DECHET
Posté le 12.05.2008 par ecoville
Photo : Mario Laporta/AFP/archives
Amas de déchets à Naples, le 28 janvier 2008
La crise des déchets à Naples (sud de l'Italie) connaît une nouvelle aggravation et un millier de personnes ont manifesté lundi pour protester contre la réquisition par les autorités d'un site destiné à devenir une décharge.
Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi doit réunir à Naples la semaine prochaine son tout premier conseil des ministres, alors que la région Campanie est placée en "état d'urgence déchets" depuis 14 ans.
Après une relative accalmie pendant la campagne électorale pour les législatives d'avril, quelque 3.500 tonnes de déchets non récoltées jonchent actuellement les rues de Naples, et 45.000 tonnes d'ordures au total s'entassent en région Campanie, selon les médias locaux.
Le conseil municipal s'est réuni lundi pour faire le point sur la crise et notamment évoquer la réquisition d'une carrière à Chiaiano (périphérie nord) pour en faire une décharge, une mesure contestée par un millier de personnes qui ont manifesté devant le bâtiment protégé par un important dispositif policier.
"Depuis une semaine, nous occupons le site de Chiaiano jour et nuit pour empêcher la préparation technique de la décharge. Nous n'accepterons pas une décision qui a été prise trop rapidement, les habitations se trouvent à moins de 100 mètres du site, on ne veut pas que nos vies et notre santé soient mises en danger", a expliqué une porte-parole du mouvement de protestation.
Chaque nuit, les pompiers interviennent pour éteindre des dizaines de feux de tas de poubelles allumés par des habitants excédés, et les rues du centre historique de Naples commencent à être envahies d'ordures, un problème aggravé par la chaleur de ces derniers jours.
"Notre drame est que nous ne savons pas où déverser les déchets, alors que les Napolitains attendent d'avoir une ville plus vivable", déclarait il y a quelques jours la maire de Naples, Rosa Russo Iervolino (gauche).
Silvio Berlusconi a promis de régler le problème du dysfonctionnement chronique des centres de traitement et de la gestion anarchique des ordures, en partie dus à l'infiltration de la mafia napolitaine dans le marché juteux du recyclage.
NAPLES (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 10.05.2008 par ecoville
L'Espagne veut protéger
ses 10 000 km de côtes
De notre envoyée spéciale à Valence, Diane Cambon
09/05/2008 | Mise à jour : 20:54 | Commentaires 2
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Le gouvernement ressort une loi de protection du littoral de 1988 qui provoque l'ire des propriétaires.
La plage du Saler, à une dizaine de kilomètres au sud de Valence, est quasiment vierge. Déclarée parc naturel en 1980, cette zone de l'Albufera est l'un des rares tronçons de la côte espagnole à avoir échappé à l'urbanisation sauvage. Et pourtant, entre les dunes et les marais salants, quatre tours d'immeuble, une résidence avec des villas et un hôtel cinq étoiles s'imposent dans le paysage. Ces édifices, construits dans le pur style architectural des années 1970, ont été érigés avec la bénédiction de la mairie de Valence, qui voulait faire de cette côte une station balnéaire du tourisme de masse.
Mais, près de trois décennies plus tard, ces édifices aux couleurs pastel dérangent le coup l'œil. Ils font tache avec le projet de récupération du littoral lancé par le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, lequel veut procéder à un grand nettoyage de ses côtes abîmées par le béton. Construits et achetés légalement par de nombreux étrangers désirant se faire une place au doux soleil ibérique, ces logements ont aujourd'hui leurs jours comptés.
En vertu d'une loi du littoral datant de 1988 et jusqu'alors oubliée dans les cartons du ministère de l'Environnement, l'exécutif socialiste veut redéfinir l'ensemble des zones côtières appartenant au domaine public.
Si le gouvernement souhaite éviter de nouveaux massacres à la bétonneuse le long de ses dix mille kilomètres de côtes, il veut aussi faire le ménage avec les constructions anarchiques déjà existantes. Pour y parvenir, l'État entend récupérer tous les terrains urbanisés de la zone protégée. À savoir : tous les édifices construits à moins de 100 mètres de la zone sableuse (dune) ou rocheuse (falaise).
