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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
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24.07.2008
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DECHET

LE DECHET !!!

Posté le 01.04.2008 par ecoville
Photo : DR

Assen Slim

Chaque Français rejette en moyenne 553 kg de déchets par an. Au palmarès des habitants de l’UE produisant le moins de déchets, les Français occupent la 17e place (sur 27) faisant beaucoup mieux que les Irlandais (804 kg) ou les Chypriotes (745 kg) mais restant largement à la traîne des Polonais (259 kg) et des Tchèques (296 kg).

Si le déchet est bien ce qu’affirme le dictionnaire, c’est-à-dire « ce qui reste d’une matière qu’on a travaillée », le « résidu impropre à la consommation, inutilisable (et en général sale et encombrant) », alors le bon sens pousse à rechercher son élimination par tous les moyens. Le développement durable, ce serait « zéro déchet » ! Toutefois, comment atteindre cet objectif dans notre société de consommation de masse où le « toujours plus » cède progressivement le pas au « toujours plus jetable » ? Comment effacer le déchet de la planète alors que celui-ci est inscrit dans notre métabolisme biologique même ? Songez que depuis que vous lisez cet article vous avez déjà rejeté dans l’atmosphère 1,2 gramme de CO² (soit 1,7 kg par jour et 620 kg en un an). Votre contribution au réchauffement climatique aurait pu être plus lourde si, ce matin, vous aviez choisi la voiture plutôt que le métro. Et il en va ainsi de toutes nos autres fonctions vitales : l’organisme humain extrait de la nature ce dont il a besoin et rejette les résidus. Le déchet est donc indissociable de l’homme. Et ce n’est pas un hasard si nos entreprises procèdent exactement de la même façon. Mais s’il est impossible d’éliminer le déchet, quelle est la bonne attitude à adopter face à ce dernier ? Il existe au moins deux réponses.

La première est évidente et découle directement de ce qui vient d’être dit. Si le déchet ne peut disparaître, il peut être néanmoins considérablement réduit et « l’économie de la fonctionnalité » peut y aider. Cette dernière décrit une situation dans laquelle les consommateurs n’achèteraient plus le bien, mais la « fonction » du bien. Par exemple, un fabricant de chaudière ne vendrait plus la chaudière en elle-même mais le service « chaleur ». Pour les entreprises, les profits les plus importants viendraient alors des services d’usage et de maintenance, tandis que pour les consommateurs l’usage deviendrait plus important que la possession. Deux entreprises pionnières en France se sont déjà lancées dans ce créneau (Xerox avec les photocopieurs et Michelin avec les pneumatiques). Si elle devait être généralisée, cette pratique substituerait naturellement un « toujours plus durable » au « toujours plus jetable »…

La deuxième pratique consiste à « imiter la nature », c’est-à-dire à recycler au maximum ce qui peut l’être, mais également à faire fonctionner les sociétés industrielles en cycles fermés à l’image des écosystèmes naturels. Dans ce cas, les déchets des uns deviendraient les ressources des autres. L’expérience de la Grande-Synthe en France en est une illustration parfaite.

Mais toutes ces pistes impliquent une révision totale de notre définition du déchet devant désormais être perçu comme un élément à multiples dimensions pouvant provenir de l’extraction, de la fabrication ou de la consommation, se présenter sous forme gazeuse, liquide ou solide et être réutilisé sans transformation, recyclé après transformation ou être irrécupérable.



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PROPRE MAIS PAS DE LA MEME FACON !!!

Posté le 01.04.2008 par ecoville
Photo : DR

Sofia utilise des couches lavables. Bilan : aussi propre, mais avec moins de déchets.

Sofia a choisi d’utiliser des couches lavables pour son premier fils, Kimi. « Quand Kimi est né, on a d’abord utlilsé des couches jetables pendant un mois et tout de suite nous nous sommes aperçus de la montagne de déchets que cela créait », se souvient-elle.

Santé et environnement
Inventées dans les années 1960, les couches jetables représentent en effet un gros problème pour l’environnement : en 2 ans et demi, un bébé consomme au moins 5 500 couches, ce qui représente et une tonne et demie de déchets non-biodégradables.

