ENERGIE
Publié le 11/10/2007 à 12:00 par ecoville
Mesure 2 : Réduire la consommation d’énergie dans le bâtiment
Mesure 2 du groupe 1 (Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie).
En chiffres
• 70 % : le chauffage représente 70% de la consommation générée par le logement.
• 30% : c’est l’augmentation de la consommation en énergie des bâtiments au cours des trente dernières années.
• 68,2 : ce sont les millions de tonnes d’équivalent pétrole utilisés par le bâtiment
En France, 42,5% de l’énergie totale est consommée par le secteur du bâtiment, notamment en chauffage et en électricité. Pour s’attaquer à ce poste énergivore, le groupe de travail 1, chargé de faire des propositions pour la maîtrise de l’énergie, envisage un chantier ambitieux.
Les bâtiments neufs
Dans le neuf, l’objectif est de généraliser les bâtiments à basse consommation (BBC) dès 2015. Grâce à une isolation importante, les BBC consomment en moyenne 50 kWh/m2 par an, alors que la consommation moyenne est aujourd’hui de 150 à 350 kWh/m2. Pour 2020, les experts veulent aller encore plus loin. Ils préconisent le développement massif des bâtiments à énergie positive, qui produisent leur propre énergie et même en revendent.
Le parc ancien
Mais comment faire pour les bâtiments existants ? Là, les choses se compliquent car on a affaire à une multitude de propriétaires, chacun décideur pour son propre logement. Entre mesures incitatives et obligations, il n’est pas facile de mettre tout le monde d’accord. Par exemple, peut-on contraindre celui qui achète un logement à entreprendre une lourde rénovation lors de son acquisition ? Les économies d’énergie à venir compensent les dépenses de départ, mais il faudra ajouter ce montant à des prix de l’immobilier déjà élevés. Les actions envisagées pour atteindre l’objectif de réduire de 12% en 2012 et de 38% en 2020 la consommation du parc ancien restent donc floues.
L’emploi
De leur côté les professionnels du bâtiment devront se mettre à l’heure verte avec des actions pour développer la formation et l’apprentissage : on estime à 100 000 le nombre d’emplois qui pourraient être créés.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 11/10/2007 à 12:00 par ecoville
Mesure 3 : L'énergie a un prix
Mesure 3 du groupe 1 (Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie).
Il faut faire des économies aujourd'hui pour construire la société de demain. Christian Garnier, vice-président de la fédération France Nature Environnement
En chiffres
La Fondation Nicolas Hulot propose un exemple de l’application de la contribution :
• 900 euros : C’est la facture en gaz d’un ménage moyen (une consommation de 23 260 kw/h par an).
• 1 600 euros : C’est le montant de la même facture en 2020, à prix de l’énergie constante, avec la contribution.
• 860 euros : En réalisant des travaux d’isolation, le ménage améliore de 40% la performance énergétique de son logement et économisera 700 euros par an. Sa facture sera de 860 euros/an.
L’énergie que nous consommons a un prix. Mais dans ce prix, les coûts environnementaux et des émissions de gaz à effet de serre ne sont pour l’heure pas pris en compte. De plus, pour les énergies fossiles et sources non-renouvelables, les consommations d’aujourd’hui signent l’appauvrissement des ressources naturelles à disposition des générations futures. Pour faire apparaître le vrai coût de l’énergie, le groupe de travail 1 propose alors de réorganiser la fiscalité environnementale en adoptant une contribution climat énergie, c’est-à-dire une taxe sur les produits dont le contenu en carbone ou en énergie est élevé.
Les objectifs
La taxe devrait encourager les économies d’énergie, l’innovation dans l’efficacité énergétique, notamment dans le bâtiment et dans les transports, et le développement des sources renouvelables. Ses recettes seraient consacrées à des actions de lutte contre les changements climatiques.
