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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
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ENERGIE

ARCHE DE NOE VERTE !!!

Posté le 25.02.2008 par ecoville
Censée protéger la diversité végétale contre le changement climatique, les guerres, les catastrophes naturelles et l'incurie des hommes, une gigantesque "Arche de Noé verte" s'apprête à voir le jour au Svalbard, un archipel inhospitalier de l'Arctique.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le prix Nobel de la paix Wangari Maathai notamment participeront à l'inauguration mardi de la réserve mondiale de semences, un entrepôt ultra-fortifié creusé dans la montagne, à un millier de kilomètres seulement du pôle Nord.

Ses trois chambres froides de 27 x 10 mètres situées au bout d'un long tunnel pourront stocker jusqu'à 4,5 millions d'échantillons de semences, garantissant la pérennité des principales variétés d'espèces agricoles si celles-ci venaient à disparaître dans leur milieu naturel.

"Les installations peuvent contenir deux fois plus de variétés qu'il n'en existe", explique à l'AFP Cary Fowler, directeur du Fonds mondial pour la diversité des cultures (GCDT), à l'origine du projet.

"Elles ne seront pas remplies de mon vivant, ni de celui de mes petits-enfants", ajoute-t-il.

D'un coût d'environ 6 millions d'euros, pris en charge par la Norvège, la réserve du Svalbard abritera les doubles des banques de gènes existantes --il y en a plus de 1.400 à travers le monde--, faisant office de filet de sécurité pour des institutions vulnérables aux guerres, aux catastrophes naturelles ou au tarissement des fonds.

Le jour de son inauguration, elle devrait contenir environ 250.000 échantillons collectés auprès d'Etats et d'institutions qui resteront propriétaires de leurs graines.

Le Pakistan et le Kenya, deux pays en proie à des troubles majeurs, ont déjà envoyé des collections. En Colombie, la police a passé les échantillons au peigne fin pour éviter tout trafic de stupéfiants.

"Nous aurons bientôt une diversité plus importante que n'importe quelle banque de gènes dans le monde", affirme M. Fowler.

"Cela fait 30 ans que je suis dans le métier et je pensais connaître toutes les cultures mais j'ai reçu une liste de toutes les différentes cultures dont nous avons des échantillons et je dois admettre que, déjà, il y en a certaines dont je n'avais jamais entendu le nom", dit-il.

Une diversité inédite pour le Svalbard, également connu sous le nom de Spitzberg, où aucun arbre ne pousse à cause du pergélisol et où le thermomètre languit à -14°C l'hiver.

L'immense archipel où ne vivent que quelque 2.300 âmes a été retenu non pas en dépit mais à cause de son caractère relativement inhospitalier.

Isolé, loin des désordres mondiaux, mais accessible et disposant d'un minimum d'infrastructures, politiquement stable, "le Svalbard remplit vraiment tous les critères demandés", estime M. Fowler.

Son sol gelé en permanence assure à la réserve de semences un minimum de fraîcheur même en cas de défaillance du système de refroidissement conçu pour maintenir une température de -18°C, optimale pour la conservation des graines de blé, soja ou riz stockées sur des étagères dans des sachets hermétiques.

Perchée à 130 mètres au dessus du niveau de la mer, la nouvelle Arche est à l'abri d'un "déluge" lié à la fonte des glaces.

Dans son cocon de parois en béton armé et de portes blindées, on la dit aussi capable de résister à un missile nucléaire ou à une chute d'avion. Une armure pas inutile dans une région qui a été frappée jeudi par un séisme d'une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter, le plus fort séisme de l'histoire de la Norvège.
Par Pierre-Henry DESHAYES LONGYEARBYEN (Norvège) (AFP)
© 2008 AFP



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RARISSIME INTEMPERIE !!!

Posté le 23.02.2008 par ecoville
C’est une photo rarissime. Incroyable. Impossible presque. Au cours des violentes intempéries qui se sont abattues récemment sur Rio de Janeiro, la statue du Christ rédempteur du Corcovado a été frappée par la foudre. Heureusement, ce célèbre monument, qui a été sélectionné l’an dernier pour faire partie des sept nouvelles merveilles du monde, n’a que très légèrement souffert. Cette statue de 38 mètres de haut, oeuvre de Landowski et Costa, domine la capitale brésilienne depuis 1931. (Custodio Coimbra/Zuma/Visual)

C'EST MIEUX DANS L'AGRICULTURE !!!

Posté le 22.02.2008 par ecoville
Les cours du blé, à l'instar du pétrole, ont battu tous les records en janvier à plus de 250 euros la tonne, contre 90 euros en janvier 2006. Crédits photo : Le Figaro
Le 45e Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi à Paris. Après plusieurs années difficiles, l'agriculture française reprend des couleurs. Les revenus sont en forte hausse, les achats de machines agricoles battent des records.

Certains signes ne trompent pas. Tracteurs, moissonneuses- batteuses, pulvérisateurs, robots de traite, silos à grain, serres s'arrachent comme des petits pains. Alors que s'ouvre samedi à Paris le 45e Salon de l'agriculture qui dure jusqu'au 3 mars, les agriculteurs français n'ont jamais acheté autant de tracteurs et de machines agricoles que l'année dernière. Les constructeurs ont vu leur chiffre d'affaires bondir de 5 à 10 %. La ferme France a dépensé 4 milliards d'euros pour s'équiper en 2007. Un record ! Le mois de janvier 2008 confirme cette tendance, puisque les ventes de matériel ont réalisé un bond de 30 % le mois dernier par rapport à janvier 2007. «Quand les revenus d'un agriculteur augmentent, cette rentrée d'argent supplémentaire va d'abord à l'investissement en équipement, puis ensuite au désendettement», souligne ­Philippe Bouillet, spécialiste des marchés agricoles au Centre d'économie rurale.

