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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
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DECHET

CAPTURE DU GAZ CARBONIQUE !!!

Posté le 18.03.2008 par ecoville
ROY PHILIPPE
Capturer le gaz carbonique permettrait d'éviter que le CO2 ne se retrouve dans l'atmosphère.

Veolia a annoncé, vendredi 14 mars, qu'elle allait préparer un dispositif de capture et de stockage du CO2 (CSC) sur son site de Claye-Souilly (Seine-et-Marne). L'installation permettrait, à partir de 2012, d'injecter 200 000 tonnes de gaz carbonique dans l'aquifère salin situé à 1 500 m de profondeur. Ce projet est le second en France après celui lancé par Total à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), qui vise à stocker 75 000 tonnes de CO2 par an, à partir de 2009, dans un ancien gisement de gaz. Ces démarches témoignent de l'intérêt de l'industrie énergétique pour le CSC : il s'agit de capter le dioxyde de carbone émis par les centrales électriques fonctionnant avec des combustibles fossiles (charbon, gaz ou pétrole) et de l'injecter en sous-sol. Cette technique permettrait d'éviter que le CO2 ne se retrouve dans l'atmosphère et accroisse l'effet de serre.

Un atelier technique, tenu à Trondheim, jeudi, à l'initiative des gouvernements britannique et norvégien, a confirmé la confiance croissante qu'ont les ingénieurs pour cette technique. La société d'électricité suédoise Vattenfall a notamment présenté le projet d'un cycle complet, avec la construction prévue à Aalborg (Danemark), d'une centrale au charbon de 470 mégawatts avec injection du gaz carbonique récupéré dans le sous-sol. La centrale serait opérationnelle en 2013.

PRÈS DE 6 MILLIARDS D'EUROS

Mais ces différents projets restent bien en deçà de l'objectif que s'est fixé l'Union européenne (UE), lors du Conseil européen de mars 2007 : construire d'ici à 2015 douze démonstrateurs de CSC. Selon la Commission, le CSC, appliqué à grande échelle, pourrait réduire de 20 % les émissions de gaz carbonique des pays de l'UE. Mais chaque installation requiert de 300 à 500 millions d'euros d'investissements supplémentaires par rapport à une centrale normale. Soit près de 6 milliards d'euros pour les douze prévues.

Cette somme n'a pas été engagée, ce qui suscite l'inquiétude du gouvernement britannique. Présent à Trondheim, son représentant spécial pour le changement climatique, John Ashton, a indiqué au Monde qu'"il est urgent de trouver un financement pour ces démonstrateurs". La communauté internationale, argumente-t-il, a bien su trouver plus de 10 milliards d'euros pour un autre projet, celui du réacteur ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) de fusion nucléaire. "On nous dit que dans les cinquante ans la fusion nucléaire sera une possibilité commerciale, observe John Ashton. Mais la période clé pour le changement climatique n'est pas dans cinquante ans. C'est dans les dix à quinze ans que les émissions doivent atteindre leur sommet. La fusion n'est pas une possibilité dans ce cadre temporel, alors que le CSC l'est au contraire énormément."

Interrogé sur le point de savoir ce qui, dans l'intérêt de l'humanité, était le plus important à court terme entre la fusion nucléaire et le CSC, M. Ashton répond : "La capture et le stockage du carbone, absolument sans aucun doute." Le représentant britannique espère que la présidence française de l'Union, au deuxième semestre de 2008, permettra de faire avancer le dossier.
Hervé Kempf



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USHUAIA TV AVEC NICOLAS HULOT !!!

Posté le 18.03.2008 par ecoville
Nicolas Hulot, parrain de Ushuaïa TV le 28 mars 2007 à Boulogne-Billancourt (sud-ouest de Paris) Photo: Francois Guillot/AFP


La chaîne thématique du câble et du satellite Ushuaïa TV (groupe TF1), lancée il y a trois ans, a annoncé lundi un virage éditorial et va désormais consacrer l'essentiel de ses programmes au développement durable et à la protection de la planète.

"La première vocation de la chaîne était l'évasion, l'émerveillement. Désormais, notre grille de programmes sera dédiée à 70% au développement durable et à la protection de la planète", a déclaré Didier Sapaut, directeur de la chaîne, lors d'une conférence de presse.

