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ecoville
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ENERGIE

BAISSE DE L'ESSENCE !!!

Publié le 22/07/2008 à 12:00 par ecoville
BAISSE DE L'ESSENCE !!!
Eric Cabanis AFP/Archives ¦ Pompe à essence dans une station service de Toulouse

C'est une aubaine pour les vacanciers. Après des mois de hausse continue du prix de l'essence, qui avait atteint 1,46 euro en moyenne pour le litre de sans-plomb 95 et 1,44 euro pour le gazole, le prix à la pompe devrait diminuer. Selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), confirmant une information du «Figaro», les carburants ont perdu environ deux centimes la semaine dernière. Cette tendance pourrait se confirmer cette semaine et les prix baisser de trois à quatre centimes.

Après avoir atteint un niveau record il y a 10 jours, à 147 dollars le baril, le prix du pétrole est en effet reparti à la baisse. Une chute elle aussi exceptionnelle, de plus de 16% la semaine dernière, due notamment à un regain d'inquiétudes sur l'impact du ralentissement économique et qui pourrait freiner la consommation d'or noir. Le baril tourne désormais autour des 130 dollars. Toutefois, l'Ufip prévient: «si le brut remonte à 140 dollars, les prix des carburants repartiront à la hausse».

Eric Cabanis AFP/Archives ¦ Pompe à essence dans une station service de Toulouse




20Minutes.fr, éditions du 21/07/2008 - 12h30

dernière mise à jour : 21/07/2008 - 17h58


CONSOMMER MOINS !!!

Publié le 14/07/2008 à 12:00 par ecoville
CONSOMMER MOINS !!!
Photo : DR/Relaxnews

L'Union européenne a approuvé, lundi 7 juillet, la proposition de règlement de la Commission européenne visant à réduire la consommation d'électricité des appareils en mode veille d'ici à 2020, indique un communiqué de presse paru mardi 8 juillet. Tous les appareils produits dans l'espace européen d'ici cette échéance devront consommer 73% d'électricité en moins en mode veille.

Ce nouveau règlement s'applique à tous les appareils électriques utilisés à domicile comme au travail. Téléviseurs, ordinateurs et autres fours à micro-ondes sont donc concernés par cette proposition.

Concrètement, selon le type de produit envisagé, la consommation maximale autorisée en mode veille sera limitée à 1 ou 2 watts d'ici à 2010. Puis à compter de 2013, le niveau de consommation électrique admissible sera abaissé à 0,5 watt ou 1 watt, "un seuil proche des niveaux réalisables avec les meilleurs techniques disponibles, note la Commission européenne.

Cette nouvelle mesure devrait faire diminuer la consommation électrique en mode veille dans l'Union européenne de 73% d'ici à 2020. Au total, dans le seul espace européen, l'émission de 14 millions de tonnes de CO2 sera ainsi évitée tous les ans.

La Commission européenne tient également à rappeler que ce nouveau règlement aura également des effets bénéfiques sur toute la planète, les appareils produits dans l'Union européenne étant également commercialisés à l'étranger.

Ce nouveau texte doit être soumis au Parlement européen. La Commission européenne l'adoptera définitivement dans le courant de l'année.


© 2008 Relaxnews

BONNE NOUVELLE !!!

Publié le 12/07/2008 à 12:00 par ecoville
BONNE NOUVELLE !!!
Les Américains réduisent leur consommation d'essence

11/07/2008 | Mise à jour : 20:14 | Commentaires 3
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La flambée des prix à la pompe a fait baisserla demande de 3,3 % sur un an.

Avec l'envolée des prix de l'essence, les Américains doivent se résigner à réviser leurs plus sacro-saintes habitudes estivales. Quelque 62 % d'entre eux ont ainsi dû changer leurs projets de vacances en raison du prix élevé du carburant, tandis que 15 % y ont carrément renoncé.

Du coup, la consommation de carburant qui enregistre d'habitude une pointe saisonnière avant l'été, a baissé de 3,3 % par rapport à l'année dernière. L'envolée du gallon d'essence (3, 8 litres) à plus de 4,10 dollars en moyenne, en hausse de 30 % depuis le début de l'année, a fait retomber la consommation de carburant à son niveau de 2003. Les foyers les plus modestes sont les premières victimes de cette envolée des prix. Notamment dans les zones rurales où le tarif du gallon dépasse largement la moyenne nationale. Les automobilistes vivant à la campagne dépensent désormais plus de 16 % de leur revenu familial en essence. En revanche, ceux qui habitent dans les métropoles de New York et du New Jersey consacrent moins de 3 % de leur revenu à remplir leur réservoir.