Une couche jetable met entre 300 et 500 ans pour se décomposer. «Mais avant tout je pense à la santé de mon bébé, concède Sofia : depuis qu’il porte des couches lavables, il n'a eu aucun problème de rougeurs sur les fesses. »
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« Le désavantage est le travail extra : au lieu de tout jeter à la poubelle, il faut rincer la couche et faire une machine tous les jours, si on n’a que 12 couches, pour en avoir toujours des sèches », explique cette traductrice de 29 ans.

De plus, le prix peut paraître haut car c’est un investissement de 250 à 500 euros en une fois. En réalité, on estime à 1 400 euros le prix des couches jetables nécessaires à un enfant (sans compter les impôts que nous payons pour le traitement des déchets - environ 100 euros par tonne).
Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

CARTOUCHES !!!

Posté le 01.04.2008 par ecoville
Photo : DR

Cinquante millions C’est le nombre de cartouches d’encre d’imprimante jetées chaque année en France. L’entreprise Cartridge World propose d’y remédier de manière simple et efficace : elle remplit les cartouches usagées pour les rendre réutilisables.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : il faut 450 ans pour qu’une cartouche d’imprimante se décompose. Et en France, ce sont 50 millions de cartouches qui sont jetées chaque année, alors qu’un kilo et demi de déchets pourrait être économisé par cartouche rechargée.

Lionel Dindjian, le directeur général de l’entreprise pour la France, estime lui que plus de « 400 tonnes de déchets électriques » ont été économisées en France, depuis 2003, date de l’ouverture du premier magasin à Lille.

Cartridge World traite deux types de cartouches : les cartouches laser et les cartouches jet d’encre. Elle estime être en mesure de recharger 95% des modèles sur le marché, et ce jusqu’à une dizaine de fois par cartouches. M.Dindjian estime même que les cartouches laser peuvent être indéfiniment rechargées tant qu’elles ne sont pas abîmées. De quoi réduire sensiblement les coques de cartouche, particulièrement polluantes, dans les décharges.

L’offre de recharge s’adresse aux entreprises et aux particuliers, essentiellement attirés par le côté financier, reconnaît M.Dindjian. En effet Cartridge World remplit la cartouche pour un coût jusqu’à 60% inférieur au prix originel de la cartouche. Serait-ce la seule motivation des clients ? « On vient pour le côté économique de l’opération, mais on repart en satisfait d’avoir fait un geste pour l’environnement », précise le directeur.
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D’après lui, c’est aussi le côté écologique qui est mis en valeur dans le bouche-à-oreille. « Des clients viennent avec des sacs remplis de cartouches qu’ils n’ont pas osé jeter », ajoute-t-il, y voyant la preuve d’une prise de conscience.

Fondée en 1988 en Australie, Cartridge World compte aujourd’hui plus de 1600 magasins dans 45 pays, dont 120 en France, et ne cesse de d’étendre. De façon à ce que la « petite contribution » - selon les termes de M.Dindjian- de l’entreprise à la protection devienne un réflexe pour tous.

Corentin Bainier

A LYON ON DEBARASSE PROPRE !!!

Posté le 31.03.2008 par ecoville
Photo : XT/Metro

La Région utilise la Saône pour évacuer les déblais du chantier de son futur siège du cours Charlemagne. Le bâtiment doit être livré en 2010. Le conseil régional a passé un marché avec le groupe Vicat, pour faire recycler quelque 120 000 tonnes de gravats produits lors du déblaiement. “Notre chantier doit être exemplaire en matière de développement durable”, explique Jean-Jack Queyranne, président PS de la Région, qui a mis en avant cet aspect du chantier à l’occasion de la Semaine du développement durable.

Des déblais recyclés
Trois barges d’environ 80 mètres de long effectuent des rotations jusqu’à Saint-Germain-au-Mont d’Or, soit 22 kilomètres de trajet effectués en deux heures et demi. Le même temps qu’il faut pour charger et décharger. Les déblais sont ensuite triés et une partie est recyclée en matériaux de chantier. L’opération, qui vient de se mettre en place, doit s’achever le 23 mai prochain.

