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ENERGIE

BATTERIES !!!

Publié le 11/12/2007 à 12:00 par ecoville
BATTERIES !!!
Une employée de Toshiba montre la nouvelle batterie SCiP, le 11 décembre 2007 Photo: Yoshikazu Tsuno/AFP


Le groupe d'électronique diversifié japonais Toshiba a présenté mardi des nouvelles batteries qui se rechargent rapidement, ont une longue durée de vie et offrent un niveau élevé de sécurité, caractéristiques qui les destinent à alimenter un jour des voitures.

Appelées SCiB ("Super Charge ion Battery"), ces piles, d'une capacité unitaire de 4,2 ampères-heure (Ah), se rechargent à 90% en cinq minutes, peuvent être utilisées quotidiennement pendant plus de dix ans et subir 5.000 cycles de charge-décharge sans chute brutale de performances, a détaillé Toshiba.

Elles peuvent être mises en série dans un boîtier spécial afin de fournir la puissance requise pour alimenter un vélo à pédalier semi-électrique, un engin de manutention d'usine ou servir de source électrique d'appoint, a expliqué le groupe.

Toshiba affirme en outre que ses batteries SCiB présentent un haut niveau de sécurité et que "la probabilité pour qu'elles prennent feu ou explosent est extrêmement faible", par comparaison avec les modèles à lithium-ion.

Toshiba prévoit de lancer la production en série de piles SCiB en 2008, escomptant un chiffre d'affaires annuel de 100 milliards de yens (625 millions d'euros) en 2015.

Le groupe nippon pense que ce type de batterie trouvera alors sa place dans les automobiles.

"Les SCib seront probablement utilisées dans les véhicules hybrides et tout électriques lorsqu'ils seront massivement répandus", a commenté un directeur général adjoint de Toshiba, Toshiharu Watanabe, lors d'une conférence de presse.

"Nous allons continuer les développements dans ce domaine et nous aurons alors une longueur d'avance sur les concurrents", a-t-il assuré.

Toshiba n'écarte pas une utilisation dans les petits appareils nomades (téléphones, baladeurs), mais concentre actuellement ses travaux sur les applications industrielles.
TOKYO (AFP)
© 2007 AFP


9 12 2007

Publié le 10/12/2007 à 12:00 par ecoville
9 12 2007
L'ancien vice-président américain Al Gore, colauréat du prix Nobel de la paix, le 9 décembre 2007 à Oslo Photo: Jarl Fr. Erichsen/AFP/Scanpix


L'ancien vice-président américain Al Gore, colauréat du prix Nobel de la paix, a estimé dimanche à Oslo que les mécanismes de l'économie de marché pouvaient être les meilleurs outils pour lutter contre le changement climatique en permettant de "donner un prix" au CO2.

A la veille de la remise du Nobel qui lui a été conjointement attribué avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), M. Gore a plaidé pour l'instauration d'un marché carbone à l'échelle mondiale et pour la mise en place d'une taxe carbone.

"Les marchés distribuant plus d'argent en une heure que les gouvernements du monde entier ne le font en un an, nous devons trouver un moyen d'exploiter l'énergie et la vitalité du marché pour aider à réduire les émissions de CO2", a dit l'ancien vice-président, candidat malheureux à la Maison Blanche en 2000.

"Il nous faut mettre un prix sur le carbone", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'Institut Nobel d'Oslo, une ville où --signe peut-être du réchauffement climatique-- la neige a fait une timide et tardive apparition dimanche.

Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal gaz à effet de serre parmi les gaz accusés d'être à l'origine du changement climatique.

Récompensé par le comité Nobel pour avoir tiré la sonnette d'alarme sur le changement climatique avec son documentaire "Une vérité qui dérange", M. Gore préconise la mise en place d'un marché mondial des émissions de CO2, à l'instar de celui qui existe déjà dans l'Union européenne.

