ENERGIE
Publié le 01/03/2008 à 12:00 par ecoville
Emma est plus que dangereuse, elle est mortelle. La tempête a déjà fait sept morts. Trois morts en Autriche, deux en Allemagne et deux en République tchèque, soufflant jusqu'à 220 km/h dans les montagnes bavaroises. Dans l’est de la France, les vents ont atteint 100 km et les pompiers sont intervenus plus de 450 fois dans cette partie de la France
Quelque 150.000 foyers étaient dépourvus d'électricité en Allemagne. Ailleurs, les vents ont endommagé des lignes électriques et provoqué d'importants dégâts matériels. Des routes et des tronçons d'autoroutes ont dû être fermés à la circulation, tout comme dans le nord en Autriche
E. D. avec agence
20Minutes.fr, éditions du 01/03/2008 - 17h57
dernière mise à jour : 01/03/2008 - 17h57
Publié le 01/03/2008 à 12:00 par ecoville
Jeff Pachoud AFP/Archives ¦ Entretien d'une ligne électrique
De 10.000 personnes, selon la police, à 15.000, d'après les responsables du "Collectif anti-THT", ont manifesté samedi à Perpignan pour s'opposer au projet de ligne à très haute tension (THT - 400.000 volts) transpyrénéenne franco-espagnole.
Le défilé avait pour destination le Castillet, le monument emblématique de la ville, où a été lu, en français et en catalan, le "manifeste" d'un "département qui refuse la THT (...) ce mode énergétique bestial et antique" par opposition aux énergies renouvelables de proximité.
"Nous voulons un territoire propre, préservé. La protection de notre environnement constitue un intérêt supérieur qui doit s'imposer aux lois ordinaires", souligne le manifeste. "Messieurs les Européens, messieurs les puissants d'Espagne et de France, écoutez la voix du peuple tant qu'il est encore temps", indique-t-il.
"Demain, si l'on cherchait à nous faire violence, si la tentative d'un passage en force s'avérait au mépris de toutes les règles démocratiques (...) alors nous réagirons en conséquence (...) nous ne lâcherons pas, nous ne faiblirons pas, la THT est injuste, malfaisante, elle est une insulte aux temps modernes. La THT ne passera pas", conclut le manifeste.
Les élus et leaders politiques du département étaient tous présents.
Les quatre députés-maires UMP entouraient le sénateur-maire UMP de Perpignan Jean-Paul Alduy, aux côtés de la candidate socialiste à la mairie de Perpignan Jacqueline Amiel-Donat, ou du maire communiste d'Elne, Nicolas Garcia.
Les élus du conseil général, le président Christian Bourquin (PS) en tête, ont défilé ensemble, tandis que les militants du MoDem étaient groupés autour de Clotilde Ripoull, candidate également à la mairie de Perpignan.
Dans un cortège haut en couleurs et familial, de nombreux manifestants, portaient des "baratines" (bonnet rouge catalan traditionnel) et des "trabucaires" (bandits de grands chemins catalans) faisaient tonner les tromblons.
De 1.200 (police) à 2.000 (organisateurs) Catalans du sud, venus en car, se sont mêlés aux manifestants. Parmi eux Joan Puigcercos, ministre de l'Intérieur de Catalogne et secrétaire général et député du parti Esquerra Republicana de Catalunya (ERC).
Les anti-THT s'opposent à "un projet mercantile du marché libéralisé de l'énergie, au détriment des paysages, de l'environnement du département, avec des risques pour les populations riveraines de la ligne".
Pendant toute la manifestation où résonnait le slogan en catalan 'No a la MAT, ni aqui ni enlloc" (Non à la THT, ni ici ni ailleurs), des groupes de "castellers" érigeaient les traditionnelles pyramides humaines en forme de pylônes et couronnées d'enfants.
Elus ceints de leurs écharpes tricolores et habitants des communes de la plaine du Roussillon, des Albères, des Aspres et du Vallespir (piémont pyrénéen) portaient des pylônes stylisés au nom de leurs villes ou villages.
Figuraient des slogans en catalan, comme "Prou mentides, no a la MAT" (Assez de mensonges, non à la THT) et en français, "Si THT, t'es vendu". Un âne (symbole du Catalan) a défilé, ruant en direction des pylônes électriques ou d'enfants portant des balayettes avec les mots "Du balai la THT".
