DECHET
Posté le 03.05.2007 par ecoville
Les poubelles en campagne
La Grande-Bretagne débat de la collecte des déchets à la veille d’élections locales
En Grande-Bretagne, le ramassage alterné a déjà été adopté par quatre municipalités sur dix.
En Grande-Bretagne, le ramassage alterné a déjà été adopté par quatre municipalités sur dix. Photo: getty
“Il n’y a aucune preuve d’une augmentation des risques pour la santé liée à une collecte alternée” Ben Bradshaw, secrétaire d’Etat à l’Environnement
Le ramassage des ordures doit-il se faire toutes les semaines ou une semaine sur deux ? Cette question est devenue l’objet d’une vive polémique en Grande-Bretagne à l’occasion des élections locales d’aujourd’hui. Devant l’engorgement des décharges, les municipalités sont poussées par une nouvelle législation verte à ne ramasser les ordures qu’une fois tous les quinze jours et non plus toutes les semaines, pour inciter à recycler davantage et à faire du compost.
La population grogne
Le ramassage alterné — une semaine les déchets recyclables et la semaine suivante les déchets périssables et non recyclables — a déjà été adopté par quatre municipalités sur dix. Mais elle a déclenché la grogne d’une partie de la population qui y voit une dégradation des services publics et s’inquiète des mauvaises odeurs et de la prolifération des rats et des asticots.
La polémique, utilisée par certains candidats aux élections municipales, pourrait désavantager le Labour de Tony Blair. Le leader des conservateurs, David Cameron, a plaidé pour que les municipalités conservent un libre choix pour le ramassage des ordures. Le tabloïd Daily Mail a lancé une campagne, “La grande révolte des poubelles”, appelant à voter contre les candidats qui soutiennent la collecte alternée.
En France, pas question pour le moment d’utiliser la collecte comme moyen de coercition pour réduire les déchets. Elle est conçue comme un enjeu de salubrité publique et chaque mairie décide de sa fréquence sur la base de ses exigences. Pour une grande partie des municipalités c’est deux fois par semaine. A Paris, espace oblige, c’est tous les jours !
Nadia Loddo avec AFP
Metrofrance.com
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Posté le 03.05.2007 par ecoville

Enterrer le CO2 émis par les sites industriels est l'une des solutions envisagées par les experts mondiaux du climat réunis cette semaine à Bangkok (lire ci-contre) mais cette technologie doit encore faire ses preuves. Une équipe internationale de scientifiques a ainsi commencé, fin février, à forer le sol de Ketzin (Allemagne), à 40 km de Berlin, pour une expérience d'enfouissement du dioxyde de carbone dans les profondeurs de la terre. 60 000 tonnes de CO2 (l'équivalent de ce qui est émis chaque année par une ville d'environ 150 000 habitants) seront amenées par camions-citernes à partir de juin et séjourneront sous forme liquide à 800 mètres de profondeur, dans une nappe de pierre calcaire souterraine, isolées par une chape naturelle de glaise épaisse de plusieurs centaines de mètres. Selon les experts, le dioxyde de carbone peut séjourner plusieurs centaines de millions d'années sous terre. L'enfouissement de CO2 n'a pour l'heure été tenté qu'en Norvège, en Australie et en Algérie afin d'améliorer la rentabilité de l'exploitation de gaz ou de pétrole. L'Allemagne est particulièrement concernée en raison de l'importance de ses centrales au charbon.
Influence. A Ketzin, trois cavités seront creusées. La première pour l'injection du gaz. Les deux autres abriteront une batterie d'appareils de mesure sophistiqués : différents capteurs mesureront en continu, pendant deux ans, l'incidence du CO2 sur la nature, le comportement du gaz et son éventuelle influence sur les nappes phréatiques. «Rien de dangereux, assure Günter Borm, professeur au Centre de recherche de la Terre de Potsdam (GFZ) qui coordonne l'opération. Le gaz enfoui, pur à 99,90 %, est le même que celui utilisé dans les boissons gazeuses et pour la production de la bière. On retrouve ce type de gaz dans la nature.»
«Le CO2 pourrait mener à un déplacement du sel contenu dans les couches calcaires», s'inquiète Gabriela von Goerne, activiste de Greenpeace. «C'est toujours le même réflexe, déplore le quotidien Süddeutsche Zeitung. Quand on veut se défaire de quelque chose, on le met à la cave !» «On ferait mieux d'investir cet argent dans le développement des énergies propres», réclame Matthias Seiche, expert de la protection du climat au sein de l'association allemande de protection de l'environnement BUND. L'expérience de Ketzin coûtera 35 millions d'euros, financée en partie par le gouvernement fédéral, la Communauté européenne, ainsi que diverses universités et entreprises européennes (au total, 18 partenaires de 9 pays).