Selon José Ortega, porte-parole du collectif de défense des résidents du littoral, près de 500 000 personnes, de la Galice (Nord) aux îles Canaries en passant par la Costa del Sol ou du Levant, seraient propriétaires d'une maison, d'un commerce ou d'un hôtel édifiés dans la dite zone des 100 mètres protégés. Pour ces propriétaires, l'initiative du gouvernement est un véritable coup de massue. «La plus grande offensive contre la propriété privée de l'histoire démocratique espagnole, s'insurge Martine Lavergne, professeur de français à Valence et propriétaire d'une villa sur la plage El Saler depuis près de 30 ans. «Après trois décennies d'investissements, on vous assure que votre patrimoine ne vaut rien et qu'il appartient au final à l'État.»
Dédommagement symbolique
Les pouvoirs publics offrent aux propriétaires dont les villas sont du mauvais côté de la ligne de protection du littoral un dédommagement symbolique. L'État propose de racheter leur bien au prix du sol de l'époque où ils l'ont acheté. Une proposition jugée scandaleuse par la majorité des propriétaires alors que les prix du logement ont augmenté de 150 % en une décennie. L'autre option envisagée est d'offrir une concession de trente ans. Pendant cette période, les particuliers pourront profiter de leurs biens jusqu'à ce que l'État en devienne le propriétaire et décide de sa démolition.
«Cette solution est injuste car, durant cette période, je ne peux ni revendre mon bien ni demander des crédits pour faire des travaux et encore moins le céder à mes enfants», s'indigne Roger Zimmermann, directeur général de l'hôtel 5 étoiles Sidi. Mais, pour ce Suisse allemand, le pire de cette loi est son effet rétroactif. «Mon hôtel a été construit en 1974 et aujourd'hui il est victime d'une lo, qui date de 1988 et qui entre en vigueur 20 ans après !», fulmine-t-il. Au sein du ministère de l'Environnement et de l'Agriculture, on tente de rassurer les résidents affectés en promettant qu'il n'y aura aucune destruction massive ni d'expropriations immédiates.
Toutefois, José Fernandez, directeur du Département du littoral, assure que le nettoyage des côtes est l'une des priorités du nouveau gouvernement. L'État disposerait d'un budget de cinq milliards d'euros pour rendre vierge quelque 220 millions de mètres carrés de côte. Pour l'instant, seule une centaine d'édifices ont été démolis par les pelleteuses publiques. La plupart de ces logements avaient été bâtis sans permis de construire.
De leurs côtés, les résidents affectés par la loi ont pris les devants pour ne pas voir «spolier» leurs biens. Le collectif a déposé une plainte au Parlement européen pour atteinte à la propriété privée et dénoncer l'effet rétroactif de la loi. Leur requête est pour l'instant restée lettre morte.
Posté le 03.05.2008 par ecoville
Les voitures trouvent un nouvel avenir à la casse
Elsa Bembaron
29/04/2008 | Mise à jour : 09:37 |
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Que deviennent nos vieilles voitures ? Leurs épaves ne finissent plus abandonnées dans les campagnes. Désormais, les automobiles sont démontées, dépecées, dépolluées, recyclées…
Une directive européenne de 2000 sur les véhicules hors d'usage (VHU) prévoit que 85% du poids d'une voiture en fin de vie soient «valorisés».
Cela signifie que les différentes pièces et matériaux seront réutilisés. En 2015, ce pourcentage sera porté à 95%. Ce qui constitue un défi pour les constructeurs qui doivent désormais aussi concevoir leurs automobiles en fonction de leur futur recyclage.
Renault conçoit d'ores et déjà des modèles dont 95% de la masse est recyclable. « Dans cet esprit, explique le constructeur, chaque élément réalisé dans un matériau doit être aisément dissociable d'autres pièces réalisées dans des matériaux différents. » Pour que le recyclage conserve un intérêt économique et pas seulement écologique, il doit être relativement facile à mettre en place.
