DECHET
Publié le 12/10/2009 à 23:27 par ecoville
Le constructeur français veut réduire la part des plastiques dans la construction de ses véhicules.
La pollution entraînée par un véhicule ne se mesure pas seulement à ses émissions de CO2, mais aussi à ses composants. Le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën s'est donné pour objectif de tripler la part des "matériaux verts" dans les pièces en plastique des voitures à l'horizon 2011.
Les matières plastiques (polymères) représentent 20% de la masse d'un véhicule. PSA veut atteindre 20% de "matériaux verts" pour remplacer ces plastiques en 2011, puis 30% en 2015, contre une proportion de 6 à 7% actuellement. Un véhicule compte environ 1.000 pièces plastiques.
Les "matériaux verts" regroupent les fibres végétales naturelles (chanvre, lin), les matériaux recyclés et les "bio-matériaux" (bio-polymères) issus de ressources renouvelables.
L'utilisation de ces nouveaux matériaux doit permettre d'alléger certaines pièces, de favoriser le recyclage et de réduire les émissions de C02 de la filière de production des plastiques, à un coût égal au matériau traditionnel.
PSA vise une "limitation de l'empreinte environnementale de la construction automobile" en "considérant la vie du véhicule dans son ensemble", a déclaré à la presse Marc Duval-Destin, directeur recherche et ingénierie avancée de PSA. Cet objectif passe par "l'utilisation de matériaux qui vont chercher des ressources renouvelables", dès la phase de conception du véhicule.
PSA a présenté jeudi dans son centre de recherche et développement de Vélizy (Yvelines) plusieurs types de matériaux verts utilisés pour des pièces ou en phase d'expérimentation. Le constructeur a par exemple retenu un support de rétroviseur dans lequel 30% de fibre de chanvre ont remplacé de la fibre de verre, avec le bénéfice d'un léger allègement, a expliqué Louis David, expert en matériaux véhicules.
G. G. avec AFP
Publié le 01/09/2009 à 10:12 par ecoville
Le feu touche des secteurs couverts de végétation haute, donc facilement inflammable, ces zones n'ayant pas connu d'incendie depuis plus de 40 ans. La Californie est fréquemment la proie des flammes. En 2007, elle a subi les pires incendies de son histoire: 640.000 habitants avaient été évacués et 2.000 habitations détruites. AFP
Publié le 01/09/2009 à 09:49 par ecoville
La Chine, l'un des principaux pollueurs de la planète, pourrait voir ses émissions de gaz baisser à partir de 2030 si elle met en place des objectifs de réduction "quantitatifs" et investit massivement dans les énergies propres, selon un groupe d'experts chinois.
Les recommandations de ce groupe d'experts officiels figurent dans un rapport publié avant les discussions de la conférence internationale de Copenhague en décembre, qui doit adopter un nouveau traité de lutte contre le réchauffement.
Dans ce rapport, intitulé "2050 China Energy and CO2 Emissions Report", les experts estiment que les émissions de gaz à effet de serre ralentiront vers 2020 et commenceront à baisser vers 2030, si les objectifs de réduction sont correctement observés.
Dans un tel scénario, les émissions de carbone baisseront au niveau de 2005, voire en-dessous, vers 2050.
Les experts promeuvent un scénario où la Chine passerait d'une économie dépendante du charbon à une autre reposant sur les énergies propres et le nucléaire.
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"Etablir des objectifs d'économies d'énergie est devenue une question clef pour maintenir un approvisionnement en énergie durable sur le long terme", selon le rapport.
"Il est très important pour un pays comme la Chine, qui accélère son processus de modernisation avec une grande population mais des ressources assez limitées, de réaliser une croissance économique rapide avec une consommation de ressources relativement basse", dit-il.
Le groupe d'experts suggère d'imposer aux usines, véhicules et immeubles des quotas stricts d'émissions et de fourniture d'électricité, ainsi que de proposer des incitations fiscales afin d'encourager la recherche sur les technologies propres et leur utilisation.
Le rapport a été rédigé par un groupe d'experts de la Commission nationale pour le développement et la recherche, le principal organe de planification du pays, et du Centre de recherches sur le développement du Conseil d'Etat (gouvernement).
La Chine, en tant que pays en développement, ne s'est pas vu fixer d'objectifs contraignants par le protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012 et dont le sommet de Copenhague en décembre doit décider le prolongement.
