ENERGIE
Posté le 04.06.2008 par ecoville
crédit : Sebastiano Pitruzzello
Avec un baril de pétrole dont le prix a quintuplé en 5 ans et qui se rapproche inexorablement du seuil symbolique des un dollar le litre (159 dollars le baril), nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le grand défi est devenu la substitution de l’énergie par l’information à tous les niveaux de production et d’organisation de nos sociétés.
On estime qu’il reste environ 160 milliards de tonnes de pétrole conventionnel à extraire. En supposant que la consommation mondiale reste à son niveau actuel - 4 milliards de tonnes par an - il nous reste donc à peine plus de 40 ans de consommation. Or, selon l’AIE, la consommation mondiale de pétrole pourrait passer de 4 à 6 milliards de tonnes d’ici 2030 à cause notamment du développement économique accéléré de l’Asie.
Certes, ces estimations ne tiennent pas compte des réserves sous forme de pétrole non conventionnel, schismes bitumineux, pétrole profond, ni des progrès qui peuvent intervenir dans le taux de récupération des gisements mais ces variables ne changent pas fondamentalement la donne et ne pourront que nous faire gagner une ou deux décennies supplémentaires. L’exploitation de ce pétrole non conventionnel a en outre un coût énergétique et environnemental considérable.
Globalement la consommation énergétique de l’humanité s’élève à un peu plus de 10 gigatonnes d’équivalent pétrole par an et le pétrole représente donc, à lui seul, près de 40 % de cette consommation mondiale.
Nous pouvons bien sûr parier, comme le font les Etats-Unis, sur l’innovation technologique, pour accélérer le basculement vers "l’aprés pétrole" mais s’en remettre exclusivement à la technologie (qu’il s’agisse du charbon "propre, de la séquestration de carbone, de l’hydrogène ou des énergies renouvelables), sans remettre en cause fondamentalement nos modes de vie, relève à mon sens de l’illusion dangereuse. Nous devons en effet changer radicalement de perspective d’approche et admettre que le vrai défi consiste d’abord à réorganiser nos économies et nos sociétés de manière à réduire à la source nos besoins en énergie et à instaurer en principe généralisé la recherche de la sobriété énergétique et d’une croissance économique écocompatible.
Sachant qu’un humain sur deux vit à présent dans les villes, cela suppose notamment une réorientation profonde de nos conceptions et politiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de transports afin de contenir l’étalement urbain et de repenser nos villes de façon à optimiser leur efficacité énergétique et leur empreinte écologique en concevant des unités urbaines qui intégreront, au lieu de les dissocier, les pôles de travail, de logement et de loisirs.
Cette question de l’urbanisme et des transports est capitale en matière énergétique et environnementale. Une étude du MIT a par exemple montré que la consommation énergétique moyenne d’un habitant d’Atlanta, ville américaine à l’urbanisme dispersé, était 7 fois plus grande que celle d’un habitant de Barcelone, ville méditerranéenne à l’urbanisme dense. Même si cela n’est pas facile dans un pays où beaucoup de familles rêvent de vivre dans une maison individuelle, nos responsables politiques doivent avoir le courage d’ouvrir ce débat sur la densification urbaine. En trente ans, la distance moyenne parcourue en voiture pour se rendre de son domicile à son travail a été multipliée par trois et nous devons absolument inverser cette tendance qui n’est plus tenable, ni économiquement ni écologiquement.
Nous devons également avoir le courage d’ouvrir un vrai débat démocratique sur la question de la restriction de l’usage de l’automobile dans les centres ville et de l’instauration de péages urbains modulables en fonction du nombre de passagers, de l’heure ou du type de véhicule. On peut imaginer aller plus loin en accordant des réductions d’impôts ou de taxes aux entreprises ou particuliers particulièrement sobres en matière énergétique. Il faut également, grâce à un cadre législatif et fiscal adapté, favoriser l’essor du télétravail afin qu’il représente d’ici 10 ans 20 % du temps consacré aux activités de services publics et privés.
