ENERGIE
Publié le 12/06/2008 à 12:00 par ecoville
Biocarburants: "emballement" (Borloo)
AFP
12/06/2008 | Mise à jour : 09:30 |
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Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a appelé aujourd'hui à la prudence dans le développement des agrocarburants.
"Il faut se méfier des effets d'emballement", a déclaré le ministre sur France 2.
"Aujourd'hui, on voit qu'il y a un risque de conflit avec l'alimentation et on dit qu'on ne crée plus de nouvelles exploitations".
"Cela ne veut pas dire qu'on arrête", a fait remarquer le ministre. "Mais on ne veut investir que dans la nouvelle génération d'agrocarburants, celle qui ne présentera pas de conflit avec l'alimentaire".
Interrogé par ailleurs sur la mise en place de la contribution climat-énergie, la taxe carbone chère à Nicolas Hulot, et qui fait partie des décisions du Grenelle de l'Environnement, Jean-Louis Borloo a indiqué qu'"on allait y travailler", mais "on n'est pas tout à fait clair sur ce point".
Publié le 12/06/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : Shake your planet
Bernard Susini, maire adjoint délégué au développement durable et au plan climat, était hier l’invité du rendez-vous économique du Club Marseille La Découverte et Metro.
Le conseil municipal du mois de décembre devrait se prononcer sur les pistes de travail actuellement étudiées, à la suite de la décision prise en mars 2007 d’adopter une “Charte qualité Marseille”. Il s’agira, concrètement, de mettre en place des installations photovoltaïques sur des équipements et des bâtiments communaux publics, notamment dans les quartiers de la Belle de Mai et d’Euroméditerranée.
Les promoteurs privés sont également invités à réaliser des constructions “écologiquement responsables”. En revanche, il n’y aura pas d’éoliennes sur la digue du port. “La population n’en veut pas”, a reconnu Bernard Susini, sans compter qu’un tel équipement n’a pas reçu l’autorisation administrative.
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Transport : peu d’amélioration
C’est à Vallon Dol, au nord de la ville, que des éoliennes pourraient être implantée. Il n’y a pas encore non plus de véritable “éco-quartier” qui soit envisagé, comme dans d’autres villes européennes, même si les chantiers à Sainte-Marthe sont déjà un début…
30% de la pollution vient des transports, a aussi reconnu l’élu, dans ce domaine-là les améliorations à attendre ne sont pas nombreuses, même si l’objectif de construire cent kilomètres de transport en site propre reste au programme. La ville étudie aussi le moyen de réduire la consommation des bâtiments “énergétiques” avec chauffage au fioul (écoles, piscines).
Paul Georges
Paul Georges
Metrofrance.com, à Marseille
Publié le 07/06/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : Filippo Monteforte/AFP
Le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka, le 21 avril 2008 à Rome
Une "révolution technologique" est nécessaire pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et le monde doit être prêt à y consacrer sans délai 1% de son revenu chaque année, a estimé vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Si aucune mesure immédiate n'est prise, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130% d'ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70%, a prédit l'AIE dans un rapport publié à Tokyo.
Pour diviser par deux ses émissions de CO2, le monde devrait d'ici 2050 dépenser 45.000 milliards de dollars (28.850 milliards d'euros) additionnels pour développer des technologies énergétiques "propres", soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la planète prévu pendant cette période, selon l'Agence basée à Paris, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique.
"Atteindre l'objectif de 50% de réductions d'émissions constitue un formidable défi", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka.
Cet objectif "nécessiterait des actions politiques immédiates et une transition technologique d'une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie", a-t-il poursuivi.
M. Tanaka a rappelé que la réduction de 50% des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4°C.
Selon le rapport de l'AIE, ce scénario suppose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Un total de 32 centrales nucléaires et 17.500 éoliennes devraient, en outre, être bâties chaque année.
Aucune forme d'énergie ou de technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du réchauffement, a souligné l'AIE.
Selon le Giec, de vastes régions peuplées de millions d'individus seront englouties par la mer et 20 à 30% des espèces végétales et animales seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2°C supplémentaires en 2100 par rapport à la fin du 20e siècle. Mais pays riches et pays pauvres sont divisés sur les mesures à prendre pour empêcher ce scénario.
La rapide croissance des pays émergents comme la Chine et l'Inde, ainsi que la flambée des prix du pétrole et du gaz, sont en train de miner les efforts mondiaux pour réduire la consommation de charbon, une source d'énergie hautement polluante, s'est en outre inquiétée l'AIE.
