ENERGIE
Posté le 25.06.2008 par ecoville
Photo : unibail/morphosis
La tour Phare de la Défense, livrée en 2013.
» Pavillon de l’Arsenal, 21, boulevard Morland (IVe). Tél : 01 42 76 33 97. Entrée libre. Jusqu’au 19 octobre, de 10 h 30 à 18 h 30, du mardi au vendredi, et de 11 à 19 heures le dimanche. Conférence-débat sur le thème mercredi soir, à 18 h 30.
> Les interviews des architectes sont en ligne sur www.pavillon-arsenal.com.
A chaque époque sa religion. Celle qui guide les architectes aujourd’hui, c’est le développement durable. Le pavillon de l’Arsenal a choisi de regrouper dans son exposition “Architecture = durable”, trente maquettes de projets en cours de réalisation dans la Région, emblématiques de ce nouveau leitmotiv. “L’architecture a toujours eu recours à la technique pour se mettre au service d’un idéal, explique Jacques Ferrier, architecte et commissaire scientifique de l’exposition. Aujourd’hui, l’idéal, c’est l’écologie. Les architectes doivent répondre à cet impératif.”
Ces trente projets (quinze à Paris, livrés dans moins de cinq ans) répondent, chacun à sa manière, aux exigences environnementales : proximité des transports, ouverture au quartier, morphologie, matériaux recyclables adaptés au lieu et économies d’énergie.
Des formes variées
Durable ne veut pas dire similaire. On découvre ainsi la future Philharmonie de Paris (prévue pour 2012), un espace de 1 400 places conçu par Jean Nouvel à la Villette, dont le toit fusionnera avec le jardin et sera accessible aux promeneurs. Mais on trouve aussi la crèche d’Emmanuel Combarel et de Dominique Marrec, qui trônera, fin 2009, rue des Poissonniers (XVIIIe). Son toit végétalisé surplombera un jardin suspendu au-dessus d’une courette. Jacques Ferrier présente, lui, son propre projet à Issy-les-Moulineaux, une tour située sur les 60 000 mètres carrés de la ZAC Cœur de ville. Les bureaux actuels seront rapatriés dans la tour, laissant place à un jardin, à un cinéma et à un centre commercial. Outre les futurs logements de la porte Pouchet, l’hôtel trois étoiles de la porte des Lilas, on retrouve aussi le chantier de la halle Pajol (XVIIIe), dont la réhabilitation s’accompagnera, d’ici à 2012, de la création d’un jardin. Des réalisations qui ne feront pas baisser le prix de l’immobilier à Paris.
Vincent Michelon
Vincent Michelon
Metrofrance.com, à Paris
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Posté le 17.06.2008 par ecoville
Photo : FB/Metro
Les hôteliers se sont réunis hier au Palais Stéphanie pour évoquer les problématiques liées au développement durable.
Phénomène de mode ou prise de conscience, le développement durable est partout. Et il arrive même dans les hôtels. De la simple sensibilisation aux labels, de plus en plus nombreux, les initiatives sont lancées, mais ils sont encore peu à les utiliser.
Réunis hier à Cannes, à l’occasion d'une nouvelle édition des Matins du développement durable, les professionnels cannois et azuréens de l’hôtellerie étaient présents pour évoquer ces questions. “Les Nordiques et les Anglo-Saxons recherchent vraiment ce genre de choses. Si nous ne pouvons pas les accueillir dans un cadre durable et de respect de l’environnement, nos clients iront à Barcelone ou à Prague, a prévenu Michel Chevillon, le président du syndicat des hôteliers cannois. Il faut qu'il y ait une vraie volonté au niveau de l'Etat, de réelles mesures incitatives, fiscales.” Et de rappeler que “le tourisme représente tout de même 7% du PIB de ce pays.”
“Le tourisme représente tout de même 7% du PIB de ce pays.”
Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers cannois
Le modèle monégasque
S’il est encore délicat de sauter le pas pour beaucoup, les solutions sont pourtant bien là. Egalement présents hier, les hôteliers de la principauté font figure de précurseurs en la matière. “Nous avons mis en place une charte environnementale avec vingt-trois actions qui concernent aussi bien la sensibilisation des clients que la formation des personnels.