Cette crise a surtout pris au piège les familles venues s'installer dans les banlieues lointaines des grandes villes pour échapper aux prix élevés de l'immobilier, quitte à passer plus de deux heures par jour en voiture pour se rendre à leur travail. Malheureusement les termes de ce calcul sont bouleversés par la flambée de l'essence.

La frustration de ces foyers est d'autant plus forte que les comtés ruraux où ils avaient cru réaliser leur rêve américain sont dépourvus de transports en commun. Ils en sont réduits à conduire le moins possible, à réduire leurs dépenses non essentielles, et à s'approvisionner auprès des enseignes à très bas prix, comme Wal-Mart, dont les affaires rebondissent.
Des modèles moins gourmands
Lorsqu'ils changent de véhicule, ils abandonnent leurs grosses cylindrées au profit de berlines moins gourmandes. Car la facture d'un plein pour un 4 × 4 dépasse aujourd'hui les 100 dollars, un montant devenu exorbitant pour les classes moyennes. D'autant que de nombreuses stations service refusent les paiements par carte de crédit de plus 75 dollars.

Menacées par la chute de leurs ventes, au plus bas depuis 1993, toutes catégories de véhicules confondues, Chrysler, Ford, General Motors n'ont d'autre alternative que d'investir dans le développement de modèles moins gourmands. Toyota a ainsi suspendu la production de son 4 × 4 Sequoia. Pour la première fois depuis plus d'une génération, l'économie d'essence est devenue un argument de vente majeur pour les professionnels du marketing automobile.

En revanche, la demande de gazole pour alimenter les moteurs diesel continue de croître vivement (+ 6 % par rapport à l'année dernière). Ce carburant, plus cher que l'essence et davantage employé par les professionnels du transport, n'est apparemment pas affecté par des augmentations de prix pourtant plus fortes que sur le super ou l'ordinaire.

THT !!!

Publié le 10/07/2008 à 12:00 par ecoville
THT !!!
CHÈVREVILLE (MANCHE) ENVOYÉE SPÉCIALE

Dans le jargon de RTE, le transporteur national d'électricité, Chèvreville est ce que l'on appelle un "point dur". Les deux cents habitants de ce village tranquille sont entrés en rébellion contre le tracé de la ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine, qui doit relier le réacteur nucléaire de troisième génération EPR (réacteur pressurisé européen), situé à Flamanville, au réseau électrique national. L'entrée en service est prévue fin 2011. Selon RTE (Réseau de transport d'électricité), cette ligne de 150 km permettra de sécuriser l'approvisionnement de l'ouest de la France.
SUR LE MÊME SUJET
Réactions La construction d'un second EPR diversement appréciée
Edition abonnés Archive : Nicolas Sarkozy confirme la construction en France d'un deuxième réacteur EPR

A Chèvreville, tous voient déjà la "balafre". La ligne débouchera en haut d'une colline, coupera à travers champs, passera entre la route, la rivière et les maisons, s'approchera à 400 mètres de l'école maternelle. Six pylônes, hauts de 45 à 65 mètres, peupleront bientôt le village. "Nous sommes touchés dans notre chair", résume Hervé Gaté, porte-parole de l'association THT Touche pas à Chèvreville. La taxe au pylône promise (3 600 euros par an) n'y change rien.

Les habitants remuent ciel et terre. Ils ont boycotté, à l'unanimité, les dernières élections municipales. Depuis un nouveau maire a été élu, il continue le combat. Dans les quatre départements touchés (Ille-et-Vilaine, Mayenne, Calvados, Manche), sur les 74 maires concernés, une vingtaine ont pris des arrêtés "anti-THT", demandant un passage de la ligne à 500 mètres des habitations. "Pas question de rejeter la ligne chez nos voisins, précise Gilbert Daniel, le maire de Chèvreville. D'accord pour qu'elle passe chez nous, mais pas dans n'importe quelles conditions."