© 2009 AFP
Publié le 07/07/2009 à 01:03 par ecoville
Les compagnies pétrolières épinglées par Amnesty International
Au Nigeria, la pollution aux hydrocarbures représente une "tragédie des droits humains" selon un rapport de l'ONG.
Plan d’’eau pollué par une fuite de pétrole en juillet 2007, près de la communauté de Goi, Ogoniland, Nigeria, photo prise le 28 janvier 2008.
Photo : Kadir van Lohuizen/NOOR
Il est difficile d'imaginer lorsqu'on fait son plein à la station-service en quelles conditions on extrait l'or noir qui nous fait rouler. On ne sait même pas exactement d'où vient l'essence ou le diesel : pas de traçabilité à la pompe. Le rapport que vient de publier l'ONG Amnesty International sur le pétrole, la pollution et la pauvreté dans le delta du Niger (Nigeria : Petroleum, Pollution and Poverty in the Niger Delta) est édifiant.
Dans ce pays qui compte parmi les plus gros exportateurs au monde de pétrole, non seulement la population ne profite pas de la richesse créée, elle subit les conséquences d'une pollution inquiétante, selon Amnesty. L'ONG n'hésite pas à qualifier de "tragédie des droits humains" la situation dans le delta du Niger.
Des conséquences sur la santé
"Les populations vivant dans les zones de production du pétrole dans le delta du Niger doivent utiliser une eau polluée pour boire, cuisiner et se laver. Elles consomment du poisson contenant des hydrocarbures et d’autres toxines (lorsqu’elles ont la chance de trouver du poisson), et les terres qu’elles utilisent pour l’agriculture sont détruites. Après les déversements de pétrole, elles inhalent des vapeurs d’hydrocarbures, du gaz et d'autres polluants. ", explique Audrey Gaughran, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains pour Amnesty et coauteur du rapport.
"Pour pêcher, il faut pagayer pendant quatre heures sur plusieurs rivières pour arriver à un endroit moins pollué… mais malgré tout, lorsqu'on ouvre le ventre des poissons, ça sent parfois le pétrole brut" , raconte un pêcheur nigérian, cité par le rapport. "Les gens se plaignent de problèmes respiratoires et de lésions cutanées – et pourtant, ni le gouvernement ni les compagnies pétrolières ne cherchent à contrôler les conséquences humaines de la pollution par les hydrocarbures", ajoute Audrey Gaughran.
Shell mis en cause
Aujourd'hui, aucune étude n'a évalué l'ampleur des déversements d'hydrocarbures dans le delta du Niger. Ce qui est sur est que les conséquences pour la population locale sont désastreuses : "la majorité de la population du delta du Niger dépend de l'environnement naturel pour sa nourriture et ses moyens de subsistance, notamment par l'agriculture et la pêche", explique l'ONG.
"Le delta du Niger constitue un exemple frappant du manque de responsabilité d’un gouvernement envers son peuple, et d’entreprises multinationales n’ayant pratiquement aucun compte à rendre quand leurs activités portent atteinte aux droits humains", résume Audrey Gaughran.
Les manquements du gouvernement ne dédouanent pas pour autant les compagnies pétrolières de leurs responsabilités, explique Audrey Gaughran : "Les compagnies pétrolières telles que Shell (le plus gros exploitant de la région, ndlr) ne peuvent pas ignorer les conséquences de leurs actions simplement parce que le gouvernement ne parvient pas à leur faire rendre des comptes. La règle, en l’occurrence, ce n’est pas le ‘ pas vu, pas pris ’ – il existe des normes internationales concernant l’industrie pétrolière et ses conséquences sociales et environnementales. Les compagnies opérant dans le delta du Niger les connaissent très bien."
Télécharger le rapport (pdf en anglais)
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Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 07/07/2009 à 00:58 par ecoville
DEBAT - Un groupement d'écologistes lance une pétition contre ces monstres des routes. Votre avis...
Un groupement d'écologistes lance une pétition contre les méga-camions, ces monstres des routes plus longs de 6,5 mètres et plus lourds de 20 tonnes que les plus gros poids lourds actuels. Ces engins sont effectivement expérimentés en Auvergne et pourraient être autorisés en France, ce qui choque France Nature Environnement selon «Le Parisien».