Imaginé par les pays signataires du protocole de Kyoto, le marché du carbone permet d'échanger des permis d'émission, ou "droits à polluer": il vise à endiguer les émissions de CO2, en imposant des quotas aux pollueurs tout en leur permettant d'acheter des droits d'émission à ceux qui polluent moins.

"Je suis ardemment favorable à une taxe carbone, d'un montant élevé et dont les recettes seraient rendues aux gens sous la forme d'un rabais progressif qui décourage les émissions de CO2", a aussi déclaré M. Gore, en précisant qu'un tel mécanisme n'accroîtrait pas la pression fiscale.

Il s'agit là aussi de "donner un prix" à la pollution de l'atmosphère, en taxant les produits en fonction de leurs émissions en CO2.

M. Gore, 59 ans, a souligné que les pays les moins affectés par le réchauffement climatique se devaient d'être solidaires avec les Etats les plus vulnérables, souvent déjà pauvres, citant Martin Luther King qui disait qu'"une injustice commise quelque part est une menace pour la justice partout".

"De la même façon, l'augmentation des émissions de CO2 quelque part représente une menace pour l'avenir de la civilisation dans le monde entier", a-t-il affirmé.

Président du Giec, une émanation de l'ONU qui partage le Nobel pour son travail de documentation du réchauffement planétaire et de ses conséquences dramatiques, l'Indien Rajendra Pachauri s'est pour sa part dit optimiste sur l'issue de la conférence de Bali.

La communauté internationale est actuellement réunie sur l'île indonésienne pour tenter de s'entendre sur une feuille de route de négociations en vue d'un accord de réduction des gaz à effet de serre visant à prolonger au-delà de 2012 les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto.

"Les données scientifiques sur le changement climatique sont de mieux en mieux comprises (...) Les signaux émanant des dirigeants réunis là-bas sont très clairs: le temps des questions est terminé, ce dont nous avons besoin maintenant, c'est des actes", a-t-il dit.

MM. Gore et Pachauri, au nom du Giec, recevront le Nobel --un diplôme, une médaille d'or et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (environ 1,1 million d'euros)-- lundi.
Par Pierre-Henry DESHAYES OSLO (AFP)
© 2007 AFP

BEIGBEDER !!!

Publié le 09/12/2007 à 12:00 par ecoville
BEIGBEDER !!!
Le PDG de Poweo, Charles Beigbeder, devant le logo du groupe, le 17 septembre 2007 à Paris Photo: Eric Piermont/AFP


Un projet de construction d'une centrale thermique par Poweo dans le Gard divise la population de la région, une partie condamnant l'implantation d'une "verrue" en terres viticoles classées, l'autre vantant les éventuelles retombées économiques et sociales.

Le projet en est au stade de l'enquête publique qui prendra fin le 14 décembre. Cette semaine, pro et anti se sont rendus en nombre à une réunion publique à Beaucaire, à l'est de Nîmes, où doit être construite la centrale.

Un débat parfois très houleux où, face au public, le directeur du projet, Patrick Michel, a pu mesurer l'ampleur de la contestation.

"Cette centrale, ce sera une verrue sur le plateau", a lancé l'un des très nombreux opposants. "C'est un scandale environnemental", a crié un autre, au comble de l'exaspération.

Poweo, opérateur d'énergie indépendant, envisage de construire cette centrale thermique à cycle combiné à gaz, d'une puissance de 800 à 920 MW, sur un site d'environ 14 ha.

Beaucaire a été choisie pour sa proximité avec un poste électrique, un réseau de gaz et les eaux du Rhône, sources de refroidissement.

Mais la centrale se trouverait en pleine zone agricole, au milieu des vignes classées en AOC Costières de Nîmes, des oliviers AOC, de vergers et fraisiers, menacés par ce projet "insensé et dangereux", selon l'association "Pas de centrale thermique en terre d'Argence".