Les manifestants se sont donnés rendez-vous le 30 mars à Gérone (Catalogne sud) pour porter, côté espagnol, leur opposition à la ligne transpyrénéenne.
Jeff Pachoud AFP/Archives ¦ Entretien d'une ligne électrique
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 01/03/2008 - 13h17
dernière mise à jour : 01/03/2008 - 15h34
Publié le 27/02/2008 à 12:00 par ecoville
Un jardin sur votre toit
A Esslingen, en Allemagne, Dimitri et Matthieu rencontrent le leader mondial des toitures végétalisés
Zinco en chiffres
• 15M€ de CA en 2007
• 90 personnes. Zinco est présent à travers le monde grâce à un réseau de partenaires
• Croissance de 5% par an
• 4 actionnaires dont un majoritaire
Et aussi
Shake your planet sur le Web
Esslingen, magnifique ville à 30 km de Stuttgart. Nous avons rendez-vous avec Karl-Heinz Braun, responsable export d’un des leaders mondiaux des toitures végétalisées : Zinco.
Cette entreprise a été crée en 1957 en Allemagne avec comme cœur de métiers l’étanchéité des toits. C’est en 1977 que l’entreprise s’est lancée dans l’aventure des toitures végétalisées qui est maintenant son unique activité.
Il existe 2 types de toitures végétalisées : l’extensive qui permet de ne faire pousser que des petites herbes et fleurs et l’intensive qui permet de planter des arbres, souvent utilisée sur les toitures de parking ou de centres commerciaux. Pour installer une toiture extensive sur un toit plat d’une maison, le prix variera entre 22 et 28€ le m2, installation comprise. La maintenance ne coûtant que 2€/ m2 par an au maximum. L’amortissement tourne autour de 15 ans. Mais il n’est pas facile de le donner avec précision car les gains liés à l’isolation thermique et sonore sont difficilement chiffrables. C’est peut être une des limites à l’expansion des toitures végétalisées.
Les avantages concrets
Les toitures végétalisées permettent la rétention d’eau de pluie jusqu’à 100% dans certaine cas. Elles assurent également l'isolation thermique et sonore du bâtiment, ainsi qu'une longévité beaucoup plus importante de l’étanchéité du toit. Pour une ville, prenons l’exemple de Sonthofen, en Allemagne, où une mesure incitative en 1995 avait eu pour conséquence la mise en place d’environ 130 000m² de toitures végétalisées. L’effet filtrant des toitures végétalisées avait diminué le prix du traitement des eaux usées de 1,10 € à 0,81 € par m3.
Ces nouveaux espaces verts sont à nos yeux un formidable moyens à la fois esthétiques et économiques de recréer de la nature en centre ville en tirant profit d’espaces non utilisés.
Publié le 26/02/2008 à 12:00 par ecoville
IDE ¦ Infographie: le bilan de Delanoë en matière de logement à Paris
Pour retrouver l'infographie sur le bilan de Bertrand Delanoë en grand, cliquez ici.
Mention très bien sur le logement HLM. Doit faire ses preuves à l'examen sur l'insalubrité, l'hébergement d'urgence et les maisons de retraite. Si Bertrand Delanoë peut se targuer d'avoir fait exploser la création de logements sociaux à Paris, avec le financement de 30.016 HLM, alors qu'il n'en avait promis que 18.000, son «contrat de mandature» n'est pas rempli sur tous les plans.
Gros hic dans son bilan, sa promesse d'éradiquer l'insalubrité «en une mandature» n'a pas été tenue. Sur les 1.036 immeubles insalubres recensés en 2001, «40% ont été traités, 40% sont en cours de procédure et le cas de 20% n'a pas encore été réglé, admet Jean-Yves Mano, adjoint (PS) chargé du Logement. Ce ne sont pas les financements qui ont manqué, mais la longueur des procédures qui a ralenti le processus.»
Même faiblesse sur l'hébergement d'urgence pour les sans-abri. 3.000 nouvelles places avaient été promises, mais seules 1.000 ont été créées, et 2.000 ont été rénovées. «Nous n'avions pas les financements de l'Etat pour faire ce à quoi nous nous étions engagés», se défend Jean-Yves Mano, promettant de se rattraper: «Nous en avons renégocié 2.650 entre 2007 et 2009», précise-t-il. Le contrat n'est pas non plus tenu sur la création de places en maison de retraite: 1.800 avaient été promises, mais seulement 1.200 ont vu le jour.