Ushuaïa TV, parrainée par l'animateur Nicolas Hulot et précurseur dans le domaine, doit "devenir la chaîne de référence du développement durable", a expliqué Laurent Solly, président de TF1 Digital, qui regroupe les participations de TF1 dans les chaînes thématiques.

La chaîne diffusera ses programmes en 16/9 à la rentrée prochaine, prélude au passage en haute définition entre fin 2008 et début 2009.

Les nouveaux programmes seront axés sur plusieurs thèmes: le "coaching écolo", avec des émissions sur l'écologie domestique, les nouveaux modes de vie (habitat écologique, etc.) et la préservation de l'environnement (avec une série notamment sur la fonte des glaces).

Depuis novembre, la chaîne propose par ailleurs un magazine quotidien, "Passage au vert" sur l'actualité de l'environnement.

Ushuaïa TV diffusera quotidiennement l'émission "Ushuaïa Nature" présentée par Nicolas Hulot.

L'animateur entend exercer un rôle de "vigie" sur la chaîne, et "vérifier qu'il n'y a pas d'incohérence". "C'est une bonne chose qu'il y ait un espace dédié au développement durable à la télévision. L'aspect pédagogique est essentiel pour retisser les liens émotionnels entre l'homme et la nature", a commenté M. Hulot.

Née en mars 2005, Ushuaïa TV a 2,7 millions d'abonnés, avec 0,2 à 0,3% d'audience, selon la dernière étude de Médiamétrie.
PARIS (AFP)
© 2008 AFP

GRANDE BRETAGNE !!!

Posté le 13.03.2008 par ecoville
Des sacs plastiques dans un conteneur de récupération en 2005 Photo: Jean-Philippe Ksiazek/AFP


En Grande-Bretagne, où le gouvernement a menacé de taxer les sacs plastiques non biodégradables en 2009 faute de progrès suffisants, les initiatives isolées se sont multipliées ces dernières semaines pour limiter leur utilisation.

"Nous allons adopter une loi pour pouvoir les taxer si nous ne constatons pas suffisamment de progrès avec les initiatives volontaires", a annoncé mercredi le ministre des Finances Alistair Darling en présentant le budget 2008-2009, soulignant les "dégâts" causés par les sacs plastiques à l'environnement.

Cette législation, qui entrerait en vigueur en 2009, pourrait réduire de 90% les sacs plastiques mis en circulation chaque année, a-t-il ajouté. Le produit serait affecté à des organisations caritatives écologistes.

Mais une telle mesure serait prise à contrecoeur: le Premier ministre Gordon Brown a toujours rechigné à légiférer en la matière et mettait récemment encore l'accent sur sa préférence pour des actions volontaires tout en disant être prêt à agir si nécessaire.

Avec des photos saisissantes en Une et un dossier de huit pages, le tabloïde britannique Daily Mail a lancé le 27 février la campagne "Bannissez les sacs", invitant la population à faire pression sur le gouvernement pour interdire les sacs non biodégradables.

En février 2007, une vingtaine d'enseignes --dont les grandes chaînes de supermarchés-- ont accepté de réduire de 25% avant fin 2008 l'impact environnemental des sacs plastiques (quantité de matière plastique vierge, produite à partir d'hydrocarbures).

Le WRAP, organisme chargé notamment de contrôler cet engagement, a relevé une réduction de 14% en un an. Sur la même période, 12,4 milliards de sacs plastiques ont été distribués, contre 13,4 milliards auparavant.

L'éventail des méthodes utilisées est large: facturation, réduction du prix des sacs écologiques, sacs recyclables ou biodégradables, points de fidélité, collecte des sacs usagés, etc.

Avec parfois un brin de culpabilisation en cas de réponse positive du client à une question de plus en plus fréquente en Angleterre: "Voulez-vous un sac plastique?"

Marks and Spencer a annoncé fin février qu'à partir de mai ses magasins d'alimentation vendraient 5 pence (6,5 cts) des sacs à 100% en plastique recyclé. Les bénéfices iront à une organisation écologiste.

Tesco, numéro un des supermarchés britanniques, a maintenu la gratuité des sacs désormais biodégradables mais offre des points de fidélité aux clients les refusant. Depuis août 2006, Tesco a distribué 4 milliards de sac, soit une baisse de 1,3 milliard.

Quelques municipalités ont également agi. Londres, dernière en date, a organisé une opération de sensibilisation fin février sur les artères commerçantes Oxford et Regent Street. 2,2 milliards de sacs sont distribués chaque année dans la capitale britannique.

