ENERGIE
Posté le 16.05.2008 par ecoville
D.R.
Sur le pourtour de la Méditerranée, plusieurs Etats ont fait des investissements importants dans ce domaine, tels l'Algérie, la Libye, l'Espagne et Israël.
Confrontés à une pénurie des ressources en eau douce due à des pluies trop rares et à des nappes phréatiques en déclin, de plus en plus de pays s'adonnent au dessalement de l'eau de mer. Sur le pourtour de la Méditerranée, plusieurs Etats ont fait des investissements importants dans ce domaine, tels l'Algérie, la Libye, l'Espagne et Israël. C'est aussi le cas des pays du Golfe, de la Chine, de l'Inde, de la Californie et de l'Australie, sans compter de nombreuses îles.
"Le marché du dessalement de l'eau de mer va exploser dans les années à venir", explique Jean-Louis Chaussade, directeur général de Suez Environnement. Car "la ressource en eau douce va devenir de plus en plus rare. L'augmentation démographique dans les villes côtières et l'accentuation du stress hydrique dans plusieurs régions du globe en raison du réchauffement climatique expliquent cette progression".
DOUBLEMENT DE LA PRODUCTION
Actuellement, plus de 50 millions de mètres cubes d'eau dessalée, dont 15 % issus de l'eau saumâtre, sont produits tous les jours dans le monde (l'eau de mer contient en moyenne 35 g de sel par litre, contre de 1 à 10 g pour les eaux saumâtres). En 2016, la production devrait doubler et atteindre plus de 109 millions de mètres cubes par jour, soit 109 fois ce que la région parisienne consomme quotidiennement. La croissance pourrait être encore plus rapide que prévu, dans un marché où la capacité des usines ne cesse d'augmenter : des unités produisant 1 million de mètres cubes par jour sont en projet.
Bien que les coûts de production aient été divisés par deux, le dessalement reste encore trop cher pour les pays pauvres ou dépourvus de gaz ou de pétrole. "Le prix de l'eau en sortie d'usine est de 0,4 à 0,8 euro le mètre cube produit par le procédé d'osmose inverse, et de 0,65 à 1,8 euro le mètre cube par la distillation thermique", explique-t-on chez Degrémont, filiale de Suez Environnement. Aussi, spécialistes de l'eau et scientifiques estiment qu'il faut commencer par une économie des ressources d'eau douce, en limitant par exemple les pertes dans les canalisations. Celles-ci peuvent atteindre 50 % dans certains pays, alors qu'en France les bons réseaux affichent de 5 à 10 % de perte. Le traitement des eaux usées pour une réutilisation dans l'irrigation contribue également à une meilleure gestion, l'agriculture étant la principale consommatrice d'eau douce (71 % du total).
A l'avenir, "l'eau va devenir un problème crucial, qui butera sur le coût de l'énergie, indispensable au dessalement de l'eau de mer ou de l'eau saumâtre", précise Michel Dutang, directeur de la recherche et du développement de Veolia Environnement, leader du marché (14,5 %). Certes, la consommation d'énergie dans ce domaine a été divisée par quatre en vingt ans, mais les rendements doivent être encore améliorés. "Le but de la recherche est d'économiser l'énergie lors du processus de dessalement", ajoute Michel Dutang.
Il ne faut pas non plus négliger les problèmes liés à l'environnement. Le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui a présenté un rapport, en juin 2007, sur cette question ("Desalination : option or distraction for a thirsty world ?"), s'alarme d'un développement anarchique de cette technologie. Selon le WWF, elle consomme beaucoup d'énergie et émet des gaz à effet de serre. Elle peut aussi avoir un impact négatif sur le milieu marin, car elle rejette localement des saumures en mer.
Françoise Elbaz-Poulichet, scientifique du laboratoire Hydrosciences (CNRS) à l'université de Montpellier, souligne que cet ajout de sel risque de modifier la chimie de l'eau côtière, surtout si les unités de dessalement sont proches les unes des autres. "Ce qui aura des effets sur la faune et la flore, qui se sont adaptées à une salinité particulière." Les industriels tentent de contrecarrer ces effets en utilisant des diffuseurs qui diluent rapidement la salinité, en tenant compte des flux marins.
