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ENERGIE

OSLO COPENHAGUE ET LONDRES !!!

Publié le 18/03/2008 à 12:00 par ecoville
OSLO COPENHAGUE ET LONDRES !!!
Oslo, Copenhague et Londres sont les villes les plus chères du monde, mais c'est en Suisse, à Zurich et Genève, que le pouvoir d'achat est le plus élevé, selon une enquête menée par l'Union des banques suisses (UBS) dans soixante et onze villes du monde, publiée mardi 18 mars. L'étude "Prix et salaires", réalisée en 2006 mais actualisée à la lumière des taux de change et de l'inflation en 2007, porte sur un panier de cent vingt-deux biens et services, pondérés selon les habitudes de consommation d'Europe occidentale, et sur des données croisées sur les salaires, les retenues et le temps de travail.

L'enquête souligne notamment la spectaculaire hausse du coût de la vie à Dublin, qui figurait en 2005 au treizième rang des villes les plus chères et qui se hisse désormais à la quatrième place, au coude-à-coude avec Zurich. Suivent Stockholm, Helsinki et Genève, Paris se classant au neuvième rang et Lyon au quinzième. Chute du dollar oblige, New York devient une destination plus abordable : elle figure en 18e position du classement UBS. A l'inverse, l'appréciation de la monnaie unique rend les villes de la zone euro plus chères. Alors que Barcelone et Hongkong se situaient au même niveau en 2006, la ville catalane est aujourd'hui 22 % plus chère, relève UBS.

ZURICH EN TÊTE DU CLASSEMENT SUR LE POUVOIR D'ACHAT

Si l'on inclut les loyers, le classement de ces villes est toutefois très différent. New York passe ainsi à la cinquième place, après Londres, Oslo, Dublin et Copenhague. Les pays latino-américains et asiatiques occupent les dernières places du classement, Buenos Aires et Kuala Lumpur étant les deux villes les moins chères, avec ou sans loyer.

Concernant le niveau des salaires bruts, on retrouve dans l'ordre Copenhague, Oslo, Zurich, Genève et Dublin. Mais en termes de salaires nets (après déductions fiscales et sociales), c'est Zurich qui se classe en tête du peloton, suivi de Dublin, Oslo, Genève, Luxembourg et Copenhague. Si l'on compare le revenu disponible aux prix pour évaluer le pouvoir d'achat, ce sont les salariés de Zurich, Genève, Dublin et Luxembourg qui peuvent acheter le plus. "Une heure de travail à Dublin procure un pouvoir d'achat près de 28 % supérieur qu'à Amsterdam, si l'on ne tient pas compte des loyers", souligne l'étude.


POLLUTION !!!

Publié le 15/03/2008 à 12:00 par ecoville
POLLUTION !!!
Les principaux gaz à effet de serre Photo: AFP/Infographie/Archives

Les dirigeants européens ont affirmé vendredi leur détermination à trouver un accord d'ici la fin de l'année sur un plan d'action contre le réchauffement climatique, mais ils ont insisté pour limiter ses coûts et atténuer ses conséquences pour l'industrie.

A l'issue d'un sommet à Bruxelles, ils ont aussi dit leur "préoccupation" face à la hausse spectaculaire de l'euro -qui a franchi jeudi un nouveau record face au dollar - sans prendre néanmoins aucune mesure concrète.

Les dirigeants de l'UE ont réaffirmé leur détermination à "jouer un rôle moteur" dans la lutte contre le réchauffement climatique, en vue des négociations internationales de Copenhague fin 2009.

"Nous nous sommes engagés à terminer les négociations sur ce paquet (de mesures) d'ici la fin de l'année", a confirmé le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE jusqu'au 1er juillet.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a précisé que les pays membres voulaient arriver à "un accord politique général" pour fin 2008, et que le Parlement européen s'était engagé à tout faire pour l'adopter au printemps 2009.

Ce paquet doit permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'UE de 20% d'ici à 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990 et de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation, conformément aux engagements pris lors du sommet européen de mars 2007.

Mais leur détermination à tenir ces engagements n'empêche pas les leaders européens d'avoir des préoccupations, retranscrites dans le texte adopté vendredi.