Il est bien fini le temps où l'arrivée des pylônes, synonyme de raccordement au réseau électrique, était fêtée dans les campagnes. La révolte d'une partie des élus de la Manche est la preuve d'un changement d'époque. "Nous sommes habituellement une région conservatrice, silencieuse, où l'on accepte tout", affirme M. Gaté. La Manche doit en outre beaucoup de son développement économique au nucléaire. Elle accueille déjà deux réacteurs, auxquels viendra s'ajouter l'EPR, à Flamanville, ainsi qu'un centre de retraitement et un site de stockage souterrain, à la Hague.

Seul le collectif Manche sous tension remet en cause cette vocation. "L'EPR a uniquement une vocation commerciale, affirme Guillaume Anfray, son coprésident. On veut spécialiser la France dans la production d'électricité nucléaire, et on garde les déchets." Les autres associations et la plupart des élus évitent ce terrain, et focalisent leur combat sur les conditions du passage de la ligne THT, soit par adhésion à l'énergie nucléaire, soit par pragmatisme.

L'impact de la ligne de 400 000 volts sur le paysage est redouté, ainsi que ses conséquences en cascade : dévaluation immobilière, baisse de l'attractivité touristique. Des témoignages d'éleveurs font état de maladies dans leurs troupeaux. De possibles effets des champs électromagnétiques sur la santé humaine inquiètent. Une étude épidémiologique portant sur 29 000 cas de cancers infantiles, publiée en 2005 au Royaume-Uni, a montré une association entre la leucémie infantile et la proximité de résidence à la naissance des lignes à haute tension. L'étude n'a pas conclu à un lien de cause à effet, en l'absence de mécanisme biologique connu.

En France, le dernier rapport d'experts sur le sujet, daté de novembre 2004, est très rassurant. Il conclut que l'ensemble des données disponibles est en faveur de "l'absence d'effets sanitaires" chez l'homme. Mais les riverains demandent l'application du principe de précaution. Une solution, en particulier, est plébiscitée : l'enfouissement.

Elle a été retenue, fin avril, pour l'interconnexion électrique entre la France et l'Espagne, afin de préserver les paysages des Pyrénées. Galvanisés, les Normands réclament "l'égalité de traitement". L'association Respecter le bocage réfute l'argument du surcoût. Elle rappelle la facture de la tempête de 1999 pour EDF : 5,3 milliards d'euros, "qui auraient été économisés si les lignes avaient été enfouies". Elle prend aussi appui sur les travaux du député (UMP, Bouches-du-Rhône) Christian Kert, qui prône dans un rapport parlementaire le lancement d'une politique volontariste d'enfouissement, pour baisser les coûts.

RTE rejette l'enfouissement total pour des raisons techniques et de coût. Evalué à 200 millions d'euros en aérien, il serait multiplié par 6. "L'enfouissement partiel est envisageable, mais comment identifier les zones ?, interroge Jean-Marc Perrin, le directeur du projet. Tout le monde pourra dire : "Pourquoi eux et pas nous ?"" Selon lui, le tracé choisi, étudié et discuté au cours d'un millier de réunions, est "celui qui répond le mieux possible à l'intérêt général".

"Nous sommes réalistes, nous ne demandons pas l'enfouissement total, mais seulement dans les endroits où la ligne est la plus gênante, affirme le député Guénaël Huet (UMP, Manche). Mais on ne peut pas discuter avec RTE : ils viennent deux fois en hélicoptère et croient connaître le pays mieux que nous." Selon son collègue Yannick Favennec (UMP, Mayenne), le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo s'est récemment engagé auprès de lui à ce qu'il n'y ait "aucune discrimination" entre l'Ouest et les Pyrénées.
Gaëlle Dupont

SOLEIL BRESIL !!!

Publié le 10/07/2008 à 12:00 par ecoville
SOLEIL BRESIL !!!
Photo : Sociedade do Sol

Augustin T. Woelz, le fondateur de la Sociedade do Sol.

