DECHET
Posté le 20.04.2008 par ecoville
La France est, parmi les pays industrialisés, le deuxième consommateur de substances pharmaceutiques après les États-Unis. Des produits qui finissent en partie dans les cours d'eau. Crédits photo : Laurent GRANDGUILLOT/REA
Des scientifiques s'alarment de l'effet de ces molécules difficiles à éliminer.
Antibiotiques, hormones, anticancéreux… ces médicaments envahissent insidieusement les rivières. L'eau de nos fleuves est pourtant de plus en plus transparente. «Dans les années 1960, c'était des cloaques infâmes», rappelle Pascal Berteaud, directeur de l'eau au ministère de l'Écologie. Les stations d'épuration étaient l'exception et les industries déversaient leurs eaux usées dans les fleuves en toute impunité.
Après s'être occupé des déchets les plus grossiers, on s'est aperçu qu'ils ne faisaient que cacher des pollutions plus diffuses. «On est passé de milligrammes par litre à des mesures en microgrammes par litre», poursuit Pascal Berteaud. C'est ainsi que sont entrés dans la danse les métaux lourds, les pesticides, les PCB… des produits plus compliqués à détecter. Au mieux plus sophistiqués à traiter, au pire quasiment impossibles à éliminer tels que les PCB stockés dans les sédiments.
Aujourd'hui, de nouvelles pollutions, guère plus réjouissantes que les précédentes, émergent. Il s'agit notamment des médicaments qui s'évaluent en nanogrammes par litre.
On a ainsi observé des poissons qui changeaient de sexe. «Il y a certes beaucoup plus de poissons aujourd'hui dans la Seine qu'il y a quelques années, mais ils ne sont pas tous en très bonne santé. On constate beaucoup d'altération génétique», constate Jean-Marie Mouchel, professeur spécialiste de l'eau à l'université de Jussieu. Certains scientifiques s'alarment. La prise de conscience est intervenue car les méthodes d'analyse se sont améliorées. En cause, les rejets humains bien sûr mais également ceux des hôpitaux, de l'industrie pharmaceutique ou, pire, des élevages. «Depuis que des campagnes de prélèvements ont été lancées dans différents pays du monde, on trouve des traces de médicaments partout et tout le temps», souligne Jean-Marie Haguenoer, membre de l'Académie de pharmacie, en charge d'un rapport sur cette question.
Recherches insuffisantes
«Le plus préoccupant, ce sont les produits de type anticancéreux, les hormones et les antibiotiques», poursuit le scientifique. Certaines stations d'épuration peuvent détruire en grande partie les molécules entrant dans la composition de médicaments, mais parfois «c'est seulement 40 %», s'inquiète-t-il.
Jean-Marc Audic, l'un des responsables du centre de recherche de Suez-Environnement, abonde. «La majorité des composés sont éliminés à plus de 70 % par les stations d'épuration, en particulier par les plus récentes. Mais il y en a qui résistent, comme certains perturbateurs endocriniens ou encore les herbicides», explique-t-il. Autant de composés que l'on retrouve dans les boues des stations. Que se passe-t-il alors si celles-ci sont épandues dans les champs ? «On ne connaît pas l'impact», poursuit Jean-Marie Haguenoer. «Ce qui est effrayant avec les médicaments, c'est qu'il s'agit de molécules actives faites pour agir sur le vivant», ajoute Marie-Hélène Tusseau, chercheuse au Cemagref.
Quant à savoir si ces traces de médicaments peuvent se retrouver dans l'eau potable, la réponse n'est pas évidente. «Il n'y a pas de souci avec les traitements les plus performants», affirme Jean-Marc Audic. «La vérité est que l'on ne sait pas trop», estime un chercheur. «Dans l'état actuel des connaissances, je ne pense pas qu'il y ait des risques majeurs. Il faudrait des années pour que l'on absorbe l'équivalent d'un traitement complet», estime Jean-Marie Haguenoer. Mais l'urgence à accroître les recherches est évidente. D'abord parce que nous sommes dans les pays industrialisés le deuxième consommateur de médicaments après les États-Unis. Une consommation qui augmente de 3 à 4 % par an.
Seules quatre ou cinq équipes travaillent directement sur cette question. «Il faut en faire une priorité en matière de risque environnemental et éventuellement pour l'homme», poursuit le membre de l'Académie de pharmacie. Sachant qu'en arrière-plan pointe une autre source de pollution : les nanoparticules qui entrent aujourd'hui dans la composition de milliers de produits.