De récentes études scientifiques montrent que, compte tenu des délais liés à l’inertie thermique des océans, si nous voulons stabiliser le climat, il nous faut non seulement réduire de moitié au niveau mondial nos émissions de gaz à effet de serre mais tendre à une production énergétique totalement décarbonnée d’ici la fin de ce siècle.
Pour atteindre de tels objectifs, le développement massif, même de plusieurs ordres de grandeur, de la production d’énergie renouvelable (y compris le nucléaire), bien qu’absolument nécessaire, n’est qu’une réponse partielle et insuffisante et nous devons d’abord réorganiser en profondeur nos économies et nos sociétés autour du concept de sobriété énergétique et de productivité informationnelle et cognitive en réduisant à la source nos besoins globaux en énergie et en améliorant de manière considérable l’efficacité et le rendement énergétique dans l’ensemble des activités humaines.
Notre civilisation va devoir apprendre à produire et à transformer le maximum d’information en connaissance et en richesses en utilisant le minimum d’énergie et en recherchant systématiquement la valeur ajoutée écologique qui devra simultanément préserver la biodiversité gravement menacée, valoriser et utiliser les matériaux et produits naturels et intégrer le recyclage et l’ecocompatibilité de l’ensemble des productions industrielles et humaines dès leur conception.
Mais, à ce stade de réflexion, il faut éviter tout malentendu idéologique ou philosophique : un tel objectif ne signifie nullement la soumission au mythe dangereux du retour à une nature idéalisée, toute puissante et vierge qui n’a jamais existé. Depuis le néolithique, l’homme n’a cessé de transformer profondément la nature et son environnement pour survivre puis améliorer ses conditions de vie et ceux qui, s’enfermant dans de nouvelles formes d’intégrisme et de conservatisme, et remettent en cause la nécessité de l’innovation et du progrès scientifique, notamment dans les sciences du vivant, se trompent de combat et veulent répondre de manière simpliste et dogmatique à des défis planétaires complexes et globaux.
Pour réussir cette mutation de civilisation, l’espèce humaine doit plus que jamais mobiliser toutes ses capacités d’innovation, non seulement dans les domaines scientifiques et techniques mais aussi dans les domaines sociaux, économiques et démocratiques, pour concevoir de nouveaux modes et outils de gouvernance, de régulation et de contrôle socio-politiques. Il nous appartient, sans nous enfermer dans des cadres de pensée réducteurs, de faire preuve d’audace créatrice et d’être à la hauteur morale et intellectuelle des immenses défis que notre planète doit relever.
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Posté le 04.06.2008 par ecoville
Photo : DR
Christine Oberdorff présente l’émission "Passage au vert" sur Ushuaïa TV.
« Passage au vert »
Mercredi 4 juin, à 20h50 sur Ushuaïa TV
Ushuaïa TV donne le coup d’envoi à la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin la veille, ce mercredi soir, avec une émission spéciale « Passage au vert » en partenariat avec Metro. Tout au long de la soirée, les invités débattront autour du thème retenu cette année : « comment construire une économie sans carbone ». Parmi eux, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le député vert européen Daniel Cohn-Bendit, ainsi que le directeur général du WWF-France, Serge Orru.
Picouly en 'Candide'
« Les invités ont accepté de jouer le jeu du parler vrai et du traitement décalé des sujets qui caractérise la quotidienne de ‘Passage au vert’ », raconte Christine Oberdorff, qui présente l’émission. Daniel Picouly incarnera ainsi le rôle du ‘Candide’, le non-spécialiste qui pose les questions que nous aurions tous envie de poser au risque de paraître naïf. A ne pas rater.
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 04.06.2008 par ecoville
Photo : DR
Laurent Cabrol, animateur à Europe 1 et sur TF1 a écrit : "Climat : Et si la Terre s'en sortait toute seule ?", Ed. Le Cherche-Midi, 144 pages, 10 euros.