Dédouaner. La technique suppose de recueillir à la source les émissions des usines les plus polluantes (cimenteries, centrales thermiques, usines sidérurgiques...). Elle n'en est qu'à son balbutiement. Autre problème, le coût de l'enfouissement (40 euros la tonne) est beaucoup trop élevé alors que, sur le marché européen du carbone, les entreprises ayant dépassé leur quota d'émission paient environ 1 euro la tonne pour se dédouaner de la pollution qu'elles occasionnent. «L'enfouissement du CO2 est surtout un moyen de gagner du temps jusqu'au développement de nouvelles technologies qui donneront naissance à des usines propres», admet Rolf Emmermann, le président de GFZ.
liberation
Posté le 01.05.2007 par ecoville
AFP/MARIO LAPORTA
Une décharge à Caserta, en Italie.
L'Italie est priée de mettre rapidement de l'ordre dans la gestion de ses déchets. Tel est le sens de la décision rendue jeudi 26 avril par la Cour européenne de justice. Les juges de Luxembourg ont donné raison à la Commission européenne, qui avait lancé en 2003 une procédure d'infraction contre l'Italie pour non-respect de trois directives concernant la récolte et le traitement des déchets.
L'instance judiciaire européenne a rejeté le recours introduit par le gouvernement italien, estimant que "le bien-fondé des carences attribuées à la République italienne ressort clairement du dossier". Pour la Cour, "il est incontestable qu'il y avait sur le territoire italien (au moment de la procédure lancée par Bruxelles) un nombre considérable de décharges dont les gestionnaires n'avaient pas garanti le recyclage ou l'enfouissement des déchets de manière telle à ne pas mettre en danger la santé de l'homme et l'environnement".
Comme la Commission, les juges européens s'appuient sur les statistiques du Corps forestier d'Etat italien : 4 866 décharges illégales avaient été recensées en 2002 dans la Péninsule, dont 705 contenaient des déchets dangereux sans aucun contrôle.
Rien n'a été fait pour une remise en ordre avant le 16 juillet 2002 comme l'avait souhaité la Commission, d'où la procédure d'infraction ouverte à l'époque contre Rome. Avec cet arrêt de la Cour de justice, l'Italie s'expose à une nouvelle procédure, assortie cette fois de pénalités financières. Entre-temps, la situation ne s'est pas améliorée. "L'urgence déchets" est à nouveau déclenchée en Campanie, la région de Naples étant la plus touchée par le phénomène des décharges clandestines de déchets urbains et industriels, la plupart aux mains de la criminalité organisée (Le Monde du 25 avril). Le retard italien en matière de tri sélectif et pour la mise en place de filières de recyclage concerne de nombreuses régions, notamment dans le Sud (Sicile, Calabre, Pouilles, etc.), où la gestion des déchets est depuis plusieurs années sous administration spéciale.
Une situation d'engorgement et de pollution que la région de Rome commence à redouter : "Les images de la Campanie, avec des montagnes de déchets le long des routes ou dans des dépôts temporaires, peuvent devenir une réalité à court terme dans le Latium", a déclaré, vendredi 27 avril, Primo Mastrantoni, dirigeant de l'Association pour les droits des usagers et des consommateurs.
Ce cri d'alarme faisait écho à une lettre ouverte du président de la région, Piero Marrazzo (centre-gauche) à Romano Prodi, pour se plaindre "des retards injustifiables" du ministère de l'environnement pour approuver le plan régional sur les déchets. A cause de ces atermoiements, explique-t-il, "la situation pourrait prendre une tournure d'une extrême gravité". Dans le Latium, un plan lancé en 1993 prévoyait en particulier la construction d'incinérateurs et des investissements en matière de tri sélectif et de recyclage. Il n'a jamais été suivi d'effets.
Le poids de la criminalité environnementale, estimé à 23 milliards d'euros par le dernier rapport de l'association écologiste Legambiente sur les éco-mafias, a poussé le gouvernement à adopter, le 24 avril, un projet de loi visant à introduire la notion de délit écologique dans le code pénal italien. Les sanctions sont alourdies pour les pollueurs et les trafiquants de déchets, qui encourront, si le texte est adopté par le Parlement, jusqu'à cinq ans de prison, voire dix ans en cas de catastrophe écologique.