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Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : F.Santrot/Metro
Le matelas et les oreillers sont les principaux supports des allergènes et des acariens.
Maison, lieu de travail… les citadins passent de 70 à 90% de leur temps à l’intérieur et respirent un air pas toujours très sain. Avec l'utilisation accrue de produits chimiques à usage domestique et de nouveaux matériaux, la qualité de l’air est souvent pire à l’intérieur qu’à l’extérieur. Selon les scientifiques, l’environnement domestique fait partie des causes expliquant l’augmentation du nombre d’allergiques et d’asthmatiques en France. Aujourd'hui, un Français sur cinq souffre d'allergie.
Selon une récente étude TNS Healthcare réalisée pour les laboratoires UCB, 80% des Français ont conscience que la qualité de l'air influe sur leur santé. Mais, les sources de pollution restent mal identifiées. Ainsi, 27% des Français estiment que l’air intérieur des habitations est meilleur que l’air extérieur. Un chiffre qui monte à 36% chez les habitants des villes de plus de 100 000 habitants et ceux de la région parisienne. Environ 14% déclarent même ne pas avoir de polluant chimique chez eux. Selon une autre étude du Credoc, seulement 26% des Français émettent des inquiétudes face aux risques d’allergie liés à la pollution intérieure.
Chimie et acariens
Par habitat, on compte en moyenne cinquante composés polluants. Parmi les plus courants : les composés organiques volatiles (COV), le formaldéhyde et les éthers de glycol. Les COV se retrouvent, par exemple, dans les colles, les laques, les bois agglomérés, les contreplaqués, etc. Très irritants, ils favorisent ou aggravent les allergies et l’asthme. Les éthers de glycol, utilisés dans la peinture, les produits ménagers, provoquent, eux, des allergies de contact et de l’eczéma.
Les bio-contaminants représentent l’autre source de pollution intérieure pouvant provoquer des allergies. Les acariens, les moisissures et les blattes sont ainsi responsables des maladies allergiques chez 15 à 20% de la population.
Judith Korber
Judith Korber
Metrofrance.com
Posté le 11.04.2008 par ecoville
Photo : Mario Laporta/AFP
Les déchets s'entassent sur le bord d'une route à Naples, en Italie, le 28 janvier 2008
La Cour Européenne de Justice a condamné jeudi l'Italie pour non respect de la législation sur les décharges, un problème récurrent dans ce pays, sous le coup de plusieurs procédures européennes.
La Commission européenne doit ainsi se prononcer début mai sur les mesures mises en oeuvre par les autorités italiennes pour gérer le traitement des déchets dans la région de Naples (sud).
Selon les premières informations obtenues par l'AFP, les mesures présentées ne sont pas satisfaisantes et une procédure pourrait être lancée contre l'Italie.
L'arrêt rendu jeudi par les juges européens est leur réponse à une première procédure lancée contre l'Italie par la Commission européenne en 2006 pour non respect de ses obligations concernant les décharges.
La législation de 1999 impose aux Etats membres de "prévoir des mesures pour prévenir ou réduire autant que possible les effets négatifs pour l'environnement de la mise en décharge des déchets".
Pour ce faire, trois catégories de décharges sont prévues: pour les déchets dangereux, pour les déchets non dangereux et pour les déchets inertes. La loi précise quels déchets peuvent être admis dans ces trois catégories de décharges.
Les Etats membres doivent faire en sorte que les décharges autorisées ou en exploitation ne puissent fonctionner que si les déchets sont effectivement triés en fonction de ces trois catégories.
La Cour européenne de Justice a donné raison à Bruxelles, en affirmant que l'Etat italien "a manqué aux obligations qui lui incombent".
L'incapacité de l'Italie à se conformer aux règles européennes exaspère les autorités européennes.
"La mise en cause de la responsabilité du crime organisé ne doit pas masquer la cause la plus directe, à savoir l'absence d'action et l'absence de volonté politique", a dénoncé en janvier le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
Naples et sa périphérie sont régulièrement envahies par les ordures depuis 1994 en raison de dysfonctionnements chroniques, largement dus à l'infiltration de la mafia napolitaine, la Camorra, dans le juteux marché du recyclage des déchets.