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Un établissement a installé un système de récupération des eaux grises pour l'arrosage, ce qui permet une économie de 180 000 litres d’eau par an”, précise Dimitri de Andolenko, directeur des achats de la Société des bains de mer, qui gère plusieurs établissements à Monaco. “Cela passe aussi par de petites choses. Ce n’est pas priver un client que de lui rappeler la saisonnalité des produits”, a-t-il insisté. Un modèle monégasque ? En tout cas, un exemple à suivre qui a su séduire les hôteliers.
Fabien Binacchi
Fabien Binacchi
Metrofrance.com, à Cannes
Posté le 16.06.2008 par ecoville
Le site de Krechba, en Algérie.
Avec la demande croissante et les prix grimpants du pétrole et du gaz naturel, de plus en plus de pays se tournent à nouveau vers le charbon comme source d’énergie. Les réserves de ce combustible pourraient permettre de compenser la diminution de pétrole pour quelque centaine d’années. Une cinquantaine de centrales électriques à charbon pourraient voir le jour en Europe dans les prochaines années et ce nouvel « or noir » aliment d’ores et déjà la croissance économique en Chine et en Inde. Ce retour du charbon est cependant une très mauvaise nouvelle pour la planète à cause des émissions de gaz à effet de serre qu’il dégage… sauf si on arrivait à capter le CO2 pour le stocker sous terre en l’empêchant ainsi de s’échapper dans l’atmosphère.
Capter le carbone dans les fumées
Cette technologie (CSC) existe et fonctionne déjà sur des sites d’extraction de gaz naturel (voir ci-dessus). « C’est un cas facile, souligne Paul Broutin, chef de projet captage à l’Institut français du pétrole, car ils sont obligés de traiter ce gaz naturel pour le commercialiser et car la pression élevée du gaz permet de faire la séparation à moindre coût. » Or dans le cas des centrales à charbon, ou d’autres industries fortement émettrices, il est plus ardu de capter le CO2 des fumées à la sortie. « La technologie la plus mature consiste à récupérer les fumées de la centrale et de les faire transiter par des bains d’un solvant, appelé amine, permettant de séparer le CO2. Cette technologie est mature, mais chère, comme le démontre un projet pilote mené à Esbjerg, au Danemark », explique Didier Bonijoly, coordinateur projet de stockage de CO2 au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières).
D'autres pistes de recherche
Deux autres technologies retiennent l’attention des chercheurs. La première, l’oxycombustion, « consiste à remplacer l’air par l’oxygène dans le processus de combustion, ce qui permet d’avoir un flux composé en fin de processus à 90-95% de CO2 qu’on peut stocker directement » poursuit le chercheur du BRGM. Enfin, et à plus long terme, il serait envisageable de capturer le CO2 avant la combustion, ce qui permettrait au même temps de récupérer de l’hydrogène pour produire encore de l’électricité.
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Un développement à grande échelle pour 2030
Alors, le charbon propre, c’est pour quand ? « Le captage de CO2 n’est pas une solution d’avenir, mais une solution de transition », souligne Paul Broutin. En Europe, on prévoit d’installer de 12 à 20 centrales thermiques équipées pour capter le CO2 d’ici à 2015-2020 pour développer la technologie à grande échelle vers 2030. « On va en avoir besoin du charbon, poursuit le chercheur de l’IFP, car c’est la seule source importante pour produire de l’électricité avant le développement des énergies renouvelables, qu’on espère prendront le relais vers 2050. »
Le stockage de carbone inquiète
Les opposants du CSC ne croient pas dans ce scénario de nécessité. Pour l’ONG environnementaliste Greenpeace, par exemple, l’investissement dans les économies d’énergie et dans les énergies renouvelables permettrait de se passer du charbon et du nucléaire. Or, les investissements absorbés par le CSC sont autant de ressources en moins pour ces alternatives. « De plus, la technologie ne sera pas disponible avant 2030 alors qu’on inverser la courbe des émissions de CO2 avant 2015 et le stockage présente aujourd’hui des risques qu’il est impossible de garantir sur le long terme », explique , chargée de campagne climat pour Greenpeace-France.