Sous pression de l'industrie lourde, les Européens s'inquiètent notamment du risque de délocalisation de certaines activités industrielles très polluantes exposées à la concurrence de rivaux installés dans des pays ne participant pas à l'effort mondial de réduction des gaz à effet de serre.

"Il faut dire dès 2009 ce qui va se passer et ne pas attendre 2010, pour donner de la visibilité aux industriels", a affirmé la chancelière allemande Angela Merkel.

Elle a demandé et obtenu que la Commission prépare "de façon urgente" d'éventuelles mesures pour éviter la délocalisation d'industries comme celles dans le ciment ou la sidérurgie. Même si elles ne s'appliqueraient qu'au cas où aucun accord international n'était trouvé en 2009, notamment avec des pays émergents comme la Chine et l'Inde.

"Il est possible que nous ne parvenions pas à un accord global en 2009", a admis M. Barroso. "Nous ne voulons pas que nos industries aillent ailleurs et dans ce cas, très rapidement, nous aurons dans notre législation des mesures pour les protéger", a-t-il assuré.

Le président français Nicolas Sarkozy s'est lui une nouvelle fois prononcé pour un "mécanisme qui permettrait de frapper les importations des pays qui ne respectent pas les règles".

D'autres pays redoutent néanmoins "une spirale sans fin de rétorsions", a souligné le chef du gouvernement italien Romano Prodi.

Autre préoccupation: les biocarburants. Leur production contribue à la déforestation, aux pénuries alimentaires, et au renchérissement des prix.

Une révision de l'objectif prévoyant d'atteindre 10% de la consommation des véhicules européens d'ici 2020 n'est "pas exclue", a indiqué jeudi soir M. Jansa.

Au final, l'accord qu'espère trouver l'UE fin 2008 doit permettre "une transition vers une économie produisant peu de composants carbonés compatibles avec le développement durable de l'UE, sa compétitivité, sa sécurité d'approvisionnement et la sécurité alimentaire", ceci en évitant des "coûts excessifs pour les Etats membres", ont insisté les dirigeants européens dans leurs conclusions, résumant leurs préoccupations.

Ils ont par ailleurs confirmé vendredi leur intention de relancer en juillet leur partenariat avec les pays du sud de la Méditerranée, à l'initiative de Nicolas Sarkozy.

Un sommet est prévu le 13 juillet à Paris pour concrétiser la redynamisation de ce partenariat, rebaptisé "Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée".
Par Christian SPILLMANN BRUXELLES (AFP)
© 2008 AFP

BRAD PITT ET ANGELINA JOLIE !!!

Publié le 13/03/2008 à 12:00 par ecoville
BRAD PITT ET ANGELINA JOLIE !!!
Brad Pitt et Angelina Jolie ont acheté une île dans un archipel artificiel construit au large de Dubaï où le couple veut promouvoir un mode de vie écologique, selon un quotidien de l'émirat paru mercredi. L'île, aux contours de l'Ethiopie, fait partie d'un méga-projet immobilier de 300 îles encore en construction, baptisé Le Monde, a précisé Emirates Today.

Le couple d'acteurs, vedettes en 2005 du film Mr. and Mrs. Smith, veulent utiliser cette île comme un lieu d'exposition sur les questions environnementales pour encourager les gens à vivre plus écologiquement, selon le quotidien anglophone. Les représentants américains du couple et plusieurs sources fiables ont confirmé la réalisation de la vente, mais la société immobilière publique, promotrice du projet, n'a pas souhaité commenter cette information, a ajouté le journal.

La tour la plus haute du monde

Le couple aura notamment pour voisins le milliardaire Richard Branson et le chanteur Rod Stewart, qui ont déjà acheté une partie du Monde. Ce projet, en cours d'achèvement, couvre 5,5 millions de m2, dont 930.000 m2 de plage. Les prix des îles varient de 6,2 millions à 36,7 millions de dollars. Elles mesureront entre 11.148 et 41.806 m2, et seront séparées les unes des autres d'environ 100 mètres.