Sao Paulo, Brésil. Il y a des projets plus ou moins business, plus ou moins rentables financièrement… Celui d’Augustin n’a pas vraiment vocation à être rentable, mais il est là pour faire avancer le schmilblick, pour permettre aux plus pauvres de profiter de ce qui est une évidence pour nous, mais un luxe pour la plupart d’entre eux : l’eau chaude…

Augustin est un ancien ingénieur qui a pris un virage radical il y a une quinzaine d’années. Une folle envie d’entreprendre pour les autres l’a poussé dans le lancement de son association Sociedade do Sol, littéralement « la Société du Soleil ». Son objectif ? Mettre à disposition une technologie adaptée aux climats tropicaux et subtropicaux, pour chauffer l'eau de douche à bas coût.

Le CESBM (Chauffe-eau Solaire Bon Marché) a été montré dans un salon de technologies environnementales, au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro (1992). L'équipe créatrice de ce prototype mené par Augustin en a poursuivi le développement, privilégiant les matériaux à bas coût tout en maîtrisant son rendement, afin de le rendre accessible aux familles de faibles revenus.
En 2001, le CESBM a été montré au grand public et suscita un vif intérêt, en tant que produit bon marché, et générant une économie significative de la consommation d'électricité des ménages. Son installation a ensuite commencé dans de nombreux domiciles, à travers le Brésil. Aujourd’hui plus de 60 000 stations ont été installés à travers le Brésil.


Comment fonctionne la Sociedade do Sol ? Ses membres ne sont en aucun cas installateurs et encore moins revendeurs de chauffe-eau, non ! Ils mettent tout simplement, sur leur site Internet à la disposition de tous et gratuitement, le guide de fabrication du chauffe-eau. Ce guide explique toutes les étapes, les côtes, la quantité de chacun des matériaux nécessaires… Et tout ça avec des matériaux ultra simples et à très bas coût. Résultat un chauffe eau valant 5% d’un chauffe-eau classique !


Le boulot de la Sociedade aujourd’hui c’est d’améliorer et toujours améliorer leur guide et leur petit système pour le rendre plus efficace et encore moins cher mais aussi et surtout de communiquer pour qu’un maximum de Brésiliens puisse en avoir l’accès. Aujourd’hui le projet a pris de l’ampleur et leur site (et donc leur guide) est traduit en Anglais, Espagnol Français pour qu’un maximum de personnes puisse s’en servir !


Et ça marche, ça marche très bien, le nombre d’internautes téléchargeant le guide explose. L’objectif d’Augustin est simple : plus de 2 millions de chauffe-eau installé en 3 ans… Evidemment, vous l’avez compris cette organisation ne gagne pas d’argent mais s’auto suffit grâce à des aides comme celle de l’organisme ASHOKA (www.ashoka.org) et certaines formations personnalisés à la construction du chauffe-eau à Sao Paulo…


L’idée n’est elle pas géniale ? La mise à disposition de la connaissance pour tous dans un but social et environnemental… Bravo Augustin !


Le manuel est disponible à cette adresse : http://www.sociedadedosol.org.br/fr/manuel.htm










Shake your planet

FLAMANVILLE !!!

Publié le 08/07/2008 à 12:00 par ecoville
FLAMANVILLE !!!
S. ORTOLA / 20minutes ¦ Le chantier du nouveau réacteur EPR, en bord de mer, à Flamanville.


Ce jeudi 3 juillet 2008, l'industrie du nucléaire est en fusion. C'est gagné. Nicolas Sarkozy, en déplacement au Creusot (Saône-et-Loire), officialise la construction d'un deuxième réacteur de troisième génération, le désormais célèbre EPR, le réacteur pressurisé européen. Si l'on imagine les énormes enjeux économiques cachés derrière ces trois lettres, difficile de mesurer les conséquences de cette annonce sur le quotidien de milliers de Français. Pourtant, il y en a. Pour s'en convaincre, un voyage à 700 kilomètres du Creusot s'impose. C'est à Flamanville (Manche), commune de 1.700 habitants plantée le long des splendides côtes sauvages du nord Contentin, que se construit depuis le 3 décembre le premier EPR.