Bête noire des organisations de protection de l'environnement, le sac plastique est devenu omniprésent dans la vie quotidienne, servant à transporter ses courses, à emballer un maillot de bain mouillé ou une paire de chaussures dans une valise avant de devenir en général sac poubelle.

Mais le plastique n'est pas biodégradable et met, selon les experts, entre 400 et 1.000 ans à se photodégrader, c'est-à-dire à se transformer en fragments de plus en plus petits mais toujours porteurs de produits toxiques. Plus de 12 millions de barils de pétrole seraient utilisés pour fabriquer les sacs jetables dans le monde.

Pollution visuelle, le sac plastique est souvent fatal aux animaux marins qui le confondent avec leur nourriture ou qui se retrouvent empêtrés.
Par Elodie MAZEIN LONDRES (AFP)
© 2008 AFP

CANETTE OU VERRE !!!

Posté le 13.03.2008 par ecoville
Pal Pillai AFP/Archives ¦ Une bouteillle de bière

Chaque mardi, Brendan I. Koerner, alias «La Lanterne», répond sur le site Slate.com à une question de lecteur sur l’environnement.

Je me prépare pour le «boirathon» de lundi, la Saint Patrick. Si je veux être un poivrot respectueux de l’environnement, est-ce que je dois prévoir de descendre des bières plutôt en bouteilles ou en canettes?

Difficile de répondre à cette question sans savoir à quelle distance vous vivez de votre brasseur habituel, et s’il utilise ou non des matériaux recyclés. Si votre picole préférée est produite très près de chez vous et que votre ville a un bon programme de recyclage, alors optez pour des bouteilles en verre. Mais si votre bibine est brassée loin de chez vous, par une entreprise pas trop préoccupée par l’environnement, choisissez les canettes en alu.

De la mine au brasseur en tout cas, les bouteilles en verre l’emportent largement. L’aluminium est fabriqué à partir de bauxite, extraite au prix de gros efforts. Les Etats-Unis l’importent en quasi totalité d’Australie, de Guinée et de Jamaïque, où les conséquences environnementales de ces opérations minières sont très controversées. Le verre, au contraire, est fabriqué à partir de silice – beaucoup plus accessible.

A cause des dégâts causés sur l’environnement par l’extraction de la bauxite, fabriquer une canette alu classique coûte deux fois plus en énergie qu’une bouteille en verre de la même taille: 2,07 kilowattheures d’électricité, contre 1,09.

Mais ces chiffres supposent que le matériel utilisé est tout neuf. Or, une canette de bière contient en moyenne 40% d’alu recyclé et les bouteilles de bière américaines sont en général composées de 20 à 30% de verre recyclé. Mais les économies d’énergie qui s’accumulent lorsque vous recyclez une tonne d’aluminium sont beaucoup plus importantes que pour le verre – 96% contre seulement 26,5%. Donc, si votre brasseur utilise des canettes qui contiennent beaucoup d’alu de seconde main, l’intérêt environnemental de la bouteille est considérablement réduit.

L’intérêt diminue aussi si votre bière est transportée à travers plusieurs Etats. Une canette vide classique pèse moins de 30 grammes, alors qu’une bouteille vide approche les 200 grammes. Et ça fait une vraie différence en termes d’émissions de gaz à effet de serre: plus les produits transportés sont lourds, plus il faut de carburant. Quand on inclut dans l’équation une journée de transport en camion, une bouteille émet au final 20% de gaz à effet de serre de plus qu’une canette. (C’est ce qu’explique une analyse fascinante, basée sur des chiffres rassemblés par l’Institut Wuppertal, en Allemagne. Dans cet exemple, la canette est faite d’alu 100% non recyclé ; l’étude ne spécifie la proportion de verre recyclé, mais l’énergie nécessaire pour extraire la silice est incluse).

Vous pouvez éviter cela en buvant de la bière locale, mais il faut quand même vérifier où ces brasseurs achètent leurs containers – c’est malheureusement courant pour les bouteilles et canettes vides de voyager des centaines de kilomètres du fabricant à l’usine de mise en bouteille.