Dans les faits, le «traitement d'un véhicule en fin de vie», se déroule en quatre grandes étapes. La voiture est d'abord dépolluée, c'est-à-dire débarrassée de tous leséléments dangereux pour l'environnement qu'elle contient. Les batteries en plomb, désormais interdites dans les nouveaux véhicules, sont ainsi traitées séparément. Il en va de même pour les huiles de moteurs et le liquide de refroidissement…
Déchiquetée et broyée
Le véhicule est ensuite démonté. Certains éléments comme le démarreur ou le carburateur, peuvent être utilisés comme pièces de rechange. L'envolée du prix des pièces neuves et le vieillissement du parc automobile français rendent cette opération rentable. Le propriétaire d'une voiture de plus de dix ans n'ayant pas nécessairement envie d'engager des frais importants pour une réparation peut préférer acheter une pièce d'occasion plutôt qu'une neuve.
La carcasse est déchiquetée et broyée. Les différents matériaux qui la composent sont séparés les uns des autres. Ce sont surtout les métaux qui sont récupérés lors de cette phase. Magnétique, l'acier est retiré par aimantation. Au contraire, l'aluminium est littéralement expulsé des tapis de tri par des décharges électriques. Les autres métaux le cuivre essentiellement sont aussi extraits lors de cette phase. La flambée des prix des métaux depuis 2003 rend leur récupération de plus en plus intéressante. D'autant que ceux-ci sont très faciles à réutiliser.
En simplifiant, il suffit de refaire fondre de la ferraille d'acier ou d'aluminium pour obtenir de l'acier ou de l'aluminium ! Une nouvelle vie s'ouvre alors à eux. Votre lave-linge était peut-être une portière de voiture dans une autre vie, sans parler des fils électriques en cuivre de votre appartement.
Collecte des pneumatiques
Quatrième et dernière étape : le tri des résidus. Certains éléments sont encore valorisables. Ainsi, Indra, une entreprise de revalorisation d'automobiles, transforme le PVC de tapis de sol de voitures en roues de chariots de supermarchés ! De plus en plus de plastiques peuvent être réutilisés, mais la majorité est encore incinérée ou utilisée comme source d'énergie.
Les pneus, enfin, ont leur propre filière de revalorisation avec Aliapur. Cette société a été créée en 2003 par les grands manufacturiers pour en organiser la collecte et le traitement. Les pneumatiques récupérés se réincarnent ainsi en tapis mécanique en caoutchouc ou en terrains de sport…
Posté le 03.05.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews
Les fruits et légumes commercialisés en France contiendraient moins de résidus de pesticides en 2006 par rapport à 2005, selon les différents plans de surveillance réalisés par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).
Dans la catégorie "Fruits et légumes frais", alors que le nombre d'échantillons analysés est plus important en 2006 par rapport à 2005 (4.749 contre 3.098), seulement 6% sont non-conformes, contre 6,7% un an plus tôt. Ce taux était de 7,8% en 2002 sur 3.773 échantillons.
Pour ce qui est des légumes, les poivrons et piments, les lentilles, ainsi que les aubergines, représentent principalement les aliments dépassant les taux autorisés tandis qu'a contrario les pommes de terre, les endives, les carottes et les tomates ont des taux inférieurs à la moyenne.
Du côté des fruits, des taux supérieurs à la moyenne ont été enregistrés pour les fraises, les mandarines et les poires. A l'inverse, les oranges, les avocats et les pommes ont des taux inférieurs.
La DGCCRF s'est également intéressée aux résidus de pesticides et de brome dans les salades d'hiver. Là encore, comme pour les fruits et les légumes frais, le pourcentage de non conformité recule par rapport à l'année précédente alors que le nombre d'échantillons contrôlés est plus important. Sur les 222 échantillons (contre 184), 19,82% sont non conformes (contre 20,1% en 2005).