“Sans ce marché, j’aurais mis la clé sous la porte”, se réjouit Steve Becquart. Ce marinier retenu lors de l’appel d’offres ne comprend toujours pas pourquoi ce mode de transport n’est pas plus développé. “Grâce à mon bateau, je charge l’équivalent de quarante camions”, calcule-t-il. “Cela correspond à 170 000 litres de gazole économisés”, renchérit Jean-Jack Queyranne, qui estime l’économie à 150 000 euros. Sans compter les coûts externes, comme la taxe sur les produits pétroliers, qui aurait coûté environ 300 000 euros aux contribuables rhônalpins.

Le nouveau siège de la région doit coûter entre 20 et 30 millions d’euros, soit moins que la rénovation d’un lycée, a rappelé le vice-président du Grand Lyon Thierry Braillard.
Xavier Thouvenot

Xavier Thouvenot
Metrofrance.com, à Lyon

VILLE VERTE !!!

Posté le 31.03.2008 par ecoville
Bernard Brochand souhaite créer un écoquartier à Cannes.

Trier pour gagner
La ville et le Sivades (Syndicat pour la valorisation des déchets) lancent le prix du recyclage de bouteilles en plastique. Pour participer, les Cannois devront inscrire leurs coordonnées sur une feuille de papier colorée et la glisser dans une bouteille en plastique transparent, direction le conteneur du tri sélectif. Mercredi soir, lors de la collecte, le magot sera spécialement trié et un tirage au sort sera effectué.

A la clé : des nuits, des déjeuners et des dîners dans les palaces de la ville. L’occasion de passer le pas du tri pour certains et de réitérer l’expérience par la suite, même s’il n’y a plus de cadeaux à la clé, mais à chaque fois un gain pour l’environnement


Même si la prise de conscience concernant l’environnement semble désormais collective, reste encore pour beaucoup à passer à l’acte. Alors, à l’occasion de la Semaine du développement durable, dès demain et jusqu’à lundi prochain, la ville va proposer une quinzaine de manifestations pour entraîner les Cannois sur la voie du développement durable. “Il faut rendre les gens écoresponsables, résume Franck Liange, le directeur de l'écologie urbaine. Et donner à chacun les moyens de faire preuve d’un civisme écologique.’’

De visites en expositions, de projections en excursions, des conseils pour user d’énergies plus propres, pour goûter à la culture bio, pour se déplacer autrement (deux randonnées en rollers vont être organisées vendredi et dimanche) pourront être glanés tout au long de cette semaine.

“Empreinte écologique”
L’occasion aussi pour chacun de dresser le bilan de son propre impact sur l’environnement, en calculant la fameuse “empreinte écologique”. Pour ce faire, la ville a mis en place un quiz accessible à tous, sur son site Internet (www.cannes.com, rubrique “qualité de la vie”). “On y trouve aussi des conseils concrets pour améliorer les choses dans les logements notamment”, précise Franck Liange. Isolation plus efficace, chauffage solaire, les moyens existent et Bernard Brochand entend d’ailleurs en profiter pour créer dans la ville un écoquartier (énergétiquement autonome), dont “le projet est en cours de développement”.

» Programme des manifestations sur www.cannes.com et au 04 93 90 32 11.
Fabien Binacchi

Metrofrance.com, à Cannes

LES ENTREPRISES S'Y METTENT !!!

Posté le 31.03.2008 par ecoville
« Et si nous nous sommes mis au vert, c'est pour que le ciel reste toujours aussi bleu. » C'est un spécimen du matraquage qui vous attend à l'occasion de la Semaine du développement durable*, à partir de demain. La compagnie aérienne française low-cost Transavia prétend, par exemple, soigner l'environnement tout en vivant de la « démocratisation » du trans­port aérien (et des émissions de CO2). Prise de conscience ou marketing sans complexes ? 20 Minutes décrypte la mode de l'entreprise écolo.

· De quoi s'agit-il ? Les sociétés ont différents modes d'action. Transavia lance un jeu-concours et investit dans des moteurs moins polluants. Le Club Med a obtenu l'Ecolabel pour un village. L'industrie du surgelé et des glaces organise des conférences sur le sujet. Le Crédit agricole recycle ses ordinateurs. Axa propose de meilleurs tarifs aux PME qui « maîtrisent leurs impacts environnementaux ». Henkel (Le Chat, etc.) a réduit ses déchets de 32% en cinq ans tandis que Dervenn vend des conseils de «génie écologique» pour assurer et restaurer la biodiversité d'un espace.