Et après la fête, les canettes sont promises à un meilleur avenir: à peu près 45% d’entre elles sont recyclées, contre seulement 25% des bouteilles. C’est en partie parce que les gens pensent que les bouteilles sont biodégradables, alors ils les jettent dans les poubelles normales. Mais il y a aussi moins de demande pour le verre recyclé. Alors que les constructeurs automobiles et autres fabricants sont très demandeurs d’alu, 90% du verre recyclé est finalement retransformé en bouteilles. De plus, on sépare généralement le verre brun, vert et incolore pour le recyclage – une procédure laborieuse et chère. Cela coûte beaucoup en énergie, notamment de débarrasser le verre vert du métal (comme le fer et le cuivre) utilisé pour le tinter. Et il y a peu de débouchés, beaucoup de villes ne prennent pas la peine de recycler vos bouteilles vides d’Heineken.

Les bouteilles en verre seraient plus écolo si on pouvait les re-remplir, comme c’est le cas parfois en Europe et au Canada. Certes, il y des dépenses d’énergies liées au transport des bouteilles vides jusqu’au brasseur. Mais selon une étude de 2001 de la Commission européenne, les bouteilles reremplissables restent plus vertes que celles à usage unique. Supposons qu’une bouteille est réutilisée 20 fois et que les bouteilles à usage unique sont recyclées à hauteur de 42%: les bouteilles reremplissables demeurent préférables tant que la distance du brasseur au centre de distribution local est inférieure à 4200 km. (Et comme nombre de professionnels de l’industrie des boissons l’ont fait remarqué, les bouteilles à remplir seraient plus efficaces si elles étaient en polyéthylène téréphtalate plutôt qu’en verre).

Plutôt que d’attendre (probablement longtemps) que les brasseurs américains adoptent en masse les bouteilles à re-remplir, pourquoi ne pas prendre à la place une bière pression? C’est le moyen le plus vert d’avoir votre dose d’orge et de houblon – les tonneaux peuvent durer 15 à 20 ans. Ils sont lourds, mais en termes d’emballage par ration, ils sont au final moins lourds que les bouteilles (un tonneau de 60 litres – poids à vide: 13 kilos – revient juste à 81 grammes d’emballage pour une bière).

Alors que vous vous préparez à vous soûler, prenez aussi un moment pour penser à comment est fabriquée votre bière. Le brassage coûte cher en énergie, surtout la phase d’ébullition. Les fabricants de bière commencent à faire des efforts pour réduire leur impact sur l’environnement: la brasserie Brooklyn par exemple, à New York, utilise de l’électricité générée par le vent.

Mais est-ce que l’énergie éolienne, c’est aussi génial qu’on le dit? De quoi faire un autre article… En attendant, buvez à la santé de celui qui a chassé les serpents d’Irlande et profitez-en: la gerbe, c’est complètement biodégradable!

Posté mardi 11 mars

Pal Pillai AFP/Archives ¦ Une bouteillle de bière



Par Brendan I. Koerner par 20minutes.fr


20Minutes.fr, éditions du 13/03/2008 - 11h28

dernière mise à jour : 13/03/2008 - 11h41

LA DUNE DE PILAT MENACE !!!

Posté le 13.03.2008 par ecoville
Forêt de pins autour de la Dune du Pilat.
© Photos Siba - B. RUIZ

Une dune en campagne
A l’entrée du bassin d’Arcachon, la dune du Pilat est menacée par le béton.

A 107 mètres du sol, tout là haut sur cette bonne vieille dame de sable dénommée dune du Pilat, la vue pourrait passer d’imprenable à insupportable pour son million de visiteurs annuel. Classée grand site national en 1978, la dune risque d’accueillir à ses pieds un projet immobilier. La « fenêtre océane », comprenant un lotissement conçu pour accueillir 5 000 habitants et un golf, est un projet qui remonte au début des années 90. Il est ressorti des cartons depuis le 3 mars, quand le conseil d’état a annulé une décision de justice favorable à six associations militant contre. « Dans le schéma directeur de mise en valeur de la mer (SMVM), une page a été rajoutée à Paris, sans concertation, prévoyant un pôle d’urbanisation », raconte l’écologiste Michel Daverat, opposant depuis 1993. Depuis 2001, il a été rejoint par le maire de La Teste, commune où est située la dune. « Dans Le PLU, voté en décembre 2007, il n’est plus question de la fenêtre océane. Mais il faudra aller plus loin » déclare le socialiste Jean-François Acot Mirande. Celui qui risque fort de lui ravir sa place dimanche, le candidat d’union de la droite Jean-Jacques Eroles, estime que « tous les documents d’urbanisme ne prenant pas en compte cette fenêtre océane sont annulables, y compris ce PLU, car ils doivent se conformer à la décision du conseil d’état». Aussi, ce candidat affirme : « Je ne bétonnerai pas la façade océane. Seule une modification du SMVM peut rayer la fenêtre océane de la carte », quand le maire sortant déclare : « Jean-Jacques Eroles ne s’est pas prononcé définitivement contre, et il a sur sa liste des personnes qui l’ont encouragé ». Parmi les co-listiers de Jean-Jacques Erolles, figure en position éligible l’UMP Robert Labat, partagé : « Si ça se fait un jour dans le cadre d’une zone d’aménagement concerté (ZAC), ce sera une verrue dans la forêt. Mais il faut penser à la manne économique générée par les trois campings, progressivement rongés par l’avancée de la dune …».

