DECHET
Posté le 19.04.2007 par ecoville
Le Grand Lyon vous libère des poubelles
Vieux téléviseurs, ordinateurs ou frigos en déchetterie
Les déchets électriques et électroniques ont désormais leurs bacs.
Les déchets électriques et électroniques ont désormais leurs bacs. Photo: X.T./Metro
La déchetterie espère récupérer 4 kilos sur les 14 kilos annuels de déchets électroniques produits par habitant.
Mercredi, vous pouvez déposer dans une des 17 déchetteries du Grand Lyon vos frigos, mais aussi vos vieux ordinateurs, écrans de télé, téléphones portables et même des jouets. Le Grand Lyon a décidé de se conformer aux directives européennes sur les déchets électriques et électroniques et lance sa campagne de collecte. Avant, on déposait tout dans les encombrants, maintenant, il y a quatre nouveaux bacs : écrans, petits appareils ménagers, gros ménager et frigos. Et bientôt un sac pour les lampes (tubes néon, ampoules basse conso).
“C’est tout bénéfice pour le Grand Lyon d’avoir organisé ce tri sélectif car l’éco-organisme Erp nous verse entre 20 et 65 euros pour une tonne de déchets”, résume Isabelle Fontany, du service propreté au Grand Lyon. Comment est-ce financé ? “Les entreprises qui fabriquent des ordinateurs ou des cuisinières payent des taxes ainsi que le consommateur. Ce sont des éco- taxes”, explique Philippe Contant, directeur du développement d’Erp France. Résultat, avant, le Grand Lyon payait pour valoriser les déchets, aujourd’hui, c’est gratuit.
Et pour l’environnement c’est mieux, car chaque déchet est mieux traité : gaz des frigos traités, composants électroniques broyés, métal récupéré, etc. La déchetterie espère recueillir 4 kilos de déchets électroniques par habitant, le reste est récupéré dans les magasins avec le principe d’un produit repris pour un produit acheté.
Xavier Thouvenot Xavier Thouvenot
Metrofrance.com, à Lyon
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Posté le 19.04.2007 par ecoville
Quand la pub se met au vert
L’Alliance pour la planète dénonce l’utilisation abusive de l’argument écologique dans la pub
Découvrez les pubs qui font passer pour écologiques des produits qui ne le sont pas sur www.lalliance.fr
La conscience grandissante des problèmes liés au réchauffement climatique et sur notre propre santé appelle chacun à agir pour l’environnement. Surfant sur cette vague verte, les entreprises cherchent à séduire par une publicité qui met en avant les vertus écologiques de leurs produits.
“Blanchiment écologique”
Mais selon l’Alliance pour la planète, “de plus en plus de publicités font une utilisation abusive et mensongère de l’argument écologique”. Ce collectif d’associations, qui rassemble FNE, le WWF et Greenpeace, dénonce cette pratique du “blanchiment écologique”. L’Alliance met en cause le système de régulation de la publicité en France qui dépend essentiellement d’une association qui regroupe les professionnels de la publicité : le bureau de vérification de la publicité (BVP). Hormis les publicités télévisées, le BVP ne contrôle que les publicités qui lui sont soumises volontairement.
Pour démontrer les limites de l’autodiscipline, l’Alliance propose sur son site un palmarès de publicités qui “ne respectent pas la déontologie professionnelle”. On y trouve des 4x4 dont l’image est associée à la nature, des entreprises énergétiques qui vantent la disponibilité illimitée des énergies renouvelables, alors qu’elles commercialisent essentiellement de l’énergie d’origine fossile, etc.
Des messages trompeurs
Pour l’Alliance, de tels messages trompent le consommateur et nuisent aux entreprises qui font un vrai effort pour l’environnement. Le BVP conteste la lecture faite par l’Alliance de ces annonces : selon son directeur général, Joseph Besnaïnou, “le système fonctionne et il y a très peu de cas qui posent problème quand on considère le nombre de messages publicitaires diffusés”.