LUXEMBOURG (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 09.04.2008 par ecoville
AFP/MICHAL CIZEK
Les aciéries d'Arcelor-Mittal dans la banlieue sud de la ville d'Ostrava en République tchèque, le 12 février 2007.
Un millier de Tchèques ont manifesté, mardi 8 avril à Ostrava, pour protester contre la pollution causée principalement par les aciéries d'Arcelor-Mittal, sises dans la banlieue sud de la ville.
Ostrava, au coeur d'un bassin minier et sidérurgique, est l'une des agglomérations des plus polluées d'Europe, avec Nowa Huta-Katowice (Pologne) et Milan (Italie). Organisée par une association d'habitants du quartier de Radvanice qui jouxte l'usine, bâtie au début des années 1950 et vendue en 2002 au président du groupe numéro un mondial de l'acier, Lakshmi Mittal, cette manifestation est la première du genre dans la ville.
"Beaucoup d'habitants estiment qu'Ostrava a toujours été polluée, et, la situation s'étant à première vue améliorée depuis la chute du communisme, la dégradation de l'environnement ne les émeut plus", explique Radim Chrapek, porte-parole de l'association Air. "Mais si aujourd'hui on ne voit plus ses pas dans la poussière noire qui se déposait partout dans les années 1950 et 1960, les microparticules sont bien là, précise le fondateur d'Air, Vladimir Burda. Elles s'incrustent dans les façades, les arbres, la terre, et surtout dans nos poumons."
Pour la pédiatre Eva Schallerova, "la situation est alarmante". Installée depuis vingt-cinq ans à Radvanice, elle se bat depuis de nombreuses années pour que les autorités sanitaires et publiques prennent conscience de l'impact désastreux de la pollution sur la santé : "Je soigne aujourd'hui la troisième génération de personnes exposées aux retombées de la production des aciéries et je n'ai jamais vu autant d'enfants malades."
"Presque 40 % de mes jeunes patients souffrent d'allergie, essentiellement d'asthme", souligne-t-elle. "Parmi les nouveau-nés, ce sont ceux conçus en décembre-janvier qui souffrent le plus de maladies liées à la pollution (eczéma, asthme, immunité affaiblie...)", ajoute Mme Schallerova. A certaines périodes de l'hiver, les taux de concentration de microparticules et autres toxines peuvent dépasser dix fois les normes environnementales.
En 2007, les limites (50 microgrammes par mètre cube) ont été dépassées 216 jours. Le seuil de tolérance est de 35 jours par an. Pour 2008, le "crédit a déjà été épuisé" à la mi-février, indique Ivana Michalkova, adjointe au maire de l'arrondissement de Radvanice. Une étude de l'Institut de santé a établi que les sols et les eaux étaient contaminés en métaux lourds et en hydrocarbures polyaromatiques. En particulier, les doses de benzo (a)pyrène, hautement cancérigène, dépassent 90 fois la limite sanitaire.
MODERNISATION PROMISE
Face à ces chiffres et à la pression grandissante des élus, le nouveau directeur général d'ArcelorMittal Ostrava, Sangay Samaddar, a promis, lundi, lors d'une conférence de presse à l'Université technique d'Ostrava, d'investir plus de 3 milliards de couronnes (140 millions d'euros) dans la modernisation des installations et dans le traitement des émissions. C'est plus que les investissements réalisés au cours des cinq dernières années.
"La priorité était de mettre la technologie à niveau pour produire efficacement, sauver l'entreprise que nous avions reprise au bord de la faillite, et payer les emprunts", a reconnu M. Samaddar.
Estimant que l'image de l'entreprise est mauvaise, il a tenu à associer des chercheurs et des universitaires, "pour trouver les meilleures solutions techniques" et pour servir de garants à la promesse de réduire de moitié les émissions de microparticules d'ici à 2010.
Arcelor-Mittal devrait signer prochainement un accord-cadre avec les autorités de la ville et de la région pour sceller ses engagements en faveur d'un assainissement de ses installations.
Martin Plichta
Article paru dans l'édition du 10.04.08.
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Posté le 09.04.2008 par ecoville
Un incendie spectaculaire a éclaté mercredi en début de matinée en plein coeur de Paris, dans un atelier de confection du quartier du Sentier (IIe arrondissement), sans faire de victime, ont indiqué des secours, qui l'ont maîtrisé vers 12h30.
