DECHET
Posté le 28.03.2007 par ecoville
REUTERS/HO
Le pétrolier maltais "Erika" a sombré au large de la Bretagne, le 12 décembre 1999, répandant quelque 20 000 tonnes de fioul lourd sur les côtes atlantiques.
Le tribunal correctionnel de Paris a vécu, mardi 27 mars, les derniers instants de l'Erika. A 5 heures du matin, le dimanche 12 décembre 1999, le sort du bateau étai scellé. Les fissures étaient devenues béantes et le bateau commençait à se couper en deux. "La tôle de coque semblait flotter. Le fioul s'échappait de manière abondante. La fuite prenait une ampleur démesurée. Le navire était recouvert par la mer. J'avais la conviction que nous ne pouvions plus rester sur le bateau", a décrit lors des auditions Karun Mathur, le commandant du navire. L'équipage avait été réveillé et réuni sur le pont, avec les gilets de sauvetage.
Vers 6 heures, alors qu'il n'était plus qu'à 37 milles nautiques des côtes, l'Erika envoyait un "mayday", un appel de détresse, avec demande d'aide immédiate. "Rupture totale de la coque, 26 personnes à bord", indiquait le message. Au même moment, le commandant Mathur appelait Antonio Pollara, le gestionnaire du navire, pour lui annoncer la nouvelle. Celui-ci prenait un certain nombre de mesures d'urgence, la plus surprenante étant de s'enquérir d'un responsable des relations publiques pour gérer les journalistes. Il tentait également en vain de trouver un remorqueur privé.
"LE NAVIRE S'EST PLIÉ EN DEUX COMME UN LIVRE QU'ON REFERME"
A Brest, la préfecture maritime, jusque-là attentiste, est en branle-bas. Les opérations de sauvetage débutent, avec des vents avoisinant 100 km/h et des creux de 14 mètres. Elles tournent vite au morceau de bravoure. Un hélicoptère arrive sur place et hélitreuille un plongeur. "L'équipage était paniqué, a raconté ce sauveteur. Le capitaine ne s'est pas présenté. Il n'y avait aucune discipline. Ils avaient peur." L'homme rétablit l'ordre, met les hommes en file et commence l'évacuation. Mais le treuil se bloque après avoir hissé cinq personnes. L'hélicoptère doit repartir.
Au même moment, vers 8 h 10, le pétrolier se brise. "Le navire s'est plié en deux comme un livre qu'on referme", raconte Karun Mathur. Le bateau s'enfonce doucement et la nappe d'hydrocarbure devient impressionnante. Une première chaloupe est mise à la mer avec treize personnes à bord. La seconde ne peut être actionnée. Il faut espérer les nouveaux secours aériens. L'attente est interminable. Le plongeur voit disparaître sous l'eau l'un après l'autre les repères qu'il choisit à bord. Vers 10 heures enfin, deux hélicoptères arrivent. Le premier hélitreuille six hommes. Le second récupère le commandant, son second et le plongeur français, qui sera décoré pour son courage dans cette opération. Les hommes de la chaloupe seront également sauvés et ramenés à terre. L'équipage est sain et sauf.
SEPT AVOCATS IMMÉDIATEMENT DÉPÊCHÉS SUR PLACE
Parallèlement, l'Abeille Flandres appareille à 6 h 40 et arrive sur la zone en début d'après-midi. Deux matelots du remorqueur sont hélitreuillés sur la poupe du navire qui flotte encore, vaille que vaille. Essuyant des paquets de mer, les deux hommes arriment ce bout de l'épave à l'Abeille Flandres qui tente alors de l'entraîner vers la haute mer. La poupe coulera finalement quelques heures plus tard par 120 mètres de fond.
Voilà pour l'exploit humain en mer. A terre, la petite cuisine juridique n'avait pas pour autant cesser. La préfecture maritime contactait les parties, remplissait les ordres de réquisition et les mises en demeure, paperasse indispensables pour obtenir la prise en charge des frais par l'armateur. Sitôt sortis de l'hôpital, les hommes d'équipage sont interrogés par les gendarmes. Intervient alors un avocat anglais de l'assureur P&I Club. Le juriste, venu de Paris, explique à Karun Mathur qu'il n'a pas à répondre aux questions. Il tente également de s'emparer du livre de bord que le commandant a emporté avec lui. S'ensuit une altercation avec les gendarmes.
Très vite, sept avocats représentant les différentes parties débarquent en Bretagne et tentent de mettre la main sur l'équipage. Le commandant sera interrogé encore toute la journée du 13 et du 14, avant même que l'information judiciaire ne soit ouverte. La page héroïque était bel et bien refermée. Chacun fourbissait ses armes en vue des inévitables procès à venir.
Benoît Hopquin
Le monde
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Posté le 27.03.2007 par ecoville
Le tri a du mal à sortir des cartons
Sur les 400 kg de déchets produits par habitant chaque année, la moitié est valorisée, le reste incinéré. On estime à 442 000 tonnes par an la masse des déchets ménagers dans la métropole.