Jean-Jacques Bozonnet
Posté le 01.05.2007 par ecoville
Début 2006, la revue Nature publiait une étude surprenante : une équipe de l'Institut Max-Planck d'Heidelberg (Allemagne) venait de constater que les plantes émettaient de grandes quantités de méthane (CH4), un gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement de l'atmosphère est vingt fois plus puissant que celui du CO2. Cela chamboulait la répartition des sources de carbone adoptée par les experts, qui considéraient jusqu'alors le méthane comme un sous-produit de l'activité microbienne en l'absence d'oxygène. Et remettait en cause la stratégie de reforestation envisagée pour lutter contre le réchauffement climatique.
"Pas si vite !", préviennent en substance des chercheurs néerlandais dans le dernier numéro de la revue New Phytologist. Tom Dueck (Plant Research International, Wageningen) et ses collègues ont reproduit l'expérience présentée dans la revue Nature et abouti à des conclusions totalement opposées. "Nos données indiquent que la contribution des plantes terrestres aux émissions globales de méthane est au mieux très faible", concluent-ils.
PLUS PROCHE DES CONDITIONS RÉELLES
Tom Dueck a testé l'activité biologique de six plantes - dont le maïs, le basilic, la sauge et le blé - après les avoir fait pousser dans un environnement enrichi en carbone radioactif (13C). Ce marqueur lui a ensuite permis de distinguer le méthane naturellement présent dans l'atmosphère de celui, marqué au 13C, que la plante était censée émettre. Or "la teneur de celui-ci n'était pas statistiquement différente de zéro", conclut-t-il.
Pour Philippe Bousquet, du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), ces nouveaux résultats sont d'autant plus intéressants que "Dueck a travaillé dans des conditions plus proches des conditions réelles que Keppler", avec des chambres de mesure plus grandes et des conditions mieux contrôlées. Il note que plusieurs articles récents évaluant les sources de méthane avaient déjà révisé à la baisse la contribution de la végétation, par rapport aux évaluations de Keppler. "C'est une étape mais pour moi la question n'est pas encore définitivement tranchée", indique-t-il.
Hervé Morin
Posté le 01.05.2007 par ecoville
Protocole de Kyoto: Al Gore accuse Ottawa de "tromper" les Canadiens
L'ancien vice-président démocrate américain Al Gore, le 25 avril 2007 à New York
L'ancien vice-président démocrate américain Al Gore, le 25 avril 2007 à New York Photo: Evan Agostini/AFP/Getty Im./Arch.
L'ancien vice-président démocrate américain Al Gore a accusé samedi le gouvernement canadien de "tromper" la population avec son nouveau plan pour réduire les gaz à effet de serre (GES), une prise de position jugée "regrettable" par Ottawa.
Venu présenter à Toronto "Une vérité qui dérange", son documentaire sur le réchauffement climatique, M. Gore a vivement critiqué ce plan présenté jeudi par le ministre canadien de l'Environnement, John Baird.
Le plan d'Ottawa vise à réduire les émissions du pays de 20% ou 150 mégatonnes d'ici 2020 par rapport à leur niveau de 2006, plutôt que 1990, année de référence du protocole de Kyoto.
M. Gore a critiqué le fait qu'il ne contient pas d'objectifs absolus de réduction des émissions, mais vise une simple diminution de leur "intensité".
Les écologistes canadiens ont déjà fait savoir que si l'on diminue les émissions de GES pour produire un baril de pétrole par exemple, cela n'empêche pas d'augmenter le nombre de barils.
"On me dit qu'une réduction de l'intensité (des émissions) va être présentée aux Canadiens comme une politique légitime. A mon avis, c'est une tromperie sur toute la ligne. Cela a pour but de tromper le peuple canadien", a déclaré M. Gore, tout en se défendant de vouloir s'ingérer dans les affaires canadiennes.
Le ministre canadien a jugé dans un communiqué "regrettable que M. Gore ait décidé de se prononcer sur notre plan avant même d'avoir été informé de son contenu".
"Il est difficile de se faire critiquer par quelqu'un qui aime bien parler de changements climatiques, mais qui", a-t-il ajouté, "n'a jamais soumis le protocole de Kyoto à un vote au Sénat des Etats-Unis".
M. Baird s'est dit "prêt à rencontrer M. Gore n'importe quand pour discuter de la menace que posent les changements climatiques" ainsi que du plan du Canada.
Auparavant, Greenpeace Canada, branche de l'organisation écologiste internationale, avait estimé que la prise de position de M. Gore est "inquiétante pour le Canada", "désolante pour notre image" et "affligeante pour tous les Canadiens qui veulent que l'on respecte nos engagements internationaux".