· Y a-t-il des règles? Il existe quelques normes. Mais, les produits d'un cimentier, certifié ISO 14001 (polluer le moins possible), n'auront, par exemple, pas tous l'Ecolabel. Et pour cause, on ne fait pas de ciment sans (beaucoup) de CO2. Il y a aussi des vides juridiques, comme sur le business florissant des compensations d'émissions de CO2.

· Peut-on y croire ? Une étude du Bureau de vérification de la publicité menée sur 181 campagnes constate que l'argument vert est abusif pour 65 d'entre elles. «Bien souvent, ceux qui en parlent le plus en font le moins», note Benoît Heilbrunn, professeur de marketing, qui invite à la «méfiance». Mais, «on observe de réel progrès sur la réduction des déchets, la consommation, l'énergie ou encore les émissions de CO2», tempère Mi­chel Ro­cher, de l'Agence de l'environnement et de la maî­trise de l'énergie (Ademe). Reste que production et écologie auront toujours du mal à cohabiter.



Angeline Benoit et Sophie Bouquet


20 Minutes, éditions du 31/03/2008 - 07h10

dernière mise à jour : 31/03/2008 - 07h29

POLLUTION DES FLEUVES EN INDE !!!

Posté le 26.03.2008 par ecoville
AFP/PRAKASH SINGH
En Inde, la pollution des fleuves ne cesse de s'accroître - ici, le fleuve Yamuna, près de New Delhi.

En l'espace de trois mois, 110 gavials, une espèce de crocodiles apparue il y a 200 millions d'années et considérée comme étant en danger critique d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ont été retrouvés morts en Inde, victimes de la pollution des fleuves. Il ne resterait plus qu'un millier d'individus dans le monde, dont une majorité dans le sous-continent indien.

Les cadavres ont été découverts sur une portion de 40 km de la rivière Chambal, dans le nord du pays. Fin janvier, quatre experts internationaux ont été dépêchés sur place pour tenter d'élucider les causes du phénomène. "Nous avons mené une sorte d'enquête policière", témoigne le vétérinaire français Samuel Martin, directeur de la Ferme aux crocodiles, située dans la Drôme, qui a participé aux recherches.

Celles-ci ont commencé par une collecte d'indices. Les tissus et les organes des animaux morts ont été analysés. Ce sont les reins qui ont livré la clé de l'énigme. "Ils étaient blancs alors qu'ils sont rouges dans des organismes sains, explique Samuel Martin. Ils n'ont pas pu filtrer l'acide urique présent dans le sang, qui s'est alors déposé sur les organes vitaux."

Cela aurait provoqué des arrêts cardiaques. Les poissons dont se nourrissent les gavials, empoisonnés par des produits toxiques, seraient responsables de cette mortalité. L'hypothèse d'une infection virale a été écartée.

Reste à élucider une autre énigme : pourquoi les gavials sont-ils les seuls à avoir succombé ? Les dauphins et les tortues carnivores ont été épargnés. Seuls des crocodiles âgés de vingt-cinq à trente ans sont morts. J.K. Jatav, du service vétérinaire de la région du Madya Pradesh, avance une hypothèse : "Les gavials sont les seuls à se nourrir exclusivement de poissons, et ils peuvent difficilement remonter les cours d'eau en cas de pollution, contrairement aux dauphins."

Le métabolisme des gavials a aussi pu jouer un rôle dans leur empoisonnement : "Les basses températures hivernales ont dû ralentir l'élimination par l'organisme des substances toxiques", estime Samuel Martin.

DÉCHETS INDUSTRIELS

Les substances toxiques prélevées sur les cadavres n'ont pas encore été identifiées. Seule certitude : c'est la pollution du fleuve Yamuna qui est responsable de la mort des gavials. Usines chimiques, papeteries et distilleries sont nombreuses à déverser leurs déchets, non traités, dans ce fleuve qui se trouve aujourd'hui au bord de l'asphyxie.