Et cette perspective d’une ZAC aiguise bien des appétits. « Il y a des gens, dont des promoteurs locaux, qui ont acheté tout récemment des parcelles, en pariant qu’elles seraient déclassées », affirme Jacques Storelli, l’avocat des associations opposées. « J’ai investi dans quelques dizaines d’hectares de forêt usagère il y a des années. Je n’ai été approché par personne à cette heure, mais si un quelconque projet venait à exister, bien évidement que je ne cracherais pas dessus », glisse André Laborde, promoteur immobilier à La Teste et propriétaire parmi la quinzaine concernée. Tout va donc se jouer pendant la prochaine mandature municipale, avec le schéma de cohérence territoriale (SCOT), sur lequel l’Etat n’a pas la main, contrairement au SMVM : le SCOT doit être adopté avant 2010.
Metro Bordeaux Metro Bordeaux

PROBLEME DU BIOETHANOL !!!

Posté le 12.03.2008 par ecoville
AFP/FRANCOIS NASCIMBENI
Réservoirs d'éthanol issu de la sucrerie-distillerie de Arcis-sur-Aube et destiné à la conception d'un carburant, le E85 (85% d'éthanol pour 15% d'essence).

Le recul de la faim dans le monde est-il menacé par la conversion des terres au profit des agrocarburants ? Alors qu'au nom de la lutte contre le changement climatique et de la sécurisation des besoins énergétiques, la liste des pays affichant leur volonté de soutenir cette nouvelle filière s'allonge, la question est très officiellement posée par de hauts responsables des Nations unies.

"Le changement d'orientation de nombreuses exploitations en faveur des biocarburants a détourné des terres de la chaîne alimentaire. Les prix des produits de base atteignent un tel niveau que le litre d'huile de palme en Afrique vaut ainsi autant que le litre de carburant", a alerté la patronne du Programme alimentaire mondial (PAM).

Josette Sheeran a fait ses comptes. Pour assurer le minimum vital aux 73 millions de personnes qui relèvent de ses programmes d'assistance, elle devra débourser, en 2008, au moins 30 % de plus que l'an passé, soit 500 millions de dollars supplémentaires. Une somme dont, pour l'instant, elle ne dispose pas. La situation à laquelle est confronté le PAM reflète peu ou prou celle de tous les pays à faible revenu dont la sécurité alimentaire est fortement dépendante des importations.

En 2007, la facture en céréales qui dans ces pays assurent la base de l'alimentation s'est alourdie de 35 %, pour la deuxième année consécutive. Devant l'envolée des prix, beaucoup de pays y compris parmi les traditionnels exportateurs se sont vu contraints de réagir.

L'Afrique du Sud a augmenté les allocations versées aux plus pauvres, le Maroc a réduit comme jamais les taxes à l'importation sur les céréales, l'Inde les a supprimées, la Chine a, à l'inverse, introduit depuis le 1erjanvier des taxes à l'exportation sur le blé, le maïs et le soja pour limiter les pénuries sur son marché domestique, la Russie, le Kazakhstan, ont introduit des mesures similaires…

La faute aux agrocarburants ? Dans le cas du maïs certainement. Sur les 100 millions de tonnes de céréales destinées à la fabrication de combustible alternatif, 95 millions proviennent du maïs, dont les cours épousent fidèlement depuis plus d'un an, l'ascension du prix du baril de pétrole. Pour le colza, qui en Europe est un des gagnants de la nouvelle politique énergétique, le procès aussi peut-être mené. En revanche, les agrocarburants ne peuvent être jugés coupables de l'envolée spectaculaire des prix du blé depuis l'été : +80 %.