En Chine et en Inde, "d'énormes réductions doivent être réalisées dans (la consommation de) charbon. Ce ne sera pas facile", a commenté le directeur exécutif adjoint de l'Agence, William Ramsay.
"Leurs marchés ne vont pas adopter facilement ce type de technologies onéreuses" nécessaires pour capter et stocker le CO2, et les consommateurs n'accepteront pas aisément de payer plus cher pour de l'électricité provenant de sources propres, a-t-il expliqué.
"Vous pouvez constater actuellement dans les rues en Inde qu'augmenter le prix de l'énergie est politiquement très dangereux", a ajouté M. Ramsay.
Le gouvernement indien a augmenté cette semaine les prix des carburants, ce qui a déclenché grèves et de protestations.
© 2008 AFP
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews
La consommation d'énergie des Français a légèrement diminué en 2007 par rapport à 2006. Selon le Bilan énergétique 2007 présenté par le ministère de l'Ecologie, la consommation d'énergie primaire recule de 1,1% en 2007, après - 1% en 2006. En revanche, si l'on ne tient pas compte de l'hiver 2006-2007 particulièrement doux, la consommation stagne à 276,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep) (+ 0,1% sur un an). Le transport demeure la bête noire.
Les transports représentent encore 29% de la consommation finale avec une augmentation de 1,5% sur un an, après 0,9% en 2006. Du côté des carburants, les ventes augmentent de 1,4% notamment tirées vers le haut par celles du gazole (+ 3,3%) en raison d'une "diésélisation persistante" du parc automobile tandis que les ventes d'essence baissent de 4,5%.
Le secteur résidentiel-tertiaire reste le plus gros consommateur d'énergie (40% de la consommation) mais son évolution se révèle stable par rapport à l'année précédente (- 0,1%). La consommation d'électricité n'augmente que très légèrement tandis que celle du gaz se stabilise.
Au final, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) sont restées stables, toujours selon le rapport rendu public par le ministère.
Site : www.developpement-durable.gouv.fr
© 2008 Relaxnews
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par ecoville
Hrvoje Polan AFP/Archives ¦ La centrale nucléaire de Krsko, photographiée le 19 mars 2004
Le fait vaut surtout pour sa mise en avant par l’Union européenne. Mercredi, la Commission a déclenché le système d'alerte européen sur les risques radioactifs après un incident survenu dans une centrale nucléaire en Slovénie, à Krsko. Cette alerte a nécessité la mise à l'arrêt complet du site.
Pourtant, selon une porte-parole de la centrale, la panne concerne «une fuite de liquide sur le circuit de refroidissement primaire». Aucune incidence sur l'environnement n'a été détectée dans cet établissement situé à une centaine de kilomètres au sud de la capitale, Ljubljana, a-t-elle ajouté.
«Pas d'indice d'un incident grave»
A la suite de l’alerte, le gouvernement allemand a mobilisé mercredi soir ses services compétents pour une première évaluation. Selon les informations rassemblées, a indiqué plus tard le porte-parole du ministère allemand de l'Environnement, il semble que le système de refroidissement de la centrale soit «sous contrôle» et qu'il n'y ait pas de fuite radioactive. «Il n'y a pas pour l'instant d'indice d'un incident grave», a-t-il précisé.
Hrvoje Polan AFP/Archives ¦ La centrale nucléaire de Krsko, photographiée le 19 mars 2004
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 04/06/2008 - 23h16
dernière mise à jour : 04/06/2008 - 23h16
Publié le 04/06/2008 à 12:00 par ecoville
crédit : Sebastiano Pitruzzello
Avec un baril de pétrole dont le prix a quintuplé en 5 ans et qui se rapproche inexorablement du seuil symbolique des un dollar le litre (159 dollars le baril), nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le grand défi est devenu la substitution de l’énergie par l’information à tous les niveaux de production et d’organisation de nos sociétés.
On estime qu’il reste environ 160 milliards de tonnes de pétrole conventionnel à extraire. En supposant que la consommation mondiale reste à son niveau actuel - 4 milliards de tonnes par an - il nous reste donc à peine plus de 40 ans de consommation. Or, selon l’AIE, la consommation mondiale de pétrole pourrait passer de 4 à 6 milliards de tonnes d’ici 2030 à cause notamment du développement économique accéléré de l’Asie.
Certes, ces estimations ne tiennent pas compte des réserves sous forme de pétrole non conventionnel, schismes bitumineux, pétrole profond, ni des progrès qui peuvent intervenir dans le taux de récupération des gisements mais ces variables ne changent pas fondamentalement la donne et ne pourront que nous faire gagner une ou deux décennies supplémentaires. L’exploitation de ce pétrole non conventionnel a en outre un coût énergétique et environnemental considérable.
