ENERGIE
Publié le 31/03/2008 à 12:00 par ecoville
Acheter un bien immobilier aujourd’hui ne se résume plus à un simple coup de cœur. Dans l’avenir, il semble évident que chacun devra, un jour ou l’autre, recourir aux énergies renouvelables, comme par exemple l’énergie solaire.
Pourra-t-on alors profiter des après-midi ensoleillés pour chauffer un salon ou une chambre grâce à la baie vitrée et réaliser ainsi des économies d’énergie? Devra-t-on songer, à installer des stores de protection contre les rayons solaires ? Quelle sera la position du soleil dans le ciel devant ma façade, à un moment précis ? Des questions importantes qu’il faut se poser. Des questions auxquelles le nouveau site Internet Solar-indice va pouvoir répondre.
Jusqu’à présent, la seule information dont nous disposions était une vague orientation cardinale très peu parlante. Il s’agit pourtant là d’une information capitale, pour l’apport calorique comme pour la comparaison des biens immobiliers, mais aussi, tout simplement pour l'effet bénéfique du soleil sur le moral et le bien-être des personnes... Les utilisateurs de Solar-indice peuvent savoir, en construisant une maison, si cet investissement est exploitable pour un mode de chauffage écologique (énergie solaire thermique ou photovoltaïque). De même, il est désormais possible de déterminer précisément l’orientation et l’emplacement des pièces d’une maison ou de ses ouvertures afin de bénéficier de l'énergie solaire passive et par conséquent d’un chauffage à la fois écologique et économique.
Désormais, le calcul scientifique de l'ensoleillement est réalisable en ligne sur le site Solar-indice.com afin de permettre aux propriétaires, acheteurs, vendeurs de mesurer l’ensoleillement comme facteur d’évaluation des biens immobiliers selon des critères aussi spécifiques et précis qu'un immeuble peut l'être. Une innovation française unique en son genre, encouragée par l’ADEME et primée au concours d’innovations européen des Galileo Masters 2006.
Après avoir entré une série de renseignements sur un appartement ou une maison (adresse, orientation de la façade en degrés), Solar-indice calcule le nombre d’heures annuel d’ensoleillement du bien, au moyen de la géolocalisation par satellite et des calculs astronomiques.
Mais le site permet également, grâce à l’indice historique, de visualiser la position du soleil dans le ciel visible depuis un lieu précis, en fonction de la date et de l’heure de son choix et même de comparer la situation avec le potentiel d’ensoleillement de la région où se situe le bien. Perfectionné, cet outil a même pour option l’affinage des données en fonction des obstacles potentiels qui pourraient cacher le soleil, comme une colline ou un immeuble.
www.solar-indice.com, nouveau service en ligne, permet à tout particulier ou professionnel, d’obtenir rapidement des informations importantes sur l’ensoleillement afin de rendre la transaction immobilière la plus transparente possible.
Publié le 31/03/2008 à 12:00 par ecoville
En fonction du lieu d'habitat, les panneaux photovoltaïques sont amortis entre 8 et 12 ans pour une durée de vie de 25 à 30 ans.
Les particuliers qui souhaitent acquérir une installation solaire bénéficient d'un sérieux coup de pouce de l'État.
Solution idéale pour protéger l'environnement, l'énergie solaire a encore du mal à s'imposer chez les particuliers, en raison de nombreux a priori. Réputée peu esthétique, coûteuse et longue à amortir, elle peine à changer son image. Et pourtant, les évolutions récentes la rendent très attractive.
Depuis 2006, le gouvernement a mis en place un crédit d'impôt permettant de déduire 50 % des dépenses d'équipements de son impôt (ou de recevoir un chèque du même montant pour les personnes non imposables).
Mais attention, ne sont prises en compte que les dépenses d'équipement les frais d'installation sont exclus dans une limite de 8 000 euros pour un célibataire et de 16 000 euros pour un couple. Soit un crédit d'impôt de 4 000 euros maximum pour une personne seule.