Ce n’est pas l’avis de l’Alliance, qui demande “la mise en place d’un organisme public indépendant pour sanctionner les dérives de la publicité”. Mais, selon Joseph Besnaïnou, “la sanction ne résout pas tous les problèmes et les bonnes pratiques ne peuvent venir que d’une responsabilisation des acteurs”. Que le vert fasse vendre, c’est bien. Mais les consommateurs ont intérêt à se responsabiliser aussi, car submergés par les messages qui appellent à agir pour l’environnement, il ne leur est pas toujours facile de distinguer les bonnes des mauvaises affaires.
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 19.04.2007 par ecoville
On connaissait les bienfaits diététiques du soja, légumineuse largement consommée en Asie et plébiscitée en Occident dans les régimes alimentaires pour ses qualités protéiniques. Le voilà désormais transformé en fibre textile et tricoté.
L'initiative en revient aux Ateliers de la maille, qui lancent une ligne de vêtements "100 % soja", privilégiant les matières végétales et naturelles comme alternative aux fibres synthétiques dérivées du pétrole. Une première collection de tee-shirts, en huit couleurs, sera en vente dès le 12 mai. D'aspect mat, au toucher soyeux comme une seconde peau, cette matière ressemble à un coton très fin, qui se lave à la main, à froid ou en machine, et exige d'être séché à plat.
Ainsi le soja cohabitera dans le vestiaire estival avec le bambou, aux vertus antibactériennes et anti-UV, déjà commercialisé dans la grande distribution. Suivront peut-être la pina, la fibre d'ananas, ou l'abaca, le chanvre de Manille issu du bananier, que les Philippins utilisent pour confectionner les chemises d'hommes.
Florence Evin
Posté le 18.04.2007 par ecoville
Le Figaro
Oubliant les saisons, les consommateurs achètent des fraises à Noël ou des cèpes au printemps, qui auront parcouru des milliers de kilomètres avant d'arriver sur leur table.
LES CONSOMMATEURS ont choisi : tout, tout de suite, tout le temps. Telle est leur devise dans le domaine alimentaire comme pour le reste. Cela ne choque plus personne de pouvoir manger n'importe quel fruit ou légume quelle que soit la saison et en tout lieu. Seulement voilà, ces exigences devenues règles de vie ordinaire, ont un coût écologique élevé : elles entraînent des émissions toujours plus importantes de gaz à effet de serre.
Les quantités d'aliments conso- mmées ne varient pas. Les Européens n'engloutissent guère plus aujourd'hui qu'il y a trente ans. « Et sur la même période, le poids des aliments transportés est peu ou prou resté de 70 kg par an et par habitant », explique Jean-Stéphane Devisse, spécialiste des questions climatiques auprès de la WWF.
Ce qui a changé, c'est le type de produits, et les distances qu'ils arpentent. Désormais, les aliments se promènent, s'échangent et font le tour du monde avant d'arriver dans une assiette. On déguste des fraises et des haricots verts à Noël, des cerises à la Toussaint, des cèpes en avril... Les crevettes viennent de Madagascar, le boeuf est argentin, les ananas sont du Ghana, comme bien d'autres fruits et légumes qui viennent d'Afrique ou d'Amérique latine. On déguste du vin chilien, australien, etc.
La liste est infinie et les kilomètres parcourus explosent, tous transports confondus. « En une trentaine d'années, le nombre de camions et la distance parcourue en Europe ont été multipliés par quatre », poursuit l'expert. Même croissance exponentielle pour les bateaux et les avions cargo. Selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), le fret aérien va même croître plus vite que le transport de passagers dans les années à venir. « Le transport est devenu l'un des principaux impacts environnementaux de la consommation alimentaire », précise Élisabeth Laville (1) fondatrice du cabinet de consultants Utopie.