En 1540, on pouvait traverser le Rhin à pied à cause de la sécheresse. En 1693, le froid et la faim ont causé la mort d’1,3 millions de personnes en France.
Vous dénoncez la pensée unique qui tend aujourd’hui à tenir l’homme pour responsable du réchauffement climatique. Or, n’y a-t-il pas un véritable consensus de la communauté scientifique autour de la question ?
Je suis journaliste Météo depuis 25 ans et j’ai été l’un des premiers à parler du réchauffement climatique. Je me suis posé la question de savoir si ce phénomène était une nouveauté ou si ça existait déjà. À l’époque des cathédrales, entre l’an 900 et l’an 1300, on a eu des températures bien plus élevées que celles qu’on enregistre aujourd’hui : on a même récolté des fraises à Strasbourg en hiver. La question de la responsabilité de l’homme se pose donc, car il n’y avait pas de voitures à cette époque-là. Je me suis donc plongé dans les livres et j’ai constaté que la communauté scientifique est loin de l’unanimité sur la question. Ceux qui soutiennent, comme le Giec, que l’homme est en bonne partie responsable du réchauffement de la planète disent : « Nous sommes plus nombreux, nous avons donc raison ». Galilée était tout seul à son époque à dire que la Terre tournait autour du Soleil, et pourtant…
Quelles autres explications sont mises en avant par les scientifiques ?
Les gaz à effet de serre (GES) ne sont pas les seuls acteurs du réchauffement climatique. D’autres éléments entrent en jeu comme les nuages, le soleil, les aérosols et surtout les océans. Certains nuages agissent comme un parasol qui rafraîchit la planète, d’autres comme une couverture qui lui tient chaud. On ne sait pas aujourd’hui quel type de nuage sera majoritairement présent quand le réchauffement climatique s’emballera : les nuages qui chauffent ou les nuages qui refroidissent ? Les océans, qui représentent 2/3 de la superficie terrestre, absorbent, stockent et enfuissent la chaleur pour ensuite la restituer jusqu’à 200 ans plus tard. Or, tout le débat sur le réchauffement climatique est axé sur les GES, donc sur le rôle de l’homme, alors que les autres éléments sont passés sous silence.
Comment faire la part des choses ?
Le problème est que la climatologie est une science jeune et la recherche est encore balbutiante. Aujourd’hui nous ne somme peut-être pas au point zéro, mais il nous reste 90% du chemin à faire. Des modélisations établies aujourd’hui peuvent être démenties demain. C’est ce qui s’est passé concernant les forêts, par exemple. Jusqu’en 2007, les chercheurs affirmaient que les forêts de l’hémisphère Nord absorbaient plus de carbone que les forêts tropicales. De nouvelles mesures prouvent le contraire. Pourquoi une telle différence ? Avant les capteurs étaient placés à la hauteur des arbres, mais en les déplaçant dans des avions qui survolent la forêt à 5 000 mètres de hauteur, les données changent. Alors, comment asséner tant d’affirmations alors que tellement de données restent inconnues. Le climat obéit à une mécanique extrêmement compliquée. L’accentuation des événements extrêmes a toujours existé dans l’histoire du climat. En 1540, on pouvait traverser le Rhin à pied à cause de la sécheresse. En 1693, le froid et la faim ont causé la mort d’1,3 millions de personnes en France.
Ne craignez-vous pas qu’en vous lisant les gens aient l’impression qu’il est inutile de faire des gestes pour la préservation de l’environnement ?