Lors de la mousson, entre juillet et septembre, ses eaux remontent dans la rivière Chambal et intoxiquent les crocodiles. Après une période d'"incubation" de quatre à six mois, ceux-ci succombent. Et, comme le précise Ravi Singh, directeur général de la branche indienne du Fonds mondial pour la nature (WWF), "il n'est pas possible de capturer les gavials pour les protéger des eaux polluées, car ils sont nombreux à mourir en captivité".
Julien Bouissou

MONACO SE DEVELOPPE SUR LA MER !!!

Posté le 25.03.2008 par ecoville
Le nouveau quartier de dix hectares accueillera, d'ici à 2018, 275 000 m² de logements, bureaux, commerces et hôtels.
Cinq concurrents, dont Bouygues, Eiffage et Vinci, déposent aujourd'hui leur projet dans le cadre du grand appel d'offres de la Principauté.

C'est la dernière ligne droite. Après plus d'un an de travail, les cinq groupements présélectionnés pour concevoir l'extension en mer de Monaco remettent aujourd'hui leurs offres à la Principauté. Soit pas loin de trois tonnes de documents et maquettes par groupement pour un projet pharaonique à l'échelle du deuxième plus petit État du monde 2 km² derrière le Vatican. Le nouveau quartier de dix hectares s'étendra sur la mer et plongera ses fondations à 50 mètres de profondeur. Il accueillera, d'ici à 2018, 275000 m² de logements, bureaux, commerces, hôtels ainsi qu'un «équipement phare».

C'est l'acte fondateur du prince Albert qui a fait plancher son gouvernement dès son couronnement, en juillet 2005. «Monaco n'a plus de capacité de construction, explique au Figaro Robert Calcagno, conseiller de gouvernement pour l'équipement, l'environnement et l'urbanisme. Si nous voulions accueillir de nouveaux résidents, c'était indispensable.» En 2018, Monaco comptera 2000 nouveaux résidents, sur une population de 32000.

Chez les groupes de BTP comme dans l'entourage du prince, le projet est classé secret défense. Les maquettes ont été envoyées en kit afin d'être montées sur place par la Principauté. Un immeuble sous vidéosurveillance, qui ne sera accessible qu'aux personnes titulaires d'un badge nominatif, a été affecté au stockage des projets. Le prince Albert en personne y recevra demain et jeudi les groupements. Les exposés seront filmés. Chaque groupement a reçu la trame de la cérémonie.

Le choix de la principauté, qui s'est entourée de conseils extérieurs, dont le cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel, Bureau Veritas et le bureau d'études Sogreah, sera connu avant la fin de l'année. Ensuite, une loi précisera les contours du projet. Pas moins de 18 groupements avaient souhaité concourir à ce projet réalisé en partenariat public-privé. Seuls cinq pourront présenter un projet clés en main : Vinci-Solidere, Monte-Carlo Development Company (avec Bouygues comme constructeur), Monte-Carlo Sea Land, Foncière Maritime SAM (avec Eiffage) et le qatarien Barwa (avec Bilfinger Berger). Des réunions de travail avec la Principauté ont eu lieu au premier semestre 2007, avant la présentation d'un cahier des charges définitif, très strict, en novembre. Vinci, dont le directeur général, Xavier Huillard, sera demain à Monaco, aurait dépensé une dizaine de millions d'euros en frais d'études.
Protéger l'écosystème
Féru d'écologie, Albert II veut en faire un «quartier durable», «exemplaire». Intégré dans la ville, il recyclera son eau, produira des énergies renouvelables, privilégiera des modes de transport «verts» et les bâtiments ne dépasseront pas onze étages. La profondeur ainsi que la nécessité de protéger l'écosystème interdisent les remblais. La préservation des zones protégées, dont la réserve du Larvotto, est le leitmotiv du projet. Le constructeur, qui bâtira les fondations du quartier, devra aussi veiller à ne pas modifier les courants au risque d'asphyxier la faune sous-marine. Il s'agit en outre d'une zone sismique.

Autant de raisons pour les grands noms de la construction et de l'architecture (Christian de Portzamparc, Franck Gehry, Norman Foster, Daniel Libeskind, Pei) de vouloir l'emporter. Cela a un prix : le coût du projet sera entièrement assumé par l'adjudicateur. «L'investissement sera sans doute supérieur à 5 milliards d'euros», reconnaît Robert Calcagno. Le groupement, qui sera rémunéré en droits à construire, ne pourra engager la commercialisation tant que les fondations ne seront pas finies et certifiées. «C'est dans l'intérêt du groupement de monter un projet qui ne l'oblige pas à vendre son immobilier à des prix exorbitants», explique un proche de la Principauté. À 30000 euros minimum le m² dans le neuf à Monaco, le risque financier devrait être limité.