Les points de désaccord
Les syndicats et les associations des consommateurs s’inquiètent de l’impact de cette taxe sur le pouvoir d’achat. France nature environnement (FNE) propose alors de consacrer 15% des recettes à un fonds de solidarité pour les foyers en difficulté. Mais le débat qui risque de coincer concerne l’assiette des énergies taxées. Pour certains, dont FNE, elle devrait s’appliquer à toutes les sources, y compris les énergies renouvelables qui ne sont pas toujours écolo. Pour d’autres, tels le lobby du nucléaire, la taxe ne devrait concerner que les énergies fossiles.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 11/10/2007 à 12:00 par ecoville
Au salon Hélios, la maison se met au vert
Les Marseillais sont de plus en plus demandeurs de résidences vertes...
Photo: DR
L’esprit maison verte ne rime désormais plus uniquement avec hutte de rase campagne pour babas cool. Pour preuve, la première édition du salon Hélios des énergies renouvelables et de l’écoconstruction, qui se tient à partir de vendredi à l’Europôle de l’Arbois.
“Le citadin marseillais est aujourd’hui demandeur de services pour aménager ou même faire construire sa résidence de manière écologique”, explique Patrick Rostan, commissaire général de l’événement.
Huit villas vertes à visiter
Et plusieurs des futurs exposants de le confirmer, à la suite du succès rencontré auprès des visiteurs lors de la récente Foire internationale de Marseille.
En quelques années, de nombreuses entreprises locales, tous secteurs confondus, se sont adaptées pour offrir, en plus de leurs prestations classiques, des innovations écologiques.
La centaine d’exposants présentes au salon proposera notamment des poêles à granulés pour appartement, de la laine de mouton isolante, des gaines anti rayonnement électrique, etc.
Les propriétaires de jardin pourront s’équiper d’éoliennes individuelles ou de récupérateurs d’eau de pluie. Huit villas à haute qualité environnementale seront même proposées à la vente pour un coût supérieur à celui des bâtis traditionnels estimé entre 15 et 20%.
Et pour répondre à d’éventuels besoins, un unique représentant de son secteur démontrera l’intérêt d’un chauffe-eau solaire pour piscine. C’est dit, écologie et confort ne sont plus incompatibles.
Andrea Haug Andrea Haug
Metrofrance.com, à Marseille
Publié le 11/10/2007 à 12:00 par ecoville
Devenir producteurs d’électricité
C’est le week-end portes ouvertes au soleil, au vent, au bois et à l’eau. Visite...
Les panneaux solaires sont reliés par un onduleur et à un compteur au réseau EDF. A l’occasion de la journée portes ouvertes 2006, 60 personnes ont rendu visite aux Van Lierde.
Les panneaux solaires sont reliés par un onduleur et à un compteur au réseau EDF. A l’occasion de la journée portes ouvertes 2006, 60 personnes ont rendu visite aux Van Lierde.
Photo: Nadia Loddo / metro
Une dizaine de chemises rouges, violettes, jaunes et vertes témoignent de l’aventure de Philippe et Catherine Van Lierde dans les énergies renouvelables. “L’installation des panneaux photovoltaïques sur le toit se fait en deux jours. En France, ce sont les papiers qui prennent du temps”, raconte Philippe.
Des interlocuteurs motivés
Poussé par une sensibilité environnementale qui date des bancs de l’université, en février 2006 ce couple de 55 ans a commencé par demander des devis. Sur 6 appels, il n’a reçu que deux réponses. L’une des entreprises était plus chère, mais proposait de prendre en charge les papiers. Ils ont choisi la concurrence, Eurosun Technology, qui leur a quand même fourni les modèles de courriers. “Tous les gens avec lesquelles nous avons eu affaire ont été très disponibles : on sent qu’ils sont vraiment impliqués dans ce projet. Il faut juste avoir un peu de patience”, poursuit Philippe.
Depuis septembre 2006, le toit de leur pavillon à Châtillon (92) est désormais couvert de 21 m2 de panneaux photovoltaïques reliés au réseau électrique. Les Van Lierde vendent toute leur électricité à EDF à un tarif établi (indexé sur le gaz) par un contrat d’une durée de vingt ans. Chaque kW/h est vendu 30 centimes d’euro. En retour, EDF leur fournit l’électricité à environ 15 centimes le kW/h. “La plupart des particuliers revendent leur energie car c’est plus rentable”, explique Jean-Jacques Percebois, de chez Eurosun.