Les associations notent toutefois des efforts sur le logement par rapport à la précédente mandature, la création de HLM ayant permis de reloger la plupart des personnes vivant dans l'insalubrité. «Pour elles, il y a une véritable avancée, note Judith Skira du Comité action logement. Mais pour les mal-logés classiques, qui ont des demandes anciennes ou qui habitent chez des amis, il n'y a pas d'amélioration.» Concernant les situations d'urgence, le cas des familles est «de pire en pire, selon elle. La municipalité n'a pas anticipé ce problème et compte le prendre en charge lors d'une deuxième mandature».
Le maire a toutefois été confronté à des difficultés non prévues en 2001. La problématique de la vente à la découpe s'est notamment accélérée entre 2001 et 2004, et des budgets ont dû être mobilisés pour enrayer ce processus. «Nous sommes intervenus pour acheter 8000 logements, mais 22000 ont été vendus à la découpe», précise Jean-Yves Mano.
La semaine prochaine : l'urbanisme
IDE ¦ Infographie: le bilan de Delanoë en matière de logement à Paris
Magali Gruet
20 Minutes, éditions du 12/02/2008 - 07h08
dernière mise à jour : 12/02/2008 - 09h07
Publié le 25/02/2008 à 12:00 par ecoville
Tunnel dans "l'Arche de Noé verte" le 24 février 2008 au Svalbard Photo: Hakon /AFP
Publié le 25/02/2008 à 12:00 par ecoville
Censée protéger la diversité végétale contre le changement climatique, les guerres, les catastrophes naturelles et l'incurie des hommes, une gigantesque "Arche de Noé verte" s'apprête à voir le jour au Svalbard, un archipel inhospitalier de l'Arctique.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le prix Nobel de la paix Wangari Maathai notamment participeront à l'inauguration mardi de la réserve mondiale de semences, un entrepôt ultra-fortifié creusé dans la montagne, à un millier de kilomètres seulement du pôle Nord.
Ses trois chambres froides de 27 x 10 mètres situées au bout d'un long tunnel pourront stocker jusqu'à 4,5 millions d'échantillons de semences, garantissant la pérennité des principales variétés d'espèces agricoles si celles-ci venaient à disparaître dans leur milieu naturel.
"Les installations peuvent contenir deux fois plus de variétés qu'il n'en existe", explique à l'AFP Cary Fowler, directeur du Fonds mondial pour la diversité des cultures (GCDT), à l'origine du projet.
"Elles ne seront pas remplies de mon vivant, ni de celui de mes petits-enfants", ajoute-t-il.
D'un coût d'environ 6 millions d'euros, pris en charge par la Norvège, la réserve du Svalbard abritera les doubles des banques de gènes existantes --il y en a plus de 1.400 à travers le monde--, faisant office de filet de sécurité pour des institutions vulnérables aux guerres, aux catastrophes naturelles ou au tarissement des fonds.
Le jour de son inauguration, elle devrait contenir environ 250.000 échantillons collectés auprès d'Etats et d'institutions qui resteront propriétaires de leurs graines.
Le Pakistan et le Kenya, deux pays en proie à des troubles majeurs, ont déjà envoyé des collections. En Colombie, la police a passé les échantillons au peigne fin pour éviter tout trafic de stupéfiants.
"Nous aurons bientôt une diversité plus importante que n'importe quelle banque de gènes dans le monde", affirme M. Fowler.
"Cela fait 30 ans que je suis dans le métier et je pensais connaître toutes les cultures mais j'ai reçu une liste de toutes les différentes cultures dont nous avons des échantillons et je dois admettre que, déjà, il y en a certaines dont je n'avais jamais entendu le nom", dit-il.
Une diversité inédite pour le Svalbard, également connu sous le nom de Spitzberg, où aucun arbre ne pousse à cause du pergélisol et où le thermomètre languit à -14°C l'hiver.
L'immense archipel où ne vivent que quelque 2.300 âmes a été retenu non pas en dépit mais à cause de son caractère relativement inhospitalier.
Isolé, loin des désordres mondiaux, mais accessible et disposant d'un minimum d'infrastructures, politiquement stable, "le Svalbard remplit vraiment tous les critères demandés", estime M. Fowler.
Son sol gelé en permanence assure à la réserve de semences un minimum de fraîcheur même en cas de défaillance du système de refroidissement conçu pour maintenir une température de -18°C, optimale pour la conservation des graines de blé, soja ou riz stockées sur des étagères dans des sachets hermétiques.