Globalement la consommation énergétique de l’humanité s’élève à un peu plus de 10 gigatonnes d’équivalent pétrole par an et le pétrole représente donc, à lui seul, près de 40 % de cette consommation mondiale.
Nous pouvons bien sûr parier, comme le font les Etats-Unis, sur l’innovation technologique, pour accélérer le basculement vers "l’aprés pétrole" mais s’en remettre exclusivement à la technologie (qu’il s’agisse du charbon "propre, de la séquestration de carbone, de l’hydrogène ou des énergies renouvelables), sans remettre en cause fondamentalement nos modes de vie, relève à mon sens de l’illusion dangereuse. Nous devons en effet changer radicalement de perspective d’approche et admettre que le vrai défi consiste d’abord à réorganiser nos économies et nos sociétés de manière à réduire à la source nos besoins en énergie et à instaurer en principe généralisé la recherche de la sobriété énergétique et d’une croissance économique écocompatible.
Sachant qu’un humain sur deux vit à présent dans les villes, cela suppose notamment une réorientation profonde de nos conceptions et politiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de transports afin de contenir l’étalement urbain et de repenser nos villes de façon à optimiser leur efficacité énergétique et leur empreinte écologique en concevant des unités urbaines qui intégreront, au lieu de les dissocier, les pôles de travail, de logement et de loisirs.
Cette question de l’urbanisme et des transports est capitale en matière énergétique et environnementale. Une étude du MIT a par exemple montré que la consommation énergétique moyenne d’un habitant d’Atlanta, ville américaine à l’urbanisme dispersé, était 7 fois plus grande que celle d’un habitant de Barcelone, ville méditerranéenne à l’urbanisme dense. Même si cela n’est pas facile dans un pays où beaucoup de familles rêvent de vivre dans une maison individuelle, nos responsables politiques doivent avoir le courage d’ouvrir ce débat sur la densification urbaine. En trente ans, la distance moyenne parcourue en voiture pour se rendre de son domicile à son travail a été multipliée par trois et nous devons absolument inverser cette tendance qui n’est plus tenable, ni économiquement ni écologiquement.
Nous devons également avoir le courage d’ouvrir un vrai débat démocratique sur la question de la restriction de l’usage de l’automobile dans les centres ville et de l’instauration de péages urbains modulables en fonction du nombre de passagers, de l’heure ou du type de véhicule. On peut imaginer aller plus loin en accordant des réductions d’impôts ou de taxes aux entreprises ou particuliers particulièrement sobres en matière énergétique. Il faut également, grâce à un cadre législatif et fiscal adapté, favoriser l’essor du télétravail afin qu’il représente d’ici 10 ans 20 % du temps consacré aux activités de services publics et privés.
De récentes études scientifiques montrent que, compte tenu des délais liés à l’inertie thermique des océans, si nous voulons stabiliser le climat, il nous faut non seulement réduire de moitié au niveau mondial nos émissions de gaz à effet de serre mais tendre à une production énergétique totalement décarbonnée d’ici la fin de ce siècle.
Pour atteindre de tels objectifs, le développement massif, même de plusieurs ordres de grandeur, de la production d’énergie renouvelable (y compris le nucléaire), bien qu’absolument nécessaire, n’est qu’une réponse partielle et insuffisante et nous devons d’abord réorganiser en profondeur nos économies et nos sociétés autour du concept de sobriété énergétique et de productivité informationnelle et cognitive en réduisant à la source nos besoins globaux en énergie et en améliorant de manière considérable l’efficacité et le rendement énergétique dans l’ensemble des activités humaines.
Notre civilisation va devoir apprendre à produire et à transformer le maximum d’information en connaissance et en richesses en utilisant le minimum d’énergie et en recherchant systématiquement la valeur ajoutée écologique qui devra simultanément préserver la biodiversité gravement menacée, valoriser et utiliser les matériaux et produits naturels et intégrer le recyclage et l’ecocompatibilité de l’ensemble des productions industrielles et humaines dès leur conception.
Mais, à ce stade de réflexion, il faut éviter tout malentendu idéologique ou philosophique : un tel objectif ne signifie nullement la soumission au mythe dangereux du retour à une nature idéalisée, toute puissante et vierge qui n’a jamais existé. Depuis le néolithique, l’homme n’a cessé de transformer profondément la nature et son environnement pour survivre puis améliorer ses conditions de vie et ceux qui, s’enfermant dans de nouvelles formes d’intégrisme et de conservatisme, et remettent en cause la nécessité de l’innovation et du progrès scientifique, notamment dans les sciences du vivant, se trompent de combat et veulent répondre de manière simpliste et dogmatique à des défis planétaires complexes et globaux.