Des risques environnementaux et sanitaires
Pierre Toulhouat, directeur scientifique de l’Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques), confirme le manque de connaissance dans le domaine du stockage de CO2. « Le risque le plus étudié est la possibilité que le gaz carbonique ressorte des failles, ce qui pourrait un dommage pour la planète car le CO2 finirait dans l’atmosphère, mais aussi éventuellement pour l’homme si un accident devait survenir pendant le transport ou par une rupture de pipeline : 4% de CO2 dans l’air peut avoir des conséquences sanitaires importantes », souligne le scientifique. Plus à long terme, les propriétés chimiques du CO2 posent problème car des réaction chimiques peuvent entraîner une dissolution accélérée des métaux contenus dans le roches des gisements remplis de CO2. Des éléments polluants comme le plomb et l’aluminium pourraient ainsi se retrouver dans les eaux souterraines. Selon le scientifique, la recherche dans ce domaine resterait balbutiante.
Le rôle des industriels
Pour que le CSC se développe à grande échelle, il faudra dans tous les cas, que les industriels s’y mettent. Une directive de l’Union européenne est actuellement en cours de discussion pour éliminer les entraves légales, le CO2 étant considéré jusqu’à maintenant comme un déchet. « Pour inciter les industriels à s’y mettre, il faudra la carotte et le bâton, souligne Paul Broutin : la carotte, ce seront les aides proposées par l’UE, notamment le financement des études, le bâton, les taxes sur les émissions de CO2 ». Tout dépendra des quotas d’émission attribués aux entreprises dans le cadre de l’après-Kyoto en 2013. Moins les industries auront le droit de polluer, plus l’achat d’un « quota » de pollution sur le marché du CO2 coûtera cher. Le principe : ça marchera si capter et stocker revient moins cher que de polluer. Pourvu que les entreprises ne délocalisent pas.
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 13.06.2008 par ecoville
Photo : N.L/METRO
L'embouchure du puits de CO2 à Krechba, en Algérie.
A 1300 km d’Alger, en plein cœur du désert du Sahara, le site de Krechba attire responsables politiques et journalistes. Mais ce qu’ils viennent voir est… sous terre. In Salah Gas, projet conjoint de l'algérien Sonatrach, du britannique BP et du norvégien StatoilHydro, exploite dans la région 7 champs de gaz naturel, le premier projet de développement du Sahara centrale.
L’immense structure en acier et orange de la station d’extraction de gaz qui s’élève au milieu de la plaine de sable est, elle, bien visible. Pourtant l’attraction n’est pas là. La particularité de cette exploitation est que des pipelines la relient à un site de stockage de carbone qui permet d’éviter, chaque année, qu’un million de tonnes de CO2, l’un des gaz responsables du réchauffement climatique, ne soit renvoyé dans l’atmosphère. « C’est l’équivalent de ce que rejettent 200 000 voitures roulant 30 000 km par an », explique Daoud Abdelaziz, chef de champ. Le site devrait être exploité pour au moins vingt ans.
Trop de CO2 dans le gaz
La raison d’être de ce projet est d’abord commerciale. Le gaz naturel extrait par In Salah a une teneur en CO2 trop élevé pour être commercialisé (6% en moyenne, contre 0,3% maximum). Il est donc de toute façon nécessaire de le traiter au moyen d'un solvant chimique, l'amine, pour en extraire l’excès de CO2. C’est le système de captage le moins coûteux, ce qui permet de réaliser l’opération à 6 euros la tonne alors que la tonne de CO2 s'échange sur le marché européen à environ 30 euros.
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Ce procédé de captage est déjà utilisé à Sleipner, en Norvège, depuis 1996. Mais le projet algérien veut aller plus loin, notamment dans l’étude du stockage. Pour Mohamed Keddam, directeur général d'In Salah Gas, le site est un « laboratoire grandeur réelle ». Les deux réservoirs naturels souterrains (les aquifères), dans lesquels le CO2 est réinjecté sont surveillés en permanence avec des technologies 3D qui permettent de vérifier l’intégrité des puits et la stabilité chimique des éléments. Selon les ingénieurs du site, enfui à 190 mètres de profondeur, sous 900 mètres d’argile, il n’y a pas de raison que le CO2 ne reste emprisonné. "Nous souhaitons provoquer un effet d'entraînement en démontrant que le procédé est techniquement faisable, économiquement acceptable et géologiquement viable", explique Mohamed Keddam.