«Le nucléaire, c'est dix millions par an»

Bienvenue à Flamanville, son port où mouillent des voiliers venus des îles anglo-normandes, son splendide château du XVIIIe siècle, sa vaste maison communale. Le tout bâti ou entretenu par les riches finances locales. Ici, on n'a pas découvert le nucléaire le 3 juillet 2008. Deux réacteurs ont été mis en service en 1985 puis en 1986. Aujourd'hui, nous explique le maire, Patrick Fauchon (PS), «le nucléaire c'est 10 millions d'euros par an pour la commune, soit la quasi-totalité de nos recettes, et trois cents emplois garantis pendant soixante ans. Sans compter la bouffée d'emplois dont nous bénéficions d'ici à 2012.» La bouffée d'emplois, c'est celle du chantier de l'EPR. «1.130 employés à la fin mai, 2.500 au plus fort de son activité en 2010», précise Philippe Leigné, le directeur d'aménagement de ce site de bord de mer sous la responsabilité d'EDF.

Sur l'air de «engagez-vous sur le chantier»

Tous les emplois ne reviennent pas aux habitants du cru. Bouygues, maître d'oeuvre du chantier, a bien sillonné les communes alentours avec un bus sur l'air de «engagez-vous sur le chantier», mais des corps entiers de métier ont disparu dans la région. Quand ils ne sont pas carrément absents de l'Hexagone. «Il est presque impossible de trouver des coffreurs ou des ferrailleurs en France», explique Jack Tord, dans les locaux de la CGT installés en bordure du chantier.

Il faut loger ce petit monde itinérant. Aux Pieux, commune voisine, un terrain municipal est réquisitionné. Quelque 296 mobil-homes flambant neufs y sont alignés, «réservés au chantier EPR», nous annonce son gardien. Pour les Super U et Intermarché voisins, où les ouvriers s'approvisionnent, c'est la fête des tiroirs-caisses. Les bars profitent aussi. Le jeune patron de L'entre-nous, à Flamanville, s'est installé «en novembre 2007, exprès pour l'EPR. Ça marche pas mal, et ça va être encore mieux quand les techniciens arriveront pour la phase suivante du chantier.»

«Les avions de ligne survolent le secteur»

Mais le nucléaire, c'est aussi des soucis. Didier Anger s'en fait même des gros. Ce résident des Pieux n'est pas n'importe qui. Fondateur des Verts, ancien vice-président du parlement européen, il est un expert et un opposant du nucléaire. A la tête du collectif «EPR non merci, ni ailleurs ni ici», il lutte. Même l'intérêt économique de l'EPR ne lui saute pas aux yeux. «Ici il y a 10% des chômeurs, le plus fort taux de la région. Le nucléaire fait fuir les autres activités.» Et que dire des risques encourus? Sans s'étendre sur les déchets nucléaires dont on ne sait que faire ou les risques d'accidents, Didier Anger pointe «les rejets en mer chargés en chlore et matières radioactives», et le «risque d'attentats, avec les avions de ligne reliant Roissy aux Etats-Unis qui survolent le secteur.»

Ces polémiques, cet argent, ces inquiétudes, émigreront dans les années à venir vers un autre site nucléaire. Ce sera Gravelines (Nord), Penly (Seine-Maritime), ou Tricastin (Drôme et Vaucluse). Le choix sera fait «d'ici à 2009» a promis Nicolas Sarkozy.

S. ORTOLA / 20minutes ¦ Le chantier du nouveau réacteur EPR, en bord de mer, à Flamanville.



Envoyé spécial à Flamanville, Stéphane Colineau


20 Minutes, éditions du 08/07/2008 - 07h11

dernière mise à jour : 08/07/2008 - 08h08

PETROLE FOU !!!

Publié le 07/07/2008 à 12:00 par ecoville
PETROLE FOU !!!
Les géants du pétrole sont prêts à tout pour rentabiliser leurs gisements
Arnaud Rodier
07/07/2008 | Mise à jour : 06:43 | Commentaires 1
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Avec le brut à près de 150 dollars le baril, les compagnies redoublent d'imagination.

«On n'a pas de pétrole, mais on a des idées». Le vieux slogan de l'année 1973 est plus que jamais d'actualité. À l'heure où le brut flirte avec les 150 dollars le baril, tout le monde fait preuve d'imagination. À commencer par les producteurs qui s'intéressent à des gisements qu'ils n'auraient même pas regardés il y a deux ans.

Les réservoirs enfouis très profondément, les nappes résiduelles, les projets complexes et coûteux, plus rien ne les rebute. Ses prix suivant ceux du pétrole, Chevron va exploiter un gisement de gaz en eau profonde en Indonésie dont il n'aurait jamais voulu auparavant. Total retourne au Vietnam dont il s'était retiré. Il convoite également les gisements de pétrole de l'Arctique, jugés jusqu'à maintenant impossibles à rentabiliser.