Les gestes ne sont pas inutiles ne serait-ce que car le pétrole se raréfie et devient plus cher et que d’avoir une maison chauffée à 19° C est plus sain que de vivre avec 25° C dans son intérieur. Mais il ne faut pas biaiser le discours. Je trouve qu’il est exagéré de culpabiliser les gens chaque fois qu’ils prennent leur voiture en affirmant qu’ils tuent la planète pour leurs enfants. C’est malhonnête, car que sait-on réellement ? Avec mon livre, j’ai souhaité donner la parole à la minorité silencieuse. On va trop loin, on n’essaie pas de nous sensibiliser, mais de nous culpabiliser. On sera bientôt 9 milliards d’habitants sur la planète et chacun devra trouver sa place. Plus que le climat, la vraie préoccupation, c’est de pouvoir nourrir tout le monde. Or, au nom du réchauffement climatique, on fait de l’essence avec les céréales en utilisant des terres qui peuvent nourrir la planète. L’écologie est la « science de l’habitat » : elle nous enseigne à rechercher l’harmonie et à ne pas détruire les animaux et la nature. Pour vivre en harmonie sur la planète, il faut préserver les ressources pour l’avenir. Alors, bien sur, il faut chauffer moins, rouler moins… ce discours me plaît car il est honnête.
Le titre de votre livre pose la question « Et si la Terre s’en sortait toute seule ? » Or, la question est plutôt de savoir si l’homme s’en sortira ?
Mon titre est provocateur. La Terre est un organisme vivant qui pourrait bien avoir la capacité de s’autoréguler. Il y a 20 ans, on a découvert des bactéries qui dévorent le gaz carbonique… qui nous dit qu’en réaction à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère ces bactéries ne se développeront pas. Le fait que l’homme aura à s’adapter aux changements climatiques ne me choque pas. Ce que je dénonce ce sont les excès des politiques et des écologistes qui essayent de nous culpabiliser en nous faisant peur, pour qu’on change de mode de vie, alors qu’il n’y a pas de certitudes. Dans mon livre, il n’y a rien de révolutionnaire, juste le bon sens de quelqu’un qui a le nez dans le ciel depuis 25 ans et qui cherche à comprendre.
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* Interview : "Les postulats de l’écologie sont liberticides"
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 29.05.2008 par ecoville
Les 10 plus hautes tours du monde
28/05/2008
7- Taipei 101 (Taiwan)
508 mètres
La tour Taipei 101, inaugurée début 2004, a été le plus haut gratte-ciel du monde jusqu'au 21 juillet 2007. Ce jour-là, la construction du Burj Dubaï a alors dépassé les 512 mètres, hissant le gratte-ciel de Dubaï au premier rang des plus hautes constructions au monde. Le chiffre 101 provient du nombre d'étages que comporte la tour Taipei.
Crédit : DR
Posté le 29.05.2008 par ecoville
Les 10 plus hautes tours du monde
28/05/2008
Alors que Paris s'enorgueillit de bientôt posséder un immeuble haut comme la tour Eiffel (301 mètres), petit tour d'horizon des dix plus hautes tours du monde.
1- Burj Dubai (Dubaï)
Au moins 818 mètres
La tour la plus haute du monde s'élèvera bientôt à Dubaï. Sa construction devrait s'achever en septembre 2009, soit cinq ans après le lancement des travaux. Etonnamment, sa hauteur finale reste secrète, pour éviter que des projets concurrents ne lui vole son titre de plus haute construction au monde. Elle devrait toutefois atteindre les 940 mètres...
Posté le 27.05.2008 par ecoville
Photo : Jacques Demarthon/AFP/archives
L'architecte français Jean Nouvel a remporté le concours pour la construction de la tour Signal, d'une hauteur de 300 mètres, dans le quartier d'affaires de La Défense (ouest de Paris), a-t-on appris mardi de source proche du dossier.
L'architecte, lauréat du prix Pritzker 2008, la plus prestigieuse récompense mondiale du secteur, sera associé aux investisseurs Medea et Layetana, pour ce projet dont La Défense veut faire l'emblème de son renouveau.
Le Parisien a annoncé le nom de l'architecte retenu dans son édition de mardi, citant le cabinet de Jean Nouvel.