AUGMENTATION DE 50 % DE LA PRODUCTION ALIMENTAIRE NÉCESSAIRE D'ICI À 2030

"Aux Etats-Unis, les agriculteurs commencent à convertir leurs champs de blé en maïs. En Europe, ils se tournent vers le colza, mais cela ne joue encore qu'à la marge et l'envolée des cours du blé s'explique par d'autres facteurs", explique Loek Boonecamp, responsable de la division des marchés agricoles à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Parmi ces facteurs, l'expert de l'OCDE rappelle une série de mauvaises récoltes, l'augmentation de la population mondiale et l'évolution des comportements alimentaires en Chine et en Inde où l'amélioration du niveau de vie stimule la consommation de viandes, de produits laitiers et, par ricochet, les besoins en alimentation animale.

Le niveau des stocks, au plus bas depuis vingt ans, et l'entrée en scène de spéculateurs misant sur une hausse durable des marchés agricoles, pèsent aussi sur les prix. "Agrocarburants ou pas, le monde serait confronté à cette pénurie", assure M. Boonecamp. D'ici à 2030, les experts estiment qu'une augmentation de 50 % de la production alimentaire sera nécessaire pour répondre à la croissance démographique.

Dans ce contexte, est-il alors raisonnable de planifier une expansion à grande échelle des agrocarburants ? Une cinquantaine de pays ont adopté des dispositifs d'incitation avec pour certains des objectifs très ambitieux. D'ici à 2020, l'Union européenne souhaite assurer 10 % de ses besoins en combustibles pour le transport routier grâce aux agrocarburants. Les Etats-Unis misent sur 5 % d'ici à 2012, la Chine 15 % d'ici à 2010… L'OCDE a calculé que l'engagement européen supposerait de convertir 72 % des terres cultivées… un scénario peu réaliste.

L'engouement pour les agrocarburants ouvre de nouveaux débouchés pour les pays du Sud qui y voient une carte à jouer pour améliorer les revenus de leurs paysans. Le Sénégal vient de créer un ministère spécialement consacré aux biocarburants alors qu'il est par ailleurs en déficit chronique sur le plan alimentaire.

"Les pays les plus pauvres subissent de plein fouet le choc pétrolier. Le développement d'une filière énergétique à partir de la biomasse peut leur permettre d'assurer à moindre coût une partie de leurs besoins. 1,6 milliard de personnes n'ont pas encore accès à l'électricité dans le monde", défend Alexander Mueller, de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Le sous-directeur général en charge du développement durable n'affirme pas moins de façon tout aussi catégorique que l'essor des agrocarburants ne peut se poursuivre sans un débat préalable sur la sécurité alimentaire.

Manque de terre, sauf à se lancer dans une course effrénée à la déforestation – ce qui irait à l'encontre de la lutte contre le changement climatique –, plafonnement des rendements dans les grandes zones d'agriculture intensive sont les deux arguments avancés par ceux qui mettent en garde contre les risques à moyen terme d'une compétition généralisée entre les cultures alimentaires et énergétiques. Ils ne font pas l'unanimité. Mais compte tenu des enjeux, ils méritent au moins d'être discutés.
Laurence Caramel

GRAND NETTOYAGE !!!

Posté le 10.03.2008 par ecoville
Surfrider organise la 13 édition des Initiatives Océanes Photo: DR/Relaxnews


L'association Surfrider organise sa 13ème opération internationale Initiatives Océanes du 21 au 23 mars prochains. Il s'agira de réunir le plus grand nombre de volontaires pour nettoyer les plages. L'année dernière, 10.000 personnes se sont réunies sur les plages pour les débarrasser de leurs déchets.

Selon l'association Surfrider Foundation, 6.400.000 tonnes de déchets sont déversés chaque année dans les mers et océans.

Ces déchets, présents dans les eaux maritimes, représentent un danger pour la faune aquatique qui les ingurgite. Leur présence perdure aussi de nombreuses années. Le plastique met 400 ans à se dégrader dans le milieu marin.

Le succès de l'opération se confirme d'année en année. Elle a réuni 10.000 personnes en 2007 contre 6.400 en 2006.