Laquelle dénonce les pompages des eaux à hauteur de 800 m3/h, les rejets sous forme de vapeur et les émissions d'oxyde d'azote (NOx) et de monoxyde de carbone (CO) qui ne manqueraient pas d'affecter les produits du terroir et de détériorer la qualité de vie. Sans compter les gaz à effet de serre et la pollution visuelle.

Poweo réplique que les réglementations seront respectées. Il n'y aurait "pas de pollution atmosphérique locale et les émissions d'oxyde d'azote et de monoxyde de carbone seraient limitées", a assuré Patrick Michel lors de la réunion publique. Quant aux impacts sur la faune et la flore, il n'y en aurait pas non plus, selon lui.

Certes, le site choisi "n'est pas un site logique pour l'implantation d'une telle centrale", a-t-il lâché, provoquant un tonnerre d'applaudissements ironiques.

Mais le lieu initialement prévu dans la zone industrielle de Beaucaire, a rappelé M. Michel, a été rejeté par la Chambre d'Agriculture car il impliquait 11 km de ligne haute tension (400.000 volts) en plaine. Cette ligne n'en ferait désormais plus que 3.

La Chambre d'Agriculture rejette toutefois également le projet en terre agricole, tout comme le ministère de l'Agriculture, l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) ou le syndicat des Costières, affirme Corinne Scholtès, la présidente de "Pas de centrale en terre d'Argence".

Poweo, de son côté, se targue de l'appui du Conseil général du Gard et du Conseil régional du Languedoc-Roussillon. Soutien indéfectible au projet, la maire (UMP) de Beaucaire, Mireille Cellier, plaide "la défense de l'intérêt général".

La taxe professionnelle serait conséquente et environ 800 personnes participeraient à la construction de la centrale, dont un certain nombre de locaux. Autant d'atouts dont Beaucaire ne doit pas se priver, selon Mme Cellier.

Avec Poweo, "on est en plein combat des forces de l'argent contre le bon sens éco-citoyen, qui veut transmettre un héritage rural, écologique aux générations futures", déplore Mme Scholtès.
Par Hervé GAVARD BEAUCAIRE (AFP)
© 2007 AFP

RACHETER !!!

Publié le 07/12/2007 à 12:00 par ecoville
RACHETER !!!
Un globe présenté à Bali, en marge de la conférence sur le climat, le 7 décmebre 2007 Photo: Jewel Samad/AFP


Financer un projet d'énergie "propre" au Mexique en contrepartie des vacances aux Maldives, c'est s'acheter pour une poignée d'euros une conscience verte. Mais la "compensation carbone" permet aussi aux entreprises et aux administrations d'agir pour le climat en dehors des mécanismes officiels.

S'il n'est pas possible d'effacer les émissions de gaz à effet de serre (GES) une fois envoyées dans l'atmosphère, l'idée est de les contrebalancer en finançant volontairement un projet d'énergie renouvelable ou la plantation d'arbres dans un pays du sud afin d'éviter d'autres émissions à l'avenir.

"Il existe déjà énormément d'initiatives aux USA, au Royaume-Uni, en Allemagne et ça commence à venir en France", relève Christian de Perthuis, responsable de la Mission Climat de la Caisse des dépôts (qui elle-même compense ses émissions annuelles). Près de 80 prestataires dans le monde ont été recensés qui jouent les intermédiaires entre l'émetteur désireux de s'amender et le projet vertueux.

De grandes entreprises, la Coupe du monde de rugby en France ou de football en Allemagne, les conférences de l'Onu sur le changement climatique - celle en cours à Bali jusqu'au 14 décembre par exemple - ou même un viticulteur du Médoc (sud-ouest) ont déjà choisi de compenser leur dépense carbone.

Deux administrations publiques dans le monde le font systématiquement, au Royaume-Uni et en Norvège. En France, le ministère de l'Ecologie a entrepris de faire de même (en finançant un projet hydroélectrique au Mexique) après un déplacement au Groenland, et le transport du gouvernement et d'un millier de gendarmes en Corse pour un conseil des ministres délocalisé.