La présence de résidus de pesticides a surtout été détectée dans les laitues, puis les rougettes, les batavias et les feuilles de chêne. "La salade d'hiver apparaît ainsi comme l'un des produits végétaux où le pourcentage de non conformité est particulièrement élevé".
Site : www.minefe.gouv.fr
Relaxnews
© 2008 Relaxnews
Posté le 30.04.2008 par ecoville
Selon une étude commandée par Tetra Pak, La brique alimentaire, par rapport aux autres emballages, a de loin l'empreinte écologique la plus faible, tant en termes d'émissions de gaz à effet de serre, que de consommation des ressources naturelles et d'énergies non renouvelables. Le verre pourtant
Chaque année, les français consomment plus de 5 milliards d'emballages pour le lait et les jus de fruit. Si ces emballages sont indispensables pour conserver, ils affectent également l'environnement dans leur production et leur mise au rebut. Afin de clarifier et de bien mesurer cet impact, Tetra Pak, leader industriel de l'emballage carton a fait réaliser une étude comparative qui prend en compte l'ensemble du cycle de vie des principaux emballages présents sur le marché français.
Quelques éléments de méthodologie
De la production au recyclage éventuel, l'ensemble des étapes de vie des principaux emballages a été analysé sur la base de plusieurs grands indicateurs environnementaux . Ainsi, bouteille plastique PEHD(1) (lait), bouteille plastique PET(2) (jus), bouteille verre, emballages carton de Tetra Pak ont été passés au crible de Bio Intelligence Service, spécialisé dans les analyses de cycle de vie (ACV) selon la norme internationale ISO 14 044. L'étude a ensuite été validée par un Comité de Revue Critique constitué d'un membre du Conseil national de l'Emballage, d'un expert ACV et d'une personne du WWF.
Les résultats de l'analyse sont présentés en distinguant quatre étapes du cycle de vie :
- la fabrication des matériaux de l'emballage, comprenant l'extraction, la production et le transport des matières premières constitutives des emballages.
- Le remplissage et le conditionnement des emballages.
- La distribution des produits emballés aux différents points de vente.
- La fin de vie, qui couvre la collecte de l'ensemble des déchets générés sur le cycle de vie des emballages et leur traitement.
Dans le cadre de cette synthèse, cinq indicateurs d'impacts environnementaux ont été sélectionnés, sur la base des préoccupations environnementales actuelles et de la robustesse de la méthodologie de quantification de ces indicateurs :
- La contribution à l'effet de serre
- La consommation d'énergie d'origine non renouvelable
- La consommation de ressources non renouvelables telles les ressources fossiles et minérales.
- L'acidification de l'air qui symbolise l'augmentation de la teneur en substances acidifiantes dans la basse atmosphère
- L'eutrophisation qui est l'introduction de nutriments sous forme de composés phosphatés ou azotés perturbant les écosystèmes en favorisant la prolifération de certaines espèces (micro-algues, plancton...).
L'impact environnemental des emballages pour 1 litre de lait : net avantage à la brique
Tous les indicateurs démontrent que les impacts environnementaux des emballages de Tetra Pak sont significativement inférieurs à ceux de la bouteille plastique. Les écarts concernant les émissions en gaz à effet de serre, les consommations d'énergies et de ressources non renouvelables demeurent les plus importants puisque :
- les émissions de CO2 de Tetra Brik 1L sont 42 % moins importantes que celles de la bouteille plastique
- La bouteille plastique nécessite près du double d'énergie et de ressources non renouvelables par rapport à un emballage carton de Tetra Pak.
Concernant les différentes étapes de vie des deux emballages majoritaires sur le marché du lait, seul l'indicateur relatif à la fin de vie est à l'avantage de la bouteille plastique. La raison en est simple, les Français trient davantage cet emballage.
Malgré tout, le choix du carton (75 % d'un emballage Tetra Brik), issu du bois d'origine renouvelable et la conception même des emballages de Tetra Pak octroient à la brique un profil environnemental nettement meilleur que celui de la bouteille plastique.