Pour rejoindre l'antenne locale participant au ramassage, les personnes intéressées doivent se connecter sur le site Internet de Surfrider.

Sites :
www.initiativesoceanes.org
www.surfrider.fr
(Relaxnews)
© 2008 Relaxnews

NAPLES A L'AGONIE !!!

Posté le 09.03.2008 par ecoville
Des ordures s'entassent dans les rues du quartier d'affaires de Naples, en Italie, le 7 mars 2008 Photo: Mario Laporta/AFP


"Jamais nous n'aurions pensé en arriver là! Bill Clinton, François Mitterrand, le roi Juan Carlos ont dîné ici", soupire la directrice du grand hôtel Vesuvio dont le restaurant Caruso fermera ses portes dimanche, faute de clients en raison de la crise des déchets.

Symbole d'une industrie du tourisme à l'agonie, le Caruso, avec sa vue à couper le souffle sur le golfe de Naples et le Vésuve, ferme "pour une durée indéterminée", affirme d'un ton amer Mariaclaudia Cardinale, précisant qu'il "sera occasionnellement ouvert dans le cas de réservations de groupes".

"Personne ne veut plus venir à Naples, l'image de la ville a été complètement dégradée par les images des tas d'ordures à la télévision", affirme-t-elle, disant "devoir répondre régulièrement à des touristes inquiets sur la situation".

"Nous avons pris cette décision la mort dans l'âme mais nous n'avions vraiment plus le choix", continue-t-elle.

La patronne souligne que l'hôtel Vesuvio, fondé en 1882, n'a cessé de baisser ses prix depuis quelques années, en raison de l'aggravation de la crise chronique des ordures qui affecte Naples depuis 1994.

"En 2005, une chambre double qui coûtait plus de 250 euros, vaut 160 euros aujourd'hui", précise Mme Cardinale.

"Nous avons 30% de réservations en moins pour l'hôtel et le restaurant par rapport à 2007, et ce alors que l'année dernière avait déjà été très mauvaise", poursuit-elle, ajoutant que seules une trentaine de chambres sur les 160 que compte l'hôtel ont été réservées pour Pâques, pourtant une période de haute saison pour la ville en temps normal.

"La situation s'est arrangée, les rues sont plus propres, mais comment faire pour convaincre les touristes et les tour opérateurs? D'autant plus que les tas d'ordures reviennent périodiquement", souffle-t-elle.

Quelque 3.000 tonnes d'ordures étaient encore en souffrance samedi dans les rues de Naples, principalement dans les quartiers d'affaires et résidentiels, mais le centre-ville avait été largement nettoyé.

"Les tours-opérateurs qui organisent des voyages de groupes ne veulent plus maintenir d'escale à Naples de peur que les touristes soient confrontés à des montagnes d'ordures", assure-t-elle.

Mais c'est à l'ouest de Naples que la situation est la plus grave, dans la région volcanique des champs phlégréens, près du port antique de Pouzzoles.

Là, d'immenses tas d'ordures s'accumulent au bord des routes, dégageant une odeur nauséabonde à quelques mètres seulement de l'entrée de l'amphitéâtre Flavio, troisième d'Italie par sa taille, de la grotte de la Sybille, à Cumes, et du lac d'Averne, célèbre car il était considéré par les Grecs comme l'entrée des enfers.

"La situation a empiré depuis janvier. Tous les restaurants sont fermés et les commerçants désespérées car la saison s'annonce très mauvaise", affirme Nando, un habitant de Pouzzoles.

Le président de la chambre de commerce de la région de Naples, la Campanie, Maurizio Maddaloni, parle de 30% de baisse des réservations à Naples, et souligne que les sites touristiques autour de la ville, Pompéi, Herculanum, les îles de Capri et d'Ischia sont également affectés par la crise.

L'année "2008 s'annonce comme une année noire pour le tourisme à Naples", résume-t-il, ajoutant que même si la crise se résolvait, "la situation serait difficilement rattrapable".
Par Emmanuelle ANDREANI NAPLES (AFP)
© 2008 AFP

MINI MAREES NOIRES !!!

Posté le 06.03.2008 par ecoville
Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Citernes qui fuient, voitures accidentées, dégazages sauvages : l'association Robin des bois a recensé les incidents depuis 2004.

