentaire : diminuer de 20% la consommation d'électricité par habitant d'ici à 2015. La moitié de l'énergie consommée provient déjà d'énergies renouvelables.
Masdar city, Abu Dhabi
Les travaux de construction de cette future ville de 50 000 habitants ont débuté en février. Il faudra sept ans au projet, qui coûtera 22 milliards de dollars, pour voir le jour. En 2006, le prince héritier de l'émirat n'a pas lésiné sur les moyens : il a réquisitionné les services de l'architecte britannique Norman Foster pour imaginer la première cité au monde prévue pour fonctionner avec un niveau zéro d'émission de CO2. En plein désert, l'énergie solaire devrait être à l'honneur.
Dongtan, Chine
Située sur d'anciens marais de l'île de Chongming, cet écoquartier s'étendra en 2010 sur 86 km². Un moyen pour la Chine d'adopter une nouvelle approche, celle d'une croissance maîtrisée et durable dans un contexte de pénuries d'énergie. Quelque 500000 personnes pourraient y habiter d'ici à 2050.
Posté le 21.04.2008 par ecoville
Maquette du CNIT de la Défense à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine dans le Palais de Chaillot. (Photo François Bouchon / Le Figaro).
À Paris, le quartier d'affaires de la Défense sert de laboratoire à la construction de bâtiments respectueux de l'environnement et innovants d'un point de vue architectural. Les investisseurs en redemandent.
Toujours plus vertes. Toujours plus «HQE» (haute qualité environnementale). Jamais les tours n'avaient autant été l'objet de préoccupations environnementales : panneaux photovoltaïques, éoliennes et systèmes de double peau en façade sont désormais un must architectural. Les tours sont devenues de véritables vitrines du savoir-faire des architectes comme des constructeurs. C'est à celui qui concevra la plus haute, la plus performante d'un point de vue énergétique, avec l'architecte le plus renommé et le design le plus original.
La Défense pionnière
Le grand quartier d'affaires de Paris, la Défense, a joué un rôle de laboratoire, voire de pionnier. En lançant en 2006 son plan de renouveau Ambition 2013, l'Établissement public d'aménagement de la Défense (Épad) a accéléré la réflexion dans la capitale. Il a même fait du respect de l'environnement et du «HQE» un argument de communication pour le nouveau visage du quartier d'affaires. En début d'année, l'Épad a tenu, en présence d'élus des quatre coins du globe, un sommet mondial des quartiers d'affaires pour le développement durable.
Il est vrai que la Défense avait bien besoin d'un lifting : un immeuble sur six y a été construit avant 1985 et n'a pas été réhabilité depuis. Une quinzaine de tours aujourd'hui obsolètes seront démolies puis reconstruites. Parmi elles, la tour Signal, censée incarner le renouveau du quartier et le besoin de mixité (bureaux, logements ou hôtels, commerces). Elle a fait l'objet d'un concours international auquel ont participé les plus grandes stars de l'architecture Les cinq finalistes sont Norman Foster, Jacques Ferrier, Jean-Michel Wilmotte, Daniel Libeskind et Jean Nouvel. Le nom du lauréat sera connu d'ici à un mois.
Autre bâtiment attendu, la tour T1, dessinée par les architectes Valode et Pistre, qui sera l'une des premières à être livrées à la fin du premier semestre 2008.
Le développement durable ne se limite pas à la performance énergétique. Une tour «durable» doit s'intégrer dans son environnement. Elle doit permettre un cadre de vie et une circulation en pied de tour facilités, et proposer davantage de services à la population. «Le développement durable, c'est aussi une amélioration de l'urbanisme, plaide Bernard Bled, directeur général de l'Épad. Il faut inventer, par le biais de l'environnement, un nouvel art de vivre.»
Un surcoût de 30%
Ces préoccupations ont été au centre de la conception de la tour CB31 (ex-tour Axa), développée par le promoteur Cogedim avec l'architecte KPF. Les travaux de la tour qui sera l'une des plus hautes de France (218 mètres) ont débuté en janvier. L'espace pour les piétons, en pied de tour, a été triplé; l'éclairage a été repensé pour tenir compte des horaires tardifs. Au rez-de-chaussée, un auditorium et des salles de congrès seront ouverts au public.