Total dont les dirigeants, réunis ce week-end à Bornéo, avouaient qu'il fallait absolument «exploiter de nouvelles thématiques». Une manière élégante de dire que désormais n'importe quelle découverte, aussi minime soit-elle, devait être regardée de près.

Hier, dans un entretien au quotidien Algérie News, le président de l'Opep, Chakib Khelil, répétait que «les prix du pétrole connaîtront une nouvelle hausse dans les semaines à venir». Et d'ajouter : «Il nous faut suivre l'évolution du dollar, car une baisse de 1 % du dollar signifie 4 dollars de plus dans le prix du pétrole.»

Pas question cependant de toucher à l'offre qui est «suffisante actuellement», affirme l'organisation des pays exportateurs.

Tout aussi pessimiste, Nobuo Tanaka, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), prévoit de son côté, dans un entretien au journal allemand Handelsblatt publié aujourd'hui, que «la situation sur le marché du pétrole va sûrement rester tendue jusqu'en 2013». Et de plaider en faveur d'une politique offensive des pays producteurs en matière d'investissements. Une politique qui, à ses yeux, ne doit surtout pas ressembler à celle de «certains États, comme la Russie, qui taxent lourdement les sociétés étrangères».
Racler les fonds
Du coup, en attendant de nouvelles découvertes, les géants du pétrole ne rechignent plus à racler les fonds de gisements. Total, encore lui, n'hésite pas à dire qu'il va vider jusqu'à la dernière goutte ses réserves. Au passage, il reconnaît qu'en matière d'extraction, «l'industrie pétrolière laisse en moyenne les deux tiers au fond». Et en Angola le groupe expérimente une nouvelle technique d'injection de polymères susceptible d'améliorer sensiblement la récupération des hydrocarbures.

Il ne s'agit pas d'un vent de panique exagéré. Le numéro un de l'assurance en Europe, l'allemand Allianz, s'attend à ce que les prix du pétrole brut montent jusqu'à 200 dollars le baril dans les deux prochaines années, ce qui signifierait, calcule l'institut de recherche économique DIW, un litre à la pompe à 2 euros en 2010. Autant de bonnes raisons pour les consommateurs de s'organiser chacun à sa manière. Aux États-Unis, les Américains, pourtant habitués aux grosses voitures, se laissent massivement séduire par le scooter. Leurs ventes ont explosé de 24 % au premier trimestre de cette année comparé à la même période de l'an dernier.

En Allemagne, le gouvernement prévoit la construction de 30 parcs éoliens en mer du Nord et en Baltique d'ici à 2003. Enfin, un comble, le constructeur de voitures de sport Ferrari se prépare à construire des voitures moins polluantes. Il veut réduire de 40 % d'ici à 2012 les émissions de CO2 de ses modèles et travaille sur le développement de véhicules hybrides dont le premier exemplaire pourrait sortir en 2015.

VACANCES VERTES !!!

Publié le 07/07/2008 à 12:00 par ecoville
VACANCES VERTES !!!
Photo : N.L/METRO

Une cabane familiale au parc de la Belle (86160 Magné), près de Poitiers. L'accueil se fait sur rendez-vous à 14 heures, 16 heures ou 18 heures, le départ avant 11 heures le lendemain matin. www.parcdelabelle.com

Infos pratiques

Le réseau La Cabane en l’Air (60 cabanes) vous accueille en ses branches, dans des parcs et autres lieux privés choisis pour leur beauté et partout en France. Le parc de la Belle est membre de ce réseau. Un site internet de réservation commun a été créé : www.lacabaneenlair.com .

Tarifs (petit déjeuner compris) :

Cabane 2 personnes : 111 euros

Cabane familiale : 104 euros + 41 euros par personne supplémentaire de plus de 12 ans, 31 euros pour les moins de 12 ans.