Christiane Galus
Article paru dans l'édition du 16.05.08.
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Posté le 15.05.2008 par ecoville
Le barrage de Zipingpu se situe en amont de Dujiangyan, une ville située non loin de l'épicentre du séisme, Wenchuan, et de Chengdu, la capitale provinciale du Sichuan.
De l'aveu même d'un ministre chinois, les installations hydrauliques du sud-ouest sont menacées. Selon le gouvernement chinois, le bilan pourrait dépasser les 50 000 morts.
Quatre jours après le terrible séisme qui a ravagé la Chine, la menace planerait sur les installations hydrauliques dans la province du Sichuan. «On rencontre de sérieux problèmes de sécurité et de prévention des inondations dans les réservoirs, les centrales hydrauliques, les barrages et autres installations», a reconnu le ministre des Ressources hydrauliques, Chen Lei, cité par l'agence Chine Nouvelle. «La priorité est de s'assurer que les réservoirs, centrales, retenues d'eau, digues, barrages (...) endommagés traversent la saison des pluies sans danger et ne causent pas de désastres secondaires», a-t-il expliqué. Le Sichuan, région du sud-ouest dévastée par le séisme, comporte de nombreux barrages sur les affluents du fleuve Yangtze.
Les autorités chinoises ont notamment détecté des risques de sécurité dans plus de 400 réservoirs d'eau, a précisé la télévision officielle. Ce type de «situation dangereuse» a été constaté dans 391 réservoirs de cinq provinces frappées par le séisme, a détaillé jeudi la télévision citant la Commission nationale pour la Réforme et le Développement (planification économique). 19 autres réservoirs, dans la municipalité de Chongqing, voisine du Sichuan, sont également touchés.
Le ministre Chen Lei a souhaité l'envoi de nouvelles équipes d'experts au Sichuan alors que le barrage de Zipingpu, en amont de Dujiangyan, ville est située non loin de l'épicentre du séisme, est l'objet de rumeurs contradictoires. Sept experts du ministère, arrivés dès mardi, ont contrôlé des installations locales et n'ont pour le moment pas annoncé de problèmes. Un responsable du barrage avait également démenti l'apparition de «fissures» et affirmé mercredi que l'ouvrage était «structurellement stable et sûr», selon des médias chinois.
Mais selon l'agence Chine Nouvelle, qui parle de son côté «de fissures extrêmement dangereuses», 2 000 soldats ont été envoyés pour effectuer des travaux de réparation sur cet important barrage hydroélectrique de plus de 150 m de haut. L'agence chinoise a estimé que la ville de Dujiangyan serait submergée si le barrage venait à céder.
«Plus de 50 000 morts»
Jeudi, le gouvernement chinois a estimé que le nombre de morts pourrait être supérieur à 50 000, le dernier bilan provisoire faisant état de 15 000 morts et 27 000 disparus. Le chiffre de 50.000 décès semble inclure une bonne partie des dizaines de milliers de personnes ensevelies sous les décombres, dont les chances de survie s'amenuisent d'heure en heure.
Après avoir décliné les offres d'aide venant de l'étranger, le gouvernement chinois a accepté que le Japon lui prête main forte dans les opérations de secours dans le sud-ouest. Une soixantaine de spécialistes japonais vont être envoyés sur place, ils rejoindront les volontaires d'une fondation bouddhiste de Taïwan et une équipe de la Croix-Rouge de Hong Kong. Pékin avait d'abord refusé l'envoi d'experts, en avançant des problèmes logistiques, mais a accepté les aides en nature et en argent.
Posté le 15.05.2008 par ecoville
Un militant écologiste indien embrasse un arbre, en signe de protestation contre le plan gouvernemental de coupe d'arbre, à Mumbaï, le 11 mai 2008.
Crédit : REUTERS/Arko Datta
Posté le 14.05.2008 par ecoville
D.R.
Au Cameroun, le trafic de bois illégal continue de prospérer.