Dubaï, l'un des sept membres de la fédération des Emirats arabes unis, s'est imposé en quelques années comme centre d'affaires et de tourisme où s'élèvent des dizaines de projets grandioses, dont Burj Dubai (en arabe, la Tour de Dubaï), appelée à devenir la plus grande tour du monde, lorsqu'elle sera terminée fin 2008.

PRODUIRE ET CONSOMMER !!!

Publié le 13/03/2008 à 12:00 par ecoville
PRODUIRE ET CONSOMMER !!!
la maison produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Photo: DR.

Zoom

Individuel et écolo ?

Le rêve de chaque Français d’être propriétaire de sa maison a aujourd’hui une nouvelle exigence : qu’elle soit écolo. Mais construire vert ne suffit pas. Yves Moch, ingénieur à l’Ademe, souligne qu’il “ne sert à rien d’avoir une maison haute qualité environnementale s’il faut emmener ses enfants loin à l’école ensuite”.


Elle s’intègre dans la nature, consomme moins d’énergie et ne coûte pas plus cher à construire. La fondation pour la défense du vivant Arca Minore ajoute sa pierre à l’édifice de la construction écologique avec son projet d’habitat bio-économique. Le but de cette initiative, lancée par Pierre-Gilles Bellin, son président fondateur, est d’abord de concevoir un habitat qui soit en harmonie avec la nature.

Questions de prix
Par ses toitures végétalisées, l’intégration d’un mini milieu aquatique, la production d’humus par ses déchets de cuisine et de toilettes… la maison vit en symbiose avec son environnement “au lieu de le rendre stérile”, explique Pierre Gilles Bellin. Sa deuxième réflexion : le prix. “L’habitat est aujourd’hui responsable de près de 50% des émissions de gaz à effet de serre, rappelle Pierre-Gilles Bellin. Il y a urgence à agir avant que la situation ne devienne ingérable.” Pour que le choix de l’habitat écologique puisse être accessible au plus grand nombre, il faut que son prix soit comparable à celui d’une maison conventionnelle. Ce qui est d’ailleurs déjà le cas en Allemagne, par exemple. C’est l’idée de l’habitat bio-économique. Une maison qui ne sera pas seulement plus économe lors de sa gestion (la maison passive produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme) mais aussi lors de sa construction. Pierre-Gilles Bellin, financier de formation, construit lui-même le prototype en Ille-et-Vilaine. Son ambition est d’aboutir à “une maison totalement autosuffisante avec zéro charges et que l’on puisse assembler à environ 750 euros le m2”. En attendant, la Fondation conseiller les pionniers de l’éco-habitat, qui reste peu développé en France, malgré une demande croissante. Pierre-Gilles Bellin met en garde aussi contre ces “entreprises qui profitent de l’engouement” : “Si construire une maison conventionnelle coûte 1 000 euros/m2, il faut refuser tout devis plus cher pour une maison écologique.”
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

LE VENT TROP FORT PERTURBE... !!!

Publié le 12/03/2008 à 12:00 par ecoville
LE VENT TROP FORT PERTURBE... !!!
Un parc éolien français Photo: Gianesini/AFP


La tempête en Bretagne a rendu incontrôlable une éolienne, dont les pales tournent sans cesse et ne pourront être stoppées que lorsque les vents iront mollissants, a-t-on appris mercredi auprès de la mairie de Dinéault (Finistère).

Vents à plus de 100 km/h et coupures de courant ont empêché le fonctionnement du système automatique d'arrêt de l'éolienne en cas de vents trop forts. Compte tenu du bruit "impressionnant" de l'engin, le maire de Dinéault, un village du centre du Finistère, a pris un arrêté établissant un périmètre de sécurité de crainte qu'une pale ne se détache.

"Avec le vent mollissant, l'éolienne tourne désormais à sa vitesse normale", a témoigné mercredi en début d'après-midi Roland Charloud, propriétaire de l'engin. Et, selon la mairie, une accalmie météo permettant une intervention humaine devrait intervenir en milieu d'après-midi.

Lundi matin, après le coup de vent enregistré à 155 km/h au large de la pointe du Raz, les quatre éoliennes de fabrication néerlandaise (300 kw) du parc de Dinéault ont découplé du réseau électrique conformément au dispositif de sécurité. Quelques heures plus tard, l'une d'elles s'est remise en route, pour une raison encore inconnue, en adoptant un régime inquiétant de sur-vitesse.