Qui d’entre nous n’a pas rêvé d’avoir une cabane dans les arbres… un petit refuge, loin du fracas, inaccessible aux non initiés. Aujourd’hui ce rêve est disponible pour une nuit ou plus, sur plusieurs sites en France qui proposent un hébergement percé sur le haut des cimes, à 4, 6, voire 14 mètres de hauteur. Des petites cabanes en bois, construites de façon à respecter la croissance de l’arbre qui les accueille, poussent comme champignons dans les parcs et forêts françaises. « Aujourd’hui, il existe environ 150 cabanes ouvertes au public en France », selon Emmanuel le Grelle directeur du Parc de la Belle, près de Poitiers. Besoin de nature ou d’aventure, l’idée séduit : « En 2007, nous avons enregistré un taux d’occupation de 96% en pleine saison», confie-t-il.

Toute excuse est bonne : «Souvent les clients réservent pour une nuit pour fêter une occasion spéciale, un anniversaire en famille ou une lune de miel en amoureux, mais on a parfois des séjours plus longs, pour des vacanciers qui souhaitent être au plus près de la nature », raconte Emmanuel le Grelle. Quelle que soit l’occasion, l’émotion est la même, si l’on en croit les nombreux mots inscrits au livre d’or de chacune des 10 cabanes du parc de la Belle. « Pour que les grands enfants continuent de rêver, d’autres hommes ont construit cette cabane. Alors un grand merci pour nos cœurs d’enfant », peut-on lire sur le carnet en papier épais et recyclé de la cabane « Canopée », qui dot son nom à ses 14 mètres de hauteur.

Chaque cabane est conçue en fonction de son arbre. Une chambre, un ou plusieurs lits, une petite table, des chaises et des toilettes sèches constituent le décor sobre de ces appartements des hauteurs. Sans oublier les lanternes, indispensables pour s’éclairer car il n’y a pas d’électricité, et la terrasse d’où on profite de la verdure environnante. Et pour manger ? Les organisateurs pensent à tout : le panier du petit déjeuner (compris dans le prix) est posé le matin en bas de la cabane au bout d’une corde qui sert à le remonter. Le même système peut être utilisé pour le dîner si l’on veut être gâté jusqu’au bout.

Il faut dire que remonter et descendre de sa cabane peut prendre du temps ! Pour les cabanes les plus hautes, il faut souvent être équipés d’un baudrier. Dans d’autres cas, les concepteurs en ont carrément fait l’étape d’un parcours de tyroliennes ou d’autres équipements d’accrobranches. Alors, on conseille aux âmes sensibles de choisir un petit nid à 5 mètres. Cela dit, on peut parfois se surprendre… « Est-ce bien raisonnable à notre âge – 73 et 81 ans ? » se demandent Ginette et Lucien du haut de la « Canopée ». Apparemment, la réponse est oui : « On n’a pas le mal de mer », poursuit le mot qu’ils ont laissé en souvenir de leur première nuit d’amour en cabane.
Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

FLAMANVILLE !!!

Publié le 04/07/2008 à 12:00 par ecoville
FLAMANVILLE !!!
Patrice Deré AFP ¦ EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération.

Nicolas Sarkozy a profité d'un déplacement à l'usine d'ArcelorMittal (acier) au Creusot pour annoncer ce deuxième réacteur de troisième génération EPR («European Pressurised water Reactor», à eau pressurisée). Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, premier groupe nucléaire mondial, était à ses côtés au Creusot.

«L'ère du pétrole bon marché, c'est fini. Le nucléaire est plus que jamais une industrie d'avenir et une énergie indispensable», a justifié le chef de l’Etat, alors que les réserves de gaz et pétrole s'épuisent et que leurs prix ne cessent d'augmenter.

«Chaque EPR fait économiser chaque année 2 milliards de m3 de gaz quand il remplace une centrale à gaz, et onze millions de tonnes de CO2» quand «il remplace une centrale à charbon», a-t-il insisté.

Autre argument en faveur du nucléaire, selon Sarkozy, alors que les Verts et Greenpeace ont réitéré leur «opposition» à ce type de réacteur «inutile, dangereux et coûteux»: «l'électricité qui sort d'un EPR est 30 à 50% moins chère que l'électricité qui sort d'une centrale à gaz ou au charbon. On peut devenir exportateur d'électricité alors qu'on a ni pétrole, ni gaz. C'est une chance historique de développement».

Le chef de l’Etat n'a pas précisé où le réacteur sera construit, ni qui l'exploitera. Il a seulement souhaité qu'une décision d'implantation soit prise «d'ici à 2009» et que la «première pierre soit posée en 2011».