Perchée à 130 mètres au dessus du niveau de la mer, la nouvelle Arche est à l'abri d'un "déluge" lié à la fonte des glaces.
Dans son cocon de parois en béton armé et de portes blindées, on la dit aussi capable de résister à un missile nucléaire ou à une chute d'avion. Une armure pas inutile dans une région qui a été frappée jeudi par un séisme d'une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter, le plus fort séisme de l'histoire de la Norvège.
Par Pierre-Henry DESHAYES LONGYEARBYEN (Norvège) (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 23/02/2008 à 12:00 par ecoville
C’est une photo rarissime. Incroyable. Impossible presque. Au cours des violentes intempéries qui se sont abattues récemment sur Rio de Janeiro, la statue du Christ rédempteur du Corcovado a été frappée par la foudre. Heureusement, ce célèbre monument, qui a été sélectionné l’an dernier pour faire partie des sept nouvelles merveilles du monde, n’a que très légèrement souffert. Cette statue de 38 mètres de haut, oeuvre de Landowski et Costa, domine la capitale brésilienne depuis 1931. (Custodio Coimbra/Zuma/Visual)
Publié le 22/02/2008 à 12:00 par ecoville
Les cours du blé, à l'instar du pétrole, ont battu tous les records en janvier à plus de 250 euros la tonne, contre 90 euros en janvier 2006. Crédits photo : Le Figaro
Le 45e Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi à Paris. Après plusieurs années difficiles, l'agriculture française reprend des couleurs. Les revenus sont en forte hausse, les achats de machines agricoles battent des records.
Certains signes ne trompent pas. Tracteurs, moissonneuses- batteuses, pulvérisateurs, robots de traite, silos à grain, serres s'arrachent comme des petits pains. Alors que s'ouvre samedi à Paris le 45e Salon de l'agriculture qui dure jusqu'au 3 mars, les agriculteurs français n'ont jamais acheté autant de tracteurs et de machines agricoles que l'année dernière. Les constructeurs ont vu leur chiffre d'affaires bondir de 5 à 10 %. La ferme France a dépensé 4 milliards d'euros pour s'équiper en 2007. Un record ! Le mois de janvier 2008 confirme cette tendance, puisque les ventes de matériel ont réalisé un bond de 30 % le mois dernier par rapport à janvier 2007. «Quand les revenus d'un agriculteur augmentent, cette rentrée d'argent supplémentaire va d'abord à l'investissement en équipement, puis ensuite au désendettement», souligne Philippe Bouillet, spécialiste des marchés agricoles au Centre d'économie rurale.
Les agriculteurs ont retrouvé le sourire. Le revenu net par agriculteur devrait augmenter de 12 % par rapport à 2006, alors que cette même année il avait déjà progressé de 16 % par rapport à l'année précédente. En 2007, le revenu agricole moyen devrait retrouver son niveau de 1997. La flambée des matières agricoles a fini par payer. Les céréaliers et exploitants des grandes cultures sont les mieux lotis, avec une hausse de 98 % de leur revenu avant impôt. Et l'année 2008 s'annonce encore exceptionnelle. Les cours du blé, à l'instar du pétrole, ont battu tous les records en janvier à plus de 250 euros la tonne, contre 90 euros en janvier 2006. Conséquence, les surfaces de blé ensemencées pour 2008 devraient augmenter de 4 % par rapport à l'année dernière. «Les agriculteurs ont compris que le blé était plus rentable et moins exigeant, notamment en irrigation, que le maïs», explique Philippe Bouillet.
Cependant, tous les agriculteurs ne connaissent pas l'embellie des céréaliers. Des secteurs sont encore à la peine, comme les filières bovine et porcine qui subissent le contrecoup de la hausse des céréales. Mais au final, la ferme France voit ses caisses se remplir de plus de 8 % à 63 milliards d'euros, hors subventions. Même la viticulture sort de la crise avec des revenus en hausse de 21 % en 2007.
Les jeunes s'installent
Du coup, l'agriculture redevient un secteur attractif. «L'image de l'agriculture, secteur éternellement en crise est derrière nous. L'agriculture est redevenue un métier du futur. Les paysans retrouvent un rôle, celui de nourrir une société en demande», confirme le sociologue Jean Viard. Les campagnes se réveillent. L'établissement de jeunes agriculteurs reprend sérieusement depuis deux ans.