Le temps nécessaire à l'amortissement d'une telle installation dépend aussi de sa nature. Si elle est intégrée au bâti, EDF rachète le kilowattheure à 57 centimes, contre 30 centimes dans le cas de panneaux simplement ajoutés. Les matériaux choisis, l'exposition au soleil, le nombre d'heures d'ensoleillement sont aussi à prendre en compte. « Une installation solaire est amortie en douze ans dans le nord de la France, mais en moyenne huit ans suffisent dans le Sud », estime Christophe Vermersch, représentant de Systaic France. Pour EDF Énergies Nouvelles, les installations solaires intégrées au bâti dégagent une rentabilité annuelle de 8 %.
Des tuiles plus vraies que nature
Les installations solaires savent aujourd'hui se faire discrètes et même s'intégrer dans l'architecture des vieilles demeures. Imerys commercialise des tuiles photovoltaïques qui se posent sur le toit à la place des tuiles en terre cuite classique. « Hors crédit d'impôt, 30 m² de toiture photovoltaïque coûtent environ 25 000 euros, pose comprise », explique Bruno Pencole-Lehaut, directeur marketing d'Imerys Toiture. Crédit d'impôt compris, la dépense s'élève à 15 000 euros. « À Nice, une telle installation permet de dégager environ 2 000 euros de revenus, grâce au rachat de l'électricité produite », ajoute Bruno Pencole-Lehaut.
De son côté, le britannique SolarCentury propose des tuiles photovoltaïques, mais aussi des « ardoises » photovoltaïques. Une fois posées à la place d'ardoises traditionnelles, ces dernières s'intègrent parfaitement, y compris sur une vieille bâtisse bretonne. L'effet est saisissant. « Il faut compter dix à douze ans pour amortir un tel investissement », précise Pierre-Marie Martinet, directeur de SolarCentury.
Les tuiles ou ardoises photovoltaïques peuvent donc être utilisées aussi bien dans le cadre d'une rénovation que dans celui d'une construction. Le coût de la pose est comparable à celui des matériaux traditionnels. En revanche leur prix est « sans commune mesure », selon les spécialistes du secteur.
Publié le 31/03/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : Anoek de Groot/AFP
Les lumières du pont de Sydney éteintes pour l'opération "Une heure pour la planète", le 29 mars 2008.
Vingt-six grandes villes à travers le monde devaient éteindre les lumières pendant une heure dans les principaux lieux publics samedi au cours de l'opération "Une heure pour la planète", afin de promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique, ont annoncé les organisateurs.
L'auteur de cette initiative, Andy Ridley, a indiqué que 26 grandes villes éteindraient leurs lumières pendant une heure entre 20h00 et 21HOO locales.
L'opération a débuté à Christchurch en Nouvelle-Zélande, où la consommation d'électricité a diminué de 13 pour cent.
Les organisateurs souhaitent sensibiliser les populations aux économies d'énergie, la production d'électricité étant source de pollution et une des causes du réchauffement climatique.
"Eteindre les lumières pendant une heure ne va pas diminuer d'un coup les émissions" à effet de serre, a reconnu auprès de l'AFP Charles Stevens, du Fonds mondial pour la nature WWF, l'organisateur de l'opération. "Mais cela agit comme un gros catalyseur pour de plus grands changements. Cela incite les gens à commencer à consommer moins d'énergie", a-t-il ajouté.
Après Christchurch, Sydney, la plus grande ville d'Australie a été à son tour plongée dans le noir. Pendant une heure, de 09H00 GMT à 10H00 GMT les principaux monuments et immeubles de la ville ont éteint leurs lumières.
L'émirat de Dubaï s'est joint également à l'opération pour laquelle les habitants de plus d'une vingtaine de villes ont éteint leurs lumières.