EDF s'est dit aussitôt prêt jeudi à «s'engager dans ce projet», en faisant valoir qu'il construisait actuellement l'autre EPR en chantier en France, à Flamanville (Manche, nord-ouest).

Le maire de la ville, Patrick Fauchon, s’est également avoué intéressé : «Je n’ai pas les éléments pour juger si nous sommes les mieux placés». Mais «nous serions contents d’accueillir le 2e réacteur EPR, ajoute-t-il. Outre le «plaisir à répondre favorablement», Patrick Fauchon explique que «le site de Flamanville est prévu pour accueillir 4 réacteurs. On resterait dans les engagements pris par rapport aux habitants lors de la création du site.»

Un plaisir d’autant plus vif que le maire, par ailleurs employé d’Areva, connaît les retombées du nucléaire pour sa ville : «l’EPR, c’est 600 emplois sur 60 ans. Et sur le chantier, ce sont 1.100 personnes de plus et ça peut aller jusqu’à 2.500.»

Patrice Deré AFP ¦ EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération.



Stéphane Colineau, envoyé spécial à Flamanville; avec AFP


20Minutes.fr, éditions du 03/07/2008 - 18h54

dernière mise à jour : 03/07/2008 - 18h59

CHIMISTES !!!

Publié le 03/07/2008 à 12:00 par ecoville
CHIMISTES !!!
DUCLOS ALEXIS
Selon le rapport de la commission énergie du Centre d'analyse stratégique, la France aura du mal à diviser ses émissions annuelles de CO2 par 2 à l'horizon 2050. La loi requiert une division par quatre.

Les entreprises fortement émettrices de gaz à effet de serre (ciment, chimie, acier...) ont désormais intégré la contrainte écologique. Face à la volonté de la Commission européenne de réduire plus encore les émissions de CO2, ils proposent de maintenir l'objectif tout en aménageant les règles.

Bruxelles a, en effet, mis en place un système d'échange de quotas payants. Les droits d'émissions de gaz à effet de serre, alloués gratuitement aujourd'hui aux secteurs pollueurs, vont être réduits progressivement pour être mis aux enchères à partir de 2013. A cette date, les entreprises dépassant leurs plafonds d'émission de CO2 devront acheter leurs quotas auprès d'entreprises plus performantes sur le plan environnemental. Ce mécanisme boursier doit permettre à l'Union européenne d'atteindre les objectifs qui lui ont été fixés dans le cadre du protocole de Kyoto (- 8 % d'émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990).

Les secteurs industriels gourmands en énergie estiment que la stricte application de ce mécanisme d'échange léserait leur compétitivité sans engendrer d'effets positifs sur l'environnement.

L'Union des industries chimiques (UIC), qui a déjà réduit de presque 50 % ses émissions de CO2 depuis quinze ans, a estimé, mercredi 2 juillet, que la mise aux enchères de "la totalité des quotas" à partir de 2013 engendrerait une crise de compétitivité majeure. En effet, certaines industries sont en l'état actuel des technologies émettrices obligées de CO2. Les inciter à réduire leurs émissions de CO2 est une chose, mais les obliger à financer cette part incompressible de gaz à effet de serre reviendrait à instaurer "une charge supplémentaire de l'ordre de 1,1 milliard d'euros par an en 2020, augmentant leurs frais fixes de 35 % à 100 %, selon les filières", indique l'UIC. Les entreprises installées en Europe seraient obligées de fermer ou de délocaliser vers des régions aux réglementations moins contraignantes.

REPENSER LES CONTRAINTES

Evitant le chantage à l'emploi, les chimistes proposent à la Commission de conserver un objectif de réduction des gaz à effet de serre, mais en repensant les contraintes. Au lieu d'un système d'allocation de quotas, les chimistes proposent de prendre en compte "le meilleur niveau de ce qu'il est possible d'atteindre en termes de réduction de gaz à effets de serre", selon l'expression de Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Rhodia. Ce niveau servirait de mètre étalon au secteur. Dans cette perspective, les investissements obéreraient moins la compétitivité du secteur. Les industriels comptent sur la présidence française de l'Union européenne pour faire valoir leur point de vue.
Yves Mamou