Selon un sondage CSA, 79% des Français en ont peur. Globalement, vous êtes aussi contre. ZombieBlue s'exprime par exemple ainsi dans les commentaires ci-dessous: «Je suis pour le transport des containers sur les trains pour les longues distances (pourquoi un camion devrait-il faire Barcelone-Rotterdam par la route?). Les camions ne doivent servir qu'à la desserte locale Gare-Ville». Brubru ajoute ceci: «Et on nous parle de développement durable? Soyons un peu sérieux. Et puis c'est forcément dangereux, à voir comment se comportent certains chauffeurs routiers au volant (une minorité, il est vrai).» Et Fran de conclure qu'au «premier carnage routier dû à un mega-truck, ça sera interdit».
Quelques internautes, comme Chèvre, pensent cependant que «pour transporter 5.000 tonnes, il est préférable d'avoir 90 méga-camions que 140 traditionnels et pour la nature aussi vu que cela diminue considérablement la pollution. Le fret ferroviaire ne peut fonctionner partout, ce n'est pas la solution miracle.» Et Glagny d'ajouter, «un camion de 60 tonnes consomme moins que deux camions de 30 tonnes. Par contre, il faut qu'il roule sur des routes adaptées à ses dimensions et à sa masse. Le risque d'accident avec un camion de 60 tonnes est deux fois moins important que le risque d'accident avec deux camions de 30 tonnes.»
Publié le 29/06/2009 à 12:20 par ecoville
Photo : F.B/METRO
Venir lézarder, oui, mais en bus c’est mieux. Fumer sur sa serviette, d’accord, mais en prenant soin de jeter ses mégots ailleurs que dans le sable... Hier, les ambassadrices de la campagne Inf’eau mer sont venues distiller les règles du savoir-vivre écologique sur la plage de la Bocca. L’initiative est menée tout l’été sur le littoral par la Région, les communes et des associations. “Elle permet de donner les principales consignes à respecter, mais aussi d’engager une conversation plus générale autour du développement durable”, relève Sandra Miomandre, du conseil scientifique des Îles de Lérins.
Pour encourager les vacanciers à être vigilants, les équipes d’Inf’eau mer ne viennent pas à leur rencontre les mains vides. “Nous proposons des sacs en coton issus du commerce équitable afin d’éviter l’usage des sacs en plastique”, explique Maria-Héléna Murciano, chargée de mission environnement au service municipal de l’écologie urbaine. Nous distribuons aussi des cendriers de poche.”
Pas dans le sable, les mégots
Les mégots, que trop de fumeurs “enterrent dans le sable”, peste Sandrine Matic, de l’association Méditerranée 2000, sont l’une des bêtes noires de la campagne Inf’eau mer. “Moi, je les mets au pied du parasol et je les récupère en partant, jure Valère, ce Mouginois de 37 ans. Si nous avons pique-niqué, nous ramenons les déchets à la maison pour faire le tri.”
Irréprochable, le comportement de cet habitué n’est pourtant pas encore répandu sur les plages. Car même si les cribleuses (machines de nettoyage) passent chaque matin aux aurores sur le sable, il y a toujours quelques détritus qui se retrouvent abandonnés. “Il y avait une poubelle à trois mètres, j’ai vu un groupe de jeunes laisser leurs ordures au beau milieu de la plage”, tempête cet autre vacancier. Si les choses ont bien changé ces dernières années, comme le constate les ambassadrices, certaines habitudes continuent d’avoir la vie dure...
A tous d’y remédier !
Calendrier de la campagne sur www.infeaumer.org
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Fabien Binacchi
Fabien Binacchi
Metrofrance.com, à Cannes
Publié le 11/06/2009 à 09:54 par ecoville
La ville allemande de 1,8 million se distingue par la qualité de son air, et par les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixés en matière de protection climatique, tels que la réduction de ses émissions de CO2 de 40 % d’ici 2020 et de 80 % d’ici 2050.
La ville a mené une évaluation des performances énergétiques des bâtiments publics et a lancé des programmes de remplacement de l’éclairage, des chaudières et des réfrigérateurs. Plus de 200 000 lampes classiques ont été remplacées dans près de 400 bâtiments publics et 18 millions d’euros ont été investis pour remplacer plus de 600 chaudières par des appareils plus modernes à condensation.
Les émissions de CO2 par habitant ont été réduites d’environ 15% par rapport à 1990. Côté transports, quasiment 100% des habitants disposent d’un moyen de transport public à moins de 300 mètres.