Entre 2005 et 2006, le nombre d'installations aidées par l'État a augmenté de 5 %, comme entre 2006 et 2007. Certes, le solde entre les départs et les installations est encore largement négatif. D'autant qu'on assiste en ce moment au pic des départs à la retraite dans l'agriculture, avec 35 000 départs par an pour environ 17 000 installations dont 6 100 sont aidées financièrement.
«L'agriculture parvient maintenant à attirer des candidatures en dehors de ses milieux habituels, puisque 30 % des jeunes qui s'installent ne reprennent pas la ferme de leurs parents. Et sur cette même proportion, la moitié n'est pas issue du milieu agricole», souligne Philippe Meurs, président des Jeunes Agriculteurs. Le recrutement est l'un des enjeux majeurs des années à venir. 40 % des chefs d'exploitation ont plus de 50 ans. «Nous sommes dans le papy-boom. Le potentiel des fils d'agriculteur ne suffira pas à couvrir tous nos besoins. C'est à nous de rendre nos métiers et notre secteur plus attirants», poursuit Philippe Meurs.
Certains secteurs jugés difficiles évoluent. C'est notamment le cas de la filière laitière. D'abord, si le revenu des éleveurs a encore baissé de 4 % en 2007, la courbe va s'inverser cette année grâce à l'augmentation du prix du lait : les éleveurs vont être payés 37 % de plus au premier trimestre 2008 par rapport à la même période de 2007. D'autre part, «le renouvellement des générations bouscule l'organisation de la filière. Dans la société des 35 heures, les jeunes éleveurs aspirent aussi à prendre des vacances.»
Alléger le temps de travail
Les jeunes ne veulent plus être pieds et mains liés à la ferme. Plusieurs outils les incitent à alléger leur temps de travail. Des bureaux de remplacement permettent ponctuellement de trouver un ouvrier agricole pour un jour ou deux. Cette solution est encore très coûteuse puisqu'elle revient entre 100 et 120 euros par jour. Pour les élevages les plus importants (50 vaches minimum), le robot automatique de traite permet d'alléger d'environ 3 heures par jour la charge de travail. La hausse du prix du lait et donc des revenus des éleveurs a entraîné un pic d'achat des robots en 2007 .
Mais les jeunes, qui n'ont pas encore les moyens d'investir dans ce type d'équipement spécialisé, privilégient de plus en plus le regroupement d'exploitation. «C'est une solution simple, peu coûteuse et en plein développement qui permet aux éleveurs de dégager davantage de temps libre», précise un responsable du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière.
Publié le 21/02/2008 à 12:00 par ecoville
Gussing, un modèle Européen pour les énergies renouvelables
Matthieu et Dimitri découvrent le Centre Européen pour l’énergie Renouvelable... au fin fond de l'Autriche
Le district de Gussing est riche en matières premières renouvelables : du bois, des déjections animales et un excédent d’herbes pour le biogaz.
Le site
Shake your planet sur le Web
Qu’allons nous donc faire à Gussing ? Cette question nous a trotté dans la tête pendant tout le trajet du Voralberg (Ouest de l’Autriche) à Gussing à l'Est, à quelques encablures de la frontière Hongroise… Arrivés à Gussing, la surprise est grande, nous sommes accueillis au centre Européen des énergies renouvelables... Nous nous greffons à une présentation en cours pour 2 Libanais venus s’inspirer du modèle "Gussing" comme beaucoup d’autres délégations de pays du monde.
La belle histoire…
Il était une fois, en 1980, Gussing, petite ville située dans la région la plus pauvre d’Autriche à la frontière avec le bloc soviétique, peu généreux en affaire. Chômage élevé, migration importante, pas d’industries... Quelques fermes agricoles isolées étaient le seul revenu du district. Le mauvais conte ne va plus durer longtemps...
En 1990, une décision forte et étonnante est prise par Monsieur Raddach, ancien maire de la ville. « Nous allons devenir 100% renouvelable. » Il est vrai qu’ils disposent de vraies facilités : du bois, des déjections animales et un excédent d’herbes pour le biogaz, de la place pour le photovoltaïque et le solaire thermique…
Mission réussie
La ville de Gussing de 4000 habitants produit 250% d’énergie électrique, 160% de biocarburants et 96% de chaleur par rapport à ce dont elle a besoin. Cinquante nouvelles entreprises s’y sont installées et 1100 nouveaux emplois ont vu le jour. Le district de Gussing de 27000 habitants est à 50% autonome en énergie, objectif de 100% dans les années à venir… A la suite du succès de ce modèle, Gussing héberge le centre Européen d’Energie Renouvelable. C’est une véritable plateforme de transfert de connaissances. Autrichiens et délégations internationales se côtoient.