Jean-Dedieu repère un arbre, puis discute avec le chef du village. Une fois l'affaire conclue, pour quelques dizaines de milliers de francs CFA (quelques dizaines d'euros), il déballe sa tronçonneuse et commence son travail. Cinq hommes suffisent pour abattre et débiter l'arbre aux dimensions fixées par le commanditaire. Puis, pour quelques milliers de francs CFA de plus, les enfants du village portent les planches jusqu'au bord de la route, où un camion-grumier enlève la précieuse cargaison d'iroko, de moabi, de sapeli ou de wenge. Direction le port de Douala, puis l'Europe.
A 39 ans, Jean-Dedieu n'était pas destiné à rejoindre les rangs des milliers de bûcherons clandestins qui, au Cameroun, pillent la forêt de ses essences exotiques, si prisées sur le marché européen pour la construction de planchers, de portes ou de meubles. "Je suis biochimiste, mais je n'ai jamais trouvé de travail", dit-il. Il y a trois ans, après avoir été vendeur de pneus d'occasion, il a décidé de se lancer dans le commerce illégal du bois.
Jean-Dedieu est le premier maillon d'une chaîne bien huilée qui, de la forêt jusqu'aux plates-formes d'exportation, ne pourrait fonctionner sans la bienveillance d'une administration corrompue qui, à chaque étape, délivre les indispensables blancs-seings. L'existence de ce trafic, dans lequel sont impliqués de hauts cadres du ministère des forêts et des personnalités proches du pouvoir, est de notoriété publique à Yaoundé.
Les bailleurs de fonds, exaspérés par cette situation alors qu'ils financent un plan de 40 milliards de francs CFA (60 millions d'euros) pour l'exploitation durable, ont demandé d'agir à Elvis Ngolle Ngolle, ministre en charge du portefeuille. Celui-ci a promis, il y a quelques mois, de faire un grand ménage. Quelques têtes sont tombées au ministère, puis la volonté s'est émoussée et le cabinet d'audit international censé faire la lumière sur cette affaire n'a toujours pas été désigné.
Cet attentisme pourrait être bousculé par la publication, mardi 13 mai, d'un rapport de l'organisation non gouvernementale Les Amis de la Terre. Fruit de deux ans de travail, ce document détaille les pratiques qui permettent de maquiller des coupes illégales en importations tout à fait légales dans les ports européens.
La palette est vaste. En plus des coupes sauvages, possibles grâce à l'achat d'un réseau local d'influences (administration forestière, gendarmerie, armée, etc.), l'accès à la ressource est assuré grâce au trafic de titres d'exploitation. A côté des grandes concessions, soumises à une gestion forestière plutôt stricte, sont distribués des "petits titres". Leur nombre a doublé en 2007, et c'est sur eux que s'appuient les réseaux frauduleux.
Exemples à l'appui, Les Amis de la Terre montrent comment les "autorisations de récupération de bois", délivrées en principe lors de l'ouverture de routes ou de la création d'infrastructures, dissimulent souvent des projets fictifs. Une fois abattu, le bois, grossièrement débité, est acheminé vers des scieries, elles aussi clandestines, afin d'être façonné. Depuis 1994, le Cameroun exige que les grumes soient transformées sur place.
Enfin interviennent les opérations de blanchiment. Quasi institutionnalisées. "Sur le bac qui traverse le fleuve Sanaga, dans le centre du pays, la grille des tarifs prévoit un montant spécial pour les camions clandestins visé par le conseiller municipal", affirment Les Amis de la Terre. Les sceaux sans lesquels le bois ne peut circuler et a fortiori quitter le pays font l'objet d'une juteuse contrebande. Qui conduit, par exemple, à constater que certains exploitants ont reçu l'autorisation de couper plus de 100 m3 à l'hectare quand la norme, dans les forêts tropicales les plus riches, ne dépasse pas 5 m3.
L'ampleur réelle du phénomène est difficile à évaluer. Les chiffres varient entre 15 % et 40 % des volumes exportés. Cette situation est d'autant plus préoccupante que l'Union européenne négocie actuellement avec le Cameroun un accord pour obtenir des garanties sur la traçabilité des marchandises achetées.