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 12.06.2008 par ecoville
BERLIN CORRESPONDANTES
"La sortie du nucléaire est totalement erronée." Ces mots prononcés, lundi 9 juin, par la chancelière allemande, Angela Merkel (CDU), en disent long sur le conflit qui couve dans le pays autour du nucléaire. Jusqu'à présent, la chef de gouvernement tenait un discours plus modéré sur ce terrain afin de ne pas mettre en péril le fragile équilibre au sein de la grande coalition. Dans l'incapacité de rapprocher leurs vues, les deux partis au pouvoir, CDU-CSU et SPD, avaient décidé en 2005 de maintenir le statu quo dans leur contrat de coalition, en continuant d'appliquer l'accord de sortie du nucléaire signé en 2000 sous un gouvernement SPD-Verts et qui prévoit une fermeture progressive des centrales au plus tard en 2021. Pour autant, les chrétiens-démocrates n'ont jamais cessé de plaider pour un allongement de la durée d'activité des centrales nucléaires, relayant par là la position des groupes énergétiques allemands et des milieux industriels.
A leurs yeux, c'est le seul moyen de concilier l'objectif de réduction des émissions de CO2 avec une sécurité énergétique et un prix de l'énergie relativement bas. D'ici à 2020, Berlin souhaite réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Les milieux industriels allemands redoutent, eux, la perte d'un savoir-faire technologique dans le domaine du nucléaire. "Nous exploitons en Allemagne des réacteurs de deuxième génération. La France va entamer les travaux pour l'EPR de troisième génération. Puis il y aura la quatrième génération, et nous risquons de rester en marge de ces technologies d'avenir", craint Wolfgang Heller, expert au BDI, la fédération des industriels allemands.
Le SPD parie pour sa part sur le développement des techniques de stockage de l'électricité produite par les énergies renouvelables, les économies d'énergie et la technologie CCS qui permet de stocker le carbone produit par les centrales de charbon. Le Bundestag a adopté récemment des mesures afin de porter la part des énergies renouvelables à 30 % de l'électricité produite d'ici à 2020. "Il faut du temps pour développer les techniques liées aux énergies renouvelables et améliorer les économies d'énergies", rappelle toutefois Claudia Kemfert, experte à l'Institut berlinois de recherches économiques (DIW).
Les pro-nucléaires agitent désormais la menace d'une pénurie d'électricité. D'après une récente étude de l'agence allemande de l'énergie (Dena), les besoins en électricité ne pourront plus être totalement couverts d'ici à 2020. Selon l'agence, il manquera à cette date l'équivalent de ce que produisent 15 grosses centrales, soit quelque 12 000 mégawatts.
Par ailleurs, le contexte actuel renforce les partisans de l'atome : l'Italie et le Royaume-Uni ont annoncé leur intention de réinvestir dans le nucléaire, et l'agence internationale de l'énergie (AIE) s'est prononcée en faveur de la construction de nouvelles centrales dans le monde. "Il n'y a pas d'autre thème en matière de politique énergétique, dans lequel nous soyons aussi isolés au niveau international que sur l'énergie nucléaire", souligne Katherina Reiche, vice-présidente du groupe parlementaire CDU-CSU.
Certaines voix au sein de la CDU-CSU n'hésitent plus à évoquer la construction de nouvelles centrales. Mais la ligne officielle reste l'allongement de leur durée de vie, car les chrétiens-démocrates ont conscience du caractère explosif d'une telle proposition. En Allemagne, la mouvance antinucléaire reste très importante.
Le SPD ne devrait quant à lui pas modifier sa position, même si certains de ses représentants, comme le ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, sont favorables à un allongement de la durée d'activité des centrales.
Un nouveau gouvernement de grande coalition en 2009 ne devrait donc pas permettre de changer la donne sur le nucléaire. Quant à une coalition dite "de la Jamaïque" qui réunirait CDU-CSU, FDP et Verts, elle échouerait inévitablement sur ce point.