Le roi Carl XVI Gustaf de Suède a marqué samedi son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique en éteignant pendant une heure les lumières de trois châteaux, ceux de Stockholm, de Drottningholm et d'Ulriksdal, tandis que l'Irlande a éteint l'éclairage d'une série d'édifices publics pendant une heure.
Dautres villes comme San Francisco, Chicago, Toronto, Rome, Copenhague, Manille ou Bangkok ont adhéré à l'initiative "Une heure pour la Planète", lancée à Sydney en 2007.
SYDNEY (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 29/03/2008 à 12:00 par ecoville
Dubaï plongé dans le noir
L'émirat de Dubaï s'est joint aujourd'hui à l'opération "Une heure pour la planète" pour laquelle les habitants de plus d'une vingtaine de villes sont invités à éteindre les lumières afin de promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique.
Dubaï, qui compte 1,3 million d'habitants, a éteint la lumière de 20H00 à 21H00 locales dans les principaux bâtiments de la ville.
Dubaï est l'une des sept composantes des Emirats arabes unis qui, selon un rapport de 2004 du Fonds mondial pour la nature WWF, détiennent le record de la plus forte consommation en ressources naturelles par habitant.
Parmi les cités qui se sont officiellement engagées figurent Chicago et San Francisco (Etats-Unis), Dublin, Manille, Bangkok, Copenhague, Toronto (Canada), Melbourne (Australie).
Source: AFP
Publié le 28/03/2008 à 12:00 par ecoville
Dimitri et Matthieu
Rendez vous chez Borlange Energi, l’entreprise gérant tous les services de la ville de Borlange, en Suède. Eau, déchets, énergie, télécommunication, voirie… tout passe par là. On nous explique qu’il existe dans les pays scandinaves et ailleurs (Autriche, Allemagne, Pays-Bas) des circuits d’eau chaude qui fournissent les besoins de chauffage de tous les foyers de l’agglomération. C’est un grand réseau de tuyaux qui parcourent la ville. Un changeur thermique transfère ensuite la chaleur dans le réseau interne de chauffage des appartements. Propre à ces pays, ce système existe depuis longtemps et fonctionne parfaitement.
L’énergie récupérée
A Borlange, on a trouvé une nouvelle source d’énergie pour alimenter le système... par la sidérurgie ! L’entreprise locale SSAB fabrique des rouleaux d’acier de haute qualité à destination du secteur automobile et de la construction. Trois millions de tonnes d’acier y sont produites, entraînant une consommation de 2,3 TWh par an (équivalant à la consommation annuelle de 230 000 foyers). Lors de la fabrication de l’acier, une énorme quantité de chaleur est produite, et donc perdue. L’idée de SSAB et de la municipalité de Borlange fut d’utiliser cette chaleur “gratuite” pour chauffer le réseau d’eau chaude de la ville. Ainsi, 20% des besoins de chauffage de Borlange sont couverts par l’usine sidérurgique SSAB, ce qui correspond environ aux besoins de 10 000 habitants. C’est autant d’énergie et d’argent économisés, et un bel exemple de synergie entre une ville et un de ses industriels ! En parallèle, Borlange Energi mène d’autres actions exemplaires et reproductibles. Une équipe de 8 personnes parcourt la région chaque jour pour conseiller particuliers et entreprises sur les moyens d’économiser l’énergie, et la station de biogaz produit toute l’électricité nécessaire à l’usine de traitement des eaux usées de la ville. Les poubelles possèdent toutes un code-barres permettant ainsi de peser à chacune des tournées les déchets relatifs à chacune des habitations. Ainsi, le particulier paye en fonction de la quantité de déchets produite. Enfin, un programme “waste to energy”, produisant de l’électricité à partir des déchets, a été mis en place.
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 27/03/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : Jay Directo/AFP
Banderole de Greenpeace hostile à Monsanto, déployée sur la façade d'un immeuble à Manille en 2003
L'association Greenpeace a annoncé mercredi avoir adressé des copies d'un documentaire sur la firme américaine Monsanto aux 577 députés français qui s'apprêtent à examiner le projet de loi sur les OGM.