Les agriculteurs ont retrouvé le sourire. Le revenu net par agriculteur devrait augmenter de 12 % par rapport à 2006, alors que cette même année il avait déjà progressé de 16 % par rapport à l'année précédente. En 2007, le revenu agricole moyen devrait retrouver son niveau de 1997. La flambée des matières agricoles a fini par payer. Les céréaliers et exploitants des grandes cultures sont les mieux lotis, avec une hausse de 98 % de leur revenu avant impôt. Et l'année 2008 s'annonce encore exceptionnelle. Les cours du blé, à l'instar du pétrole, ont battu tous les records en janvier à plus de 250 euros la tonne, contre 90 euros en janvier 2006. Conséquence, les surfaces de blé ensemencées pour 2008 devraient augmenter de 4 % par rapport à l'année dernière. «Les agriculteurs ont compris que le blé était plus rentable et moins ­exigeant, notamment en irrigation, que le maïs», explique Philippe Bouillet.

Cependant, tous les agriculteurs ne connaissent pas l'embellie des céréaliers. Des secteurs sont encore à la peine, comme les filières bovine et porcine qui subissent le contrecoup de la hausse des céréales. Mais au final, la ferme France voit ses caisses se remplir de plus de 8 % à 63 milliards d'euros, hors subventions. Même la viticulture sort de la crise avec des revenus en hausse de 21 % en 2007.

Les jeunes s'installent

Du coup, l'agriculture redevient un secteur attractif. «L'image de l'agriculture, secteur éternellement en crise est derrière nous. L'agriculture est redevenue un métier du futur. Les paysans retrouvent un rôle, celui de nourrir une société en demande», ­confirme le sociologue Jean Viard. Les campagnes se réveillent. L'établissement de jeunes agriculteurs reprend sérieusement depuis deux ans.

Entre 2005 et 2006, le nombre d'installations aidées par l'État a augmenté de 5 %, comme entre 2006 et 2007. Certes, le solde entre les départs et les installations est encore largement négatif. D'autant qu'on assiste en ce moment au pic des départs à la retraite dans l'agriculture, avec 35 000 départs par an pour environ 17 000 installations dont 6 100 sont aidées financièrement.

«L'agriculture parvient maintenant à attirer des candidatures en dehors de ses milieux habituels, puisque 30 % des jeunes qui s'installent ne reprennent pas la ferme de leurs parents. Et sur cette même proportion, la moitié n'est pas issue du milieu agricole», souligne Philippe Meurs, président des Jeunes Agriculteurs. Le recrutement est l'un des enjeux majeurs des années à venir. 40 % des chefs d'exploitation ont plus de 50 ans. «Nous sommes dans le papy-boom. Le potentiel des fils d'agriculteur ne suffira pas à couvrir tous nos besoins. C'est à nous de rendre nos métiers et notre secteur plus attirants», poursuit Philippe Meurs.

Certains secteurs jugés diffi­ciles évoluent. C'est notamment le cas de la filière laitière. D'abord, si le revenu des éleveurs a encore baissé de 4 % en 2007, la courbe va s'inverser cette année grâce à l'augmentation du prix du lait : les éleveurs vont être payés 37 % de plus au premier trimestre 2008 par rapport à la même période de 2007. D'autre part, «le renouvellement des générations bouscule l'organisation de la filière. Dans la société des 35 heures, les jeunes éleveurs aspirent aussi à prendre des vacances.»

Alléger le temps de travail

Les jeunes ne veulent plus être pieds et mains liés à la ferme. Plusieurs outils les incitent à alléger leur temps de travail. Des bureaux de remplacement permettent ponctuellement de trouver un ouvrier agricole pour un jour ou deux. Cette solution est encore très coûteuse puisqu'elle revient entre 100 et 120 euros par jour. Pour les élevages les plus importants (50 vaches minimum), le robot automatique de traite permet d'alléger d'environ 3 heures par jour la charge de travail. La hausse du prix du lait et donc des revenus des éleveurs a entraîné un pic d'achat des robots en 2007 .

Mais les jeunes, qui n'ont pas encore les moyens d'investir dans ce type d'équipement spécialisé, privilégient de plus en plus le regroupement d'exploitation. «C'est une solution simple, peu coûteuse et en plein développement qui permet aux éleveurs de dégager davantage de temps libre», précise un responsable du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière.

GUSSING MODELE EUROPEEN !!!

Posté le 21.02.2008 par ecoville
Gussing, un modèle Européen pour les énergies renouvelables
Matthieu et Dimitri découvrent le Centre Européen pour l’énergie Renouvelable... au fin fond de l'Autriche


Le district de Gussing est riche en matières premières renouvelables : du bois, des déjections animales et un excédent d’herbes pour le biogaz.

Le site
Shake your planet sur le Web

Qu’allons nous donc faire à Gussing ? Cette question nous a trotté dans la tête pendant tout le trajet du Voralberg (Ouest de l’Autriche) à Gussing à l'Est, à quelques encablures de la frontière Hongroise… Arrivés à Gussing, la surprise est grande, nous sommes accueillis au centre Européen des énergies renouvelables... Nous nous greffons à une présentation en cours pour 2 Libanais venus s’inspirer du modèle "Gussing" comme beaucoup d’autres délégations de pays du monde.