Prix de l’investissement : 19 900 euros. “C’est cher, mais il faut des gens qui commencent : on a déjà dix ans de retard par rapport à l’Allemagne”, affirme Philippe. Les Van Lierde ont bénéficié d’un crédit d’impôts de 8 000 euros (50% du matériel) et d’un chèque du conseil régional de l’Ile-de-France de 1 200 euros (50% des heures de travail). Il leur reste à amortir 10 700 euros, ce qui devrait être possible en onze ans (environ 1 000 euros/an) avec une production de 2 400 kW/h par an en parant sur un ensoleillement moyen. Leur bilan pour 2007 est de 1 400/1 500 KWh (540 euros). Pas assez de soleil en cette année !
Publié le 09/10/2007 à 12:00 par ecoville
Les mesures du Grenelle passées au crible
Mesure 4 : Passer de 9 à 20% la part des énergies renouvelables
L’usine toulousaine de Tenesol fabricant français de panneaux solaires photovoltaïques. Le groupe 1 souhaite encourager le développement d’une filière française dans ce secteur. Photo: Sipa
Et aussi
"Il faut changer de système énergétique"
Tout le monde est d’accord à l’intérieur du groupe 1 : il faut atteindre 20% d’énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie d’ici à 2020. « Il faut réduire nos consommations et changer de système énergétique », affirme Raphaël Claustre, directeur du Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER), « nous n’avons pas le choix ». Alors qu’aujourd’hui 9% seulement de l’énergie consommée provient de sources renouvelables, il s’agit d’un défi de taille : plus que doubler la part des énergies renouvelables en moins de 15 ans.
Comment faire
D’abord, le groupe propose de capitaliser sur les filières les plus matures : le bois de chauffage, l’hydraulique, l’éolienne et le solaire thermique (eau chaude). Pour cela il faut un plan concerté et un cadre législatif stable. « L’industriel qui choisit d’investir dans les énergies renouvelables a besoin de stabilité, que les règles soient établies, explique Raphaël Claustre. Or, il y a quelques députés antiéoliens, par exemple, qui proposent encore des projets de loi visant à limiter le développement de la filière». C’est donc au gouvernement de créer un terrain fertile pour les énergies vertes.
Deuxième grand chantier, la recherche. Il existe en effet des filières prometteuses qui attendent leur heure de gloire, en particulier, le solaire photovoltaïque (qui produit de l’électricité). Le groupe 1 propose la mise en œuvre d’un plan national énergie solaire pour booster ce secteur créateur d’emplois. Autre espoir pour l’avenir, les biocarburants de deuxième génération fabriqués à partir de la cellulose des plantes. L’avenir des biocarburants de première génération n’a en revanche pas trouvé de consensus. Leur bilan environnemental est en effet plutôt incertain.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 06/10/2007 à 12:00 par ecoville
Delanoë veut faire de Paris la capitale mondiale de l'énergie solaire
Le maire PS de paris Bertrand Delanoe à Paris le 17 septembre 2007
Le maire PS de paris Bertrand Delanoe à Paris le 17 septembre 2007 Photo: Francois Guillot/AFP
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris et candidat à sa propre succession, veut faire de Paris la "capitale mondiale de l'énergie solaire", avec des panneaux photovoltaïques installés "partout où c'est techniquement possible".
C'est l'une des mesures qu'il préconise dans un pré-projet mis en ligne mercredi sur son site (bertrandelanoe.net), où il invite les Parisiens à l'aider à "écrire la suite" après un mandat 2001-2008 marqué par des objectifs selon lui "tenus, et même au-delà dans bien des cas".
"J'ai besoin de vous pour écrire la suite", écrit-il dans un document de 39 pages "Paris, un temps d'avance", diffusé avant une série de réunions publiques que le maire-candidat lance le 9 octobre dans le IXème arrondissement.
Détaillant son bilan, il trace aussi des pistes pour le futur programme municipal qu'il défendra en mars.
Il s'agit, explique-t-on dans son entourage, d'éviter un projet tout ficelé, sans pour autant se présenter les mains vides.
Trois chapitres pour ce document qui se veut une esquisse mais fourmille de mesures concrètes: "Paris à chaque étape de la vie" (social, scolaire, logement), "Paris, ville monde" (environnement, transport...), "Paris, une ambition urbaine" (culture, architecture, démocratie locale...).