"Il nous semble essentiel qu'à la veille de se prononcer sur une loi qui engage l'avenir de l'agriculture et de l'environnement français, les élus français aient tous vu cette enquête passionnante et instructive sur les méthodes et l'histoire du leader des OGM".
"Le Monde selon Monsanto", une enquête de trois ans de Marie-Monique Robin récemment diffusée sur Arte, retrace l'histoire du plus gros semencier OGM de la planète, dont le soja, le maïs et le coton transgéniques gagnent rapidement du terrain.
Le projet de loi sera examiné du 1er au 3 avril par l'Assemblée nationale, après avoir été largement amendé par les sénateurs en février.
PARIS (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 25/03/2008 à 12:00 par ecoville
Au coeur de l'immense salle de la Verna, la Shem a construit une passerelle pour porter la conduite qui achemine l'eau venue du barrage, dont la construction a nécessité le détournement de la rivière. (DR)
La Shem a relevé un défi vieux de 50 ans : construire un barrage, à 700 mètres de profondeur, au cœur des Pyrénées.
C'est un scénario pour les amateurs de Jules Verne. Imaginez le fond d'une vallée verdoyante au cœur des montagnes des Pyrénées, à quelques kilomètres de la frontière espagnole. La route grimpe mollement en lacets. Au détour d'un tournant, accrochée aux flancs plus hostiles, une petite auberge aux murs blancs et une petite église presque perdue. La fin du voyage ?
Pas si sûr. En poussant plus loin, rouleaux compresseurs et bulldozer achèvent un chemin très abrupt qui se heurte 400 mètres plus haut à la montagne. Terminus. Il n'y a cette fois plus que la nature. Enfin presque. Dans ce décor grandiose, le regard est attiré par une porte verte collée à la roche. L'obstacle franchi, se dessine un tunnel horizontal de deux mètres de haut et d'un peu plus d'un mètre de large. C'est le début d'un voyage au centre de la Terre. Très vite, il ne reste plus que le bruit des pas, un léger froid (5 degrés toute l'année) et une galerie qui ne semble jamais s'arrêter. Bifurcation vers la droite, puis vers la gauche. Peu à peu la Terre commence à gronder. On poursuit, et après 660 mètres, c'est le bout du tunnel.
À 700 mètres sous le sommet de la montagne, s'épanouit la salle de la Verna, joyau du gouffre de la Pierre-Saint-Martin, un gruyère de 360 kilomètres de galeries et de cavités rendues célèbres par la caméra d'Haroun Tazieff dans les années 1950. Chaque année, les spéléologues viennent l'explorer par centaines. La Verna est la plus grande caverne jamais découverte en France. Une véritable cathédrale de 190 mètres de haut pour 250 mètres de large. Tellement immense que les lampes frontales ne permettent pas d'en distinguer les limites.
Le tunnel débouche sur un balcon formé d'immenses rochers presque à mi-hauteur de la salle. La condensation est telle que de fines gouttelettes flottent comme un léger nuage. Sur la gauche, au loin, la rivière Saint-Vincent dévale la pente en cascade en s'enfouissant sous la terre. Étrange sensation où se mêlent vrombissement et paix intérieure. «Cette salle est si grande que ses premiers découvreurs ont cru qu'ils se trouvaient à l'extérieur après l'avoir atteinte… On pourrait y faire entrer six fois Notre-Dame de Paris !», s'émerveille Bernard Bertuola. Ce quinquagénaire à la veille de la retraite n'est pas spéléologue, mais chargé de projet pour la Société hydroélectrique du Midi (Shem). Cette filiale du groupe Suez, spécialisée dans la production électrique, vient d'achever dans la plus grande discrétion la construction d'un barrage au sein même de la salle de la Verna. Un projet «fou», indissociable de l'histoire de ce lieu culte pour les spéléologues de toute la planète.