La belle histoire…

Il était une fois, en 1980, Gussing, petite ville située dans la région la plus pauvre d’Autriche à la frontière avec le bloc soviétique, peu généreux en affaire. Chômage élevé, migration importante, pas d’industries... Quelques fermes agricoles isolées étaient le seul revenu du district. Le mauvais conte ne va plus durer longtemps...
En 1990, une décision forte et étonnante est prise par Monsieur Raddach, ancien maire de la ville. « Nous allons devenir 100% renouvelable. » Il est vrai qu’ils disposent de vraies facilités : du bois, des déjections animales et un excédent d’herbes pour le biogaz, de la place pour le photovoltaïque et le solaire thermique…

Mission réussie

La ville de Gussing de 4000 habitants produit 250% d’énergie électrique, 160% de biocarburants et 96% de chaleur par rapport à ce dont elle a besoin. Cinquante nouvelles entreprises s’y sont installées et 1100 nouveaux emplois ont vu le jour. Le district de Gussing de 27000 habitants est à 50% autonome en énergie, objectif de 100% dans les années à venir… A la suite du succès de ce modèle, Gussing héberge le centre Européen d’Energie Renouvelable. C’est une véritable plateforme de transfert de connaissances. Autrichiens et délégations internationales se côtoient.

Au menu de ces « chercheurs d’inspirations Gussingoise »:

-Visite des différentes technologies mises en place ici.
-Etudes des besoins, définition d’un plan d’action.
-Formation pour les entreprises sur les différentes technologies.
-Explication de la formation des écoles « EEE », formant des ingénieurs dans le domaine du solaire.

Ce qu’on trouve vraiment top à Gussing c’est cette volonté de partager les connaissances. L’exemplarité comme moteur de l’action. Ça permet de faire avancer concrètement les choses pour les villes ou régions dont l’un des représentants veut bien s’y rendre une semaine. Avis aux amateurs !

Shake your planet

101,32 DOLLARS !!!

Posté le 21.02.2008 par ecoville
Karen Bleier AFP/Archives ¦ Une foreuse de pétrole dans le Dakota du Nord, en mai 2007


Les cours du pétrole ont encore inscrit un nouveau record à New York à 101,32 dollars le baril, poussés par une ruée générale des spéculateurs sur les matières premières.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a clôturé à 98,46 dollars, en baisse de 14 cents. Il est monté en séance pour la première fois au-dessus des 99 dollars à 99,22 dollars.

Treize dollars en neuf séances

Semblant balayer d'un revers de manche l'état de santé de l'économie des Etats-Unis et les implications d'un ralentissement économique mondial sur la consommation d'hydrocarbures, le marché a foncé tête baissée depuis deux semaines vers le cap des 100 dollars le baril: les cours ont gagné en neuf séances plus de treize dollars à New York et onze dollars à Londres.

Au terme de cette escalade, le baril a inscrit deux records historiques de suite à New York: 100,10 dollars mardi, 101,32 dollars mercredi. Mercredi, le baril a clôturé pour la deuxième fois consécutive au-dessus des 100 dollars.

Tensions géopolitiques

La hausse des prix «montre une fois de plus combien les prix du pétrole sont vulnérables aux problèmes d'offre ou aux tensions géopolitiques», ont souligné les analystes de la maison de courtage Sucden.

En effet, le déclencheur a été le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a engagé un bras de fer avec le géant pétrolier Exxon et menacé de ne plus fournir «une goutte de pétrole» aux Etats-Unis.

Se sont ajoutés les spéculations sur l'issue de la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) - qui pourrait réduire le 5 mars sa production pour parer à une baisse de la demande -, les sabotages à répétition sur les installations pétrolières au Nigeria, premier producteur de brut africain, et cerise sur le gâteau, une explosion mardi dans une raffinerie au Texas (Etats-Unis) traitant 70.000 barils de brut par jour.

Arbitrage

Des analystes ont cependant mis en doute l'impact réel des menaces en provenance du Venezuela: son pétrole ne représente que 10% des importations américaines, tandis que le ministre de l'Energie, Rafael Ramirez, a semblé faire un pas en proposant à Exxon un arbitrage de la Banque mondiale.

Quant à une baisse de la production par l'Opep, elle ne peut être écartée mais serait politiquement difficile avec un baril à 100 dollars.

Spéculateurs

De fait, les vraies raisons de la ruée vers l'or noir semblent se trouver du côté des spéculateurs. Les fonds se sont tournés vers les matières premières, considérés comme des havres relativement sûrs. L'or tutoie ainsi son récent record historique de 936,92 dollars, les cours du blé évoluent près de sommets inédits et ceux du platine explosent.

«Le pétrole a rejoint les métaux et les matières premières agricoles dans une course des prix due d'abord à la spéculation» et non aux fondamentaux, ont ainsi estimé mercredi les analystes de la banque Goldman Sachs dans une note.

Les chiffres des réserves pétrolières américaines seront publiés jeudi par le département américain de l'Energie (DoE).

Karen Bleier AFP/Archives ¦ Une foreuse de pétrole dans le Dakota du Nord, en mai 2007




20Minutes.fr, éditions du 20/02/2008 - 22h24

dernière mise à jour : 20/02/2008 - 22h24

CDC BIODIVERSITE !!!