"On pouvait craindre qu'une pale ne se détache avant de déséquilibrer l'ensemble de l'engin qui aurait pu être détruit", a commenté M. Charloud. "Une machine emballée, on ne peut la freiner sans son frein à disque qui aurait brûlé avant l'arrêt".

Si les causes du dysfonctionnement de la machine n'ont pas encore été établies, M. Charloud avance l'hypothèse d'une "rupture mécanique d'une pièce pas encore identifiée". L'arrêt du circuit électrique dû à la tempête aurait pu rendre inopérant, selon lui, "les circuits redondants de sécurité" prévus en cas de vents supérieurs à 100-120 km/h.
BREST (AFP)
© 2008 AFP

PETROLE ET EURO AU PLUS HAUT !!!

Publié le 06/03/2008 à 12:00 par ecoville
PETROLE ET EURO AU PLUS HAUT !!!
Karen Bleier AFP/Archives ¦ Puits de pétrole dans le Dakota du Nord, aux Etats-Unis, en mai 2007

La flambée du pétrole continue, apportant chaque jour son nouveau record.

Ainsi, jeudi midi, les cours du baril «light sweet crude» pour livraison avril a franchi pour la première fois la barre de 105 dollars, grimpant même jusqu'à 105,97 dollars.

Juste avant, un porte-parole de la police new-yorkaise avait indiqué qu'«une explosion mineure s'était produite à Times Square, au coeur de New York. Une petit déflagration, sans conséquence, mais qui a visiblement accentué la nervosité des intervenants.

Autre facteur haussier: les réserves américaines de brut ont chuté à la surprise générale la semaine dernière, la premièe baisse enregistrée depuis un mois et demi.

L'envolée de l'or noir s'explique aussi par la nouvelle baisse du dollar, monnaie dans laquelle est vendue le brut, rendu moins cher pour les investisseurs hors zone dollar, lorsque le billet vert s'effondre.

L'euro a en effet atteint un nouveau record, se hissant à 1,5347 dollar.

Karen Bleier AFP/Archives ¦ Puits de pétrole dans le Dakota du Nord, aux Etats-Unis, en mai 2007



Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 06/03/2008 - 14h55

dernière mise à jour : 06/03/2008 - 14h59

CARBONE !!!

Publié le 06/03/2008 à 12:00 par ecoville
CARBONE !!!
Centrale thermique de Selby, North Yorkshire - Grande-Bretagne
crédit : Rob Patrick
Le marché mondial du carbone s’est rapidement développé au cours des deux dernières années, stimulé par un intérêt nouveau et continu de la part des gouvernements nationaux et régionaux pour diminuer les émissions de carbone. Dans le monde, le commerce du carbone a atteint une valeur totale de 59,2 milliards de dollars en 2007, en hausse de 80 % par rapport à 2006, selon les premières estimations du groupe de recherche Point Carbon. Les estimations précédentes indiquaient que le volume des droits d’émission et des crédits-carbone échangés avait plus que doublé par rapport au montant échangé l’année précédente.

Le rôle des marchés du carbone est de combattre le changement climatique en donnant un prix au dioxyde de carbone (CO2) et aux autres gaz à effet de serre. Des sociétés et autres entités peuvent échanger le droit d’émettre ces gaz contre des permis, crédits ou subventions. La quantité totale des émissions d’un état ou d’un pays est souvent limitée par la législation. Si une entreprise émet plus que ce qui est autorisé par la loi, elle peut acheter un permis à une autre entreprise qui elle, a réduit ses émissions à un niveau inférieur par rapport au niveau autorisé.

Dans le passé, les gros émetteurs (comme les usines ou les centrales électriques) avaient peu d’avantages financiers pour limiter leurs émissions de dioxyde de carbone car il n’y avait pas de coûts directement liés aux émissions de gaz à effet de serre. Les marchés du carbone aident à internationaliser les véritables coûts environnementaux de l’émission de CO2 ou d’autres gaz qui participent au changement climatique.