EDF renonce en 1960
L'aventure hydroélectrique débute en 1956, cinq ans après la découverte du massif par Tazieff et ses compagnons, et trois années après l'entrée de trois spéléologues lyonnais dans l'immense salle de la Verna. «Nous avons en fait repris un projet ancien mené par EDF dès 1956», explique Bernard Bertuola. À l'époque, l'opérateur historique est en pleine frénésie de construction de barrages hydrauliques. D'abord intéressé par les capacités que semble offrir la rivière Saint-Vincent, EDF renonce à son projet en 1960, après avoir creusé pendant quatre ans cette roche pyrénéenne. Le site ne délivre pas la capacité de production électrique escomptée. Loin d'être abandonné, le tunnel construit par EDF est depuis utilisé par les spéléologues, les vrais conservateurs de ce qui est devenu le premier centre européen de spéléologie.
Sans le soutien de ces passionnés, aucun barrage n'aurait pu être envisagé. Les ingénieurs de la Shem le savent. Il a fallu gagner leur confiance et convaincre les communes. «L'adhésion s'est faite sans difficulté», reconnaît Bernard Bertuola qui a lancé le projet à la fin des années 1990. Car chacun y voit son intérêt. Michel Douat est spéléologue. Avec son compère Jean-François Godart, du comité départemental de spéléologie, ils ont suivi le chantier industriel avec un vif intérêt. «La construction de ce barrage est faite dans le respect de l'environnement. Des études sur le biotope ont été menées. Et les risques pour l'environnement sont très limités», expliquent-ils en montrant un Aphaenops. Ces petites bêtes, d'apparence semblable à des fourmis, sont en fait des coléoptères. Dépigmentées et dépourvues d'yeux, elles ont développé, en l'absence de lumière, une grande sensibilité tactile pour dévorer bactéries et humus. Jusqu'ici seuls compagnons des Aphaenops, les spéléologues veulent profiter du projet hydroélectrique pour démocratiser leur activité, méconnue du grand public.
Les collectivités locales se laissent également séduire : l'aménagement de l'accès au tunnel va permettre de rendre accessible aux touristes, dès cette année, l'accès à la salle de la Verna. Un site qui devrait rapidement décrocher ses trois étoiles au Guide vert de Michelin, tant le lieu est spectaculaire et chargé d'histoire.
Le torrent est piégé par une retenue d'eau
Le plus dur restait à faire : mener à bien l'incroyable projet. Au centre de la Terre, ce ventre immense et vide se remplit du vacarme de la cascade creusée par la rivière Saint-Vincent. Juste en amont, quand l'eau est expulsée de la roche pour entrer dans la salle, le torrent est piégé par une retenue d'eau; en fait une petite piscine de quatre mètres de profondeur et de quelques mètres de large, à peine. Depuis ce petit barrage, une conduite forcée capte l'essentiel du débit en l'absence de crue et achemine l'eau vers une turbine installée près de quatre kilomètres plus bas dans le village basque de Sainte-Engrâce.
Avant de gagner la forêt, puis de plonger dans la vallée jusqu'au village, la conduite de 60 centimètres de diamètre emprunte le même chemin que la galerie jadis creusée par EDF. À 70 centimètres sous le chemin initial. D'où la nécessité de faire appel aux explosifs pendant des mois. Avec minutie. Avant chaque explosion, un homme partait s'installer dans la salle de la Verna pour empêcher les éventuels spéléologues en fin de course d'emprunter cette sortie creusée par EDF. Équipé de sa lampe frontale, ce gardien faisait le gué à côté d'un grand coffre rempli de matériel de survie, de nourriture et un matelas, au cas où le tunnel s'obstruerait pendant plusieurs jours.