Cet accord, baptisé Flegt (Forest Law Enforcement, Governance and Trade), s'inscrit dans le cadre d'un partenariat pour la préservation des forêts du bassin du Congo. Le Cameroun est le premier pays à s'être porté volontaire. "Nous bouclerons les négociations avec Bruxelles d'ici à la fin de l'année", affirmait récemment Denis Koulagna Koutou, secrétaire général du ministère des forêts.
Mais que vaut la signature de l'Etat camerounais ? "Nous avons dépensé beaucoup d'argent dans le secteur forestier. Si la corruption n'est pas sanctionnée, nous nous retirerons", met en garde un diplomate occidental, sous couvert d'anonymat. L'avertissement est clair.
Laurence Caramel
Article paru dans l'édition du 14.05.08.
Posté le 14.05.2008 par ecoville
Mark Ralston AFP ¦ Des médecins, le 13 mai 2008, devant les décombres de l'hôpital de Hanwang (Sichuan) détruit par un séisme
13h50: Le groupe français Areva a interrompu la production d'un site non nucléaire en Chine, dans le comté du Wechuan, «très légèrement endommagé» par le séisme. Ce site, qui produit des pompes primaires pour les centrales nucléaires dans le cadre d'une coentreprise avec le chinois Dongfang, «n'est pas un site nucléaire» mais «mécanique», a expliqué le porte-parole.
13h00: «Ma pensée va en ce moment aux populations du Sichuan et des régions limitrophes en Chine durement frappées par un tremblement de terre», a déclaré le pape lors de son audience générale hebdomadaire au Vatican.
12h47: La Chine a décliné, en arguant de problèmes logistiques, l'envoi d'experts étrangers et de chiens pour rechercher les milliers de victimes enterrées vivantes par le violent séisme de lundi, tout en continuant d'accepter les aides en nature et les dons d'argent.
12h07: 14.866 morts, c'est le nouveau bilan du gouvernement central chinois, qui dénombre aussi 40.000 disparus.
11h36: Taïwan va envoyer des volontaires ainsi que plus de 100 tonnes d'équipements d'urgence dans le Sichuan, la région la plus touchée, indiquent des sources officielles.
11h07: la Chine décline les offres de l'Australie et de la Corée du Sud d'envoyer des équipes de recherche et de secours, indique une source officielle. Motif: «les difficultés extrêmes de transport et de communication dans la région sinistrée».
10h12: Une fillette de trois ans est sauvée après avoir survécu 40 heures sous les corps de ses deux parents, ensevelis sous des tonnes de décombres, dans le sud-ouest de la Chine, annonce l'agence Chine Nouvelle. La famille vivait dans le district de Beichuan (province du Sichuan) à environ 90 kilomètres au nord-est de l'épicentre du séisme, Wenchuan. L'enfant qui souffre de blessures très graves aux jambes, avait été localisée dès mardi matin, mais n'avait pas pu être dégagée plus tôt. Les sauveteurs craignaient d'aggraver ses blessures et ont attendu d'avoir le matériel adapté pour l'atteindre. Avant d'être transférée à l'hôpital, elle a pu bavarder avec ses sauveteurs et a également eu droit à la visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao, qui s'était rendu mercredi matin à Beichuan.
7h29: Un premier groupe de 100 soldats d'élite est parachuté sur une zone inaccessible du sud-ouest de la Chine, proche de l'épicentre du séisme, selon les médias officiels. Ces troupes ont atterri dans le district de Maoxian, juste au nord de Wenchuan, où a été localisé l'épicentre du séisme.
7h01: «Je peux vous annoncer maintenant que nous avons déjà envoyé au total 100.000 soldats de l'APL (armée), de la police armée et de la police», a déclaré Wen Jiaobao, le Premier ministre chinois devant les survivants du district de Bechuan, l'une des régions les plus touchées par le violent séisme de lundi.
6h40: «Il n'y a plus de maisons dans plusieurs des villes et bourgs (du district de Wenchuan); tout a été rasé», a affirmé Wang Yi, chef d'une unité de la police armée, cité par un site internet. «On est en train d'évaluer les pertes», a-t-il ajouté.