Pour autant, les camions, les bateaux ou les avions ne polluent pas dans les mêmes proportions. Pour une tonne d'aliments transportée sur un kilomètre, un bateau émet entre 15 et 30 grammes de CO2, un camion entre 200 et 450 grammes (plus si c'est un camion réfrigéré) et un avion entre 500 et 1 600 grammes. « Importé par avion du Ghana, un kilo d'ananas équivaut à cinq kilos de rejets de CO2, contre 50 grammes s'il est importé par bateau », explique encore Élisabeth Laville. De même, une étude suisse montre que « des melons venant de la Guadeloupe par avion occasionnent une demande en ressources énergétiques non renouvelables dix-sept fois plus élevée que les melons importés du Brésil par bateau. » Et près de cinquante fois plus que des melons de Cavaillon...
« Manger citoyen »
Les calculs ne s'arrêtent pas là. Indirectement, consommer de la viande encourage les émissions de gaz à effet de serre. Et surtout le veau et le boeuf, gros consommateurs d'aliments à base en céréales. « Deux cents grammes de volaille émettent dix fois moins de gaz à effet de serre que la même quantité de boeuf », assure une brochure de l'association Réseau Action Climat-France. Pire, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) souligne certaines aberrations du commerce : en 1999, la France a exporté 3 515 millions de tonnes de lait. Cette année-là, elle en importa aussi 1 641 millions !
Pour « manger citoyen », plaident les écologistes, il faut retrouver le temps des saisons, le goût de la consommation des productions de sa région. Et ce sans attendre que l'explosion des prix du transport nous y contraigne. « C'est l'énergie pas chère qui permet de rendre le coût de la logistique négligeable par rapport à celui du coût humain », rappelle Jean-Marc Jancovici, consultant sur les questions énergétiques, qui pose l'alternative : « Soit on rétablit progressivement le marché, soit on prend le risque d'un choc violent dans quelques années. » Un choc qui déstabilisera encore plus les pays en voie de développement, qui approvisionnent les étals de nos marchés.
(1) Achetons responsable, E. Laville, M. Balmain, Seuil.
Posté le 17.04.2007 par ecoville
Développement durable : “Un sujet pour tous”
Valérie Jbali, animatrice environnement et écocitoyenneté à Bègles, répond à Metro
Valérie Jbali
Valérie Jbali Photo: K.M / metro
“On dit que c’est un sujet à la mode. Non ! C’est un sujet d’actualité.”
Valérie Jbali
Qu’apporte cette Semaine du développement durable ?
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ceux qui disent que, depuis qu’elle a succédé au Printemps de l’environnement, nous faisons des propositions éducatives plus élaborées : il me semble au contraire que nous sommes revenus à l’essentiel, à ce contact avec les éléments naturels. Rien de mieux, pour se faire comprendre des gamins, qu’une après-midi entière à faire des jeux sur des questions d’environnement dans le parc de Mussonville.
Ne s’agit-il pas d’une mode “tout écolo” ?
Je travaille depuis très longtemps dans l’environnement. Je trouve qu’en l’espace d’un an, il y a eu une vraie montée de la préoccupation de la population sur ces questions. ça fait deux ans que je travaille à Bègles, et il a fallu attendre novembre pour que des adultes non militants viennent discuter avec nous des futurs enjeux planétaires.
N’est-ce pas l’effet conjugué des médias et des politiques, qui surfent sur cette “vague verte” ?
Elections ou pas, on dit que c’est un sujet à la mode. Non ! C’est un sujet d’actualité pour tous. Les gens ont développé leurs propres analyses sur les évolutions de l’environnement. A nous et aux élus de déclencher des actions pour les aider à aller au-delà de la prise de conscience. On a été capables collectivement de créer l’effet de serre, notamment avec notre utilisation individuelle de la voiture. On doit être capables de le diminuer collectivement.