Des pollutions «négligées, sous-estimées, méconnues…» Tels sont les qualificatifs employés par l'association Robin des bois dans son état des lieux des «marées noires dans les eaux intérieures» qu'elle vient de publier. Au total, l'association en a identifié 561 entre 2004 et 2007, exclusivement liées à des fuites d'hydrocarbures.

Ce recensement, établi à partir des faits relevés dans la presse, ne prétend pas être «exhaustif», explique Jacky Bonnemains, le président de l'association. Sans doute en deçà de la réalité, il vise surtout à alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur ces accumulations de petits incidents qui peuvent finir par provoquer de grands désastres. Contenu de citernes vétustes qui se disperse, fuites liées à des accidents de la route, vols dans des stations-service ou huiles de vidange déversées dans des fossés : en comptabilisant les fuites supérieures à 100 litres dans les rivières du bassin Rhône-Méditerranée, 301 tonnes auraient été déversées en quatre ans, explique, à titre d'exemple, le document.

Pour Robin des bois il est important de souligner l'écart existant entre l'attention apportée aux marées noires maritimes par rapport aux pollutions des fleuves et rivières. Il est certes plus facile de donner l'alerte sur un littoral surveillé en permanence que sur des berges de rivières peu fréquentées. Mais pourquoi les dégazages de bateaux de loisir ou, pire, de péniches pouvant laisser dans leur sillage des traces d'hydrocarbures sur plusieurs kilomètres, «restent le plus souvent impunis», demande l'association ? «Il y a un je-m'en-foutisme qui assimile les rivières à un égout», poursuivent les écologistes. Pour preuve ? «Il y a très peu de plaintes.»

Ne pas caricaturer

Attention à ne pas caricaturer, prévient-on au ministère de l'Écologie, «ce sont souvent des pollutions très ponctuelles contre lesquelles il est difficile d'agir». «Les services compétents sont mobilisés dès qu'il s'agit d'une pollution importante», explique Pascal Berteaud, directeur de l'Eau au ministère, qui insiste : «L'assèchement de milliers de kilomètres de rivières en été peut être beaucoup plus grave.»

L'objectif aujourd'hui est non seulement d'appliquer la loi mais aussi d'inciter les procureurs à ne pas classer sans suite ce genre d'affaires. Le système judiciaire pourrait s'organiser pour les eaux douces comme pour la mer : des tribunaux spécialisés et donc des juges sensibilisés.

MANIFESTATION A MARSEILLE !!!

Posté le 04.03.2008 par ecoville
AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
Une personne défile avec un masque à gaz, lors d'une manifestation, le 1er mars 2008 à Marseille, à l'appel d'un front Citoyen de résistance du golfe de Fos (FCRGF), fédérant une soixantaine d'associations, pour demander l'arrêt de la construction d'un incinérateur sur un terrain du port de Marseille, à Fos-sur-mer.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi 1er mars à Marseille, contre les projets d'incinérateurs de déchets et notamment contre le futur équipement de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) construit par le groupe espagnol Erévé. "Nous avons choisi une date proche des élections municipales pour forcer les élus ou les candidats à se prononcer sur l'incinération", a déclaré Véronique Granier, porte-parole du Front citoyen de résistance du golfe de Fos.

La communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole (MPM) fait actuellement construire l'incinérateur de Fos-sur-Mer, ville qui n'appartient pas à MPM. Depuis son lancement en 2002, ce projet fait l'objet d'un bras de fer entre Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille et président de MPM, et des associations ainsi que des élus locaux qui craignent des pollutions à la dioxine dans ce secteur déjà très industrialisé. Après plusieurs procès, le permis de construire a été validé, mais MPM n'a toujours pas obtenu l'autorisation d'exploitation.

Dans le cortège, samedi, Jean-Noël Guérini, candidat socialiste à la mairie de Marseille, a réitéré sa promesse "de moratoire sur la construction de l'incinérateur". "Je comprends la colère des habitants du golfe de Fos. Entre gens de bonne volonté, on peut trouver une solution comme la "méthanisation"", a-t-il déclaré.

Souvent interpellé sur cette question, M. Gaudin affirmait encore, lors d'une récente réunion publique, qu'"il n'y aura aucun risque pour la santé, aucun rejet toxique dans cette usine, car ce sera à la fois un centre d'enfouissement et un incinérateur de nouvelle génération comme celui qui fonctionne à Paris, et dont la gauche ne dit rien". - (Reuters.)
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