Aucune grosse machine n'a pu pénétrer dans la salle de la Verna. Béton, sable, poutrelles en acier ont donc été acheminés à la main ou sur de petits chariots. «Pour construire le barrage, il a fallu relever un véritable défi humain», s'enthousiasme Bernard Bertuola. Parmi les difficultés à surmonter : la nécessité de détourner le lit du torrent afin d'assécher la partie où est aujourd'hui construite la retenue d'eau. Il a également fallu fixer à la falaise une passerelle qui permet aux hommes d'accéder au barrage, et à la conduite forcée de rejoindre la galerie creusée de 1956 à 1960 par EDF. Un travail mené par l'entreprise pyrénéenne HC, spécialisée dans les travaux spéciaux liés à l'environnement de montagne. «Les gars étaient retenus par un filin et ont travaillé en suspension… Un vrai travail d'acrobate», explique l'ingénieur de la Shem.
L'investissement pour la filiale de Suez s'élève à 6 millions d'euros pour environ deux ans de travaux. Un coût relativement faible qui devrait permettre au site de Sainte-Engrâce de devenir rentable d'ici à dix ans. À cet égard, la Shem peut dire merci à EDF, qui a préalablement œuvré à faire substantiellement baisser les coûts du chantier… Sans forage préalable du tunnel, le coût du projet aurait été beaucoup plus élevé et le barrage n'aurait jamais existé.
Les premiers essais ont débuté en janvier. D'ici à quelques jours, le barrage de la Verna, ouvert au grand public pour la première fois le 5 et 6 avril prochain, délivrera pour des décennies ses 4 MW. C'est bien peu comparé au barrage des Trois Gorges en Chine, 4500 fois plus puissant, mais c'est suffisant pour subvenir aux besoins annuels en électricité de 20000 personnes. Des privilégiés qui ne sauront jamais que leurs ampoules sont alimentées depuis le centre de la Terre.
Publié le 25/03/2008 à 12:00 par ecoville
Hydrogen 7 de BMW
crédit : BMW
L'utilisation de l'hydrogène - l'élément le plus abondant de l'univers - comme source de combustible et d'énergie est en train de passer de la science-fiction et de la recherche fondamentale aux entrepôts, aux aéroports, aux tours de téléphonie mobile et aux autoroutes du monde entier.
L'hydrogène est une source d'énergie renouvelable à usages multiples - un combustible universel qui peut être brûlé dans un moteur ou intégré à une pile à combustible pour alimenter des véhicules, des immeubles et des maisons, des centrales électriques et tout ce qui consomme de l'énergie électrique.
Lorsque l'hydrogène est brûlé dans un moteur, son taux d'efficacité est supérieur de 30 % à celui de l'essence, et celui d'une pile à combustible l'est de 100 à 200 %. En outre, les moteurs à hydrogène n'émettent pas de gaz carbonique, et le seul sous-produit des piles à combustible est de l'eau.
Les piles à combustibles peuvent par exemple servir à combler la nature intermittente des énergies éolienne et solaire, et prolonger la durée des batteries des véhicules électriques.
Difficultés et progrès
Si l'hydrogène est abondant sur terre, il n'existe que dans des formes composées avec d'autres éléments. Par exemple, deux atomes d'hydrogène combinés à un atome d'oxygène forment de l'eau (H20), et de l'hydrogène combiné à du carbone forme des composés (hydrocarbures) tels que le méthane, le charbon et le pétrole. Les scientifiques du monde entier sont en train de se pencher sur ces difficultés.
George Sverdrup, un chercheur du ministère de l'énergie des États-Unis, a déclaré : « Les trois principaux obstacles à la production de l'hydrogène sont le coût (comment le produire à 2 ou 3 dollars par équivalent d'un gallon d'essence), le stockage (comment entreposer suffisamment d'hydrogène à bord d'un véhicule pour lui donner une autonomie de 480 kilomètres) et, concernant les piles à combustible, comment les rendre concurrentielles avec les moteurs à essence sur le plan du prix et de la durabilité. »
Au laboratoire national des énergies renouvelables américain (NREL) du ministère de l'énergie, les scientifiques concentrent leurs travaux sur la production d'hydrogène à partir de sources renouvelables d'énergie et son entreposage, ainsi que sur les piles à combustible, les essais en milieu commercial, la sécurité, les codes, les normes et l'analyse.