Karine Ménégo Karine Ménégo
Metrofrance.com, à Bordeaux
Posté le 17.04.2007 par ecoville
Une nouvelle usine de traitement sort de l'eau à Paris
L'usine de traitement des eaux la plus moderne d'Europe a été inaugurée hier à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) par le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë. Elle fournira de l'eau à quelque trois cent mille Parisiens, dans les 16e et 17e arrondissements, ainsi qu'une partie du 8e. Construite aux normes haute qualité environnementale (HQE), cette unité d'affinage est la seule à traiter l'eau souterraine avec un tel degré d'efficacité. Les travaux, démarrés en janvier 2005, ont duré vingt-six mois et coûté 38 millions d'euros. A la pointe de la technologie, le procédé d'ultrafiltration permettant d'éliminer les pesticides et les particules en suspension, accroît le niveau de sécurité sanitaire tout en étant censé améliorer la qualité de l'eau. Une fois les pesticides fixés par le charbon actif, ils sont éliminés par les membranes d'ultrafiltration. Pour finir, l'eau affinée est désinfectée. « Avant, l'eau qui arrivait était juste chlorée. Aujourd'hui, elle l'est toujours mais uniquement à la fin du processus d'assainissement », explique Michel Joyeux, directeur de la qualité des eaux de Paris. Ce nouveau processus améliore ainsi le goût de l'eau.Chaque année, 200 millions de tonnes d'eau potable sont consommées par les parisiens. La moitié provient des eaux souterraines captées dans un rayon de 150 km autour de la capitale. L'usine de Saint-Cloud produit, elle, 100 000 m3 d'eau par jour. Bertrand Delanoë voudrait que « l'eau soit la meilleure possible pour l'usager et au meilleur prix ». Si pour l'instant cette usine n'alimente que 15 % des foyers parisiens, Odile De Korner, directrice générale d'Eau de Paris, assure qu'en « 2009, toute l'eau de la capitale va être traitée de la même manière ». Une nouvelle usine, qui utilisera cette technique pour traiter les eaux du sud de Paris, devrait ouvrir en 2009 à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne).
Emilie Chamoreau
20 Minutes, éditions du 16/04/2007 - 22h52
dernière mise à jour : 17/04/2007 - 00h02
Posté le 15.04.2007 par ecoville

Alors que les habitants de l'Etat d'Uttar Pradesh, au nord de l'Inde, sont appelés à voter aujourd'hui pour renouveler leur Parlement régional, des milliers d'entre eux ont décidé de boycotter le scrutin. «Pourquoi ? Regardez», lâche Anirul, 20 ans, en amorçant l'une des pompes à eau du petit village de Bhanera Kemchend. L'eau jaillit, orange et puante. «Toutes les pompes du village sont comme ça, explique Anirul. Ça fait des années que ça dure, mais les autorités ne font rien. La plupart d'entre nous sont malades, nous dépensons plus d'argent en médicaments qu'en nourriture.» Bhanera Kemchend a la malchance de se trouver en aval d'une gigantesque sucrerie qui, doublée d'une distillerie, déverse ses déchets dans la rivière voisine, laquelle contamine à son tour les nappes phréatiques des environs. Au total, près de 400 villages situés le long de la rivière Hindon et de ses affluents sont dans la même situation. La pollution est telle que ces cours d'eau n'abritent plus aucune espèce vivante. «La Hindon n'est plus une rivière, c'est un égout, commente le professeur Sivram Reddy, spécialiste des déchets industriels à l'université de Patiala. 90 % de l'eau qui y coule arrive directement des usines.»
«Inspection». Sucreries, papeteries, distilleries, laiteries, abattoirs, tanneries : sur 260 kilomètres, des dizaines d'usines rejettent leurs déchets dans l'eau sans aucun traitement, en toute impunité. Situation d'autant plus choquante que toutes ces industries, privées mais aussi publiques, sont pourtant équipées d'une unité de traitements des eaux usées, obligatoire pour obtenir la licence d'exploitation. Mais «pour faire des économies, les propriétaires ne les mettent jamais en marche, explique Krishenpal Singh, coordinateur régional du mouvement Jal Biradari, qui tente de fédérer les villageois pour lutter contre cette injustice. Au mieux, ils les allument une fois par an, lors de l'inspection. Tout le monde sait ce qui se passe, mais comme ils soudoient les inspecteurs et les politiques, personne ne fait rien». Pour preuve : ceux qui ont tenté, par le passé, de porter plainte au commissariat se sont fait tabasser par les policiers...