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«Le feu s'est déclaré à 8h40 dans un atelier au rez-de-chaussée d'un immeuble de sept étages, rue Saint-Denis, il a tout de suite été très violent, atteignant rapidement la toiture», a déclaré le capitaine Michel Cros, officier de communication de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).
Aucune victime n'était à déplorer, selon le capitaine Cros, qui a par ailleurs estimé qu'il n'y avait «presque plus de risque de propagation aux autres immeubles» de ce quartier à l'habitat très dense.
Le feu a été déclaré «maîtrisé» vers 12h30 et devrait être éteint dans l'après-midi, a précisé le capitaine Cros.
Deux personnes doivent être relogées
Les habitants et travailleurs de l'immeuble sinistré, au 226 de la rue Saint-Denis, avaient quitté d'eux-mêmes le bâtiment avant l'arrivée des secours, qui ont fait évacuer par précaution les quelques dizaines de logements du pâté de maison.
«Deux personnes de l'immeuble sinistré seront à reloger ce soir et le service d'action sociale de la ville de Paris les a pris en charge», a assuré Georges Sarre, adjoint au maire chargé de la sécurité, qui s'est rendu sur les lieux.
L'incendie, d'origine inconnue, a ravagé un stock de balles de tissu qui se consumaient lentement. «Le feu sera donc long à éteindre», a pronostiqué le capitaine Cros, précisant que 13 lances à incendie avaient été déployées et que 170 pompiers étaient à l'oeuvre.
Un périmètre de sécurité a été mis en place, les accès aux rue du Caire et rue Saint Denis étaient bloqués à la circulation. L'enquête a été confiée à la police.
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 09/04/2008 - 11h02
dernière mise à jour : 09/04/2008 - 13h59
Posté le 07.04.2008 par ecoville
D.R.
Des sacs en papier kraft sont utilisés chez certains libraires.
Un sac en papier kraft recyclé qui fait la publicité d'un libraire de quartier : tel est le dernier objet tendance en matière de consommation durable. Créé par Entre deux, une petite agence d'édition graphique parisienne, ce sac a été adopté par 150 libraires indépendants en France.
Pour en finir avec les sacs publicitaires en plastique, polluants et non recyclables, cette agence a inventé avec des graphistes le concept du sac Vivre Livre. "Nous créons en moyenne deux collections par an, par exemple, pour la rentrée littéraire, les fêtes de Noël ou l'anniversaire de Mai 68. Une des faces du sac est personnalisée au nom du libraire qui commande les sacs", explique Barbara Wagner, la directrice de création.
Comme le papier recyclé reste deux fois plus cher que le plastique, les coûts de fabrication sont mutualisés. Par ailleurs, le mode d'impression est aussi écologique et peut se prévaloir du label Imprim'vert.
Cette démarche est une jolie façon de remettre à la mode un objet banal et de valoriser les petits commerçants qui se battent pour vendre les livres autrement.
Renseignements par téléphone : 01-48-05-06-60.
Florence Amalou
Article paru dans l'édition du 08.04.08.
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Posté le 07.04.2008 par ecoville
1200 mètres au-dessus du désert
D Pellecuer
07/04/2008 | Mise à jour : 18:33 |
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Un nouveau gratte-ciel pourrait détrôner le record de la plus haute tour du monde le Burj Dubai.
Il est bien loin le record de la tour de Babel. Du haut de ces sept étages et 90 mètres, la tour dominait la ville de Babylone en Mésopotamie (Irak). Les projets les plus fous sont depuis sortis de terre, à la fois symboles de puissance, et vitrines technologiques. Pressés de convertir leurs précieux pétrodollars en complexes hôteliers pour touristes fortunés, les pays arabes ont pris ces dernières années, une longueur d'avance dans la course effrénée vers les cimes. Le record actuel pour un bâtiment achevé est encore pour quelques mois détenu par la tour Taipei 101, qui culmine au-dessus de Taiwan à 508 mètres d'altitude. Mais il est déjà battu par la tour Burj Dubaï qui devrait atteindre 900 mètres à son achèvement l'année prochaine. Un record qui lui aussi ne devrait pas tenir longtemps. Des rumeurs font état d'une tour de 1200 mètres. Lundi, le site web ArabianBusiness.com, rapportait que le gratte-ciel projeté par la société Nakheel atteindrait 1200 mètres, selon une source au sein d'un cabinet d'architectes australiens, Woods Bagot. Nakheel tempère toutefois :«Nous n'en sommes encore qu'au stade de la conception du plan. Il serait prématuré de discuter des détails à ce stade». Woods Bagot a indiqué que la tour devait s'inscrire dans un projet de 61 milliards de dollars de la société Limitless, qui fait aussi partie de Dubai World.