L'annonce officielle doit être faite à 10H00 à la Cité de l'Architecture par Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et patron de l'Etablissement public pour l'aménagement de La Défense (Epad).
Jean Nouvel était en concurrence avec quatre autres projets, portés par les architectes Jacques Ferrier, Norman Foster, Daniel Libeskind et Jean-Michel Wilmotte.
Son projet prévoit une tour de 301 mètres, d'une surface de 140.000 mètres carrés, répartis en bureaux (50.000 m2), logements (33.000 m2), hôtel (39.000 m2), équipements publics (8.000 m2), commerces et restaurants (10.000 m2).
Parmi les exigences du cahier des charges de l'Epad figurait celle d'une tour mixte, faisant cohabiter différentes activités à l'intérieur du même bâtiment.
Le jury, présidé par Patrick Devedjian, était également composé des maires UMP de Puteaux et Courbevoie, villes où s'étend le quartier d'affaires, de représentants de l'Etat et du monde de l'architecture, ainsi que de l'association des utilisateurs de La Défense (Aude), qui regroupe les sociétés présentes sur le site, comme la Société Générale, Total ou Areva.
La construction de la Tour Signal, dont l'objectif de livraison est fixé à 2015, s'inscrit dans le cadre plus large d'un plan de renouveau de La Défense, lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy alors qu'il occupait les fonctions de président du conseil général des Hauts-de-Seine et de l'Epad, et de ministre de l'Intérieur, en charge de l'Aménagement du territoire.
Véritable manne pour les investisseurs, ce plan prévoit la construction de 450.000 m2 de bureaux nouveaux ou issus de démolitions-reconstructions et 100.000 m2 de logements à horizon 2015.
© 2008 AFP
Posté le 24.05.2008 par ecoville
Photo : Jewel Samad/AFP
Un bord de mer dévasté par le cyclone Sidr, le 29 novembre 2007 dans le sud du Bangladesh
Le Bangladesh, régulièrement victime de catastrophes naturelles, a annoncé samedi que 100 millions d'arbres allaient être plantés pour créer une barrière naturelle contre les inondations et les cyclones.
Le chef du gouvernement intérimaire soutenu par l'armée, Fakhruddin Ahmed, a lancé le projet à Dacca en soulignant que les arbres "combattraient les tempêtes, les raz-de-marée, les inondations et les sécheresses (...) de façon naturelle".
Il a appelé tous les Bangladais à construire un "mur d'arbres sur la côte qui soit un rempart contre les désastres".
A cause du réchauffement climatique, les catastrophes naturelles sont devenues plus fréquentes ces dernières années au Bangladesh, où 40% des 144 millions d'habitants vivent sous le niveau de pauvreté, selon des experts de l'environnement.
Les arbres vont être plantés durant les trois prochains mois, saison des pluies, a précisé le ministre adjoint de l'Environnement, Raja Debashish Roy.
"C'est le plus grand programme de plantation jamais entrepris dans le pays. Nous l'avons fait pour protéger notre pays, sujet à des calamités naturelles, des fréquents cyclones et inondations qui ont été exacerbés par le changement climatique", a-t-il dit.
Le Bangladesh a été frappé par deux inondations importantes l'été dernier et en novembre, un cyclone a ravagé les régions côtières, tuant au moins 5.000 personnes et faisant des dizaines de millions de sans-abri.
Quelque 14% du territoire sont déjà couverts par la forêt mais le gouvernement voudrait porter ce nombre à 20%.
© 2008 AFP
Posté le 22.05.2008 par ecoville
21 ans après être sortie du nucléaire, le pays transalpin va se doter de centrales nucléaires de nouvelle génération.