Posté le 20.02.2008 par ecoville
CDC biodiversité a été créée pour accompagner le entreprises, les collectivités, les maîtres d'ouvrage et les pouvoirs publics, dans leurs actions, volontaires ou réglementaires en faveur de la biodiversité. Photo: DR

Le site
CDC biodiversité sur le Web

Protéger la biodiversité par la compensation des impacts négatifs des infrastructures (logements, autoroutes, voies ferrées), c’est la mission dont la Caisse des dépôts se charge avec la création d’une nouvelle filière CDC biodiversité, le premier opérateur financier de la biodiversité en France. Dotée d’un capital de départ de 15 milliards d’euros, CDC biodiversité sera financée par les entreprises et les collectivités sur la base du coût nécessaire à contrebalancer l’impact de leurs projets sur l’environnement. "L'idée n'est pas de brider la croissance économique, d'entraver le développement d'infrastructures ou de logement, mais de donner un cadre structuré d'action à la protection de la nature", explique Augustin de Romanet, le président de la Caisse . L’objectif de cette initiative étant de garantir qu’il n’y ait pas de perte nette de biodiversité lors de nouvelles constructions.

Un exemple : l’extension de l’autoroute A63 à la zone de Bayonne. La réalisation de ce projet implique la mise en œuvre d’actions sur le terrain pour protéger les habitats humides et leurs habitants, notamment la loutre et le vison d’Europe. Cela passe par l’acquisition de terrains propices à la reproduction du vison, par exemple, ainsi que par un travail de sensibilisation sur le terrain pour la protection des berges. Le coût de cette opération de compensation est de 2 millions d’euros pour une gestion pendant 30 ans des espaces restaurés. Deuxième objectif de la CDC biodiversité : la prise en charge intégrale des impacts par ceux qui portent atteinte à la nature… et pas par la société dans son ensemble.

Une loi mal appliquée
Le principe de la compensation n’est pas nouveau. Depuis 1976, la Loi sur la protection de la nature impose en effet de compenser lorsqu’il n’est pas possible d’éviter ou de réduire l’impact sur la biodiversité d’une infrastructure. Toutefois, «la compensation n’a jamais été appliquée, faute de règles précises », regrette Sébastien Genest, président de France Nature Environnement (fédération de plus de 3000 associations de terrain). Ce sont ainsi des milliards qui auraient dû assurer la protection de l’environnement pendant trente ans qui n’ont jamais été déboursés !

Aujourd’hui, l’inspection générale de l’environnement estime à environ 700 millions d’euros les besoins pour la sauvegarde et la restauration de la biodiversité. « Soixante mille hectares d’espaces naturels sont détruits chaque année », rappelle Laurent Piermont, président de CDC biodiversité. C’est donc en prévision « un marché compensation globale de 500 millions d’euros » qu’attend le nouveau-né de la Caisse des dépôts, selon lui.

La biodiversité : un capital pour l'avenir
Le jeu vaut bien la chandelle, car lorsqu’on parle de préservation de la nature, on parle d’assurer notre propre avenir. La nature nous nourrit, elle apporte du bois, de l’eau, des ressources pour la fabrication de médicaments (70% des médicaments anticancéreux sont d’origine végétale, par exemple), des fibres pour fabriquer nos vêtements… la valeur financière des services rendus par la nature a été estimée à 33 000 milliards de dollars par an, ou l’équivalent d’une à deux fois le produit mondial brut. Pour le professeur Jean-Claude Lefeuvre, président de l’institut français de la biodiversité et membre du comité scientifique de CDC biodiversité, on est aujourd’hui face à une crise : d’ici à 2060, jusqu’à 60% des espèces pourraient disparaître de notre globe. "Le XXI siècle devra être le siècle de la restauration", affirme-t-il. "On ne compense jamais un espace naturel disparu. Mais on peut s'en rapprocher au maximum et recréer parfois un milieu rare", assure le professeur.

« Aujourd’hui la dynamique peut s’enclencher si l’Etat se lance dans ce dispositif », affirme Sébastien Genest. « Toutes les décisions publiques devront être arbitrées en intégrant leur coût pour la biodiversité », avait déclaré Nicolas Sarkozy à l’issue du Grenelle de l’environnement. En attendant la loi de mise en œuvre du Grenelle au printemps, l’initiative de la Caisse des dépôts facilite la mise en place de ces pratiques.

Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

TOUR EIFFEL DANS LE NOIR !!!

Posté le 15.02.2008 par ecoville
Photo de la tour Eiffel et de la grande roue des Tuileries prise le 31 octobre 2007 Photo: Patrick Kovarik/AFP


La Tour Eiffel cessera symboliquement d'être illuminée vendredi de 19H00 (18H00 GMT) à 19H05, de même qu'une série d'autre monuments européens, dans le cadre d'une initiative destinée à encourager les économies d'énergie, a annoncé la mairie de Paris dans un communiqué.

Outre la Tour Eiffel, des monuments comme l'Hôtel de ville, le Petit Palais ou la Fontaine Saint Michel s'éteindront également, pour le troisième anniversaire de l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.

L'initiative concerne plusieurs capitales et villes européennes, qui veulent lancer "un signal fort" sur les problèmes de dérèglement climatique et d'économies d'énergie.

Le Colisée à Rome ou le château d'Edimbourg, ainsi que le Parlement européen de Bruxelles par exemple éteindront leurs lumières à cette occasion.
PARIS (AFP)
© 2008 AFP

PLUS GRAND PARC EOLIEN !!!

Posté le 15.02.2008 par ecoville
Une partie du parc d'éoliennes de la Haute-Lys situé sur le commune de Renty (Pas de Calais) en décembre 2007 Photo: Denis Charlet/AFP/Archives


Le plus grand parc éolien en France, avec 70 éoliennes représentant une puissance cumulée de 140 mégawatts, devait être inauguré samedi dans le Pas-de-Calais, a annoncé vendredi la société Ostwind International, maître d'oeuvre du projet, dans un communiqué.