Le projet le plus fou est sans doute celui d'un prince saoudien qui pourrait lancer d'ici juillet un appel d'offres pour le Mile High Tower une tour de 1600 mètres de haut à Djeddah en Arabie saoudite, selon la revue londonienne Middle East Economic Digest.
Le combat que se livrent aujourd'hui les promoteurs des pays Arabes n'est pas sans rappeler celui qui a opposé General Motors et Chysler dans le New York des années 30 par architecte interposé. Ce fut d'abord entre le 40 Wall Street, et le Chrysler Building que la guerre fut ouverte. Du haut de ses 319 mètres le Chrysler Building achevé en 1930 sortit vainqueur, Mais moins d'un an plus tard, il fut détrôné par l'Empire State Building haut de 381 mètres, auxquels s'ajoutèrent les 62 mètres de l'antenne apposée en 1962.
Pour John J. Raskob, fondateur de General Motors et financier du projet, c'était une belle occasion de devancer son rival Chrysler sur un autre terrain.
Posté le 06.04.2008 par ecoville
Ancienne usine d'incinération d'Issy les Moulineaux
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
Afin d'évaluer le risque de cancer lié à l'exposition aux fumées des incinérateurs d'ordures ménagères, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a initié en 2003 une étude épidémiologique dont els résultats définitifs viennent d'être publiés.
Objectif et méthode
L'objet de cette étude était de quantitifer le risque de cancer survenus entre 1990 et 1999 en fonction du niveau d'exposition de la population aux panaches des incinérateurs d'ordures ménagères pendant les années 1970-1980. Il ne s'agit donc pas d'évaluer les risques liés aux incinérateurs actuels mais bien ceux conséquences des émissions passées.
Quatre départements, qui comprenaient alors 16 incinérateurs en activité entre 1972 et 1990 ont fait l'objet d'une enquête, il s'agit de l'Isère, du haut-Rhin, du Bas-Rhin et du Tarn.
Les analyses ont porté sur l'ensemble des cancers de l'adulte et sur des cancers pour lesquels un lien avec l'exposition aux polluants émis par les incinérateurs d'ordures ménagères a été établi ou suspecté dans la littérature scientifique : cancer du poumon, cancer du foie, cancer du sein, cancer de la vessie, lymphomes malins non hodgkiniens, myélomes multiples, leucémies aiguës et chroniques et sarcomes des tissus mous.
Enfin, le protocole et les résultats de l'étude ont été validés par un comité scientifique.
Les résultats
Selon les données observées, une exposition forte aux rejets atmosphériques des incinérateurs d'ordures ménagères dans les années 1970-1980 pourrait être associée, au cours de la décennie 1990, à une augmentation de 6 % de tous les cancers féminins, de 9 % des cancers du sein et de 18 % des lymphomes malins non hodgkiniens chez les femmes. Dans les mêmes conditions, l'excès de risque de lymphomes malins non hodgkiniens est de 12 % pour les deux sexes confondus et, chez les hommes, l'excès est de 23 % pour les myélomes multiples.
Les résultats de cette étude sont jugés cohérents avec ceux d'autres travaux publiés et confirment donc le lien probable entre l'exposition aux rejets et le risque de cancer.
Toutefois, cette étude souligne qu'elle ne permet pas :
- d'extrapoler aux incinérateurs actuels dont les émissions ont été considérablement réduites à la fois en quantité et en toxicité depuis décembre 2005.
- de distinguer clairement un lien de cause à effet entre l'exposition au rejet et l'incidence des cancers
De plus, il n'est pas exclu que certains cancers puissent se déclarer encore vue le temps de latence d'apparition des cancers.
Enfin, rappelons que la France compte près de 130 usines d'incinération ce qui représente le parc le plus important d'Europe.
En savoir plus
Références
Incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères - Exposition aux incinérateurs pendant les années 1970-1980 - InVS
Liens
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10/02/2002 Le parc français des usines d’incinération d’ordures ménagères - état des lieux
Auteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info
Posté le 03.04.2008 par ecoville
AFP/JEFF PACHOUD
Des apiculteurs s'occupent de ruches installées dans un espace vert à Besançon, le 03 octobre 2007.