L'actuel ministre du développement économique Claudio Scajola a annoncé jeudi que l'Italie s'engagera dans la construction de centrales nucléaires de nouvelle génération. Devant la Confindustria, l'organisation des patrons italiens, le nouveau ministre a expliqué que «lors de cette législature, nous poserons la première pierre pour la construction dans notre pays d'un groupe de centrales nucléaires de nouvelle génération». Rappelant qu'il s'agissait d'une promesse de campagne de Silvio Berlusconi, l'homme a ajouté qu'«on ne peut plus éviter un plan d'action pour un retour au nucléaire», qui souligne que seules les centrales nucléaires peuvent «produire de l'énergie à grande échelle et de manière sûre, à des coûts compétitifs et dans le respect de l'environnement ».
L'Italie avait renoncé au nucléaire il y'a 21 ans, lors d'un référendum organisé en 1987, peu après la catastrophe du 26 avril 1986 à Tchernobyl en Ukraine. Les quatre centrales nucléaires du pays ont ensuite été fermées. Aujourd'hui, les Verts italiens de l'ancien gouvernement de Romano Prodi restent farouchement opposés au nucléaire. Très dépendante de l'étranger pour son énergie, l'Italie a choisi d'aller de l'avant. La nouvelle patronne des patrons, Emma Marcegaglia, a quant à elle estimé qu'il était temps d'investir dans le nucléaire. Le pays couvre aujourd'hui à 60% sa production d'énergie grâce au gaz.
A l'issue de l'assemblée de la Confindustria, le président du groupe énergétique italien Enel a affirmé être techniquement prêt pour participer au projet. Selon l'homme, il faudrait cependant entre 7 à 10 ans avant que la première centrale ne soit en fonction.
Posté le 20.05.2008 par ecoville
À Paris, rue de Charonne, une agence immobilière Era indique, sur une échelle décroissante de A à G, les performances énergétiques de ses biens à vendre.
En 2012, les annonces immobilières devront indiquer la performance énergétique des maisons et des appartements.
«Loft en triple exposition situé à Faidherbe-Chaligny (XIe arrondissement) dans un immeuble pierre de taille. Belle hauteur sous-plafond (3,20 mètres). Prix : 335 000 euros. Diagnostic de performance énergétique : G.» Dans cette agence immobilière Era, de la rue de Charonne, à Paris, la performance énergétique de l'appartement (sur une échelle décroissante de A à G) est affichée, en vitrine, dans l'annonce immobilière. Au même titre que le quartier, le type d'immeuble ou le prix du bien. D'ici à 2012, la quasi-totalité des agences immobilières devraient afficher la performance d'un bien dès sa mise en vente. Les professionnels (Fédération nationale de l'immobilier, Century 21, Orpi, Cnab, seloger.com, priceminister.com, etc.) s'y sont engagés hier, devant Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, et de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie. L'un et l'autre n'ont pas manqué de rappeler que les dépenses de chauffage et d'éclairage représentent, en moyenne, 15 % du budget des ménages.
Un critère déterminant
Depuis le 1er juillet 2007, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est exigible pour les ventes ainsi que pour les locations. La réalité est bien moins contraignante. Tant qu'il n'est pas sûr de passer devant le notaire, le vendeur-bailleur préfère souvent limiter les frais. «Le DPE est réalisé trop tard, déplore Philippe Pelletier, président de l'Agence nationale de l'habitat. Les acquéreurs n'en prennent connaissance qu'au moment de la signature en même temps qu'un fatras de papiers.» Les agents immobiliers devront donc convaincre les vendeurs de fournir le DPE en amont. Ce qui permettra aux agents de mieux évaluer les biens et, éventuellement, d'inciter les vendeurs à revoir leurs prétentions à la baisse.
«La seule référence du prix au m2 perdra sa pertinence, prévoit Bernard Cadeau, président du réseau Orpi. Un appartement avec un mauvais DPE ne se négociera pas de la même manière.» Entre plusieurs biens comparables, ce critère pourrait même être déterminant. De là à envisager une décote pour les logements les moins bien notés… Elle pourrait atteindre «de 5 % à 10 % du prix du bien», estime prudemment Hervé Bléry, patron du réseau Century 21. À moins que les vendeurs engagent la rénovation nécessaire. «Ces travaux font l'objet de déductions fiscales, ajoute Hervé Bleui. Les vendeurs y perdraient probablement moins.»