La Hindon n'est pas un cas isolé : la plupart des cours d'eau en Inde sont contaminés par des rejets industriels en tout genre, sans compter les déchets municipaux qui s'y déversent et les pesticides issus de l'agriculture. Mais du fait de la taille restreinte de la Hindon et de la forte concentration industrielle dans la région, le drame est ici décuplé. Les concentrations en plomb ou en chrome sont par endroits plus de cent fois supérieures aux limites officielles. Or bien que plus personne ne se risque à utiliser directement l'eau de la rivière, les habitants sont directement touchés, via les nappes phréatiques. Dans tous les hameaux, on retrouve les mêmes maladies : allergies, problèmes digestifs, asthme, tuberculose, troubles gynécologiques, cancers...
«Nos cultures sont contaminées, le lait de nos vaches aussi. Nous sommes tous en train de crever à petit feu», se lamente Mohamed Faizali, en exhibant les centaines de petits boutons qui recouvrent son corps. Son village, Begrajpur, est coincé entre la rivière et le canal venant d'une zone industrielle. «Quand j'étais petit, on se baignait ici, l'eau était transparente», assure un voisin en désignant ce canal, aujourd'hui recouvert d'une épaisse couche de mousse blanche manifestement toxique, qui se déverse directement dans la rivière.
Représailles. Mobilisés par Rajendra Singh, activiste de l'eau à l'origine du mouvement Jal Biradari, les paysans ont finalement décidé de prendre leur courage à deux mains pour affronter administration et industriels. Une rébellion qui, dans cette région où politique, industrie et crime organisé marchent souvent main dans la main, leur vaut des représailles en série. Swami Yojamuni, un religieux, raconte ainsi comment il s'est retrouvé face à deux hommes armés d'un pistolet après avoir organisé une réunion d'information dans un village. «Les patrons d'usine envoient régulièrement leurs gros bras, mais nous n'avons pas peur, affirme Thakur Singh, 30 ans. De toute façon, nous sommes déjà en train de mourir, alors quelle différence s'ils nous tirent dessus ?» Le professeur Reddy confirme : «Les industriels sont devenus des gangsters. Mais les plus grands coupables, ce sont les fonctionnaires, qui ferment les yeux en se remplissant les poches.» D'où la décision de boycotter les élections. «Cela n'aura probablement que très peu d'impact sur le scrutin, reconnaît Rajendra Singh. Mais ça permet au moins de mobiliser et d'attirer des médias.» Certains villages sont allés plus loin en boycottant la dernière campagne de vaccination contre la polio. «Nos enfants souffrent déjà de dizaines de maladies, mais le gouvernement ne fait rien. Alors pourquoi tiennent-ils tant à les vacciner contre la polio ?» interroge Gurmit, dont le dernier-né souffre déjà de problèmes respiratoires. Une attitude discutable mais paradoxalement efficace.
Point faible. Alors qu'elle était censée éradiquer la polio en 2007, l'Inde a connu, l'an dernier, une recrudescence du virus qui lui vaut d'être montrée du doigt par la communauté internationale. L'Organisation mondiale de la santé l'accuse même publiquement d'avoir réexporté la maladie dans des pays où elle avait été éradiquée, notamment en Afrique. D'où la détermination des autorités sanitaires à prouver leur efficacité. Car sans le savoir, les riverains de la Hindon ont touché un point faible. Après que plusieurs villages ont chassé à coups de pierre les équipes chargées de la vaccination, les autorités locales ont donné un avertissement aux usines des deux districts les plus problématiques. Sans qu'aucune ne remette son usine de traitement en marche.