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Dernière ligne droite pour la mise en place de la collecte sélective à Lille. Hier, une partie du centre-ville s'y collait pour la première fois. Depuis plusieurs mois, 6 000 à 10 000 Lillois découvrent, presque chaque semaine, cette opération.Mais « plus le quartier est urbanisé, plus la mise en place est difficile », reconnaît Paul Deffontaines, vice-président (PS) chargé des résidus urbains à la communauté urbaine. Elle requiert en effet la visite d'un spécialiste à deux reprises chez les particuliers. « L'une pour évaluer le volume des déchets du ménage et l'autre pour lui remettre le contenant approprié », explique Marie-Hélène Delmotte, du service résidus urbains. Et il n'est pas toujours facile de rencontrer les actifs ou les étudiants à Vauban, Wazemmes ou dans le centre. « Nous effectuons un travail de dentelle pour les sensibiliser », ajoute Marie-Hélène Delmotte. « Après des débuts aléatoires, en général, cela se passe bien », se félicite Jean-Louis Frémaux, élu (MRC) en charge de la propreté à Lille.Seuls mécontents : les commerçants. Ceux-ci doivent dorénavant plier, emballer leurs cartons dans des sacs et stocker plus longtemps leurs déchets. Et si leur volume de détritus dépasse 500 litres par semaine, ils doivent également payer plus. « Ces mesures ont été mal reçues, commente Claude Sohet, président de la fédération lilloise du commerce. Les plus récalcitrants peuvent ne pas se soumettre au tri sélectif. » Dans la métropole, 3 % des foyers refusent de pratiquer le tri.
Caroline Béhague
20 Minutes, éditions du 26/03/2007 - 22h44
dernière mise à jour : 26/03/2007 - 23h09
Posté le 27.03.2007 par ecoville
La Commission européenne approuve le nouveau plan français d'affectation de quotas de CO2 aux industries «énergivores» entre 2008 et 2012.
Les industries françaises seront autorisées à émettre 132,8 millions de tonnes par an.
Posté le 26.03.2007 par ecoville
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Une chaussure, des bidons, un pare-chocs de voiture. Les opérations de nettoyage des plages menées à l'appel de la Surfrider Foundation débouchent chaque année sur le même type d'inventaire à la Prévert. La douzième édition, qui s'est déroulée ce week-end, n'a pas fait exception. Les bénévoles ont rempli des dizaines de sacs-poubelle avec les déchets ramassés sur le littoral girondin. Dès vendredi, des écoliers, collégiens et lycéens ont bravé la pluie et le vent pour venir faire le ménage, encadrés par les membres de cette association de surfeurs écolos.Anaïs, Emilie et leurs amis ont eu un aperçu concret de l'impact des déchets sur l'environnement. « Cette année encore il y a beaucoup à ramasser, regrette Elsa de la Surfrider Foundation. Au-delà du nettoyage, notre objectif est de sensibiliser et d'alerter les autorités sur ce problème. Mais la situation ne s'améliore pas. » En une demi-heure, les collégiens de Marcheprime avaient déjà ramassé une grosse pile de déchets. « Je ne m'attendais pas à trouver tout ça », s'étonne Anaïs. « C'est dur l'écologie », commente un de ses camarades, un lourd sac-poubelle dans les bras.
S. L.
20 Minutes, éditions du 25/03/2007 - 23h18
dernière mise à jour : 25/03/2007 - 23h49
Posté le 26.03.2007 par ecoville
Daniel Velez AFP ¦ L'ancien joueur de l'équipe de France de footall Bixente Lizarazu participe au grand nettoyage de printemps sur la plage de Guéthary, le 24 mars 2007
La protection de l'environnement, celle du littoral basque en particulier, constitue la "nouvelle ambition" de Bixente Lizarazu.
"Je suis de retour au Pays basque et ma nouvelle ambition est de contribuer à faire du littoral basque un modèle pour la qualité de l'eau et du littoral", a indiqué samedi Bixente Lizarazu qui participait à Guéthary à une opération symbolique de nettoyage de plages organisée dans le cadre des Initiatives Océanes.
Le sportif basque, qui a pris sa retraite de footballeur il y a huit mois, a souligné l'importance du "travail d'équipe" dans la préservation de l'environnement, faisant la comparaison avec le "jeu d'équipe" au football, clef de "l'efficacité et la rigueur" apprise au sein du Bayern Munich.
Il s'est félicité de voir réunis pour cette journée symbolique, consacrée à la défense du littoral basque, la fondation Surfrider Europe, le conseil général des Pyrénées-Atlantique et le Conseil des élus du Pays basque au côté de l'association "Liza" créée par lui-même en 2003.
Bixente Lizarazu, suivi d'une centaine de personnes, parmi lesquelles de nombreux enfants, a participé au ramassage de déchets sur la plage de Cenitz, en contrebas de Guéthary.
Des responsables de Hegalaldia, un centre de sauvetage pour la faune sauvage basé à Ustaritz, ont procédé sur la plage à un lâché d'oiseaux soignés après des mazoutages - quatre petits guillemots de Troïl (famille des pingouins) et un magnifique fou de Bassan.
Le président du conseil général des Pyrénées-Atlantique, Jean-Jacques Lasserre s'est félicité de la "solidarité" qui unit désormais, selon lui, les collectivités territoriales et les diverses associations de défense de l'environnement pour la mise en oeuvre du "Défi Côté basque", un programme régional de 150 millions d'euros destiné à l'amélioration de la qualité des eaux.
Ce programme comporte notamment des actions d'assainissement des eaux usées, la reconstruction de plusieurs stations d'épuration et la création de bassins de rétention évitant le rejet en mer des surcroîts d'eaux usées.
© 2007 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 24/03/2007 - 18h47
dernière mise à jour : 25/03/2007 - 23h02
Posté le 24.03.2007 par ecoville
Posté le 24.03.2007 par ecoville
Posté le 24.03.2007 par ecoville
Posté le 23.03.2007 par ecoville
Posté le 22.03.2007 par ecoville
La France multirécidiviste de la pollution
La Commission européenne a menacé de mettre la France à l’amende, d’un montant supérieur à 28 millions d'euro, pour la contraindre à diminuer les taux de nitrates dans l'eau en Bretagne. Paris a finalement obtenu un sursis in extremis mercredi.