Selon les continents, le prix de la tonne de carbone, ou équivalent (eq) CO2, varie d'une dizaine d'euros aux Etats-Unis ou en Australie à 18 en Nouvelle-Zélande et au Canada. En Europe il se situe autour de 19 euros.

On peut donc se faire pardonner les quelque 3 t de CO2 émises par passager pour un AR Paris/New York en déboursant autour de 70 euros.

Au départ, les projets concernaient surtout la forêt, mais ils se concentrent désormais de plus en plus sur l'énergie propre.

La compensation volontaire n'appartient à aucun des grands mécanismes prévus par le Protocole de Kyoto de lutte contre l'effet de serre, type Mécanismes de développement propre (MDP) ou de Mise en oeuvre conjointe (Moc), qui ne concernent que les pays industrialisés soumis à une contrainte de réduction de leurs émissions de GES afin de les aider à respecter leurs objectifs.

L'échelle est également sans commune mesure: en 2006, 466 M de t eq CO2 ont été échangées dans le cadre de Kyoto et seulement 13 Mt par la compensation volontaire pour une taille moyenne de projets de 50.000 tonnes eq CO2 dans le premier cas et de 5.000 t pour les projets volontaires.

On est bien loin des 40 millards de t eq CO2 émises dans le monde en 2005.

Pour Jean-Marc Jancovici, spécialiste des "bilans carbone" (évaluation de la consommation d'énergie et des moyens de la réduire), ce sytème est comparable aux indulgences du Moyen-Age: "Il entretient l'illusion que la correction pourra se faire à la marge en retardant le moment des vrais investissements".

"Evidemment, un acteur qui compenserait sans chercher à réduire ses émissions serait peu crédible. Mais il ne faut pas sous-estimer le mouvement vertueux de la mesure", reprend Christian de Perthuis.

"Si on en était tous à compenser la totalité de nos émissions, on aurait déjà réglé le problème du changement climatique", estime-t-il en faisant valoir qu'à l'heure actuelle le montant des émissions compensées double chaque année.
Par Anne CHAON PARIS (AFP)
© 2007 AFP

AUGMENTATION !!!

Publié le 05/12/2007 à 12:00 par ecoville
AUGMENTATION !!!
Pierre Verdy AFP ¦ Le PDG de Gaz de France Jean-François Cirelli le 13 mars 2007 à Paris

Voilà une bien mauvaise surprise pour le gouvernement, en pleine polémique sur le pouvoir d’achat. Gaz de France s'apprêterait à demander à Bercy un relèvement de ses tarifs, à compter du 1er janvier 2008, dix-huit mois après la dernière augmentation.

Selon «La Tribune», Jean-François Cirelli, le PDG de GDF, a confirmé la hausse, mais s’est refusé à donner un chiffre. La hausse serait de 5 à 6% pour les tarifs appliqués aux particuliers et de plus de 10% de ceux qui concernent les entreprises, selon le quotidien.

+2 euros par mois

GDF explique cette augmentation par la flambée des prix des hydrocarbures. Selon «Les Echos», cette augmentation reviendrait à une hausse de 2 euros par mois sur la facture de gaz d'un foyer moyen (4 personnes, dans 100m2).

Pierre Verdy AFP ¦ Le PDG de Gaz de France Jean-François Cirelli le 13 mars 2007 à Paris



P. K.


20Minutes.fr, éditions du 05/12/2007 - 08h25

dernière mise à jour : 05/12/2007 - 08h27

RECORD !!!

Publié le 04/12/2007 à 12:00 par ecoville
RECORD !!!
Une mine de nickel à Nouméa, en janvier 2006 Photo: Marc Le Chelard/AFP/archives


Le fort développement de l'industrie métallurgique de nickel inquiète les écologistes en Nouvelle-Calédonie, qui redoutent une augmentation des émissions de CO2, déjà à un niveau record.