Avant que ces bonnes pratiques s'installent, ces travaux resteront à la charge des acquéreurs. «On leur explique qu'en investissant, ils sont gagnants en défiscalisation et sur leur facture EDF», explique Drago Dima, directeur de l'agence Era, de la rue de Charonne. À Paris, il faut compter de 10 000 à 15 000 euros en moyenne pour l'installation d'un double vitrage et l'isolation des murs extérieurs.
Posté le 18.05.2008 par ecoville
Des panneaux photovoltaïques fournissent l'énergie nécessaire au fonctionnement de la station d'épuration de Mèze (Hérault). Crédits photo : Look at Sciences
Depuis 2003, le nombre d'installations photovoltaïques double chaque année.
SUR LES TOITS des maisons particulières ou des immeubles, au sommet d'un hangar, d'un lycée ou d'un stade… Les installations photovoltaïques prennent place dans la vie des Français. « En 2000 il n'y avait rien du tout », raconte Fabrice Juquois, responsable de ce marché à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Aujourd'hui, même si la France est très loin derrière l'Allemagne, numéro un du secteur, elle occupe la quatrième place sur ce marché après l'Espagne et l'Italie.
« Jusqu'au début des années 2000, la France avait une production électrique qui était en surcapacité, c'est ce qui explique qu'elle ne se soit pas intéressée au solaire », assure André Joffre, le président d'Enerplan, l'association professionnelle responsable en France des Journées européennes du solaire qui s'achèvent aujourd'hui.
La création d'un premier crédit d'impôt en 2004 a lancé le système. L'intérêt pour le solaire a explosé lorsque ce crédit est passé de 40 % à 50 % du prix d'achat en 2005 et surtout après que le tarif d'achat par EDF du courant produit a également été bonifié.
Racheté 15 centimes d'euro en 2002, le kWh est passé à plus de 31 centimes lorsque les panneaux sont posés sur un toit existant et à 57 centimes lorsqu'ils sont intégrés. De quoi attirer le chaland ! L'électricité consommée coûte en effet 7 à 8 centimes d'euro.
S'il est difficile de dire exactement quel est le retour sur investissement, puisqu'il dépend largement de l'ensoleillement et donc de l'énergie produite, les spécialistes l'évaluent à dix ou douze ans. Suffisant pour rendre l'opération bénéficiaire puisque EDF est obligée de signer un contrat de rachat sur 20 ans. Les études de rentabilité et de faisabilité fleurissent et les Français adhèrent : « La croissance du parc raccordé au réseau entre 2003 et 2007 a été, en moyenne, supérieure à 100 % », précisent les spécialistes du syndicat des énergies renouvelables.
Des objectifs ambitieux
Certes, le solaire demeure une part infime de la production d'énergie en France et est très loin de pouvoir concurrencer les énergies fossiles. « Cela doit représenter 0,01 % de la production nationale », précise un spécialiste. Ce qui permet d'alimenter en électricité environ 30 000 foyers. Mais le « Grenelle de l'environnement » a fixé des objectifs relativement ambitieux : « Il s'agit de passer de 0,075 à 5 gigawatts installés d'ici à 2020 ». Et les professionnels tout comme les spécialistes de l'Ademe en sont persuadés : compte tenu des améliorations techniques et, parallèlement, de la hausse du coût de l'énergie classique, « le photovoltaïque sera concurrentiel par rapport aux autres sources d'énergie entre 2015 et 2020 ».
Le seul point noir reste peut-être aujourd'hui du côté du matériel et des installateurs. La demande continue d'être supérieure à l'offre et il n'est pas toujours aisé de trouver le spécialiste capable de faire les installations. Un problème de court terme, estime l'Ademe qui annonce « un retour à la normale dès 2009 ».