Ces éoliennes, installées sur 16 sites différents dans le canton de Fruges, au centre du département, permettront d'approvisionner en électricité quelque 150.000 foyers, selon la branche basée à Strasbourg du groupe allemand Ostwind.

Les élus régionaux sont invités à cette occasion à participer à un "forum des énergies renouvelables" pendant le week-end. Et samedi matin, des écoliers devaient lâcher un millier de ballons bleus.

"Notre pays est riche en vent. Et avec ce projet, nous allons pouvoir mettre en oeuvre nos ambitions", a souligné le maire de Fruges, Jean-Jacques Hilmoine.

L'installation du parc éolien a permis de créer "plusieurs emplois" dans la zone (réalisation, services, gestion technique des installation), souligne le communiqué qui assure que le projet sera rentable "en termes de recettes fiscales et de fermage".
FRUGES (Pas-de-Calais) (AFP)
© 2008 AFP

L'EOLIEN SE PORTE BIEN !!!

Posté le 12.02.2008 par ecoville
Vue prise le 19 décembre 2007 d'une partie du parc d'éoliennes de la Haute-Lys situé sur le commune de Renty (Pas de Calais) Photo: Denis Charlet/AFP


La filière éolienne française, qui a atteint 2.455 MW en 2007 - près de 900 MW supplémentaires en un an - se classe désormais au troisième rang européen derrière l'Allemagne et l'Espagne, selon le bilan du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

"Sa puissance permet d'alimenter l'équivalent de deux millions de foyers en électricité", précise le SER.

L'éolien, qui reste encore embryonnaire - 3% de la part des renouvelables, qui elles-mêmes représentent 10,3% de la consommation finale d'énergie en France - emploie actuellement près de 5.000 personnes.

L'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement est de porter la part des renouvelables à 20 M de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2020, soit 4 M de tep pour l'éolien, précise lundi André Antolini, président du SER. Ce qui représentera alors 60.000 emplois.

"Parvenir à l'objectif du Grenelle sera difficile et on aura besoin de toutes les filières, notamment de celles qui sont les plus mûres du point de vue de leur développement et de leur technologie et les plus compétitives: clairement, l'éolien en fait partie", insiste M. Antolini, joint par l'AFP.

"Nous sommes en mesure de développer l'équivalent de la production nécessaire. Sans pour autant couvrir la France d'éoliennes", assure-t-il.

L'énergie éolienne comptera alors pour 25.000 MW (dont 21.000 terrestres et 4.000 off shore), soit 9 à 10% de la fourniture d'électricité, selon les estimations du SER. Ce qui nécessitera 6.000 à 8.000 mâts, contre 2.000 aujourd'hui.

S'agissant du coût de l'éolien, jugé excessif par ses détracteurs, "le parc éolien représentera 50 centimes d'euros par foyer en 2008", remarque M. Antolini, citant le rapport de la Commission de régulation de l'énergie paru en janvier.

Au plan mondial, la capacité totale de l'éolien représente plus de 94.000 MW de puissance installée en 2007, en hausse de 31% en un an essentiellement grâce aux efforts des Etats-Unis, de l'Espagne et de la Chine. Soit un marché de 25 milliards d'euros en 2007, selon le Global Wind energy council (lobby de l'éolien basé à Bruxelles).

En capacité installée à ce jour, l'Allemagne reste en tête (22,3 GW) devant les Etats-Unis (16,8 GW), l'Espagne (15,1 GW - dont 3,5 GW supplémentaires en un an), l'Inde (8 GW) et la Chine (6,1 GW).
PARIS (AFP)
© 2008 AFP

EOLIENNES MIRACLE OU ARNAQUE !!!

Posté le 09.02.2008 par ecoville
(Christophe Lepetit/ Le Figaro Magazine)
La France se couvre d'éoliennes. Des associations, des scientifiques, des écologistes s'interrogent. «Le Figaro Magazine» apporte de nouvelles pièces au dossier.
Retrouvez la carte de France des éoliennes dans le Figaro Magazine