Pour réussir cette mutation de civilisation, l’espèce humaine doit plus que jamais mobiliser toutes ses capacités d’innovation, non seulement dans les domaines scientifiques et techniques mais aussi dans les domaines sociaux, économiques et démocratiques, pour concevoir de nouveaux modes et outils de gouvernance, de régulation et de contrôle socio-politiques. Il nous appartient, sans nous enfermer dans des cadres de pensée réducteurs, de faire preuve d’audace créatrice et d’être à la hauteur morale et intellectuelle des immenses défis que notre planète doit relever.
Publié le 04/06/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : DR
Christine Oberdorff présente l’émission "Passage au vert" sur Ushuaïa TV.
« Passage au vert »
Mercredi 4 juin, à 20h50 sur Ushuaïa TV
Ushuaïa TV donne le coup d’envoi à la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin la veille, ce mercredi soir, avec une émission spéciale « Passage au vert » en partenariat avec Metro. Tout au long de la soirée, les invités débattront autour du thème retenu cette année : « comment construire une économie sans carbone ». Parmi eux, la secrétaire d’Etat à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le député vert européen Daniel Cohn-Bendit, ainsi que le directeur général du WWF-France, Serge Orru.
Picouly en 'Candide'
« Les invités ont accepté de jouer le jeu du parler vrai et du traitement décalé des sujets qui caractérise la quotidienne de ‘Passage au vert’ », raconte Christine Oberdorff, qui présente l’émission. Daniel Picouly incarnera ainsi le rôle du ‘Candide’, le non-spécialiste qui pose les questions que nous aurions tous envie de poser au risque de paraître naïf. A ne pas rater.
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 04/06/2008 à 12:00 par ecoville
Photo : DR
Laurent Cabrol, animateur à Europe 1 et sur TF1 a écrit : "Climat : Et si la Terre s'en sortait toute seule ?", Ed. Le Cherche-Midi, 144 pages, 10 euros.
En 1540, on pouvait traverser le Rhin à pied à cause de la sécheresse. En 1693, le froid et la faim ont causé la mort d’1,3 millions de personnes en France.
Vous dénoncez la pensée unique qui tend aujourd’hui à tenir l’homme pour responsable du réchauffement climatique. Or, n’y a-t-il pas un véritable consensus de la communauté scientifique autour de la question ?
Je suis journaliste Météo depuis 25 ans et j’ai été l’un des premiers à parler du réchauffement climatique. Je me suis posé la question de savoir si ce phénomène était une nouveauté ou si ça existait déjà. À l’époque des cathédrales, entre l’an 900 et l’an 1300, on a eu des températures bien plus élevées que celles qu’on enregistre aujourd’hui : on a même récolté des fraises à Strasbourg en hiver. La question de la responsabilité de l’homme se pose donc, car il n’y avait pas de voitures à cette époque-là. Je me suis donc plongé dans les livres et j’ai constaté que la communauté scientifique est loin de l’unanimité sur la question. Ceux qui soutiennent, comme le Giec, que l’homme est en bonne partie responsable du réchauffement de la planète disent : « Nous sommes plus nombreux, nous avons donc raison ». Galilée était tout seul à son époque à dire que la Terre tournait autour du Soleil, et pourtant…
Quelles autres explications sont mises en avant par les scientifiques ?
Les gaz à effet de serre (GES) ne sont pas les seuls acteurs du réchauffement climatique. D’autres éléments entrent en jeu comme les nuages, le soleil, les aérosols et surtout les océans. Certains nuages agissent comme un parasol qui rafraîchit la planète, d’autres comme une couverture qui lui tient chaud. On ne sait pas aujourd’hui quel type de nuage sera majoritairement présent quand le réchauffement climatique s’emballera : les nuages qui chauffent ou les nuages qui refroidissent ? Les océans, qui représentent 2/3 de la superficie terrestre, absorbent, stockent et enfuissent la chaleur pour ensuite la restituer jusqu’à 200 ans plus tard. Or, tout le débat sur le réchauffement climatique est axé sur les GES, donc sur le rôle de l’homme, alors que les autres éléments sont passés sous silence.
Comment faire la part des choses ?