Parmi les derniers-nés, la tour Carpe Diem d'Aviva qui se dressera à 166 mètres de hauteur, en bordure du boulevard circulaire, tient compte de ces impératifs. L'accès des visiteurs et des VIP a été soigné. Celui des deux-roues sera facilité par la création d'un parking dédié. La tour fera aussi la part belle aux espaces verts.
Elle offrira, au rez-de-chaussée dans son jardin d'hiver, des orchidées du monde entier… Carpe Diem permettra 30% d'économie d'énergie par rapport à une tour actuelle. L'assureur qui espère l'inaugurer fin 2011 va investir entre 330 et 340 millions d'euros. Certes, le surcoût d'une tour HQE n'est pas négligeable : il varie entre 10 et 30%, mais la réduction de la facture énergétique est devenue un critère primordial pour les investisseurs.
Posté le 17.04.2008 par ecoville
D… comme développement durable. Voici dix gestes simples pour se mettre au vert à la maison comme au bureau sans pour autant bouleverser votre vie quotidienne. Un peu de bon sens et des économies à la clé.
À la maison
1. Je change mes ampoules. Vos éclairages consomment de 400 à 600 kWh. On peut diviser ces chiffres par deux. En utilisant des appareils d'éclairage plus efficaces et en remplaçant toutes les lampes à incandescence (halogènes et filaments) par des lampes basse tension et des tubes néon. Les ampoules «vertes» ont une consommation cinq fois inférieure, car elles ne transforment pas l'énergie en chaleur mais en lumière. Si chaque Français remplaçait une seule ampoule classique par une fluo compacte, 36 milliards de kWh seraient économisés. Mais la meilleure lumière est celle du jour : il faut la laisser entrer au maximum dans les lieux de travail comme la cuisine par de grandes ouvertures et installer les lieux de lecture près des fenêtres.
2. Je débranche la télé. Les fabricants ont pris la liberté d'assimiler le bouton arrêt à un simple mode veille sur les différentes «box», ces boîtiers ADSL, décodeurs satellites, mais aussi sur les téléviseurs modernes. Ces appareils consomment de l'énergie en continu même quand on ne les utilise pas. En restant en veille un téléviseur consomme 1 Wh, incomparablement moins que pendant son fonctionnement (environ 100 Wh), mais le petit témoin lumineux rouge coûte quand même 8 euros par an et par appareil. À titre d'exemple, le mode veille représente en moyenne 90% de la consommation électrique totale d'un magnétoscope.
3. J'adapte ma tenue à la température et non pas l'inverse. On doit pouvoir garder un pull sur soi à la maison en hiver, en se contentant d'une température ambiante de 19 degrés. Ce n'est pas plus difficile que de mettre les radiateurs à fond, mais c'est très efficace. Un degré de gagné, c'est 100 euros économisés chaque année pour 100 m2. En outre, les radiateurs équipés de thermostat vous feront économiser 20% de chauffage.
4. J'utilise un lave-vaisselle. Les lave-vaisselle sont performants et ils ne consomment pas plus de 15 litres d'eau pour un cycle complet de 12 couverts. Alors qu'en laissant l'eau couler pendant cinq minutes, on peut gaspiller 115 litres. En comptant une vaisselle par jour, on économise 36,5 m ³ d'eau, soit 171 euros par an. Côté lave-linge, remplissez-le bien, et sélectionnez les programmes à 40°. Vous consommerez trois fois moins d'énergie qu'à 90°. Tentez aussi de remplacer la lessive par des billes de lavage. Il existe une profusion de techniques différentes très écologiques, des boules en plastique aux noix de lavage naturelles, qui contiennent de la saponine.
5. Je limite ma consommation d'eau. Un Français consomme en moyenne 160 litres d'eau potable par jour, dont moins de 1% est bu. Pour économiser l'eau, la précaution la plus élémentaire consiste à bien fermer les robinets. Un robinet qui goutte, c'est 35 m ³ d'eau perdus par an. Prenez des douches qui consomment quatre fois moins qu'un bain et utilisez un verre à dents au lieu de laisser couler l'eau, vous économiserez déjà 10 litres par jour. Enfin, vous pouvez investir dans des robinets modernes qui mélangent l'eau avec de l'air et faire installer un système de récupération d'eau de pluie.