>> L'information se construit avec vous... Vous êtes sur place? Envoyez-nous vos photos, vidéos et témoignages au 33320 @20minutes.fr ou par MMS au 33320
6h24: Au moins 7.700 personnes sont mortes dans la ville de Yingxiu, située sur l'épicentre du séisme qui a ravagé lundi la province du Sichuan (sud-ouest), a annoncé mercredi l'agence Chine Nouvelle citant les autorités locales. Seules 2.300 personnes sur les plus de 10.000 qui vivaient à Yingxiu ont survécu à la catastrophe, dont 1.000 sont très grièvement blessées.
5h22: L'armée chinoise a commencé mercredi des parachutages de vivres sur le district de Wenchuan. «Deux hélicoptères de la région militaire de Chengdu (capitale du Sichuan) ont commencé à larguer des vivres sur Yingxiu», dans le district de Wenchuan, a annoncé le général Li Shiming, commandant de la région de Chengdu, cité par le site sohu.com.
Mark Ralston AFP ¦ Des médecins, le 13 mai 2008, devant les décombres de l'hôpital de Hanwang (Sichuan) détruit par un séisme
20Minutes.fr, éditions du 14/05/2008 - 07h34
dernière mise à jour : 14/05/2008 - 14h37
Posté le 12.05.2008 par ecoville
Photo : Marcello Paternostro/AFP
L'Etna photographié le 29 mars 2007
Une éruption sur le cratère sud-est du volcan de l'Etna, en Sicile, s'est déclenchée samedi après-midi, accompagnée d'une coulée de lave, a-t-on appris auprès de l'Institut de géophysique et de vulcanologie à Palerme (sud de l'Italie).
L'éruption avec une coulée de lave a commencé vers 15/16H00 locales (13/14H00 GMT), selon la même source. Elle avait été annoncée par une augmentation de l'activité sismique du volcan ces dernières semaines.
La coulée de lave se dirige vers une zone inhabitée et ne présente aucun danger. "Elle est en train de diminuer", a déclaré en fin de journée à l'AFP un responsable de l'Institut.
La dernière éruption, de moins de dix heures, avait eu lieu sur le même cratère sud-est le 23 novembre 2007.
L'éruption précédente en septembre avait entraîné la fermeture de l'aéroport de Catane en raison de projections de lave et d'un nuage de cendres.
La dernière grande éruption spectaculaire du volcan sicilien, qui culmine à 3.295 mètres, remonte à l'été 2001.
ROME (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 12.05.2008 par ecoville
AFP AFP ¦ Des secouristes cherchent parmi les décombres dans une école de Dujiangyan (sud-ouest) où six enfants sont morts après un séisme, le 12 mai 2008
Le bilan ne cesse de s'alourdir: le dernier décompte officiel fait état d'au moins 7.651 morts suite au puissant séisme d'une magnitude 7,5 qui s'est produit lundi dans le Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine.
Deux usines chimiques se sont effondrées, ensevelissant des centaines d'employés et conduisant à l'évacuation de 6.000 riverains. L'accident, qui s'est produit à Shifang, au nord de Chengdu, aurait provoqué la fuite de 80 tonnes d'ammoniaque.
Le tremblement de terre s'est produit peu avant 8h30 (heure de France), à une profondeur de 10 km. «Face au désastre, le plus important est le calme, la confiance, le courage et une direction forte», a déclaré Wen Jiabao, le premier ministre chinois.
A Chengdu, les habitants s'apprêtent à dormir dans la rue
L'épicentre du séisme a été localisé dans le district de Wenchuan (118.000 habitants) à une centaine de km au nord-ouest de Chengdu, une métropole de plus de dix millions d'habitants où vivent de nombreux français. Sébastien Spaeth est enseignant à Chengdu. Joint par 20minutes.fr, il explique qu'il y a «une situation étonnante» dans la métropole: «il est 22h et beaucoup de gens sont dans les rues, s'apprêtant à dormir dehors, par peur d'une réplique du séisme».