M. Delanoë insiste beaucoup sur le logement, un des dossiers les plus difficiles à Paris, et prône 20% de logements sociaux dès 2014 (contre 15,5% aujourd'hui).
Il note qu'il y a toujours 109.000 demandeurs de logements sociaux, contre 100.000 en 2001 bien qu'entretemps 90.000 logements aient été attribués.
L'environnement est aussi mis en avant, le maire sortant ambitionnant de faire de Paris "la capitale mondiale de l'énergie solaire", après le lancement d'une première installation solaire dans la Zac Pajol.
Il pousse les feux sur le chapitre transports - sans doute un des points forts de son premier mandat- avec un projet de métro sur Seine par navettes fluviales et un système de locations de voitures propres (hybrides) sur le modèle Vélib.
Pour contrer les projets sarkozystes de "Grand Paris", il suggère l'élaboration, par ceux qui auront été élus aux municipales, d'une structure intercommunale "Paris Métropole".
Par ailleurs, au risque d'exaspérer les Verts, ses turbulents alliés de 2001-2008, il ne bannit pas l'hypothèse de tours intra-muros. "il faut vaincre les tabous", "n'écarter aucune hypothèse, y compris celle de construire des immeubles de grande hauteur, 15-20 étages, voire davantage".
Voici quelques-unes des mesures préconisées par Bertrand Delanoë dans son pré-projet mis en ligne sur son site dans la perspective des municipales de 2008:
- 20% de logements sociaux dès 2014 (ils sont 15,5% aujourd'hui), alors que la loi SRU ne les impose qu'en 2020
- 6.800 logements sociaux financés par an, dont 40% neufs
- Outil foncier pour préserver le "parc social de fait" (locataires modestes du privé)
- 4.000 logements pour étudiants, 3.000 places en foyer pour jeunes travailleurs
- Aide à la caution pour jeunes locataires et aussi jeunes professionnels
- 1.500 places pour SDF
- Service municipal pour favoriser la colocation
- Maisons médicales dans les quartiers populaires
- 2.200 places en maisons de retraite médicalisées
- Panneaux photovoltaïques "partout où c'est techniquement possible"
- 2.000 voitures propres en location sur le modèle de Vélib
- Reconquête progressive des voies sur berges
- Prolongation du tramway jusqu'à la porte de la Chapelle (XVIIIe), voire d'Asnières (XVIIe)
- Métro fluvial sur Seine
- Ticket universel pour taxis, voitures propres, Vélib, parkings, métros...
- Mise en place d'une structure intercommunale, "Paris métropole"
- 200 millions d'euros (doublement par rapport au premier mandat) pour les 11 quartiers en difficulté
- Créer cinq lieux de répétition pour orchestres
PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 06/10/2007 à 12:00 par ecoville
La Région veut booster l’énergie solaire
Des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics...
Photo: DR
Côté particulier
Bien qu’ils reçoivent déjà des aides pour s’équiper, moyennant une surface de toit minimale et un budget conséquent, les particuliers ont, quant aux eux, intérêt à attendre que le coût d’investissement s’amenuise avant de lancer leur propre unité de production.
La toiture des écoles ou des maisons de retraite se revêtiront bientôt de panneaux solaires photovoltaïques générateurs de courant électrique.
Soutenue par les collectivités territoriales, comme le conseil régional au sein du programme Agir (Action globale innovante pour la région) pour l’énergie présenté fin septembre, l’idée est d’encourager à produire en réseau de l’électricité non génératrice de gaz à effet de serre.
Rattraper le retard
En deux ans, une soixantaine de projets émanant de bailleurs sociaux, de bâtiments publics, mais aussi de PME-PMI ont été financés par la Région qui annonce l’injection de 1,2 million d’euros supplémentaires dans l’opération.
En plus de faire des économies d’échelle, il s’agit de structurer la filière du photovoltaïque par la formation et la sensibilisation des acteurs du bâtiment. La recherche est aussi encouragée via le pôle Capenergies, tout comme le secteur industriel, par exemple grâce à la récente implantation de l’usine Silpro à Saint-Auban (04), productrice de silicium, un composite photovoltaïque. Paca espère ainsi rattraper son retard et se placer d’ici deux ans dans le haut du classement national pour l’énergie solaire.