Le problème est que la climatologie est une science jeune et la recherche est encore balbutiante. Aujourd’hui nous ne somme peut-être pas au point zéro, mais il nous reste 90% du chemin à faire. Des modélisations établies aujourd’hui peuvent être démenties demain. C’est ce qui s’est passé concernant les forêts, par exemple. Jusqu’en 2007, les chercheurs affirmaient que les forêts de l’hémisphère Nord absorbaient plus de carbone que les forêts tropicales. De nouvelles mesures prouvent le contraire. Pourquoi une telle différence ? Avant les capteurs étaient placés à la hauteur des arbres, mais en les déplaçant dans des avions qui survolent la forêt à 5 000 mètres de hauteur, les données changent. Alors, comment asséner tant d’affirmations alors que tellement de données restent inconnues. Le climat obéit à une mécanique extrêmement compliquée. L’accentuation des événements extrêmes a toujours existé dans l’histoire du climat. En 1540, on pouvait traverser le Rhin à pied à cause de la sécheresse. En 1693, le froid et la faim ont causé la mort d’1,3 millions de personnes en France.
Ne craignez-vous pas qu’en vous lisant les gens aient l’impression qu’il est inutile de faire des gestes pour la préservation de l’environnement ?
Les gestes ne sont pas inutiles ne serait-ce que car le pétrole se raréfie et devient plus cher et que d’avoir une maison chauffée à 19° C est plus sain que de vivre avec 25° C dans son intérieur. Mais il ne faut pas biaiser le discours. Je trouve qu’il est exagéré de culpabiliser les gens chaque fois qu’ils prennent leur voiture en affirmant qu’ils tuent la planète pour leurs enfants. C’est malhonnête, car que sait-on réellement ? Avec mon livre, j’ai souhaité donner la parole à la minorité silencieuse. On va trop loin, on n’essaie pas de nous sensibiliser, mais de nous culpabiliser. On sera bientôt 9 milliards d’habitants sur la planète et chacun devra trouver sa place. Plus que le climat, la vraie préoccupation, c’est de pouvoir nourrir tout le monde. Or, au nom du réchauffement climatique, on fait de l’essence avec les céréales en utilisant des terres qui peuvent nourrir la planète. L’écologie est la « science de l’habitat » : elle nous enseigne à rechercher l’harmonie et à ne pas détruire les animaux et la nature. Pour vivre en harmonie sur la planète, il faut préserver les ressources pour l’avenir. Alors, bien sur, il faut chauffer moins, rouler moins… ce discours me plaît car il est honnête.
Le titre de votre livre pose la question « Et si la Terre s’en sortait toute seule ? » Or, la question est plutôt de savoir si l’homme s’en sortira ?
Mon titre est provocateur. La Terre est un organisme vivant qui pourrait bien avoir la capacité de s’autoréguler. Il y a 20 ans, on a découvert des bactéries qui dévorent le gaz carbonique… qui nous dit qu’en réaction à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère ces bactéries ne se développeront pas. Le fait que l’homme aura à s’adapter aux changements climatiques ne me choque pas. Ce que je dénonce ce sont les excès des politiques et des écologistes qui essayent de nous culpabiliser en nous faisant peur, pour qu’on change de mode de vie, alors qu’il n’y a pas de certitudes. Dans mon livre, il n’y a rien de révolutionnaire, juste le bon sens de quelqu’un qui a le nez dans le ciel depuis 25 ans et qui cherche à comprendre.
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* Interview : "Les postulats de l’écologie sont liberticides"
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 29/05/2008 à 12:00 par ecoville
Les 10 plus hautes tours du monde
28/05/2008
7- Taipei 101 (Taiwan)
508 mètres
La tour Taipei 101, inaugurée début 2004, a été le plus haut gratte-ciel du monde jusqu'au 21 juillet 2007. Ce jour-là, la construction du Burj Dubaï a alors dépassé les 512 mètres, hissant le gratte-ciel de Dubaï au premier rang des plus hautes constructions au monde. Le chiffre 101 provient du nombre d'étages que comporte la tour Taipei.
Crédit : DR
Publié le 29/05/2008 à 12:00 par ecoville
Les 10 plus hautes tours du monde
28/05/2008
Alors que Paris s'enorgueillit de bientôt posséder un immeuble haut comme la tour Eiffel (301 mètres), petit tour d'horizon des dix plus hautes tours du monde.
1- Burj Dubai (Dubaï)
Au moins 818 mètres
La tour la plus haute du monde s'élèvera bientôt à Dubaï. Sa construction devrait s'achever en septembre 2009, soit cinq ans après le lancement des travaux. Etonnamment, sa hauteur finale reste secrète, pour éviter que des projets concurrents ne lui vole son titre de plus haute construction au monde. Elle devrait toutefois atteindre les 940 mètres...