Selon les informations locales, il n'y aurait que 44 morts à Chengdu où il ne semble pas y avoir trop de dégâts matériels, même si «ça a pas mal bougé», selon l'enseignant français. Sur la télévision chinoise, les nouvelles arrivent comme en France, au compte-goutte et de manière désordonnée. «La télé passe du coq à l'âne sans qu'il soit possible d'avoir des informations globales sur l'événement», commente Sébastien Spaeth.
Des étudiants de Shengdu se sont filmés en train de se protéger sous des tables pendant le séisme.
Le séisme le plus meurtrier depuis 1976
Une secousse de 3,7 sur l'échelle de Richter a été ressentie à Pékin, créant une petite panique mais ne causant aucun dégât sur les installations olympiques. Le site français «Aujourd'hui la Chine» a recueilli les impressions en vidéo des habitants de Pékin.
Le président américain George W. Bush a présenté ses condoléances aux familles des victimes du tremblement de terre et a offert à la Chine l'aide des Etats-Unis, dans un communiqué.
C'est le séisme le plus meurtrier en Chine depuis la triste date du 28 juillet 1976 quand la ville industrielle de Tangshan avait été rayée de la carte par un tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter (8,2 selon des sources américaines). Pékin avait fournit un bilan officiel de 242.000 morts et 164.000 blessés graves, alors que des experts occidentaux l'estimaient à 700.000 victimes.
AFP AFP ¦ Des secouristes cherchent parmi les décombres dans une école de Dujiangyan (sud-ouest) où six enfants sont morts après un séisme, le 12 mai 2008
Vincent Glad (avec agence)
20Minutes.fr, éditions du 12/05/2008 - 10h29
dernière mise à jour : 12/05/2008 - 17h04
Posté le 01.05.2008 par ecoville
Robert François AFP/Archives ¦ Construction de logements au Havre le 10 novembre 2005
Douche froide. Le volet «logement» de la loi Grenelle de l’environnement présentée ce mercredi prône bien la révolution des économies d’énergie, mais sans donner le mode d’emploi. «On a un beau château de cartes, mais on attend de voir ce qu’il y a dessous pour être sûr qu’il ne va pas s’écrouler», résume Thierry Salomon, président de l’association de promotion des économies d’énergie Negawatt, et qui a participé au Grenelle. Explications.
Que dit la loi?
Dès 2012 (2010 pour les bâtiments publics et tertiaires), les constructions neuves devront consommer moins de 50 kilowattheures (kwh) par an et par mètre carré pour le chauffage, l’eau chaude, l’éclairage et la ventilation, contre 80 à 250 kwh (selon les zones climatiques) avec les règles actuelles. A partir de 2020, tout nouveau bâtiment devra produire plus d’énergie qu’il n'en consomme, grâce à des sources renouvelables (solaire etc).
La facture de chauffage va-t-elle baisser?
Pour les logements existants, des incitations sont prévues afin d’encourager les rénovations thermiques. Le nouveau crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier (mai 2007) et le prêt à taux zéro doivent être adaptés. Mais aucune précision n’a été donnée ni sur les investissements éligibles, le montant des avantages ou les critères d’attribution. Aucun détail non plus sur les outils bancaires qui permettront de financer des travaux grâce aux futures économies sur les charges. Et les mesures spécifiques pour les logements les plus énergivores ne sont pas présentées.
Enfin, le gouvernement doit encore expliquer comment un propriétaire ou un bailleur social pourra récupérer une partie du coût des travaux auprès des locataires.
Autant de points qui feront toute la différence, et qui ont été renvoyés à une loi d’application, prévue «sous peu», selon le ministère.
Robert François AFP/Archives ¦ Construction de logements au Havre le 10 novembre 2005
Angeline Benoit
20Minutes.fr, éditions du 30/04/2008 - 19h42
dernière mise à jour : 30/04/2008 - 19h47
Posté le 01.05.2008 par ecoville
G. Varela / 20 Minutes ¦ Construction de logements sur les Fronts de Neudorf.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a bouclé ce mercredi son projet de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement et l'a présenté officiellement. Réaction de Thierry Salomon, président de l’association de promotion des économies d’énergie Negawatt et membre du collège «ONG» du groupe I du Grenelle de l’environnement (Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie).