Vert et vertueux : en pleine Semaine du développement durable, pas une entreprise, pas une multinationale qui n'ait pris conscience du risque environnemental qui menace la planète. Du moins si l'on s'en réfère à leurs vertes affiches et communiqués de presse. Pas un média qui ne les relaie, ours polaire sur fond de banquise - fondante - à l'appui. Mais gare à l'emballement : "Nous sommes à la limite de l'indigestion", prévient Brigitte Mantel, directrice des tendances pour Getty Images France. Basée à Seattle, cette multinationale créatrice d'images vient de publier le rapport MAP (what Make A Picture) après avoir analysé 2 500 campagnes de communication dans le monde courant 2007.
Selon cette enquête, réalisée avec Yankelovitch Research, les consommateurs de 2008 recherchent l'authenticité et se méfient du "greenwashing", cette tendance des annonceurs à peindre en vert leur communication sans changer leurs pratiques. "Ce qui est étonnant, c'est l'étroitesse de la palette des verts utilisés", commentent les auteurs de l'enquête. Alors que l'environnement prend une importance croissante dans le quotidien des consommateurs, ceux-ci deviennent de plus en plus méfiants vis-à-vis de la publicité mensongère. Les réactions des internautes le confirment : "Vous nous racontez tout et n'importe quoi sur l'environnement. Assez de bigoterie écologiste !", lancent-ils. Le message est pris très au sérieux par Getty Images, qui en a averti ses clients présents dans tous les secteurs économiques. Car le développement durable fait partie intégrante de l'économie de marché. De l'Europe à l'Amérique, les financiers sont convaincus que l'écologie est une fabuleuse source de business, un "or vert".
L'économie, deuxième pilier du développement durable, a donc un avenir radieux. Même s'il est porteur d'incohérences. Ainsi l'enquête Getty Images cite le palmarès des sociétés les plus écoresponsables, classées selon leur engagement dans leur processus de fabrication, leurs emballages, leurs nouveaux produits : arrive en tête Toyota Motor Corporation, talonné par General Electric, Whole Foods (aliments naturels), Honda Motor Company et Wall-Mart, soit deux leaders de la construction automobile (secteur responsable de 12 % des rejets de CO2 dans l'atmosphère) sur cinq, et un géant de la grande distribution (Wall-Mart).
Mais nous sommes aux Etats-Unis, nation qui a pris conscience de façon tardive mais très réactive des dangers causés par notre mode de vie destructeur de ressources naturelles. En France, l'évolution des mentalités est antérieure et progressive. Ce qui n'empêche pas certains mystères : la société Batribox (collecte, recyclage et sensibilisation de l'éco-organisme Screlec) relève ainsi dans son sondage IFOP que 87 % des personnes interrogées déclarent rapporter leurs piles et batteries usagées dans les points de collecte, alors que, selon les chiffres officiels, ces points de collecte n'en récupèrent que 30 %...
Reste le social, troisième et dernier "pilier" du développement durable. A l'intérieur de l'entreprise, les bonnes conditions de travail sont désormais capitales. Leur non-respect - surtout - risque de renvoyer une image déplorable à l'extérieur, aux yeux des consommateurs et des actionnaires. Au niveau mondial, les déséquilibres s'accroissent, parce que ce sont les riches qui polluent le plus ; parce que les nations les plus pauvres sont les plus exposées aux conséquences du dérèglement climatique.
La lutte contre les inégalités est désormais une priorité. Fabienne Simon, directrice chez TNS-Sofres, y croit : "Le social est la valeur qui monte."
Catherine Pacary
Article paru dans l'édition du 03.04.08.
Posté le 03.04.2008 par ecoville
Coïncidence heureuse... en cette semaine du développement durable, des phrases sur ce thème viennent d'envahir 41 façades bordelaises. Cette opération est destinée à annoncer la biennale d'architecture Agora, qui se tiendra du 11 au 13 avril. Chacune de ces petites phrases a été écrite en lien avec l'activité du bâtiment lui-même... Toutes les lettres serviront ensuite à créer une nouvelle oeuvre... recyclage oblige.
- ©2008 20 minutes
20 Minutes, éditions du 01/04/2008 - 07h07
dernière mise à jour : 01/04/2008 - 07h07