Par exemple, en recourant à l'électrolyse, (procédé qui consiste à faire passer un courant électrique dans l'eau pour séparer les atomes d'hydrogène des atomes d'oxygène), les scientifiques du NREL essaient de produire de l'hydrogène à partir de l'eau en utilisant la lumière solaire, la biomasse, le vent et autres sources biologiques comme les algues et les bactéries comme source d'électricité.
Les chercheurs sont par ailleurs en train d'intensifier leurs travaux sur l'entreposage de l'hydrogène, qui est l'un des principaux obstacles à sa commercialisation.
Sur la route
Des centaines de véhicules alimentés à l'hydrogène sont sur les routes du monde entier, et au moins trois fabriquants - BMW, Honda et General Motors - sont en train de sortir leurs premiers modèles. Certains fabriquants confient des automobiles à hydrogène à des consommateurs pour de longs essais de conduite. Ces voitures sont équipées de moteurs à hydrogène ou de piles à combustible.
Selon le ministère de l'énergie, le coût des piles à combustible est tombé de 275 dollars par kilowatt/heure en 2002 à 95 dollars par kilowatt/heure en 2008. Il devrait tomber à 60 dollars par kilowatt/heure en 2009, la cible visée étant 30 dollars d'ici à 2015. On estime, à titre de comparaison, que le coût d'un moteur à essence est de près de 50 dollars par kilowatt/heure.
L'Hydrogen 7 de BMW est le premier véhicule à hydrogène de série du monde et, à partir de l'été, Honda va offrir sa berline FCX Clarity alimentée par une pile à combustible à un nombre limité d'habitants de la Californie dans le cadre d'une formule crédit-bail à 600 dollars par mois. Cette région est en effet dotée de stations d'alimentation en hydrogène et de garages spécialisés dans l'entretien de ces véhicules.
Aux États-Unis, la National Hydrogen Learning Demonstration du ministère de l'énergie, qui dispose de 70 voitures alimentées à l'hydrogène, est un partenariat entre le secteur privé et le gouvernement créé afin de tester et de démontrer la validité des véhicules à hydrogène.
De nombreux pays ont des programmes intensifs dans ce domaine, notamment les États-Unis, le Canada et divers pays d'Asie et d'Europe.
Le ministère américain de l'énergie, les fabriquants d'automobiles et l'Association nationale pour l'hydrogène affirment que les consommateurs peuvent s'attendre à voir des véhicules alimentés à l'hydrogène dans les salons de l'automobile d'ici à 2020. Certains fabriquants ont annoncé qu'ils auraient un véhicule de série d'ici à 2012.
L'hydrogène a déjà des applications qui permettent d'économiser de l'énergie dans divers secteurs de l'économie, notamment pour alimenter les tours de téléphonie mobile et autres installations d'urgence, toutes sortes de véhicules aéroportuaires, et des systèmes d'injection pour les camions.
En savoir plus
Rédactrice
Cheryl Pellerin
Liens
En discuter sur notre forum dédié aux énergies
Actualités connexes
28/02/2008 Lancement de l'initiative européenne sur l'hydrogène
16/10/2007 L'Europe présente ses plans pour les piles à combustible et l'hydrogène
29/11/2006 Énergies alternatives : quelles solutions pour les véhicules ?
Auteur
USINFO, Département d'État des États-Unis
Publié le 24/03/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : Karim Sahib/AFP/archives
Vue aérienne de Dubaï, le 7 septembre 2007
L'émirat de Dubaï a annoncé dimanche la construction de trois réservoirs géants pour répondre à ses besoins croissants en eau.