Le projet Borloo respecte-t-il les conclusions du Grenelle de l’environnement sur le logement?
C’est le cas sur le logement neuf et c’est une vraie rupture. L’objectif de la basse consommation (50 kilowattheures par mètre carré et par an) pour toutes les constructions dès 2012 est fort et ambitieux. Mais le compte n’y est pas sur l’ancien, qui représente pourtant 90% de notre consommation de chauffage et plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement n’a pas fait le choix d’imposer des travaux de rénovation, et le projet de loi présenté mercredi ne fixe ni un calendrier ni le niveau de consommation d’énergie (kwh par an et mètre carré) qui s’appliqueront aux mesures d’incitation (avantages fiscaux et prêts bonifiés).
Le Grenelle ne prévoyait pas non plus d’obligations. Et le gouvernement va étudier cette possibilité, n’est-ce pas suffisant?
Non, car on prend un retard qui sera difficile à rattraper. On n’impose pas les travaux de rénovation thermique qui empêcheront l’envolée des factures d’énergie alors que les prix ont déjà tellement augmenté qu’on va devoir introduire un tarif social pour le gaz en juillet. Aujourd’hui, 16 millions de logements construits avant l’introduction des premières normes thermiques consomment 300 à 700 kwh par an et mètre carré, soit 6 à 14 fois plus qu’un bâtiment neuf en 2012 ! Sans rénovations obligatoires, on va se retrouver avec des logements à deux vitesses.
Je le comprends d’autant plus mal que rénover un logement énergivore (350 kwh ou plus) peut être une opération blanche pour le propriétaire : la baisse des factures compensant le coût des travaux. Il ne faut pas attendre les orages des changements climatiques pour agir. En 2020, il sera trop tard. Il est incroyable qu’on sache prendre ces décisions pour des ascenseurs et des façades, mais pas pour l’énergie !
Pour le logement social, le gouvernement prévoit de réduire la consommation énergétique de 800.000 logements à 150 kwh par an et mètre carré d’ici à 2020. Qu’en pensez-vous?
Le niveau de performance visé est insuffisant. En 2020, le neuf sera trois fois moins énergivore, ce qui représente un écart trop important, et une dépense de chauffage inacceptable pour les locataires. Il vaudrait mieux rénover moins de logements, mais deux fois mieux (80 kwh). Cela serait à peine plus coûteux, le résultat global d’économies d’énergie serait le même, et il n’y aurait pas besoin de refaire des travaux quelques années plus tard.
G. Varela / 20 Minutes ¦ Construction de logements sur les Fronts de Neudorf.
Recueilli par Angeline Benoit
20Minutes.fr, éditions du 30/04/2008 - 18h15
dernière mise à jour : 30/04/2008 - 19h56
Posté le 29.04.2008 par ecoville
Photo : (c) S+Arck Network/Relaxnews
Le célèbre designer français Philippe Starck présente, durant le Green Energy Design, salon du design écologique, jusqu'au 1er mai à Milan, la première éolienne individuelle à bas coût. Selon la taille, l'éolienne individuelle, qui sera commercialisée prochainement, permet de couvrir entre 10% à 60% des besoins individuels, explique le designer dans un entretien accordé au Figaro.
En plus d'être profitable à l'environnement, l'éolienne imaginée par le designer répond à des critères esthétiques. Ainsi, les particuliers pourront acquérir un objet design et moderne, "quasiment invisible".
Six modèles d'éoliennes, de tailles différentes, seront produites. Elles devraient être vendues entre 300 et 400 euros. Philippe Starck les a conçu en partenariat avec la société Pramac. Avec elle, le designer réfléchit actuellement au développement de transports écologiques, comme une voiture électrique et des bateaux solaires.
Philippe Starck prêtera également ses talents à Virgin Galactic, la compagnie spatiale du milliardaire britannique Richard Branson.
Relaxnews
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