Pourquoi se construit-il tant d’éoliennes ?
On comptait, selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), 1 500 éoliennes pour une puissance de 2 700 mégawatts (MW) fin 2007, réparties dans 341 parcs éoliens en métropole ; 130 nouveaux parcs, représentant 450 éoliennes, ont été installés courant 2007. Les éoliennes devraient être 3 500 en 2010, pour une puissance de 7 300 MW, et plus de 8 000 en 2020 (dont 850 en mer) pour une puissance de 25 000 MW.
Selon ses partisans, le recours à l’éolien permet de diversifier nos ressources énergétiques, objectif louable avec la hausse du prix du pétrole et le fait que les combustibles traditionnels – gaz, pétrole, charbon – sont épuisables et polluants. L’éolien va dans le sens des accords de Kyoto, ratifiés par la France et l’Union européenne, qui prévoient une réduction de 8 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2008-2012 afin de lutter contre le réchauffement climatique. Les éoliennes sont enfin le fer de lance des énergies propres pour atteindre une production de 21% d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2010, objectif fixé par la loi d’orientation sur l’énergie du 13 juillet 2005. «Seul l’éolien peut nous permettre de parvenir à cet objectif, affirme Michel Lenthéric, chargé de mission à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). L’énergie hydraulique a atteint ses limites. Et les coûts de production de l’éolien sont moins élevés que ceux des panneaux photovoltaïques.»
Mais pour les nombreuses associations opposées aux éoliennes, dont la Fédération environnement durable ou Vent de colère sont les plus en pointe, elles sont une imposture écologique. Ces associations font valoir que la France est le pays d’Europe dont la production d’électricité provoque le moins de rejet de CO2 par habitant. Notre électricité provient pour 76,85 % de l’énergie nucléaire, qui pose certes le problème de la gestion des déchets, de l’approvisionnement à terme en uranium, mais n’émet aucun gaz à effet de serre. Elle provient aussi de l’énergie hydraulique, ressource propre et renouvelable à hauteur de 11,6 %. La part de l’énergie thermique (gaz, charbon, pétrole) monte à 10 % et celle de l’éolien à 0,73 %. « Nous n’avons pas besoin de l’éolien, soutient Christian Gerondeau (lire notre interview page 53) parce que les énergies nucléaire et hydraulique répondent à nos besoins. Pour preuve, nous exportons 10 % de notre production d’électricité. Lors des périodes de grand froid, où la demande d’électricité est supérieure, nous faisons appel aux centrales thermiques, qui émettent des gaz à effet de serre. L’utilité d’une éolienne serait de s’y substituer à ces occasions. Or les périodes de grand froid sont des périodes anticycloniques où il arrive que le vent soit absent sur la totalité de notre territoire. » Météo France confirme et nuance à la fois : lors de ces épisodes anticycloniques, le vent peut souffler dans certaines régions, notamment le Sud. Là où il fait le moins froid !
Participent-elles à la diminution du CO2?
Selon les chiffres avancés par France Energie éolienne, 25 % de l’électricité produite par ces ailes aériennes permettrait une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Le Réseau action climat, qui regroupe plusieurs ONG, a calculé de son côté que 5% des émissions de CO2 seraient évitées grâce à l’éolien. «Pure propagande », rétorquent les associations. « Dix mille éoliennes produisant 25 000 MW ne peut que réduire de 0,5 % les émissions françaises de CO2, soutient Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable. Pire encore, en développant les éoliennes, on multiplie le recours aux centrales thermiques. » Selon la Commission de régulation de l’énergie, l’éolien ne contribue que de façon marginale à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, simplement parce qu’il s’agit d’une production intermittente, qui ne peut être stockée et qui doit être relayée par d’autres sources d’énergie. « Les éoliennes ne tournent que de 20 à 25% du temps, car elles ne fonctionnent pas lorsque le vent est trop faible ou trop fort ! explique Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil. Nous sommes donc contraints de disposer en renfort de centrales thermiques ou hydrauliques, qui sont les seules à avoir une souplesse de mise en marche permettant de compenser instantanément les variations de la production éolienne. » L’Allemagne, pays leader de l’énergie éolienne et qui entend renoncer à l’énergie nucléaire, vient de donner son feu vert à la construction de plus d’une vingtaine de centrales thermiques à charbon. Retour fumeux vers le XIXe siècle ! Sans parler du Danemark, champion de l’éolien et l’un des plus fort émetteurs de CO2 par habitant. En France, plusieurs projets de centrales thermiques sont à l’étude : sur le port du Havre, à Beaucaire, dans le Gard, à Saint-Brieuc en Bretagne, à Bastelicaccia en Corse-du-Sud, à Lucenay-lès-Aix dans la Nièvre... L’envers du décor n’est pas si vert...
Combien coûte l’électricité produite par les éoliennes ?
L’arrêté ministériel du 10 juillet 2006 impose à EDF un tarif de rachat de l’électricité produite par les éoliennes de 8,2 centimes d’euro par kilowattheure (KWh), soit 82,8 euros par mégawattheure (MWh), et ce pendant dix ans. Le tarif varie ensuite de 8,2 à 2,8 centimes d’euro le kilowattheure les cinq années suivantes, en fonction des rendements. Plus ils sont faibles, plus le tarif de rachat est élevé. Autrement dit, moins elles produisent, plus elles rapportent ! Les promoteurs sont assurés d’un retour sur investissement même dans les sites les plus mal choisis. Cela ne peut que les inciter à implanter des parcs dans des sites peu venteux, mais aussi encourager certains d’entre eux à limiter leur production dans les sites venteux. Pendant ce temps, la note s’alourdit pour la collectivité. Car ces prix sont bien au-delà des prix du marché de l’électricité, qui fluctuent quotidiennement entre 4 et 5,5 centimes le kilowattheure (40 et 55 euros le mégawattheure). A titre de comparaison, le prix de revient d’un mégawattheure d’origine thermique varie entre 30 et 45 euros et celui d’un mégawattheure d’origine nucléaire descend à 26 euros, selon le Journal officiel du 27 juillet 2006 (lire infographie page 51).