Tableau comparatif des émissions de Gaz à Effet de Serre des emballages pour liquides alimentaires tout au long de leur cycle de vie (pour les marchés du lait UHT et du jus de fruits ambiant).
L'impact environnemental des emballages pour 1 litre de jus de fruit : le mythe environnemental du verre se brise
Supposé vertueux pour l'environnement grâce à son recyclage et historiquement apprécié des Français, le verre n'en est pas moins un réel « fardeau écologique » lorsqu'on étudie son éco-profil tout au long de son cycle de vie. En effet, la fabrication du verre est extrêmement énergivore.
De plus, durant tout son cycle de vie, la bouteille de verre génère une quantité de CO2 quatre fois supérieure à celle de la brique. Cet écart est notamment du au transport (25 fois plus de camions que pour un nombre équivalent d'emballages carton vides).
Enfin le cycle de vie d'une bouteille de verre entraîne une acidification accrue de l'air (plus de 5 fois plus élevée que celle de la brique).
Les impacts environnementaux de la brique sont donc significativement inférieurs à ceux de la bouteille en verre pour tous les indicateurs.
Concernant la bouteille plastique PET, seul l'indicateur de l'acidification de l'air lui est favorable.
L'impact environnemental des emballages pour 250 ml de jus
Dans un monde ou le nomadisme va bon train, le consommateur est de plus en plus à la recherche de formats individuels, même si ils contribuent à la dégradation de notre environnement.
Encore une fois, et même sur un format plus petit, le plastique ne s'avère pas être le meilleur choix pour l'environnement.
Comme sa « grande soeur » d'1 litre, la bouteille plastique PET 250 ml est extrêmement vorace tant en termes d'énergie (+ 278 % vs la brique) que de ressources (+ 371 % vs la brique) non renouvelables.
Même si le recyclage de la bouteille PET 250 est meilleur que celui de la brique, il ne suffit pas à compenser ses importantes émissions de CO2 générées, notamment, lors de sa fabrication.
Ainsi, les émissions de CO2 générées par la bouteille plastique 250 ml sont plus de 3,5 fois supérieures à celles émises par une brique carton de même contenance.
Rappelons toutefois que ce format doit être éviter dans les achats, le nomadisme ambiant n'est pas une raison valable pour multiplier les emballages jetables.
Le choix d'un emballage ne doit plus se faire uniquement en fonction de sa recyclabilité
L'analyse de cycle de vie réalisée par Bio Intelligence Service pour Tetra Pak met en évidence le fait qu'un emballage fortement recyclé n'est pas pour autant celui qui possède la plus faible empreinte écologique. C'est pourquoi l'analyse du cycle de vie est indispensable pour orienter les décisions.
Pour exemple, le recyclage du verre requiert d'importantes consommations d'énergies et entraine de nombreuses émissions de CO2 qui ne sont absolument pas compensées par son fort taux de recyclage, bien au contraire !
Cette analyse de cycle de vie confirme le fait que le matériau qui compose majoritairement l'emballage est l'élément essentiel de son impact environnemental.
Le premier avantage des emballages carton de Tetra Pak réside donc dans l'utilisation du bois issu de forêts gérées durablement et continuellement renouvelées. Ressource renouvelable par excellence, sa très faible empreinte carbone est un argument de poids face au pétrole, ressource épuisable à forte empreinte carbone, utilisé pour la bouteille plastique.
L'autre point fort des briques alimentaires de Tetra Pak est leur éco-conception qui leur permet de peser 10 fois moins qu'une bouteille en verre et donc d'utiliser 10 fois moins de ressources naturelles.
De plus, les emballages carton nécessitent, grâce à leur conception, 25 fois moins de transport que les contenants en verre (pour un million d'emballages vides).
Posté le 24.04.2008 par ecoville
Photo : SN/Metro
Des locataires de Seine-Saint-Denis convertis au tri des déchets.