6. Je réduis mes déchets. Préférez l'eau du robinet à l'eau minérale. Seule une bouteille sur deux est recyclée et la logistique des 6 milliards de litres d'eau en bouteille vendus chaque année représente un énorme nuage de gaz à effet de serre. Apposez une étiquette «Stop pub» sur votre boîte à lettres pour éviter les 40 kg de prospectus qui arrivent chaque année dans les foyers français et qui coûtent 62 euros par an et par personne à détruire. Enfin, triez. Compostez, si vous avez un jardin. 30% de votre poubelle peut être déposée dans un composteur familial.
Au bureau
7. Je mets mon pc en veille. C'est un simple réglage à faire dans les préférences de votre ordinateur pour qu'il se mette tout seul en veille lorsqu'il est inutilisé. Cela fait économiser 200 kWh par an et par machine. Et tous les soirs, bien sûr éteignez votre machine. Idem pour la lumière, le dernier parti éteint tout.
8. J'adopte un mug. Une entreprise de 200 personnes gaspille 60000 gobelets par an. Un vrai problème d'environnement quand on sait que les verres en plastique mettent des centaines d'années à se détériorer. Choisissez-vous un verre réutilisable pour la fontaine à eau et apportez votre mug préféré au bureau pour boire votre petit noir.
9. Je récupère et je recycle. Une page imprimée sur six va à la poubelle. Quand on sait qu'un salarié consomme 80 kg de papier par an, on peut se mettre au papier recyclé. Il est possible de récupérer vos cartouches d'encre d'imprimantes pour qu'elles soient remplies. De même, il existe des réseaux qui récupèrent les vieux téléphones portables. On en jette encore à la poubelle 6 millions chaque année !
10. J'organise des réunions… téléphoniques. Trop de cadres prennent l'avion pour un simple rendez-vous ou une seule réunion… Les équipements de visioconférence sont parfaitement au point et leur achat (a fortiori leur location) est rentabilisé dès la première utilisation, si l'on compare avec un déplacement.
Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : Pascal Guyot/AFP
Installation d'un rouleau de panneaux photovoltaïques, le 15 avril 2008 sur le toit d'un entrepôt de Laudun dans le Gard.
La plus grande centrale photovoltaïque d'Europe qui, avec ses 2.560 panneaux solaires, produira l'équivalent de la consommation annuelle de 500 ménages, sera installée en juillet sur le toit d'un entrepôt de Laudun, dans le Gard, à Laudun.
Les panneaux photovoltaïques sont en cours d'installation sur le toit de cet entrepôt que FM Logistic va exploiter pour le compte de l'enseigne Carrefour.
Installés à plat sur la toiture, les panneaux produiront 1,6 Mégawatt (MW) par an et couvriront près de 30.000 m2, sur une surface totale de toiture de quelque 55.000 m2, ont expliqué les responsables du projet, mardi, lors d'une visite du chantier.
L'investissement, de quelque 8 millions d'euros, est financé par la société espagnole Akuo.
L'électricité produite sera couplée au réseau EDF dans sa totalité, a indiqué lors de la visite Pierre Orsatti, le directeur de NG Concept, la division construction de FM Logistic. Akuo facturera la vente de l'électricité à EDF pendant vingt ans.
Le marché du solaire photovoltaïque en France a représenté en 2007 une puissance d'environ 45 MW, selon l'association des entreprises du secteur.
"L'objectif à l'horizon 2020 est de 7.000 MW", a déclaré à Laudun Arnaud Mine, le président de la filière photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables. "Ce sont des objectifs ambitieux", a-t-il ajouté, précisant que "l'Allemagne a installé l'an dernier environ 1.200 MW" en photovoltaïque alors que la France en a installé de l'ordre de 20 MW.
Dans le cadre du développement des énergies renouvelables, la Commission européenne a fixé au mois de janvier, à chaque pays, une part à atteindre dans sa consommation énergétique totale d'ici 2020. Pour la France, cette part d'énergies renouvelables a été fixée à 23%, contre 10,3% en 2005.
"Il faut que toutes les filières -biomasse, éolien, photovoltaïque...- apportent leur contribution pour arriver à cet objectifs de 23%", a souligné M. Mine.
Pour le photovoltaïque, il faut "une démarche volontariste des pouvoirs publics", a-t-il ajouté. Aussi faut-il notamment que "le tarif qu'EDF reverse aux producteurs - 55 cts le kw/h - soit maintenu, qu'on ne le diminue pas ou qu'on ne le supprime pas".
LAUDUN (AFP)
© 2008 AFP