Si ce tarif, supérieur au prix du marché, est une véritable aubaine pour les promoteurs, il pèse sur la facture d’électricité du consommateur. C’est lui qui paie les surcoûts liés aux obligations d’achat d’électricité des énergies renouvelables sous la forme d’une « contribution aux charges de service public d’électricité (CSPE) », mentionnée sur la note d’électricité et qui se monte à 0,53 euro TTC par kilowattheure. Plus EDF achètera d’électricité provenant de l’éolien, plus cette contribution augmentera.
Depuis le 13 juillet 2007, pour bénéficier du tarif de rachat d’EDF, les éoliennes doivent être construites sur une « zone de développement de l’éolien » (ZDE). Mais toutes les demandes de permis déposées avant cette date ont droit au tarif de rachat d’EDF quel que soit l’endroit où les éoliennes se trouvent. Il y a fort à parier que les dépôts de permis de construire remis avant la date fatidique se sont envolés. Leur nombre exact n’a pas encore été éventé...
A qui profite l’argent des éoliennes ?
D’abord, selon les différents vocables, à leurs promoteurs, développeurs, opérateurs. Avec un tarif de rachat d’électricité de 82 euros le mégawattheure, chaque éolienne de 2 MW garantit à son promoteur 360 000 euros de revenu annuel pour un temps de fonctionnement moyen annuel de 2 200 heures. Une opération rentable. Le coût de l’éolienne installée se situe, selon France Energie éolienne, entre 1 million et 1,3 million d’euros. Soit un amortissement entre trois et cinq ans maximum. Pas étonnant qu’elles aient le vent en poupe.
On comprend mieux dès lors le mistral de spéculations que fait souffler cette source d’énergie. Le vent vaut de l’or. C’est ainsi que le groupe Suez a acheté 50,1 % des parts de la Compagnie du vent, spécialisée dans la promotion d’éoliennes, pour un montant de 321 millions d’euros. Or, le chiffre d’affaires de la Compagnie du vent se limite à 11 millions d’euros. Mais elle serait « riche » de signatures d’élus pour des permis de construire permettant la production de 2 000 MW. « Ce qui valorise chaque mégawattheure à plus de 300 000 euros, poursuit Christian Gerondeau. Avec 6 à 10 éoliennes et une puissance de 12 à 30 MW, la valeur de chaque signature obtenue varie de plus de 3 millions d’euros à près de 10 millions. Le tout sans le moindre risque. » La manne profite aussi aux fabricants (essentiellement allemands, danois, espagnols). Les grands groupes ne s’y trompent pas et investissent en masse. Quelques exemples : Areva a acheté 51 % de la société Multibrid, un concepteur et fabricant d’éoliennes basé en Allemagne et spécialisé dans les turbines offshore de grande puissance, valorisant l’entreprise à 150 millions d’euros. De son côté, Alstom a pris le contrôle d’Ecotècnia, une entreprise espagnole qui fabrique et commercialise des éoliennes, pour un montant de 350 millions d’euros.
L’argent s’envole, avec quelques retombées – bien plus modestes – pour les propriétaires des terrains et pour les communes. Les premiers se voient attribuer un loyer de 1 000 à 2 500 euros par an et par éolienne. Les secondes perçoivent annuellement, par le biais de la taxe professionnelle, 500 à 700 euros par an et par mégawatt, après une période de déduction fiscale au bénéfice du développeur. On compte aussi quelques retombées pour l’emploi : 5 000 ont été créés, selon le Syndicat des énergies renouvelables, via les bureaux d’études, le travail d’installation et de maintenance des parcs. Mais rien pour les riverains, qui se plaignent d’une dépréciation de leur bien immobilier. Aucune étude n’ayant été effectuée, Notaires de France ne peut confirmer cette donnée. Un signe éloquent toutefois : le groupe d’assurances MMA propose un contrat « garantie revente » qui couvre la perte de valeur de revente des propriétés, notamment en cas d’implantation d’éoliennes à proximité...
Comment se monte un projet ?
Une petite brise suffit. Le grand reproche des associations, c’est le manque de transparence dans la création des sites éoliens. « Dans la majorité des cas, les projets sont montés à l’insu des habitants, affirme Jean-Louis Butré. Des promoteurs démarchent des agriculteurs et leur font signer des promesses de bail en faisant miroiter un revenu supplémentaire. Puis ils persuadent les élus avec deux arguments : la taxe professionnelle et l’action citoyenne pour lutter contre le réchauffement climatique. Dans les faits, on constate que nombre d’éoliennes sont situées sur un terrain appartenant aux élus des communes. »
Un diagnostic à peine nuancé par Jean-Yves Grandidier. « Nous essayons d’obtenir une délibération du conseil municipal pour une étude d’implantation, tout en s’assurant la disposition du foncier par la signature de promesses de bail. Les études coûtent cher. » Celles-ci sont à la charge du promoteur qui choisit le bureau d’études. Elles intègrent une enquête sur l’impact des éoliennes sur les oiseaux et une étude sur le bruit. De fortes nuisances ne rendent pas pour autant le projet caduc. Le promoteur peut modifier l’implantation des éoliennes ou proposer, dans son dossier, des mesures compensatoires : contrat d’agriculture durable, aides pour l’achat de friches, proposition d’équipements tels que des visualisateurs de ligne à haute tension pour les oiseaux... Du vent et des verroteries, selon les associations. L’étude d’impact est jointe à la demande de permis de construire déposée dans la commune, qui la transmet dans les quinze jours à la Direction départementale de l’équipement (DDE). Celle-ci examine la légalité du dossier, puis le communique à tous les services de l’Etat concernés (Diren, Drire, Direction de l’aviation civile, Service départemental de l’architecture et des paysages, etc.). Tous émettent un avis – favorable ou défavorable –, qui reste uniquement consultatif. Une majorité d’avis négatifs n’empêche pas l’obtention du permis ! Le dossier est ensuite transmis à la préfecture, qui lance une enquête publique. Puis le tribunal administratif nomme un commissaire-enquêteur, souvent un retraité de l’administration... des gendarmes, des douaniers... pas forcément spécialisés... L’enquêteur rencontre les élus des communes et organise des permanences à jours fixes. Théoriquement, toute personne qui le souhaite peut consulter le dossier et déposer son avis sur un registre. Elle doit faire vite, le vent presse, l’enquête ne dure qu’un mois. Puis le commissaire-enquêteur remet, avec avis, son rapport au préfet qui accorde ou non le permis de construire. Missionnaire de l’Etat, le préfet se trouve souvent en position délicate. Entre le marteau et l’enclume, sa décision est, selon le cas, contestée au tribunal administratif, soit par les associations, soit par le promoteur. Le recours n’arrête pas le processus, mais, dans la pratique, le projet peut être suspendu jusqu’au jugement. En 2004, 33 % des permis accordés ont fait l’objet d’un recours et 27 % en 2005.