“Vous avez votre sac ?” Racine Dia, gardien à la cité Allende, à Saint-Denis (93), accueille ses locataires les bras chargés de sacs de “précollecte” : réutilisables, ils sont destinés à séparer les ordures ménagères des déchets recyclables.
Voilà trois semaines que l’opération “Ensemble trions !” a été lancée par la communauté d’agglomérations Plaine Commune et l’entreprise Eco-Emballages. Son but ? Mettre la cité au tri sélectif. Pas si facile...
Porte-à-porte
“Le tri, j’aime pas, explique un locataire. Ça supprime des emplois !” Ici trier rime avec chômage et complexité plus qu’avec planète ou citoyenneté. Pour répondre à ces blocages, Plaine Commune mise sur la proximité : les sacs ont été remis en main propre à 54% des habitants. “On a opté pour le porte-à-porte pour mieux accompagner les gens, c’est très important”, explique Emile, animateur de tri. Un petit guide a aussi été distribué. “Le bidon d’huile, bac bleu ou marron ?” “Les règles du tri sont compliquées, note Clémence, une des sociologues qui a travaillé sur le projet. Le guide rend les choses plus claires.”
Discipline et optimisme
Sylvie, une des locataires, n’hésite pas à ouvrir sa cuisine : un sac est suspendu à la poignée de porte, l’autre perché sur le réfrigérateur. “Toute la famille s’est mise à trier ! Moi, j’ai encore du mal. Mes enfants le feront plus naturellement.” Tous ne sont pas si optimistes. “Je m’impose une discipline, mais mes voisins ne trient pas ! Ici, ça va prendre des années”, soupire Nicole. “Il y a une impulsion, c’est l’essentiel”, tempère Sarah Colin, responsable de l’opération. Le gardien, lui, est enthousiaste : “Je suis fier. Je vois bien qu’on avance : depuis trois semaines, mes agents sortent chaque mardi une bonne dizaine de bacs bleus !
Sarah Nicolle
Posté le 24.04.2008 par ecoville
Un militant de Greenpeace déguisé en orang-outang interpelle un motocycliste pour dénoncer l'impact des plantations d'huile de palme sur les forêts et le climat, Londres, le 21 avril 2008.
Source : A. ABBONIZIO / AFP
Posté le 20.04.2008 par ecoville
(DR)
Trier le verre, c'est bien. Bien réaliser ce tri, c'est mieux. Tels sont désormais les deux messages qu'Eco-Emballages et les grands industriels du verre tentent de faire passer.
Aujourd'hui, six bouteilles sur dix sont recyclées. Cela représente 2 millions de tonnes sur environ 3,5 millions de tonnes de verre d'emballage. «C'est moins bien que dans les pays du Nord où l'on recycle environ 75% du verre, mais c'est un peu mieux que les pays du Sud où l'on est plutôt en dessous», explique Michel Gardes, le président de la Chambre syndicale du verre. Cela correspond à l'exigence européenne d'un taux de 60% d'ici à la fin de cette année, mais il y a une marge de progrès : 1,5 million de tonnes sont toujours dispersées dans la nature ou gaspillées dans les usines d'incinération.
Le verre fait partie de ces rares matériaux réutilisables à l'infini. Avec des avantages écologiques évidents. «Une tonne recyclée, c'est près de 500 kg de CO2 évités et autant de matière première économisée», précise Valérie Herren-schmidt-Munoz, responsable des plastiques et du verre au sein d'Eco-Emballages. «En quantité, les efforts doivent porter sur les grandes villes, car le tri n'est pas toujours facile dans les immeubles, ajoute Michel Gardes. D'un point de vue géographique, c'est le sud de la France qui est prioritaire.»