En vertu du protocole, le Canada devrait réduire de 6% d'ici 2012 ses émissions de GES par rapport à leur niveau de 1990, alors qu'elles ont au contraire augmenté de quelque 30%.
M. Baird a réaffirmé jeudi que son pays ne pourrait atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto, signé en 1997 par un précédent gouvernement.
MONTREAL (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 01.05.2007 par ecoville
Commerce équitable, un désintérêt local ?
Le commerce équitable consiste à assurer une juste rémunération du travail des producteurs et des artisans des pays du Sud. Les conditions de travail sont aussi prises en compte.
Une mode pas encore entrée dans les moeurs des industriels. Alors que la 7e quinzaine du commerce équitable démarre aujourd'hui, les sociétés textiles du Nord-Pas-de-Calais sont peu nombreuses à profiter des débouchés qu'il offre. A l'exemple du tissu équitable. Convertie depuis six mois, Roquette Textiles, une entreprise d'impression, de traitement et de transformation de tissus basée à Wasquehal, est l'une des rares à avoir pris ce créneau dans la région. « Ce sont des produits qu'on achète plus cher, explique Hervé Duhamel, le directeur commercial de l'entreprise. Mais on s'adapte aux demandes du marché. »Toutefois, l'Union des industries textiles du Nord semble peu goûter à cette tendance. « Le fait d'acheter des produits estampillés sous ce label ne va pas régler le problème des industriels locaux, réagit André Beirnaert, son président. Le commerce équitable doit commencer entre nous. » Un avis que partagent certains acteurs de la filière textile de la région. « C'est bien d'aider les pays sous-développés. Mais on nous met quand même en concurrence avec des personnes qui peuvent vendre leurs produits moins cher que nous », témoigne Annick Carlier, dirigeante des Textiles de Ligny, une entreprise de fabrication de Fontaine-le-Pire, près de Cambrai. « On n'est pas en guerre, analyse Emmanuelle Cheilan de l'association Max Havelaar, qui a créé un label pour repérer les produits du commerce équitable. Ceux qui consomment équitable ont en général le souci de faire vivre les producteurs français. »
Fanny Bertrand
20 Minutes, éditions du 26/04/2007 - 23h40
dernière mise à jour : 27/04/2007 - 00h10
Posté le 01.05.2007 par ecoville
A l'appel de l'association « Stop Transport-Halte au nucléaire », une dizaine de militants se sont rassemblés hier à 17 h devant la cathédrale, pour commémorer le 21e anniversaire de l'accident de Tchernobyl. Après un « die-in » [manif allongée] en mémoire des victimes, ils ont distribué des tracts dénonçant les « programmes de désinformation » de « l'industrie nucléaire française pour cacher les conséquences réelles de la catastrophe » sur notre sol.
©2007 20 minutes
20 Minutes, éditions du 26/04/2007 - 23h39
dernière mise à jour : 27/04/2007 - 01h16
Posté le 26.04.2007 par ecoville
Environnement: pour Sheryl Crow, un carré de papier toilette peut suffire
La chanteuse Sheryl Crow le 5 avril 2007 à Los Angeles
Photo: Kevin Winter/AFP/Getty Images/Archives
La chanteuse américaine Sheryl Crow, engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour la préservation des forêts, suggère de limiter l'usage de papier toilette à un carré par personne.
"Je propose qu'une limitation soit imposée sur le nombre de carrés de papier toilette à utiliser", écrit-elle sur son blog, posté sur son site officiel. "Je ne veux pas priver les Américains de leurs droits sacrés, mais je pense que nous sommes des gens suffisamment investis pour nous adapter à un seul carré par visite aux toilettes, à l'exception, bien sûr, de ces maudites occasions où 2 ou 3 peuvent être utiles".
La rock star vient d'achever, en compagnie de la militante écologiste Laurie David, une tournée sur les campus américains pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux. Insistant sur la sauvegarde des arbres, source première d'oxygène, la chanteuse propose aussi sur son blog de réduire la surconsommation de serviettes en papier.
"J'ai conçu une ligne de vêtements dotés de ce que j'appelle +une manche pour le dîner+", explique-t-elle. "La manche est détachable et peut être remplacée par une autre +manche pour le dîner+ après usage. Cela permettra de pouvoir essuyer sa bouche sur sa manche plutôt que de jeter un autre produit en papier à peine utilisé".
Le porte-parole de la chanteuse n'a pu être joint dans l'immédiat, pour commenter les propositions.
NEW YORK (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 26.04.2007 par ecoville
Les sacs de caisse mis au ban
Les sacs réutilisables font désormais partie de notre quotidien
LANCER
Les sacs système U sont échangeables à vie.