Andrea Haug Andrea Haug
Metrofrance.com, à Marseille
Publié le 01/10/2007 à 12:00 par ecoville
Le Grenelle de l'environnement: la France veut lancer une "révolution verte"
Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, le 20 juillet 2007 à Bourg-les-Valence Photo: Philippe Merle/AFP/Archives
Comment réduire les dépenses d'énergie dans le bâtiment
Baisse de 10 km/h de la vitesse sur les routes, éco-taxe sur les 4X4 ou développement du "bio": une série de propositions en faveur de l'environnemment ont été dévoilées jeudi en France, avant un sommet devant mettre concrètement en oeuvre une "révolution verte".
Les transports - un quart des émissions de gaz à effet de serre en France - sont particulièrement visés dans les pistes présentées par six groupes de travail mis sur pied par le gouvernement et auxquels participent -une première en France- des grandes associations écologistes, comme le WWF et Greenpeace.
Si ces propositions sont finalement retenues, et mises en oeuvre, les automobilistes devront par exemple réduire leur vitesse de 10 km/h hors agglomération. La vitesse passerait ainsi de 130 à 120 km/h sur autoroute.
A l'inverse, les propriétaires de voitures moins émettrices de CO2, principal gaz à effet de serre, toucheraient un bonus.
L'idée d'une taxe kilométrique pour les poids-lourds n'a en revanche pas fait l'objet d'un consensus.
Deux autres sujets ont entraîné un désaccord flagrant au sein des groupes de travail: l'avenir du nucléaire - qui fournit 80% de l'électricité en France- et un éventuel moratoire sur les OGM, qui susciterait la colère des céréaliers de la première puissance agricole d'Europe.
Autres pistes évoquées: les logements neufs devront être autosuffisants en énergie en 2020 et les "éco-quartiers", lancés en Allemagne ou en Grande-Bretagne, devraient gagner la France.
La France devrait aussi développer l'agriculture "bio". Les surfaces cultivées en "bio", aujourd'hui négligeables (2% du total), devraient tripler en 2010 et être multipliées par dix en 2020 et les cantines inclure 20% d'aliments bio en 2012.
Ces propositions vont être débattues lors de réunions régionales, au Parlement, et sur internet, jusqu'à fin octobre, date de la tenue d'une grande table ronde réunissant notamment l'Etat, le patronat et les écologistes.
Ce sommet, baptisé "Grenelle de l'Environnement" en référence aux accords sociaux historiques signés en mai 1968, devra alors déboucher sur 15 à 20 "plans-programmes", sous l'arbitrage du président Nicolas Sarkozy, avant une loi cadre à l'Assemblée.
L'organisation d'un tel sommet était une des promesses électorales de M. Sarkozy, qui a aussi fait de la lutte contre le réchauffement climatique une des priorités diplomatiques de Paris.
"Il n'y a aucune autre perspective que de changer radicalement la donne et faire la révolution écologique", a lancé jeudi le ministre de l'Ecologie et du développement durable Jean-Louis Borloo.
Pour lui, il s'agit de réorganiser la société devant la raréfaction des ressources naturelles et cela avant "d'être au pied du mur".
Des associations écologiques, minoritaires, ont refusé de participer au "Grenelle de l'environnement" car la France n'entend pas remettre en cause sa stratégie nucléaire.
Les Français semblent en tout cas prêts à s'engager, une prise de conscience née notamment après le choc de la canicule de 2003 (15.000 morts) et avec les campagnes du très populaire animateur de télévision Nicolas Hulot. 93% des Français se déclarent prêts à des efforts quotidiens en faveur de l'environnement.
Mais les écologistes redoutent que les lobbies industriels ne montent au créneau et veulent du "concrêt" notamment contre les pollueurs.
"La vraie question, ce n'est pas de décider, c'est le passage à l'acte", a récemment reconnu M. Borloo.