Posté le 15.04.2007 par ecoville
Pollution en Chine: le fleuve Yangtzé en péril
Un pêcheur sur la rive gauche du Yangtzé dans la ville de Yichang, dans le centre de la Chine, le 18 May 2006 Photo: Goh Chai Hin/AFP/Archives
Le Yangtzé, le plus long fleuve de Chine, est de plus en plus pollué, certaines portions du cours d'eau étant dans un "état critique", selon un rapport cité dimanche par le quotidien Beijing News.
Le premier rapport annuel publié sur l'état du Yangtzé établit que de nombreux produits toxiques sont déversés, chaque année, dans ce fleuve menaçant sa vie aquatique, ajoute le quotidien.
Plus de 600 km sur les 6.200 km du fleuve sont dans un état critique à cause de la pollution, de la construction de trop nombreux barrages et d'un trafic trop important, selon le rapport. Le Yangtzé est la principale voie fluviale du pays.
Près de 30% de ses principaux affluents sont gravement pollués, ajoute le rapport.
"L'impact de l'activité humaine sur le Yangtzé est en grande partie irréversible", déplore Yang Guishan de l'Institut de géographie et de limnologie de Nankin, l'un des auteurs du rapport, cité par l'agence officielle Chine Nouvelle.
Par ailleurs, les produits de la pêche dans ce fleuve sont tombés à 100.000 tonnes annuelles dans les années 90 contre 427.000 tonnes dans les années 1950.
Selon une autre étude, les villes situées le long du Yangtzé déversent chaque année 14,2 milliards de tonnes d'eau polluée dans le fleuve, soit 42% de toutes les eaux polluées du pays.
Le rapport cité par le Beijing News met également en garde contre les risques importants d'inondations en raison du réchauffement climatique, en dépit de la construction du barrage des Trois gorges.
Le Yangtzé représente environ 35% des ressources en eau douce de la Chine.
PEKIN, 15 avr 2007 (AFP)
© 2007 AFP
metrofrance
Posté le 15.04.2007 par ecoville
Glissement de terrain en Thaïlande : au moins 27 morts, nombreux disparus
Touristes en Thaïlande
Touristes en Thaïlande Photo: Saeed Khan/AFP/Archives
Au moins 27 personnes ont été tuées samedi par un glissement de terrain qui s'est produit sur deux populaires chutes d'eau dans le sud de la Thaïlande et de nombreuses autres sont portées disparues, ont annoncé un responsable de la sécurité civile de la province.
Ce glissement de terrain a eu lieu à 14h00 (07h00 GMT) aux chutes de Sairung et Prai Sawan dans la province de Trang, à 700 kilomètres au sud de Bangkok.
"Au moins 27 personnes sont mortes et un nombre important de personnes sont portées disparues", a déclaré un responsable de la sécurité civile de la province, sans pouvoir chiffrer le nombre exact des personnes disparues.
Une centaine de vacanciers se trouvaient aux chutes pour profiter des cinq jours de congés du nouvel an bouddhiste, qui ont débuté vendredi.
"Beaucoup de vacanciers étaient en train de nager quand le glissement de terrain s'est produit. Ca s'est passé si rapidement, en juste dix minutes", a-t-il dit.
La plupart des victimes sont des femmes et des enfants, a indiqué une responsable hospitalière.
Selon le site internet du quotidien en langue anglaise The Nation, des touristes ont été emportés par le glissement et beaucoup d'entre eux n'ont pas réussi à "sortir à temps des chutes d'eau".
Plusieurs touristes blessés se sont réfugiés sur des rochers ou dans des arbres en attendant les sauveteurs, a ajouté The Nation. Cette zone a été touchée par de fortes pluies depuis jeudi.
Des centaines de secouristes, parmi lesquels des militaires, des policiers et des volontaires, ont été mobilisés pour chercher les personnes disparues et aider les survivants, a indiqué le responsable de la province. "Nous poursuivons nos recherches et nos opérations de secours", a-t-il dit.