Les professionnels espèrent aussi trouver le moyen de mieux sensibiliser les Français à la qualité du tri. À l'usine Samin, filiale de Saint-Gobain, à Châteaubernard (Charente), où l'on broie le verre pour le transformer en calcin (les débris de verre qui seront fondus pour refaire des emballages), l'un des responsables se désole. «Les gens, dit-il, n'ont bien souvent pas compris que l'on ne pouvait recycler que le verre d'emballage, autrement dit les bouteilles, les flacons, les pots pour les conserves ou la moutarde.» Certains croient pourtant bien faire en glissant dans les bacs, ou le plat en porcelaine cassé, leur pare-brise en miettes, les vieilles ampoules, un phare de voiture, un miroir… Sans compter les couvercles qui sont laissés sur les pots ou les bouchons dans les bouteilles vides. «Malgré les apparences, tous ces objets n'ont pas la même composition chimique que le verre d'emballage», insiste Richard Mailler, directeur de la programmation logistique et du recyclage chez Saint-Gobain emballage.
Nouveaux flacons
Les erreurs d'aiguillage nécessitent un tri particulièrement minutieux dans l'usine. Malgré tout, des petites particules réussissent toujours à franchir tous les barrages. Lorsque le calcin fondu sera de nouveau transformé en bouteilles, ces petits grains étrangers fragiliseront les nouveaux flacons qui sortiront des presses. À l'usine Saint-Gobain de Cognac, «sur cent tonnes de bouteilles, il y a environ deux tonnes qui sont inexploitables à cause du mauvaiscalcin», rappelle Richard Mailler. Aujourd'hui, dans le verre d'emballage, le calcin représente 53% de la matière première. Un résultat que les responsables espèrent améliorer avec en tête un exemple qu'ils aimeraient bien généraliser : les bouteilles de champagne, qui sont constituées à plus de 90% de verre recyclé.
Posté le 20.04.2008 par ecoville
La France est, parmi les pays industrialisés, le deuxième consommateur de substances pharmaceutiques après les États-Unis. Des produits qui finissent en partie dans les cours d'eau. Crédits photo : Laurent GRANDGUILLOT/REA
Des scientifiques s'alarment de l'effet de ces molécules difficiles à éliminer.
Antibiotiques, hormones, anticancéreux… ces médicaments envahissent insidieusement les rivières. L'eau de nos fleuves est pourtant de plus en plus transparente. «Dans les années 1960, c'était des cloaques infâmes», rappelle Pascal Berteaud, directeur de l'eau au ministère de l'Écologie. Les stations d'épuration étaient l'exception et les industries déversaient leurs eaux usées dans les fleuves en toute impunité.
Après s'être occupé des déchets les plus grossiers, on s'est aperçu qu'ils ne faisaient que cacher des pollutions plus diffuses. «On est passé de milligrammes par litre à des mesures en microgrammes par litre», poursuit Pascal Berteaud. C'est ainsi que sont entrés dans la danse les métaux lourds, les pesticides, les PCB… des produits plus compliqués à détecter. Au mieux plus sophistiqués à traiter, au pire quasiment impossibles à éliminer tels que les PCB stockés dans les sédiments.
Aujourd'hui, de nouvelles pollutions, guère plus réjouissantes que les précédentes, émergent. Il s'agit notamment des médicaments qui s'évaluent en nanogrammes par litre.
On a ainsi observé des poissons qui changeaient de sexe. «Il y a certes beaucoup plus de poissons aujourd'hui dans la Seine qu'il y a quelques années, mais ils ne sont pas tous en très bonne santé. On constate beaucoup d'altération génétique», constate Jean-Marie Mouchel, professeur spécialiste de l'eau à l'université de Jussieu. Certains scientifiques s'alarment. La prise de conscience est intervenue car les méthodes d'analyse se sont améliorées. En cause, les rejets humains bien sûr mais également ceux des hôpitaux, de l'industrie pharmaceutique ou, pire, des élevages. «Depuis que des campagnes de prélèvements ont été lancées dans différents pays du monde, on trouve des traces de médicaments partout et tout le temps», souligne Jean-Marie Haguenoer, membre de l'Académie de pharmacie, en charge d'un rapport sur cette question.
Recherches insuffisantes
«Le plus préoccupant, ce sont les produits de type anticancéreux, les hormones et les antibiotiques», poursuit le scientifique. Certaines stations d'épuration peuvent détruire en grande partie les molécules entrant dans la composition de médicaments, mais parfois «c'est seulement 40 %», s'inquiète-t-il.