L' ONU ET SES TOILETTES !!!

Posté le 21.03.2008 par ecoville
Photo : Marc Wattrelot/AFP


Plus de 40% de l'humanité n'a pas accès à des toilettes convenables, ont dénoncé jeudi les Nations unies, qui ont proclamé 2008 année internationale de l'assainissement face à un manque d'hygiène qui tue chaque année deux millions d'enfants.

"Chaque année, 15 millions de personnes meurent de maladies infectieuses", a rappelé l'assistant directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), David Heymann, à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau. "Si nous avions de bonnes infrastructures d'eau et d'assainissement, nous pourrions réduire d'un seul coup ce chiffre de 2 millions, celui des enfants qui meurent des suites de diarrhées", a-t-il estimé devant la presse à Genève.

La question des toilettes est restée négligée trop longtemps dans de nombreux pays, alors qu'elle est cruciale pour la santé publique: selon un récent sondage du British Medical Journal, quelque 11.000 professionnels de la santé ont estimé que l'assainissement était la plus importante avancée médicale obtenue depuis 1840, avant les vaccins et l'anesthésie.

La diarrhée est la deuxième cause de décès chez l'enfant dans les pays en développement.

Or, encore à notre époque, 41% de la population mondiale n'a pas accès à des toilettes "convenables" selon la définition de l'ONU, c'est-à-dire sans contact entre l'homme et les eaux usées.

Outre la santé, l'absence de toilettes a des conséquences en matière de sécurité: femmes et enfants sont exposés au harcèlement ou aux agressions sexuelles s'ils doivent sortir de chez eux la nuit à la recherche d'un petit coin isolé.

Conséquences aussi en matière d'éducation: lorsque dans les écoles garçons et filles partagent les mêmes sanitaires, ces dernières sont souvent obligées de mettre fin à leur scolarité une fois arrivées à la puberté.

Des progrès ont été accomplis au cours des dernières années: entre 1990 et 2004, 1,2 milliard de gens ont pu accéder à un assainissement amélioré, mais près de 2,6 milliards d'humains n'ont toujours pas de toilettes chez eux.

En 2015, ils devraient être encore 2,4 milliards, alors que l'objectif de développement du millénaire était de ramener ce chiffre à 1,8 milliard.

L'éducation et la réponse aux souhaits des intéressés sur le terrain doivent être désormais à la base du travail des Etats, ont souligné les Nations unies.

"Dans le monde entier, les gouvernements ont suivi de mauvaises approches", observe Jon Lane, directeur exécutif du Conseil de concertation pour l'approvisionnement en eau et l'assainissement. Par dirigisme, "ils ont construit des toilettes pour des gens qui n'en voulaient pas et les ont transformées en garages à vélos ou en étables".

Le débat sur la privatisation des services d'assainissement a également fait perdre beaucoup de temps, a-t-il estimé. "Les multinationales qui étaient censées investir dans le secteur des services publics ne viennent pas dans les pays en développement tout simplement parce qu'elles ont des impératifs de rentabilité", a souligné M. Lane.

Au total, l'OMS a calculé que dépenser un dollar dans l'assainissement permet d'en récupérer 9,1 en moyenne. La flambée de choléra au Pérou en 1991 a ainsi coûté 800 millions de dollars, soit beaucoup plus que les sommes qui auraient suffi à améliorer l'assainissement des bidonvilles et éviter une telle épidémie.

Par Patrick BAERTGENEVE (AFP)
© 2008 AFP

DRAPEAU ORANGE !!!

Posté le 19.03.2008 par ecoville
AP/DAVID VINCENT
L'estuaire de la Loire à Paimboeuf pollué par une centaine de tonnes de fioul d'une raffinerie Total, le 18 mars 2008.