BANGKOK (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 15.04.2007 par ecoville
Les îles Galapagos nécessitent des soins intensifs à cause des nuisances humaines
Un phoque dans le port de San Cristobal, dans les îles Galapagos Photo: Rodrigo Buendia/AFP
Les îles équatoriennes des Galapagos, classées au Patrimoine de l'humanité par l'Unesco en 1978 et déclarées mardi en "risque écologique" par le président Correa, sont menacées par le tourisme, la surpopulation et l'introduction d'espèces non autochtones, selon les experts.
Le gouvernement de Quito a émis il y a deux jours un décret restreignant le tourisme, les vols aériens et les permis de résidence dans cet archipel, à la flore et faune uniques au monde, situé à 1.000 km des côtes équatoriennes.
La situation est si grave qu'une délégation de l'Unesco et de l'Union mondiale pour la nature (UICN) en mission actuellement dans le Parc naturel des Galapagos (PNG) envisage d'inscrire les îles sur la liste rouge du patrimoine mondial "en péril".
"Pour le moment, nous n'avons pas encore tiré nos conclusions mais ce n'est un secret pour personne que nous sommes préoccupés pour les îles. Cela fait plusieurs années que l'on parle du problème et que des actions sont menées mais il reste des points critiques", a indiqué Robert Hosstede, directeur par interim de l'UICN.
Les conclusions de la mission seront examinées du 23 juin au 2 juillet par le Comité intergouvernemental du patrimoine mondial en Nouvelle-Zélande.
Selon la Fondation Charles Darwin, du nom du scientifique anglais qui y élabora sa théorie sur l'évolution, la situation s'est aggravée ces 15 dernières années avec l'introduction d'insectes nuisibles dans des plantes, espèces animales et bateaux arrivant de l'extérieur.
"Les études montrent que 60% des 1.880 plantes locales sont menacées. Nous avons détecté 490 espèces d'insectes introduits et 53 espèces de vertébrés nouveaux dont 55 particulièrement invasifs", a souligné Graham Watkins, directeur de la Fondation.
Les 8.000 km2 de zones terrestres et 45.000 km2 d'eau entourant les Galapagos sont peuplés de requins, de tortues géantes qui ont donné le nom aux îles, de pinsons étudiés par Darwin, de fous à pattes bleues, d'iguanes marins et terrestres, de cormorans aptères, otaries et de variétés rares d'arbres et d'insectes.
"On sait qu'il y a une baisse de la population de requins à cause de la chasse qui affecte aussi les concombres de mer", a indiqué M. Watkins.
La situation est grave mais pas irréversible, ont estimé plusieurs spécialistes, en recommandant des mesures urgentes pour assurer la conservation de l'archipel.
"La chose immédiate est de renforcer la barrière écologique en limitant les points d'entrée: un seul héliport, un port et (l'imposition d'une) déclaration de quarantaine", a précisé le directeur de la Fondation.
Le décret présidentiel équatorien prévoit la suspension temporaire des nouveaux permis touristiques et liaisons aériennes alors que l'archipel est visité par plus de 100.000 touristes chaque année. Les permis de séjour vont cesser d'être délivrés et les personnes en situation irrégulière (20% des 30.000 habitants, selon l'Unesco) seront renvoyées.
La fragilité de l'archipel fait que des espèces domestiques comme les ânes, les chiens, les chèvres et les chats introduits par l'homme deviennent létales pour l'écosystème.
"On en est là par la faute de l'homme qui en introduisant ces espèces s'est transformé en principal prédateur des Galapagos", a indiqué Carlos Valle, biologiste et co-directeur du Parc.
Depuis trois ans, le Parc national des Galapagos (PNG), avec l'appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), mène des campagnes aériennes et terrestres de chasse des boucs dont les habitudes alimentaires menacent la survie des tortues souvent plus que centenaires de l'archipel.
Sur la péninsule d'Isabela, 80.000 chèvres et boucs ont été sacrifiés entre 2004 et 2006 pour un coût de 3,2 millions de dollars, selon le PNG.
Par Hector VELASCOQUITO (AFP)
© 2007 AFP