Le chiffre
83% Selon un sondage réalisé par l’Institut CSA en avril 2005, 83% des Français approuvent la suppression des sacs plastique dans la distribution.
On ne sort pas de chez soi sans ses clés. Dorénavant, en partant, il faudra vérifier aussi de ne pas avoir oublié son cabas ! En effet, les sacs de caisse en plastique sont une espèce en voie de disparition. Et leur destin est scellé, car à compter du 1er janvier 2010, la loi prévoit d’en interdire la distribution (4e loi d’orientation agricole de 2005).
Ces dernières années, les grandes enseignes de la distribution ont commencé à réduire progressivement la disponibilité de sacs jetables à la sortie des caisses, encourageant leurs clients à passer au réutilisable.
Du jetable au durable
Cette politique a porté ses fruits. En 2004, à titre d’exemple, les supermarchés Atac ont distribué 330 millions de sacs. En deux ans, grâce à la promotion des sacs réutilisables, ce chiffre a été réduit de 90%, portant le nombre de sacs jetables distribués à 30 millions.
Comme l’explique Christophe Mulliez, directeur du développement durable chez Atac, “pour mesurer l’impact écologique, il faut bien sûr tenir compte d’une augmentation de 30 millions d’unités des sacs-poubelles vendus par an. Globalement, ce sont donc 270 millions de sacs évités chaque année”. De son côté, Intermarché, par exemple, ne distribue plus de sacs du tout depuis janvier 2006.
Pour convaincre les clients à passer du jetable au durable, c’est une opération séduction. D’abord, plusieurs enseignes ont opté pour la distribution gratuite de sacs réutilisables lors de journées de sensibilisation. Deuxièmement, elles offrent un choix au niveau du prix.
Auchan propose par exemple trois modèles de sacs de caisse réutilisables : un sac à trois centimes d’euro, comprenant au moins 40% de plastique recyclé, d’une contenance de trente litres, réutilisable en sac-poubelle ; un sac à dix centimes d’euro, comprenant au moins 40% de plastique recyclé, échangeable à vie ; et un sac tressé à 59 centimes d’euro, échangeable à vie.
D’autres ont choisi de séduire par le design. Monoprix cartonne avec ses sacs en tissu pliables à 80 centimes d’euro, faciles à porter toujours avec soi et surtout très tendance.
Les sacs en chiffres
• En France, douze milliards de sacs de caisse en plastique ont été distribués en 2004, ce qui représente 66 000 tonnes de matières plastiques.
• Ces sacs sont utilisés en moyenne pendant vingt minutes par le consommateur, puis sont incinérés ou dispersés dans la nature, où ils mettront jusqu’à quatre siècles à se dégrader.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 26.04.2007 par ecoville
Pollution : le géant minier Newmont blanchi
Accusé d'avoir gravement contaminé une baie d'Indonésie, le géant minier américain Newmont, premier producteur mondial d'or, a été blanchi mardi par un tribunal indonésien. Les Etats-Unis se sont dits « satisfaits ». Mais les associations de défense de l'environnement ne comptent pas renoncer. Elles ont annoncé hier qu'elles porteraient plainte contre les juges pour partialité. « Plutôt que d'entendre les témoins de l'accusation, ils ont préféré appeler les témoins de Newmont », a assuré Chalid Muhammad, responsable de l'ONG environnementale Walhi.L'affaire a éclaté en août 2004. De 1996 à cette date, Newmont a exploité une mine dans la baie de Buyat, dans l'île de Célèbes, et rejeté dans la mer plus de 4 millions de tonnes de déchets, dont de grandes quantités de mercure et d'arsenic, selon l'ONG Oxfam. Le géant minier dit avoir utilisé cette pratique - interdite aux Etats-Unis et au Canada - en respectant les normes en vigueur. Mais les habitants présentent des symptômes inquiétants : kystes, saignements inexpliqués, maladies de la peau... Pour les experts médicaux, ces manifestations sont la marque d'une exposition aux métaux lourds. Mardi, à l'annonce du verdict, certains se sont effondrés, criant à l'injustice, tandis qu'à l'extérieur du bâtiment, des centaines de manifestants s'étaient rassemblés face à de nombreux policiers armés, en tenue antiémeute. L'Américain Richard Ness, président de Newmont en Indonésie, a été innocenté par le même tribunal. Il encourait trois ans de prison.
Faustine Vincent
20 Minutes, éditions du 25/04/2007 - 23h23
dernière mise à jour : 26/04/2007 - 01h29