Les marchés du carbone obligatoires sont soutenus par les législations nationales et régionales. L’Union Européenne, par exemple, a établi l’EU-ETS (European Union Emissions Trading Scheme, plan d’échanges des émissions de l’Union Européenne) afin d’atteindre les objectifs du Protocole de Kyoto en ce qui concerne les émissions autorisées. Avec l’EU-ETS, l’Union Européenne espère atteindre ses objectifs de Kyoto de 4,3 à 5,4 milliards de dollars par an, un montant équivalent à moins de 0,1 % du produit intérieur brut de la région. Sans l’EU-ETS, les frais de mise en conformité seraient deux fois plus élevés.
L’EU-ETS est la plateforme commerciale du carbone la plus importante au monde
Sa période d’essai commercial a débuté en 2005 et s’est terminée en 2007. Au cours de cette période, environ 11 500 gros émetteurs - comme les centrales électriques, les générateurs de chaleur, les usines consommant beaucoup d’énergie - ont été inclus dans le plan d’échange. En 2006, l’EU-ETS a plus que triplé les volumes échangés au cours de l’année précédente, passant de 321 millions de tonnes d’équivalent CO2 à 1,1 milliard de tonnes. (Les crédits-carbone sont mesurés en terme d’équivalent CO2 pour tenir compte du potentiel variable du dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre qui contribuent au changement climatique). La valeur du carbone échangé a également triplé au cours de la même période, passant de 8,4 milliards de dollars en 2005 à 24,9 milliards de dollars en 2006 (en dollars 2007).

L’EU-ETS est entré dans sa seconde phase commerciale en 2008. Cette phase, qui durera jusqu’en 2 012, correspond à la période d’engagement des premières réductions d’émissions du Protocole de Kyoto. De nouvelles sources d’émissions, comme l’aviation, seront ajoutées tout comme d’autres types de gaz à effet de serre en plus du dioxyde de carbone. Des plafonds d’émissions plus stricts au cours de cette période impliquent un nombre de permis à échanger moins important, ce qui - jusque là - maintient des prix plus élevés qu’à la fin de la première période d’échange. En 2 007, il y avait un surplus de permis, étant donné qu’un nombre trop important avait été initialement attribué, et le prix par permis s’est effondré jusqu’à presque zéro.
D’autres crédits-carbone peuvent aussi être échangés sur l’EU-ETS : ceux qui ont été créés par le biais des « mécanismes de flexibilité » du Protocole de Kyoto. Ils sont connus sous le nom de Mécanisme de Développement Propre (MCD) et d’Application Conjointe (AC) (« Joint Implementation »). Le MCD - qui permet aux pays industrialisés d’atteindre en partie leurs objectifs de Kyoto en investissant dans des projets de développement propre dans les pays émergents - a produit 475 millions de tonnes de réductions d’émissions certifiées pour la seule année 2006. Ces crédits étaient estimés à plus de 5 milliards de dollars. L’AC, qui s’est développée à l’origine en Europe de l’Est, a été plus lente à démarrer, avec 16 millions de tonnes de crédits échangés en 2 006, pour une valeur de 144 millions de dollars.
Certains observateurs sont inquiets car plusieurs importantes sources de gaz à effet de serre ne sont pas convenablement prises en compte par les mécanismes existants
Un domaine particulièrement controversé est la Réduction des Emissions issues de la Déforestation dans les Pays en voie de Développement. Avec la déforestation, qui compte pour 20 % des émissions mondiales, dont 70 % des émissions du Brésil et 80 % de celles de l’Indonésie, la protection de la forêt est une part essentielle des efforts nécessaires pour combattre le changement climatique. Au sommet de Bali en décembre 2007, la Banque Mondiale annonçait la création d’un partenariat Forest Carbone Facility. Cet instrument financier a vocation à compenser les coûts engendrés pour conserver les forêts existantes intactes.