1. Le Grenelle de l'environnement
PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Publié le 01/10/2007 à 12:00 par ecoville

A quelques semaines du Grenelle de l'environnement, que le gouvernement doit organiser fin octobre, le Conseil de Paris adoptera aujourd'hui son plan climat. Un document qui définit les leviers permettant d'agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, conformément au protocole de Kyoto. Il comporte un chapitre sur les transports, avec un objectif de réduction de 60 % du CO2 émis par la circulation d'ici à 2020, mais aussi un grand volet bâtiments : ces derniers produisent 1,75 million de tonnes de CO2 sur les 6,5 millions émis au total dans Paris. La Ville promet de faire un effort sur sa propre consommation. Elle table sur une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre dans ses bâtiments, sur l'éclairage public et dans le parc social. Sur l'ensemble du territoire municipal, elle assure pouvoir réduire les émissions de 25 %, notamment via des travaux dans le bâti privé. L'UMP demandera aujourd'hui qu'un document contenant « les estimations du coût de l'ensemble des actions mentionnées dans le plan climat » soit annexé à la délibération.
Les Verts voudront aller plus loin dans la part d'électricité verte (solaire, éolien...) consommée par la Ville et déposeront un amendement pour que les nouvelles ZAC (zones d'aménagement concerté) aient un bilan carbone nul. Tous devraient voter le plan climat à l'issue des débats.
Magali Gruet
20 Minutes, éditions du 01/10/2007 - 07h27
Publié le 12/06/2007 à 12:00 par ecoville
La France pourrait économiser 2 millions de tonnes de CO2 en individualisant le chauffage
Vue de Paris pollué depuis la tour Montparnasse, en février 2006
Vue de Paris pollué depuis la tour Montparnasse, en février 2006 Photo: Stéphane de Sakutin/AFP
La France pourrait économiser 2 millions de tonnes de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre, en individualisant les frais de chauffage dans les logements collectifs, selon une étude parrainée par l'Ademe présentée mardi.
La démarche se traduirait en outre par une économie d'énergie de 20% dans les immeubles collectifs par rapport à leur consommation actuelle, a estimé l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) en présentant l'étude commanditée par le Syndicat de la Mesure, qui regroupe les entreprises assurant l'installation de ce type de service.
Près de cinq millions de logements pourraient être équipés de répartiteurs, qui permettent de relever la consommation de chauffage par appartement et même par radiateur.
De même que l'installation de compteurs d'eau individuels, "la pose de répartiteurs incite les habitants à moins gaspiller le chauffage", relève l'Agence. Plus attentifs, ils réduisent les températures ou ferment les radiateurs en leur absence, lorsqu'ils aèrent ou pendant la nuit.
"C'est un moyen simple et efficace de faire baisser la consommation d'énergie de façon significative", insiste Jean-Louis Plazy, directeur de l'Efficacité énergétique à l'Ademe.
L'étude qui a porté sur 260 logements répartis sur sept sites en banlieue parisienne et en province souligne l'importance des comportements individuels: 30% des habitants déclarent avoir modifié leurs habitudes depuis que les frais de chauffage sont individualisés.
La France est particulièrement à la traîne, par rapport au nord de l'Europe: seulement 10% du parc de logements concernés est équipé de répartiteurs contre 95% en Allemagne, 80% en Autriche ou au Danemark et 70% au Benelux.
Selon l'étude, les syndics d'immeubles sont réticents, jugeant que l'individualisation des frais de chauffage - qui suppose un relevé et un facture ajustée à chaque logement - constitue une charge de travail supplémentaire pour eux.
Pourtant, depuis 1974 et à la suite du premier choc pétrolier, une loi impose le comptage individuel du chauffage en France, mais elle n'est assortie d'aucune sanction ou incitation. Et le diagnostic de performance énergétique des logements, qui fait déjà partie des informations obligatoires à fournir lors de la vente d'un logement, le sera également pour les bailleurs à partir du 1er juillet rappelle l'Ademe.
Afin de protéger le climat du réchauffement déjà en marche, la France s'est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050. Sur 140 millions de tonnes par an, les émissions du secteur résidentiel/tertiaire représentaient en 2004 19% du total, en augmentation de 22% par rapport à 1990, tandis que celles de l'industrie (20%) avaient baissé de 22% pendant la même période.
PARIS (AFP)
© 2007 AFP