Cécile Calla et Marie de Vergès
Article paru dans l'édition du 12.06.08.
Posté le 12.06.2008 par ecoville
Biocarburants: "emballement" (Borloo)
AFP
12/06/2008 | Mise à jour : 09:30 |
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Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a appelé aujourd'hui à la prudence dans le développement des agrocarburants.
"Il faut se méfier des effets d'emballement", a déclaré le ministre sur France 2.
"Aujourd'hui, on voit qu'il y a un risque de conflit avec l'alimentation et on dit qu'on ne crée plus de nouvelles exploitations".
"Cela ne veut pas dire qu'on arrête", a fait remarquer le ministre. "Mais on ne veut investir que dans la nouvelle génération d'agrocarburants, celle qui ne présentera pas de conflit avec l'alimentaire".
Interrogé par ailleurs sur la mise en place de la contribution climat-énergie, la taxe carbone chère à Nicolas Hulot, et qui fait partie des décisions du Grenelle de l'Environnement, Jean-Louis Borloo a indiqué qu'"on allait y travailler", mais "on n'est pas tout à fait clair sur ce point".
Posté le 12.06.2008 par ecoville
Photo : Shake your planet
Bernard Susini, maire adjoint délégué au développement durable et au plan climat, était hier l’invité du rendez-vous économique du Club Marseille La Découverte et Metro.
Le conseil municipal du mois de décembre devrait se prononcer sur les pistes de travail actuellement étudiées, à la suite de la décision prise en mars 2007 d’adopter une “Charte qualité Marseille”. Il s’agira, concrètement, de mettre en place des installations photovoltaïques sur des équipements et des bâtiments communaux publics, notamment dans les quartiers de la Belle de Mai et d’Euroméditerranée.
Les promoteurs privés sont également invités à réaliser des constructions “écologiquement responsables”. En revanche, il n’y aura pas d’éoliennes sur la digue du port. “La population n’en veut pas”, a reconnu Bernard Susini, sans compter qu’un tel équipement n’a pas reçu l’autorisation administrative.
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Transport : peu d’amélioration
C’est à Vallon Dol, au nord de la ville, que des éoliennes pourraient être implantée. Il n’y a pas encore non plus de véritable “éco-quartier” qui soit envisagé, comme dans d’autres villes européennes, même si les chantiers à Sainte-Marthe sont déjà un début…
30% de la pollution vient des transports, a aussi reconnu l’élu, dans ce domaine-là les améliorations à attendre ne sont pas nombreuses, même si l’objectif de construire cent kilomètres de transport en site propre reste au programme. La ville étudie aussi le moyen de réduire la consommation des bâtiments “énergétiques” avec chauffage au fioul (écoles, piscines).
Paul Georges
Paul Georges
Metrofrance.com, à Marseille
Posté le 07.06.2008 par ecoville
Photo : Filippo Monteforte/AFP
Le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka, le 21 avril 2008 à Rome
Une "révolution technologique" est nécessaire pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et le monde doit être prêt à y consacrer sans délai 1% de son revenu chaque année, a estimé vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Si aucune mesure immédiate n'est prise, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130% d'ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70%, a prédit l'AIE dans un rapport publié à Tokyo.
Pour diviser par deux ses émissions de CO2, le monde devrait d'ici 2050 dépenser 45.000 milliards de dollars (28.850 milliards d'euros) additionnels pour développer des technologies énergétiques "propres", soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la planète prévu pendant cette période, selon l'Agence basée à Paris, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique.
"Atteindre l'objectif de 50% de réductions d'émissions constitue un formidable défi", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka.
Cet objectif "nécessiterait des actions politiques immédiates et une transition technologique d'une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie", a-t-il poursuivi.
M. Tanaka a rappelé que la réduction de 50% des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4°C.
Selon le rapport de l'AIE, ce scénario suppose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Un total de 32 centrales nucléaires et 17.500 éoliennes devraient, en outre, être bâties chaque année.
Aucune forme d'énergie ou de technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du réchauffement, a souligné l'AIE.