L’exploitation des forêts est souvent mentionnée en conjonction avec un autre type de marché du carbone : le marché volontaire. Ce marché est utilisé par les entreprises, les organisations et les particuliers qui achètent volontairement des crédits-carbone (souvent connus sous le nom de compensation des émissions carbone dans ce contexte) pour atténuer leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces crédits sont généralement échangés sur un marché libre - pas sur un marché réglementé - ou par le biais d’un mécanisme commercial établi comme le Chicago Climate Exchange (CCX). Ecosystem Marketplace, une organisation basée aux Etats-Unis qui suit à la trace les marchés environnementaux, estimait qu’en 2 006, au moins 23,7 millions de tonnes d’équivalent CO2 avaient été échangées sur le marché volontaire, dont 10,3 millions de tonnes environ échangées par le CCX. Le CCX rapporte que son volume d’échange a doublé, atteignant 22,9 millions de tonnes au cours de l’année 2 007.
Alors que les marchés du carbone continuent à progresser, plusieurs questions clés persistent
Un problème très important est de savoir si et comment les Etats-Unis vont établir un quota national du carbone et vont instituer l’échange de carbone obligatoire. En tant que l'un des plus gros émetteur mondial de CO2 et seule nation industrialisée à n’avoir pas ratifié le Protocole de Kyoto, l’inaction du gouvernement Américain menace d’anéantir les efforts conjoints des 176 autres pays, et de l’Union Européenne, qui ont ratifié le protocole.

Dans le même temps, plusieurs initiatives des états et des régions aux Etats-Unis et au Canada prennent de l’ampleur. Le RGGI (Regional Greenhouse Gas Initiative), qui doit commencer en 2009, est une volonté d’au moins dix états du Nord-Est des Etats-Unis de plafonner les émissions régionales de CO2 au niveau de 1990 d’ici 2014 et de réduire ce niveau de 10 % d’ici 2018. En 2006, la Californie a voté une loi exigeant une réduction de 25 % des émissions de CO2 avant 2020. L’échange de carbone, pour atteindre cet objectif, va vraisemblablement commencer en 2012, et la plupart des réductions sont attendues de la part des émetteurs principaux de l’état. Et le Western Climate Initiative, élaborée après le RGGI, s’est fixé pour objectif de ramener les émissions régionales 15 % en dessous du niveau de 2005 d’ici 2020 en établissant un mécanisme de marché. Actuellement, la Californie, six autres états de l’Ouest et deux provinces Canadiennes se sont engagés, alors que six autres états de l’Ouest des Etats-Unis, un état Mexicain et trois provinces les ont rejoints en tant qu’observateurs.
En savoir plus
Source
Carbon Markets Gain Momentum, Despite Challenges
Liens
Notre dossier sur le changement climatique
En discuter sur notre forum dédié au changement climatique
Actualités connexes
29/05/2007 L’extension du marché du carbone aux sources diffuses
Auteur
Cécile Matricon - notre-planete.info

PLUS HAUTE TOUR DU MONDE !!!

Publié le 06/03/2008 à 12:00 par ecoville
PLUS HAUTE TOUR DU MONDE !!!
Dubai, 12h00 : la construction de la tour la plus haute du monde, Burj Dubai, a pris du retard. On ne devrait pas pouvoir y monter en décembre de cette année comme cela l'était initialement prévu mais plutôt en 2009. (Salimi/AP)

LES ETATS UNIS S'Y METTENT !!!

Publié le 05/03/2008 à 12:00 par ecoville
LES ETATS UNIS S'Y METTENT !!!
L'homme d'affaires américain Vinod Khosla à la Conférence Internationale sur l'Energie Renouvelable, le 4 mars 2008 à Washington. Photo: hip Somodevilla/AFP/GETTY IMAGES



Les énergies renouvelables comme les biocarburants sont une composante clé de la stratégie des Etats-Unis pour réduire leur dépendance pétrolière et lutter contre le réchauffement climatique sans pénaliser l'économie mondiale, selon plusieurs hauts responsables américains.

"Les énergies renouvelables nous aident à bâtir un nouvel avenir énergétique plus propre, plus durable, meilleur marché, plus sûr et moins dépendant des carburants fossiles", a souligné lundi le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman.

Il intervenait au premier jour de la 3e conférence ministérielle sur les énergies renouvelables baptisée "the Washington International Renewable Energy Conférence 2008", organisée par le gouvernement américain et sponsorisée par plusieurs grands groupes dont British Petroleum et General Electric.