Jean-Marc Audic, l'un des responsables du centre de recherche de Suez-Environnement, abonde. «La majorité des composés sont éliminés à plus de 70 % par les stations d'épuration, en particulier par les plus récentes. Mais il y en a qui résistent, comme certains perturbateurs endocriniens ou encore les herbicides», explique-t-il. Autant de composés que l'on retrouve dans les boues des stations. Que se passe-t-il alors si celles-ci sont épandues dans les champs ? «On ne connaît pas l'impact», poursuit Jean-Marie Haguenoer. «Ce qui est effrayant avec les médicaments, c'est qu'il s'agit de molécules actives faites pour agir sur le vivant», ajoute Marie-Hélène Tusseau, chercheuse au Cemagref.
Quant à savoir si ces traces de médicaments peuvent se retrouver dans l'eau potable, la réponse n'est pas évidente. «Il n'y a pas de souci avec les traitements les plus performants», affirme Jean-Marc Audic. «La vérité est que l'on ne sait pas trop», estime un chercheur. «Dans l'état actuel des connaissances, je ne pense pas qu'il y ait des risques majeurs. Il faudrait des années pour que l'on absorbe l'équivalent d'un traitement complet», estime Jean-Marie Haguenoer. Mais l'urgence à accroître les recherches est évidente. D'abord parce que nous sommes dans les pays industrialisés le deuxième consommateur de médicaments après les États-Unis. Une consommation qui augmente de 3 à 4 % par an.
Seules quatre ou cinq équipes travaillent directement sur cette question. «Il faut en faire une priorité en matière de risque environnemental et éventuellement pour l'homme», poursuit le membre de l'Académie de pharmacie. Sachant qu'en arrière-plan pointe une autre source de pollution : les nanoparticules qui entrent aujourd'hui dans la composition de milliers de produits.
Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : F.Santrot/Metro
Le matelas et les oreillers sont les principaux supports des allergènes et des acariens.
Maison, lieu de travail… les citadins passent de 70 à 90% de leur temps à l’intérieur et respirent un air pas toujours très sain. Avec l'utilisation accrue de produits chimiques à usage domestique et de nouveaux matériaux, la qualité de l’air est souvent pire à l’intérieur qu’à l’extérieur. Selon les scientifiques, l’environnement domestique fait partie des causes expliquant l’augmentation du nombre d’allergiques et d’asthmatiques en France. Aujourd'hui, un Français sur cinq souffre d'allergie.
Selon une récente étude TNS Healthcare réalisée pour les laboratoires UCB, 80% des Français ont conscience que la qualité de l'air influe sur leur santé. Mais, les sources de pollution restent mal identifiées. Ainsi, 27% des Français estiment que l’air intérieur des habitations est meilleur que l’air extérieur. Un chiffre qui monte à 36% chez les habitants des villes de plus de 100 000 habitants et ceux de la région parisienne. Environ 14% déclarent même ne pas avoir de polluant chimique chez eux. Selon une autre étude du Credoc, seulement 26% des Français émettent des inquiétudes face aux risques d’allergie liés à la pollution intérieure.
Chimie et acariens
Par habitat, on compte en moyenne cinquante composés polluants. Parmi les plus courants : les composés organiques volatiles (COV), le formaldéhyde et les éthers de glycol. Les COV se retrouvent, par exemple, dans les colles, les laques, les bois agglomérés, les contreplaqués, etc. Très irritants, ils favorisent ou aggravent les allergies et l’asthme. Les éthers de glycol, utilisés dans la peinture, les produits ménagers, provoquent, eux, des allergies de contact et de l’eczéma.
Les bio-contaminants représentent l’autre source de pollution intérieure pouvant provoquer des allergies. Les acariens, les moisissures et les blattes sont ainsi responsables des maladies allergiques chez 15 à 20% de la population.
Judith Korber
Judith Korber
Metrofrance.com