Publié le 11/06/2009 à 09:52 par ecoville
La capitale culturelle de la Westphalie (Ouest de l’Allemagne) a fait du développement durable une priorité dès 1995. L’un de ses objectifs ambitieux est de diminuer de 40 % les émissions de CO2 d’ici 2020.
300 établissements publics sont également équipés de systèmes qui contrôlent la consommation d’eau et d’énergie. La politique de transport n’est pas en reste : on compte à Münster, plus de vélos (500 000) que de voitures, un réseau routier exclusivement réservés aux deux roues, dont une « véloroute » de 4,5km entourant la ville, a été conçue.
La ville a également développé un système de traitement des eaux usées : 63 000 de ces eaux sont recyclés chaque année, et les déchets biodégradables sont utilisés pour produire de l’électricité. Les habitants sont sensibilisés dès la maternelle aux enjeux environnementaux et sont très attentifs au tri de leurs ordures.
Publié le 11/06/2009 à 09:51 par ecoville
Fribourg-en-Brisgau sur le flan ouest de la forêt noire, est la ville la plus ensoleillée d’Allemagne. Et le soleil, ainsi que le vent et l’eau, jouent un rôle dans l’approvisionnement en électricité de la ville. Aujourd’hui, 4 % de la consommation en électricité de la ville provient d’énergies renouvelables, en particulier de l’éolienne et de la biomasse. Et l’objectif est d’atteindre 10 % d’ici 2010.
Une plus petite proportion de l’énergie est assurée par les énergies solaire et hydraulique. La ville a prévu d’exploiter davantage ces deux sources d’énergie. Les établissements publics vont par exemple recouvrir leur toit de panneaux solaires.
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Rien sur les transports, rien sur les pôles universitaires, rien sur l’emploi. Le Val-d’Oise est un des grands perdants du Grand Paris tel que Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat, l’a présenté hier après-midi. Seule consolation : le président de la République a marqué son intérêt pour la création d’une forêt dans le cône de bruit de l’aéroport de Roissy, avec la plantation d’un million d’arbres.
« La proposition de planter une nouvelle forêt d’un million d’arbres sur les 2 500 ha du cône de bruit de Roissy mérite que l’on s’y arrête. Elle permettrait à elle seule de capturer 13 t de carbone par an », a lancé Nicolas Sarkozy. « Ces arbres ne compensent pas l’absence de projets pour le Val-d’Oise, déplore Didier Arnal, le président (PS) du conseil général. Le doublement de la Francilienne, le désenclavement de la vallée de Montmorency, l’axe Paris-Cergy par autoroute et RER et les déplacements dans l’est du département ont été oubliés. Aujourd’hui, ma crainte, c’est que tous les investisseurs privilégient désormais les secteurs favorisés par le Grand Paris. »
« Nous ferons du lobbying jusqu’à l’Elysée ! »
Même déception de la part de Jean-Pierre Blazy, le maire (PS) de Gonesse. « Entendons-nous bien, j’aime les arbres. Mais c’est un peu court. Je n’ose imaginer que le chef de l’Etat ait pu penser faire du triangle de Gonesse une vaste forêt, ni proposer des arbres là où les habitants attendent des emplois. Je demande plutôt que l’une des 30 gares projetées par le président soit installée sur le triangle de Gonesse. »
Reste la question : pourquoi le Val-d’Oise sort-il quasiment bredouille du Grand Paris ? « Nous avons fait une grosse erreur il y a trois ans en n’avançant pas suffisamment de projets », analyse Didier Arnal. Visé par cette accusation, François Scellier, l’ancien président (UMP) du conseil général, se défend : « Il oublie que ce dossier était à peine démarré en mars 2008, rétorque-t-il. Auparavant, dans le cadre du schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif), j’ai défendu avec acharnement une liaison du TGV Normandie-Roissy passant par Cergy, le bouclage de la Francilienne à l’ouest… Nicolas Sarkozy s’est contenté de donner des perspectives. Rien n’est arrêté, maintenant le débat est ouvert. Dans les jours qui viennent, avec les parlementaires UMP du Val-d’Oise, nous allons demander à être reçus par Christian Blanc pour que les besoins du département soient suffisamment pris en compte et nous ferons du lobbying jusqu’à l’Elysée ! »
« Tout n’est pas fini, veut aussi croire Didier Arnal. Dans les deux mois qui viennent, il faut essayer d’intégrer le Val-d’Oise dans le Grand Paris.»
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