L'estuaire de la Loire souillé par une centaine de tonnes de fioul échappées, dimanche 16 mars, d'une raffinerie Total ; un avertissement de la Commission européenne à la France, fin janvier, pour la non-conformité de ses stations d'épuration ; une association provençale de médecins qui lance, avec le soutien de la branche française du Fonds mondial pour la nature (WWF), une enquête sur l'imprégnation aux polychlorobiphényles (PCB) de riverains du Rhône... Si l'on se fie à l'actualité des dernières semaines, l'eau des rivières françaises n'aurait plus de douce que le nom.

Objectif 2015

2000 : adoption de la directive cadre sur la gestion des eaux (DCE) par le Parlement et le Conseil européens.

2001 : une liste européenne est fixée de 33 puis 41 substances prioritaires dont la concentration dans les eaux est plafonnée. A compléter en 2008.

2005 : évaluation de l'état initial des masses d'eau par les Etats membres.

2009 : adoption des plans devant permettre d'atteindre le bon état des eaux.

2015 : le bon état écologique doit être atteint dans l'Union européenne, avec possibilité de reports ou dérogations.

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Pourtant, selon la majorité des spécialistes, la réalité n'est pas si sombre. "L'impact de l'homme sur les milieux aquatiques a connu son apogée dans les années 1960, assure Jean-Gabriel Wasson, directeur de recherche au Cemagref (institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement). C'était l'époque où la mousse débordait des écluses de la Seine à cause des détergents."

Pascal Berteaud, directeur de l'eau au ministère de l'environnement, assure que "les fleuves ne sont pas de plus en plus pollués. Dans les années 1950 et 1960, les rivières étaient de véritables égouts. Il a fallu remettre de l'oxygène en traitant les matières organiques et rejets industriels. Puis s'attaquer aux pollutions provoquées par les nutriments du type nitrates ou phosphore".

Aux pollutions visibles ont succédé "des pollutions diffuses, à teneurs faibles, difficiles à gérer" et à mesurer, explique Jean-Pierre Porcher, de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema). Sans parler de l'aménagement des lits et des rives, très important en France, qui modifie les équilibres naturels. Il n'existe pas pour le moment de grille prenant en compte ces pollutions multiples, qui permettrait d'avoir une vision synthétique de l'état du réseau fluvial français et d'attribuer un drapeau vert, orange ou rouge à chaque section de rivière.

La succession de signaux inquiétants peut donner le sentiment que la situation se détériore. Mais selon Jean-Gabriel Wasson, c'est "la connaissance que l'on a du problème" qui augmente : "On mesure un tas de choses que l'on ne savait pas mesurer auparavant", assure cet hydrobiologiste. Il estime à 20 % la proportion du réseau fluvial français en bon état et entre 15 % à 20 % celle des milieux dont l'état est "franchement mauvais", les autres masses d'eau se situant dans une zone d'incertitude.

Jean-Pierre Porcher propose un autre chiffrage, pas forcément contradictoire : "On peut dire qu'en France, plus de la moitié des masses d'eau sont dans une situation inférieure au bon état", affirme-t-il.

Adoptée par l'Union européenne en 2000, la directive-cadre sur l'eau (DCE) fixe aux Etats membres l'objectif de parvenir en 2015 à "un bon état écologique des eaux", défini par rapport à leur situation théorique si l'impact des activités humaines était nul. La France espère que deux tiers de ses masses d'eau parviendront au bon état d'ici à 2015.

LE PROBLÈME POSÉ PAR L'AGRICULTURE

Au WWF, on craint que les autorités françaises aient pu volontairement sous-estimer le bon état théorique des rivières, afin de parvenir plus facilement à remplir leurs objectifs. L'association environnementale reconnaît que des progrès importants ont été réalisés du côté des rejets industriels mais s'alarme de l'état général du réseau fluvial, dont elle qualifie la qualité de "dramatique".

"On nous dit que l'état des fleuves s'améliore, mais nous avons tendance à penser le contraire, assure Cyrille Deshaies, responsable du pôle eau douce de WWF-France. L'agriculture continue de poser problème, et les pollutions chroniques, même si elles ne provoquent pas de mortalité subite, entraînent une accumulation de molécules qui finira par causer de gros dégâts." C'est aujourd'hui un des enjeux majeurs pour les chercheurs : mieux cerner les effets combinés de ces contaminations multiples.
Gilles van Kote
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