Les réservoirs, dont la construction doit être terminée dans 15 mois, pourront stocker au total 820 millions de litres d'eau potable, selon l'agence officielle des Emirats WAM.
"En raison d'une croissance rapide de la population et du développement économique qui entraînent une hausse exponentielle des besoins en eau, les gouvernements de la région augmentent constamment leurs réserves pour garder le rythme", a expliqué à l'agence Behzad Ferdows, directeur général du groupe Mammut chargé du chantier.
Ce riche émirat du Golfe, membre de la Fédération des Emirats arabes unis, a une population de 1,3 million de personnes et est engagé dans une politique de grands travaux pour devenir un centre régional d'affaires et de tourisme.
DUBAI (AFP)
© 2008 AFP
Publié le 19/03/2008 à 12:00 par ecoville
La Journée Mondiale de l'eau a lieu samedi 22 mars. Selon l'Ifen (Institut français de l'environnement), un Français consomme en moyenne 165 litres d'eau par jour. Cette consommation importante a un coût, en moyenne 177 euros par an et par personne, mais d'après une récente enquête de l'UFC-Que Choisir, le prix de l'eau n'aurait pas la même valeur selon les villes. Toujours est-il, les Français sont conscients que cette richesse devient rare et qu'il faut la préserver.
La consommation des Français
Les Français consomment en moyenne 165 litres d'eau par jour avec la répartition suivante : 1% en boisson, 6% en repas, 8% en divers, 13% en linge, 21% en sanitaire, 40% en toilette et 11% en vaisselle (Source : Eau de Paris et Compagnie des Eaux de Paris).
Les Français consomment, aussi, plus d'eau de robinet que d'eau en bouteille, selon le C.I Eau, Centre d'Information sur l'Eau. 67% des Français consomment de l'eau du robinet au moins une fois par semaine contre 60% pour l'eau en bouteille.
Des prix variables selon les régions
Selon l'Ifen, les Français paient en moyenne 177 euros d'eau par an et par personne. Néanmoins, des disparités subsistent selon la région d'habitation : 270 euros en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 142 euros par an en Franche-Comté.
Selon une enquête UFC-Que Choisir parue en octobre dernier, les prix de l'eau pratiqués dans les grandes agglomérations françaises sont "souvent très abusifs". Ils seraient bien plus élevés que ce qu'ils ne coûtent réellement. L'étude montrait que la palme de la surfacturation revenait au Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (SEDIF), avec un taux de marge de 58,7%, soit 58,7 euros de profit sur 100 euros facturés au consommateur.
Fort de ce constat, 64% des Français estiment que la distribution d'eau en France nécessiterait un peu plus de concurrence (sondage Ifop pour la Fédération des Distributeurs d'Eau Indépendants (FDEI) - Février 2008).
Les Français et leur rapport environnemental à l'eau
Les Français sont de plus en plus nombreux à estimer que l'eau est "une denrée limitée", selon le C.I.Eau. 61% partagent cet avis. Ils n'étaient que 49% en 1996. 99% des Français pensent qu'il faut préserver l'eau pour les générations futures. A des degrés divers, 44% des personnes interrogées prévoient une pénurie d'eau dans les années à venir.
Une étude Eurobaromètre parue le 13 mars dernier montre que les Européens placent la pollution de l'eau au 2e rang de leurs préoccupations environnementales après le changement climatique et avant la pollution de l'air. Au niveau français, la pollution de l'eau arrive au 3e rang après le réchauffement climatique et la pollution de l'air.
La qualité de l'eau en France
La France a été condamnée fin janvier par la cour de justice de l'Union européenne pour la qualité de son eau potable. Trois départements de l'ouest de la France, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime, sont concernés par cette condamnation. L'eau destinée à la consommation humaine contiendrait des niveaux supérieurs aux normes européennes en qui concerne les pesticides et les nitrates et d'après l'Ifen, neuf rivières sur dix sont polluées en France.
Relaxnews
© 2008 Relaxnews