"Le développement de la métallurgie est catastrophique pour le réchauffement de la planète. On va être un des plus gros pollueurs du monde", a déclaré à l'AFP, Valéry Pasco, président d'Ensemble pour la planète (EPLP), qui regroupe une vingtaine d'associations.

A l'occasion de la journée mondiale contre le réchauffement climatique, EPLP organise samedi à Nouméa une journée de sensibilisation.

Dans le cadre de l'important développement métallurgique en cours en Nouvelle-Calédonie, qui détient environ 25% des réserves mondiales de nickel, trois nouvelles centrales thermiques au charbon sont en projet.

"Le taux de dépendance de la Nouvelle-Calédonie vis-à-vis des énergies fossiles importées et la production de CO2 par habitant ne vont faire que s'accroître", a également indiqué M.Pasco.

Actuellement, selon l'association, la production de CO2 par habitant est de 12 tonnes par an en Nouvelle-Calédonie, soit un niveau très élevé, équivalent au double de la Métropole.

Bien que la France ait ratifié le Protocole de Kyoto, sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la Nouvelle-Calédonie en a été explicitement exclue, a également indiqué Valéry Pasco.

La Nouvelle-Calédonie, malgré des potentiels en énergies renouvelables, dépend à 80% des énergies fossiles pour sa production d'électricité.

A elle seule, l'usine métallurgique SLN (Société Le Nickel) consomme 67% de l'électricité produite en Nouvelle-Calédonie, indique EPLP dans un communiqué.

L'association écologique préconise, à l'instar de ce qui a été fait à La Réunion, la définition d'un plan de maîtrise de la consommation d'énergie et de développement des énergies renouvelables, ainsi que des "compensations" de la part des industriels émetteurs de CO2.
NOUMEA (AFP)
© 2007 AFP

ETHANOL !!!

Publié le 04/12/2007 à 12:00 par ecoville
ETHANOL !!!
Usine de production d'éthanol dans l'Aube Photo: Francois Nascimbeni/AFP


Des experts ont appelé mardi à ralentir le développement des biocarburants et augmenter les investissements dans l'agriculture pour prévenir de graves problèmes d'alimentation dans le monde, menaçant les plus pauvres.

"Le système mondial alimentaire a des problèmes. Les questions qui se posent sont d'autant plus graves qu'elles menacent les plus pauvres", a déclaré le directeur général de l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), Joachim von Braun, en présentant à Pékin un rapport de son organisation.

Les prix des aliments ont crû ces derniers mois comme jamais depuis plus de 30 ans, frappant de plein fouet les plus démunis, a-t-il souligné.

Selon le rapport de l'IFPRI, la croissance des revenus, à l'origine d'un bond de la consommation mondiale, les changements climatiques, les prix élevés de l'énergie, la mondialisation et l'urbanisation "concourent à transformer le mode de production des aliments, leurs marchés et leur consommation".

Le développement des biocarburants est un facteur important de la flambée des cours des céréales, affectant les pays importateurs nets comme la Chine et la quasi-totalité des pays d'Afrique.

Selon les projections de l'institut basées sur les plans actuels de développement de la bioénergie, le prix du maïs augmentera encore de 26% d'ici à 2020, celui des oléagineux de 18%.

Pour des plans deux fois plus importants, le cours du maïs bondirait de 72%, celui des oléagineux de 44%.

"En 1973-1974, le monde avait subi des augmentations de prix aussi fortes" à cause notamment de problème de gestion agricole en Russie et en Europe de l'est, a expliqué Joaquim von Braun à la presse.

"Le marché s'était rééquilibré en deux ans, mais cela avait miné la nutrition des populations pauvres, notamment des enfants, pour de nombreuses années", a-t-il rappelé.