Elle réunit jusqu'à jeudi des représentants au niveau ministériel de plusieurs dizaines de pays comme l'Allemagne, le Japon, la Chine et le Brésil ainsi que des entreprises et des organisations non-gouvernementales.

La première de ces conférences avait été tenue à l'initiative de l'Allemagne à Bonn en 2004 et la seconde s'était déroulée à Pékin en 2005.

"Nous devons donc continuer agressivement le développement des énergies renouvelables et leur déploiement (...) et tous les pays doivent être engagés dans ces efforts", a-t-il ajouté. Ces énergies ne représentent aujourd'hui que 6% de la consommation américaine totale d'énergie.

"La vérité, a insisté M. Bodman est que l'amélioration de notre sécurité énergétique et la lutte contre le réchauffement de la planète sont parmi les défis les plus pressants de notre époque".

Il a noté en citant des estimations de l'Agence internationale de l'Energie que les besoins énergétiques mondiaux de base allaient augmenter de 50% d'ici 2030.

Reconnaissant que les Etats-Unis avaient été longs à embrasser les énergies renouvelables, Thomas Dorr, sous-secrétaire à l'Agriculture pour le développement rural a fait valoir qu'ils se sont bien rattrapés depuis 2000.

"Les Etats-Unis sont devenus l'un des principaux producteurs mondiaux d'énergies renouvelables", a-t-il insisté, et ont multiplié par sept la production d'énergie éolienne depuis 2000 et par quatre celle d'éthanol sur la même période.

Pour les bio-diesels, la production américaine est passée d'une production négligeable à 1,66 milliard de litres fin 2007, juste derrière l'Allemagne.

Le département de l'Energie a annoncé plus d'un milliard de dollars d'investissements en 2007 pour doper la croissance d'une industrie de biocarburant, surtout pour exploiter le vaste potentiel des biocarburants cellulosiques dérivés des déchets agricoles et forestiers, a précisé Samuel Bodman.

Les énergies renouvelables "vont ouvrir de nouveaux horizons pour la production industrielle, le commerce et les innovations technologiques ce qui accélèrera la croissance économique", a déclaré John Negroponte, numéro deux du Département d'Etat, lors de cette conférence devant laquelle le président George W. Bush doit aussi intervenir mercredi.

"Toutes les retombées positives bénéficieront aux pays en développement et ce sans impact négatif sur l'environnement", a-t-il ajouté.

Même si elle paraît avoir assoupli sa position, l'administration Bush reste hostile à une réduction forcée des émissions de gaz à effet de serre qu'elle juge économiquement néfaste.

Elle préconise une approche volontariste basée sur des énergies renouvelables et propres grâce à l'innovation technologique ainsi qu'à des incitations et aides pour que les pays moins développés puissent aussi en bénéficier.
Par Jean-Louis SANTINI WASHINGTON (AFP)
© 2008 AFP

BIOCARBURANTS PAS SUR !!!

Publié le 04/03/2008 à 12:00 par ecoville
BIOCARBURANTS PAS SUR !!!
Biocarburants, un bilan écolo incertain

“Le plaisir de rouler la conscience tranquille”, c’est ce que nous vendent certains constructeurs convertis aux biocarburants… En réalité, la controverse autour du bioéthanol — fabriqué à base de maïs, blé, betterave — et du biodiesel – colza, tournesol, huile de palme — est loin d’être résolue.

Des effets pervers
En France, la filière biodiesel affiche des réductions de gaz à effet de serre de 76% par rapport à son équivalent d’origine fossile et les producteurs de bioéthanol de 40%. Les deux filières vantent aussi la proximité et la production, lors de la transformation, de tourteaux pour l’alimentation animale qui réduiraient la dépendance de la France au soja brésilien notamment.

Leur impact positif sur l’environnement est cependant mis en cause. Les engrais utilisés émettent un gaz, le N2O plus de 200 fois plus polluant que le CO2 ; ailleurs dans le monde, la forêt tropicale est victime de l’extension des cultures ; enfin la biodiversité est mise à mal par l’extension des grandes monocultures.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com