Depuis juillet 2007, les ZDE sont initiées par les communes ou les communautés de communes. Elles définissent un périmètre apte à recevoir des éoliennes répondant à trois critères : un potentiel éolien (donc, théoriquement, du vent), une possibilité de raccordement au réseau et la prise en considération des paysages et des monuments. Pour Henri de Lepinet, président de l’Union Rempart, qui regroupe des associations de sauvegarde du patrimoine, « le risque aujourd’hui est de voir proliférer une profusion de ZDE sur l’ensemble du territoire de façon à multiplier les possibilités d’installer des éoliennes. » Peut-être n’a-t-il pas tort. Des éoliennes sur un seul village, et la manne que représente la taxe professionnelle bénéficie dans ce cas à toute la communauté de communes.
Les éoliennes détruisent-elles le paysage ?
Un sondage ELP/SER/France Energie éolienne réalisé en septembre 2007 montre que 90 % des Français sont favorables à leur développement. Pour beaucoup, les éoliennes ont bonne image et belle allure. Certains considèrent qu’elles participent à l’organisation du paysage, tout comme, en leurs temps, les aqueducs, les viaducs, les moulins à vent, les voies routières... Mais pour ceux qui sont au pied du pylône, elles sont d’abord des machines posées sur un socle de plus de 1 000 tonnes de béton, pouvant atteindre 150 mètres de haut, qui massacrent leur environnement proche, leur portent ombrage et font du bruit. A titre de comparaison, les plus grands pylônes électriques culminent à 48 mètres de hauteur. « Si une éolienne n’est pas inesthétique, sa multiplication devient catastrophique pour les paysages », affirme Paule Albrecht, présidente de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France. Même discours tenu par Didier Wirth, président du Comité des parcs et jardins de France : « L’éolien n’a aucun intérêt, ni économique, ni énergétique, ni écologique. Alors, pourquoi sacrifier le patrimoine paysager de la France ? » L’Académie des beaux-arts apporte son soutien dans un livre blanc sur les éoliennes. Elle dénonce leurs dimensions excessives et leur manque d’harmonie avec le paysage. « D’autant que les parcs sont dispersés et que les promoteurs n’hésitent pas à les installer dans des zones protégées : parcs nationaux, régionaux, zones Natura 2000... ou à proximité de magnifiques monuments, constate Philippe Toussaint, président de Vieilles maisons françaises. On oublie que les éoliennes de 150 mètres de haut sont visibles à 10 kilomètres à la ronde. » Les exemples malheureux sont monnaie courante. C’est pourquoi la Réunion des associations nationales de sauvegarde du patrimoine bâti et paysager, surnommé le « G8 du patrimoine et de l’environnement », demande à ce qu’on applique aux éoliennes la réglementation des installations industrielles, que l’on impose une distance de 10 kilomètres par rapport aux sites classés et inscrits, en excluant toute éolienne des lieux protégés. Actuellement, en l’absence de cadre réglementaire, tous les débordements sont permis. Seule reste la concertation au moment de l’enquête publique et... la bonne volonté du promoteur. « S’il y a un impact, il est réversible, assure Jean-Yves Grandidier. Les contrats sont limités à quinze ans, et la durée de vie d’une éolienne est de vingt ans. La loi du 3 janvier 2003 impose aux constructeurs de parcs éoliens de déposer une caution bancaire pour garantir le démontage des installations. » Sauf qu’à ce jour, cette règle n’est que du vent. Aucun décret d’application n’est venu l’encadrer.
Sont-elles bruyantes et dangereuses ?
«Vivre près d’une éolienne, c’est subir le bruit d’une centrifugeuse », raconte Auguste Dupont, habitant de Sortosville dont le logement est situé à 320 mètres d’une éolienne. « Avec les vibrations des pales, poursuit-il, ma maison construite sur une dalle de ciment se fissure. » Le ronronnement du frottement des pales se mêle aux grincements provenant des engrenages de l’appareil. Le bruit n’est pas permanent, mais son intensité et sa portée varient en fonction de la vitesse et de l’orientation du vent, et de la topographie des lieux. « Des études sont réalisées par les opérateurs. Et la règlementation impose que le bruit ne dépasse pas 3 décibels la nuit et 5 décibels le jour, explique Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’Ademe. Des progrès sont réalisés et les dernières générations d’éoliennes sont moins bruyantes. » Le problème est réel, au point que l’Académie de médecine a pris position. Elle recommande d’installer les éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW à plus de 1 500 mètres des habitations, en rappelant qu’à des intensités modérées, le bruit peut perturber le sommeil, entraîner des réactions de stress et se répercuter sur l’état général. Au-delà du bruit et des paysages, les parcs éoliens perturbent l’activité des radars et en particulier des radars météorologiques qui permettent de détecter les vitesses des vents et de prévoir des événements climatiques tels que les tempêtes, les tornades... Un comble ! Mais, comme dit le proverbe, qui sème le vent...
Sites à consuler :
www.thewindpower.net, www.environnementdurable.net,
www.ventdecolère.org, www.env.fr
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