Or, selon l'institut, faute de mesures efficaces la crise devrait perdurer: "le monde mange davantage qu'il ne produit. On est en train de réduire les stocks. Leur épuisement sera atteint prochainement".

Les changements climatiques accentueront encore le problème en faisant baisser "significativement" la production, surtout dans les pays en développement comme en Afrique où "l'agriculture se fait avec peu d'intrants et sans irrigation", dit le rapport.

L'IFPRI estime indispensable de garder les frontières ouvertes: "Dans un monde confronté à une plus grande rareté alimentaire, les échanges doivent s'intensifier et non se réduire".

"Nous devons partager la rareté", a lancé M. von Braun.

Le rapport a été publié à l'occasion de l'assemblée annuelle du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), une alliance de 64 gouvernements, fondations privées et organisations internationales et régionales, qui soutient une quinzaine de centres, dont l'IFPRI, et veut promouvoir le développement scientifique en agriculture pour réduire la pauvreté.
PEKIN (AFP)
© 2007 AFP

WWF !!!

Publié le 03/12/2007 à 12:00 par ecoville
WWF !!!
Damien Demailly, chargé de programme climat au WWF-France. Photo: DR


En France, on sort du Grenelle de l’environnement et Nicolas Sarkozy n’engage pas la France à réduire ses émissions de 30% d’ici 2020 ! Damien Demailly

Quels sont les principales questions à l’ordre du jour de la conférence de Bali ?
Le protocole de Kyoto arrive à son terme en 2012, c’est pourquoi l’objectif le plus important de la conférence de Bali est d’élaborer un plan de travail pour arriver à un accord en 2009, en vue de la conférence de Copenhague. Il a en effet fallu 3 ans pour négocier le protocole de Kyoto, du mandat de Berlin en 1995 (établi par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) à la conférence de Kyoto en 1997. Pour arriver à un accord en 2009, il faut organiser plus de réunions de celles qui sont officiellement prévues (une réunion tous les 6 mois à Bonn et une conférence annuelle – Potsdam en 2008, Copenhague en 2009). Il faudrait avoir une base de travail permanente et pour que cela soit possible, les pays riches doivent mettre l’argent pour assurer la logistique : il faut penser que les réunions comptent des centaines, voire des milliers de participants.

Au niveau de la lutte contre le réchauffement climatique, quelles thématiques sont à l’ordre du jour ?
D’abord la déforestation : elle est aujourd’hui responsable de 20-25% des émissions de gaz à effet de serre. L’Indonésie, fortement touchée par la déforestation avec notamment le Brésil et le bassin du Congo, accueille cette Conférence-climat et espère voir avancer le débat. A la conférence climat de Montréal en 2005, un certain nombre de pays proposaient un système de MDP (Mécanismes de développement propres) spécifique pour rémunérer leurs réductions d’émissions par des crédits d’émission échangeables sur le marché. Le Brésil propose de son côté la création d’un fonds qui rémunérait directement les pays concernés.
Une autre question clé est celle de l’adaptation. Les pays pauvres du sud sont les premières victimes du réchauffement climatique. Les Nations unies estiment les besoins à couvrir d’ici à 2030 à plusieurs dizaines de milliards d’euros alors qu’aujourd’hui, seules quelques centaines de millions d’euros sont disponibles. Aujourd’hui, le fonds de la Convention climat repose sur les contributions volontaires des pays et le fonds pour l’adaptation du protocole de Kyoto (financé par un prélèvement de 2% sur les crédits issus des MDP) n’est toujours pas opérationnel faut d’accord sur qui devrait l’administrer. Il faut trouver des nouveaux mécanismes pour récupérer de l’argent, par exemple une taxation des billets d’avion. Il faut que les pays riches assument le fait qu’ils sont responsables du changement climatique.