Au menu de ces « chercheurs d’inspirations Gussingoise »:
-Visite des différentes technologies mises en place ici.
-Etudes des besoins, définition d’un plan d’action.
-Formation pour les entreprises sur les différentes technologies.
-Explication de la formation des écoles « EEE », formant des ingénieurs dans le domaine du solaire.
Ce qu’on trouve vraiment top à Gussing c’est cette volonté de partager les connaissances. L’exemplarité comme moteur de l’action. Ça permet de faire avancer concrètement les choses pour les villes ou régions dont l’un des représentants veut bien s’y rendre une semaine. Avis aux amateurs !
Shake your planet
Publié le 21/02/2008 à 12:00 par ecoville
Karen Bleier AFP/Archives ¦ Une foreuse de pétrole dans le Dakota du Nord, en mai 2007
Les cours du pétrole ont encore inscrit un nouveau record à New York à 101,32 dollars le baril, poussés par une ruée générale des spéculateurs sur les matières premières.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a clôturé à 98,46 dollars, en baisse de 14 cents. Il est monté en séance pour la première fois au-dessus des 99 dollars à 99,22 dollars.
Treize dollars en neuf séances
Semblant balayer d'un revers de manche l'état de santé de l'économie des Etats-Unis et les implications d'un ralentissement économique mondial sur la consommation d'hydrocarbures, le marché a foncé tête baissée depuis deux semaines vers le cap des 100 dollars le baril: les cours ont gagné en neuf séances plus de treize dollars à New York et onze dollars à Londres.
Au terme de cette escalade, le baril a inscrit deux records historiques de suite à New York: 100,10 dollars mardi, 101,32 dollars mercredi. Mercredi, le baril a clôturé pour la deuxième fois consécutive au-dessus des 100 dollars.
Tensions géopolitiques
La hausse des prix «montre une fois de plus combien les prix du pétrole sont vulnérables aux problèmes d'offre ou aux tensions géopolitiques», ont souligné les analystes de la maison de courtage Sucden.
En effet, le déclencheur a été le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a engagé un bras de fer avec le géant pétrolier Exxon et menacé de ne plus fournir «une goutte de pétrole» aux Etats-Unis.
Se sont ajoutés les spéculations sur l'issue de la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) - qui pourrait réduire le 5 mars sa production pour parer à une baisse de la demande -, les sabotages à répétition sur les installations pétrolières au Nigeria, premier producteur de brut africain, et cerise sur le gâteau, une explosion mardi dans une raffinerie au Texas (Etats-Unis) traitant 70.000 barils de brut par jour.
Arbitrage
Des analystes ont cependant mis en doute l'impact réel des menaces en provenance du Venezuela: son pétrole ne représente que 10% des importations américaines, tandis que le ministre de l'Energie, Rafael Ramirez, a semblé faire un pas en proposant à Exxon un arbitrage de la Banque mondiale.
Quant à une baisse de la production par l'Opep, elle ne peut être écartée mais serait politiquement difficile avec un baril à 100 dollars.
Spéculateurs
De fait, les vraies raisons de la ruée vers l'or noir semblent se trouver du côté des spéculateurs. Les fonds se sont tournés vers les matières premières, considérés comme des havres relativement sûrs. L'or tutoie ainsi son récent record historique de 936,92 dollars, les cours du blé évoluent près de sommets inédits et ceux du platine explosent.
«Le pétrole a rejoint les métaux et les matières premières agricoles dans une course des prix due d'abord à la spéculation» et non aux fondamentaux, ont ainsi estimé mercredi les analystes de la banque Goldman Sachs dans une note.
Les chiffres des réserves pétrolières américaines seront publiés jeudi par le département américain de l'Energie (DoE).
Karen Bleier AFP/Archives ¦ Une foreuse de pétrole dans le Dakota du Nord, en mai 2007
20Minutes.fr, éditions du 20/02/2008 - 22h24
dernière mise à jour : 20/02/2008 - 22h24