Selon le Giec, de vastes régions peuplées de millions d'individus seront englouties par la mer et 20 à 30% des espèces végétales et animales seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2°C supplémentaires en 2100 par rapport à la fin du 20e siècle. Mais pays riches et pays pauvres sont divisés sur les mesures à prendre pour empêcher ce scénario.
La rapide croissance des pays émergents comme la Chine et l'Inde, ainsi que la flambée des prix du pétrole et du gaz, sont en train de miner les efforts mondiaux pour réduire la consommation de charbon, une source d'énergie hautement polluante, s'est en outre inquiétée l'AIE.
En Chine et en Inde, "d'énormes réductions doivent être réalisées dans (la consommation de) charbon. Ce ne sera pas facile", a commenté le directeur exécutif adjoint de l'Agence, William Ramsay.
"Leurs marchés ne vont pas adopter facilement ce type de technologies onéreuses" nécessaires pour capter et stocker le CO2, et les consommateurs n'accepteront pas aisément de payer plus cher pour de l'électricité provenant de sources propres, a-t-il expliqué.
"Vous pouvez constater actuellement dans les rues en Inde qu'augmenter le prix de l'énergie est politiquement très dangereux", a ajouté M. Ramsay.
Le gouvernement indien a augmenté cette semaine les prix des carburants, ce qui a déclenché grèves et de protestations.
© 2008 AFP
Posté le 05.06.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews
La consommation d'énergie des Français a légèrement diminué en 2007 par rapport à 2006. Selon le Bilan énergétique 2007 présenté par le ministère de l'Ecologie, la consommation d'énergie primaire recule de 1,1% en 2007, après - 1% en 2006. En revanche, si l'on ne tient pas compte de l'hiver 2006-2007 particulièrement doux, la consommation stagne à 276,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep) (+ 0,1% sur un an). Le transport demeure la bête noire.
Les transports représentent encore 29% de la consommation finale avec une augmentation de 1,5% sur un an, après 0,9% en 2006. Du côté des carburants, les ventes augmentent de 1,4% notamment tirées vers le haut par celles du gazole (+ 3,3%) en raison d'une "diésélisation persistante" du parc automobile tandis que les ventes d'essence baissent de 4,5%.
Le secteur résidentiel-tertiaire reste le plus gros consommateur d'énergie (40% de la consommation) mais son évolution se révèle stable par rapport à l'année précédente (- 0,1%). La consommation d'électricité n'augmente que très légèrement tandis que celle du gaz se stabilise.
Au final, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) sont restées stables, toujours selon le rapport rendu public par le ministère.
Site : www.developpement-durable.gouv.fr
© 2008 Relaxnews
Posté le 05.06.2008 par ecoville
Hrvoje Polan AFP/Archives ¦ La centrale nucléaire de Krsko, photographiée le 19 mars 2004
Le fait vaut surtout pour sa mise en avant par l’Union européenne. Mercredi, la Commission a déclenché le système d'alerte européen sur les risques radioactifs après un incident survenu dans une centrale nucléaire en Slovénie, à Krsko. Cette alerte a nécessité la mise à l'arrêt complet du site.
Pourtant, selon une porte-parole de la centrale, la panne concerne «une fuite de liquide sur le circuit de refroidissement primaire». Aucune incidence sur l'environnement n'a été détectée dans cet établissement situé à une centaine de kilomètres au sud de la capitale, Ljubljana, a-t-elle ajouté.
«Pas d'indice d'un incident grave»
A la suite de l’alerte, le gouvernement allemand a mobilisé mercredi soir ses services compétents pour une première évaluation. Selon les informations rassemblées, a indiqué plus tard le porte-parole du ministère allemand de l'Environnement, il semble que le système de refroidissement de la centrale soit «sous contrôle» et qu'il n'y ait pas de fuite radioactive. «Il n'y a pas pour l'instant d'indice d'un incident grave», a-t-il précisé.
Hrvoje Polan AFP/Archives ¦ La centrale nucléaire de Krsko, photographiée le 19 mars 2004
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 04/06/2008 - 23h16
dernière mise à jour : 04/06/2008 - 23h16