Qu’attend le WWF avec le Réseau action-climat France de la conférence de Bali ?
Il est important que les pays affirment leurs orientations en matière de réduction des gaz à effet de serre. Les émissions totales devraient être divisés par 2 d’ici à 2050 si nous souhaitons limiter le réchauffement climatique à 2°. Cela implique que les pays riches réduisent de 30% leurs émissions d’ici à 2020 et de 80% d’ici à 2050 pour compenser l’augmentation des émissions des pays en voie de développement. Ces derniers ne peuvent pas prendre des engagements équivalents à ceux des pays riches. Ils ont des besoins croissants en énergie pour se déplacer, se chauffer, s’éclairer… Pour que leur développement s’inscrive dans une trajectoire durable, ils nécessitent de l’aide des pays riches, beaucoup d'entre eux ne peuvent pas y arriver seuls.

Est-ce qu’on peut attendre 2012 pour mettre en œuvre ces politiques ?
Non. Il faut renforcer les Mécanismes de développement propres (MDP). Ils ne sont pas à la hauteur des attentes ni en termes de volume (763 projets enregistrés au 24 août 2007, ndlr) ni en termes d’efficacité dans la lutte contre le réchauffement climatique. Selon un rapport du WWF, 40% de ces projets auraient été mis en place même sans les MDP. Par ailleurs, la qualité des projets d’un point de vue environnemental et social est discutable : seulement un peu plus de 1% des projets concernent l’efficacité énergétique.
Deuxièmement, il faut que les pays riches, notamment l’Europe, fassent plus. En France, on sort du Grenelle de l’environnement et Nicolas Sarkozy n’engage pas la France à réduire ses émissions de 30% d’ici 2020 !

Les objectifs de Kyoto seront-ils atteints ?
Les engagements de Kyoto étaient faibles même si le fait même d’avoir chiffré des engagements était en soi très positif. Toutefois, certains pays n’atteindront pas les objectifs, comme le Canada, faute d’acheter des quotas d’émission. L’Europe elle-même n’atteindra pas son objectif de -8% d’émissions d’ici à 2012 si elle ne met pas en place dès maintenant de nouvelles politiques.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

SENEGAL !!!

Publié le 03/12/2007 à 12:00 par ecoville
SENEGAL !!!
Les colonnes de distillation de l'usine d'éthanol d'Origny-Sainte-Benoîte (France), le 17 avril 2007 Photo: Alain Julien/AFP


Le président sénégalais Abdoulaye Wade a inauguré vendredi dans un complexe industriel à Richard-Toll (nord) une distillerie pour la production d'éthanol à partir de la canne à sucre, une première au Sénégal selon ses promoteurs.

Cette nouvelle unité de production a été financée sur fonds propres par la Compagnie sucrière du Sénégal (CSS), a annoncé lors de la cérémonie d'inauguration le directeur général de la CSS, André Froissard.

"La CSS est la première industrie au Sénégal à répondre de manière favorable à mon appel (...) encourageant la production d'éthanol et de biocarburant pour remplacer les produits pétroliers dont nous étions très dépendants", a déclaré le président Wade.

La distillerie est installée dans le complexe agroindustriel de la compagnie, qui dispose notamment d'une unité de broyage de canne à sucre, une sucrerie et une raffinerie à Richard-Toll (400 km au nord de Dakar).

Elle "permettra de produire 8 à 12 millions de litres d'éthanol par an" à partir de mélasse issue de la transformation de la canne à sucre, a expliqué André Froissard.

La CSS a déjà procédé à des tests et lancera incessamment sa production d'éthanol avec une capacité de production attendue de 60.000 litres par jour, d'après le directeur général de la CSS.

La compagnie espère ainsi pouvoir approvisionner le marché sénégalais en biocarburant et quelques pays de la région en alcool pour la pharmacie et les parfums.

Société sénégalaise au capital de 14,6 milliards de FCFA (près de 22,3 millions d'euros), la CSS affirme employer "en moyenne 5.800 employés".

Elle revendique la position de "leader dans l'industrie sucrière en Afrique de l'Ouest", avec un chiffre d'affaires de 60 milliards de FCFA (24,4 millions d'euros) en 2006, pour une production annuelle de 100.000 tonnes de sucre et une capacité d'un million de tonnes de canne à sucre.
RICHARD-TOLL (AFP)
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HYDROGENE !!!

Publié le 30/11/2007 à 12:00 par ecoville
HYDROGENE !!!
Un véhicule roulant à l'hydrogène devant une pompe, présenté lors du Salon automobile de Francfort, en septembre 2007 Photo: Thomas Lohnes/DDP/AFP/Archives


Dans moins de 20 ans, porté par la crise du pétrole et le réchauffement climatique, l'hydrogène pourrait devenir une source d'énergie presque ordinaire dans notre vie quotidienne, du téléphone portable au chauffage des bâtiments en passant par les transports.

"On souhaite que ces technologies passent dans le monde réel dans 10 à 20 ans", déclare Philippe Mazabraud, responsable des laboratoires polymères et composites pour le stockage de l'hydrogène au centre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) du Ripault, près de Tours, dans le centre de la France.

L'hydrogène peut être produit à partir d'une grande variété de sources dont le gaz naturel, le charbon, l'eau ou la biomasse. Il présente l'avantage de ne pas produire de gaz à effet de serre, de pouvoir être utilisé dans les transports après stockage dans des réservoirs, ou localement, dans des bâtiments, avec des unités de production sur place.

Dans deux à trois ans, estiment les spécialistes, les téléphones portables commenceront à être équipés de piles à combustible, l'électricité produite grâce à l'hydrogène permettra de chauffer des bâtiments, et des flottes de voitures commenceront à rouler régulièrement avec cette source d'énergie.

"En Europe, et même à l'échelle mondiale, la France, est présente et a des résultats à proposer", affirme le chef du programme Technologies de l'hydrogène au CEA, Pierre Serre Combe, lors d'une visite de presse au Ripault, spécialisé dans la conception et le développement des matériaux liés à l'hydrogène comme source d'énergie.

Les recherches sur l'hydrogène comme future source d'énergie sont également largement avancées dans des pays comme le Japon, l'Allemagne ou les Etats-Unis. General Motors prédit la production de véhicules compétitifs, performants et non-polluants fonctionnant avec des piles à combustible à l'horizon 2010-2012.

Rappelant que les matériaux sont l'un des verrous les plus importants à faire sauter, il a souligné les progrès réalisés ces dernières années par le CEA dans leur conception.

En sept ans, le poids et le coût des plaques spéciales destinées aux piles à combustible ont baissé de 90%. Le CEA a par ailleurs pour objectif de diviser par 2 dans les 3 ou 4 prochaines années la quantité de platine, élément très cher, entrant dans leur composition.

Les réservoirs, autrefois métalliques, maintenant plastiques, ont vu leur résistance à la pression quintupler et leurs cycles de remplissage décupler en 6 ou 7 ans.

Au Ripault, le CEA participe au pôle AlHyance Innovation, qui permet de valider immédiatement le produit des recherches en réunissant laboratoires et entreprises industrielles intéressées par ces matériaux.

Dans le cadre de ces programmes, une école de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) sera équipée dès septembre prochain du premier démonstrateur français de cogénération, un générateur de 5 kW fournissant de l'électricité et de la chaleur. Déjà, des groupes électrogènes de secours fonctionnent en France avec ces piles.

Par ailleurs, un projet avec le constructeur PSA Peugeot Citroën a permis la mise au point d'une pile à combustible compatible avec les contraintes techniques des automobiles, très exigeantes.

Ces progrès, notent les experts, ne doivent pas faire oublier que les obstacles à un développement industriel sont encore nombreux, aussi bien pour réduire les coûts de production que pour créer des infrastructures de transport, de stockage et de distribution.
Par Guy CLAVEL TOURS (AFP)
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